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Full text of "Dictionnaire basque-français"

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DICTIONNAIKE BASQUE-FRANÇAIS 



DICTIONNAIRE 



BASaUE-FEANÇAIS 



PAR 



W. J. VAN EYS 






'.< ^ 



^î''\ 



l* \ • J . .' 



vi /• • X 



— / 



PARIS 
MAISON NEUVE 

15 Quai Voltaire 



LONDRES 

WILLIAMS & NORGATE 

14 Henrietta Street 
Covent g^rden 



\ 



1873 



Strû—^r-fS^ 



V 



PREFACE. 



L'accueil bienveillant fait à notre ,,Essai de Grammaire de 
la langue basque", nous a encouragé à tenter un autre essai, 
celui d'un Dictionnaire. 

Jusqu'à ce jour rien ou à peu près rien n'a été fait pour 
la lexicologie basque, et cependant tous ceux qui s'occupent 
de cette langue intéressante savent combien l'étude en est 
entravée par le manque d'un dictionnaire. Souvent la publi- 
cation en a été annoncée comme prochaine, mais ce plan ne 
s'est jamais réalisé 0* Nous espérons donc qu'on ne jugera 
pas avec trop de sévérité ce premier travail nécessairement 
incomplet. 



^) M. F. LécUue, Dict. basq.-esp.-fr. 2 v. 8^ à 2 coL N'a paspanu 

/. B. Arehu et F. Michel, gr. 8^. N'a pas paru. 

C. A. F. MahUf dans sa brochure »Denkin&ler der baskischen Sprache 
1857" dit, qu*il espère publier un jour un dictionnaire basque. 

Chaho a commencé à publier ui} dict. basque (jusqu'à Q; mais il ne 
donne que les mots empruntés aux autres langues. 



I 



INTRODUCTION, 




§ 1. 

Nous avons réuni dans ce dictionnaire quatre dialectes: le 
gnipuKcoan» le biscaîen, le labourdin et le bas-navarrais. Four 
le dialecte labourdin il y avait à consulter le précieux dic- 
tionnaire MS. de Silvain Fouvreau, inscrit à la bibliothèque na« 
tionale de Paris, sous le n**. 7700. Pour le bas-navarrais il n'y 
a qu'un tout petit vocabulaire de M. Salaberry d'Ibarolte. 
Plus tard, à Londres, nous avons pu consulter le Nouveau 
Testament traduit par Liçarrague et imprimé à la Rochelle en 
1571. C'est sans doute un des livres les plus importants pour 
l'étude de la langue basque. 

Pour le guipuzcoan il y a le dictionnaire de Larramendi, 
qui, quoique bon à consulter, est cependant de moins de valeur 
qu'on ne serait tenté de le -croire; d'abord tous les dialectes 
sont mêlés, et puis il contient une grande quantité de mots 
qui sont inconnus ou qui peut-être n'ont jamais été en usage. 
Larramendi paraît avoir pris un dictionnaire espagnol et l'avoir 
traduit, sans se demander si le mot qu'il allaif traduire était 
connu ou non ; et ce qui est pire encore, c'est qu'il a fabriqué 
UD assez grand nombre de mots, entièrement en désaccord avec 
le caractère de la langue basque. C'est ainsi qu'il a fait des 
mots commençant par „des" à la manière espagnole et quelques 
uns par „de". P. ex. deâjosi, découdre ; beteuki de be-euH ; 
soutenir, sous-tenir. 



IV 



La partie étymologique est plus que faible; Larramendi 
s'est laissé entraîner à considérer le basque comme la source 
des langues qu'il connaissait ; l'espagnol en dérive entièrement, 
selon lui, ou peu s'en faut, et s'il ne trouve un mot analogue 
en espagnol, il le cherche et le trouve dans la langue latine, 
qui l'a pris, cela va sans dire, au basque. 

Astarloa va plus loin sous quelques rapports; les voyelles 
isolées n'ont plus de secrets pour lui; a indique la force, e 
la douceur etc., etc. Il y a donc peu à apprendre, sauf 
quelques exceptions, chez ces auteurs. 

Les très rares explications de M. Salaberry ne sont pas 
heureuses non plus ^). Chaho est d'un fantastique inouï. Selon 
lui, „le sanscrit, le grec, le latin, le gallique, le celtibérien des 
Espagnols n'étaient que des dialectes du celto-scythique (?) du 
Nord. (p. 45)." > 

«,La langue des Romains et des Brahmines, dialectes celti- 
ques, même dans leur déclinaison qui est empruntée aux 
Buskariens, (p. 47)." 

„ Admettez, ce qui est une vérité facile à prouver jusqu'à 
l'évidence, que les Euskariens antiques occupaient non seule- 
ment le Sud-Ouest de l'Europe, mais encore toute la partie 
septentrionale de l'Afrique et le midi de l'Asie." (p. 45.) 

„^a désignait le premier nombre, l'unité, dans l'euskarien 
hindoustanique." Euskarien hindoustanique ! ! (p. 47.) 

k 2. 

La méthode que nous avons suivie dans ce dictionnaire est 
celle-ci: nous avons placé en tête, autant que nous avons pu. 



^) Bego^ 8"® pers. de l'impératif de egon^ rester, vient selon M. S. du 
verbe irrégulier uts! Uste, croire (au fond opinion) a pour présent de 
l'indicatif smkex! Horra^ voilà et huna^ voici, deux démonstratifs, ueraient 
des impératifs du verbe ikhuai, voir!! Habil^ impératif de MU^ serait 
l'impératif de joan ! 



le mot dans sa forme la plus simple en faisant suivre les dé- 
rivés et les composés; ce n'est que très rarement que nous 
avons donné la préférence à la racine ; la langue basque étant 
entièrement isolée jusqu'à présent, il nous a semblé risqué 
de rechercher les racines, craignant de considérer comme tels 
des mots, dont l'apparente simplicité n'est due qu'à la dégra- 
dation inhérente à toute langue. En voyant le mot français 
,,âge" on ne se douterait guère, si Ton n'avait pas les moyens 
d'en tracer la généalogie, que ce n'est plus que la terminaison 
du mot primitif. Age, de eage, edage, de aetaticum, aetas, aevitas, 
aevum oii ae est le radical '). Un mot comme „car" pourrait pas- 
ser pour une racine si l'on ne connaissait pas son étymologie ^. 

Nous avons donné les verbes d'après l'usage guipuzcoan, c'est 
à dire l'adj. verbal auquel nous avons joint le subst. verbal; 
mais pour correspondant français nous avons donné l'infinitif; 
ainsi iiusi (vu) ikuaten (dans le voir) sont rendus par ),voir". 
Comme ikuaten est composé de ikuste-n, on ne trouve dans Tor- 
dre alphabétique^ que ikuste, le subst. verbal indéfini, qui se 
trouve aussi uni à d'autres suffixes, comme ra, ko, etc. ikuatera, 
artzeko, etc. etc. Ceci facilitera les recherches, d'autant plus 
qu'en bise, le e final devient i quand suit l'article; ainsi du 
nom verbal Ute (dont ilten) on forme le substantif iltia, le 
mourir, la mort. 

Nous avons omis tous les inots comme: okasion^ blasfemio^ 
trompalu; ceux-là seulement ont été admis qui par leur forme 
étaient, pour ainsi dire, naturalisés basques, et par conséquent 
plus ou moins méconnaissables. 

Si nous avons placé le dialecte guipuzcoan le premier, ce 
n'est pas pour faire entendre que cette place lui revienne de 



*) V. Max Mûller, Lectures, vol. L p. 298. 

') Voy. 0. Bôthlbgk. Uber die Sprache der Jakuten, p. XVn, note 
46, où l'auteur dit qu'en Thibëtain on peut démontrer que plusieurs 
mots atyoTurd'hui monosyllabiques ont été pollysyllabiques autrefois. 



VI 

droit; il nous paraît même que c'est tantôt l'un et tantôt l'autre 
dialecte qui offre des formes mieux conservées. On a dit, il 
est vraii que le dial. guip. est le plus pur, mais c'est une 
opinion prématurée, aussi longtemps qu'une étude sérieuse des 
différents dialectes ne viendra pas l'appuyer. 

Tous les substantifs, contrairement à l'usage, sont donnés 
sans l'article. Il faudra donc, pour trouver les noms biscaïens, 
connaître les règles de la permutation des voyelles finales ; 
elles sont très simples : a -f ^ = ^ (on aurait pu accentuer le 
a, a, ce qui ne s'est jamais fait); aita père; aita, le père; 
e -^ a ^^ia, ecAe, maison ; ecAia^ la maison ; i + a^= ija, andi, 
grand ; andya» le grand ; o •■{- a^=^ ua^ guraso^ aïeul ; gurasua^ 
TaïeuL Quand u est suivi de a ou ^ on intercale b ; buru, tête, 
burubag la tête; zerubetan^ de zeru-etatii dans le ciel. Cette 
règle se fait quelquefois sentir en lab. pour le o et le e. En 
guip^ les mots qui finissent en f, précédé d'une voyelle, chan- 
gent i en y y quand suit l'article: oi tsitoya. En bise, le subst. 
verb. se forme régulièrement de l'adj. verb. sans jamais se 
contracter comme en guip. Ainsi berotu fait beroiuten, en b. et 
berotzân en g. U nous a p^ru superflu de répéter cette forme. 

OBTHOQRAPHS BT 8TS1JÏME PHONÉTK^TJB. 

^ 3. 

Nous avons conservé généralement les mots tels que Fou- 
vreau et M. Salaberry nous les donnent ; seulement nous avons 
suivi l'orthographe adoptée dans notre Essai, c. a. d. celle qui 
est en usage en France et qui par routine est toujours rejetée 
en Espagne. Toutes les citations ont l'orthographe moderne, 
excepté celles qui sont prises dans le Nouveau Testament de 
Liçarrague, la Rochelle 1671. Avec les poésies d'Echeparre 
c'est le plus ancien livre basque counu, et c'est à ce titre que 
nous n'avons pas touché à l'orthographe* 



VB 



Au lieu de y uous avons adopté le j. On trouvera nos 
observations sous cette lettre. Quant à la phonétique basque, 
nous n'avons rien trouvé à y changer depuis que nous avons 
publié notre Essai, il y a cinq ans. Sans doute il y aurait 
beaucoup à ajouter à notre chapitre sur la phonétique basque, 
06 dont on s'apercevra dans les exemples cités oii nous avons 
taché de suppléer à ce qui y manquait ; mais les grandes lignes 
nous paraissent être exactes. M. Yinson, dans un article sur la 
phonétique basque, publié deux ans plus tard, (Y. Revue de 
linguistique, 3^^ vol. 1869 Paris), les a acceptées toutes ; il y 
a ajouté de très bonnes observations sur la permutation des 
consonnes et plusieurs additions. Il voudra bien nous per*- 
mettre d'en relever quelques unes, qui nous paraissent deman- 
der une autre solution, en réservant un paragraphe spécial sur 
la mutation de i en /^, le seul point oii M. Yinson ne s'accorde 
pas avec nous. 

Page 432, beàinere est traduit par „ jamais, pas une fois." 
Cest le contraire qu'il faut; „ aussi une fois ;" pour que la phrase 
soit négative il faut encore ez ; beàinere ez^ pas aussi une fois. 
Page 485, 3^. permutation entre a et t, atchiki „retenu" devient 
à Bardos Uchiki. Nous croyons que atchiki vient de atfs et it* 
dm, de icA; tenu rend mieux l'idée que retenu. Page 441, 
43. „Mais ceux*ci (dialect. esp.) transforment le j ou le ^ des 
premiers (dialect. fr.) en j, jota espagnole." Est-ce bien sûr? 
ne se pourrait-il pas que le lab. eût changé la jota en ^ ? Il 
est certain que les Espagnols n'ont pris leur jota ni du latin, 
ni de l'arabe (v. Diez, 6r. vol. l.p. 366); mais de qui alors ? 
des Basques? nous l'ignorons. Un dialecte aurait pu avoir con- 
servé le j et un autre l'avoir p^du. Nous avons en holl. le 
g qui est exactement le j esp. et les allemands ne l'ont pas. 
Page 444. note 1. La présence de 4 dans /b/t^rn est attribuée 
à 1^ rencontre de ^ et ^ : lot'iarri, ce qui ne nous parait pas juste. 
ZT appartient à Mam; v. lokharri. Page 460, 63. U est probable 
que les mots basques ne pouvaient pas commencer par une expie- 



vm 



8Îve dure. Comment défendre alors la thèse du k primitif? A l'ap- 
pui de ceci, M. V. cite plusieurs mots empruntés au latin ; mais 
ne faudrait-il pas admettre qu'il y a une phonétique particulière 
pour les mots d'origine étrangère ? Les groupes 3r, pty bl^ etc. 
ne sont pas basques et cependant quand il s'agit d'introduire 
le mot ^personne"» le dial. lab. en fait presuna. Le t, esp. de 
tiempo devient d^ dembora ; mais le / basque de aifatu, devient 
p, aipatu ; aizta «= aizpa. Ceci n'est pas seulement le cas en 
basque mais dans d'autres langues. Le son ch fr. n'existe pas 
en hoU. Chaise (de poste) devient sees, dans la bouche du 
peuple et par contre concierge est prononcé concherchei 
même au théâtre, sur la. scène; et cependant il existe un 
seul et unique mot ou ch est prononcé ch fr. et représente 
par sj: sjouwer, bambocheur. Page 460, 64. 2° G permute 
avec r. Cf. oramai^ orkantza, dérivés de oyi. Il nous parait 
plutôt de or/ie^ P&g^ ^^4. 69. „En raison de cette permuta* 
tion {m en b OM p) m, dans beaucoup de mots » remplace le 
V français ou latin." Ne serait-ce pas plutôt l'influence espa- 
gnole P Page 454. 70 ^Dentale: 1^ » est intercalé comme lettre 
de renforcement, aintzin et aiizinJ" Il nous semble que la forme 
primitive est ainizin ; chute de m dans aitzin. 3^ „iV permute 
avec r. arima £= anima'^ Non pas ; anima de l'esp. ; arima du 
provençal Nous avons vu avec plaisir, M. Vinson rectifier lui- 
même ce qu'il avait dit, page 428, par rapport à la pronon- 
ciation des diphtongues. 

DE LA MUTATION DE ^ EN /fc, OU DE /fc EN h. 

§ 4. 

M. Vinson dans un article de la Revue de linguistique, vol. 
m, p. 455—456, parle de ceux qui pensetit que la 2^® per- 
sonne du pronom personnel était primitivement it, aujourd'hui 
Al. Dans le 5°^® vol. de la dite Revue, page 215, M, Vinson 



revient à la question de cette mutation et reproduit Topinion 
du Prince L. L. Bonaparte en rendant compte de son livre 
sur le Verbe basque, Londres 1869. Il parait donc que selon 
le Prince B. rantériorité revient à k sur A. A la page 221 — 
222, M. Vinson se range tout-à-fait à cette opinion, et défend 
la thèse, qu'il fait sienne, dans une réponse à M. de Charen- 
cey par rapport à une question de phonétique. — Dans notre 
Essai de grammaire, nous avions fait remarquer dans le chapi- 
tre II que le A initial, placé par suite de la composition au 
milieu d'un mot, devient k ; que eman-Aume, et zar-hume deve- 
naient emakumey zarkume. 

Cette observation était nouvelle et paraît avoir donné lieu 
à des comparaisons dont le résultat a été pour le Prince B. 
exactement l'opposé de ce que nous avions trouvé ; Aume était 
donc primitivement kume^ et redevient kume dans les compo- 
sés. Quelles peuvent être les raisons du Prince B. pour prendre 
le contre-pied d'un loi parfaitement claire, croyons nous, et 
appuyée par de nombreux exemples? nous l'ignorons. Quand 
on cite les deux exemples de notre Essai : emakume et zarkume^ 
on dirait qu'ils sont isolés, qu'ils sont des exceptions, ce qui 
n'est pas le cas; en voici d'autres: aiiakide di% aita-Aide ; Aaur- 
hide de Aaur-Aide ; zorakeria de zara-Aeria ; lokartu de lo-Aartu ; 
9ukartUy de su-Aartu; askazal àeaiz-Aazal; sukalde de ëu-Aalde; 
erkatz de er-Aatz ; arrainkari de arrain-Aari ; cAicAkabar de cAick^ 
habar, gorrikara de gorri-Aara^ etc. Cette nomenclature suffira 
pour prouver que cette permutation n'est pas une exception, 
mais au contraire qu'elle semble être toute naturelle. 

Nous le répétons quelles sont les raisons du Prince B. pour 
admettre que le k est primitif? M. Vinson ne cite au fond 
qu'un seul exemple qui n'est pas bien concluant, comme nous 
verrons à l'instant, car le pronom ki pour Ai n'est qu'une forme 
hypothétique, qui ne se trouve nulle part autant que nous 
sachions; il ne reste donc que gizon kort, pour gizon Aori, 
exemple unique qui devrait prouver, à lui seul, que k est 



primitif; mais Tobservation du Prince B. qui accompagne cet 
exemple, parle beaucoup plus en faveur de la loi comme nous 
l'avons posée ; la voici „ceci n'arrive d'ailleurs aux démonstrar 
tifs que lorsqu'ils sont employés encKtiquement en guise de 
suffixes." Ainsi» en guise de suffixes c. a. d. attachés au mot; 
on pourrait (on devrait?) dans ce cas écrire gizonkori, et alors 
k h initial par suite de la composition vient au milieu et 
devient k^ exactement comme tous les autres exemples. CSeei 
confirme tout-à-fait notre règle. 

En outre n'est-il pas beaucoup plus naturel de voir une lettre 
changer, en venant en contact avec une autre, que de lavoir 
disparaître dans une foule de mots, sans qu'il en reste aucune 
trace, et reparaître dans les composés? Il ne faudrait certes 
pas condamner une règle parce qu'elle est extraordinaire, mais 
aussi longtemps qu'il n'y aura pas de preuves pour l'appuyer, 
on sera en droit» croyons nous, de la considérer comme une 
pure hypothèse, et de plus une hypothèse inutile, car elle 
n'explique rien. 

Mais en admettant pour un moment que la conséquence de 
cette observation eût en effet la valeur qu'on aimerait à lui 
attribuer, serions nous en droit d'admettre, comme pierre de 
touche, un mot qui se trouve être prononcé d'un certaine façon 
dans une petite localité, en contradiction avec les dialectes 
principaux. Nous ne voulons certes pas attaquer l'importance 
de ces observations de détail, mais il nous semble qu'il doit 
y avoir une certaine limite où les variantes finissent et où le 
désordre commence. Si, par exemple, on entend dire à Paris : 
collidor pour corridor, ou chartutier pour charcutier, ou bien 
à la campagne: j'avions et j'étions, on se tromperait, croyons 
nous, en notant ces irrégularités ou plutôt ces fautes, pour des 
variations de la langue française; au contraire si, en venant 
plus au midi, on s'aperçoit, bien que rarement, d'une certaine 
difficulté à prononcer l's impur, on sait que c'est l'influence 
de l'italien ou de l'espagnol. M. Vinson termine son article 



XI 

en citant, duk^ tu Tas ; mais le k est là comme toujours dans 
les 2™^ pers. la caractéristique du masculin, comme n Test 
du féminin, dun. Ce k final, pncore qu'il serait le représentant 
d'un pronom, ce qui est même probable, n'infirmerait en rien 
la règle que nous avons posée pour le k initial. Pour prouver 
la thèse du ^ primitif, on aurait pu trouver mieux, que gizon 
kori; car comme nous l'avons dit, l'exemple est annulé par 
l'observation qui l'accompagne; ce serait le mot abiy en lab. 
habi^ en composition kabi^ cAorikaài, cage d'oiseau. Nous avons 
appliqué notre règle à abi, n'ayant pas fait attention, quand 
nous écrivions l'article, que abi, guip. a perdu le A du lab. 
haèi, qui a son tour a changé en A le g esp. (gavia) ou le e 
primitif du lat. cavia, dont les dial. sardes et vénitiens ont 
fait kabia. V. Diez, E. W. 1. p. 195. Mais d'abord nous ignorons 
si le lab. a pris Aabi du latin cavia, ou bien de l'esp. gavia, 
ce qui est beaucoup plus probable, et ensuite, ce qui est très im- 
portant, c'est un mot d'origine étrangère, et souvent les lois 
d'euphonie diffèrent selon que le mot est indigène ou étranger. 
Le groupe dr, pl^ n'est pas toléré en basque ; et cependant dans 
un mot français que la langue basque adopte, la règle agit 
en sens contraire; de „persoune" le lab. a fait presuna. 



l'étudb db la langue basque. 



^5. 

Bien que le basque soit étudié de nos jours beaucoup plus 
sérieusement qu'il ne l'était autrefois, il n'est pas rare de trouver 
sur cette langue des théories, qui rappellent beaucoup trop 
l'époque des Larramendi, des Astarloa, des Chaho, etc. Les 
quelques échantillons que nous avons donnés des idées de ces 
auteurs sur la langue et sur l'étymologie basques, pouvaient 
se passer de commentaires. Aujourd'hui que nous avons les 
moyens d'échapper en grande partie aux erreurs de ces écri- 



xn 

vains, grâce aux progrès des études linguistiques, on ne peut 
pas les passer sous silence ; l'excuse des rêveries de ces temps- 
là n'existe plus de nos jours; de plus l'aplomb avec lequel 
ces extravagances sont débitées, fait beaucoup de tort à l'étude 
de la langue et donne souvent le change à ceux qui n'ont 
pas le temps ou les connaissances nécessaires pour approfondir 
la question, et qui à leur tour, sur ces données erronées, bâ- 
tissent des théories qui doivent s'écrouler du moment qu'il 
est prouvé que la base ne vaut rien. 

Une brochure spécialement consacrée à l'étymologie basque 
est celle de M. de Charencey : Recherches sur les noms d'ani- 
maux domestiques chez les Basques 1869. Déjà ailleurs^) on 
a reproché à M. de C. de s'être trop pressé de tirer des con- 
clusions de ses études; nous sommes entièrement de cet avis 
et nous regrettons l'assurance avec laquelle M. de C. nous 
donne des étymologies plus que douteuses. A la page 10, nous 
lisons, „0u pourrait être surpris (en eflTet) de voir les Basques 
aller chercher dans la basse latinité ou au pis aller dans la 
langue grecque le nom d'un animal (le cheval) qu'ils ont connu 
depuis des siècles. Mais il ne faut pas oublier que la moitié (?!) 
peut-être du vocabulaire basque a été empruntée soit au latin, 
soit au provençal, soit à l'espagnol" Nous le demandons, est 
ce que M. de C. nous a habitué à des travaux si conscien- 
cieux sur l'étymologie basque, pour que nous puissions admet- 
tre un jugement si téméraire comme fond.é. Nous en doutons 
fort. M, de Ch. n'a pas même profité de ce qui a été dit 
sur la phonétique basque et a fait des erreurs qu'il aurait pu 
éviter. Nous avons relevé quelques unes de ces étymologies, 
qu'on retrouvera dans le corps du dictionnaire, s. v. àher^ 
ahuniZy 6urni, merchika. Nous préférons dire ici quelques mots 
d'un livre basque, dont la réédition est un véritable service rendu 
par M. F. Michel à ceux qui étudient la langue basque. 



') Un article de M. Vînson dans la Bévue linguistique vol. m, p. 107. 



zm 



Nous voulons parler des proverbes recueillis par Oienhart, 
et reédités par M. Francisque Michel. Nous possédons la se- 
conde édition, de Bordeaux, 1847, revue, corrigée, etc.; heu- 
reusement le texte paraît avoir été reproduit à peu-près tel 
qu'il est dans l'édition origfbale. „C'est pour signaler ses 
imperfections (d'Oienhart)," dit M. F. Michel, „autant que 
pour les corriger que nous avons donné des observations sur 
le texte des Proverbes et des poésies; nous les devons en 
grande partie à un compatriote d'Oienhart, à M. Archu, insti- 
tuteur communal à la Réole, dont Tobligeance égale le savoir. 
C'est à se savant modeste et laborieux que nous sommes aussi 
redevable de la traduction des poésies." 

Comme les observations portent à peu-près toutes sur les mots, 
elles sont du domaine d'un dictionnaire et nous en passerons 
quelques unes en revue. Ce travail de critique est fastidieux 
au possible, mais il nous paraît nécessaire ; le ton décidé avec 
lequel ces corrections sont faites et l'éloge dont elles sont 
accompagnées leur donnent une apparence de certitude^ de 
vérité, qu'elles sont loin d'avoir. Quelques unes de ces cor- 
rections dénotent une ignorance totale des autres dialectes, ce 
qui est déjà beaucoup quand on se donne pour correcteur ; mais 
il y en a d'autres, qui rendent le proverbe entièrement inin- 
telligible; p. ex. les numéros 91 et 243. Nous donnerons les 
proverbes avec leur numéro d'ordre et la traduction du mot 
en question par Oienhart; ensuite la correction de M. Archu 
ou tout autre, finalement nos observations. 

N^ 1. Jdau88ia, aboiement. — Ce mot ne serait pas compris 
aujourd'hui, nous le soupçonnons d'être un transfuge latirrou 
espagnol. — Adaussia est parfaitement basque ; le bise, a au8sia; 
le d est souvent supprimé dans la prononciation et même en écri- 
vant; comp. aitu = aditu; haut = badul;baanzut pour badanzut^ etc. 

N^ 90. JEzina, couché. — 11 faut ezana. — Pas du tout; 
ezina ou mieux etzina est du dial. g. De la Vieuxville, dans son 
„Guiristinoen Doctrina" (dial. lab.), s'en sert aussi. 



tN 



N^ 91. £9pis, ne soît. ~^ Bspis doit d'écrire en deux mots, 
etf pitz qui signifient „ne «'Allume, ne se réveille.'' -~ Cette 
oorrection est au dessous de toute critique ; citons le proverbe. 
Bere ahal dena, espif berzeren. Qui peut estre à soy, ne soit 
à autruy. Maintenant la correction: qui peut être à soi, ne 
s'allume ou ne se réveille pour les autres. Est^il permis de di- 
vaguer de la sorte, quand on a devant soi une traduction par- 
faitement intelligible? Espi» est pour ez diz, ne soit, comme O. 
le traduit ; l'explosive forte après la sibilante, v. Essai Ch. IL 
On peut ne pas connaître tous les dialectes, cela se conçoit, mais 
de rendre inintelligible une phrase parfaitement claire, i^'ast 
trop fort 

N^ 112. Qnàetsae odiMdea^ chéris ton ami. -~ Hon ezoê^ (mot 
à mot „rend bon") rends toi favorable ton ami. -**• Du tout O. 
traduit bien : chéris ; le nom verbal est onetsi c. a. d. o^$retsi, 
et rim'pératif onetsi ezae, contracté en onetsac. Gomp. e^zai 
pour effotzi ezak; egizu pour egin-ezazu. 

N^ 117. Dohaoaiz'duMOc Sisurren illunay le malheureux est 
surpris de la nuit à Œcur. NB. Cicur est un petit village près 
de Pompelune. La <3orrection de ce proverbe est comme celle 
du n® 9 1 ; on nous dit lisez : Doha cois dunac, mot à mot 
qui a l'aller pénible, qui marche péniblement 1 1 Quel sens est 
ce que cela donnerait? Dokaicaiz-dunac est tout simplement 
pour dokairgaitz-dun^ qui a mauvais destin »= malheureux. 

N^ 129. Eiàeran dw&nac egtm'egui^ bidean laster iegui^ celui 
qui a trop tardé au moulin doit courir en chemin. ^^ i)ii^ei^.> 
U faut àadmac; au lieu de èeffiri il faudrait heguin. -— Ces 
corrections ne signifient rien; dadinac est la S pers. sing. 
du prés, du subjonctif de ûran, dadin qu'il soit; dadifia, celui 
qui est; nous ne comprenons* pas ici l'emploi du subjonctif, mais 
c'est une autre question; qu'est-ce que heguin signifie? begm 
est parfaitement juste; c'est la 3 pers. sing. de l'impératif de 
eguin^ qu'il fasse. Comp. la variante de ce proverbe, s. v. ierandu. 

N^ 181. MiaureH hurrenena^ le plus proche de l'églne* -^-^ 



XV 

A la place de htrrefêenat lisez Aurbilena, qui signifie le plus près. 

Pas du tout ; lisez : hurrenena ; hurren est >,près" et le sflipeiv 
Itttif est Aurrmena, Bitrren, est lab. :8elon Pouvreau ; en tout 
CBS ur est ^uip. et l'on .dirait wt^nena. Pour donner un petit 
échantillon de «on savoir le correcteur ajoute „tous les dialec* 
tes rendent Tidee de proximité par kurbUena (navar. lab. guip. 
bise.) et par huiUanena (soûl). 

N° 248. Jrmukia^ oeuf. — Il faut lire arrautsia. — Pas 
dutoui, €irraulùse est .guip*-^ Même proverbe. Bilarrami^ veau. 
Oe dernier mot doit être écrit en deux. BU signifie ramasser, 
recueillir et arrauma est mis pour mraichea. -— Cette correc- 
tion-ci passe de nouveau les bornes ; bUarraud^ est veau. Citons 
toot le pix)yei4>e : Hobe da bakearequi arrcDukia, estes aAarrare- 
qui àUarréutsia. Il vaut mieux un oeuf xivec paix qu'un veau 
avec guerre ou dissension. Selon la correction ce sera : il vaut 
BHÎeax un oeuf avec paix que de ramasser {ou de recueillir) 
un veau avec guerne I ¥oilà où mène laplomb dont nous par- 
lions tout à l'heure. Nous espérons que ces corrections ne sont 
pas l'oeuvre du savant modeste dont l'obligeance égale le savoir» 
connue le dit M. Fr. Michel en juge compétent. 

Nous ne continuerons pas cette nomenclature de bévues, 
mais il nous en a fallu citer un certain nombre, afin d'établir 
dairement que nous ne nous en prenons pas à des exceptions, 
à des erreurs qui peuvent échapper à tovt le monde. Si notre 
critique paraît sévère à quelques uns, elles paraîtra juste, 
oreyons nous, à tous ceux qui s'intéressent sérieusement à l'étude 
de la langue basque; il est nécessaire de faire voir que 
cette immense prétention de quelques auteurs, qui se renvoient 
réciproquement de grands éloges, n'a aucun fondement. Nous 
savons que notre critique va exciter la colère de certains 
auteurs comme lors de la publication de notre Essai de gram- 
maire; mais jusqu'à présent ces messieurs n'ont trouvé que des 
gros mots pour opposer à nos preuves, croyant sans doute que 
des grossièretés valaient des argumenta. Cest ainsi que M. 



XVI 



Tabbé Inchauspe, dans l'ouvrage de M. Bladé sur l'origine des 
Basques, page 295 dit: Un écrivain allemand (M. van E3rs) 
dans un essai de grammaire basque qui n'est au fond qu'un 
récurage de la vieille grammaire de Larramendy prétend qu'on 
ne peut pas rapporter à un verbe unique les formes transi- 
tives et intransitives, attendu qu'elles n'ont pas le même radi- 
cal. Cette observation comme la plupart de celles du même 
auteur n'est fondée que sur l'irréflexion et sur l'ignorance." 
On le voit, M l'abbé n'y va pas de main morte et il croit 
sans doute que ses paroles d'oracle ont de la valeur dans une 
discussion scientifique; mais il se trompe cette fois-ci d'audi- 
toire. U se pourrait que les louanges si libéralement données 
et qui prouvent plus pour l'amitié, que pour les connaissances 
linguistiques, de ceux qui les prodiguent, aient ébloui quelque 
peu M. l'abbé ^), qui paraît oublier que la modestie est une 
belle chose même pour ceux qui. en ont besoin. Mais revenons 
aux observations du savant abbé et commençons par lui dire 
qu'Amsterdam n'est pas en Allemagne, mais que c'est la capi- 
tale de la Hollande; cette petite leçon de géographie donnée, 
passons au reproche de „ recurage de la vielle grammaire de 
Lairamendy," (Larramendi, si vous voulez bien le permettre). 
Si M. l'abbé n'a rien découvert de nouveau dans notre „Essai 
de gr. basq." il doit plutôt s'en prendre à lui-même qu'à nous ; 
s' il l'avait lu, il y aurait trouvé, croyons nous, plusieurs choses. 
On ne peut malheureusement contenter tout le monde. M. le 
capitaine Duvoisin, au contraire, dans une critique de notre essai 
se montre si étonné de toutes les choses nouvelles que nous 
avons dites, que son étonnement, nous allions dire sa colère, 
se trahit à chaque page, dans un langage qui voudrait être 



^) M. TAb^bé du reste ne serait pus le seul ; M. le Capitaine Duvoisin, 
dans une brochure snr notre Essai de gr. basq. se plaint de ceqnenons 
Tavons critiqué, lui, dont le nom se trouvé mêlé à la Pléiade. Plèïade !! 
Ne dirait-on pas qu'il s'agit des Humboldt, des Bopp, des Bumonf, des 
Sleicherl pour ne parler que des morts. 



xvn 

• 
acerbe et qui n'est que bouffon ou grossier, selon que Ton 

considère cette critique valoir quelque chose, ou ne valoir 

rien du tout. 

M. l'Abbé nous permettra de lui indiquer le chapitre H, 
sur le système phonétique basque, comme étant entièrement 
nouveau; il n'existait rien par rapport à cette partie impor- 
tante de la langue. Nous ne prétendons nullement avoir épuisé 
le sujet; ces lois phonétiques pourront être complétées, et nous 
avons vu avec plaisir M. Vinson s'en occuper dans la Revue 
linguistique; mais nous avons été le premier à en donner les 
traits fondamentaux, qui jusqu'à présent, autant que nous 
sachions, sont rigoureusement justes. M. l'abbé ignore peut- 
êtie que les lois phonétiques sont d'un intérêt de premier 
ordre pour l'étude d'une langue ; aussi s'en passe-t-il à ce qu'il 
paraît; mais s'il les avait connues quand il a publié son 
„Verbe basque," il n'aurait pas fait les erreurs que nous 
avons relevées. 

Ce qui paraît surtout avoir froissé M. lochauspe c'est que 
nous n'admettons pas son idée, qu'il a très nettement expri- 
mée dans son „ Verbe basque," que avoir et être ne font qu'un ; 
„il n'y a qu'un verbe et qu'une conjugaison" dit M. l'abbé. 
Dans le livre de M. Bladé il tâche d'en convaincre le lecteur 
par un argument qui est plus que médiocre ; le voici : „I1 
n'existe pas de radical pour les formes du verbe basque, qui, 
dans la même voix sont d'une variabilité infinie. Il ne faut 
connaître que les premiers termes du verbe pour en être con- 
vaincu. Je suis se dit niz ; il est, da ; nous sommes, gira ; j'étais, 
ninzan; il était, zen; j'ai, dut ; j'avais, nian, ou nuen; il avait, 
zian. Il est évident qu'on ne peut pas plus donner un même 
radical à nizy da^ zen^ qu'à duty nian, zian ; et que ni les voix 
ni les formes du verbe basque ne peuvent se distinguer par 
les radicaux." Toujours le même ton d'oracle „il n'existe pas 
de radical, il est évident," etc. ; malheureusement cela est évi- 
dent pour M. l'abbé, mais pas pour ceux qui sont habitués 

2 



aux études linguistiques. Parce qu'on ne peut pas donner un 
ïnêtne radical à niz, da^ eén^ il faudrait en conclure que le 
verbe basque n'a pas de radical! Ceci revient à dire que, 
puisqu'en français „fus, été, être" n'ont pas le même radical, 
le verbe être, par conséquent, n'en a pas non plus. Quand 
même la thèse de M. l'abbé serait exacte, ce dont nous dou- 
tons beaucoup, son argument ne vaut rien. Si pour d'autres 
langues on est arrivé après de patientes recherches à découvrir 
les formes primitives, ce n'est certes pas en s'y prenant de 
la façon de M. l'abbé; pour lui „fu8" et „été," ne seraient 
jamais dérivés de fuo et de stare, mais seraient toujours restes 
des formes verbales sans radical ! Il nous semble au contraire 
que le verbe basque ne contient pas un radical mais plusieurs 
radicaux* 

La question du verbe est une grosse question qui demande 
à être étudiée sérieusement, ce qui n'a pas encore été fait ^) ; 
on n'a rassemblé que les différentes formes du verbe. Comme 
le dit M. Inchauspe lui-même dans la préface de son „Verbe 
basque," p. IX. „Le rôle que nous nous sommes assignés a 
été celui d'un ouvrier consciencieux et patient qui recueille 
les matériaux épars d'un magnifique édifice . . . etc." Il faudra 
maintenant, pour continuer la métaphore, trouver l'architecte, 
l'archéologue, capable de découvrir les lois d'après lesquelles 
rédifice a été élevé, et qui sache distinguer ce qui est ancien 
de ce qui a été ajouté plus tard, soit par inadvertance, soit 
par un besoin exagéré d'ordre. L'impression que fait le verbe 
basque, est qu'il s'y trouve beaucoup de formes qui n'existent 
qu'en théorie. C'était déjà l'opinion de Humboldt, et rien n'a 
été écrit depuis ce temps-là, qui diminue cette impression. 
Nous n'avons rien que des tableaux; aucune règle, aucun 
aperçu même qui jette quelque lumière sur la question obscure 
du verbe. Dans l'état oii étaient les études de la langue 

^) Nous ne coimaissons la publication du Pce L. L. Bonaparte que 
par ce que H. Vinson en a dit dans la Bévue linguistique. 



basqoe^ il était im^osBible ()«u<rêtre âe donner plusi mais il 
est nécessaire de convenir que nous ne savons à peu près rien 
du verbe. Quand nous saurons à fond les lois de la phoné* 
tique basque, nous j trouverons sans doute un auxiliaire qui 
nous sera très^utile; si Ton voit que dans ickok, impératif 
de idecion, le o est très-probablement la seule lettre qui 
reste du verbe 'Cffon; ou que le provençal renc, a donné très 
régulièrement le basque herreku^ si Ton voit, disons nous, les 
mots s'altérer de telle façon, il est permis de croire que le 
verbe peut avoir souffert de la même manière. Au reste la 
régularité apparente pourrait induire en erreur; si pour Ta- 
mour de la régularité, Tou conjugait le verbe défectif férir, 
sur le modèle périr, il n'y aurait aucun obstacle : je féris, tu 
férifi, etc. Nous savons aujourd'hui que ce serait une erreur 
et que l'on disait anciennement: je fiers, tu fiers, etc. y. M. 
Brachet, Gram. hist. p. 216, notel. Mais nous ne le saurions 
pas si la langue française avait été aussi peu connue que la 
langue basque; aussi du moment qu'il sera prouvé que les 
formes du verbe basque sont aussi certaines, qu'il est certain 
que „férir" vient du latin ferire, et que „je fier, tu fiers", etc. 
est du français d'autrefois, de ce moment là le doute ne sera 
plus permis; mais jusqu'à présent l'impression reste que nous 
avons souvent à faire à des barbarismes comme „je féris" 
plutôt qu'à des archaïsmes comme „je fiers". 

BU OABACTÈRB DE LA LANBUE BASQUE. 

^ 6. 

Avant de terminer cette introduction, déjà assez longue, 
nous aimerions dire deux mots par rapport au caractère de la 
langue basque. — Il a été si souvent dit et si souvent répété 
que le basque est une langue bizarre, qu'on a fini par prendre 
pour des singularités des faits qui se retrouvent daûs pluâettrs 



autres langues. Plus nous connaîtrons le basque et plus ces bi- 
zarreries disparaîtront. Nous avons tâché autant que possible, de 
donner les analogies, tant des mots que des expressions et des 
formes des mots, qui se retrouvent dans d'autres langues. Feu 
à peu la langue basque se trouvera alors moins isolée et 
l'étonnement cessera. La forme du substantif verbal, par 
exemple, sur lequel on a tant écrit, est toute simple et se 
retrouve en anglais. Dans ^^Joaten naiz'* (je vais), et „I am 
going", joaten et going sont des noms au locatif; going est 
pour „a going", c'est-à-dire „on going". v. M. Mûller, Lectu- 
res, n. p. 20. La terminaison keria se retrouve en hollandais. 
L'emploi de l'adjectif pour former le verbe, se retrouve en 
ail. et en hoU. v. egin. Aux analogies qui se rencontrent dans 
les langues plus connues, comme le fr. l'ail, etc., on peut 
ajouter celles que Ton trouve dans des langues qui peut-être 
sont moins éloignées du basque. Nous ferons suivre ici quel- 
ques points de ressemblance entre le basque et le mongol, 
sans vouloir en tirer la moindre conclusion quant à leur pa- 
renté; c'est seulement dans le but de réunir les matériaux 
qui peuvent jeter quelque lumière sur l'étude de la langue 
basque. 

Dans la langue mongole comme dans la langue basque: 

1^. Aucun mot ne commence par r. 

2®. Le pron. pers. de la 8™® personne n'existe pas ; il est 
remplacé par le pronom démonstratif. 

8^« Le génitif des pron. pers. n'existe qu'accompagné de 
suffixes {nerekiny hiretzat^ etc.); mais par eux on forme les 
pron. possessifs {nere^ hire etc.). 

4**. Le pron. relatif „que" n'existe pas, il faut rendre la 
phrase par un participe. Le livre que tu m'as donné, doit 
se rendre par : le livre par toi donné. On peut mieux traduire 
ces phrases par l'ail. Dein mir gegebenes Buch. 

5**. Le verbe est périphrastique ; on dit: je suis prenant, 
pour: je prends. 



6<>. Le supin est exprimé par ra (en basque aussi, ra^ jatera, 
pour manger). 

7®. Les participes sont déclinables comme des substantifs. 

On le voit, la langue basque n'est pas encore si étonnante 
qu'on a bien voulu le dire. Le verbe est et reste toujours 
un grand mystère, mais il est probable, qu'une fois que nous 
connaîtrons son véritable caractère, il se présentera des ana- 
logies, comme il s'en est déjà trouvées. Nous n'avons aujourd'hui 
que le temps d'indiquer que les terminaisons auxiliaires lab. 
nav. ef bn. daroài etc. dérivent probablement de eroan. 

Cette façon d'envisager le basque comme une langue entière- 
ment exceptionnelle n'a pas seulement le désavantage d'être 
inexact, mais celui plus grand encore, d'influencer les études 
en nous poussant à donner de l'importance à des détails qui 
n'attireraient pas même l'attention dans les langues plus con- 
nues. Il nous semble que les difierences de prononciation, qui 
influencent, cela va sans dire, l'orthographe, ont été notées avec 
un soin ex^éré. Un jour peut-être elles auront leur utilité, 
mais seulement alors que les grandes lois qui régissent les 
mutations phonétiques seront fixées. Rien de plus facile, étant 
dans le pays, que de marquer ces divergences, mais encore 
faut-il savoir faire la part des véritables variations, et la part 
de ce qui n'est que du désordre ou de l'ignorance. On a 
dressé des alphabets basques avec un nombre de lettres double 
de celui que possèdent les autres langues I Et pourquoi P Est- 
ce que les Italiens ont deux z pour le z dur et le z doux? 
Est-ce qu'en fr. il y a deux manières d'écrire les 11 mouillés, 
puisque les uns prononcent famille et les autres famiye? Ecrit- 
on avec un accent différent piège et vérité, parce que le é de 
piège se prononce différemment du dernier é de vérité ; et dans 
le mot "vérité même, le premier é a un son moins fermé que 
le dernier é. Y a-t-il un autre s pour exprimer le s gras 
comme il est prononce en Auvergne? Comme nous l'avons 
déjà dit ailleurs, faudra-t-il dire qu'en français il y a permu- 



xsn 



tatioD de c en t parce que quelques gens du peuple prononeent 
chartutier pour charcutier? Nous craignons beaucoup que ces 
minuties, qui n'ont que peu de valeur, ne fassent oublier ce qu'il 
faut avant tout, des règles générales et simples, et qu'elles 
ne continuent à entretenir cette réputation d'étrangeté que la 
langue basque doit en grande partie aux études superficielles 
de ceux qui s'en sont occupés. 



^^imm^^^ 



Gomme M. le capitaine Duvoisin paraît avoir été chargé 
par ses compatriotes, de faire Texamen de notre £ssai, nous 
avons cru nécessaire de reproduire ici l'opinion d'un Basque 
qui paraît être considéré comme une autorité. 

W. J. V. B. 

QUELQUES MOTS A PROPOS DE l'eSSAI DE GRAMMAIRE DE LA 

LANGUE BASQUE DE M. W. J. VAN ETS. ExTRAFT DU 

COURRIER DE BATONNE DU 9 FÉVRIER 186U. 

Sous le titre qui précède, il parut en 1865, à Amsterdam, 
un ouvrage sans nom d'auteur. Cet écrit de peu d'étendue ne 
renfermait que des notions incomplètes, et pouvait être consi- 
déré comme un résumé d'idées suggérées par la lecture des 
travaux que Lardizabal et le P. de Larramendi ont laissés sur 
la langue basque. Il n'était pas irréprochable ; mais plus d'une 
fois ses erreurs ne lui appartenaient pas, il les répétait de 
confiance. Y avait-il là des motifs d'excuse suffisants, ou fal- 
lait-il que la critique se montrât sévère contre cette ébauche 
grammaticale? — Ces considérations ne subsistent plus aujourd'hui 
que l'auteur, M. van Eys (il nous donne son nom dans une 
édition nouvelle), est venu au Pays Basque faire une excursion 
après laquelle, suffisamment instruit sans doute, il a refondu 
son écrit et s'est posé en docteur. 

Tenter, soit même dans un Eaëoiy d'établir les règles d'un 
idiome qu'on ne possède pas encore, c'est se hasarder dans 
une entreprise très-scabreuse pour le moins. Les Basques 
sauront bien à quoi s'en tenir sur cette œuvre prématurée; 
mais, de nos jours, leur langue est plus étudiée eu Europe 



XXIV 

qu'elle ne le fut jamais, et les hommes qui s'en montrent 
curieux ne sont-ils pas exposés, par ce titre de Grammaire^ 
à donner créance à V Essai et à lui attribuer une autorité qu'il 
ne comporte pas? — C'est ce que l'on a considéré, et pour 
cette raison j'ai accepté la charge de faire l'examen du livre 
de M. van Eys. 

Les études grammaticales semblent appartenir à cet ordre 
de travaux intellectuels d'une perfectibilité inépuisable. Chaque 
jour voit éclore un traité nouveau remaniant la grammaire 
des langues le mieux connues. Celle de la langue basque est, 
non-seulement susceptible d'amélioration, mais encore a grand 
besoin d'être corrigée et complétée sur un plan nouveau. Aussi, 
M. van Eys ne se fait-il pas faute de condamner tous les 
traités qui ont précédé le sien; à ses yeux, ce ne sont que 
des „amas de règles incohérentes et contradictoires"; et c'est 
sans doute pour les remplacer qu'il veut tracer „une esquisse 
à grands traits qui soit plus en rapport avec le caractère de 
la langue." — Le jugement est dur, l'engagement un peu 
téméraire. 

Le caractère cminent de la langue basque éclate tout d'abord 
dans l'unité de sa conception. — Unité de déclinaison: tous 
les nomsj quelle que soit lour nature, obéissent à une règle 
commune, et c'est de la règle qu'ils reçoivent leurs formes. — 
Unité verbale : une seule conjugaison réunit les modes d'expri- 
mer l'idée agissante ou passive, Y état ou le laouvement; da (il 
est), du (il a), dans ces deux formes se concentre le génie 
créateur du système de conjugaison. — Aucune grammaire 
n'est moins embarrassée d'exceptions que la grammaire basqu'e. 
Aussi, dès que l'on a saisi la clef de la déclinaison et de la 
conjugaison, les grands problèmes sont résolus, tout se sim- 
plifie, et l'on ne tarde pas à se rendre maître de la langue. 
Une méthode qui rende facilement accessible à l'esprit le jeu 



de C6 double système est donc la fin que le grammairien doit 
se proposer. 

M. van Eys aurait-il atteint ce but si désirable? — Pour 
essayer de l'aborder, il faudrait une connaissance approfondie 
de la langue, et cette condition essentielle fait défaut à l'au- 
teur. Au lieu d'une vue d'ensemble prise de haut, du décousu, 
beaucoup de détails secondaires et trop souvent inexacts, voilà 
ce qu'on trouve dans son œuvre. 

Au chapitre 1^, traitant de l'orthographe, M. van Eysale 
mérite de se rallier au système rationnel qui fait son chemin 
et auquel appartient l'avenir. Il examine la nature phonique 
des lettres usitées dans les livres écrits en dialecte guipuscoan. 
On voit que les bonnes informations lui ont manqué quelque- 
fois. Entr'autres choses, il généralise l'usage de Ihjota espagnole ; 
il est exceptionnel. U assure aussi que le v se prononce 
„comme en français ou en espagnol." D'abord, et malgré leur 
Académie, les Espagnols font, dans la prononciation de cette 
lettre, une confusion qui ne permet pas qu'elle soit prise poiir 
exemple; en second lieu, le son français du v n'est connu 
d'aucun dialecte basque, et les écrivains qui emploient ce ca- 
ractère le prononcent eux-mêmes comme le 6. 

„Devant i, r, /, le n est élidé" (chap. n). — L'élimination 
euphonique du n devant le i et ]e l est une rareté et non 
la règle: de min (vif) on fera minki (vivement), et non point 
miii; de eAun (cent), ehunka (par centaines), et non ehuka. 
De même, on dira egonlekhia (demeure), etzanlekhua (couche), 
et non pas egolehhua^ etc. — Ppur ce qui est du r suivant 
un ff, le règle est toute opposée à celle que suppose \Ik9ai. 
Cette coïncidence des deux lettres ne peut avoir lieu que dans 
la déclinaison qui a des flexions à r initial. Quand on doit 
les appliquer à un nom terminé par le », on ne supprime 
rien, l'euphonie intercale la voyelle e; on (bon) fera on^e^at 
(au, vers le bon) Au reste, cette règle n'est pas une particu- 
larité propre au n; elle est indiquée toutes les fois que dans 



XXVI 

la décUnaisoii une consonne finale de nom rencontre une con- 
sonne initiale de flexion. Les exemples contraires produits par 
M. van Eys sont sans base; non est au cas que Ton appelle 
positif indéfini^ et signifie oii^ dam quel lieu ; son thème est «o, 
qui fait nora (vers quel lieu) d'une manière parfaitement ré* 
gulière ; il ne remplace pas nonra^ comme dit Fauteur. On en 
trouve la démonstration dans les noms de lieux déclinés : Lar 
resoro (Larressore), Larresoron (à, dans...)» Larresorora (à, vers...); 
Biarno (Béarn), Biarnon^ Biamora, etc., etc. 

Le r ,,après les lettres a, n, devient d. Bano, suffixe, /t^ 
que avec eyun, aujourdAui, fait egunâmo^ -— > Le prétendu 
suffixe rano n'existe pas. JEgunddno, ou comme nous disons 
sans mouiller egundaino^ est un mot composé et contracté; 
déliez la contraction, et les mots, rétablis dans leur entité, 
seront egunera dino. *-- Ce qui est dit du changement de r en 
d devant le 0, ne repose pas sur un meilleur fondement; les 
exemples cités pour appuis sont de fausse application. ^Is 
dialecte basque français a les deux formes erastea, edasftea^ par- 
ler." Cette variante existe-t-elle? oii? Lors même que cela 
serait, la thèse n'en tirerait nul avantage, puisque le r dans 
erastea n'est pas en contact avec le x^. lie second exemple, 
iga^ danOf se décompose de la même manière que egumdaino, 
par i(jiazera dino. Toutefois le z peut se trouver en face du r 
dans la déclinaison, et alors, en vertu de la règle précitée, on 
intercale un e euphonique. 

M. van Eys dit encore au sujet du r: „A la fin d'un mot 
il est toujours redoublé quand suit l'article ou un su^xe com- 
mençant par une voyelle." — Le r, s'il est rude de nature, 
ne subit pas d'altération, quelle que soit situation. Quand il 
est doux» le contraire de ce que dit VJS^sai est de règle. Ainsi, 
ur (eau) est l'indéterminé de ura; zm (bois de charpente) est 
le thème de zv^a; dans wa^ ur eztia, aura, zur ederra, le r 
se prononce comme français dans Uranie. — ' De doux, ce r 
peut cependant devenir rude; il faut pour cela que le mot 



commwoe, nosx par une voyelle, mais par une oansoime. I^ 
même fait se représente quand le r termine une phrase om un 
membre de phrase. H n'y a là rien de phénoménal» tout est 
d'ordre naturel ; dans les cas rapportés, le r devient forcément 
rude; le r dans w zMma, bi zw^ ne saurait être prononcé 
avec douceur comme dans oro^ ut omi. Le r doux devient en* 
core rude lorsque la voyelle initiale du mot qui suit est avoi-* 
sinée par un second r doux, par exemple dans ssur arina. Je 
ne sais ^'il y a dans la langue dix mots qui soient affectés 
par ces observations, et voilà les minuties au milieu desquelles 
vague l'auteur, tout en prétendant tirer les lignes d'une „es- 
quisse à grands traits". Cette remarque se trouverait tout 
aussi bien placée en maint autre endroit; la répéter serait 
inutile. 

Le chapitre m est consacré à la déclinaison. M. van Eys avait 
conçu un paradigme de trois cas; il cherche encore à accré- 
diter son opinion. Cest lutter contre l'évidence ; la déclinaison 
basque déborde de toutes parts le cercle étroit oii on vou- 
drait l'enfermer. L'euphonisme lui impose certaines règles: 
M. van Eys s'en impatiente, il se cabre devant les faits, îl 
refuse de les reconnaître ^ Systèmes préconçus, s^écrie-t-il, règles 
confuses^ arbitraires, élaborées dans le cabinet (f étude. Repous- 
sant ce qui est certain, il court après l'imaginaire : „I1 paraît, 
dit-il» que le basque français a un pluriel indéfini.*' — L'in* 
défini, dans le nom, n'a pas de nombre ; comment en aurait-il, 
puisque le nombre le renverse et le transforme en défini? On 
conniut des classes de noms dans lesquels la loi euphonique 
rend des cas indéfinis semblables à des pluriels définia; c'est 
ce que l'auteur voulait ou devait dire. 

Le chapitre iv effieure la question des degrés de comparai- 
son. — Aux trois degrés de signification reçus par la gram- 
mûre générale, le basque ajoute Yeweesif. Ce degré est de 
qualité aussi essentielle que les autres. V Essai ne le oon-^ 
naît paa; encore aaît-il moins les former à nuances gra- 



xxvm 

duées que les saffixes et les iiiterfixes élèvent sur ces quatre 
bases. 

Les pronoms^ occupent le chapitre suivant. — Le verbe 
basque contient les pronoms personnels. Si le discours exige 
qu'on les exprime formellement, celui de la troisième personne, 
qui n'existe pas, est représenté, suivant la circonstance, par l'un 
des trois degrés du démonstratif, et quelquefois par le réfléchi. 
Ces procédés sont communs à diverses laugues; le grec et le 
latin, entr'autres, reconnaissent dans le 'verbe la présence des 
pronoms personnels; quand ils doivent les rendre en forme, 
au lieu du troisième personnel qu'ils ne possèdent pas, ils em- 
ploient, le grec un réfléchi, le latin ses adjectifs démonstratifs. 
M. van Eys n'accepte pas cette disposition pour le basque; 
se taisant sur ses raisons, il oppose une méthode contraire et 
veut qi\e le démonstratif du troisième degré soit un pronom per^ 
sonnel ; encore ne voit-on pas le motif pour lequel, dans l'ordre 
même de ses idées, il exclut les deux autres degrés qui rem- 
plissent cependant le même office et qui sont tout aussi in- 
dispensables. La manière dont se forme le pronom composé de 
la troisième personne aurait pu le faire douter de la bonté de 
sa théorie, il n'a pas su profiter de cet indice. 

Il émet encore une opinion très-innattendue sur le singulier 
zu (vous), qu'il suppose avoir été à l'origine le pluriel de hi 
(toi). — Ce qui suit n'est pas moins surprenant. — D'après 
X^Bsai^ les désinences casuelles dans les noms sont des arti- 
cles; ce ne sont plus des articles quand on les applique au 
pluriel des pronoms personnels. — L'anomalie qui éclate entre 
les deux termes de la proposition avertissait l'auteur de Tétran- 
geté de sa spéculation ; il la trouve seulement remarquable. — 
Dans les langues néo-latines, l'article supplée la flexion décli- 
native, mais l'un n'est pas l'autre. L'article, tel que le con- 
çoit la grammaire moderne, n'existe pas plus en basque qu'en 
latin. 

De la réunion pure et simple du pronom démonstratif du 



XXIX 



premier degré au réfléchi et aux personnels des deux premières 
personnes résultent les composés, en sorte que les Basques 
disent ce moi pour moi'fnêfne^ ces nous ponr nous-mêmes. Us 
diraient ce de moi, ces de nous, à en croire YBssai, qui pré- 
tend que le composé est construit sur le génitif des person- 
nels. — Quelques dialectes, il est vrai, ont, dans les composés, 
converti en e Yi et Vu des pronoms personnels, et c'est ce qui 
a donné le change à l'auteur; mais les autres dialectes n'ont 
pas opéré cette mutation et laissent à découvert la contexture 
des composés: niAau, guhau, etc. 

J'ai à peine parcouru une vingtaine de pages du livre sans 
m'arrêter à toutes ses défectuosités; X Essai en contient assez 
pour forpier la matière d'un volume. Dans notre temps oii l'on 
est si pressé de produire, il arrive que les jeunes gens, ama- 
teurs des sciences, transforment en Traités les notes rapides, 
mal digérées et souvent fautives qu'ils recueillent dans un cours 
d'étude spéciale. M. van Eys nous donne un travail de ce 
genre, et j'admire la rare assurance de sa parole. De la chaire 
qu'il s'est improvisée, il distribue avec libéralité le blâme à 
l'exclusion de l'éloge, non pas précisément à ces élucubrations 
légères qui, dans les encyclopédies et dans beaucoup d'autres li- 
vres, faussent les vraies notions sur la langue basque, mais bien 
aux philologues qui ont bien mérité par des observations sen- 
sées ; et, particularité curieuse, la plupart du temps les fautes 
dont il les croit coupables ne sont telles qu'à ses yeux. J'ai 
été assez heureux pour que mon nom, malgré son obscurité, 
ait été mêle à ceux de la pléiade savante. J'aurais tort de m'en 
plaindre ; je me bornerai à donner une idée des critiques de 
Y Essai par le spécimen suivant: 

„Souvent, pour cacher ce que le fond avait de défectueux, 
on a entassé conjecture sur conjecture, et on a abordé les ques- 
tions les plus épineuses avant d'avoir, nous ne disons pas aplani, 
mais examiné les difficultés les plus élémentaires. 



„PréteDdre, comme cela a été fait, q^e !e pluriel aurait 
été ak précédant le signe du cas: gizonakak, ^gizonaken^ etc., 
n'est qu'une pure conjecture ; rien ne vient à l'appui de cette 
supposition/' 

La censure, on le voit, e&t impitoyable et superbe. Elle 
s'adresse d'abord à tous nos grammairiens et finit par lancer 
un trait qui frappe l'auteur lui-même en pleine poitrine. Un 
des grands linguistes dont s'honore l'Europe et qui ne s'aven- 
ture jamais au hasard, avait observé que le dialecte de Mar- 
quina dit gizonaak (les hommes), et non gizùnak comme ailleurs. ^) 
Il a fait connaître plus tard, qu'à Irun et à Fontarabie, on 
emploie les formes pizonaken (des hommes), gizonaki (aux hom- 
mes). M. H. de Charencey en a tiré la conclusion qui pré- 
cède. Pour la combattre, M. van Eys conteste des faits irré- 
cusables, et cependant il a été à portée de les vérifier person- 
nellement. Afin de faciliter ses investigations futures, j'ajouterai 
que c'est dans les paysages environnant Irun en Fontarabie, 
plutôt que dans l'enceinte de ces villes^ que se sont conservées 
les formes dont il est question. 

Pour le moment, je ne m'étendrai pas davantage sur Y Essai 
de Grammaire basque. Aussi bien n'apprendré-je rien de plus 
au lecteur sur le peu de sûreté des connaissances de l'auteur 
en fait de langue basque. Le premier travail de M. van Eys 
était comme l'efflorescence d'un esprit trop hâtif; c'était aussi 
la manifestation d'une bonne volonté que la persévérance à 
l'étude pouvait rendre profitable à la science. La seconde édition 
penche vers l'esprit de système, écueil sur lequel les intelli*' 
gences médiocres testent tristement échouées. M. van Eys a 
péché par excès de promptitude; toutefois, il a fait preuve 
d'assez de perspicacité et de talent pour nous laisser l'espé* 
ranoe qu'il saura se relever d'un échec qui n'a en lui-même 
rien de définitif. L'amour du vrai, la recherche de la lumière 



1 1 1 ■' 1 .< * 



^) Lbmçu» baspiê H km/fue^ finmoisea, par le prince L.*L. Bonaparta 



et un contrôle plus sévère des premières impressions le condui- 
ront dans la voie où nous nous féliciterions de le voit marcher. 

Capitaine DtrVoistN. 

EXTRAIT DIJ LIBÉBAL BAYONNAIS ï)tJ 18 AOUT 1868. 

Guéthary, 14 Août 1868. 

Réponse à Mr. le Capitaine Duvoisin à propos de sa criti- 
que de notre essai sur la langue basque. 

Notre essai paraît avoir vivement contrarié M. Duvoisin. 
Le ton de sa critique, qu'il a publiée en février dans le Cour- 
rier de Bayonne, en fait foi. 

Ce n'est que tout dernièrement que nous avons trouvé, chez 
le libraire, à Paris, les aménités que M. Duvoisin a fait pa- 
raître sous le titre de : Quelques mots à propos de Fessai de 
grawmaire de la langue banque de M. J. van Eys. Examinons 
un peu ces observations avec calme et voyons ce qu'elles valent. 

Les deux premières pages ne contiennent que des person- 
nalités: elles n'intéressent donc en rien la science. 

A la page 7, l'auteur dit que nous avons généralisé Tusage 
de la jota espagnole; qu'est-ce que l'auteur entend par cela? 
Nous l'ignorons, nous avons dit que le j se prononce comme 
la jota espagnole et cela est incontestable. M. Duvoisin n'étant 
pas du Guipuzcoa, son erreur serait excusable, s'il n'affirmait 
pas trop vivement le contraire ; il en est de même de l'obser- 
vation de l'auteur quand il dit que le son du v français n'est 
d'aucun dialecte basque; c'est encore une erreur; que M. 
Duvoisin se rende dans le Guipuzcoa et il entendra dire gau 
on (pron. gavon); et auei (pron. avek). A la page 8, l'auteur 
dit: Yélimination de n devant k est une rareté et non la règle. 
Nous maintenons la règle. Aux exemples cités dans l'essai et 
qui suffiraient, nous ajoutons encore oraikoa ovl oraingoa ; à!sxi% 
cette dernière forme du mêtne mot, le ;i a pu se maintenir 
étant suivi de g; dans le premier mot, au contraire, le n â 



dû être élidé, le ^ a été conservé, oa en d'autres termes n'a 
pas été converti en g. 

A la même page, l'auteur dit: „Z<!i règle est tout opposée à 
celle que suppose F Essai à savoir que n s'élide devant r." Nous 
maintenons encore la règle; nora est pour non-ra, et non pas, 
comme le suppose l'auteur, pour no^n; no est la racine et n'a 
pas encore de signification ; avec le suffixe n, no fait non, qui 
signifie où; et nora pour nonra, vers où; exactement comme 
nondiiy non^dik; ici le » a pu rester. Nous citons encore 
egiUe pour egin-le^ emalle pour eman-le. 

La démonstration de l'auteur qui cite BiamOy Biarnora, Biar- 
non, ne démontre rien dutout; il est parfaitement clair que 
Biarno, plus le sufiixe n ou ra fait Biamon, Biarnora; cela 
n'a rien à faire avec la règle que nous avons posée. 

Page 9. L'auteur dit : ^,rano n'existe pas ;" nous répondons 
raho existe; ratio \ jusqu'à; litt. jusque vers. L'auteur n'a plus 
ici l'excuse qu'il s'agit d'un dialecte qui n'est pas le sien; 
ici même à Guéthary on dit ecAerano, jusqu'à la maison. Nous 
avons dit que ra pourrait devenir parfois rfa ; par exemple . 
egundam, jusqu'aujourd'hui. Nous laissons de côté, pour le 
moment, l'étonnement que cause cette mutation à M. Duvoisin; 
il y a tant de choses qui étonnent l'auteur; même que zu 
serait le pluriel de Ai; c'est-à-dire que zu, vous, est employé 
comme singulier tout comme „vous" en français. 

EgundânOy pourrait aussi s'expliquer comme egun-da-no \ ]u%' 
que-est-aujourd'hui ; egunera comme le veut l'auteur, ne paraît 
avoir rien à faire ici. Nous avions aussi d'abord penché pour 
cette explication ; mais puisqu'on dit gizonarendano, ^) jusqu'à 
l'homme, ou da ne peut-être le verbe, il nous a semblé plus 
juste d'accepter ici l'influence des lois phonétiques. Nous 
avons cité erastea ou edastea, pour indiquer la tendance de 



^) Cet exemple nous a été dté, dans le temps, mais il ne pour parait 
pas ôtre correct; v. egundaio. 



transmutation de ces lettres; il y a encore ideii ou treti, 
kokoratz ou hikudatz. 

Heureusement nous trouvons enfin au bas de la même page 

une observation à peu près juste, par rapport à la lettre r ; 

nous disons à peu près, parceque le r de Mr et eder est dur 

et si Ton y ajoute l'article û, on écrit Iwra, ederra, etc. A 

la page 10, l'auteur reprend réternelle question d'une décli* 

uaison; nous renvoyons à l'iiitroduotion de notre Essai ne 

pouvant la reproduire ici ; nous croyons y avoir démontré 

jusqu'à l'évidence qu'il n'existe pas de déclinaison en basque 

pas plus qu'en français ; quand on connaît les langues turque» 

hongroise, etc., cette question est simple; elle n'embarrasse 

que ceux qui prennent le latin et le grec pour base. Aussi 

-M. Du voisin ne donne-t-il pas un seul argument ; l'auteur dit : 

„C'est lutter contre l'évidence; la déclinaison déborde de 

toutes parts ^' On le voit, ce ne sont pas là des arguments, 

c'est tout au plus une phrase en l'air. 

A la page 11. l'auteur nous reproche, d'avoir* dit: „I1 paraît 
que le basque français a un pluriel indéfini. Nous n'avons 
fait que répéter ce que nous avons trouvé dans un livre, nous 
ne savons plus lequel et uniquement pour constater notre 
doute à cet égard; nous l'avons dit dans la note au bas de 
la page 13, n'ayant pas la prétention d'avoir une opinion sur 
un dialecte qui nous est peu connu. 

Sa critique du pronom (même page) nous échappe, nous 
ne saisissons pas ce que veut l'auteur. Quant aux termes „de 
démonstratifs du troisième degré etc." ils devraient être bannis 
d'un écrit scientifique. 

Nous avons déjà parlé du pronom zu, pour le singulier. 

Ensuite (page 12) nous aurions dit que les désinences casu- 
elles dans les noms sont des articles et ne sont plus des articles 
quand on les applique au pluriel des pronoms personnels. 

Où aurions. nous dit cette absurdité? L'auteur aurait dû 
le dire. 



m 



XXXIY 



L'auteur veut que nerau, herori, ôerori, soient formés de 
nùaUj ii-ori, après avoir converti i en e; il faudrait le prou* 
ver; la remarque est incomplète; d'où vient le r intercalé. 

Four ce qui regarde les pluriels gizonakak^ etc., il faudra 
d'abord s'en assurer, et puis examiner avec beaucoup de pru- 
dence si cette forme exceptionnelle du pluriel doit être consi- 
dérée comme primitive ou comme une corruption. Enfin, voilà 
bien assez d'un temps précieux donné à réfuter cette critique 
et voilà donc à quoi se réduisent les observations de M. 
Duvoisin. En quoi l'auteur se trouve-t-il donc si froissé de ce 
que nous avons taché de faire un livre qui aurait pu être 
fait depuis longtemps. M. Duvoisin a-t-il produit quelque chose 
comme linguiste? Rien qu'une toute petite brochure sur la 
déclinaison et sur laquelle nouR avons fait plusieurs observations 
dans l'introduction de notre Essai ; nous regrettons que l'auteur 
n'ait pas répondu un seul mot à nos remarques, maintenant 
que l'occasion s'en présentait. 

Si nous attachions la moindre valeur scientifique à la criti- 
que de M. Duvoisin, nous exprimerions ici notre étonnement 
de ne pas avoir reçu le numéro du journal dans lequel cette 
critique a été placée, aussi n'y répondons nous que dans les 
journaux du pays afin que les Basques sachent à quoi s*en tenir. 

W. J. VAN Ers, 



ADDITIONS. 



LE PRONOM DÉMONSTRATIF A-T-IL TOUJOURS 

ÉTÉ AP 

Le pronom démonstratif a, celui-là^ existe uniquement dans 
le dialecte biscaïen. 

Si l'on ne savait pas que a est encore de nos jours en 
usage, ou serait tente de croire que ce pronom ne doit son 
existence qu'à un raisonnement inductif, qui aurait pu être 
celui-ci: puisque gizona signifie l'homme, il faut que a soit 
Tartide et gizon le nom ; or comme l'article est primitivement 
un pronom ou en dérive» il s'en suit que a est le pronom 
démonstratif. Le nominatif est donc trouvé, c'est a. — Comme 
le génitif est ffizonaren, de l'homme, aren est le génitif et art 
(ffizonari) le datif du pronom. C'est ici que le raisonnement 
ne serait plus ou n'est plus exact. Jren n'est pas le génitif, 
ni art le datif de a, mais bien de ar. 

Nous savons que a est employé en biscaïen: zer da a? 
qui est celui-là? Nor da ffizon a? qui est cet homme là? — 
Ânibarro, qui est biscaïen, s'en sert d'une façon enclitique, 
ce qui paraît être très-inusité. Nous n'avons trouvé que ce 
seul exemple, et les Biscaïens qui sont à Londres, à l'église 
des Carmélites, n'ont pas pu nous traduire la phrase de 



XXXVI 



cet auteur; la voici: Adu gaistoko infemutarral dihot nii 
orain, à, aldi baten jarraitu esiero Jesusi, iges eginik beraganik^ 
ta eginik Satanasen vanderapekoak^ ondatu zana betiko infemuan. 
Lora sorta, p. 10. Méchants penchants de Tenfer! moi je 
vous dis maintenant, celui-là qui après avoir suivi une fois 
Jésus, s'étant enfui de lui et s'étant placé sous la bannière 
de Satan, il est perdu éternellement en enfer. 

Nous n'avons pas à rechercher ici si une étymologie, 
erronnée peut-être, a influencé la forme du mot; si a a été 
employé pour af, uniquement parce que le grammairien avait 
dit que a est le pronom. Nous n'avons pas d'anciens livres 
biscaïens pour tâcher de découvrir la vérité; mais aussi nous 
pouvons nous en passer; les mots disent assez leur propre 
histoire et sans documents anciens nous pouvons dire, croyons 
nous, que a était primitivement ar. L'espèce d'étymologie à 
laquelle nous faisons allusion ici, est celle que M. Max Muller 
nomme „popular etymology". C'est selon cette étymologie que 
sûndfluth, déluge, est formé de sûnde, péché, et fluth, inon- 
dation, tandis que sûndfluth veut dire, grande inondation. De 
même sweetheart, amant, viendrait de sweet, doux et heart 
coeur; or heart est ici pour ard, terminaison qui se trouve 
aussi dans drunkard, ivrogne et qui signifie penchant, naturel. — 
S'il y a une langue à laquelle rét3rmologie populaire, c'est à 
dire, non-scientifique a été appliquée, c'est bien la langue bas- 
que, et notre appréhension, exagérée peut-être, d'accepter les 
arrêts de MM. les grammairiens, n'étonnera personne. 

;; Celui-là" est donc rendu par a; par contre „cela" est 
rendu par ori. Les autres pronoms dém. au et ori s'emploient 
pour exprimer celui-ci et ceci, celui-là et cela. On ne dit pas : 
nok esan da a? mais: nok esan da ori? Qui a dit cela. En 
général l'emploi de a, celui-là, est extrêmement rare et l'exem- 
ple cité ci-dessus, d'Anibarro, est le seul que nous ayons trouvé 
dans les livres, et encore n'est-il pas compris par les Biscaïens. 
Tout cela donne à réfléchir. Il arrive quelquefois, comme en 



XXXVII 

allemand, que le pronom et l'article ne font qu'an. Der 
mensch signifie l'homme ou cet homme là, selon que l'accent 
tombe sur „der" ou sur „ mensch"; mais ce n'est pas le cas 
en basque, croyons nous ; a était ar et voici pourquoi. 

1^. Le soi-disant r euphonique, comme nous l'avons déjà 
fait remarquer dans notre Essai p. 28, ne se trouve qu'au 
singulier: gizonaren^ de l'homme. Ainsi l'oreille basque aurait 
été choquée de aen au sing, et non pas de aen au pluriel 
{^onaen^ des hommes), ce qui n'est guère probable. D est 
plus probable que le r s'est perdu ; comp. le démonstratif Aau 
qui est aussi kaur; hirur = Mru; laur = lau^ etc. Dans le 
dial. bise, les élisions sont fréquentes et très-fortes; biar dot 
il me faut, fait biot; norena fait nona etc.; on trouve même 
le génitif sing. écrit aemearen et semeaen^ v. Olaechea, Dotri,na 
Cristianea. Citons encore noh pour nork^ ze pour zer. Le r est 
donc une lettre qui s'est souvent perdue et plus souvent en 
bise, que dans les autres dialectes, et c'est justement ce dialecte 
qui nous occupe ici. 

2°. Le r euphonique se trouve dans plusieurs mots com- 
posés où il est absolument superflu. On pouvait dire également 
bien agatik que argatik, et la preuve en est que les deux formes 
sont en usage; la première comme tttmvahi^oTi'. ffizonagatik^ pour 
l'homme; la seconde comme pronom démonstratif: argatik^ pour 
celui-là, pour cela, de at-gatih Si le pronom avait été a et 
non ar, on aurait pu dire agatik^ pour celui-là, puisqu'on 
dit gizonagatik {gizmi^gatik) et puisque le pronom et l'article 
ne sont qu'un seul et même mot. Pourquoi donc a dans un 
cas et ar dans l'autre, ou plutôt comment expliquer le r in- 
tercalé là où il ne sert à rien, où il est de trop? Il faudra 
admettre qu'il s'est perdu dans agatik, etc. — En général les 
lettres euphoniques disparaissent en raison de ce que nos 
connaissances d'une langue s'étendent, témoin le t euphonique 
français (dira-t-on) qui était considéré par tous les anciens 
grammairiens comme une lettre euphonique. 



XXXTUI 



Maintenant que ar est retrouvé nous avons Texplica- 
tion de plusieurs mots qui restaient des énigmes. Nous 
avons d'abord le nominatif patient (qui n'est pas en usage) 
ar^ dont est formé régulièrement le nominatif agent arki 
ensuite le pluriel qui est maintenant aussi régulier; arek, b. ; 
après la chute de r, aek^ b. ; puis ayek^ g. et hayek^ L et bn. 
U reste maintenant à rechercher pourquoi ar a été remplacé 
par hura, La même question se présente pour ona remplace 
par hau. Nous devons rectifier ici deux erreurs. La première 
se trouve dans la traduction de la citation de Anibarro, dans 
le dict. s. V. a. Nous y avons traduit a par ^^cela", au lieu de 
,9 celui-là'' La seconde, est la signification donnée de adu^ diable, 
au lieu de coutume, habitude, penchant. Le Biscaïen lisant adu 
yaistoko, mauvaise habitude, nous avait dit que adu signi- 
fiait diable. Pour le théologien, mauvais penchant pouvait 
signifier, diable; pour le grammairien c'était différent. Nous 
avons oublié un moment que nous parlious à un homme 
d'église. Plus tard un autre biscaïen s'est expliqué, moins 
religieusement, mais plus clairement* 



STSTËUE FHONÉTIQXTE DE LA LANGXTE 

BASQUE. 

Nous reproduisons ici le chapitre II, de notre Essai de gram- 
maire, traitant de la phonétique de la langue basque, pour ceux 
qui ne possèdent pas l'Essai, le dictionnaire étant tiré à cinq 
cents exemplaires, l'essai a trois cents seulement. Nous y avons 
ajouté quelques notes explicatives qui se trouveront entre 
parenthèses, et puis un tableau des permutations des consonnes. 
F. Cette lettre est très-rare, et les mots où elle se trouve 
sont écrits de deux manières : kajia et kaàta^ /orra et 



xxxnc 



barra. H est généralement admis que ce n'est pas une 
lettre basque et qu'elle ne se trouve que dans les mots 
d'origine étrangère. 

ISLy est aussi très-rarement employé dans le dialecte du Gui- 
puzcoa; il existe cependant, mais on le supprime presque 
toujours. H initial, placé par suite de la composition au 
milieu d'un mot, devient h. De ari^ mouton et kume {urne 
dial. guip.) enfant, petit, on fait arkume^ agneau; de zar^ 
vieux et kume^ ;erar^m^, enfant malingre; très probablement 
emakume est dérivé de eman -f- humef celle qui donne des 
enfants, la femme. Jusqu'à présent hume est le seul mot 
que nous ayons trouvé auquel la règle soit applicable — 
(Depuis nous avons trouvé un grand nombre de ces mots, 
V. rintrod. du dict, p. VIII). 

N, devant les labiales d, p devient m ; nombait pour non-bail^ 
quelque part; mempe pour men-pe^ possession; lemiiziio 
. pour len-biziio, premier. 

Devant i, r, /, t, le n est élidé: nora, pour nonra,vei^ 
où ; noronz pour non-ronz^ vers oii ; zala pour ean4a, qu'il 
était; gizonarekin pour ffizonaren-kin ; aitzitik pour aintzinr 
iik; ara pour a«-ra, vers là; herreka, du prov. renc; egille 
de e^ifi'le ; etc. etc. ; ou bien e est intercalé : lan -f- ko fait 
laneko; lan + ra fait lanera. (Quand le n est conservé les 
explosives fortes (^, i) deviennent douces, ce qui donne les 
deux formes: egondu ou egotu; emetik ou emendik, oraikoa 
ou oraingoa\ zehko ou zélango. 

ne se trouve jamais au commencement d'un mot. Dans 
les mots d'origine étrangère et qui commencent par r on 
le fait précéder d'un e ou d'un a; de rex a été formé 
errege roi ; de razon, raison, arrazoya. A la fin d'un mot, 
quand le r est dur il est toujours rédoublé quand suit l'article 
ou un suffixe qui commence par une voyelle ; ondar, sable, 
ondarra, le sable ; lur terre, lurra^ la terre. (Les mots dont 
le r est doux ne le redoublent pas; ur, or^ zur font ura. 



XL 



ora^ zura. Cet r est souvent supprimé dans les mots com- 
poses; ur et 6iziak font ubiziak; zur et «m, zuarri; zur 
et ola^ zuola. — M, le capitaine Duvoisin prétend que r 
rude ne subit pas d'altération. Quand il est doux le con- 
traire est de règle 1! Alors M. D. écrit lura, zurra! !) 

Après les lettres z^ n, il (le r) devient d. Rano, suffixe, 
„jusque" avec egun^ „aujourd'hui" fait egundano. On a 
donc préféré dans ce cas-ci ne pas élider n^ comme dans 
nora (v. lettre N), mais changer le r en d^ mutation assez 
ordinaire de IV doux, dont le son est si mou qu'il se 
rapproche du d. Le dial. basque français a les deux 
forme s : Erastea^ edastea^ parler. Igaz^ Tannée dernière, 
avec rano fait igazdàho, jusqu'à Tannée dernière. (V. egutr 
dano^ dans le dict. où cette question a été traitée plus 
en détail. Nous pouvons ajouter ici, ce qui nous a échappé 
dans les différents articles à ce sujet (v. aussi ra et ho\ 
que la mutation de ;? en e/ ne s'est pas vérifiée et que 
par conséquent Texplication que nous donnons ajourd'hui 
de egundano y gagne). 

devant i s'élide : 6ai, un et kide, pareil font baiid, com- 
mun; tzat, pour et io, de, font tzaio, envers. 

M. Aucun mot ne paraît se terminer par m. Dans les noms 
étrangers comme Adam, Balaam il est remplacé par n 
(En esp. les noms bibliques ont n au lieu de m ; v. Die£, 
Gr. V. 1, 200). 

Vy est encore une lettre rare et généralement elle est rem- 
placée par 6 et dans les mots d'origine latine par m. 
De „vagina" magina. Il est possible cependant que ce 
soit par Tinfluence de la langue espagnole qui a fait de 
„vimen" mimbre; de „vilano" milano. 

Z» devant z devient /. Etzan pour ezzan, il n'était pas. 



XLI 



Aucun mot basque ne se termine par une explosive douce. 
La plupart se terminent par une voyelle: arreàa; soeur; aide, 
côté; arri, pierre; arno, vin; ôuru^ tête; par une des den- 
tales /, n, t, z; par r et ê; quelques uns par une explosive 
forte, comme: 6at, un. (Exception). Deux consonnes ne se 
suivent jamais, ou très-rarement du moins, dans une même 
syllabe. Dans les mots d'origine étrangère on intercale une 
voyelle ou bien on retranche une des consonnes pour éviter 
la rencontre de deux consonnes: eleiza, de iglezia; apirilla, 
avril. Il y a quelques exceptions: single, usé; lambro, brouil- 
lard. Deux consonnes dans deux syllabes différentes peuvent 
se suivre; les consonnes finales d'une syllabe sont toujours 
une des dentales: l, zi t; \e z; \e r; ou les nasales n, m. 

Quand donc deux consonnes se rencontrent dans deux 
syllabes différentes, elles sont soumises aux règles suivantes: 

Les explosives fortes après un son sibilant, après r et les 
voyelles. 

Les explosives douces après l, m, n. 

De là il suit que: 

1*. Les explosives fortes /•, t, jj, sont remplacées par leurs 
correspondantes douces ^, d, 6, après l, m, n; p. ex. eldu et 
non eliu, arrivé; Olondarra et non Olontarra, habitant d'Olo- 
ron; ongi et non onM^ bien; jango et non janko\ emen^o, 
emendU et non ementik, d'ici; on peut dire, en élidant le m 
emeiik'y izatu pour izandu, egotu pour egondu, etc. 

Ceci est la raison pourquoi le n du génitif singulier est 
élidé, quand suit le suffixe kin, avec, qui régit ce cas : gizona- 
rekin, avec l'homme, pour gizonarenkin. Cette règle a aussi 
été observée pour les mots d'origine étrangère; de volnntad 
est venu borondate {d pour 0; de intelligentia, endelguya, 
{d pour /); de tiempo, demhora {b pour/?). (Par erreur de tiempo; 
plutôt du lat. tempore. Ajoutons encore herreka du prov. renc; 
n élidé, e prosthétique ; h, aspiration propre au dial. bn.) 

Les explosives douces y, d, d, sont remplacées par leurs 



XLII 

correspondantes fortes k^ t, p, après r, les sons sibilants et les 
voyelles; p. ex. Burgosko^ de Burgos. Ortheztarra^ habitant 
d'Orthez (mais Olorondarrd) \ eztu pour tz dut, je n*ai pas; 
baita pour 6ai da ; baitu pour bai du ; artuko, mais jcu^o ; 
lurpeafiy sous la terre; maipian, sous la table, ezpedi pour 
ez bedi. 

On écrit souvent ezditu, ezdituzu, etc.; cependant Oihenart 
ne s'écarte pas de la règle et écrit eatitu. 

Ces mutations ne sont que grammaticales; étjrmologique- 
ment la langue basque paraît moins s'en soucier; p. ex. 
berdin, égal; erbal^ faible; burdin, fer. 

Les exemples de transposition de lettres (métathèse) sont 
très-fréquents en basque: ^abe et ba^e-, igaro et iraffO\ irudi 
et iduri^ eriden et ediren, etc. ; puis dans les dérivés ; de ofs, 
bruit, ostiga, tonnerre ; de itz {hitz\ parole, hiztuna, orateur, etc. 



LES VOTSLLES. 



Tout mot finissant en a et auquel on ajoute l'article ou un 
auffixe quelconque qui commence par a, en élide uu, (ou 
peut-être les deux se contractent en a). Aita, père, avec l'ar- 
ticle a, fait aita. Malaga + atra, fait Malagarra, 

I entre deux voyelles devient y et » devient v. Amorrai, 
truite, avec l'article: amorraya. Garaiy victoire, garaya. Lau, 
quatre, lavoindura, quadrupède. On n'observe pas toujours cette 
règle, mais bien que Ton écrive: çau on^ bon soir, on pro- 
nonce gav on; on écrit au ère et Ton prononce avère. (Eche- 
berria écrit b pour v ; abek pour avek ; on sait que les Espagnols 
prononcent ^ et t? de la même façon ; ainsi, comme nous venons 
de le dire, on prononce avek à la française.) Les mots comme 
andi grand, euri pluie, où le i ne vient pas entre deux voyelles, 
s'écrivent andia^ le grand, euria, la pluie, mais on les pro- 
nonce and^dia, euridia^ comme si le t était y. 



XUïl 



Avant de terminer ce chapitre il nous faut encore relever 
une petite erreur des grammairiens basques, qui prétendent 
que n équivaut à in, ce qui n'est pas; n équivaut a ni, c. a. d. 
à gn français, ny hongrois. Sano se prononce ianto ou bayno. 
Il est vrai que les Basques français écrivent partout in où les 
Basques espagnols écrivent H; ce qui prouve seulement qu'il 
7 a une différence d'orthographe, mais non pas que n = in. 



TABLEAU DES PEBMT7T ATIONS DES CONSONNES 
DANS LES MOTS BASQXTES DE DIFFÉRENTS 

DIALECTES. 



-^-4- 



GUTTUBALES. 

s. z. cA. Karamitcha = zaramika. Kirten = zirtain. Km- 

iur "^^ zuniur. Kiskaldu =^ chichkaldu. 
s. z. Gale = zale. Gapar = zapar. Itogin = itozin. 
h. Igea = iàes. Igat — ihar. Ego = eho. Olgalu= 

olàatu. Chingurri=^chinhaurri. Gardois ='har dois, 
j. Echagun = echejaun. G an ^=joan. Igaz = yaz 

(pour jaz). 
iG^. ( d. CAingar=cAindar.Biça=bida. Gupela^=^dupela. 

Gino = dino. Atsegin = atseden. 
/. Betondo de begi-ondo. Maffanga^mathania. 

r. V. R. 
m. V. M. 
\ b. V. B. 



XLIY 



n ou nà. Mes = mes. Ihar == inhar (nh port. = n). 
__ . Ginhar^^ginar. CÂinAaurri = inurri. 

y. Bohatu = buyatu. Sahcts = sayets. Peut-être 

influence de Tesp. comme hiema = yema. 
y. note à la fin du tableau. 



D. 



N 



M 



DENTALES. 

k. y. K. 

3. V. G. ' 

n. Gazta =^gasna (Exception). 

p. Aizta = aizpa. Aitatu = aizpatu. Seta = sepa. 

g. V. G. 

A. Chindurri = chinhaurri. 

r. Ideki '=^ ireki, v. Egunddno. 

z (?). Bidar =^ bizar. 

d. Elur = ^rfar. ^e/ar = bedar. 

r. Itzulbide = itzurbide. HoUzadar = Sortzadar. 

ZtzAalo = zaharo. Zamalduna de zamari. Haliko 
de Aare. Juale=^juare. Olitz = ortiz. 

n. V. N. 

/. i\^flrrf* = /arr» . Za^/zr = nahar. TJltze = tf»^;2re. 

r. BelAaun =^ belhaur (Exception). 



LABIALES. 
^. V. T. 

m. Barra = marra. 

g. Ebiakoitza = egiakoUza, Burhaso ^=^ gurhaso. 

B. { Burdi = gurdi. JErbal ^= ergal. Habuin =^ kagun. 

m. Bilgor = milgor. Biga = tniga. Ibeni = iminù 

p. V. P. 

A ou f. Mun^ hun ou fun dans burumvn Exception. 
Sans cela permutation avec les autres labiales: 
ibeni = imini = ipini = ifini. 



PALATALES. 

tz, ItchtUi = itztUi. 

p. J ts. lichaao == itsaao. (Plutôt différence d'or- 

i tobgraphe que de prononciation). 

( d (?). Icàuri = îduri, 

N. j h. V. H. 

t. ZirzU = tirtil. Zunkur = tuntur. 

Z9S. { ^après chute de r? Orzegun=^ ostegun. Orzirala=ostiraiai6ortz 

ou borz = 6o8t ; berze == béate. 



UNGUALES. 
d. V. D. 

/. V. II. 

R. { n. V. N. 

g. Ernari = ernagi. Buruzari = buruzagi. 

Jrgizari ^ argizagù Iritai = t^i/at. 



NOTE. 

n on iiA. La nasale palatale (») paraît avoir été exprimée dans les 
dialectes basques français par le groupe nh comme en portugais. Pou- 
vreau écrit guinharra et on écrit et on prononce gUnarra; senAary bn. 
vient de l'esp. senor et ainsi on trouve les variantes chiniaurri = 
(cAymurri. Ith ne donne pas seulement ce son mouillé à Vn, mais aussi 
à IV; comp. zUhar = zUlar; zilhegi = ziUegi, La question se présente donc 
si Torthographe n'a pas influencé la prononciation et si le h, qui était 
simplement pour indiquer la prononciation, n'a pas été considéré à 
tort, comme une lettre organique. Nous ignorons si le h est prononcé 
dans êenhar, mais ceci importe peu pour le moment; il est possible 
que l'usage ait adopté cette prononciation^ et alors il faut l'admettre; 
mais il est dair que Vh est inorganique ici; combiné avec n il repré- 
sente le son ff. Comparez encore inara qui s'écrit inkara ou enhara; 



XLVI 

ni évidemment ponr ». Il y a cependant une difficulté. Gomment se 
sont formés des mots comme igeê s=s iAâê =iSiesf Ineê devrait être la 
forme primitive, écrite plus tard inieê (qui ne se trouve pas) puis Hes^ 
puis iffes; comme ginar ^ ginhar zz gihar ; {ch)inwtfif inhaurri. Il serait, 
sous quelques rapports, plus logique de renverser la série, puisque 
probablement le ^ a précédé le ^ ^ le A, 1'». Nous aurons alors 
igeSf iisê, theê; mais le n ne s'explique pas de cette façon; il ne pro- 
vient par de A» selon toute apparence. Nous pouvons plutôt conclure, 
par analogie, à une forme intermédiaire en ^, qui en effet se retrouve 
pour quelques mots. Le y indique ce son particulier, que nous avons 
appelé mouillé, le y hongrois; ce son en basque rappelle un peu celui 
de II et à cause de cela Larramendi et Lardizabal ont employé l'une 
et Tautre orthographe (j.jardun). On devra donc établir Tordre suivant: 
igeê^ iies, iyes (hypothétique), iiieê. Nous pouvons citer un mot qui a 
parcouru toute la série, c'est igar, sec, Oar, étincelle, eyar, sec, iniar, 
étincelle; inAar aurait pu s^écrire inar. Il faudra alors admettre que 
dans quelques cas le n procède de ni qui est pour y et que dans 
d'autres cas c^est le contraire qui a lieu; c^est ni qui procède de », comme 
dans êeniar. Le n a toujours une grands tendance à changer de place; 
comp. inar =i'niior ; ianiiz ^= aniUz ; beddniiUu = denediitUu, 



ABRÉVIATIONS 



1. 



g guipazooan. 

b biscaïei]. 

1 labourdin. 

bn bas-navarrais. 

esp espagnol. 

prov provençal. 

£r français. 

holl faollandais. 

ail allemand. 

angl anglais. 

comp. . • . comparez. 



syn synonyme. 

V voyez. 

litt littéralement. 

c. a. d. . . . c'est à dire, 
s. V. . . . sub verbô. 

i. a inconnu anjonr- 

d'htd. On trouvera quelquefois : P. 
i. a. ce qui veut dire que le mot 
est cité par Pouvreau et qu'il est 
inconnu aujourd'hui. 



2. 



Lan. . . . Larrameudi. Diodonario trilingue. San Sébastian 

1745. 

O Oihenart. Proverbes basques. Bordeaux 1847. 

P. • . . f Pouvreau. Dictionnaire MS. 

Lardiz. . . . Lardizabal. Testamentu zarreco, etc. Tolosanl866. 

Az Axular. Guerooo guero. Bordelen 1642. Bay- 

onan 1864. 

Chourio Jesu-Ghristoren imitadonea. 

Mognel Basserritaar jaquintunaren echeco es- 

oolia. Yitorian 1845. 
Arme (maître d'école à Zarauz). Traduction ms. de l'ouvrage précédent 

de Moguel. 



XLVin 

Olaechea, B Doctrina christianea. Yictorian 1780. 

Vîeuxville, P. de la . . . . Ouiristinoen doctrina labnrra. Bay- 

onan 1788. 
Echeverria, J. C. de . . . . Jesusen itnitacioco. . . . Tolosan 1829. 

Meudibura^ A. S Jesusen compafïico. Donostian 1747. 

Anibarro^ P. A Lora sorta espirituala. Tolosan 1803. 

S. 

DieZy E. W Diez^ Etymologisches Worterbach 

Bonn 1861. 
DieZy Gr Diez^ Gram. des roman. Sprachen. 

Bonn 1865. 

Littré, D Littré, Diction, de la langae française. 

Brachet, D. E Brachet^ Diction, éijm. de la langae 

française. 

L. B Baynoanrd, Lexique roman. 

D. A. E Diccionario de la lengua castellana. 

Madrid 1726. (Académie espagnole.) 
Dozy, Glos. ' Dozy et Engelmann. Glossaire des mots 

espagnols et portugais dérivés de 

Tarabe. Leyde et Paris 1869. 
Pick. Indog. Wb Pick, Vergleich. Wôrterb. der indog. 

Sprachen. Gôttingen 1870. 
Mahn, Bask. Sprach Mahn, Denkm&ler der baskischan 

Sprache. Berlin 1857. 
Mahui Etym. Unters Etymologischeantersnchungenaufdem 

gebiele der romanischen Sprache. 

Berlin 1863. 



A. 



A. Pronom démonstratif, celui- 
là. Le dial. bise, est le seul qai 
ait conservé a comme pron. dém. 
(v. Essai p. 14, î,6)dinol nikorain a. 
Anibarro, Lora Sorta, p. 10 Je vous 
dis maintenant cela. 

Le pron. qui y correspond dans 
les autres dialectes est Aura. Dans 
tous les dialectes, y compris le 
bise, a est devenu l'article défini. 
Gizan, homme^ gizona^ l'homme ; 
emaiume, femme^ emahumea^ la 
femme. 

Le pluriel de a comme pron. 
dém. est aek ou a/rek^ b. ayeJc, g. 
heh, 1. bn. Oizan areh, ou ayekoM 
Aek, ces hommes-là. 

Le pluriel de a comme article 
est ak. Oizonak, les hommes. Voir 
ce que nous avons dit de la forme 
du pluriel dans l'Essai de Gr. 
basq. p. 21, 23. Le génitif et le 
datif se trouvent s. v. Aura, 

As'e, h,' syn. de Auras'e, celui-là 
même ; «' := ch françai& Voir pour 
la prononciation Essai de gr. basq. 
p. 27. 

Au, g. b. Aan, 1. là. Très proba- 
blement de a avec le suffixe n qui cor- 
respond au locatif des autres langues. 



AncAe, g. b. là-méme; àean^Ae ; 
V. Essai p. 27. 

Ara g. b. Aara, 1. là. Ara noa, 
je vais là; plus littéralement en 
allemand, ich gehe dorthin. Ara 
est pour an-ra, avec élision de «i, 
yers-là. Y. Essai de gram. basq. 
p. 7. 

Aari, v. art, 2. 

Aaztu, V. aziu. 

Abaohu, bn. défaut. 

Abaï)e, g. b. abbé. 

Abadota, 1. guêpe. 

Abal, V. ubaL 

Abanzu, bn. presque. Selon Chaho 
comme substantif avance, anticipa- 
tion et formé du latin ab ante. 

Abao, b. rayon de miel, syn. 
de aèaroêka, 

Abar, g. b. 1. bn. branche. 
Gomp. adar. 

Abarka^ g. b. bn. Chaussure (pri- 
mitivement de bois tendre) en cuir 
non tanné; nous croyons de o^r- 
gai ou kai et non de abar-kia 
comme le veut Astarloa. (Apol. 
de la lengua bascong. p. 292.) 
Abarkia n'existe pas. 

Abarkalu, abarkatzen^ g, enyelof* 
per, entourer. 

1 



Abaraki, bu. abri pour le bétail, 
de aiar'toki? 

Abargia^ bn. bois taillis. 

AbarroU^ g. b. abarrox^ bn. ha-^ 
barrots ou harraJboU^ 1. métathèse 
de KabarroU^ vacarme, fracas, brait 
désagréable. De abar-ois, le brait, 
le craquement des branches quand 
elles se cassent? 

Ihez egiozù ahal guziaz munduio 
habarrotsari; Ghourio, Imit. de J. 
C. Fuyez autant que possible le 
tumulte du monde. Ibàhetaren le- 
phocm harrabots bat agertzen da. 
Chant d'Altabiscar. Au col d'Ibag- 
neta un bruit retentit. 

AuUiabartza^ g. rixe, de autsiy 
rompre et abartz pour abarroU, Le 
verbe faire dans ,,faire du bruit"' 
est rendu dans plusieurs langues 
par ^battre, donner des coups, rom- 
pre/* le français ne possède pas 
de verbe équivalent ; p. ex. en 
anglais to kick, eu hollandais 
schoppen; to kick up a row, 
&ire du tapage; en hol. geweld 
schoppen. Nous croyons donc que 
autsi est employé ici dans le même 
sens. 
Auiêiabartzalle,g. tapageur (subst.). 

Abaraki, v. abar. 

Abaraska, g. rayon de miel. 
Abargi, v. abar. 
Abarka, v. abar. 

Abarkatu, abarkatzen v. 

abar. 

Abarrots, abarroz v. abar, 

Abatat bn. loge des chasseurs 
au haut d'un arbre pour observer 
les palombes. 



Abatsa, I. raoyea; vase de 
laiterie. 

Abatz, bn. pile de fougères etc. 
attachée sur de grosses branches 
et transportée en la traînant. 

Abazkaiu, l'action de mettre en 
pile. 

Abazera, 1. bourrasque. 

AbazkatU, v. abalz. 

Abaztorra, abaztorratu,bn. 

éloigner quelqu'un avec violence 
ou avec défense de revenir. 

Abazuza, abazuzi« v. baba. 

Abe, 1 g. b. Aabe, 1. bn. poutre, 
étaii — b. bois, forêt, arbre. Haur 
habe, 1. tuteur. 

Abe, 2 1. taon. 

Abegi, b. accueil. 

Abek, V. au 2. 

Abendu, g. b. avendo, 1 abendo, 
bn. décembre, avent. 

Aberastasun, v. obère. 

Aberastu, v. abere. 
Aberats, v. abere. 
Aberatsi, v. abere. 

Aberatski, aberatskiro, v. 

abere. 

Aberatz, v. abere, 

Aberaz, v. abere, 

Abere» g. b. 1. bn. animal. 

AberalSj g. 1. aberaéz, b. aberax, 
bn. riche. Evidemment de abere, 
mais la terminaison est obscure; 
peut-être que le « final s^est perdu; 
tsu se trouve comme équivalent de 
dun, dans alùsu ou aldun; ainsi 
qui possède animaux = riche. 

AberastUy aberatzen^ g. b. 1. bn. 
enrichir. 

Aberastasun, g. b. 1. bn. richesse. 



Aàeraisi, g. aèeratsii, 1. bn. ader- 
at^hirOy g. adv. de aberats-ki et Uro. 

Aôrildu, aôrildutzen, g. immoler, 
de aôer-U-du, XJd des rares mois 
où se trouve le groupe 6r, et un 
des très rares mots qui aient rapport 
à un culte quelconque. 

Abbrilla^ V. apirilla. 

Abeto^ g. sapin; l'esp. abeto. 

Abi) g- b. Aadij 1. nid. L*ortho- 
graphe labourdine est la meilleure, 
les composés le prouvent;, on dit 
cAoriAabi, mais aussi chariiaôi, oh 
le i remplace régulièrement le A. 
V. Essai Ch. II. C'est sans doute 
en décomposant ce mot {ehoriiaèt) 
et dans l'ignorance des règles pho- 
nétiques que iadi a été pris pour 
le mot primitif; la même confusion 
s'est produite avec kide pour hide, 

Abiadura, V. abiaiu. 

Abiatu, abiatzen g. 1. bn. s'ache- 
miner, se préparer à partir, se pré- 
parer à un travail, — b. commen- 
cer; de Fesp. aviar. 

Abiadura^ bn. commencement; 
bn. 1. allure, démarche, — g. b. 
les quelques pas qu'on fait pour 
prendre son élan quand on va 
sauter. 

AbO, V. ao. 

Aboztu, aôuzêu, g. b. 1. Août; 
par extension récolte en g. et 1. 
de l'esp. agosto. 

AbrildU, v. abere, 

Abruzka; mot dont 0. se sert 
selon P. sur la face; de Tesp. a 
bruces, de bruces. 

Aburu, bn. croyance confuse, 
espérance peu fondée^ 



Abuztu, V. aboztu. 

Ach, V. aitz. 

Achal, V. azal, 

AcHAKE, b.a^^;?^^, g. 1. prétexte, 
de l'esp. achaque qui vient de 
Tarabe v. D. A. E. et Diez E. W. 
U p 81. 

Achori, v. azari, 

Achiruina, 1. cheville du pied. 

Achitamachia, s. d. L. pa* 

pillon. 

Achiti, s. d. L. de aqui ade- 
lante, dorénavant. 

Achol, V. ajol. 

Acholatastia, v. ajol. 

AchulO, V. aitz, 

Achur, V. aitz, 

Achuri, 1. bn. agneau. — b. 
chevreau. 

Achut, bn. terme de mépris, 
correspondant à, fuyez lâches. 

Adakai, adaki, v. adar. 

Adar, g. b. 1. bn. corne d'ani- 
mal; grosse branche, plus grande 
que abar, 

Adaii, 1. araH, g. (r pour d, v. 
Essai d. gr. basq. p. 8 ) ; en lab. 
branches mortes, éclats de bois; 
en g. bûche, de adar-kaù P. donne 
encore adakai. 

AdartchOy 1. branchette, de adar^ 
tcio, V. cA, 

Adartsu, g. b. branchu; artepe 
adartsu bat, sous un chêne bran- 
chu; de adar-tsu, 

Adarburu, b. 1. noeud dans le 
bois; adar-buru, 

Adarbum, v. adar. 
Adartcho, v. adar. 
Adartsu, v. adar. 



Adats, 1. chevelure. P. i. a. 

Adareta, 1. charrue. C'est le 
nom de la nouvelle charrue dont 
Fusago n'est pas encore géaérale- 
ment répandu. 

Adausi, v. ausi. 

Adbrallu, V. adrillu. 

Adesara, ou adesoraSy 1. subite- 
ment; syn. de ôereiala; de Tesp. 
adeshora. 

Adi, g* adin, b. entendement, 
intelligence. Selon M. Mahu (Bask. 
Sprachd.) adi dérive du lat. audire; 
il nous semble que le bise, adin s'y 
oppose; le n appartient au radical et 
comme finale se perd souvent comp. 
arrai, zai, mai, 

AdUu, aditzen^ g. 1. aitu, aiiuten^ 
b. [d. supprimé) entendre, com- 
prendre. 

Aditza, g. adimendUf g. b. 1. bn. 
syn. de adi, La première forme est 
le subst. verb. déf. adilzea^ dont le 
e est supprimé^ comparez açi7i tza ; 
la seconde paraît être imitée du fran- 
çais ou de l'espagnol. 

Adierazo, g. b. 1. faire entendre^ 
indiquer) de adierazo. 

Âdigarri^ g. b. signification, de 
adùgarri. 

AdindUf adindutzen^ g. tempérer, 
modérer. 

Adierazo, v. adi. 
Adigarri, v. adi. 
Adimenda, v. adi. 

Adin, 1 V. adi. 
Adin, 2 g. b. I. bn. âge. Adin 
gare, F. nous avons même âge. 
Lina, g. autant que ; dea^m 2? 
L, V. adi. 



Adindutse, v. adi. 

Adiskide, g. b. L bn. ami. 
Probablement de adig Hde (comp. 
lankide); adis font aditza on adiize. 
Adiskide signifie alors con-enteude- 
ment, c. a. d. celui avec qui Ton 
s'entend. Comparez le fr. compa- 
gnon du latin cum-panis. v. Dict. 
de M. Littré. 

Adiskidetasun, g. b. 1. adisHde- 
tarzun^hn.e^miiié; de adiâ-kide-toêun. 

Adiskidetasnn ou tarzun* 

V. adùtiide. 

Aditu, V. adi. 

Aditza, V. adi. 

Aditze, V. adi. 

Ador, 1. sec. Sstuladorra, toux 
sèche. Adar n'est plus connu au- 
jourd'hui dans cette acception; 
est-ce une variante à^agor? Ador 
signifie de nos jours roue. 

Adrillu, g. b. adreillu, 1. ode* 
rallu, bn. briqae; de l'esp; ladrillo. 

Adu, b. g. diable. Adu gaiatoko 
infemutarra, Anibarro, Lora-sortai 
p. 10. mauvais diable infernal. 

Adur, b. bave. 

Aek, V. a. 

Afaldu, V. afari. 

Afari, bn. souper, subst. 

Afaldu, afaUzen^ 1. bn. ajDoldu, 
apaUzen, g. b. souper. Est-ce de 
afari'du et l. pour r; comp. baz" 
ialdu, gosaldu, 

Afev, V. al/'er. 

Aforkaria, v. a^er. 

Aga, g> b. Aaga, 1. bn. long 
bâton, perche, p. ex. pour mettre 
le linge à sécher. 

AtAal Aaga, 1. barre de porte. 



Hoffalu, bn. 1° arpenter; 2^ terme 
de meunier^ presser la fariae dans le 
sac, ce qui se fait avec un bâton. 

Age, apparence. Ce mot n*est 
en usage ni en goip. ni en lab. 
fjarramendi donne a^ia, la forme 
bise, avec Tarticle. 

Affian, 1. bo. peut-être; de agia-n, 
dans l'apparence =z apparemment. 

AgertUf (aussi ager) ageri^ b. 
agertzen, g. b. 1. bn. paraître, ap- 
paraître, de age-artu; se conjague 
avec iean; ageriu zilzagon, il lui 
apparût. Oberen bat ager dedin ar- 
tean, jusqu'à ce qu'il (en) paraisse 
un (livre) meilleur. Mendiburu. 
lardizabal emploie agertu comme 
verbe actif dans le sens de mani- 
fester, déclarer. 

Ageri, agiri, g. déclaration, té- 
moignage. 

Agerkera, g. b. apparition. 

Ageriai, g. document, témoi- 
gnage, écriture; de ogeriaL 

Agerriafiy g. b. 1. bn. à décou- 
vert ; bertzeren agerrian 1. à la vue 
d 'autrui; de ageria-n. Pourquoi 
deux r? 

Ager, v. âge, 

Ageri, v. âge. 

Agerkai, v. âge. 

Agerkera, v. âge. 

Agerrian, v. âge. 

Agertu, V. âge. 
Agertze, v. âge. 
Agian« v. age^ 
Agin, 1. g. if. 

Agin, 2. agin, g. b. hagin, 1. 
bn. grosse dent. £n g. et b. avec 
Tarticle agiSka En b. agin est dent ; 



grosse dent est matrailla agin^ ou 
alàagin de albo^agin. 

Aginke egin, h. mordre; ciatuf' 
rai aginke egin diotsu, le chien 
vous a mordu. 

Agin, 3. ou agindu, agint- 

zen, g. b. commander; g. b. 1. 
promettre. 

Agindu, g. b. ordre. Agindu au 
ipini eta bereala^ cet ordre étant 
donné (placé), desuite... 

Aginlza, g. 1. aginlari, b. pro- 
messe, offrande, v. aditza pour la 
forme. 

Agintzari, g. chef, commandant, 
de aginize-ari» 

Agindu, V. agin S. 

Aginke, v. agin 2. 

Agintari, v. agin 3. 

Agintza, v. agin 3. 

Agintzari, v. agin 3. 

AoiRÂNDOA. Selon Oienhart (cor- 
rections au Ms. de Pouvreau) cor- 
ruption de: au gui Tan neuf. 

Agireka, agiraka, b. querelle. 

Agiri, V. âge, 

.Agitz, g. hagitz, 1. vigoureux, 
fort, très, beaucoup. 

Agor, g. 1. sec. tari; 1. stérile. 
Eta ez zuten hawrrik, zeren Misa- 
beth agorra baitzen; et ils n'eurent 
point d'enfants, parce qu'Elisabeth 
était stérile. 

Agortu, agortzen, g. b. 1. bn. 
sécher, tarir. 

Affortasun, g. b. 1. sécheresse, 
stérilité, de la femme; de agot' 
iasun, 

Agorreauj b. 1. à sec; de agor^ 
rea^n. v. Essai p. 49 note 1. 



6 



AgoriUa, bise, selon Astarloa, 
mais n^est plos connu aujoord^hai; 
le mois d'août; de agor-ilia, 

Agorrean, v. agor. 

Agorilla, v. agor. 

Agortasun, v. agor. 

Agortu^ V. agor. 
AgOrtze, v. agor. 
AeuDO, g. 1. bn. prompt, habile, 
de Tesp. agudo. 
Agur, V. gur, 

Agure, aguretu, v. gur. 
Ahaide, v. aide. 
Ahaidetasun, v. aide. 
Ahakatu, v. ao, 
Ahakartu, v. ao, 

Ahal, y. al et ao. 

Ahalge, bu. ahalke, L honte. 
La forme bn. est plas en rapport 
avec les lois phonétiques. 

Ahalgeiu, bn. aialkalu, 1. avoir 
ou faire honte. 

Ahalgeior, bn. ahatgegarri, I. hon- 
teux; de ahalge-kor et garri. 

AhcUgegabe^ bn. ahalkegaée, 1. 
effronté; de ahalge-gabe. 

Alialgegabe, v. ahalge, 

Ahalgegarri, v. ahalge. 

Ahalgekor, v. ahalge. 
AlialgetU, V. ahalge. 
Ahalkatu, v. ahalge. 
Alialke, v. ahalge. 

Ahalkegabe, v. ahalge. 
Ahamen, v. ao. 

Ahantsi, 1. oublié. Ahanlsizail, 
il m'a oublié. 

AhanUkor, 1. oublieux. 
Ahantskor, v. ahanUi. 

Ahapaldif v. ao. 
Ahar, v. ao. 



Aharausi, v. ao. 

Ahardi, 1. bn. 1"^ truie; 2"" pièce 
de bois de pressoir aux trous de 
laquelle s'adaptent les fuseaux pour 
presser. 

Ahari, V. ari, £• « 

Aliarratii, v. ao. 
Aharrosi, v. ao. 
Ahartara, v. ao. 
Ahartu, v. ao. 

Aharzatz, 1. ahatzatz, bn. i. a. 
bélier. 

Ahasabai, v. ao. 
Ahate, v. ate^ 2. 

Abats, 1. sale; i. a. 
Ahaiskeria, saleté; de ahais-keria. 

Ahatskeria, v. ahaU. 

AbatszatZ, v. aharzalz. 

Ahatzi, V. aztu. 

Ahazuri, 1. friand, éoornifleur; 
syn. de napur. De ao? mais qu'est 
ce que zuri.^ 

Aberi, v. ao. 

Abi, V. ai. 

AbillkO,b.par QOQMt,'&YU.A.tgogoz. 

AbitU, V. ai. 

Abizpa, V. aizpa. 

AbO, V. ao. 

Aboeri, v. ao. 
Abogozo, V. ao. 
Aboganga, v. ao. 

Aboki, V. ahuku. 

Abolkatu, abolkatzen, 1. ex- 
horter, inciter à faire quelque chose; 
Probablement de aho; le l se trouve 
dans plusieurs composés; la termi- 
naison n'est pas claire. 

Aborpegi, v. aurre. 

Abotz, 1. bn. aiUotZy 1. baie de 
froment. 



Ahozpez, V. ao, 

AhulEU, 1. akulki, àhoh, bn. 
convoi funèbre. 

Ahulyl. faible, maigre; bn.léger^ 
de peu de valeur. Pouvreau ajoute 
encore- à jeun, mais cette accep- 
tion est inconnue aujourd'hui. 

AAuldura, 1. faiblesse^ maigreur. 

Ahultu ahuUzen, l. maigrir, se 
sentir faible. 

Ahiildnra, v. ahul. 

Ahulki, V. ahuku. 

Ahultu, V. ahul. 
Ahultze, V. ahuL 

Ahunna, v. aunu. 

Ahuntz, V. aunts. 

Ahur, 1. bn. creux de la main, 
poignée. Ahur bat aza^ une poignée 
de choux. 

Ahurpegi, v. aurre. 

Ahuspe^ V. ao. 

AhutS^ 1. joue. Selon Oienhart 
akuz est Lab. occid. 

Ahutzetako^ 1. soufflet; pourquoi 
pas ahutsetako? 

Ahutzetako, v. ahuts. 
Ahuzpez, V. ao. 

Ai) g. ahi, 1. bouillie (pour les 
enfants). 

AiilUt 1. se fatiguer à Texcès; 
comparez le français être brisé, 
moulu. 

Ailu, aifutzen, g. finir, turir, user. 

Aichturrak, v. aitz. 

Aida, g. b. cri qu'on entend à 
tout moment dans le pays basque 
pour faire avancer les boeufs attelés. 
Larramendi cite encore ayOyayorro; 
mais ces mots sont inconnus au- 
jourd'hui. 



AidOj g. b. ahaide, 1. parent. 

Aidelasun, g. b. ahaidetoiun, L 
parenté. 

Aide urkoak, ou aide urren, g. b. 
proches parents. 

Aidetasun, v. aide, 
Aienatu, aienatzen, g. (mieux 

ayenatu) disparaître. 

Aihen, v. ayen, 2. 

Aihar, 1. bn. envie, désir 
surtout de faire le mal. Selon 
Pouvreau on dit en Soûle aiàernaiz, 
pour je me doute, je soupçonne. 

AiAerkunde, 1. bn. vengeance. 

Aiherkunde, v. aiAer. 

Aihotz, 1. bn. ayolZf b. espèce 
de serpe à long manche pour cou- 
per les haies. 

Ailiz, ailitz, 1. (plût à Dieu) 
qu'il fût. Ailiz, et ailu (plût 
à Dieu) qu'il eût, sont peut-être 
formés de al pouvoir et Hz et lu; 
comp. les imperfecto-condicional de 
Larramendi: ôaliz, èalu; (èa-liz, do- 
lu) si j'étais, si j'avais; le i peut 
avoir remplacé le premier /, (ai- 
liz = ailiz) pour le son mouillé; 
ailiz, ailu correspondent alors à 
puisse, veuille. lainkoak aiUioUa 
(sic) liren asko. Axular, p. 419 a. 
éd. Yeuille Dieu qu*ils soient assez. 

Ailliz, V. aliz, 

Ailliotsa, v. aUiz. 

AilU) V. aUiz. 

Aillotz, V. ahoiz. 

Aimbat, v. avn, 
Aimbeste, v. ain, 

Aill> an, g. ain, b. haifit 1. bn. 

si, tant; contraction deadinafAi» 

andia; si grand. Ain-non; 8i*qne 



8 



Aimàai, amèat, g. b. hamàaé, 1. 
tant^ autant que; de ain-bat, un si; 
ail. so ein^ solch ein = pareil. 

Ambat beago, g. b. tant mieux. 

Aimàesle, g. b. hainbertze, 1. bn. 
tant, autant; de ain^eêie^ comme 
rital. altretanto. 

AnitZf g. bn. Hainilz, aniitz^ h 
bn. beaucoup. Hainitz dire et^ailen 
duienai, il y eu a beaucoup qui 
disent. Aniiizetan, souvent. 

Bezain, bezin, g. 1. bn. basen, b. 
aussi) comme; elurra bezain eAuria, 
blanc comme la neige. M. Salaberry 
considère bezain comme la conjonc- 
tion quel II nous semble qne 
bezain est formé de biz, S^'pers. 
de l'impératif, soit, et de ain, soit 
autant = pareil^ comme. 

Bezambati g. 1. syn. de bezain; 
eu lab. encore: quant à; nitazbe» 
zambat, quant à moi. 

AïKGERU) g. b. angerUf ainguru, 
bn. ange, du latin au gelus;r pour 
/. borandate de voluntad ; par contre 
iambolina de tambourin. 

AiNGU&A^ 1. ancre de navire. P. 

AiNOUBU, V. aingeru. 

Ainharba^ 1. bn. arraignée. 

AiXltziTi g. 1. Selon Larramendi 
lac» étang, ce qui n*est plus Tac- 
ception générale ; c'est plutôt bour- 
bier. £n g. on dit plus conimuné- 
ment zingira, 

Ainzin, v. aitzifi. 

Ainzlnattl, v. aitzin. 

Ainziiidii, v. aUzin. 
■Aipzlnean, v. aitzin. 
Ainssineko, v. aiizin, 
AinzuTi V. aitz. 



AiDzurtUy V. aUz. 
Aipamen, v. aipatu. 
Aipatu, aipatzeD, g. ou aiiaiu^ 

aiéatzen, g. b. 1. aipAaéu, bu. men- 
tionner^ parler de. 

Aijsamen, 1. aiiaera, g. aitamen, 
b. mention; de aipa^men. 

Aipamen ona du, 1. il a bonne 
renommée. Aipatzen zara^ 1. on 
parle de vous. 

Aipu, 1. bruit. JEslagerlen aipurii, 
il n'y a pas de bruit de guerre. 

AiphatU, v. aipatu. 

Aipu, V. aipatu, 

Aira, v. arri 2. 

Ai&E^ g. 1. bn. air, de Tesp. aire. 
Aireko ckariak^ les oiseaux de l'air. 

Aise, V. aize. 

Aisia artu, v. aeariu s. V. ata, 1. 

Aisofbe, y.aize. 

Aita, g. b. 1. bn. père. 

AUan, g. aïeul; de ailo'^m. 

Jitasaba^ g. bisaïeul, aitagqya, 
asabak, g. b. ancêtres. Aiiagoya, le 
haut- père équivalent à notre grand- 
père n'est plus connu. 

Ailaita, b. aïeul. Ce sera la lédu- 
plication de aila. 

Aitanagusif g. aiioêo^ g. 1. bn. 
syn. de aitan, aïeul. Le premier 
de aiUhnagusi. 

Aitalen, g. b. patriarche; de 
aila'len, 

AUaisun, 1. bn. beau-père^ (second 
père) esp. padrastro; comp. alabai- 
zuna. 

AitagiOarreba, aitaharreba, b. I. bn. 
aiCagiarreba, g.beau-père, esp.suegro. 

Aitabiehi, b. 1. bn. parrain. 

Aitaponteio, g.b. syn. de aitabichi; 



9 



de aHorponUi du latin fonte, puis- 
que le parrain tient l'enfant sur 
les fonts de baptême. 

AUabesuetako^ g. b. syn. d. aiUi' 
bichi; de aitabeso, puisque le par- 
rain tient Tenfant dans ses bras. 

Aitabesuetako, v. aita. 
Aitabichi, v. aita. 
Aitaera, v. aipatu, 
Aitagiarreba, v. aita. 
Aitaginarreba, v. aita. 
Aitagoya, v. aita. 

Aitaisun, y. aita. 
Aitaita, v. aita. 
Aitalen, v. aita, 
Aitamen, v. aipatu. 
Aitanarreba, v. aita^ 
AitanagUBi, v. aita. 
Aitaponteko, y. aUa. 
Aitasaba, y. aUa. , 

Aitaso, y. aUa. 
Aitatn, y. aipatu. 
Aitatze, y. aipatu. 
Althor, y. aitortu. 
AitOU, y. aita. 
AitormOll, y. aitortu. 

Aitortu, aitortzen, g. b. 

aiiior, 1. hu. ayouer, confesser. 

Jitormân, g. b. 1. bn. ayeu, con- 
fession. Jainko effiazkoaren aitormen 
gabea bazan ère, qu'il était sans 
reconnaître^ (confesser) leyraiDieu. 

AitU, y. adi et ai. 

Aitutze, y. ai. 

Aitz, g. ach, b. Aaitz, 1. rocher. 

Jiziora, g. b. 1. bn. hache. 

Aitzur, g. bn. achur^ b. ainzur, 
l bêche. 

Bien que nous ne sachions pas 
expliquer la seconde partie des com- 



posés aizior et aitzur nous les ayons 
placés ici; on sait que ces instru- 
ments étaient en pierre chez tous 
les peuples. 

Aitzurtuj aitzurtzettj g. b. bn. 
ainzurtu, 1. bêcher. 

JicAturrai, 1. ciseaux, forces. 

Achulo, b. grotte; de acA-zulo; 
syn. do arzulo. 

AiTZAKi, y. achahe. 

Aitzin, 1. ainzin, bu. (le) deyant. 
La ressemblance ayec le yieux fr. 
ains, ayant, est-elle fortuite? 

Aitzinean, 1. ainzinean, bn. de- 

» 

yant. Guzien aUzinean, deyant tous. 

Aitzindu, 1. ainzindu, bn. deyan- 
cer, préyenir. 

Aitzinatu, 1. ainzinatu, bn. ayan- 
cer; 1. attiser le feu. 

Aiizinez'aitzin, 1. ainzinez^ainzin^ 
bn. face-à-face. 

Aitzvneko, 1. ancêtre; ainzineio, 
bn. deyancier; de aitzin-io. 

Aitzitiif 1. au contraire. Le n 
élidé deyant t^ y. Essai, ch. IL 

Aitzinatu, y. aitzin. 

Aitzindu, y. aitzin. 

Aitzinean, y. aitzin. 

Aitzlneko, y. aitzin. 

Aitzitik, y. aitzin. 

Aitzur, y. aitz. 

Aitzurtu, y. aitz. 

Aize, g. Aaize 1. bn. aise, b* 
yent. Comp. ats, qui est éyidem- 
ment le même mot, l^èrement 
modifié par l'introduction de Vi. 
Le bise, prononce généralement 
asse {88=c]x. français) yent; cette 
forme se rapproche déjà pIuB de 
ats; quand nous voyons quo le 



10 



bise, aiêia artu correspond au 
gaip. aëartu (pour aU-arlu), il 
nous semble quHl ne peut rester 
aucun doute que aize et ata aient 
une origine commune. 

Aizeman, aizegin^ aizezlatu, g. b. 
1. bn. souffler, de aiie^eman et 

HaizaiUy 1. bn. exposer au veut ; 
1. effaroucher. 

Aùia artu, v. asartu s. v. a^. 

Aisolbei selon O. de la Soûle 
mérid. Lieu où Ton est à couvert 
du vent; de aize^ol-be. 

AizegiB, V. aize, 

i^izeman, v. aize. 

AizeztatU, v. aize. 

Aizkora, v. aUz, 

Aizpa, g. ahizpa^ 1. aizia^ b. 
soeur de soeur. 

Aizta^ V. aizpa. 

Ajol, g. achol, 1. bn. soin, souci. 
Etzait ajola^ je ne m'en soucie pas. 

AcAolatoêUf 1. soigneux ; deaciol- 
tsu. 

Ak, V. a. 

Akabatu, akabatzen, g. bn. finir; 
de Tesp. acabar. 
, Akai, 1. bécasse; i. a. 

AkamaillU, 1. hièble; syn.de 
andura, 

Aker, g. b. 1. akher^ bn. bouc. 
Aierlarre, 1. lieu de sabbat des 
sorciers, de aier-larre. 

M. de Charencey rattache aier 
au San se. agâ^ chèvre (Becherches 
sur les noms d'animaux domesti- 
ques chez les Basques 1869); la 
terminaison er est pour ar. Quel- 
ques preuves n'auraient pas été 



de trop; nous ne discuterons pas 
ici si c'est uniquement la ressem- 
blance partielle des deux mots qui 
a induit M. de C. à les rattacher 
Tun à l'autre; nous pouvons dire 
en passant que la ressemblance 
a souvent fort peu d'importance 
en fait d*étymologie ; mais il aurait 
fallu prouver que er se trouve 
pour ar; nous n*en connaissons pas 
un seul exemple; aussi n'est-il 
pas probable quand on a à trans 
former un féminin (agft) eu mas- 
culin aier et qu'on a sous la 
main la désinence ar mâle qui est 
biep basque^ qu'on préfère prendre 
une désinence er qui ne signifie 
rien du tout et qui ne se trouve 
nulle partj tandis que ar indique 
exactement ce qu'il fallait. Nous 
croyons qu'on ne peut pas être 
trop soigneux en établissant les 
étymologies de la langue basque; 
il ne faut pas oublier que nous ne 
la connaissons que depuis trois 
siècles et qu'elle se trouve être 
tout-à-fait isolée. 

M. Bréal, dans l'introduction du 
3me volume de sa Qram, comparée, 
dit (à propos de la finale slave (û) 
considérée par Dobrowsky comme 
l'exposant du nominatif, tandis 
qu*en réalité c'est la finale du thème 
a adoucie en % vlùkû, loup, vri- 
ka-s, sansc.) ,,Une telle rencontre 
prouve clairement que nous sommes 
exposés à nous tromper sur la cause 
des faits les plus simples et que 
nous courons le risque d'imaginer 
les théories les plus chimériques. 



11 



du moment que nous bornons no- 
tre vue à un seul idiome pris à 
un seul moment de son existence/*' 
Si cela est vrai pour les autres 
langues, que sera-ce donc pour la 
langue basque, qui malheureuse- 
ment réunit en elle les deux con- 
ditions si défavorables d'être isolée 
et de n'offrir aux études qu'une 
période très limitée en comparaison 
des autres langues. 

Akerlarre, v. aher. 

Aketoh, V. aketz. 

Aketz, 1. aihetZf akeicha^ bn. 
verrat. 

Akher, v. aker, 

Akhetz, V. aietz. 

Akhitn, bu. fatiguer. 

AkobitUj bn. parveDir. 

Al, g. b. ahal^ 1. bn. pouvoir. 

Le dial. g. ne se sert pas de al 
comme substantif, seulement comme 
nom verbal, qui se place alors de- 
vant Tanxiliaire et est invariable; 
ematen aldet, je puis donner ; etar- 
Un alnaizt je puis venir. Les dial. 
lab. et bn, s*en servent comme 
substantif. 

Âlik^ dans les locutions suivantes 
al correspond à possible: alik ffù 
ehiena, g. le moins possible ; ahalik 
laêterena, 1. le plus vite possible; 
ik est le suffixe que régit le super- 
latif; V. Essai p. 19. 

Almen, g. pouvoir, puissance. Ce 
sera au fond un pléonasme comme 
p. ex. aujourd'hui; de al-men. 

AUêUf aldun, g. puissant; de al* 
êu, et al'du'n, 
Albait, g. b. syn. de aiik; albait 



ffucAienu, le moins possible. Dans 
les composés bail correspond à 
quelque ; some, angl. i^end, ail. p* 
ex. nomàaUj narbait^ nolabait; \,baita. 

Alevin, b. eçinal, g. ce quMlest 
possible de hire ; e^inalpuzia^ to\xt 
ce qui est possible ; de al-egin, 

Alegia^ g. certes ; bai alegia, oui 
certes, de aUegia. 

Ala, alatan, g. alan, b. hala, 1. 
hala, Aalalan, bn. ainsi. En 1. g. bn. 
Aola et Aolatan, de mâme en bise. 
ola V. alako, Ala est formé du 
démonstratif a-^-la; comp. orrela, 
onela; alan, et alalan, deala*n,et 
ala-la^n, 

Ala-non, alatan-non, g. de telle 
façon que, de sorte que. Tan est 
littéralement dans; ainsi: dans la 
façon que; comme en ail. in der 
"Weise. 

Alaere, g. (ala-ere^ alamàere, b. 
{alan^ere)^ Aalarikere, 1. {Aala-r-ik' 
ère) toutefois, nonobstant. 

Alatagmi, g. malgré tout; de 
ala-ela-gtizi, 

AlakOf g. b. Aalako, 1. de ala^ko 
tel, pareil ; alakoak eaan dit, g. un 
tel m'a dit. Moguel écrit olakorik; 
ez Jatzuben olakorik jazokoj deolako* 
r-ik, rien de pareil ne vous serait 
arrivé. 

Alaèanan, g. puisque, alaèainan, 
aladadere, bn. dès que cela est 
ainsi ; de ala-banan et alorbada^ere* 

Alabmo, alanboMOy g. b. sem- 
blable. 

Ala nola, g. zelan alan, b. Aala 
nota, bn. ainsi que, comme. 

Halabere, 1. haiaber bu. de méme^ 



12 



pareillement, aussi; p. ex. gau on 
bonsoir; halaèer, pareillement, (je 
vous le souhaite). 

HaioMz, bn. ainsi soit-il ; Hz est 
la S"^*' p. de l'impératif: soit. 

Bezala, 6ezela, g. ôezela, 1. bn. 
comme; formé comme alaèiz, 

Bezalaio, g. pateil; de Aiz^ala-io. 
Oyetan besterih ez ôazalaio hatarhUu 
zuen, parmi eux il (n'en) trouva pas 
un pareil des (aux) autres. 

ffala hala, 1. AalaAula, bn. négli- 
gemment^ couci-couci. 

Alaba^ g, b. 1. bn. fille. 

AlabaordekOy g. b. alaâaizuna, 
1. bn. fille d*un mariage précédent; 
de aiaba-ùrde'ko. La terminaison 
izun n*est pas claire; serait-ce pour 
izen? nom; qui n*est fille que de 
nom. Bien qu'il y ait des excep- 
tions à la règle, il faudrait alors que 
ïzen précédât eUaba. v. Essai p. 120. 

AlaMchù 1. filleule. 

Alabadere, v. ala, 
Alabainan, Alabanan, v. 

ala, 

Alabaiziina, v. àUiba. 
Aiabano* v. ala. 
Alabaordeko, v. alaba. 
Alabiohi, v. alaba. 
Alaere, y. ala. 

Alal, g. vigoureux, joyeux. 
Alako, V. ala, 

Alambere, v. ala. , 
Alan. V. ala. 
Alanbano, v. ala. 

Alargun, g. alkargun^ L bu. 
veuf| veuve. Alhargunicha, 1. bn. 
veuve. 

Alatagusd, v. aia. 



Alatan, v. ala, 

AiatU, g. se désespérer; cela 
me désespère, alalzen zail. 
Albagin, v. agin 2. 

Albait V. al. 

Albenia, I. lisière du drap, ve- 
nelle du lit. Ce mot est selon 
Oienharty de la vallée de Bastan. 

Albœstia, v. aliiêta. ' 

Albiristeak, v. alèista, 

Albista, g. b. aUnestia^ I. bn. 
bonne nouvelle; pour a2^tm/da, de 
l'esp. albricias. comp. „albiz", avis, 
opinion. L. B. s. v. Arbitre. 

AUnriëteakj 1. étrenncs qu'on 
donne à celui qui apporte une 
bonne nouvelle; esp. albricias. 

AlbOy g. b. côté. 

Alôoan, g à côté; de alàoa^^. 

Alàoratu, aldoralzen, g. s^appro- 
cher; de al6<hTa-lu. 

Alàaragolu, même forme verbale 
au comparatif; et albarageitUy au 
superlatif. Nous ne donnerons plus 
ces noms verbaux qui se forment 
régulièrement du nom verbal pri- 
mitif. 

AlboagiD, V. agin 2, 

Alboan, v. albo. 
Aiborageitu, v. alào. 
Alboragotu, v. alèo. 
Alboratu, v. albo. 

Albumo, aîburuHy bn. espèce 
de poisson d'eau douce; (tanche P) 
Albumil, V. aliumo. 
Alchagabri, v. aUzaiu. 
Alchaxilia, v. alizatu. 
Alchatu, v. aUzaiu. 
Alchatulhja, v. alizcUu. 
Alchona, 1. P* valet de pas- 



13 



\ 



teur. O. Àndt alzona, du moins 
c'est ainsi dans Tédition de Bor- 
deaux 1847. 

Aldakak^ 1. bn. petites branches 
au pied d'une plante. 

Aldaketa, v. aide, 
Aldakoi, v. aide. 
Aldakor, y. aide. 

Aldamio^ 1. galerie extérieure 
dVne ferme. 
Aldapa, v. aide. 
Aldapere, v. aide. 
Aldaratu, Aldaratzen, 1. 

éloigner^provoquer^mettreen colère. 
Variante de alderatu? Eia bere 
ardi lagunen aihapidetik aldaralzen 
da. Axular p. 78. et s'éloigne du 
pâturage de ses compagnes (les) 
brebis. 

Aldaratze» v. aldaratu. 

Aldatsa, v. aide, 
Aldatu, Aldatze, v. aide. 

AldOy g. b. 1. bn. côté, région^ 
proximité; en esp. aldea. Il nous 
semble que Tesp. vient du basqne. 
Les composés basques prouvent que 
aide a dû être halde, bien qu'au- 
cun dialecte n'ait conservé le h. 
Ceci n*est pas un obstacle, la même 
chose a eu lieu avec ena^ la mala- 
die, qui n'a pas non plus conservé 
le 4, si ce n*est dans le composé 
gorheria, que P. écrit encore avec 
A, et qui vient donc confirmer ce 
que nous avons dit de eria. 

Aide, g. bn. en faveur de, au 
profit de. Oizonaren aide egin, fait 
en faveur de l'homme; — I. manière 
façon ; aidez eda moldez, d'une façon 
ou d'une autre. HUz Aura H al^ 



detara aditzen da, ce mot s'entend 
de deux façons. 

Aldean, g. 1. près, à côté^ en 
comparaison; de alde-a-n. 

Aldaiu, aldatzen, g. 1. bn. changer 
(p. ex. de vêtement), déplacer^ trans- 
porter! transmettre, Guraeoetatih 
semeeiara onela aldalîMz,g. transmis 
(par la transmission^ par le trans- 
mettre) ainsi de père en fils. 

Aldakela, g. changement. 

Aldeko, g. 1. bn. proche; de 
aide-ko. 

Aldeagoro^ prochainement; de 
aidea-go-ro. 

Aldapa, g. 1. aldapere, aldatsa, 
g. pente — 1. colline. De alda-fea 
et pe-ra. Aldatsa pour aldatza, 
subst. verb. contracté ? comp. adUza. 

Aldaioig g. aldaior, b. mobile, 
de aide kar et koi. 

Aide egin^ g. se séparer; faire 
une chose en faveur de, v. aide. 

Alderatu, alderatzen^ g. b. appro- 
cher; — 1. syn. de aldaiu^ mais pas 
dans l'acception de changer de vê- 
tement. 

Alderdi^ l. bn. moitié^ côté; de 
alde-erdi. 

Aldeagoro, v. aide. 
Aldean, v. aide, 
Aldegin, v. aide. 
Aldeko, V. alae. 
AlderatUi v. aide. 
Alderdi, v. aide. 

Aldi, g. b. L bn. fois, tour, g. 
espace de temps. Aldi batean elar- 
riko ez naiz, je ne viendrai pas 
pour quelque temps. Asio aldiz, 
plusieurs fois. Ma aldi onetan ère 



14 



berezko otiura egin zuen, g. et aussi 
cette fois il fit selon sa propre 
habitude. — b.l.bn. hameur; aldùma, 
la bonne hnmeur; aldi ciarra, la 
mauvaise humeur. 

Aldizka^ b. 1. bn. tour-à-tour. 

iilQlOIIftj V. aCai. 

AMJKlcft, y. (ddi. 

Aldun, V. al 

Aie, g. grain. 

AlùT, g. alhar^ 1. bn. En g. champ 
ensemencé; semailles; en 1. et bn. 
champ labourable ou labouré et 
prêt à être ensemencé, de aie tt — ? 

Aletu, aletzen, g. égrener. 

Alegia, v. al. 
Alegin, v. al. 

AlentatU, 1. éventé; arnoalen- 
tatua, vin éventé. 

Aletu, Aletzen, v. aie. 

Alfer, ou alper, g. alper^ h. al- 
fer, 1. i^er, bn. paiesseux. 

Alfer, ou alpertasun, g. b. 1. al- 
ferreria, b. alferkeria, 1. aferkaria, 
bn. paresse. En bn. aussi stérile 
en parlant d'un champ; de alfer- 
tasun et ieria. 

Alferriky alperrik, g. 1. eu vain, 
inutilement. 

Alferkeria, v. alfer. 
Alferreria, v. alfer. 
Alferrik, v. alfer. 
Alfertasiin, v. alfer. 

ÀLFORCHA^bn. alfurchaX alporcha, 
g. sacoche, besace; de Fesp. alfoija. 
Alpurcha, v. àlforeha. 
Algara, g. éclat de rire. 

Alha, Alhatu, Alhatzen, 1, 

bn. brouter, paître; tourner (d*un 
moulin), alha du^ il tourne. Selon 



P. aussi: ronger, et alhadura, 1. 
remords, tranchées. Qmcienteia 
gaiztoareti alAaduraz, Axular, des 
remords de la mauvaise conscience. 
AlAapide, p&turi^e; de alha-bide? 
eta bere ardi lagunen alhapideiik 
aldaraizenda, Axular. 78. et s'éloig- 
ne du pâturage de ses compagnes 
les brebis. 

Alhadura, v. alAa. 

Alhargun, v. alargun. 
Alharguntcha, v. alargun. 

Alhapide, v. alha. 

Alharze, 1. bn. seuil de la porte. 

Alhatu, alhatzen, v. alha. 

Alhor, V. aie. 

Aliatu, aliatzen, 1. cacher. 

Aliaua, 1. petit sac où les pay- 
sans mettent leur argent pour le 
cacher dans leur sein; de aliatu? 
caché; ou le participe du subst.P 

Alik, V. al. 

Aliz, bn. aUliZf 1. se dit du 
pain qui n'est pas levé : holl. tessig. 

Alka, 1. herbe dont on fait les 
balais. 

Alkandora,g.chemised'homme. 

Alkar, et les dérivés v. elkar. 

Alkâterka, 1. goudron, de Pesp. 
alquitran. 

Alkia, 1. banc, eacabeau. 

AlUa, b. queue. 

Almen, v. al. 

AxMTCHA, AMURZA, 1. amoroo de 
fusil. 

Almute, 1, mesure pour le grain, 
picotin; de Pesp. almud. 

Alof, 1. à l'abandon; terme de 
marine quand le vaisseau 'vogue 
I sans voiles et sans avirons. 



15 



Alor, V. aie. 

Aloze^ V. alozna. 

AlOZ]ia> 1. replis^ troussis^ quand 
un vêtement est trop long. Larra- 
mendi donne aloze, 

AlpeFi V. a^fer. 

Alperrik, v. al/er. 
Alpertasun^ v. alj)er, 

Alporcha^ V. alfùfcKa. 

Alta^ bn. interj. indiquant regret 
ou menace. Alla naài zindien, or 
donc vous vouliez. On prononce 
généralement aliaa en faisant en- 
tendre deax a. 

Altaguzi, V. ala. 

Altchagarri, V. allzatu, 

AltSU, V. al. 

Altza^ Laulne, aibre,aussi haliza, 

Altzau^ bn. tas de foin, de di- 
mension a être soulevé avec la 
fourche; comp. altzatu. 

AxTZATu.b. AUchatu^ alcAatu^hn, 
lever, élever, de l'esp. alzar. 

AUchagarri^ l.a&Aâ;^am,bn.levain. 

Alcialilia, alcAatu lUia^ bn. pa- 
pillon. 

Ama, g. b. L bn. mère. 

Azama, ugazama^ g. b. amaizuna, 
1. seconde femme du père; comp. 
alabaizuna. 

Amagiarraàa, g. b. belle-mère. 

Amonaj (amO'On) Amandria {amo' 
anderej madame-mère; titre lauda- 
tif? anuuada^ amagoya {ama^gaij 
amanagusia {affia^nagusi) g. amasOy 
bn. aïeule, grand-mère. A Guéthary 
amona est de nos jours directrice 
de couvent, soeur en religion. 

Amatoiun, g. amcUdea, 1. (i. a.) 
maternité; de ama-lasun. 




AmaùicAi, b. 1. bn. amaàeiiietaho^ 
b. (amabeso) puisqu'elle tient Ten- 
fant sur les bras quand il est bap- 
tisé) amaordekOj b. (ama^orde^io)^ 
amaponieko, g. b. du latin fonte 
(qui tient l'enfant sur les fonts) 
marraine. 

Amabesuetako, v. ama. 

Amabi, v. amar. 

Amabiohi, v. ama. 

AxnabOSt. v. amar. 

Amagiarraba, v. ama. 

Amagoya, v. ama. 

Amai, b. fin. amaUu, fil 

Amaika, v. amar. 

Amairu, v. amar. 1^'^ ' 

Amalziin, v. ama. 

Amalau, v. amar. V7:v--..'rM>> 

Amaldea, v. ama. ^''-Oj^^ 
Amanagusi, v. ama. 
Amandiia, v. ama. 

AmanO, 1. bn, nourrice. 

Amaordeko, v. ama. 
Amaponteko^ v. ama. 

Amar, g. b. hamar, 1. bn. dix. 

Hamar bai^ bn. une dizaine. 

Amargarren, g. b. iamargarren, 
1. bn. dixième; de amar-garren, 
Hamarra, 1. la dixième partie. 

Amaika, g. b. hameia, 1. Aamaia, 
bn. onze. Peut-être de amar^ig^ 
dans le sens de au delà de dix. 

Amabi, g. b. Aamabi, 1. b. douze. 

Amairu, g. b. Aama Airur, 1. bn. 
treize. 

Amalau, g. b. Aamalaur, 1. bn. 
quartorze. 

Amabosi, g. b. kamabortz, 1. bn. 
quinze. 

Amasei, g. b. hamasei, 1. bn. seize 



V 



16 



Afnaeazpi, g. b. hamazazpi, 1. bn. 
dix-sept. 

Amazorlzi, b. emezorlzi, g. Aeme- 
zartzi, 1. bn. dizhait. 

Emeretziy g. b. hemeretzi^ I. bn. 
dix-nenf; de ama/r-bederatzi, 

Amarau, bn. arraignée. 

Amarra, 1. lien^ garrot. lie fr. 
amarre^ dn basque? plutôt que du 
hollandais marren comme le disent 
M. Littré, Dict. et M. Brachet, 
Dict. étym. 

Amarratu, amarraizen, g. 1. lier, 
garotter. 

Amargarren, v. amar. 

Amarrain. v. amarrai, 
Amarratu, v. amarra. 

Amasaba^ v. ama. 

Amasei, v. amar. 
Amasbba, g. sju. de maira, de 
Tesp. amasar, pétrir. 
AmaSO, v. ama. 

Amatasiin, v. ama. 

Am.azazpi, v. amar. 
Amazortzi, v. amar. 
Ambatj v. ain. 

Amen, v. ao. 

AmOBOliar, v amels. 

Ameskaitz, v. ameis. 

Amets, g. b. 1. amex, bn. songe, 
rêve. 

AmeUtu, ameUten^ g. b. 1. rêver. 

AmesiaUz, ameschar, g. caache- 
mar; de ameU gaitz {k pour g v. 
Essai. Ch. II); et ameUdar. 

Ametstu, ametste, v. amets. ' 

Ametz, g. b. 1. bu. rouvre. 

Ameziei, 1. forêt de rouvres; de 
ametZ'iegi. Oienhart dit que le mot 
gascon est tausint. 



Amez, v. ameU. 

Am.esteii v. ametz. 

AmiamakOi 1. Mron. Peut- 
être de mehe-moko ; mais d'où vient 
a initalp En tout cas formé irré- 
gulièrement; l'adj. suit le subst. 
V. Essaie p. 120. 

Amil, quel dialecte? rotation. 

AmUtza, amiUegi, g. amiUoii, b. 
précipice, gouffre de amil-tegi et 
toht, 

Amildu, amiltzen, g. précipiter, 
ou bien la forme causative amUe- 
razo, précipiter, faire tomber. Orre^ 
gain, da egiapikaiuan amileraztea' 
gatik deaôruai sinUtueragiten diela 
aêiori. Arrue trad. Ms. de Mognel. 
p. 88. Pour cela la vérité est 
que le diable pour faire tomber 
dans le péché, (leur) fait croire 
à beaucoup que. 

Amildu, amiltze, v. amil. 
Amilerazo, v. amil. 
Amiltegi, v. amil. 
Amiltoki, v. amil. 
Amiltza, v. amil. 
Amimio, v. ao. 

Amirun, 1. amidon. 

Amodijo, v. amore. 

Amoltu, hamuUu, bu. aimable. 

Amonai v. ama. 

Amontzea, 1. apprivoiser. P. 

Amo«ë, g. 1. amodyo^ b. amour. 

Amorrai, g. amarrain, bn. io- 
muarrain^ 1. truite; àe amu-arrain. 

Amorratu, g. enrager. 

Ampor, V. embor. 

Amu, g. b. bn. hamu^ 1. hame- 
çon; du latin hamu-s? 

Gahamu selon M. Salaberry est 



17 



un petit crochet à l'aaage des 
pécheurs. Veut-il dire hameçon? 
Il paraît en tout cas que c*est le 
même mot, g pour A, gamu et 
l'autre h iutroduit, gahamu, 

Amilko, g. lin préparé pour 
être filé; le rebut en est le mvlo. 

AmulSU, V. amohu. 

Amurutolia, 1. roitelet (oiseau). 

Ahubzâ, V. almucha. 

An, V. a. 

Analtar, v. anaù 

Anai, g. b. anaye, 1. bn. frère. 
Zeren Aire anaye haur hU baiizen, 
Luc. XF, 82. Test. Rochelle. Car 
celui-ci ton frère était mort. 

AnaUar, g. anayazko, 1. fraternel; 
de anai-lar, et anaya-z-ho. 

AnayasskOj v. anaù 

Anaye^ v. anai. 
Anoll6j V. a. 
Andai 1. litière. 
Andana, bn. récolte. 
Andarrai, g. églantier. 

Audeatu, bn. gâter. Jndegatu, 
1. dissiper, parait être le même mot, 
mais n'est plus connu aujourd'hui. 

AndOgatUj v. andeatu, 

Andere^ v. andre, ' 

Andi, aundi, g. b. kandi, 1. bn. 
grand. Tous les dérivés 1. et bn. 
avec i. 

Ârk erakuëten dizkilzu gayaundi 
onen èoyeU guiiiah (Lettre de Lar- 
ramendi à Mendiburu), lui vous 
montre tous les côtés de cette 
grande question. 

Anditasun, g. b. 1. bn. grandeur. 

Andiro, andizkiro^ g. Jiandiki^ han- 
dizii, 1. grandement; de anài-ro et U, 



Anditu^ andiizen, g. b. 1. bn. 
grandir. 

Andiusle, antu8te,g. orgueil; de 
andi'iiate? grande, haute opinion. 
Ii'adject. devrait suivre. 

Andiro, v. andù 

Anditaaun, v. andi. 

AnditU, v. andi. 
Anditze, v. andi, 
Andiuste, v. andi. 
Andizkiro, v. andi. 

André, g. ante, b. andere^ I. 
bn. En bise, femme mariée; dans 
les autres dialectes, mariée ou non 
mariée, demoiselle ; quand on parle 
à une femme on emploie andrea; 
bai andrea, oui madame. 

Andura, 1. hièble. 

Anega, b. 1. mesure pour les 
grains qui contient seft gaiûziru ; 
do l'esp. fanega qui s'écrit aussi 
hanega; v. Dict. de l'Acad. esp. 

Angereder, 1. anyereder, bn. 
belette ; de andere^der. La pronon- 
ciation de 1'^ comme d (v. Essai 
p. 6) doit être la cause de cette 
variété d'orthographe. Nous écri- 
vons angereder avec g d'après Pou- 
vreau; il nous parait que c'est 
une faute ; il a dû lire g pour y. 
Cette même méthaphore (jolie de- 
moiselle) se retrouve non seulement 
dans le fr. belette, mais aassi en 
danois, en bavarois et dans l'ancien 
anglais, v. Brachet, D. £. 

Angeru. v. aingeru. 

AnhitZ, V. ain. 

Anhitzetan, v. ain. 

Anima, g. arima, h. 1. bn. âme; 
esp.anima; prov. arma, v. L. B. 1. 89. 

2 



18 



Anitz, V. ain, 

AnhOi V. ano, 

Ajuul, b. patte l.g. (Tolosa) jambe^ 
bn. hanche^ de Tesp. anca? 

AnOi g. 1. portion; anAo;8oul, 
méridional selon O. pitance du 
berger. Selon Chaho du latin an- 
nus dans le sens de récolte; ce 
qui paraît assez invraisemblable. 

Ajire, V. andre. 

Aksabâ, anzara, 1. ansera^ bn. 
oici de Tesp. ansar. 

ÂKSERA, V. auêara, 

AtihIj g. 1. antn^ bu. soin, 
souci, — g. 1. bn. application, 
faculté. — gj 1. génie, moyen. — 
g. travail, vigueur. Jauna ez duzua 
annarik ene akizpak niz nezan ha- 
hharrik zerbiizatzera ? Seigneur 
D*as-tu point de souci que ma 
soeur me laisse servir toute seule. 
Luc. Gh. X. 40. lab. Soc. bib. 
Londres. Aim da, g. il importe. 

AjltohEj bn. sangsue. 

Antesa^ g. 1. merlot. poisson 
de mer. 

Antiohlina, g. pot à anse pour 
boire; Tangl. mug. 

AntolatUi anlolalzen, 1. bn. 
s^habiller, s'arranger. 

Antsi} V. anâi. 

AntUBtO, V. andL 

Ants, V. anz. 

AntzatSU, v. arUze. 

Antze, I.bn. industrie, adresse. 
Variante de ansii 

Antzalsu,mà\xsinGaz;deantze'tsu. 

Antzu, ou anzu, 1. mais la 
première forme est préférable. Qui 
n'a plus de lait; selon M. Sala- 



berry (bn.) pas pleine. On nous a 
affirmé cependaut qu*on le dit des 
vaches pleines qui n^ont pas de 
lait. Il est possible que „8ec" soit 
la signification générale du motet 
de là comme le croit M. Mahn, 
Bask. Sprachdeuk. aneioa, emchois, 
(poisson) séché. 

Anzuiu, anzulzen, g. 1. bn. an- 
zUu, b.' dessécher (des femelles); 
bn. sevrer. 

Antzutu, B,ntzatze;v. anizu. 

Anyereder, v. angereder. 

Anz ou antz, g. b. apparence, 
ressemblance. Larramendi écrit ce 
mot avec et sans t. Lardizabal avec 
L Eta ffizona hère anizera egin zue», 
g. et quand il eût fait Thomme à 
son image. 

Anza èadu, g. b. il paraît. Anza 
du, b. il ressemble. 

Anzeio, g. b. semblable, pareil; 
de anz'io. Le lab. anzo, comme, 
paraît être une forme contractée... 
Haur maite anzo, £ph. Y. 1. comme 
ses chers enfants. Bal bedera ôere 
ffizara anzora eia moldera minzo 
da. Axular. Chacun parle selon sa 
guise, sa façon. 

Anzara, v. anaara, 

Anzeko, v. anz. 

Anzinako, g. ancien, de Tesp. 
anciano; de anzina-ko. 

Ansdtu, V. antzu. 

Anzo, V. anz. 

Anzu, V. antzu. 

An, V. ain. 

AO9 g* b. ahOf 1. bn. bouche. En 
bise, ao fait avec Tarticle aua, mais 
généralement b est intercalé après 



19 



u, auôa, comme si le radical était 
au; cette forme est aussi usitée à 
Tolosa. Comf. zeruôelan,dezerU'etan. 

Abo et u6a que cite Larramendi 
sont inconnus. 

Ahariu ou ahakartu, et générale- 
ment aharratu, 1. bn; la première 
forme de aho-artu, la seconde de 
aho'hartu^ avec la mutation de h en 
h (v. Essai Ch. II); se quereller^ 
littéralement et trivialement se 
prendre de bec (bouche); de là 
le mot suivant: 

Akar, querelle. Beharrak aharra^ 
nécessité (engendre) noise. Prov. 
de Oienhart. v. ci-dessus. 

AAarraiu, 1. cité plus haut^ déri- 
vation secondaire et formée de a/iar, 
avec l'article, aharra etdelàû^jrr- 
ratu. Pouvreau cite encore ahakatu, 

AuzpeZy g. b. ahuzpeZj ahozpez, 
1. ahuspe, bn. sur la face^ p. ex. 
tomber. De ao, ou aho-z-pe-z, La 
forme bn. qui a s est évidemment 
fautive c'est le suf. z, qu'il faut. 

Aosapai, g. aiasaèaû ahoganga^ 
1. palais (de la bouche). De ao- 
sahai. Y. pour Tanalogie de la forme 
du mot palais, Diez, E. W. Se- 
lon MM. Brachet et Littrédu la- 
tin palatum d'où paie et par er- 
reur palais. Quoiqu'il en soit 
le basque aosapai vient augmenter 
les exemples cités par M. Diez et 
tirés d'antres langues dans les quel- 
les le palais de la bouche est ex- 
primé par voûte ou ciel ou quelque 
idée analogue. En holl. nous disons 
verhemelte, de hemel, ciel. 

AAoganga est formé de aho et 



de gatiga que P. cite comme sig- 
nifiant déjà seul^ palais de la bouche; 
et puis cahuette, vieux mot pour 
cahute. Selon Larramendi: luette. 

AhogozOf 1. bn. salive. 

Aàoerij akeri, 1. mal à la bouche, 
de ako-eri. 

Ahamen^ 1. bn. bouchée, morceau; 
de aka (pour ako) et men, 

Ahaiara 1. bouchée. Akarlara, S. 
d. L. bocanada, bouchée; paraît 
être une erreur, r est de trop. 

Amen, J. (syncope de akamen) 
ainsi que aminno bn. {nn = gn, 
fr. orth. de M. Sal.) portion, part, 
et par extension, moment, petit 
moment; amenetik amènera^ de mo- 
ment en moment. 

Arratcsi, g. b. akaratm, 1. ahar- 
rosi, bn. bâillement de akO'iratMÙ 
Akarausi egin^ 1. bailler. P. cite 
encore akal usain, bâillement et 
akal usainka dago, il baille. Il n'est 
pas clair d'où vient le l; Temploi 
de uaain est curieux, du moins 
si ce mot n'a pas d'autre signifi- 
cation qu'odeur. 

Ahapaldi, L P. dit couplet de 
vers, strophe; et au pluriel «Aa- 
paldiak, discours impertinents; se- 
lon Larramendi, au supplément, bo- 
canadas, gorgée (d'eau etc.), bouffée 
(de famée, de vanité); de aho^ 

Aosapai, v. ao. 

Apaclia, b. corne des pieds 
des animaux, sabot, syn. de be- 
atzaL 

Apain, g. apaindura, b. 1. aphaifi' 
dura, bn. ornement. 

Ajpaindu, apaintzen^ g. 1. bn. or- 



20 



ner, se parer — 1. bn. apprêter, 
préparer. 

Apaindu, v. apain. 

Apaindura, v. apain, 

Apaintze, v. apain. 

Apaiz, g. apez, 1. apAez, bu. 
prêtre, du lat. abbas. 

Apezkoa, 1. la prêtrise. 

Apairu, 1. bu. repas. Selou Chaho 
du lat. apparare. 

Apal, 1. humble ; bu. bas. 

Apaldu, apaUzen, 1. aphaldu, bu. 
s'abaisser, se prostoruer^ Bihotzez 
eta arimaz apalduriA, prosterué de 
coeur et d*àme. 

Apala, g. planchette sur la 
cheminée sur laquelle oh pose des 
plats. 

Apalardotza, 1. cheville du 

pied; syu. de achiruina. 
Apaldu, V. apal et afari. 
Apar, g. écume. Comp. arrapo, 
Jparlsu, écumeux. 
ApartSU, v. apar. 
Apez, v. apaiz. 
Apezkoa, v. apaiz. 

Aphaindura, v. apain. 
Aphal, aphaldu, v. apal. 

Aphez, v. apaiz. 

Aphiril, v. apirilla. 

AplUlTy V. apur. 

Apirilla, g. 1. aberilla, b. aphi- 
fil, bu. le mois d'avril. Comme près- 
que tous les noms des mois pure- 
ment basques se terminent pan7^ 
(le mois) p. ex. agarilla^ il est 
possible que ce soit une contrac- 
tion de apinUilla. 

Apo, g. 1. b. crapaud. 

Apo belatza, 1. butor (oiseau). 



Apostu, 1. apoalura, g. gageure ; 
1. pacte, de Tesp. apuesta; apoëiu 
egin du, 1. il a fait pacte... 

Apote, g. b. verrat. 

ApukO) g. prétexte; syn. de 
aiûzaii. 

Apunta, 1. joli, mignon. 

Apur, g. b. 1. apAur^ bn. peu ; 
apur baty un peu. — g. miette. 

Apurlu, apurlulen, b. rompre; 
apurtUy apurûzen, 1. baisser ; apurtu 
da, il a baissé de condition. 

Àpurtasufiy 1. bassesse. 

Apurtasun, v. apur. 

Apurtu, v. apur. 

Apurtze, v. apur. 

Ar, I. g. b. 1. bn. mâle. Ne 
serait-ce pas l'origine du sufSxe 
tar qui forme l'ethnique en basque? 
de même qu'en angl. et eu ail. 
man et manu : frenchman, english- 
man. Laudsmaun (compatriote) cor* 
respond exactement à erritar. Le 
t est euphonique. 

Ar, 2. V. artu. 

Ar, S. g. b. har, 1. bn. ver. 

Arrasta, arrastalzen, g. b. ram- 
per. L'esp. arrastrar du basque P P. 
écrit arraziea (dans luarraz^a) avec 
z ce qui est mieux; beaucoup de 
noms verbaux formés de substantifs, 
ont s on z; mais il nou^ semble 
que c'est le suffîxe z; p. ex. de 
erro,erroziaiu^ et ici di^arra^ arrazta. 

Ara, \. Y. a. 

Ara, 2. On trouve ce mot dans 
les locutions suivantes: ara emen, 
g. b. voici; ara an, g. b. voilà; ara 
nota, g. voici comment; ara emen 
correspond à <ma emen^ g. b. voici. 



21 



Ara et ona paraissent être des dé- 
monstratifs ; (comp. les pron. dém. 
et les adv.). Pour ona il nous sem- 
ble qu^il n'y a pas de doute, c'est 
le démonstratif (pronom ou adverbe) 
renforce do son synonyme emeii; 
ara sera donc le démonstratif jdont 
la forme actuelle est hura (Aura' 
art); comme le k est toujoura la 
caractéristique de Tagent^ il est 
permis^ croyons nous de conclure 
à la forme (primitive?) arouara, 
dont ark pour Tagent; comp. Arira. 
Même observation pour le pron. 
dém. au-onei. Onék fait conclure 
à une forme primitive on, qui se 
retrouve quand un suffixe suit^ p. 
ex. liburu onetan {on-e-tan) dans ce 
livre-ci; comp. araiizin, arano. 

On ne peut y chercher une forme 
verbale qui correspondrait à : prends 
ou tiens ou vois. En admettant 
que le verbe artu eût un impéiatif 
simple (non périphrastique) comme 
egin etc.^ ce serait sans doute le 
verbe qui se prêterait le mieux à 
expliquer ara; mais cet impératif 
porterait toujours la caractéristi- 
que soit du masculin h soit du 
fém. n. 

Arabera> v. arau^ 

Arada^ l.bourdonnement, p. ex. 
des abeilles; écho. 

Aragi^ g. b. haragi,, 1. bn. chair, 
viande. 

Jrakai, arkaiy g. viande salée. 

Aralnna, g. boucher^ de aragi- 
egina, 

Haragizkoy 1. charnel, dekaragi' 

Z'to. 



Harapirika, 1. la chair qui vient 
dans une plaie et la dépasse. 

Harategun, bn. jour gras, de 
Aaragùegun, 

Aratozie, b, carnaval. Probable- 
ment de aragi; mais qu'est ce que 
iozte ou atozte? Atoz est la 2^^ 
personne du sing. de Timpératif 
de etorri;atoz viens, atozte \QjiQz\ 
mais carnaval exprime étymologi* 
quement le contraire, soit que Ton 
accepte, camis levamen, v. Littré, D. 
soit, campvale, v. Diez E. W, 

Araistia, araistian, 1. P. naguè- 
re; parait être une corruption de 
araitzin. 

Araitzin, 1. P. depuis long- 
temps ; litt. avant cela, de ara 2. et 
aitzin; exactement le hoU. voor 
dezen, autrefois; voor, prép. avant; 
dezen, pron. dém. celui-ci. 

Arakait v. aragi. 

Araki, v. adar. 

Arakina, v. aragi, 

Arald6, v. arau, 

Araldetu, araldetssOj v. arau. 
Arana, g. 1. prune. 

Arantz, g. b. aranze, 1. épine. 
AranZQ, v. arantz. 
AraÎLO, g. jusque là; v.ara et ho. 
Arara, v. araôera, s. v. arau. 

Ararteko, arartekotasun, 
arartekotarzun, v. artu. 

Aratche, v. aretze. 
Aratin, b. sur le dos. 

AratOZt6, v. aragi. 
Aratz, 1. (i. a.) propre. 
Araztu, arazten^ rendre propre. 
Aratztaaun, propreté. 

Aratztastm, v. arau. 



22 



Arau, g. règle, droit ; — 1. bn. 
proportion, apparence. M. Salaberry 
dit: selon, et synonyme de arabera. 

Arauz, g. bn. selon, de arau-z. 
Axolar écrit p. 229 arauaz; emcuu 
beraz duzunaren arauaz, donnez donc 
selon que vous avez. 

Araberoy g. I. bn. araura, arauera^ 

I. bn. et par contraction arara, 
selon ; de arau-ra ; en guip. b pour 

II. Ea, suffîxCj vers; il nous semble 
que c'est une contraction dearau; 
V. pour les détails ra, Ebanyelio 
san Lvken arabera, Evangile sefon 
St. Luc. 

Arauez, bn. vraisemblablement; 
et aussi sans doute, dans un sens 
interrogatif ; de arau-ez. Au fond le 
même mot que arauz; il n'y a 
aucune raison pour y introduire 
cet e de liaison. Le mot est de M. 
Salaberry. 

Arauchuka, bn. arauka, 1. bn. par à 
peu près, à proportion, de arau^ch'ka, 

^rau^'J^jg.eonforme; de arau-hide. 

ArcUde, 1. paire^ couple. Selon 
Pouvreau encore : troupe^coropagnie. 
Larramendi donne seguimento,suite; 
mais ni l'un ni l'autre dialecte ne 
connaît plus cette acception de 
aralde, qui pourrait cependant être 
la signification primitive^ de arau- 
aide pour indiquer ce qui se trouve 
sur une même ligne (règle), ce qui 
forme une série; série est rendu 
par Larramendi par aralde; nous 
ignorons si ce mot est usité. 

ArcUdetu, aruldetzen, g. suivre. 

Arara, v. arau. 

Arauaz, v. arau. 



Arauchuka, v. arau. 
Arauera. v. arau. 

Arauez, v. arau. 
Arauka, v. arau, 
AraukidOj v. arau. 

Araura, v. arau. 

Arauz, v. arau, 

Arazi 1, b. humble, syn. de apal. 

Arazi 2, v. artu, 

ArazO, v. erazo, 
Arazte, v. erazo, 

Araztu, v. arau. 
Arbalda, 1. bât d'âne, de l'esp. 
albarda. 

Arbazo, 1. bn. bisaïeul. 
Arbi> g. bn. navet, rave. 
Arbui, 1. mépris. S. A. L. rebut. 
ArbuyatUy 1. bn. mépriser,. détester. 

Arbuyatu, v. arbui. 

Ardai, g. 1. bn. amadou. 
ArdailldBgnl, v. ardanza. 
Ardanazka, v. ardanza. 
Ardandegi, v. ardanza. 
Andankoi, v. ardanza. 

Ardanza, 1. vigne. 

Ardanazka, entonnoir. 

Ardaindegij ardandegi^ cellier; de 
ardan-degi pour tegi ; mais qu'est-ce 
que ardan? Ardo' est vin. 

Ardankoi, qui aime la cave; de 
ardan^koi, 

ArdaO, v. ardo. 

Ardatchua, v. ardau. 

Ardatz, g. b. 1. bn. fuseau; 
g. I. essieu, vis; 1. roue de moulin 
de ari-atzf mais d'où vient le df 
Ardatchua, 1. peson du fuseau; dimi- 
nutif de ardatz. 

Ardaizketan art naiz, g. je file; 
litt. je suis occupé à (dans le) filer. 



28 



Ardi, g. b. 1. bB. brebis. — b. puce. 

Ardizain^ 1. artzmn^ 1. bn. artzai^ 
b. berger; de ardi'Zain, comp. arsain» 

Artzanoroy g. mâtin; chien de 
berger; artzain^ora, 

Arditegi, b. bercail; syn. de av' 
tegi; de ardi-tegù 

Artalde^ b. 1. troupeau de brebis, 
de ardi (ou an) talde. 

Artzar, bn. vieille brebis destinée 
à la boucherie; de ardùzar, 

Ardimihi^ bu. herbe en forme de 
langue de brebis. 

Ardietsi, 1. ardîexi, bn. attein- 
dre, parvenir, obtenir; paraît être 
composé de ardi'ttai^ comme onetsi^ 
auteUi\ mais qu'est-ce que ardil 

Ardiexi, v. ardietsi. 

ArdimiM, v. ardi, 

Ardit, L bn. liard; mot béar- 
nais, V. L. B. 

Arditegi, v. ardt. 
Ardizain, v. ardi. 

ArdOy g. b. arno, 1. bn. ardao^ 
b. vin. Dans le Labourd toute 
sorte de boisson. Arno buztinoa^ ci- 
dre pur. 

Sagardo^ g. b. aagamo, 1. bn. 
cidre; de sagar-ardo* 

Ardura, g. b. 1. soin. — 1. bu. 

souvent. Imini hiar dau ardurarik 
andijeenay b. il faut donner le plus 
grand soin. 

Ardurako^ 1. continuel. 

Arduraisuy 1. (i. a.) soigneux. 

ArdUrakO, v. ardura. 

ArduratSU, v. ardura. 

Are, 1. g. b. 1. art€^ 1. bn. herse. 
De la racine se. ar? 

ArheeUu^ arheaUefif 1. arhatu^ hn. 



herser. En lab., du moins àGué- 
thary^ on dit plutôt, arhen haritzen 
naiz, je herse. 

Are, 2. g. b. 1. encore, aussi, 
même. Are geyago^ encore plus. 
Arû etaayaky même les ennemis. 
Zembatenaz areago, 1. d'autant plus. 

Are, 3. b. 1. bn. sable; de Tesp. 
arena ? 

AreD, V. hura, 

Arera, v. artu. 

ArerjjO, b. ennemi; syn. de 
etêai, 

Aresti, g. moment. Arestian emen 
zan^ il était ici, dans un moment 
(il y a un moment). Areati artan^ 
dans ce moment. 

Aretche, v. aretze. 

Aretze» aratohe, aretche, 

1. bn. Veau d'un an; syn. de 
chahaL 

Argal, g. b. maigre; — bn. 
clair-semé. CHzonaren borondatia dala 
gtiztiz argal ta aldakorra ; la volonté 
de rhomme est très faible et mo- 
bile. 

Argaltasun. g. b. 1. maigreur, fai- 
blesse. Eta onen argàltasuna estaU* 
zen jakin zutelako, ... et parce qu'ils 
avaient su protéger la faiblesse de 
celui-ci (Noé ivre). 

Argaldu^ argaUzen^ g. b. affaiblir. 

ArgaldU, v. argal. 

Argaltasun, v. argài. 

Argaltze, v. argal, 
Argamasa. 1. mortier; esp. ar- 
gamasa. 

Argatik, v. hura. 

Argi, g. b. 1. bn. lumière, 
comme adject: éclairé, lumineux; 



24 



rayonnant. Damu ernon deuUee gi- 
zon argi askort^ b. Moguel; a 
donné de la peine à beaucoup 
d'hommes éclairés. Eta arpegi ar^ 
giarekin begiratzen zian, Lardizabal; 
et elle le regarda avec un visage 
rayonnant. 

ArgitUy argîtzen^ g* b. 1. bn. éclairer. 

Argitasun^ g. 1. splendeur. — g. 
b. vivacité. — b. syn. de argibide, 

Argibide, argide^ g. éclaircisse- 
ment; la seconde forme contractée 
de argi'bide. 

Argiroy g. b. clairement. 

Argizagi^ 1. bn. lune. Selon Dar- 
rigol, Diss. apol. p. 28, le mot est 
argizari et signifierait mesure de 
lumière, de arguizari. Il se pour- 
rait que le mot primitif fut ar^ûan 
mais alors il nous semble, qu'il faut 
le décomposer en argiz-ari, Téclai- 
reur; comme buruzari, nekazari^ 
iigintarij eiztari^ etc. etc. v. ari 4. 
Cette étymologie nous semble plus 
naturelle. Argizari^ est aussi .em- 
ployé pour clair de lune, v. Ma- 
nuel de la conversation, Bayonne 
1861, sans nom d'auteur. La dou- 
ble ortographe ^ et r se retrouve 
encore ailleurs mais elle est exces- 
sivement rare; nous n'en pouvons 
citer que deux exemples pour le 
moment buruzari, buruzagi^ dont la 
terminaison est au fond la même 
que celle de argUagi; et puis 
iruzkia, que donne M. Fabre dans 
son guide de la conversation, pour 
iguzkia. Nous ne croyons pas que 
les deux exemples qui sont donnés 
par M. Vinsou dans la Bévue lin- 



guistique, vol. III, p. 450, puissent 
être cités à Tappui de la permu- 
tation de r en g; oramai ne dé- 
rive pas, croyons nous de agi, mais 
de orhe^ ore ; orhantz aura la 
meure origine. La dernière objec- 
tion pourrait être que les substan- 
tifs composés, ne sont pas formés 
à l'aide du suffixe z^- les différents 
éléments du mot sont juxtaposés 
sauf le changement de lettres que 
les lois phonétiques exigent, ainsi 
eurijcLsa^ de euri-jasa; arzain^ de 
ari-'Zain; hezet€L8un^deheze'ta8un;arkU' 
me de ari-hume^ etc. etc Argi cepen- 
dant paraît faire exception. Leguip. 
argizagi, en b. argizai, cire, est 
formé sans doute de argi-z-gai, 
matière à lumière = cire. 

Bien que cette étymologie (argix- 
ari) nous paraisse acceptable, nous 
voudrions proposer de décompo- 
ser argizagi en argi-z^age; appa- 
rence de lumière; on sait que 
dans le dial. bise, e devient t 
quand a suit, ainsi, argizagia. 
Gomme la nuit dans d^autres lan- 
gues a été exprimée par des mots 
qui indiquent des idées de mort, 
de destruction (v. Origines I. O. 
de M. Pictet II, 587), de même 
la lumière de la lune paraît avoir 
fait une impression lugubre sur les 
Basques. D'autres dialectes disent 
t7/ar^t, lumière de mort; t/Mun, som- 
bre dérive aussi de tV/, mort. De 
plus le mot apparence (de lumière) 
peut facilement avoir pris la sig- 
nification de clair (de lumière). En 
allemand il n'y a qu'un mot pour 



25 



les doax idées ; ^^scheinen'* est 
paraître et briller^ luire; ^^Mond- 
schein/' clair de lune, pourrait se 
traduire : apparence. Il est encore 
possible que ces deux mots argi^ 
zagi et argizari existent indépen- 
dants Tun de Tautre. 

Argizagi, 2. g. argizai^ b. cire; 
syn. de tzko', de argit-gai. 

Argizaite^ bu. clair de lune, de 
argi — 1 

Ârgtzar, g. b. 1. étoile du matin, 
de argi'izar. 

Argitaratu, argUaratzen, g. b. 1. 
publier; de argi'tara-tu, 

Argibide, v. argi. 

Argide, v. argi. 

Argiàa, v. ani l. 

ArgirO, v. argi. 

Argitaratu, v^. argi. 
Argitaratze, v. argi. 
Argitasnn, v. argi. 

ArgitUy V. argi. 
Arg^tse, V. argi. 
ArgiSiagi, 1 & 2. v. argi. 
Argizai, v. argi. 
Argizaite, v. argi. 
ArgiSSar, v. argi. 
Argizari, v. argizagi, s. v. argi, 
Argoila, bu. terme de vigneron ; 
pampre taillé d*une certaine façon. 
ArhatU, v. are. 1. 
Arhe, v. are^ 1. 

Arheatti, arheatze, v. are, ^. 

Arhin, v. arin. 
Ari, 1. V. hura. 
Ali, 2. g. aarif b. ahari, 1. bélier. 
Ariki, g. chair de mouton; de 
ari'€wagi? 
Ârkufne, g. agneau ; de ari-htime. 



Arzai, g. arzain^ b. 1. bei^er ; de 
ari'Zain. 

Artegi, g. bercail; de ari-tegi. 

Ari, 3. g. b. hari^ 1. bn. fil. — 
1. filet. 

Baristatu, bu. raccommoder avec 
du fil. 

Arilla, b. harilko, 1. haliko, (l pour 
r, comp. auhaldu, de auhari; bulhute, 
de buru) bn. peloton de fil. 

Harilkatu, 1. halikatu, bn. dévider. 
De ari^hartu? prendre le fil. Le 
h devient régulièrement k (v. Essai 
Ch. II); mais généralement le r 
de artu uVst pas supprimé. 

Halgai, bn. tout ce qui provient 
du lin et qui est propre à être 
filé ; de liai (pour hari) -gai. comp. 
haliko, 

Arizpi, g. fil de soie ou de coton ; 
de ari'izpi. 

Ari, 4. g. hari, haritztn, 1. bn. 
M. Salaberry écrit ari. Nom verbal 
qui accompagné des terminaisons 
de izan signifie être occupé à, 
faire, travailler. En g. ari seul 
est en usage ; en lab. on se sert 
aussi de haritzen, pour indiquer le 
fréquentatif. Laneanhari nafZfJQ tra- 
vaille; lanean haritzen naiz, je tra- 
vaille d*habitude j'ai coutume de 
travailler. Ce nom (ari) se trouve 
chez Larramendi et Lardizabal ac- 
collé à celui de jardun^ yardun (v. 
ce mot) comme ayant la même sig- 
nification et la même conjugaison ; 
mais ils ne disent pas comment 
ari est devenu jardun ou comment 
jardun dérive de ari. Nous croyons 
avoir réussi à expliquer la conju- 



£6 



gaison de jardun; niais pour ari 
il resfce un doute, si Ton veut faire 
dériver ce mot de jarri ; c'est que 
ce dernier a deux r. Larramendi 
ni Lardizabal qui généralement le 
copie ne nous sont d'aucune uti- 
lité. Lardizabal donne un second 
exemple d'une confusion pareille 
en attribuant la conjugaison d'un 
verbe à un thème verbal tout dif- 
férent; noa, etc. est le présent de 
l'indicatif de oi I Cette méprise est 
trop forte pour pouvoir donner lieu 
à aucun doute; v. joan. 

Comme terminaison nous croyons 
retrouver ari dans beaucoup de 
terminaisons pour indiquer le fac- 
teur, agintzari, arzainkari, eiztari, 
gelariy gerlari etc. etc. 

Arian, b. quelque chose. Arian 
daukazu? avez- vous quelque chose? 
Peut-être de ari, 

Ezarian ezarian, g. 1. peu à peu; 
de ez^arian, 

Aricll, V. aritz, 

Ariki, v. ari, 2. 

AriUa, v. ari^ 3. 

Arima, g. b. 1. bn. Cardabera 
(bise.)) écrit animai de l'esp. anima; 
arimaj du prov. arma. 

Alin, g. b. L arhin, bn. léger. 
Umeiako oktrkeHjaaJc arîhagvak oi 
dira,..bano, d'habitude les méchan- 
cetés de l'enfance sont plus légères 
que... Moguel. 

Arinek arin, b. en courant. 

Arindvy ariritzcn, b. 1. devenir 
léger. 

Arintasun, g. b. 1. légèreté; de 
arin-tasun. 



Arinkiro, g. arinki^ 1. adv. 
ArindU, v. arin. 
A rin kl j y. arin. 

Arinkiro, v. arin. 
Arintasun, v. arin. 

Arintze, v. arin. 

Aritz, g. arich, b. haritz^ L bn. 
chêne. Serait-ce de arri^ pierre, à 
cause de la dureté du chêne^ et 
de tzat contracte en tz. (comp. kotz 
pour kotzat) P comme en esp. roble, 
rouvre^ fait roblizo^ dur. Il y a 
une objection cependant; ce sont 
les deux r, bien qu'on trouve des 
mots qui s'écrivent avec un et deux 
r; Aarolê, arrautz; arrêta ou arera. 
Il est curieux qu'en lab. on ne 
prononce pas du tout le r dans 
ariftz; ainsi on dit aUz ce qui sig- 
nifie rocher; mais ce dialecte les 
supprime fréquemment. 

Arizpi, V. ari 8. 

Ark, V. hura. 

Arkai, v. aragi. 

Arkaitz, g. rocher; au fond 
pléonasme de arri-haUz; il pour A^ 
V. Essai Ch. II. 

Arkakuso, g. puce. 

Arkhara, bu. en chaleur (des 
brebis). Dé ari-khar? 
ArlrhlfifiHj v. arhina. 

Arkiarazo, v. arkUu. 

Arkina, 1. arikinna, bn. engrais 
de chèvre et de mouton, de ari 
et egina, egina, fait; k pour g après 
r, V. Essai Ch. II; ««c=gn. £r. 

ArkitU; arkitzen, g. auriitu, 

b. auriAituy 1. bn. trouver ; de ar- 
{artu) hide-iu? prendre avec. 
Arkiarazo, g. faire trouver. 



27 



Arkola, 1. étoupe. Mot de 
Oîenhart selon P. 
Arkoska, g. arkoskor, b. gravier. 

Arkume, v. are, 2. 

Arlantz, I. baie de blé; syn. 
de ahotz. 

Arlotatu, arlotatze. v. arlote. 

Arlote^ 1. fripon^ Tesp. arlote; 
Tangl. harlot^ prostituée. 

Jrlotalu, arlotaûzen; s^amuser 
dans les mauvais lieux. 

Anuazoi, b. armazoin, 1. i. a. 
outil, instrument. 

Amiazoill, V. armazoi. 

Anuiamia^ g. armierma 1. ar- 
raignée; syn. de marmara^ aiyiharba, 

Armierma, v. armiamui. 

Amase, \. aU \. 

Arkes, bn. outil; durom. arnes^ 
V. L. B. et le Dict. de M. Littré 
s. V. harnais. 

Amo, V. ardo, 

Aro, L bn. saison^ temps. Zeraro 
da? quel temps fait-il? Gaataro^ 
1. le temps de la jeunesse; Azaro, 
bn. saison des semailles ; novembre. 

ArotZ, g. b. karolSg arrauis^ 1. 
forgeron. Eu g. aussi charpentier. 

Arpegi, v. autre. 

Abbaba, 1. arrau, bn. arraun g. 
aviron^ rame. Du rom. ram; ra- 
meau^ baguette, v. L. R; avec ar 
prosthétique et 6 pour m. v. Essai, 

ch. n. 

Arrabar, v. arri i. 
Arrabenitu, v. ôerri. 
Arrabita, bn. violon. 

Arbadiza^ g. gerçure (aux mains). 
Corruption du latin rhagadia avec 
ar prosthétique? 



Abrai, 1. 1. bn. gai, joyeux. Ne 
serait-ce pas de Tesp. rayo, rayon F 
et alors rayonnant. 

Arraiy 2. g. arran, b. arrain, 1. 
bn. poisson. La différence dans la 
terminaison in n'est pas chose rare; 
comp. arzai^ usai. Le i intercalé 
dans les dialectes basques f r. rem- 
place d'ordinaire le son mouillé de 
1 (11 français) et de Uj (gn fr. et 
n esp. V. arôeino); et quant à T», 
il paraît que ce son à la fin d'un 
mot est désagréable à Toreille des 
basques espagnols ; de melon on a 
fait melo^a; de Tesp. razou, ar- 
razoya. 

Arraingorrij g. en esp. escarcho ; 
litt. poisson rouge. 

Arrantzatu ou arrantza^ arrant- 
zatzen; arrantzan egin, g. pêcher; 
en lab. on construit ce nom ver- 
bal avec hari, arraintzan hari naiz, 
je pêche. 

Arrantzay g. pêche. 

Arrantzari, g. arrainsate, 1. (mieux 
arrainzalè) arrainkari^ bn. pêcheur; 
de arrarUZ'ari et arrain^zale, 

Arbail, 1. bn. bûche, de arraildu, 

Abraildu, 1. bn. fendre; corrup- 
tion du latin rhagadia. 

Abrailcabri, 1. qui fait fendre 
(le coeur); de ajrail'^arri. 

Arrain, v. arrai. 2. 

Arraingorri, v. awai, 2. 

Arrainkari, b. truite, syn. de 
amarrai, bn. pêcheur, v. arrai, 2. 

Arrainzalè, ou sale, v. arrai 2. 

Abraka 1. g. fente; du latin 
rhagadia; comp. arradiza, 

Abrakatu, arrakatzen, fendre. 



28 



Arraka 2. bn. grand débit. 

Arrambela, bn. arc teuda pour 

y exposer et blanchir les échevaux. 

Arramberritu, v. berrL 

Arkanoura, bn. souci, arrenkura^ 
1. plainte. Arrenkuraz dago ; il se 
plaint. Du prov. rancura, récrimi- 
nation, plainte, v. L. B. v. errev^ 
iurcUu, 

Arrano^ g. b. 1. bn. aigle. 

Arrantza, 1. v. arrai 2. 

Arrantza, 2. g. cri de Tàne. 

Arrantzarri, v. arrai 2. 

ArrantzatU^ v. arrai 2. 

ArrantzatZOj v. arrai 2. 

Arran^ v. arrai 2. 

Arrapatu, g. saisir,du rom. rapar^ 
V, L. R 

Arrapo^ 1* écume; aha bazter 
arrapoUua^ 1. qui écume des deux 
côtés de la bouche. P. 

Arrapozki, bn. tranquillement; 
de fr. repos avec ar prosthétique. 

Arras, g. tout-à-fait; — 1. bn. 
très. Arras onçi, très bien; on pro- 
nonce arrach. Selon Ghaho du latin 
rasus, pour indiquer Tétat d^une 
chose porté à Fextrême limite^ et 
peut être comparé au £r. à ras de^ 
au ras de. 

Arraske, g. fer pour nettoyer 
la huche à pétrir; comp anha. 

Arrasta, arrastatze, v. ar S. 

Arrastian^ 1. environ, i. a. 

Arrastelu, 1. râteau; du rom. 
rastel; et ar prosthétique. 

Arratoi, g. rat, de Tesp. rato. 

Arrats, g. b. I. arrax^ et par 
contraction ax; bu. nuit. 

Arratsean^ L au soir. 



Arralsalde, g. b. 1. arraxalde, bn. 
soirée. AraUalde on, bonsoir. 

Arratsalde, v. arraU. 
Arratsean^ v. arraU. 

Arrau, v. arraba^ 

ArraultZi g. arraulz, b. ar- 
raultze, 1. arrolze, bn. oeuf. 

ArrauUze guria àera, oeuf à la 
coque. ArrauUze gogorra, oeuf dur. 

Arraun, v. arraàa. 

Arrausi, v. ao. 

ArrautZ, v. arots et Jirrauliz. 
Arrax, v. arraiê. 

Arraxaldej v. arrau^ 
Arrazadura, 1. P. passion,. 

mauvaise habitude; se dit aussi de 
quelques infirmités du corps, i. a. 
Arrazoi, g. errazoi, b. arrazoin, 
1. bn. raison, du prov. razo, ou plu- 
tôt de Pesp. razon, vu la term. in. 

Arraztea, v. ar s. 

Arre, g. b. gris; en bise, avec 
Tarticle arria; comme toujours e 
devient i. Serait-ce de arri, couleur 
de pierre? 

Arreba^ g. b. 1. bn. soeur de 
frère. 

Arrega^ !• bn. fraise. 

Arregatu, 1. P. arroser; i. a. 
do Fesp. regar. 

Arreit, g. 1. 2. pers. du sing. 
de rimpératif de jarrailu, suivre. 
On se serait attendu à arrait avec 
a; mais dans le N. Test, de la Bo- 
chelle ainsi que chez Larr. se trouve 
arreit, Bainaerran cieçon ùercehaii: 
arreil-niriy St. Luc IX: 59. Puis 
il dit à un autre: suis mois. 

Arren, g. b. 1. bn. de grftce, 
je vous en prie, donc. JSsan esazu 



29 



arren, dites de grâce, dites donc. 
Arbenkuba^ V. arrangura. 

Arrera, v. artu, 
Arrerazii v. artu 
Arrerazo^ v. artu, 
Arrerazotzen^ v. artu. 
Arrêt zarret, à droite et à 

gauche. Quel dialecte? Larramendi 
s. V. diestro. 

Arrêta^ g. b. artha^ 1. bn. soin. 
Ba^ arretarik andiena ipini bear- 
rean^ g. mais quand il faut donner 
le plus grand soin. 

Arretaz, g. soigneusement. 

ArtAatu, arthatzen, soigner. 

ArtAatsu, soigneux^ de artha-tsu. 

ArtiosHy bn. adv. de arthaz-M. 

Arretaz, v. arrêta. 

Arretsi, v. Aaretsi. 

Arri, 1. g. b. Aarri, 1. bn. 
pierre. — g. b. forte grêle. 

ArritUy arritzen^ g. harritu^ har^ 
ritzen, 1. bn. pétrifier, s^étonner. 

Arrigarrij g, b. 1. épouvantable, 
admirable. 

ArrUsu, g. b. 1. pierreux. 

Arroèi, g. b. Aarroôi, hardia, 1. 
carrière; de arri^obi et dia. 

Arriôizi, g. b. écho; do arri-àizi, 
pierre vivante. Selon Larramendi 
le lieu oÎL se trouve Técho, et Técho, 
le son même, yotorri; mais ce mot 
n*est pas connu dans le Guipuzcoa, 
ni en Labourd. 

Arzulo, g. grotte; de arri^zulo. 

Argina, g. b. tailleur de pierre; 
de arri-egin, 

Harrabar, ou arrabar b. Selon P. 
grêle; il donne encore harri abat, 
grosse grêle, qui est évidemment le 



même mot;mais aujourd'hui on ne les 
connaît plus à ce qu'on nous a dit. 

ffarroin, 1. P. pilier; i. a. de 
iarri'Oin. 

Harroki, 1. P. tas de pierres; i. 
a. de harri'toki. 

Arri, 2. g. b. harri, 1. bu. cri 
pour faire avancer les chevaux et 
les mulets. Dans le Labourd aussi 
aira. 

Arria, v. arre. 

Arbibera, erribera, 1. rivière, du 
fr. rivière avec ar prosthétique, et 
b pour V. 

Arribizi, v. arri, 1. 
Arrigarri, v. arri, i. 

Arrimatu, v. arrimu, 

Arrimu, bn. refuge. — 1. arran- 
gement; — b. appui; de l'esp. 
arrimo, appui, protection. 

Arrimatu, bu. se placer sous la 
protection de quelqu'un. — b. 
appuyer, s'appuyer. 

Arritsu, v. om, 1. 
Arritu, v. arri, 1. 
Arritze, v. am, 1. 

Arro, g. b. harro, 1. bn. gonflé, 
vaniteux, — 1. hâbleur, taré. La 
signification propre paraît être: 
creux. P. donne harroa souche, 
arbre vermoulu et gâté en dedans. 
Batna, iharari eta harroari inhar 
baiekere iratchekitztfu dio. Axular 
p. 286, mais au sec et au vermoulu 
une étincelle même, le lui fait 
prendre (feu). Larramendi ne 
donne que le sens figuré à arro\ 
pour creuXyhueco et gouflé,hinchado 
il donne utsa et anditua. On re« 
trouve harro dans azken harro avec 



30 



la siguification de creuser ou oreux 
V. azhuin. Bamea harro duen alia- 
teai, astaparretan ditu legeak, 490. 
Prov. d'O. Le juge qui a Tâme 
tachée, tient les lois entre ses grif- 
fes; litt. Talcalde qui a l'intérieur 
gâte etc. etc. 

Arrotu, arrolzen^ g. b. bn. se 
gonfler, — 1. parler beaucoup; se 
monter. 

Arrokeria^ g. b. vanité. — 1. hâ- 
blerie, jactance; do arro-ieria, 

Arroùasun, g. syn. de arrokeria; 
mais cette dernière forme est pré- 
férable, V. eri, 

Arrobi, v. arri 1. 

Arrogaria, V. arrogatu. 

Arkogatu, arrooatzek, 1. voler, 
piller, de Tesp. arrogar. 

Arrogaria^ arrogalzaille,vole\xr, de 
arroga^ari et izalle. Le i est de trop. 

Ahrogatzaille, V. arrogatu, 

Arroila, bn. fossé pour l'irri- 
gation des champs; de l'esp. roUa. 

Arrokeria, v. arro. 

Arrola, 1. arolla, bn. collier 
(des chevaux) de Tesp. roUa. 
Arrolze, v. arrauUz. 
Arront, v. arrunt, 

Arrontatu, arrontatze, 1. F. 

moissonner, couper le blé, i. a. 
Heriotzearen sega, onen eta gaich- 
toenarrontaizeko, Axular. 574. a. éd. 
La faux de la mort pour (le) 
moissonner (des) les bons et les 
méchants. 

Selon le suppl. de Larr, manco- 
munar, s'unir, se joindre pour agir 
de concert. 

ArrOtaSUB, v. arro. 



ArrotU, v. arro, 

Arrotz, g. 1. bn. étranger, hôte. 

Arroôziu, 1. bn. devenir étranger 
à,8e déshabituer de(son travail p.ex.). 

Arrotzalu, arrotzatzen, g. éloig- 
ner, détourner. 

ArrOtzatUy v. arrotz. 

Arrotzatze, v, arrotz. 

Arrotze, v. arro. 

ArrotztU, v. arrotz. 

Arrunt, 1. bn. arrotU que P. 
cite n*est plus connu. Commun, 
familier. Guziehin solhoêturi amolsu 
edo arruntez. Axular 82., qui parle 
à tous, aimable, familier. — 1. bn. 
tous, sans exception. Arrunt AU 
dituzte, il les ont tous tués. Arrunt 
dira ôat, il sont tout-à-fait un. 
Selon Ghaho du latin rotundus. 

Arruntian, bn. communément. 

Arrunter, bn. adj. toile commune 
faite néanmoins avec du lin dégagé 
de rétoupe. Salaberry. Nous ne 
comprenons pas comment le sub- 
stantif toile peut être un adjectif. 

Arruktian, v. arrunt. 

Arrunter, v. arrunt. 

Arska, 1. mé (maie) à pétrir; 
selon Fouvreau ce mot est em- 
ployé par Oienhart et syn. de nuUra. 
Le mot arska n'est plus connu; 
comp. asia, pétrin. Le r peut 8*être 
perdu dans la prononciation. Oien- 
hart écrit de même arsto, qui de 
nos jours dans tous les dialectes 
est aato. 

ArstO, V. asto. 

Artalde, v. ardi. 

Artazi, b. ciseaux. 

Arte, 1. g. b. 1. bn. espace. 



31 



Ariean, g. b. 1. bn. daus l'espace 
(de)^ tandis que^ eiitre, parmi, jus- 
qu'à ce que, aus<ji longtemps que ; 
de artecMi, Eta berri ayeh eskriùuz 
ezarri ariean, gorde ziran, g. et 
ces nouvelles furent conservées tan- 
dis qu'elles furent couchées par 
écrit. Bi muru arùean, entre deux 
murs. Mundu mundua dan artean 
gau-egunak elkarrijarraituko zitzay* 
eztela^ g. que le jour et la nuit 
se suivront aussi longtemps que le 
monde est monde, Oizonen aHean, 
entre, parmi les hommes. Zaude ni 
etarri artean, I. restez jusqu'à ce 
que je vienne. 

ArteraTio, g. b. arteino^ 1. artiOj 
1. bn. jusqu'à; de arle^ra-no, arte 
no. Gomme le i dans arieino ne 
sert qu'à donner le son mouillé à 
Vn, il est mieux de Técrire sans 
tilde. Ariio contraction de arieino. 
Sarri arlio, 1. jusqu'à tantôt. 

Axte, 2. chêne. 

Artç, 3. b. aujourd'hui ariezia- 
êun, droiture; peut être de arte^ 
chêne. 

Arteza, b. droit; artheza, 1. droit, 
adroit. Jangoiiuaren legia arteza 
da^ la loi de Dieu est droite, 
équitable. 

Artez, artezlero, b. adv. 

Arlezlu, b. diriger. 

^r^e;?ar},b.directeur; de arteza-ari, 

Artean, v. arte, l. 
Artegi, v. ari, 2. 
Arteino, v. arte, i. 
Arterano, v. arte, 1. 

Artez, V. arte, 3. 

Arteza^ v. arte, 3. 



V. arte, 3. 

Arteztasun, v. arte, 3. 

Arteztero, v. arte, 3. 
ArteztU, v. arte, 3. 
Artha, v. arrêta. 
ArthatSU, v. arrêta, 
Arthatu, v. arrêta. 

Arfheza, v. arte^ 3. 

ArthO, V. arto. 

ArthOSki, v. arrêta, 

Artio, V, àrte, 1. 

Arto, g. b. 1. artho, bn. maïs, 
méture. Selon W. v. Humboldt de 
arte, chêne, puisque primitivement 
on faisait le pain de glands de 
chêne. 

Artu, artzen, g. b. hartu, 

hartzen, 1. bn. prendre, recevoir. 
En hoU. le verbe krijgen est aussi 
employé pour prendre et recevoir. — 
b. mener (la vie). — 1. traiter (mal 
ou bien). Etajaten dugula atseguin 
har deçagun. St. Luc. XV. 23. Test. 
Eochelle 1571... et que nous (en) 
mangions (et) prenions joie. Artu 
eban bizitza nasai bat^ b. il eut, 
mena une vie relâchée. Artzen zuen 
gogor^ 1. P. il le traita durement. 

Ez ezertan artu, g. ne faire aucun 
cas de, mépriser. 

Arrerazo ou arrerazi, arrerazotzen, 
g. arazi, b. hararazi, 1. faire pren- 
dre, de ar-erazo, erazi. Générale- 
ment le g. ne se sert pas de la 
forme radicale ar; l'impératif cepen- 
dant en est formé, ar ezazu^ prendsi 
arbeza, qu'il prenne. Familièrement 
on dit to (masc.) no^ (fém.) prends 
(le) tiens (le) ; avec régime pluriel 
(les) totzii, notzin, v. to. 



82 



Arreray arera, g. accueil. 

Artu-emon^ b. commerce. 

Hartze, hartzeko, bn. créauce. 

Harizeduny I. bn. créancier; de 
harize, subst. verb. et du-n, 

Ararleko, b. 1. bn. médiateur, 
entremetteur; de ar-arte-ko. 

Arartekotamnj b. 1. arartehotaT" 
zun, bn. intercession. 

Artu-emon, v. ariu. 

ArtZ; g. 1. ours, du lat. ursa? 
Artzal, y. ardi. 

Artzain, v. ardi. 
Artzanora, v. ardi. 
Artzar, y. ardi. 

Artze, V. arlu. 

Arzai, arzain, v. ari, 2. 

ArzulO, V. arri 1. 

As. La racine as on az sl pro- 
duit beaucoup de dérivés. L'ortho- 
graphe est souvent flottante entre 
as et az. Larrameudi écrit azlura 
et aslura; Pouvreau aslea et haztea. 
Bien que azi, semence, s*écrive dans 
tous les dialectes avec z^ et o^t, 
commencement^ principe avec s^ il 
nous paraît qu'il ne peut pas y avoir 
de doute que ce ne soit le même 
mot^ quand on voit l'irrégularité 
avec laquelle les dérivés s'écrivent; 
tantôt s et z^ asture et azlure; 
tantôt s dans un dérivé où. il fau- 
drait z^ ase rassasié, de azi nourri 
(ou azi de asef) La double signi- 
fication de as ou az indique croyons 
nous, que c'est le même mot pris 
dans deux acceptions qui se con- 
fondent, principe et semence ; nous 
ne changerons rien à l'orthographe 
admise. 



1^ Azif 1. g. b. bn. Aazi, 1. 
semence. 

Azaro, g. b. récolte ; de az-aro. — 
g. b. hazaro^ bn. novembre; syno- 
nyme de aziUa. 

AziUa, b. hazilla^ L le mois de 
novembre, de az-Ula, 

Azi, 2. azilzen, g. azi, azlen, b. 
Aazi, hazlen, 1. bn. nourrir, élever;— 
g. croître (d'un enfant, d'un arbre), 
Beste askok bere azten ditubeezgure 
modubanseme-alahaak. Moguel, p. 17 
beaucoup d'autres aussi ont élevé 
leurs enfants (fils-filles) de notre 
manière. 

Aziriko, b. nzitako, g. ayant été 
élevé, (abl. abs.) de azi-ik, et r euph. 
(v. Essai p. 46) et azi-tako. 

Âziera, g. azaijera, h. éducsLiion; 
iminteko ardura egijasko bat enreen 
familyaren azaijeraan, b. pour don- 
ner un véritable soin à (dans) 
l'éducation de leur famille. 

Azùura, g. 1. habitude. Lardiza- 
bal astura. Bano bere asiura lasai 
gaistoagaiik, mais à cause de ses 
mauvaises habitudes relâchées. Eta 
ikusi gabe ikusUn, uolakoak, zer 
aziuratakoak ela zertsu àiren, Axu- 
lar p. 414 a. éd £t de^voir, sans 
voir, quelles et comment sont les 
habitudes, et ce qu'ils sont à peu 
près. 

Azturatu, azturalzen,g. s^habituer. 

Azkunûza, azta, 1. nourriture, ha- 
bitude, façon de vivre; P. cite a0^, 
mais ce mot n'est plus connu. 
Azta korri itchekiko dio, il gardera 
cette habitude. 

Azama, v. ama. 



^s 



Hazhwrri, 1. bu. nourriture; la 
terminaison n*est pas claire. 

A»e^ g. b. 1. bn. rassasié; rempli. 

Atelu, asetxen^ g. 1. bn. aseiu^ 
asetefif b. rassasier^ soûler, remplir. 

AaazJcetu, aaazketan, b. se rassa- 
sier beaucoup; de oêe-asia^tu, 

Aako, g. b. 1. bu. beaucoup; de a9'ko, 

Aakotan^ g. b. souvent. Bana ayl 
cahotim provechu gabe^ mais hélas 1 
souvent sans utilit^é. 

Askotu, oêkohen^ g. Oftaze eta 
arazo askolu dizMzut, peines et 
troubles je te les augmenterai. 

Asii, g. b. 1. assez; de as-ii. 

Askitan^ bn. souvent; de aski-lan, 

Asiide, askoiza^ g. multitude; 
de as'hide. 

AahidaiUj askidatzen, g. satisfaire^ 
de (U'Aide-iu. 

Afiietsif s. L. syn. de asUdalu; 
de asM-etsi* 

2^ Aai, g. asiera^ g. b. Aaeiepen, 
iasle, bn. kastapen, Aalsapenj 1. 
(transposition du i) commencement. 
JSoBtean Jainkoak egin zUuenzerua 
eta lurra. Au commencement Dieu 
fit le del et la terre. 

Asii asten, g. b. Aasi, hasten ou 
hasUzen^ 1. bn. commencer. Rorta- 
ioizaû, hoêUzen (haci-cen) egiteiik 
molderik gabeho*.. leze ilAun bal 
bezala. Test, zaliar. par Larregui; 
pour cela ayant commeucé, sans au- 
cune forme, comme un abîme obscur. 

Aste^ g. b. 1. bn. semaine; subst. 
verbal indéfini, (le) commencer, 
commencement. Etymologie géné- 
ralement admise; mais au fond 
commencement de quoi? 



Asiêlen, g. b. oêieleAen, 1. bn. 
lundi; de aste-len, le premier du 
commencement. 

Astearle, g. b. osteAartef mardi; 
de aste'arte, entre commencement, 
c. a. d. qui tient le milieu. 

Asteazien, g. b. 1. bn. oêiezken, 
1. bn. mercredi; de asie-azien^ der- 
nier du commencement. 

AsaI bn. interj. pour exciter 
rintérêt; ce sera le fr. ah çal 

Asabak, v. aiia. 

Asaia, bn. émotion violente. 
Selon P. phtisie. 

AsakatU, s. L. acabarse, s'étein- 
dre, mourir, s'anéantir. £st-ce pour 
oêkaiu, dans le sens de dissoudre ? 

Â^ALDA,.bu. tumulte; asaldu, 1. 
fâcherie; de Fesp. asalto. 

AsakUUu, asaldalzen, 1. bn. se fâ- 
cher, se soulever; irriter, importuner. 

Asarre, asarretu, v. ats, 1. 
Asartu, v. ais, 1. 
Asartze, v. o^, 1. 
Asazketu, v. azi, s. v. as. 
Asbera, v. aU, 1. 

Ase, 1. V. azi, s. V. as. 
Ase, 2. V. aize. 
Ase, V. a. 

Aserre, v. ats, L 
Aserrecu, v. aùs, 1. 
Atterretze, v. ats, 1. 

AsetU, v. azij s. V. as* 
Asi, V. as. 

Asiera, v. asi^ s. v. as. 
Asiki, V. aiUs. 
Asikitu, V. auls. 

ABka, b. bn. pétrin — b. 1. 
auge. — 1. bn. rigole le long de la 
route; chute du r, v. arska, asto. 

8 



34 



AsiiUu, oêiiUgen, b. délayer. 

Askaldu, askaltzen, 1. bu. 

déjeuner; de askari-du; pour la 
mutation de r en / v. ari^ 3. 

Askari, 1. bu. déjeuner; de 
ase-hari? v. an, 4. h pour hj^ v. 
Essai, Ch IL 

Askatu, askatze, y. asha, 

ABkaz^ 1. bu. parent. 
Askii y. asA^ s. v. a9, 
Askidatu, v. azh s. v. as. 
Askide, v. azi, s. y. <u. 
Askietsi, v. azi, s. y. 09. 
Askitan^ y. azi, s. y. as. 
AskO, y. azi^ s. y. as. 
Askotan^ y. azi, s. y. as. 
AskOtU, y. azi, s. v. as. 
, Askotza, y. azi^ 8. y. as. 
AskOtze^ y. azi, s. y. as. 

Askor, y. ats. 1. 

Askordiuak^ b. engelures. 
. Asma, asmo, g. b. résolution. 
Artu nuen gipuzkoako euskeran berri 
bat argilaraizeko asmoa, g. j'ai pris 
la résolution d'en publier un nou- 
yeau en basque du guipuzkoa. 
Jainkoak bere asmoak agertu zioz- 
kan, g. Dieu lui manifesta ses 
résolutions, ses projets. — 1. pensée. 
Selon Larramendi divination; mais 
aujourd'hui asmo ne paraît plus 
être en usage dans cette acception, 
ni en g. ni en b. Cependant les 
dérivés suivants existent: 

AsmaizaUe, g. b. devin; de a^ma- 
tzaUe. 

Asmatu, asmaizen g. b. deviner, 
inventer; de aùz, trace et eman, 
g. ou emon, b.P (de là les deux 
formes asma, asmo), indiquer, don- 



ner la trace p« ex. dans les en- 
trailles des animaux. £do doklrina 
barryak asmeetan ditubeenak, b. ou 
qui inventent de nouvelles doc- 
trines. 

Asmatu, v. asma. 

Asmatzallej v. asma. 

Asmi, b. petit pain, galette; 
syn. de opil. 
Asmo, y. asma, 

Asmo, asmuka, v. 4Uz. 
Asnase, v. ats^ 1. 

Asnaur egin, 1. ruminer. Se- 
lon P. ce mot est employé par O. 

Aspaldi, g. b. 1. bn. aspaldian^ 
g. il y a longtemps; de aldi, espace 
de temps; mais qu'est ce que o^p .^ 
Aspaldian eziet ikusi; g. il y a 
longtemps que je ne l'ai vu. Aspaldi 
du elorria nifUzela, 1. il y a long- 
temps que je suis arrivé. 

Aspaldian, v. aspaldL 

Asper, bn. selon Oienhart, sa- 
tisfaction, contentement. P. ajoute: 
il se prend aussi en mauvaise part, 
asper hariu dut, j'ai pris plaisir. 
Qu'est-ce que P. entend par cela; 
veut-il dire plaisir charnel? Nous 
croyons plutôt qu'il a voulu dire 
vengeance, puis que c'est la signi- 
fication du verbe; plaisir et ven- 
geance se touchent d^assez près; 
nous savons que „Ia vengeance est 
le plaisir des dieux". La forme du 
mot vient corroborer cette double 
signification; il nous paraît que 
asper est une variante de asber^ 
de ais} pas avec la signification de 
soupir, cela va sans dire, mais de 
mauvais (bas) souffle. 



86 



AêpeftUf atferizeH^ 1. se venger. 
Asperlu naizayo odolaramo, je me 
suis venge de lai jusqa^an sang. — 
g. b. fatiguer, ennuyer. Lanaz aS' 
periu naizy g. je suis &tigué, en- 
nuyé du travail. 

JêperiaUlUy 1. vengeance; la ter- 
minaison n'est pas claire; elle se 
retrouve dans Aersiailu. 

Asperkaillu, v. asper. 
Aspertu, aspertze, v. asper. 

Aspo, y. als l, 
Asse, V. aize, 

Astaintasun, v. azta, 1. 

Astal, V. azlal. 

Astalkatu, 1. dévider. Lerde 
art fil est souvent l dans les dé- 
rivés» V. ari; astalkaiu peut donc 
être pour asiarikaiu. Asû qui est 
pour atZj doigt, se retrouve aussi 
dans ardaiz^ doigt à fil =z fuseau. 

Astalio, écheveau de fil. 

AstalkO, V. astalkaiu. 

Ast6> V. asiy s. V. a». 

Astearte, v. an^ s. v. as. 
Asteazken, v. asi, s. v. as. 
Asteharte, v. asi, s. v. as. 
Astelehen, v. asi^ s. v. as. 

Astelen, v. asi, s. v. as. 
Asten, V. asiy s. V. as. 

Astezken, v. asi, s. v. as. 

Asti, 1. astitzen, g. battre, 
fouetter. 

Asti, 2. b. 1. bn. loisir. 

Asliro, g. b. 1. lentement; à 
loisir. 

Astigar, gastiga/r^ g. tilleul. 
Le tilleul servait anciennement à 
faire des cordes, des nattes, v. 
Pictet, Origines I. £. 1. 226. Lar- 



ramendi donne pour corde aussi 
estigarriay ce qui sera le bise. estU" 
garri^ évidemment dérivé de estu 
serrer, lier, etgarri. Les deux noms 
signifieraient donc celui qui lie, le 
lieur, s'il nous est permis de foire 
ce mot. 

Astigarraga, lieu planté de tilleul. 

Astigarraga, v. astigar. 

Astindu, astintzen, g. b. se- 
couer, battre. Probablement une 
variante de asli, et formé de asti- 
egiu'du. En bise, egin se contracte 
en ein. Erazo egin fait erain. 

AstintSEOy V. astindu. 

Astiro, V. asti, 2. 

AstO, g. b. 1. bn. âne. Oien- 
hart, dans ses proverbes, écrit arsto. 

— 1. T en bois sur lequel on 
pend les habits pour les battre. 

Astoieria, g. b. 1. bn. bêtise, 
ânerie; de asto-Aeri. 

Astokume, ftnon; de osUhAume. 

Astoiilla, 1. le membre viril de 
rftne; de asto^MUo? 

Astoaren arima, L papillon. 

Astokaiko^ g. b. (un) imbécile; 
se dit par dérision, le kaiho, kaiht 
n'étant employé que pour les vaches. 

Astokaiko, v. asto, 
Astokeria, v. asto. 
AstokiUa» v. asto. 

Astun, V. azta, 1. 
Astiinda, v. azta, I. 
Astura, v. azi, s. v. as. 
Asturatu, v. azi, s. v. as. 
Asturatze, v. azi, s. v. as. 
Asiin, g. b. L bn. ortie. 
Atjlbala, b. 1. bn. tambour; de 
Tesp. atabala (v. Dict. Â. £.) qui 



86 



vient de ?arabe. Àiabàlatu^ battre 
de la caisse. 

Atakide, v. ate^ 1. 

Atalata» g. b. 1. En g. on pro- 
nonce ialaya; lieu élevé sur la côte, 
toor d*où Ton peut observer les 
b&teanx des péohenrs et lenr faire 
des signaux; de Tesp. atalaja qui 
, vient de Tarabe tala'a ; v. Dozj, Glos. 

Atarte, v. aie. 

Atchiki, 1. bn. tenir; de aûz- 
e^f comp. UcheU* 

Ate, 1. g. b. aihe^ 1. bn. porte. 
Dans les composés aihe, devient 
aihal sans que nous puissions en 
trouver la cause. F. donne même 
un exemple ou athalesi'foxirathe, 
Athal ahdoan daço, il se tient^près 
de la porte. 

Âihalalase, 1. F. dit: seuil de la 
porte; mais il paraît que ce n'est 
pas juste; c'est la planche qu'on 
tire devant la porte dans les fermes; 
de athal — P 

Âthalhaga^ 1. barre de la porte, 
de aihal — ? 

Athalondatu, atAamendatu, bn. 
chercher des renseignements secrets; 
de atial'Ondo-ûu et athal— ^^ 

Atheka^ 1. bn. brèche; passage 
étroit d'an champ à un autre. 

Athariy 1. devant de maison cou- 
vert^ abri; Larramendi dans le sup- 
plément donne atarte, portai, por- 
tail; comp. ateri, 

Atheràe, 1. atharbe^hnAien pour 
être à l'abri de la pluie; comp. ateri; 
de atheri'ôe; par extension, maison, 
toit. JEzen eznauc digne eneatharbe 
pean sar adin. Test. Bochelle. St.Luc 



VII. 6. car je ne suis pas digne 
que tu entres sous mon toit. 

Atakide, g. écluse; copié de l'esp» 
compuerta; de ate-hide. 

Ate, 2. g. ahate, 1. bn. canard. 

Atera, ateratzen, g. ateta, 

ateratetij b. athera, atheratzen, 1. 
tirer hors, arracher, sortir; ellipse 
(aller) vers la porte? ate-ra. 

Aterate^ ateratze, v. aiera. 

Ateri, g. b. atheri, 1. bn. Ce 
mot indique qu^il ne pleut pas, 
qu'il fait sec. Atheri da^ 1. il fait 
sec; mais aussi comme substantif, 
sérénité. Sans pouvoir indiquer la 
filiation des idées il semble néan- 
moins que ateri se rattache à aie 
par atharia et atherôe. Quand pn 
est à l'abri {atherôean) on ne sent 
pas la pluie, c'est comme s*il ne 
pleuvait pas, ce qui est la sig- 
nification de ateri, atheri, bien plus 
que sérénité; pour sérénité, ciel 
serein, Larramendi donne osparèia^ 
odagea, 

. Ateri ou atertu, atertzen, g. atheri, 
athertUf athertzen, 1. bn. ne plus 
pleuvoir, se rasséréner. Athertzen da^ 
il se fait sec. c. a. d. la pluie dis- 
continue, aiheri da, il fait sec, c. 
a. d. il ne pleut pas. JEzia behin 
ère athertu, il n'a pas cessé de 
pleuvoir; litt. il n'a jamais fait sec 
Uria aiheri da, la pluie a cessé. 
Dans ce dernier exemple qui est 
aussi de F. atheri a pris entière* 
ment le sens de sécher, la pluie 
(s)'est séchée. 

Atermne, g. sérénité, ciel serein ; 
de ateri-une^ époque de sécheresse. 



87 



Berrogei egunen iuruan aterrunea 
ageriu zan^ au bout de quarante 
jours le ciel serein réparât. 

Atertn, v. c^m, 
Atemine, v. ateri, 
Atertze, ▼. aterL 
Athaka, v. aie. 
Athalalase, v. o^^ i. 
AthaUiaga, v. ate, 1. * 
Athalondatu, v. ate^ i. 
Athamendatu, v. ate, l. 
Atliarbe, ▼- ate^ 1. 
Afhari, v. au, l. 
Athe, afhekai v. aie, 1. 

Athera, v. atera, 

Afherbe, ▼. aie, 1. 
Atheri, v. ateri, 

AthortZB, V. ateri. 

Atorra, g. b. chemise de femme, 
bn. chemise d'homme — 1. chemise 
d^homme et de femme j — b. che- 
misé eu général et aussi d'enfants. 

AtOZ, V. etorri. 

AtS) 1. b. kaUi I. hax^ bn. 
Pouvreau écrit haie pour haisy et 
haie pour hatz. Ce radical ne s'est 
conservé ni en g. ni en b. bien 
qu'il se retrouve dans les composés. 
En 1. et bn. hais s*est conservé 
avec la signification de souffle, ha- 
leine, respiration, désir violent et 
c'est selon toute apparence une 
variante de aize g. ose, b. haize, 
1. vent. Ce qui nous paraît changer 
cette supposition en certitude c'est 
que le verbe guip. ^oêariu, jouir, 
est en bise, aisia ariu. 

SatsX haleine, 8ouffle,respiration, 
1. aisci désir violent; haitaren gainean 
jarriio nais, Axular p. 75. Je me 



mettrai à Taise; le gén. à cause 
de gainean. Le lab. aisia, aise, sera 
pris du bise. v. ais, et pourrait 
avoir donné, ais, prov. aise, fr. dont 
Torigine est inconnue. 

Atsnase, asnase, g. amase, b. En 
g. respiration; en b. haleine. Le 
b. amase est une étrange corrup- 
tion de asnase ou mieux atsnase. 

Âsnase ariu, g. respirer. 

Jtseda, g. souffle; de atseden. 

Atseden. g. atseen, b. souffler 
dans le sens d'éteindre; se reposer; 
comme en français p. ex. faire 
souffler les chevaux. Eta arbola 
pean atseden zezaiela, g. et qu'ils 
se reposassent sous Tarbre, Oorpuiz 
iansabari aiseen eragilekoy b. pour 
faire reposer au (le) corps fatigué. 
De ats-egin et ein, 

Aserre, g. b. aussi asarre, b. ha- 
serre, 1. bn. hasarredura, L colère, 
de ats-erre. 

Jserretu, aserreizen, g. b. haser^ 
reiu, Aaserretzen, 1. bn. se mettre 
en colère; de aserre, Etachitaser' 
retua irien zan, g. et il sortit très irri- 
té. Aserreizen zera, tu es en colère. 

Asarre ou asarreiu, g. b. se que- 
reller; de asarre, v. ci-dessus. 

Asartu, aserizen, g. aisia artu^ b. 
jouir, s'amuser, de ais et aise ariu. 

Haishariu, 1. prendre haleine; 
respirer; de hais hariu. 

Aisegin^ g. b. 1. axegin, bn. joie, 
de ais-egin. Il est curieux qu'en, 1. 
et bn. on écrive ce mot sans h. 
Aisegin dut, 1. j'en suis content. 

Asior, b. joyeux; de ais-ior, 

Aisekabe, g. b. 1. axegabe, bn. 



S8 



affliction; de aU^gabe^ h pour g* 
V. Essai, Ch. II. 

Aèpo^ g. hauëkOi 1. poamons; de 
AaU^ko. Le p, dans aspo semble 
être pour h. 

Hausioai, plar. de kauêko^ 1. bn. 
sonfflet» (de forge, de cuisine). 

Asèera, g. Aatêdeherapen, 1. AaS' 
perapen, bn. kasper ? soupir; de 
ats'bera et hats-beherapen, Oaie deri- 
zanak irri deraidiky onderizanak kas- 
perren, Prov. de Oienhart. Celui 
qui te hait te fera rire, celui qui 
t'aime te fera soupirer. 

AtS, 2. g. àale; — b. puanteur. 
Serait-ce ats haleine? comp. kalsti. 

Atsilu, b. se salir, se corrompre. 

Hatêti, 1. qui a Thaleine forte. 

Atseda, v. aie, 1. 
Atseden, v. a^, 1. 
Atseen, v. ats, 1. 
Atsegin, ▼. aie, i. 
Atsekabe, v. ais, 1. 
Atsitu, V. ats, 2. 
Atsnase, v. au^ 1. 

Atso, g- b. 1. vieille, ne se dit 
que de la femme. De l'homme on 
dit agtirâ. 

AUotu^ atsoizen, g* b. I. vieillir. 

Atsotu, atsotzen, v. atso. 

Atun, 1. bn. thon (poisson) de 
l'esp. atun. 

AtZ, b. g. iatz, 1. bn. En b. 
doigt; en g. gale; en 1. bn. déman- 
geaison, trace. Doigt est en g. 
ôealz; nous ignorons d'où vient 
èe; et en 1. et bn. erki; cependant 
aiz se retrouve dans les composes 
qui sont communs à tous les dia- 
lectes. Il nous semble que les 



diffârentes aoœptions de atz (doigti 
démangeaison, gale), se touchent de 
si près, qu'on peut les considérer 
comme dérivées du même radical. 

Azkazal, g. atzazal, b. azazkal^ 
bn. ongle; de atz^kazal; k^oxïik, 
V. Essai, Ch. II. Le bn. a trans- 
posé le k. 

Hatzeriy bn. gale; de kaiz-eri; 
mal (des) doigts. 

Aztapar^ atzapar^ 1. aztapar, bn. 
patte, giiffe, de aiz — ? On ne 
peut avoir malheureusement au- 
cune confiance en Larramendi qui 
fait dériver, l'esp. zarpa, griffé, du 
basque atzarpa pour aizapar. Nous 
ne savons si aizarpa existe. 

Aizlodi, b. beaizlodi, g. pouce; 
de aiZ'lodL 

Aizlodiurren, b. èeaizlodiurre», 
g. index; de aiz-lodi-urren. 

Aizckiker, b. petit doigt ; de aiZ" 
ckiki. 

Aiziiu, aizUzen^ g. saisir. Comp. 
aickiki, Sikengo ondoan atzUu ziiuet^ 
après qu'il eut pris Sichem. 

Aziaiu, aziaizen^ g. kasiaiu^ 1. 
toucher, tàter. 

Asmuy bn. (sans k et avec «P) 
Selon M. Salaberry, tact. 

Asmuka, 1. bn. à tâtons. 

Haâiamu, 1. P. syn. de asmuka; 
mais paraît ne plus être connu. 

Aziama, g. trace; de atz — P 

AziamaiUf aziamaizen, g. indi- 
quer. 

Haizetnan^ 1. kaizaman, bn. attra- 
per, atteindre de kaiz^eman. 

Haizegin, l.se gratter; de kaiz-^fi»» 

Atsapar, v. aiz. 



39 



AtBfl3rtZ6, Vi (Uzarri, 

Atzarri, ataartzen, 1. bn. 

éveiller, exciter. Atzarri daço, il 
est éveillé. 

Iratzarri, ]. iratzartu, b. bD. se 
réveiller; de erazo-alzar, Aizar est 
peu usité pour atzarri. 

Atzazal, v. atz, 
Atzohiker, v. atz. 

AtZBi g. (le) derrière, partie 
postérieure. 

Atze^ g. bn. étranger. Il nous 
semble que c'est le même mot dans 
l'acception de aizen^ dernier, dont 
azetu^ s'éloigner; commode arroiz^ 
étranger, arrotzlu, s'éloigner; ce 
n'est pas seulement Téloignement 
qui est indiqué, mais peut-être 
aussi le peu de cas que l'on fait 
de l'étranger; il est considéré comme 
le dernier. Le prov. basque \jarrotz 
kerri, lUzo Aerri, pays d'étranger, 
pays de loup, peut servir comme 
illustration de rantipathie pour 
l'étranger. 

Aizekoaldeak, g. les fesses; de 
(Uze'-luhaldeak, 

Atzelu, alzeluizen, g. éloigner ; — 
bn. devenir étranger. 

Aizen, g. azien, b. 1. bn. der- 
nier; de a^^6*f». Très probablement 
le superlatif, c. a. d. le génitif (v. 
Essai, Cb. 2V.); comp. ail. letste, 
erste, v. Pott, ZâhlmetL p. 215. 

Atzean, g. b. derrière; de atze-a-n. 
Echearen atzean^ derrière la maison. 

Aizenean, g. azkenean] b. 1. fina- 
lement; de atzen-ean^ v. Essai, p. 
46. note 1. 

Atzeneioy g. azieneio, b. 1. dernier, 



de atzen-io, avec e de liaison; v. 
Essai, p. 8. Berealzeneho itrteetan, 
dans ses dernières années. 

Aziendu, azietUzen, L éloigner, 
de azien. Ardia bere lagunei azketU^ 
zen zaienean^ Axular, p. 78. Quand 
la brebis s*est éloignée de ses com- 
pagnes. Le même auteur emploie 
dans le même ^ens^hastanihastantzea; 
il nous semble que c'est une cor- 
ruption du guip. atzen. Eta bere 
ardi lagunen alhapidetik aldaratzen 
eta hastantzen da, Axular, p. 78 
et se détourne, et s'éloigne du pâtu- 
rage de ses compagnes les brebis. 

Hastangarri^ v. ce mot. 

AizOf g. b. 1. bn. hier; àeatze? 
d'où vient le o? 

AizeratUy atzeratzen, g. b. reculer; 
de atze^a* 

Atzean, v. atze. 
Atzon, V. atze, 

Atzenean, v. atze. 
Atzeneko» v. atze. 
Atzeratu, v. atze. 
Atzeratze, v. atze. 
Atzetu, atzetutze^ v. atze. 
AtzitUy atzitze, v. atz.^ 
Atzekoaldeak, v. atze. 
Atzlodi, atzlodiurren, v. atz, 

AtZO, V. atze. 

Au, 1. V. ao. 

Au, 2. onek, g. au^ auk ou 
onek^ b. hau^ Aunekj 1. Aau^ iaur, . 
Aunek, bn celui-ci. Au pluriel, 
oyek, g. oneek» b. Aoyekt 1* Aauk, 
bn. ceux-ci. Le g. possède encore 
un pluriel régulier, auek^ gén. auen; 
dat. avei. Le u se prononce v; la 
prononciation flottante de v et d 



40 



chez les Espagnols donne encore 
Torthographe abeh; Jesusen itzak 
dira abeh, Echeverria^ Imit. de 
J. G. Celles-ci sont les paroles de 
J. G. Le gén. sing. de au, g. est 
onen^ dat. oni. Le gén. plor. oyen^ 
dat. oyei. En b. aneen, gén. onei, dat. 

Au9e^ g. bn. auëse, auxe. Gelui-ci 
même. Nous écrivons s qai se 
prononce comme ch tt. Comp. aae, 
huroêâ. Auêe da benetaho errukia, 
Mognel, Echeco escolia p. 18. Ceci 
est la vraie compassion. 

Auba, V. ao. 

Auei, V. au 2. 

Auek, y. au 2. 

Auen, V. au 2. 

AuendatU^ v. auAen, 

Auenkaky Oienhart dans ses 
corrections au Ms. de Pouvreau 
dit : échelles de cordes pour monter 
le long du mât. Selon d'Etcheberry 
(un contemporain?) antemna; mais 
c'est une erreùr^dit Oienhart^puisque 
antemna est maspreza en basque. 

Auga, bn. osier. 

AubaldU, v. auhari, 

Auhari, 1. bn. souper (subst.); 
de ao-arit 4? udevenuydans^an. 

Auhalduy bn. souper (verbe) ; de 
auAariduj l pour r comp. ari, 3. 
et çosaldu, 

Auhen, 1. bn. lamentation, cri 
de détresse. De ao? ou peut-être 
une onomatopée. 

Auendatu, g. déplorer. 

Auher, bn. fainéant, inutile; 
variante de alfer? 

Auk, V. au, 2. et euki. 

Aukera, v. Aauta. 



Auldu, g. perdre ses forces. 

Aunatu, atmatzen, y.unàa, 

Alindi, V. andi, 

Aunts, g. b. ahuniz, 1. bn. 
chèvre. M. de Gharencey rattache 
akuniz ainsi que akker au sanscr. 
agâ ; un est une finale dénominative 
(qu'est-ce que c'est qu^une finale 
dénominative P); z^ est le féminiu(!) 
et pourrait être d'origine néo-latine^ 
le ^ a pu se transformer en A* 
M. d. G. ajoute: tous ces noms 
d'animaux {idia, ckakala, eic) ne 
sont pas d'origine celtique pure, 
mais se rattachent directement à 
la langue aryaque primitive. Quel- 
ques preuves n'auraient pas été de 
trop. La mémoire se refuse de 
temps en temps à fournir tout ce 
qu'il faut de celtique pur et d'à* 
ryaque primitif (est ce qu'il y a 
un aryaque secondaire ?) poursuivre 
la généalogie de pareils mots. L'éty- 
mologie basque n'avancera guàre 
de cette façon. La ressemblance 
des mots tente toujours beaucoup 
M. d. G. c'est ainsi qu*ii compare 
garaitu au zend gairi, hauteur, tan- 
dis que nous croyons qu^il dérive 
de gan. M. d. G. ajoute ,,ce n'est 
pas du reste la première fois que 
j'ai cru remarquer ce fait dans les 
emprunts faits aux langues aryen- 
nes : le basque paraît plus près du 
zend queduskr." Ne dirait-on pas 
que c'est une chose prouvée que le 
basque se rapproche d'une de ces 
langues. 

Akunna, bn. chevreau ; selon M. 
Salaberry; «M = gn. fr. 



41 



Anr, g. Aaur, L bn. enfitnt. 
Awrduuy g. enceinte ; de aur-dun. 
Aurtoêun, g^. AaurlMun, 1. en- 
iànce, — 1. humeur enfantine ; de 

ÂwrgiUf g. AaurruiAaUe, bn. ac- 
couchement; de aur-egite et haut' 
%khaUe. 

HaufTuhhaizte, bn. fausse couche ; 
de haur-uhiaUe'gaizto. 

Hauride, 1. authide, bn. consan- 
guin; de aur*Aide. Ce mot aurait 
d& s^écrire selon les lois phonéti- 
ques (v. Essaie Ch. 1I\ iauriide; 
îl n'7 a aucun motif pour admettre 
une exception à la règle générale. 

Aurdun, v. aur. 

Aurginft. S. d. L. occasion. 

Aurgite, v. aur. 

Aurhide, v. aur. 

Auriskitu, auriskitzen, 1. 

presser, fouler aux piedSj opprimer. 
Anrkezte^ v. aurre. 
AnrkeztUi v. aurre. 
Aurkhitu, v. ariilu. 
Alirki, y. aurre. 
Aurkitu, v. ariUu. 
Anmi, bn. accorder, s'accorder. 
Aurpegi, v. aurre. 
Auilraildeta, v. aurre. 

Anrrandotatze^ v. aurre. 

Aurre, g. b. (le) devant. 

Âurrena, g. premier; le gén. de 
awrre est aurren; avec l'art, ou le 
démonstr. a, aurrena, le, celui de 
devant = premier. Aussi employé 
eomme adverbe. Aurrena emazteari 
esan zion, g. premièrement il dit 
à la femme. 

Aurrean^g. b. devant; de aurrea-n. 



Aurreio, g. b, précédent ; de aurre* 
ko; substantivement et au pluriel : 

Aurrehoak, aïeux. 

Aurrera, g. b. en avant; de 
aurrena. 

Aurreratu, aurreratzen^ g. b. avan- 
cer; de aurrera, 

Aurreraioany g. b. dorénavant; 
de aurrera-i<han, 

Aurleztuy auriezien, g. présenter. 

Aurrandeûu, aurrandeûutzen, g. 
continuer. 

Aura, g. bref, de suite; — bn. 
ce soir, cette après midi; de aur^U. 

Arpegiy g. b. aurpegi, g. ahurpegi, 
aiarpegiy harpegi^ 1. visage; •— g. 
Tendroit d'une étoffe; de aurre- 
èegi; p pour à, v. Essai, Gh. II. 

Arpegira eman, g. reprocher, jeter 
à- la face. Jainhoak bere deeùbe- 
dienzia arpegira eman; Dieu lui 
reprocha, lui jeta (litt. donna) à 
la face, sa désobéissance. 

Arpegi eman^ g. faire face, tenir 
tête. Oyei ère arpegi eman nai izan 
zieten . . . ceux-ci voulurent aussi 
leur tenir tête. 

Aurrean, v. aurre. fs-^-f 

AurrekOj v. aurre. 

Aurrekoak; v. aurr\ 
Aurrena, v. aurre. 
^Aurrera, v. aurre. 
Aurrerakoan, v. aurre. 
Aurreratu, v. aurre. 
Aurtasun, v. aur. 
Aurten, v. urte. 
Aurthen, v. urie. 

AurthiM, 1. bn. jeter, lancer, 
renverser, darder. 

Ausa, ausas, g. peut-être, par 




42 



hasard. J^ia ezta ausa, peut-être 
oe n'est pas vrai. 

AusARDi^ V. ausarl. 

Ausarki, 1. bu. abondamment. 

AusART, g. 1. bn. osé, hardi; du 
rom. auzart. v. L. fi. 

Ausardi, g. hardiesse. 

Ausaz, V. ausa. 

AU86, V. au, 2. 

Ausif 1. b. aboyer. H ne peut 
y avoir de doute, croyons nous^ 
que ce ne soit le même mot que 
le lab. adaussi, employé parOien- 
hart, Prov. l, et que le correcteur, 
dans rédition de Bordeaux 1817, 
prononce gravement être un trans- 
fuge latin ou espagnol. Gomme le 
mot est bise, et parait avoir été 
lab. et que Larramendi ne con- 
naissait pas très bien ces dialectes, 
il écrit asi, au mot ladrar, et dans 
Bon supplément à la fin du second 
volume âusi; c'est cet eusi qui nous 
a valu les étymologies sur les UuS" 
kaldun^ que Humboldt a mises en 
circulatio7i sans en être satisfait^ 
il est vrai^ que M. Mahn a repro- 
duites après Humboldt et M. de 
Charencey après les autres, en ajou- 
tant que eusi dérive de la racine 
es; mais il ne donne aucune preuve 
à Tappui, ce qui serait bien diffi- 
cile. A a le sens de serrer, fer- 
mer, et nous ne voyons pas com- 
ment es, aurait pu produire des 
dérivés ayant la signification de 
parler. 

Ausi, 2. a^i, s. V. auts. 

Ausiki, V. aiUs. 

AUBÛIA» S. d. L. ortiga; ortie. 



AUSkO, V. auts. 
Auskor, V. atOs. 

Ausse, V. au, 2. 
Auste, V. auts. 
AutatU, V. hauta. 

Auteman, v. hauta. 

Autetsi, V. haïUa, 

Autetsitze, v. hauta. 

Auts, g. b. herrauis, 1. erkoux, 
bn. poussière; v. Tarticle suivant. 

Autserre, g. Aauls, 1. Aau», bn. 
cendre. Les dialectes basq. fr. em- 
ploient herrauts pour le guip. a»^ 
et vice-versa. Le guip. a conservé 
la signification propre de auts^erre, 
poussière brûlée = cendre. 

Juiserria, g. iauûserria, hausier- 
ria, 1. hauxte, bn. le jour des cendres; 
le mot tf^ten, jour, est sous-entendu, 
hautserri eguna. 

Lardizabal se sert de su-^uts, 

Ausko, I. braise, matière de cen- 
dre, dit P. Oienhart le corrige 
et écrit (moins bien) aztua. Ausio, 
de auts-io, plutôt que de auts- 
ctui^ pour hai/a^ quia, (v. gai), 
comme dit M. Mahn, £. U. 
p. 76. 

Autsi, ausûen^ g. b. ausi, b. 
hautsi, hausUn^ 1. hauxi, bn. déchi- 
rer, rompre. Baldin debeku auausten 
ôazuen, g. si vous rompez (enfrei- 
gnez) ce commandement. Kaiillu 
bat ustebaga ausi badabee, b. s^ils 
ont déchiré par inadvertance quel- 
que cotillon. Moguel. p. 16. 

Ausior, g. hautskor, 1. hauadBor^ 
bn. fragile; de auts-ior. 

Autsiera, g. fracture; de autsi- 
era. 



48 



AiUêoiUea. S. d. L. celai qui brise; 
qnebrantador ; de autn^izalle, 

ErraiZy g. b. erhatz^ 1. bn. er- 
ialz, 1. balai. Il n'est pas très clair 
comment ce mot est composé; il 
se pourrait de errauts-atz, Atz, 
doigt, c. a. d. bâton on n^mporte 
quoi de raide, de droit; les deux 
formes, Aalz et iatz^ indiquent que 
cette supposition est fondée; hatz, 
la forme lab. ordinaire; iatz, la 
même forme, mais influencée par 
les lois phonétiques, V. Essai, Ch. II. 
JBrr est donc la contraction de 
errauis? 

Autsiii, g. asiki, 1. ausiii, bn. . 
morsure. Peut être de autsi-kin? 
Mordre, rompre, déchirer, pour- 
raient être exprimés par le même 
mot. 

AtUêikitu^ autêiUlzen, g. bn. aai- 
iUu^ 1. mordre. 

Autsaillea, v. auU. 
Autserre, v. atUê. 

Autsi, V. auls. 

Autsiabartza, v. abar. 
Autsiabartssalle, v. aôar. 
Autsiera, v. auls. 

Autsiki, V. autê. 

Autsikita, v. auU. 
AutsikitsBe, v. auiê. 

AutU, V. hauia. 

Auze, V. au, 2. 

Auziiartu» S. d. L. ronger; 
esp. roer; de aiUs/ 

AUBO, g.b. hauzo, 1. proximité, — 
1. bn. Yoisin. 

AuzokOy g. b. voisin ; de auzo-ko. 

AUSOkO, V. auzo. 

AUEpes, V. ao. 



AvEMiKOA, 1. accomodement. P. 
A y, V. arraU* 

Axdgabe, v. ats, 1. 
Axegin, V. at9^ 1. 

Ay6i, V. kura et a. 

Ayek, v. kura et a. 

Ayen> 1. v. kura et a. 

Ayen, 2. g. b. ayken^ haiken, 
bn. Yiorne, vigne sauvage. A 6ué- 
thary (Lab.) les branches de la 
vigne. 

Ayenatu,ay6natBen,g.mieux 

que aiânalu; disparaître. Larramendi 
écrit ce mot, que nous ne trouvons 
pas dans son dictionnaire, ay-enat- 
zen, ce qui fait supposer qu'il est 
composé de ay et emUu ; mais nous 
ne connaissons pas ces mots. 

Ayeru, ayheni, 1. signe. 

AyO, v. aida. 

Ayorro, v. aida. 

AyotZ, V. aikotz. 

A]rubia> S. de L. clameur, esp. 
alarido. 

Az, V. as. 

Aza, g. 1. bn. azya b. chou. 
De azf 

Azal, g. b. 1. ackal, b. bn. 
écorce, croûte, — b. peau. Les com- 
posés prouvent que azal, devrait 
s^écrire, kazal; le k ne s'est con- 
servé, autant que nous sachions, 
que dans betkazalj il a subi géné- 
ralement l'influence des lois pho- 
nétiques; V. Essai, Gh. Il ;azkazal 
pour atz-kazal. 

Azaldn, azaltzen, g» b. mani- 
fester. 

Azaltze» V. azaldu. 

A.zainat v. ama. 



44 



Azantz, bn. bruit ; uraren azanl- 
za, le bruit de Peau. 

AzaOj g. azau, b. 1. bn. gerbe. 
Le 1. et bn.ont la forme bise, eu 
1». Larramendi cite encore azauto, 
mais ce mot n*est pas connu dans 
le Guipuzcoa. Il est difficile de 
rendre compte de azao; il n*est 
pas probable, à en juger par la 
forme^ qu'il vienne de Tesp. ^^haz/' 
La première partie az pourrait être 
de azi, semence; mais ao? \\ est 
vrai que ao en outre de bouche 
signifie encore en lab. le tranchant 
d'une épëe, d'un couteau etc.; il 
pourrait donc avoir encore une autre 
signification tout aussi éloignée du 
sens primitif, bouche. 

Azar, azarri, bn. excéder de 
reproches. Comp. azartu. 

Azarij g. azéri, b. 1. acieri, 1. 
bu. renard. En lab. azéri signifie 
plutôt^ grand renard etparmétha- 
phore^ astuce; oeAeri, uniquement 
renard. 

Azaro, 1. b. bn. Novembre; 
de az-aro, saison des semailles. 

Azaro, 2. S. d. L. rocio, rosée. 

AzABTu, S. d. L. oser; variante 
de ausart ; azarria, atrevido, hardi. 

Azau, V. azao. 

AzautO, V. azao. 

Azatjora, v. azi, s. v. as, 

Azazkal, v. atz. 

Azazketu, v. azi, s. v. as. 

Azorij V. azari. 

Azî, V. aa. 

Azia, S. d. L. espalda, épaule. 

Aziera, v. ad^ s. v. as. 

Az^a^ V. aza. 



Azilla, V. azi^ s. V. as. 
AzirlkO, v. {m, s. v. as. 
AzitakO, v. azi, s. v. as, 
Azitze, V. azij s. V. ^. 
Azizurria. S. d. L. papera^ 

goitre; de azi-zuri? 

Azkanaro, 1. P. blaireau ; comp. 
azkuin. Larr. écrit asionarra. 

AzkSLT, g. 1. bn. fort, vigou- 
reux. — 1. bn. en chaleur^ se dit 
de la chèvre. 

AzkaJWil, V. a£z. 

Azken, azkendu, azkentze, 

V. alzSk 

Azkenean, v. atze. 

Azkin. 8. d. L. haœndoso; 
actif; comp. aziar. 

Azkoin, selon O. dans ses 
corrections au Ms. de F. le trou 
oii entre la vis du pressoir. 

Azkon> 1. 1. espèce de dard; 
mot de O. selon P. Azcoua est 
espagnol et pourrait dériver de 
l'ancien ail. asc; esche; frêne, v. 
Diez, II, 99. 

AzkOO, 2. V. azkuin, 

Asdconarra, v. azkanarotozkuin. 

Azkua, V. auts. 

Azkuin, L azkon^ bn. blaireau, 
taisson. A Ouéthary, aziett iarrua\ 
Larramendi, askonarra; 0.selon P., 
azkanaro; dans 1q Manuel de la 
conversation fr. basque, Bayonne, 
1861, se trouve, aiomarra. Cette 
dernière forme doit être corrompue^ 
' le x; se trouve dans tous les dialec- 
tes; le mot paraît donc composé 
de azien ou azton et arra, ou Aarro 
(avec Tart. iarrua). ArrOy karro, 
vain, gonflé, aura d'abord signifié 



46 



creax; cette signification seretronve 
dans le lab. harroa, arbre ou sou- 
che vermoolae et gâtée en dedans, 
n y a cependant une difficulté; 
c*eat que si c'était une espèce par- 
ticulière de blaireau {azken\ le 
blaireau des creux (puisqu'il fouille 
sous terre)^ arro devrait précéder. 
V. Essai, p. 120. Comme ce mot est 
composé maintenant il signifierait 
le creux du blaireau. Est-ce que 
azion, viendrait de Tancieu ail. 
dahs, Fall, dachsP 

Agknntza, v. azi, s. v. as. 

Azorri, 1. écourgée; espèce de 
fouet fiiit de lanières de cuir. Ne 
paraît pas dériver de Tesp. azote. 

Azarriatu,azarriatzenjb2kçper aveo 
récourgée. Azorriatu behar luie^ïL 
faudrait bien Tétriller. 

Azorriatu, v. azorti. 

ÂzoTs, b. 1. iouet^ verge; de 
Tesp. azote. 

Azpa» V. (izpi. 

Azpi, g. b. 1. bn. dessous ; subst. 
Onen azjna zikina dago^ g. le des- 
sous de ceci est sale. — g. 1. fesse; 
— bn. cuisse; par pruderie? 

Azpian, g. b. 1. sous et dessous^ 
prép. et adv. en g; en de azpia-n. 
adv. lab. lAàuru au mayaren azpian 
(ou maipean) dago, ce livre est sous 
la table. Azpian dago, il est des- 
sous. Azpian est syn. de pean qui 
est be-an; az, le démonstr. a -^-^-^ 
comp. ail. darunteU} darauf, etc. 

Azpiio, g. esclave, de azpi-io, 

Azpa, bn. morceau de bois ser- 
vant de chaussure aux traîneaux. 

Azpian» v. azpi. 



Azpiko, V. azpi. 
Azpila, 1. cormier. 

Azpildu, azpiltzen, 1. bn. 

ourler; de azpVi 

Azta, 1. bn poids. 

Asiun^ g. b. pesant ; mieux azlun; 
de azla-dun, qui a poids. 

AatatTitasun, b. astundey g. pe- 
santeur. 

Aztat 2. V. azh s. V. as» 

Aztal, g. jambe ; — 1. mollet; — 
bn. talon. P. écrit astaL 

Aztalùeharri^ bn. cheville du pied; 
il est difficile de voir Tanalogie 
entre oreille et cheville aztal-ôeàarrû 

Aztalbdbarri» v. azUU, 
Aztapar, v. atz. 
Aztama, aziamatu, v. aiz. 
Aztaro, v. aro. 
Aztatu, aztatze, v. aiz. 

Azten.^ v. azi, s. V. as. 

Azteifcu, b. regarder; comp. 
aziiatu. 

Azti^ g. b. 1. bn. devin. Fau- 
drait-il rattacher azli à atz, dans 
le sens d'indiquer? 

AzùiaiUf aziialzen, g. b. deviner, 
prédire^ pronostiquer. 

Aztiatu, aztiatze, v. azli. 
Aztu, aztutzen, g. aaztu, h. 

ahatzi, bn. oublier; syn. de o^m^;^. 

Aztura, azturatu, azturat- 

ZOt V. azif s. V. as. 

Azuna, 1. F* truie pleine; n'est- 
ce pas Tadj. pleine, parlant de la 
truie P de aziun, v. asiun* 

Azundu, g. devenir pleine. 

AzundUy V. azuna. 

Azur, V. ezur. 



B. 



Ba, V. bai. 

Baanzut, on ôanzul, 1. plait-il, 
bn. j'entends, je comprends. De 
badanizut, ba-dantzut^ j'entends, de 
^fUzun. Alors en lab. interrogati^ 
entends-je, et en bn. affirmatif. 

Baatchuri^ v. èaratzuri. 

Baasuza, v. àaôa. 

Baba, g. b.i. bn.fève; de Tesp.haba. 

Baôarruma, généralement bohawr- 
ita, g. haricot blanc, esp. judia; ea 
bise, india babia^ ce qui indique 
une provenance étrangère. La ,Ju- 
dia" est venue des Indes (de là le 
bise.) en Italie, et de l'Italie (de 
là le gui p.) en Espagne; v. JDict. 
esp. de Domiuguez; ainsi barbar» 
ruma est pour baha erroma, fève 
romaine. P. cite baba erroma (fève 
romaine) qu'il dit signifier une 
espèce de petit poisson. 

Babazuza^ 1. abazuza, g. aôazuzi, 
b. baazuza, 1. bn. grêle, — bn. 
grésil; de baba-zuzi> 

Babazizior, bn. giboulée; de 
babazuzù'kor ? 

Bababruma, ' V. baba, 

Babaurna, v. baba. 

Babaztjza, v. baba. 

Babazizkor, v. baba. 



Babese, g. protection. Perfialo 
erregearen babesean^ dans (sons) la 
protection du roi de Perse. 

Bâchera, 1. bn. vaisselle. Selon 
Chaho des patois romans qui ont 
bachero; ce mot ne se trouve pas 
dans le L. B. 

Bacheragille, bacAerUle, 1. bacAe- 
reile, bn. potier; de bachera-^egUU. 

Bacheragille, v. hachera. 

Bachereile, v. bâchera. 

Bacheriixe, v. bâchera. 

Bada, v. bai, l. 
Badarik, v. bai, 1. 
Baga, bagarik, v. gobe. 

Bagant, bn. journalier, celui 
qui travaille à la journée. 

Bage, V. gobe. 

Bagilla, g. b. le mois de Juin; 
de ebakir-iUa. 

Bago, 1. /ûyo, (Quéthary) ; jBflyc?, 
(Hasparren) hêtre; de Tesp. haya. 

Bahatu, v. bahe. 

Bahe, b. 1. bn. crible, tamis. 

Bahatu^ passer au tamis. 

Bahi, 1. bn. gage, saisie. 

BahUUf engageri saisir, mettre 
à Tamende. 

Bahitu, V. bahï. 

Bai, 1. g. b. 1. bn. oui; dans 



47 



la conversation le i est souvent 
supprimé, èa, àa, ba^ oui, oui, oui. 
Il n'y a aucun texte guip. ou bise, 
qui soit aassi ancien que le Tes- 
tament de la Bochelle 1571, oà 
nous voyons qu' alors on employait 
bai pour ba comme particule af- 
firmative; bien que nous ne puis- 
sions citer aucun exemple g. 
pu b. à Tappui de notre opi- 
nion^ il nous semble qu'il ne 
peut y avoir de doute que bai 
et ba ne soient le même mot; 
ou trouvera Texemple plus loin 
sous ba. 

Baieiz^ g. oui certes; nous ne 
savons rendre compte de la termi- 
naison qui se retrouve aussi dans 
. ezetz, non certes. 

Baiôa, g. b. aussi; de bai-da, 
t pour dy V. Essaie Cli. II. Peut- 
être que baita se retrouve dans 
les composés^ nombaity zerbait, nor- 
baity et pourrait être comparé à 
l'ail, auch^ aussi^ wer auch, wie 
auchy wo aach. 

Bailaere, g. baitabere. b. mais 
encore, mais aussi; de baiia-ere 
ou bere. 

JBaiziij g. 1. bezii, 1. bu. baizen, 1. 
ne que, sinon, et le verbe avec 
la négation ez; de bai-ez-ik, Eta 
biak ezdira aragi bat baizik izango, 
et les deux (Adam et Eve) ne se- 
ront qu'une chair. Ni baizen^ P. 
sinon moi. Aspaldi zuen etzela 
edireiien zatharkaiurik baizeti. In- 
chauspe, Intr. du g. Q. Axular; il 
y a longtemps qu'il ' ne s'en trou- 
vait sinon de gâtées. 



Baimen, g. 1. permission ; de bai* 
men. 

Ba, g. b. 1. bn. 1^ particule af- 
firmative» préfixée aux terminaisons 
auxiliaires (v. Essai, p. 118), ainsi 
qu'aux verbes réguliers. Badel, j^ai, 
bada, il est (pour il y a). Aiia 
nerea badahit... mon père je sais ; 
dakit de jakin. Nous avons dit plus 
haut, s. V. bai, que ba était autre- 
fois baL Zeren Aire anaye haut Ail 
baitzen eia viziu baita, galdu baiizen 
eta eriden baita, 8. Luc. XV. 32. 
Test, la fiochelle 1671. Car celui-ci 
ton frère était mort et il est re- 
venu à la vie, il était perdu et il 
est retrouvé. Aujourd'hui on écrit 
bada, bazen. 

Ba^ 2^. particule conditionnelle, 
si. Jkusten badet, g. si je le vois. 

Bada, g. b. 1. bn. il est; de 
ba-da, 

Bada, g. b. 1. or, donc. L'afQr- 
mation, il est, ba-da, nous paraît 
pouvoir indiquer: or, donc; tout 
aussi bien que quiza, esp. (qui sait) 
peut-être. Jiek bada b^Udu tira 
denean. Test, la Bochelle, 1571. 
Act. 1. 6. Eux donc s'étant ras- 
semblés. Zaude jprestoki bada, soyez 
donc sage. 

Badarik, badarik ère, 1. néan- 
moins, toutefois. 

Bai, 2, 1. tache; au figuré, dé- 
faut. Dem ère bayarik eztu jokoa 
baizen, P. il n'a de tache que le 
jeu. Etzaitut bayatzen demetan, je 
ne vous tache en rien. 

Baietz, v.^ bai, 1. 
Bainion.^ v. bai^ 1. 



•48 



Baina^ g. haricot vert; de l'esp. 
vaina. 

Baina» bainan, v. èana. 

BainO, v. 6ano. 

Baita, v. iai, i. 
Baitabere, v. 6ai, i. 
Baitaere, v. ôai, 1. 
Baitan, baithan 1. en, dans^ 

chez. Manechbaitan da; il est chez 
Jean. Zure èaitan, il est en vous, en 
votre pouvoir. 

Baisen^ v. 6ai, l. 
Baisdk, v. 6ai^ l. 
Bakan, v. 6aL 
Bakar, bakarrik, v. 6at. 
Bakartade, v. ôai. 
Bakartasun, v. ôal. 

£ak£, v. paie, 

Bakhan, v. bat 

Bakhar, bakharrik, v. ôaL 

Bakharka, bakhartarzun, 

V. bal. 

Bakid« v. bal. 

Bakidato, bakidatae, v. bat. 
Bakitu, bakitze, v. bat. 
Bakoch, v. bat. 
Bakoitclii, v. bat. 
BakoitiL, v. bat. 
Bakoitz, v. bat. 
Bakotcha, v. bat. 
Bakun, v. bat. 

BalakatU, v. balaiu. 

BalakUj 1. bn. caresse, flatterie. 

BalakatUf balaiatzen, flatter, ca- 
resser, gagner quelqu'un. 

Baladrea, 1. ellébore; la ter- 
minaison drea n'est guère basque. 

Baloatu, balditu, 1. impotent; 
de Tesp. baldado, estropié. 

Balde, l. égal, pareil; i. a. 



Baldera, aujourd'hui bandera, L 
étendard; c*est Tesp. bandera. 

Baldemapesa, 1. F. abbé de 

paroisse, magistrat. Il est clair que 
le mot finit par apheza, abbé; mais 
baldern.^ 

Baldi, 1. b, humble. 

Baldi, 2. g. Espèce de seau 
pour vider les barques de pécheurs. 

Baldin, g. b. 1. bn. balin, 1. bn. 
si; particule condition.; le verbe qui 
raccompagne est toujours précédé 
de ba, si. Baldin berrogeita amar (m 
arkitzen badvray s'il s'en trouve qua- 
rante de bons. AM ogi balin bada, 
s'il 7 a assez de pain. Il se pour- 
rait que baldin fdt une contraction 
de ba^l-egin, si possible (de) faire; 
le lab. baiin y correspond le mieux ; 
egin est souvent contracté en eins 
le d de baldin reste inexpliqué; 
peut-être de bada et que, comme 
cela arrive souvent, il a changé de 
place, au lieu de bada^-al^n, bal^ 
din. 

Baldin ère, baldindez, baldin àai' 
taere, g. si par hasard. 

Baldindez, v. baldin. 

Balditu, v. baldalu. 

Baldoziak, g. les tempes. 

Baldres, bu. Sans-souci. Sous 
cette forme ce mot ne peut être 
basque. 

Balea, 1. baleine. 

Baliatu, v. balio^ 2. 

Balixnbay 1. bn. interjection 
exprimant un souhait ardent. Il 
nous semble de balin^ba^ et m pour 
n devant b; v. £ssai, Gh. U. si 
possible de faire! Le ba qui ter- 



49 



miae !e mot n'est pas clair ; est-ce 
le second ba qui se trouve toujours 
à la suite de balin et préfixé au 
verba? v. balin, • 

BaJin, v. àaldin, 

Balio, 1. 8 pars. sing. du pre- 
terito condicionado de Lardizabal, 
9,sMl le à lui". Ce temps correspond 
à rimparf. du subj. esp. et it. et 
à rimparf. de Tind. fr. £man izan 
batio, s'il le lui avait donné; sise 
le habiese dado; esp. se giieio avesse 
dato, it. Ce temps est formé du con* 
dit. en préfixant ba, si, et«n retran- 
chant la terminaison ie: banio, 
bagifUo, balio etc. 

Bauo^ 2. g. 1. bn. valeur, prix ; 
de Tesp. valia. 

Baliaiu, balialzen, se servir, em- 
ployer^ — 1. bu. se prévaloir^ faire 
valoir. £n g, balialu régit z. Suge 
pùtirik sotillenaz b&lialu zan^ il 
employa le serpent, le plus rusé 
des reptiles. 

Balitss, b. 1. baliz, g. 3. pers. 

sing. du suppositif, de izan, s'il 
était; ba^lUz^ formé du condit. en 
préfixant ba et en retranchant, ke, 

Balsan, 1. ensemble. Gurekin 
bahan^ ensemble avec nous. Gure 
balêan, parmi nous, f • Neêkaioen 
baUan, pôle-môle avec les filles. 

Baltz, V, bêle. 

Banfty g. b. 1. chaque, dans le 
sens d'une répartition égale. Emango 
disuiet eun iogar bana^ je vous 
donnerai à chacun cent pommes. 

Bana, parait mieux correspon- 
dre à l'anglais, each, indéclinable; 
I will give yott huudred apples 



each. P. cite le gén. banaren, 
dont nous ne nous rendons pas 
compte. Egur zama banaren bilha 
goaz^ nous allons chercher chacun 
un £eigot de bois. Chaque, est sans 
cela rendu par bakoUza, oro, etc. 
etc. JBana, vient très probable- 
ment de bal; l élidé devant n, v. 
Essai, Ch. II; mais qu'est-ce que 
na que nous retrouvons dans èina, 
selon Larramendi, dos à dos, deux 
à deux. 

Banaia, g. 1. bn. un à un, sépa- 
rément; bana-ka, 

Banakatu, banakalzen^ g. b. sé« 
parer; — placer un à un. 

Banaka, banakata, v. bana. 

Bandera, v. baUera. 

BanOi 1. bn. mou; èanoki, adv; 

Bana, g. b. éanan, g. baya, b. 
bainan, baina, 1. {i pour le tilde), 
bena^ soûl; mais; comp. bàno. Ba^a 
nai litzakean ba7êo laùurragoa da, 
mais il (livre; est plus court qu'on 
ne le voudrait. 

BaTta dérive évidemment de ba^ 
mais la terminaison n'est pas claire. 

Bahan, v. bam. 

BaîàOf g. b. bainOf b. 1. bn. 
beno, bn. soûl que, après le com- 
paratif. — En b. encore sinon; le 
g. préfère alors ezpada. Balzuek 
ehikiagoak besleak baJîo, les uns 
sont plus petits que les autres. 
Nori Jauna zeuri baino boâleri es* 
kini negyo nik? A qui d'autre. 
Seigneur, si non (qu') àvous, Tof- 
frirai-je? Ez dago gurelzat beste 
azkenik beiiko salvaziane edo kan* 
denazinoià bmo, b. il n'y a pour 

4 



50 



nous pas d'autre fin, que (ainon, 
en g. eapada) le salut ou la con- 
damnation éternelle. 

BaïUBUt» V. baaneut. 

Bapo, g. b. 1. bn. 8e dit de quel* 
qu'un qui est bieA portant, gros 
et gras ; de Tesp. guapo. En b. on 
s'en sert comme d'une exclama- 
tion ironique: bieni bien! 

Bar. Le radical àar ne paraît 
pas être en usage; nous le plaçons 
ici afin de réunir tous les dériréa. 

Barru, g. bcurren^ L? bwme^ bn. 
adverbe, dedans. Le guip. barru^ 
n'est pas clair; on dirait que c*est 
un substantif, (intérieur) qui cepen* 
dant ne se retrouve pas ; barru est 
toujours suivi d'un suffixe, autant 
que nous sachions. Le lab. et pro- 
bablement le bn. aussi sont des 
génitifs de bar, et ressemblent au 
£r. dedans; esp. de dentro; holl. 
van binnen. Il n*est pas toujours 
facile de découvrir la différence 
dans l'emploi de ces formes-ci qu'on 
pourrait appeler des génitifs et de 
celles qui, comme barrenean, etc. 
pourraient être appelées des loca- 
tifs, et qui correspondent peut-être 
plus exactement au français: en 
dedans. Agindu zion aska zwrezko 
kampotik eta barruiik^ betunez igart- 
zia, egin zezala, Lardizabal; il lui 
ordonna de faire une arclie en bois 
enduite de bitume en dehors et en 
dedans. Gain eder^ barren uAer, beau 
dehors, mauvais dedans, P. 

Barruan, barrunen^ barrenen, g. b. 
barrenean^ et par syncope barman^ 
1. dedans, en dedans; debarru-an, 



et de barrefhean (v. Essai, p. 49 
note 1.); barren est déjà un génitif, 
ainsi exactement comme le fr. en de- 
dans. Barrunen egongo ziran egwnetO' 
raho bear ziran Janariakin betâ emen. 
Lardizabal ; qu'il l'eût remplie (l!ar- 
che) d'aliments pour les jours qu'ils 
devraient être dedans. 

Barreneio, 1, adj. intérieur; de 
barren-io; avec e de liaison puis- 
que i ne peut suivre », v. Essai, 
Ch. II. Barreneho baieaz, Chourio, 
Imit. de J. G. II, S. De la paix 
intérieure. 

Bama^ 1. bn. profondément. ^- 
ran cieçon Simani, eramae ha^mago^ 
Luc, Y. 4 Test. Bochelle, et il dit 
à Simon, emporte-le (filet) plus 
profondément. 

Barrena^ g. b. bariena, bn. le bas, 
substantif; sans axiiQiebarren,^Aem, 

Le lab. cependant se sert de 
barrena pour „dans," „dedans" et 
cela sans rendre la terminaison n 
superflue. Etehean bwtrena 1. P. dans 
la maison; etcAean est déjà dans 
la maison, eeAea»n, Eta bihi Aura 
gordeizen du lurrean barrena. Axa- 
lar, anc. éd. p. 86. et elle (fourmi) 
oadie ce grain dans la terre. 

Barrenean, g. au bas de. Nous 
trouvons le même mot (v. ci-dessus) 
en lab. avec la signification de, de- 
dans, adv. de barren^a-^^ avec e de 
liaison v. Essai, p. 49, note L 

BarmndUf barruntzen, g. b. pé- 
nétrer. 

BarAanda, bn. aux écoutes. 

Barrendatm, 1. barhanàaUê^ bn. 
espionner; de barren^ari? 



51 



Barrendari, 1. àorhandari, bn. 
espion ; do barren'^ri, 4t ; d euph ? 

JBarrio, bn. basse-conr. 

Bameko^ bn. veste; c'est an adj. 
bame-io, employé substantivement. 

Bamei(hmolckf bn, gilet. 

Barata, 1. selon P. bourde; se- 
lon O. dans ses corrections au 
Ms. de P. noise^ brouillerie. Cor- 
ruption du provençal borda? 

Baratchuri, v. baraiz. 

Babatu, babatzbn, 1. arrêter, du 
fir, barrer? 

Barats, g. ^oro^;?^, 1. bn. jardin. 

Baratsuri, g. ba/ratchwri, 1. ba4iU 
eAuri, bn. beraiaéz, b. ail; de ba- 
ratZ'ehwri? 

Baratse, v. borate. 

Baratzuri) v. baratz. 

Barazkau>u, v. bazkatu. 

Babazkal kuoa, v. muffa, 

Bakazkabi, v. baziatUn 

Barbâkisu, v. garhanUu. 

Barbar, b. 1. bn. en éparpil- 
lant; par-ci, par là. Ed b. se dit 
d'une personne qui parle à tort et 
à travers. Ifait penser au hoU. 
warren, brouiller; wirwar, confu- 
sion, embrouillamini. 

Barbarita, bn. l"" bruit, ru- 
meur; syn. A^Borberia. 2^ tressaille- 
ment de la peau quand un insecte 
marche dessus; apparemment de 
harbar. 

Barda, v. hart. 

Bardin, v. herâin. 

Bare, g. 1. 1** rate, 2^ limace. 
8ont-ce deux mots différents? peut- 
itre Tanalogie se trouve-t-elle dans 
la substance molle, spongieuse des 



denx ? Bore, se trouve encore chez 
Axular, anc. éd. p. 275, nouv. éd. 
p. 101. Pouvreau corrige ce mot et 
dit: il faut maîba boa izaitea, être 
faible et malsain, au lieu de : malba 
eta bâte izaitea. Que le mot se trouve 
aussi dans la nouvelle édition ne 
prouve- rien ; ce ne serait pas la 
seule erreur; y. euzu. 

Bargo, 1> bn. jeune cochon 
sevré, trop jeune pour être appelé 
urde. 

Barhanda, barbandatu, v. 

bar, 

Barbandari, v. bar. 
Barben, v. bar. 

Barik, v. gobe. 

BarikUy b. vendredi. ' 

Barkamendu, v. barkatu. 

Barkatu, barkatzen, g. 1. par" 
katu, h. barkhatu, bn. pardonner; 
du latin parcere. 

Barkazio, g. barkamendu, 1. bar- 
khamendu, bn. pardon. 

Barkaziotka egon, g. demander 
pardon. 

Barkatze, v. barkatu. 

Barkazio, v. barkatu. 

Barkhamendu, v. barkatu, 

Barkhatu, v. barkatu, 

Bama, v. bar, 
Bame, v. bar. 
Bamean, v. bar. 
Bameko, bameko motob, 

V. bar. 

Barrabil, g. bn. testicule. 

Barramba, 1. bn. grand bruit. 

Barrasta, bn. poignée de grains; 
comp. parraaka. 

Barrata, bn. douve. 



52 



Barrayaxi, v. bamaiu. 

BarrayatU^ v. barreatu. 

Barrayatzaille, v. barreatu. 

Barre, v. farra, 

Barreatu, barreatzen, g. 

barrayatu, 1. bn. divulguer. — 1. 
dissiper; de barri? Berri gogoangarri 
au barreatu tanean beMola, g. aussi- 
tôt que cette mémorable nouvelle 
fut divulguée. 

Barrayari^ barfeyairi^ aujourd'hui 
plutôt, barrayaUaille, 1. dissipa- 
teur; de bafraya^ari et tzalU. 

Barreu, bu. dispersé; contraction 
de barreatu, 

Barren, v. bar. 

Baxrena^ comme subst. et pré- 
position, v. bar. 

Barrendatu, v. bar, 
Barrendari, v. bar. 
Barrenean, v. bar. 
Barrenen, v. bar. 

Barreu^ v. barreatu. 

Barreyari, v. barreatu. 
Barrir v. berH. 
Barrio^ v. bar. 

Barriro, v. berri. 
BarritBU, v. berri. 

Barritu, v. berri. 
Barriz, v. berri. 
BarrUi v. bar. 
Barruan, v. bar. 
Barrundu, v. bar. 
Baminen, v. bar. 
Bamuit2Be, v. bar. 
Barrur, v. baru. 

Bart, g. barda, bn. hier au soir. 
Véritable énigme comme etti-damu, 
etti^datu, 

Baru, b. barrur^ 1. bn. jeûne. 



Bas, g. désert, substantif. -^ g. 
b. 1. bn. adj. sauvage. 

Basatar, g. sauvage, subst. homme 
sauvage. 

Bcuatia^ g. syn. de basatar. 

Basaurde, g. b. 1. sanglier; de 
baea'Urde. 

Baaaur, g. noisette, de basa^^ur. 

Baeerri, g. b. ferme; P. cite 
basherri, pays champêtre, sauvage, 
mais ce mot n'est plus connu; eu 
b. et g. il s'est conservé avec la 
signification plus restreinte de ferme. 

BaeerritaM',^. b.fermier;to-errt«<ar. 

Baaaburu, bn. hameau delà mon- 
tagne; de baea'buru. 

Baeabarhen, bn. hameau de la 
plaine ; de baea-barhen, barhen dans 
le sens de bas. 

Basothea, 1. bn. genièvre; syn. de 
ofTe; de baaa'Othea. 

Baeo, g. b. forêt. La forme indi- 
que que baeo et bas ont la même 
origine; ou peut-êtro bien que 
c'est le même mot légèrement mo* 
difié; dans d'autres langues nous 
trouvons les mots pour forêt et 
désert dériver d'un même radical; 
aranya, sansc. de arana, lointain, 
étranger, et signifiant proprement 
le désert, v. M. Pictet, Orig. I. £. 
I, p. 210. 

Baeatu, baeaUen^ 1. P. s*égarer^ 
se fourvoyer, i. a. 

Basa, 1. boue, du fr. vase. 

Basabarheii, v. bas. 
Basaburu, v. bas. 
Baaatar, v. bas. 
Basatia, v. bas. 
BasatUi v. ba». 



58 



Basanr, v. boê. 
Basanrde, v. bas. 
Baserri, baserritar, v. has. 
Basherri» t. bas. 

BaSO, V. bas. 

Basothea, v. ba^ 

Basta, bn. point de couture 
large; de l'esp. basta. 

Bat, g. b 1. bn. un; ^ est 
aussi employé comme pron. indé- 
fini, quelque, et régit alors le géni- 
tif; V. Essai, p. 122. 

Batu, batten, g. b. 1. réunir, join- 
dre; baihu, bn. batu, 1. se rencon- 
trer, se parler. Batu naiz harekin, 
je me suis rencontré avec lui. P. 
ajoute que batu se prend aussi 
déshonnêtement. 

Batasun^ g. b. bn. batarzun, bn. 
bùtiundcf g. union, alliance; de 
bat'tetsun, tarzun, 

Batzarre^ g. b. 1. bn. assemblée, — 
1. bn. rencontre, accueil. Ce mot 
parait être formé de bat-xar, comme 
bUtzarre, et signifier au fond assem- 
blée des anciens 

BaJcan^ g. b. 1. bakhan, bekhan^ 
bn. rare ; paraît être formé de bat- 
han; k pour h, et < élidé devant ib ; 
V. Essai, Ch. II. Besterih zuen artean 
chit urria eta bakana dalako, d^un 
autre côté parce qu'il est (livre) 
très rare parmi vous. 

Bakun^ g. 1. simple, innocent; 
formé comme bakan^ mais avec Fadv. 
hun^ bat'hunf 

Bakidj g. commun, général; de 
bat'kide. 

Bakùu, bakitzen, g. unir; de 
bakid'tu. 



Bakidatu, bakidatzen^ g. commu- 
niquer. 

Bakoitz, g. bakoch, b. bakotcha, 1. 
chacun; àe bat — P 

Bakoiti, g. bakoitchiy 1. impair, 
Topposé de biritchi, 

Batbedera, 1. bn. chacun ; de bat* 
bedera, 

Batzuêk, g. ]. batzuk, b. quelques 
uns. Dans les dial. basq. esp. c'est 
un pluriel; eu lab. il y a batzu, 
batzuk sing. baizuék, plur. Batzu 
dira, 1. quelques uns sont. Batzuk 
diote^ 1. quelques uns disent; le 
k ici indique le sujet du verbe 
actif, Tabsence du k dans le pre- 
mier exemple, le sujet du verbe 
passif. Batzuek diote, 1. quelques 
uns disent; ici ek indique le plu- 
riel. Ces exemples soni de P. qui 
aurait pu avoir fait une erreur; 
mais la preuve que batzu est con- 
sidéré comme sing. c'est que le 
génitif est en ren. Oienhart prov. 
72 écrit: Bazuren {batzuren) gar 
ofMtan... dans la salière de quelques 
uns. — Dans les dial. basq. esp. 
il faudrait batzuen, gén. plur. de 
batzuek. Nous avons peut-être ici 
une dernière trace de la significa- 
tion primitive plurielle de zu^ vous 
et non tu, comme nous l'avions 
déjà fait remarquer dans notre Essai, 
p. 21. Maintenant d'oii vient la 
terminaison zu; cela ne peut être 
le suffixe su qui a formé tant d'ad- 
jectifs, le pluriel aurait été suak 
{zuak) et non suek; il est plus 
probable que c'est le pronom zu, 
(vous) au pluriel zuek; bien qu'il 



S4 



ne soit pas très clair commeut »,tou8 
un*' a dû exprimer ^quelques uns**» 
il est peut-être permis d'accepter 
cette hjrpothèse, jusqu'à preuve du 
contraire; la difficulté a dû être 
grande en basque pour exprimer 
le pluriel de bat; batak et baiek 
existant déjà comme sing. défini 
et indéfini. On pourrait trouver 
dans d'autres langues des cas ana 
logues; en holl. le pron. pers. 2 
pers. est ^gij ;'* pour distinguer le 
pluriel on y ajoute „Iieden/' hom- 
mes (l'ail. Leute) >, gijlieden ;'* du 
moins dans la grammaire, puisque 
d'ordinaire le verbe ou le sens de 
la phrase indique suffisamment le 
pluriel. £n &. ^^vous autres," n'est 
qu'une forme intensive de ^vous" 
quoique ^^autre" ne renferme nul- 
lement l'idée de renforcer. 

Batzuetan, batxutan, g. 1. batzube' 
tan, b. quelquefois, de battu-etan. 

Batean, g. 1. baietan, g. betan, bn. 
à la fois; de bat^etan. 

Batezere^ g. batezbere, h. surtout; 
de baUz^beré et ère. 

Bat batetan^ g. b. bat batez^ bat 
batean, 1. subitement. 

Batétako, g. à la fois, ensemble. 

Batere ez, g. b. bn. aucun ; de bat' 
ere-ez, aussi pas un. M. Salaberry 
écrit bcUere, aucun; c'est une er- 
reur, il faut encore la négation. 

Bakarj g. b. 1. bakhar, bn. seul/ 
solitaire, isolé; de bat; har de 
hartuf Izanik bera gauza guztijen 
egilla ta jaube bakarra, Moguel. 
Etant lui-même créateur et seul 
maître de toutes choses. 



Bakarrik, g. b. bakharrik^ 1. adv. 
seulement; iebakar^. Ezhakarrik 
gaztê, baita bere zaarrak, b. non 
seulement les jeunes, mais aussi les 
vieillards. 

Bakharka, bn. un à un. 

Bakartade, g. b. solitude. 

Bakartasun, g. b. 1. bakhariarxun, 
bn. solitude, de bakar-taaun. 

Bataraun, v. bat. 
Batasun, v. bat. 

Batato, g. bautismo, b. baptême. 
Batayatu, g. batkUu, b. baptiser. 

Batbatean, v. bat. 
Batbatetan, v. bat. 
Batbates, v. bat. 
Batbedera, v. bat. 
Batean, v. bat. 
Batere, v. bat. 
Batétako, v. bat. 
Batetan, v. bat. 
Bateaere, batesbere, v. bat. 

BathU, V. batu, 2. 
Batiatu, v. batayo. 
Batu 1, V. bat. 

Batu, 2, batzen, g. 1. bathu, 

bn. téter. 

Batzarre, v. bat. 

Batae, v. bat et batu^ 2. 

Batzubetan, v. bat. 
Batzuek, v. bat, 
Batzuetan, v. bat. 
Batzuk, V. bcu. 
Batzunde, v. bat. 
Batzutan, v. bat. 

Bautismo, v. batayo. 

Baya> b. cependant; variante 
de bana. Y pour n se trouve dans 
yardun *= inarduni iardausi i=s* uior^ 
I ruei. 



66 



Bazka^ V. batkatu. 

Bazkatu, bazkatzek, g. 1. bn. pcd- 
tre; du latin pascuare; v. Du Gange. 

Bazka^ L bu. pftture; de bazkahi, 
comme char de aharratu. Ne &u- 
drait^il pas placer ici comme dériva: 

Bazharif g. b. bn. baraikari^ 1. 
dîner, (snbst.). De hazkct^ari, 4. 

Beukaidu, g. b. bn. barazkaidu, 
1. diDer (verbe) ; aassi - barazhari 
constmit avec egon. Banukaritan, 
noffo, je dioe. Est-ce que bathaldu 
ne serait pas pour bazkchor^u; 
batkari s'est conservé dans le sub- 
stantif, et le r dans le verbe s'est 
transformé en /; comp. ^îl^o^u de 
hari; comp. afaldu, gosaldu, La 
' forme lab. s'oppose à cette expli- 
cation ; et cependant il ne paraît 
pas j avoir de doute que bazkaei 
bazkatu ne viennent du latin. 

Bazkaldu, V. bazfcatu. 

Bazkaltze, V. bazkatu, 

Bazkabi, V. bazkatu. 

BaKtanga, g. petite vérole. 

Baster, g. b. coin, angle. — 1. 
bn. coté, bord, lisière; — g. b. 1. 
bn. pays, contrée, environs. Oiha- 
hren bazterra, le bord du drap. 
Planiaren (?) bazterra^ la marge d'une 
feuille de papier. Bazter ayetako 
érregeak^ g. les rois de ces con- 
trées. 

Bazterrêan, 1. auprès^ au bord de. 
lihur bazterrean, au bord de la 
fontaine. 

Bazteralde, bn. campagne, envi- 
rons; de bazter-cUde; Bju.de bazter. 
P. cite: miratzatzue (de l'esp. mirar) 
bazterrak, voyez les environs. 



Battertu, baztertzen, 1. bn. b. 
écarter. 

Basteralde, v. bazter. 
Bazterrean, v. bazter. 
Bastertu, baatertze, v. bazter. 

Bo, g. b. bas, (adj. et subst.). 
Le radical ne parait pas être en 
usage dans les dial. basq. français; 
mais on le retrouve dans les déri- 
vés sous la forme behe. Echearen 
beak ônak ditu, g. les parties basses 
(le bas) de la maison sont bonnes. 
Prezio bea, le bas prix. J5« devient 
pe selon les lois phonétiques, v. 
Essai, Ch. II; pe se trouve uni au 
substantif non décliné, nuUpeq, le 
bas de la table, de mat-pe-a. 

Beau, g. bian, b. en bas (adv.); 
de be-'O^n. Bean nago, je suis en bas. 
Bean est employé comme suffixe 
pour exprimer sous = dans le bas; 
maipean, sous la table, serupean, sous 
le ciel; pean n'est pas du style 
familier, on dit alors ar|Ȕafi: zeru- 
aren cupian, sous le ciel. 

Bera, g. b. beherat^ 1. en bas, c. 
a. d. vers le bas; l'ail, nach unten; 
de be^ra. Bera ou behercU noa, je 
vais en bas. 

Behera, 1. behere, bn. la partie 
inférieure. Cest le même mot que 
le précédent, mais nous ne nous 
expliquons pas comment il a pu 
arriver à prendre la signification 
du substantif. 

Beeratu, beeratzen, g. b* beheratu, 
beheratzen^ 1. baisser. Urak beeratzen 
ziran, g. les eaux baissèrent. 

Bekeratzapen, ]« abaissement; de 
beheratze-^-pen. 



66 



Beheitiy 1. bn. en bas, (adv.). 
Eria be^eiti doa^ le malade décline ; 
litt. va en bas Evidemment de 
hêheti^ quoique le suffixe ti n'ex- 
prime pas la tendance vers, c'est 
pintât le contraire. 

B^heitUn^ beheititzen, ]. baisser, 
rabaisser. 

Beherapen, 1. bn. décroissement 
de la lune; de hehera-ptn, 

Bea, g. bêlement des moutons. 

Beau, v. h€. 

Boar, g. dûsr, b. hthar^ 1. bn- 
besoin, nécessité, indigence; — g* 
b. devoir. Beau batek eragiten deuUa 
hiarra, b. Un autre lui fait faire son 
devoir. — 1. bn. nécessiteux, pauvre. 
Brar construit avec izan correspond 
aux verbes falloir, devoir. Bear da, 
il faut. Egun oroz tctinduttuunectn 
behar ginduke berretu. Chonrio. Im. 
de J. C. p. 47. Chaque jour nous 
devrions (il nous faudrait) accroître 
en sainteté. 

Bearau, bearzun, g. nécessiteux; 
de bear-têu, 

Bêarreko, g. mendiant; de bear-ko, 

Behartasun^ 1. behctrtarzun, bn. 
pauvreté; de behar-toaun. 

Beartu, beartzen^ g. obliger, con- 
traindre; — 1. se forcer; c. a. d. 
quand on se fait mal en s'effor- 
çant à faire un travail dur. 

Bearbada, g. b. peut-être; de 
bear-ba-da, s'il est nécessaire. 

Bearrean, ^. b. au lieu de. Au 
esan bearrean, au lieu de dire ceci. 
Il est difficile de rendre compte de 
ce mot qui paraît être formé de 
bear-r-ean, (v. Essai, p. 49. note I.) 



dans la nécessité, dans l'obligation, 
ce qui donne un sens entièrement 
différent. 

Beargai^ g. besoin, négoce, travail. 

Bearbada, v. bear. 
Beargai, v. bear. 
Bearrean, v. bear. 
Bearreko, v. bear. 
Bearsu, bearsun, v. bear. 
Beartu, beartae, v. bear. 

Béate, g. doigt; behaU, 1. P. 
ongle; — bn. pouce. Comp. att. 

Bfoiza^, g. corne du pied, sabot; 
de beatz-azal. 

Beatzlodi, g. pouce ; de ^olir^/ocb*. 

Beatzlodiurren^ g. index; de beaiz^ 
iodi'Urren. 

Beatsal, v. beatz. 

Beatelodi, v. beatz. 
Beatzlodiurren, v. beatz. 

BeazUlli g. biaztun, b. behazun, 
behaztun^ 1. fiel. 

Beberina, 1. serviette. N'a pas 
l'air basque. 

Bechango, bn. coude. 

Bedar, v. belar, 2. 

Bedats, soul. selon O. correc- 
tions au Ms. P. bedax^ bn. priu- 
temps. 

Bedax, v^. bedats. 

BbDEINKATD, BEDBINKATZEN, g. 

benedikatu, 1. bénir, du lat. bene- 
dicere. 

Bedeinkazio g. bénédiction. 

Bedeinkazto, v. btdeinhaiu. 

Bedera* bn. chacun un. Dio" 
creac diraden emazte bederaren eenhar. 
Test. Rochelle, 1. Tim. IV. 12. 
Que les diacres soient maris d'une 
seule femme; ou chacun d'une 



67 



femme. Eia borthetatic batbedera an 
perla bêderaz^ Test. Bochellc; Apoc. 
XXI. 21. Et chacane des portes 
était d'une seule perle on d'une 
perle chaque. 

Bederatzii g. b. I. hn.beratzi^ 
b. neuf 

Bederattigarrén^ neuvième. 

Bedere, bederen, 1. bn. au 

moins. 

Bedi* S pers. sing. de Timpër.; 
qu'il soit. 

Beebftn, b. S. pers. sing. im- 
psrf. de rindic. {ehan) avec 2a pr^ 
fixe; correspond au g. bazuen, 

Beeratu^ beerataOi v. be. 

Begi, g. b. 1. bu. oeil. 

Begiiarte, g. b. 1. begitharte, bn. 
visage; de begiiarte. Le t paraît 
être ici euphonique, ainsi que dans 
plusieurs autres composés. On ne 
se sert plus de ce mot dans le 
Guipuzcoa, mais bien en Biscaye 
où il a conservé sa signification 
littérale de ^^entre yeux''; ou le dit 
de quelqu'un qui a pleuré et dont 
les yeux sont rouges tout autour. 

Btffi ezarriy g. jeter les yeux. 

JBetazaly g. b. bethazal, I. bn. 
paupière; de begi-azal. 

Betilhy g. betuUy b. cil ; de begi- 
ille et ule; le t euphon. 

Bepuru, g. 1. bephuru, bn. sour- 
cil ; de begi'puru f M. Mabn (Bask. 
Sprachdenk.) compare nuruin braue, 
ail. brow, angl. bhrû^ sansc 

BezirUa^ g. behhain^ bn. sourcil; 
syn. de bepuru; le g. est obscur ; le 
bn. paraît composé de begi-gain, 
dessus yeux. 



Betando, g. b. partie de la tête 
près des yeux; de beginmdo, le t 
euphon. 

Betondokoa, b. coup de poing; 
oeil poché; de betondo^ko. 

Bekohi^ g. b. front. Bekhoki, bn. 
paraît n'avoir conservé que le sens 
figuré: audace; de begif 

Beîar, g. 1. bn. front; syn. de 
bekoki; — 1. P. frontispice, devant 
de maison; de begi? 

Begiratu, begiratzen, g. b. 1. re- 
garder, considérer ; — g. se garder 
de; de begura^tu. Suiik efa vretik 
begUatzéa, se garder du feu et de 
Teau. Begiravk, 1. garde-toi. 

BegistatUy begistaiztn, g. b. 1. re- 
garder. Aujourd'hui syn. de begi" 
raiu. P. donne begistu et btkcdztu 
regarder de mauvais oeil, ennuyer, 
être jaloux; et ceci semble la véri- 
table signification r de begi-gaizlo-tu. 
Si P. n'eût pas donné cette signi- 
fication, il semblerait plutôt que 
begistu vint de begi'Z'tu? 

Begizkoy g. fascination ; probable- 
ment le même mot que bekaizgo^ 
V. l^art. ci- dessous. 

Bekatzgo, g. bn. bekaitzko, L be- 
kaizkeria, bn. jalousie, envie; de 
begi'gaitZ'ko et keria. 

Bekaiztêria, 1. P. le mauvais oeil; 
le mal occhio des Italiens ; de begi- 
gmtZ'keria, Selon M. Salaberry syn. 
en bn. de bfkaivgo. 

Bekhaizn^ bn. envieux; begi-gaitz, 

Begira egon^ g, b. 1. attendre. 
Zure b^gira nago^ je vous attends. 

Begira nerekin, g. begira nigcu, 
b. gare à moi. 



68 



Beîhitza, 1. oeillade ; mot d'Oieu- 
hart, selon P. qui le décompose en 
btgikomkUza (mot de Toeil), ôegiua, 
bethitza* 

Begi ezarri, v. begi. 
Begira egon, v. begi. 
Begiratu, b^^atze, v. begi. 
Begistato, begistatze, v. begi. 

BegistU, V. begi. 

Begitarte, begitharte, v. begi, 

BegizkO, v. begi. 

Beha, behatu, behatzen, bn. 

écouter^ — 1. attendre, regarder^ 
considérer. Beha khemk^ mntzaaZ" 
k&nik^ Frov. d'O. Ecoute le premier^ 
parle le dernier. Neuve buruari ungi 
behatzen badiot. Chourio^ Imit de J. 
C. si je coDsidère bien moi-même. 
Chtre beha egotu da, il nous a air* 
tendus. 

Bohar, v. bear. 

Boliarri, v. belarri. 

Beharrondoko, v. belarri. 
BehartarzTin, v. bear. 
Behartasim, v. bear. 

BehatZ, v. beatz. 

Bohatze, v. beha. 

BehatetopatU, v. behatztupa. 

Behatztupa, I. behatztopa, bn. 
faux pas. 

BehaUtopatu^ faire un faux pas. 
Eta bere escuetan eramanen autela 
eure oinaz harrian behaztopa ezadin^ 
çat. Matt. IV: 6. Test. Eochelle. 
Et ils te portèrent en leurs mains, 
de peur que tu ne te heurtes ton 
pied contre quelque pierre. 

Bohatu, V. beha. 

BehaEtun, v. beazun. 

Boliaziin, v. beazun. 



Beheltl, v. be. 

Beheitita, beheititEe, v. 6e. 

Behera, beherapen, v. 6e. 

Beherat, v. be. 

Beheratu, beheratse, v. 6e. 

Behere, v. be. 

Behi, V. bei. 

B6hin,^b6hinere, v. bein. 
Behindik, v. bdn, 

BehingOtZ, v. bein. 

Behoka, v. beor. 

Behor, v. beor. 

Bei, g' b. behi, 1. bn. vache. 
Sega gastu guchirekin azUzenda^ g. 
la vache est élevée à peu de frais. 

Beitegi, g. vacherie; de bei'-Ugi. 

Beimbere, v. bein. 

Bein, beil, g. b. bekin^ 1. bn. 
une fois. 

Ben ère ez, g. beh bere ez, bem^' 
bere ez, h. ez behin ère, l. bn. jamais ; 
litt. pas aussi une fois. C'est une 
erreur que M. Salaberry écrive beMn 
ère, jamais, sans la négation es, ou 
gobe, etc.; même observation pour 
batere. Ta beimbere aztu ezpedi^ et 
qth'il n'oublie jamais. Hurada behin 
ère unhaiu gobe othoitz egiiea. C'est 
de faire la prière sans jamais se 
lasser. 

Beingo baten, b. subitement. 

Behingotz, bn. pour toujours ; 
selon M. Salaberry — 1. pour quel- 
que (un) temps, de hehin^^^nUat. 

Beindik bein, benik bein, g. b. ^- 
hindik behin, 1. au moins, pour le 
moins. Har zaite behindik behin zure 
bihotzean bakearen ezartzen. Chourio, 
Imit. de J. C. Commencez au moins 
par établir la paix dans votre coeur. 



59 



Baindik bein, v. èùn. 
Beingo baten, v. 6ein. 
Beitegi, v. éd. 

Beka» g. b^ka dago, il béle. 

Bekaitsko, v. begi. 
Békadsgo, v. begi. 
Bekaizkeria» v. begi. 
Bekaizteria» v. begi. 

Bekar, v. ékarri. 

Bekatu, g. 1. pekaiu, g, b. bn. 
pëché ; de Teap. pecado ou du latiu 
peccatum. 

Pekaiuakot b. pêcheur, adj. de 
pekaiU'Z'-ko. 

Bekhain, v. begi. 
Bekliaizti, v. begi. 

BekaiztUy v. begi. 

Bekhan, v. bat. 

Bekhoki, v. begi. 

Bekoki, v. begi. 

Belar, 1, v. begi. 
^ Bèlar, 2, g. bedar, b. belhar, 1. 
bn. herbe. 

Belarri, g. b. beharri, 1. bu. 
oreille. 

Belarrondoko, g. b. beharrondoko^ 
1. bn. 8ou£Bet — 1. oreiller, i. a. 

Belarrondoko, v. beiarri. 

Belatch, v. beie. 

Belaun, g. b. belhaun, 1. bn. 
genou. Liçarague et La Yieuzville 
écrivent : belhaur ; goizean bezala bel" 
hamriko yarri behar da, comme le 
matin il faut se mettre à genoux. — 
g. b. 1. degré de parenté, généra- 
tion. Hirurgarren belhaunefcoek guti 
gotatvko dute. Ax. p. 249^ la troisième 
génération jouira peu. — bn. coude 
d'un chemin. 

Belaunikaiu^ g. b. belhaunikaiu^ 1. 



belhaurikatUf bn. Eia beihaurieaiurik 
reuerentia eguiten ceraucaten^ Marc^ 
XY. 19. Test. Bochelle; et s'étant 
i^enouillés ils lui faisaient la révé- 
rence. ^ 

Belhauniko, belhauriko jarri, se 
mettre à genoux. 

Belaunikatu, v. beiaun. 

Belch^ V. belê. 
Beldlir, v. bildur. 
Beldurii, v. bildur. 

Beldiirtu,bèldurt8e,v.Mtfttr. 

Bêle, g. b. 1. bn. corbeau. 

Belatch, bu. comeiJle; de beîe 
avec la terminaison des diminutifs 
ch ? Selon O. épervier. v. Prov. d'O. 
n écrit il est vrai belaz ; mais P. 
qui le cite écrit belauh. 

Beltzur, g. corneille. 

BetU, bekh, g. behz^ 1. belz, bn. 
bcdUj b. noir. L'idée très abstraite 
de couleur aura été exprimée par 
un dérivé de bêle; la terminaison 
tz est peut-être la syncope de£ra^, 
pour le corbeau, c. a. d. ce qui 
lui est propre. Bien que la termi- 
naison ne soit pas bien claire, il 
nous semble que bêle et beUz ont 
une origine commune. 

BeUzuri^ 1. belzuri, bn. mine noire. 

Belzuriz, bn. en fronçant le 
sourcil. 

Belhar, v. beiar, 2. 

BéUiaun, v. belaun. 

Belliaunikatu, v. belaun. 

Beltz, v. bele. 

Beltsur, beltsBuri, v. beu. 

BelU, b. tard; syn. de berandu. 
BèlllBe, g. foin. 

Belz, belsniri, v. beU. 



60 



Berna, bemo, 1. S. pen. de 

]*impëratif de eman, emoti, qa*il 
donne. 

Bena, g. b. vrai, sérieux. Oizan 
henay homme sérieax. De b^in on 
de l'esp. buen? v. l'exemple ci- 
dessous, s. V. bênetako. 

Benaz, ôenazki^ g. denetan, b. en 
vérité; de àena-t et ki et de èen* 
etan, 

Benetako, g. b. vrai, véritable. 
Benetako erruki ta amodijua dagoz, 
la véritable compassion et (le véri- 
table) amour consistent. Dans cet 
exemple on pourrait rendre^ véri- 
table, par seule^ unique, ce qui 
ferait croire que d^na vient de detn. 

Benaz, benazki, v. bena. 

Benedikatu, v. bedeinkaiu. 

Benetan, v. bena. 
Benik bain, v. bein. 

BonO, V. baho. 

Ben, beîi ère, v bein. 
Ben bere, v. bein. 

Beor, bigOr, g. bior, h.behor, 
1. bn. jument. 

Behoka, bn. 1. pouliche; pour 
beho^kai ? 

Bephuru, bepuru, v. begi. 
Bera 1, v. he, 

Bera iî> v. bere. 

Bera 3. g. b. 1. bn. beratz, bn. 
mon. 

Beratu, beratzen, 1. devenir mou. 

Berakatz, b. ail; syn* de ba- 
ratzuri, 

Berandu, g. b. 1. berant 1. bn. 
tard. Berant jaiki dadina bidean 
laster, qui se lève tard trotte tout 
le jour. 



BerandUj beranizen^ g. b. 1. be^ 
rantu, bn. (mieux avec d^ v. Essai, 
Ch. II) ; tarder, retarder. Berantzen 
du, 1. il tarde (à venir). 

Beranteiêi, berantesten^ 1. berantexi, 
bn. s'impatienter, tarder, impers, 
il me tarde; de ^raat-etoî, comme 
aut-etêi, etc. 

Berant, v. berandu. 

Berantetsi, v. berandu. 

Beranteete, v. berandu. 

Berantexi, v. berandu. 

Berantu, berantze, v. berandu, 

Berariaz, g. exprès; bn. selon 
M. Salaberry, adv. qui exprime l'op- 
posé du mot eeriofki. 

Beratu, beratze, v. bera, 8. 

Beratz, v. bera, 8. 

Beratzi, v. bederaui. 

Berau, v. bere. 

. Beraz, 1. bn. doDC; sjn. de 
arren. Emazu beraz duzunaren araueu^ 
Axular, p. 848. Donnez donc selon 
que vous avez. Ne serait^» pas 
de Tesp. de veraz? en vérité? 

Berba, b. mot; syn. de hitz; du 
lat. verba. Berba aurrfibaa, préface; 
litt. Tall. Vorwort. 

Berdella, g. 1. maquereau, 
(poisson). 

Berdin, g. 1. bn. bardih^ 1. b. 
égal, uni. Ez oi da bardina guzUn 
okertasuna^ habituellement les tra^ 
vers de tous ne sont pas égaux ~ 
1. bn. adv. berdin joan behar da 
mundvtik, aussi bien (litt. également) 
faut-il quitter ce moude. 

Berdindu^berdintzen, I.bn. égaliser. 

Berdintasun, g. b. 1. égalité; de 
berdin'4<taun. 



61 



BerdinkaiUj berdinkaizen^ g. b. 
eoBi{Nirer. 

Berdinkunza, g. b. comparaison. 

BerdinUu, 1. heidinxu^ bn. à peu 
près. 

Berdindu, v. ^ercfm. 
Berdtnkatu, v. berdin. 
Berdinkatze, v. herdin. 
Berdinkunza» v. 5«rd}7»* 
Berdintasim, v. berdin. 

BerdintBe, v. berdin. 
BerdinXU, ?. berdin. 

Berdogala, 1. pourpier. 

Bare, 1. g. b. 1. bn. pron. poss. 
Son, sa; au plur. ^r^n, ses. Ainsi 
que les autres pronoms poss. {nirt^ 
kire, ture, gure) bere a la forme d*un 
génitif; ainsi bere est bt^e» comme 
hire^ est At-re, etc. On peut donc 
en conclure que 60 a existé, comme 
fih Aï, pu, fu. Comme pron. per- 
sonnel be n'existe plus^ mais il en 
est resté une trace dans la S*^ pers. 
de rimpératif de tous les serbes, 
^a,de b-eza; bekar, de b^ekar, etc.etc. 
L'existence de be ne nous paraît 
donc plus douteuse; dans Timpé- 
ratif b remplit les mêmes fonctions 
que A (de ht) : hadi (A-a<ii) sois ; 
bedi (6-edO qu*il soit; et comme 
pron. poss. il prend la même forme 
que les autres : nire^ hire, bere, etc. 

Bera^ g. b. 1. bn. le même, lui- 
même. Berak eta bere emazteak gogoan 
zeukaten, g. Lui-même et sa femme 
désiraient. Bera dago^ 1. 11 demeure 
seul; comme Tangl. bj himself. 
Btra nous paraît être formé de 
bere*a^ comme berau de berenM et 
nerau de nere^Ut c*e8t*à-dire, le prou. 



poss. renforcé du pron. dém. v. 
Essai, p. £8, 24. A a ici la sig- 
nification primitive du démonstratif. 

Bereay g. b. 1. bn. adj. pronomi- 
nal, le sien; de bere^a, le de lui« . 
la chose de lui = le sien. 

Bere, 2. b. adv. même, aussi. 
Ez bakarrik gazte idiak baita bere 
zaarak^ non seulement les jeunes 
égaux (lès jeunes gens du même 
âge), mais aussi les vieillards. D'ha- 
bitude la forme définie (avec l'ar- 
ticle) procède de la forme indéfinie 
(sans article); ici, nous croyons 
que le contraire a eu lieu; bere 
vient de bera, en faisant tomber 
le a et en prenant la forme indé- 
finie. Longtemps nous avons pensé, 
avant d*en venir à la conclusion 
que be (v. bere, 1.) est le radical, 
que bere^ adv. (même), était le ra- 
dical, et de là bera (avec l'article) 
le même, ce qui était parfaitement 
régulier; mais du moment quil 
nous a semblé clair que bere pron. 
poss« était un génitif, cette suppo- 
sition est tombée et nous croyons 
avoir démontré que la filiation 
est: be, radical qui se retrouve 
dans l'impératif; here^ le génitif; 
bera^ génitif plus le démonstratif; 
bere, forme indéfinie de bera, 

Bere bai, b. aussi. 

Ber bera^ g. b. correspond à : mis- 
misimo, esp. superlatif de: même. 

Berau^ beronek, g. b. lui-mêmCi . 
celui-ci même; de bere^au et anek] 
au plur. berok, eux-mêmes ; de bere* 
oyek, Berok sert comme pluriel de 
berau et de betori. 



62 



Berori, ôerorrei, g. b. àerlurot 
berura^ 1. oelai-là môme; de berâ' 
on et èere-kura. Au plor. berok^ 
ceux-là mémeSy de bere-Ofâk, Berori 
sert encore eu g. et b. comme 2"^ 
personne, à Timitation des autres 
langues, p. ex. l'allemand, Sie, ils, 
employé pour ^^vous.'* En ail. Sie 
et en fr. vous, servent pour le plur. 
et le sing. mais le basque suit 
Texemple espagnol et dit^mau 
singulier, Tesp. usted et àeroi au 
pluriel, Tesp. ustedes. Le bise, a 
eurai au lieu de beroi. 

B&tez^ g. b. 1. berenâZj 1. P. bere 
boUarii, 1. de soi, par soi, de soi- 
même; de berâ'Z, Nous ne savons 
si )a forme berenez que donue P. 
est connue. Gizonai berez jakUia 
deêeaizen du, Chourio, Imit. de J. C« 
L'homme désire de lui-même savoir. 
Jbel, berez pakelêua, Abel, pacifi- 
que de sa nature. 

Berezko, g. b. de soi, naturel; 
de herez*ko, 

Bere buru, g. b. de soi-même; 
sjm. de berez, v. buru, 

Beretu, beretvtzen^ g. b. 1. s'ap- 
proprier, gagner (le coeur). 

Beregan^ g. bereçain, 1. bn. pour 
soi, pour son propre compte; de 
bere^ah. JEman beregain^ 1. mettre 
à part. 

Beregaineioj 1. excellent, de ^^r^- 
ffom^io, avec e de liaison. 

Beregaindu, I. se mettre en mé- 
nage, se mettre chez soi. 

Bereganatu, bereganatzen, g. b. 
•^approprier, s'attirer^ Eu 1. attirer 
pour son profit; de bere-gana. 



Berlan, g. b. dans le même en- 
droit; expression elliptique, endroit 
est sous-entendu; de bere4an, Emen 
bertan^ g. ici-même. 

Bertatikj g.b. bertarii, 1. beretarik^ 
1. de suite, incontinent, dès Tiastaut 
même; de bertan^tii et ni ; le » 
élidé; V. Essai, Gh. U. 

Bereala, g. beriala^ b. bereiala^ 
1. tout de suite; syn. de berta/rik; 
de bere-ala; paraît être une ex^es- 
sion elliptique comme bertan. 

BeriUf bn. mort de lui-même, 
se dit des animaux qui meurent de 
leur propre* mort; de ber-ÂU. 

Beête, g. b. bertze, 1. bn. autre ; 
de berenez pas le même ss autre, 
n ne nous semble pas trop risqué 
de décomposer ce mot comme nous 
le faisons; le r doux est souvent 
supprimé dans la prononciation; 
de là la forme guip.; pour ce qui 
regarde le ^, il parait ne pas s'y 
trouver anciennement ; le plus an- 
cien livre basque (Testament de 
1671) ne l'a pas. Baina erran eieçon 
berce bâti airreU «m, Luc IX. 59. 
puis il dit à un autre: suis moi. 
Dans la prononciation et surtout 
quand l'article suit, berezea devient 
facilement, croyons nous, beri»ea. 
On trouve la double orthographe de 
z et iz dans enzuvi et enUmn^ atUzi 
et anzi. 

Bestela^ g. b. bertzela^ 1. bn. bee* 
tannez, bn. M.Salaberry; autrement, 
de heête-kf', comp. oneta. 

Berezi, g. 1. herhezi^ 1. bn. séparé, 
distingué, particulier; de bere-e»^ 
avec la terminaison t, qui forme 



es 



les adj. verbaux, oomp. oêi de as; 
icAi de icA ; lUzi de tUz ; etc. Le h de 
herhezi n^est point une objection; 
ou sait la manière toat arbitraire 
avec laquelle cette lettre a été in- 
troduite dans des mots où elle ne 
devrait pas être et supprimée dans 
d'autres mots où elle aurait dû 
rester. Aide s'écrit dans tous les 
diaL sans h et aurait dû s'écrire 
halde-, urne généralement sans h 
doit être hume; tandis que kola 
flot est l'esp. ola. ZeifUzueiatik ha- 
tailzari hère UzkufUza herezi... eman 
zien. Lardizabal. A chacun desquels 
il donna sa langue particulière. 

Berezi^ bereislen ou berezUzen^ 
g« L àeriezif bn. séparer. 

Bereziii, 1. berheziki, bn. parti- 
culièrement; ki forme les adverbes. 

Bertzetarakar, 1. changeant, in- 
constant; de àerlze-etaro'ior. 

Berea» v. ôere. 

Bereala» v. bere. 
Berebai, v. bere. 
Barbera» v. bere. 
Bere buru, v. bere. 
^regain, beregainéko, v. 

bere. 

BeregaindUy v. bere. 
Beregan, v. bere. 
Bereganato, v. bere. 
Bereganatae, v. bere. 
Berehalai v. bere. 

Bereiate» v. besU, s. v. bere. 
Beren, v. bere. 
Berenea, v. bere. 
Beretarik, v. bere. 

Beretu, v. bere. 
BereSy v. bere. 



Berezi, v. beale, s. V. bere. 
Bereziki, v. beele, s. v. bere. 
Bereûtze, v. beste^ s. v. bere. 

Bereako, v. bere. 

Bebga, 1. aune, (mesure), du £r. 
verge. 

Berhezi, v. beste^ s. v. bere. « 

Berheziki, v. besle, s. v. bere. 

Berhil, v. bere. 

Berho, berro, 1. haie, hallier, 
broussailles; syn. de sapar, eaei. 
Selon P. ces mots sont d'Oienhart. 

Berhura, v. bere. 
Beriala, v. bere. 

Berkhoi, bn. envieux, syn. de 
bekAaizti. 

Bermatu, v. berme. 

Bermatgaki, v. berne. 

Bbbme, 1. bn. caution. Selon 
Chaho du latin firmus. 

Bermaiu, cautionner. 

Bjbbnb, g. b. Tos de la jambe, 
du genou au pied; holl. scheen- 
been; du lat. perna. A Quéthary 
on dit berme. 

BermatzaU, permalzaki, 1. l'os 
de la jambe; de berme (pour berne) 
tzat, ki; avec l'art, kia pour kai. 
Ki, kia se retrouve dans izuëkif 
balai. 

Bero, g. b. 1. bn. chaleur, chaud. 

BerotUf berolzen, g. b. 1. bn. 
chauffer. 

Berok, v. bere. 

Beronek, v. bere. 

Berori, v. bere. 

Berorrek, v. bere. 

Berotu, v. bero. 
Berotze, v. bero. 
Berreun, v. berri. 



64 



Berri, g. 1. bn. barrir b. nou- 
veau; subst. nouvelle. Zer berri 
dakariezu? 1. quelle nouvelle ap- 
portez vous? 

Berriz, g. 1. bn. barriz, b. de 
nouveau; de berri-z. Aussi employé 
•comme mot explétif, or, mais. Ma 
Kainek, berriz, bere abuztttetatik 
gichi bal,.,, ematen ziolaio, Lar- 
dizabal ; et que Caïn lui avait donné 
un peu de ses récoltes. 

Berriz ta berriz^ g. syn. de berriz. 

Berriro, g. barrira, b. berriki, 1. 
adv. do nouveau, nouvellement; ro 
et hi forment les adverbes. Dem- 
boraz mundua berriro bêle zezaten, 
pourque avec le temps ils rem- 
plissent de nouveau le monde. 

Berrilu, berriizen, g. 1. barritu, b. 
arraberriôuj bn. renouveler. P. cite 
encore arramberriiu ; i. a. Les 
dialectes fr. paraissent avoir formé 
ce nom verbal en imitant le fran- 
çais ; re est devenu comme toujours 
arre, 

Berritau, g. barrilsu, b. bavard; 
de berri'isu, 

Berrogei, g. b. berrogoh 1. P. 
ajoute berriz hogoy. Quarante; de 
berri-ogei, hogoi, 

Berrogei ou benogoigarrem^ g. b. 1. 
quarantième, 

Berreun, g. b. deux cents. 

BerrUd, v. berri. 

Berriro, v. berri. 

BerritSU, v. berri, 

BarritUy v. berri. 

Berritze, v. berri. 
Berriz, v. berri. 
BerrOi v. berho. 



Berrogei, berrogoi, i. berri. 
Bertaa, v. bere. 
Bertarik, v. bere. 

Bertatik, v. bere. 
BertZ, V. pertz. 
Bertze, v. beste, s. V. bere. 
Berteela, v. beete, s. v. bere. 

Bertzetarakor, v. beste, s. v. 

bere. 

Beruin, 1. vendange. 

Berun, g. 1. plomb. Apparem- 
ment du prov. plom. B pour p; 
r pour l, comp. borondate; ber 
pour br, ce qui n*est admis en 
basque. 

Berura, v. bere. 

Besabea, g. charrue à cinq 
dents. 

Besaize, v. beso, 
Besarka, besarkatu, v. beeo, 
Besatra, v. beëo. 
Besinoeta, v. beëo. 

Beso, g. b. 1. bu. bras; — 1. 
coudée. 

Beeoz beso, 1. bu. bras dessus, 
bras dessous. 

Besaize^ g. aile de moulin; de 
beao-aize. 

Be^arhay g. embrassemeut. Ce 
mot peut également bien venir 
de Tesp. besar, baiser; cependant 
il est dif&cile de rendre compte 
de la finale ka, qui se trouve aussi 
dans le verbe, besarialv, L embras- 
ser; besarialu, peut être cooipoaé 
de besfhhartu qui devient beeokartus 
le r a donc changé de place, ce 
qui n'est pas rare; comp. Aarrabùtz. 

Besatra, 1. brassée; la terminai- 
son n'est guère basque. 



65 



Besinoeta, 1 pièce de terre. Ce | 
sera d'après la mesure par coudées P 

Besta, !. fête. 

Bestannez, v. heste, s. v. bere, 

Beste, V. bere. 

BdStolft, V. beste, s. v. bere. 

Beta, g. temps^ loisir. Betarik 
eztet, je n'ai pas de temps. 

Betan, v. bat, 
Betatu, V. bete. 

Betazal, v. begi. 

Bete, g. b. bethe, 1. bn. plein. 

Egunakbete ziranean eman zion aeme 
bat, g. quand les jours farent pleins 
(quand elle fat au terme de sa 
grossesse) elle lui donna un fils. 
Erat^ naiz ene betliean, 1. je suis 
tombé tout de mon long. 

Bete ou betatu, betetzen, g. bete^ 
beteten, b. bethe ou bethatu^ bethetzen, 
1. bu. remplir. Eta mundua osotoro 
bete zuten, g. et avaient (les eaux) 
rempli entièrement le monde. 

Bete beteauy g. b. 1. tout-à-fait, 
entièrement. I^ réduplication est 
très fréquente en basque pour ces 
locutions adverbiales ayant une 
signification superlative, oomp. bat 
batetan, ber bera, etc. On retrouve en 
fr. la même chose, plein plein = 
très plein ; petit petit = très petit. 

Bethakor, 1. fertile, qui porte des 
fruits. Zuhaitz bethakorra eztunehork 
ebahitzen^ Axular, p. 88. Personne 
ne coupe Tarbre qui porte des 
fruits. 

• Betete, betetze, v. bete. 
Bethakor, v. bete 

Bethalde, 1. P. troupeau de 
bétail. 



Bethazal, v. begi. 
BetUe, befhatu, v. bete. 
Befhi, V. beti. 
Bethidanik, v. beti. 
Befhiereko, v. beti. 
Bethiere, v. beti. 
Bethieretu, v. beti. 
Bethiko, v. beti. 

Bethitza, v. begi. 

Bethor, bethOZ, v. etarri. 

Beti, g. b. bethi, I. bn. toujours. 

Betiko, g. b. beththo, I. éternel; 
de beti'ko, Zer egingo det bizitza 
betikoa irabatzeko, g. que ferai-je 
pour gagner la vie éternelle? 

Bethidaniky 1. bn. de tout temps, 
pour le passé; de bethi^da-n-ik. 
Bethidanic Jaincoac badaqaguzqvi bere 
obra guciak. Test. Rochelle. Act, 
des Ap. X¥. 18. De tous temps 
sont connues à Dieu toutes ses 
oeuvres. 

Bethiere^ bethiereko^ 1. continuel, 
perpétuel, pour le futur; de bethi- 
ere-ko. 

Bethieretu^ bethieretzen, 1. conti- 
nuer, perpétuer, de bethi-ere-tu. 

Betiko, V. beti. 

BetUle, V. begi. 

BetondO, v. begi. 

Betondokoa, v. begi. 

Betor, betOZ, v. etorrî. 
Betule, V. begi. 
Beza, 3 pers. sing. de l'imper, 
qu'il ait. 

Bezain, v. ain. 
Bezala, bezalako, v. aia. 
Bezambat, v. ain. 
Bezela, v. aia. 

Bezik, V. bai, 1. 

5 



66 



Besin, t. am. 
Bezintai t. begi. 

Bi, g. b. 1. bn. deux. 

Biga, 1. higa ou hida, bn. deux. 
Il nous semble que Uga est bi plus 
Tartide; que le^ est pour A, ainsi 
btha, comp. iges et ihês, ihar et igixr. 
Biha^=biaf comme mehea = mea, etc. 
Nous le croyons d'autant plus que 
biga n'est jamais accompagné d'un 
substantif; on ne dit pas, biga etche 
deux maisons, mais bien: badira 
hia^ il 7 en a deux. Si g est pri- 
mitif la ressemblance avec le lat. 
bi-8 est fortuite. 

Bigarrent g. b. 1. bn. deuxième; 
de bi'garren. 

Bira^ 1. bma, g. deux à deux. Eta 
igor citzan hec bira bere beguitharte 
aUcÈMan, Luc. X. 1 ; l>9st. Boch. et 
les envoya deux à deux devant lui. 

Bitarte^ g. 1. bitharte^ bn. inter- 
valle, — I. médiateur; de bir-arte^ 
avec t euphonique; comp. betaxal, 
beiondo, 

Bitartean^ g. bitartiany b. bithar^ 
tean^ bn. en attendant, cependant ; 
de Mtarte^n. 

Bigar^ biar, g. b. bihar^ 1. bn. 
demain; de bi-gaur? 

Biaraman^ g. bijamonot h.biharch 
m«fi, 1. bn. le lendemain ; de biar, v. 
ci-dessus ; n^is qu^est-ce que amon, 
amun; serait-ce Tesp. man, le valaque 
muin, de mane, matin, v. Diez. 
E. W. 1. 268. 

Biaramonean^ g. b. le lendemain, 
litt. dans le lendemain. 

Biga, g. bigai, b. migaf 1. (m pour 
b, comp. bUgar et mûgor, Biarritz 



et Miarriu); génisse; par allusion 

à rftge? 

Bizhif g. bHà, bâachàk (plur.) b. 

biriichiak, 1. bn. jumeaux. Biritchi, 

sing. 1. pair, Topposé de impair; 

de bi? 

Birretan, g. en deux (fois). Lar- 
ramendi met deux r, un aurait 
suffi; de bi-r-etan. 

Birûea^ g. birija^ b. birùi^ 1. pou- 
mon; puis qu'il y en a deux. H 
n'est pas clair comment ce mot est 
formé. A Ouéthary on donne le 
nom de bùria a une partie de l'in- 
térieur de la vache qui tient au 
foie; on le mange. 

Biri handia, 1. grand poltron ! 

Bialdu, V. bide. 

Bian, v. be. 

Biar, v. bear et bigar, s. v. 
bi. 

Biaramon, v. bi. 

BiaKtmi, v. beaxun. 

BichigOi, g. pagre, rousseau 
(poisson) ; de Tesp. besugo, on l'eap. 
du basque? 

BiCHiLiA, bn. jour maigre; de 
Tesp. vigilia. 

Bida, V. bi. 
Bidaldu, v. bide. 
Bidali, bn. trouver, se procu- 
rer, chercher, 

Bidaltze, v. bide. 
Bidaro, v. bide. 

Bidar, 1. menton. Selon P. 
c'est un mot d'O. 

Bidarri, g. pavé. Ce mot s^ 

trouve dans les dialogues basq. 
publiés par le prince N. Bona- 
parte; il est évidemment composé 



67 



de bide^arri; mais aurait dû être 
arri-bide, comme Steinweg, alL et 
non Wegstein. v. Essai, p. 120. Il 
se peut que hidani soit en usage; 
ce qui prouverait seulement l'oubli 
d'une règle généralement (toujours?) 
observée. 

Bide, 1.1. particule dubitative; 
Eiorti bide da, il est venu peut- 
être. 

Bide, 2. g. b. 1. bn. chemin, 
voie, moyen. Oizanaren gaiztakeriari 
ateah ùtèko^ bide onetatik bat, g. un 
des bons moyens pour fermer la 
porte à la méchanceté des hom- 
mes. 

Bide eman, g. b. donner lieu, 
occasionner. 

Bidez, g. b. 1. au moyen de, en 
passant; de bide-z. 

BidezhOn g. JQste; de bidez^ko. 
Bere aserre bidezlcoa^ sa juste colère. 

Bitartez, g. b. ' syn. de bidez ; de 
bide^rte-z. 

Bialdu, bicUtzen, g. b. bidaldu, 1. 
envoyer (en message), envoyer de- 
hors. Belea bidldu zuen, il envoya 
(lâcha) le corbeau. 

Bitezar, g. envoi. Probablement 
de bide-ezar; comme nom verbal 
généralement ezarri, 

Bidebage^ g. b. bidegabe, 1. bn. 
injustice; de bide-gabe, Zer bide-- 
gahta! 1. quel malheur! 

Bidaro, b. bn. disposition du 
temps favorable ou contraire au 
voyageur; de bide^ro. 

Bidebage, v. bide. 
Bidegabe, v. bide. 

Bider, g. b. fois. Bi bider, deux 



fois. Asho bider, maintes fois, sou- 
vent. Zembait bider I combien de 
fois! 
Bidez, V. bide. 

Bidezko, v. bide, 
Biga, bigai, v. bi. 
Biga = miga, v. bi. 
Bigar, bigarren, v. bi. 

Bigor, V. beor. 

Bigun, 1. g. b. mou. 

Bigundu, g. b. appaiser. Bigundu' 
rik erregubcLgaz, appaisant par des 
prières ;.v. ci-dessous. 

Bigun, 2. bihun 1. courage, vi- 
gueur. Selon P. ce mot est d^O. 
' Il est curieux qu'il signifie exacte- 
ment le contraire du g. et b. v. ci- 
dessus. 

Bigundu, v. bigun. 

Bihar, v. bi. 
Biharamun, v. W. 

Bihi, 1. bn. grain (blé). 

Bihitegi, grenier. 

Bihitu, bihitzen, égrener. 

Bihibat ez, aucun; litt. pas un 
grain. Bihibat eztut^ je n'en ai aucun. 
Il faut toujours la négation ; même 
observation que pour batere et beinere» 

Bihibat, v. Hhi. 
Bihitegi, v. bihi. 
Bihitu, V. bihi. 
Bihitze, v. bihi. 
Bihotz, V. biotz. 

Bihotzkatu, v. biotz. 
Bihotzdun, v. biotz. 

Bihun, V. bigun, 2. 

Bihur, bihurtu, v. biurri. 
Bihurguna, v. biurri. 

Bihurri, v. biurri, 
Buamona, v. biaramon, s. v. bi. 



68 



Bikaîia, g. crème ; la meilleure 
partie de qaoi que ce soit. A Za- 
rauz et à Azpeitia ce mot n'est pas 
usité pour crème. 

BiKE, 1. bikhôf poix, du lat. pix. 
M. Salaberry dit: goudron; c'est 
sans doute une erreur. 

Bilri, V. bi. 
Bikochak, v. bù 

Bikor, 1. morceau; se dit en- 
core du rebut de la farine qui 
reste dans le sac et aussi des pe- 
tites bosses ou aspérités qui se for • 
ment sur le pain quand on le fait 
cuire au four. 

Bikun, 1. complet; i. a. 

BiLA; Larramendi cite ce mot; 
Pouvreau donne pila, bUduna^ bil- 
hua ; ils sont tous inconnus aujour- 
d'hui. Le g. et b. seuls ont con- 
servé: 

PiUa, g. piUo, b. pile, monceau, 
du lat. pila. 

BUdu, bUUen, g. b. 1. bii. rassem- 
bler, récolter. 

BUdiUa, b. le mois d'Octobre; de 
bUdu'Ula. 

BUUar, g. 1. bn. assemblée; il 
paraît de bil (bilduytzar (ear), as- 
sembla des anciens; comp. batzarre. 

BUdura^ g, réunion; àtbildu^a. 

BUgia, bn. lieu propre à amas- 
ser des objets; de bU-tegi, 

BiUwt bUhur^ 1. garrot. 

BUhurtu^ bilhurtzen, garroter, lier. 

Bilarrausi, 1. bilkarrozi, bn. 
veau; selon M. Sal. veau mâle âgé 
de quelques mois. De belar-autai, qui 
mord, (mange) l'herbe? o pour au, 
V. arrausi, Hobe da bakeareki ar^ 



rauUia, eziez aharreki bilarrauzia, 
prov. d'O. mieux vaut l'oeuf avec 
paix que le veau avec guerre. 

fiiLAUN, 1. vilain, du fr. vilain. 
Prov. 496 d'O. 

Bilbatu, V. bUbe 

Bilbe, bn. trame, ^â^afti^tramer. 

BiLDiLLA, V. bila. 

Bildots, g. b. 1. 5i7d6x, bn. ag- 
neau. Nous ignorons comment ce 
mot est composé. On serait tenté 
de croire que la timidité de l'ag- 
neau a été exprimée par bildur- 
ots, crainte du bruit; ou encore, 
en vue de son ennemi le loup, 
bUdur-otao; mais la forme du mot 
s'y oppose; il faudrait plutôt que 
ois précédât. L'explication de M. 
de Charencej, n'est pas satisfaisante 
non plus; il dit: „dedt/(^u, obtenu 
(ce qui n'est pas le sens de bildu^ 
c'est rassemblé, uni) littéralement 
le croît du troupeau"; c'est tout; 
que fait-il de ots, et où voit il 
troupeau. Ce „littéralement" laisse 
beaucoup à désirer. 

Bildox, V. bOdotê. 

BiLDU, BILDÛNA, V. bUa. 

Bildur, g. b. beldur, g. 1. bn. 
crainte, craintif. BUdur naiz, g. je 
crains. Enaiz deusen beldur^ 1. je ne 
crains rien. Jainkoaren beldurra du, 
il a crainte de Dieu. 

BUdurti, g. b. bMurti, 1. bn. 
craintif. 

BUdurtu, bUdurtzen, g. b. bddurtu, 
btUdurtzen, 1. bn. craindre. 

Bildur garri, g. b. effrayant; de 
bUdur-garri. 

BiLDURA, V. bila. 



69 



Bildurgarri, v. bUdur. 

BUdurti, v. bUdur. 

BUdurto, bildurtze, v. bUdur. 

BiLGiA, V. bila. 

Bilgor, milgor, 1. %or, bu. 

suif. 

BiThakatu, 1. bn. devenir^ se 
transformer, — 1. tirailler, traiter 
mal quelqu'un; P. 

Billiarrozi, v, bUarrausi. 

Bilhatu, y. biUatu. 

Bilhllkatu, 1. tordre; i. a. 
BiLHUB, V. bUa. 

BiLHURTU, V. bOa. 
BiLKUA, V. bila. 

Biligarro, b. 1. bn. grive. 
BiUatu, billatzen, g. b. bU- 

hatu, 1. bn. chercher. 

Billoiba, v. uioba. 

s, V. bilo. 

L, V. bUo. 
i, V. bilo, 
1, V. bUo* 

Billustasun, v. bUo. 
Billuste, V. bUo. 

BiLLUB, V. bUa. 

Bilo, 1. bn. cheveu; n'est plus 
usitë dans le Labourd, du moins 
à Quéthary. De Tesp. pelo? 

BUÎ08, g. b. biUrui 1. btduzi^ bn. 
dépouillé, nu. Selon Ghaho de bUda 
pUday ftlda), vêtement, et utzi lais- 
ser. Il nous semble de bilo, cheveu 
et uts, vide, sans cheveux, chauve, 
et puis en général, nu. £n bise, 
pour tête chauve, on dit : buru bU- 
losa. Le i de billusi, peut être com- 
paré à r» de aai (de aa) et de esi 
(de es), et donne au radical la 
forme verbale, en fait un participe 



passé, ou plutôt un adjectif verbal, 
mieux rendu ici par ^dépouillé'' 
que par „nu.*' 

Les deux l ne sont point un 
obstacle, croyons nous; comp. Ue 
et ille ; hUa et hUla, Adan eta Eva, 
biUorik ikusi ziranean; Lardizabal, 
Adam et Eve, quand ils se virent nus. 

BiUoataaun, g. b. nudité. EUntetif 
alaèahan beren biUostasuna thuaten, 
Lardizabal; Us n'avaient pas vu^ 
en effet, leur nudité. 

BiUusgorri, 1. syu. de btttusHj nu; 
comp. larrugarri qui s*expliqne 
mieux, vu la couleur de la peau; 
peau-rouge. Ghaho traduit bUlua- 
gorriy rouge nu, tout nu, comme 
si rouge en français était une ex- 
pression usitée, comme p. ex. tout 
fin nu, comme on disait jadis; 
nous n'avons pas pu trouver si 
rouge était jamais employé dans 
ce sens; larrugorri démontre que 
c'est une façon de parler basque 
et correspond à bUlusgorri, poil- 
roux; est-ce que ce mot donne- 
rait à entendre que les Basques 
sont de race routise, blonde? 

BiLTZAR, V. btia. 

BiLTZE, V. bila, 

Bimpher, bn. envers, Topposé 
de, endroit. M. Salaberry ajoute: en- 
vers, adjectif; c'est préposition. 

Bina, v. bira, s. V. bi. 

Bior, V. beor, 

Biotz, g. b. bihotz, 1. bn. coeur. 

Biotzdun g. bikoUdun, 1. coura- 
geux; de biotZ'dun, 

Bihotzkatu, bn. se chagriner. 

Biotzdun, v. biotz. 



70 



Biphi, I. bu. mite. Bipitatu, I. 
vermoulu. 
Biphil, biphildu, v. bipU. 

Bipil, 1. àiphU, bn. dépouillé, 
dénudé, plumé. Ce mot parait se 
rattacher à pelo, esp. ou bilo, bas- 
que, mais comment? qu*est-oe que 
ai dans biphU? 

BipUdu, 1. plumer; se dit aussi 
de quelqu'un qui répond bien, qui 
arrange bien son adversaire. 

Bipkildu, bn. plumer. 

BipUdU, V. npil. 

Bipitatu, V. iiphi. 
Bira, v. bi. 

Birau, g. b. malédiction ; comp. 
burho. 

Biri, v. Hrika, s. v. df. 

BiBiBiL, g. b. 1. bn. rond; 6iri 
fait penser au lat. viria, anneau, 
v. Bracbet, Dict. Etym. s. v. virer; 
Hl de bUdu, rassembler, v. hUa; 6il 
aurait pu donner tout aussi bien 
biUatu que bUdu; nous ignorons si 
Hllatu existe; mais il se retrouve 
dans iiriàiUatu, sjn. de bildu, ras- 
sembler; c'est du nom verbal ^r»- 
hUlatu, que vient biribil, comme ahar 
de ahartu, 

Bir^duy bn. arrondir. 

BmiBiLDu, BmiBiLLATu, V. biribU, 

Birjja, v. bi. 

Birika, v. bi, 

Biritchi, biritcUak, v. bi. 

Birretan, v. h, 

Biskit, V. bit. 

BiSUts, g. petite pluie; — b. 
chasse-neige. 

Bit| qu'il me le donne; biskii, 
qn^il me les donne. P. 



I Bitarte, bitartean, v. bi. 
Bitartez, v. bide. 
Bitartian, v. bi. 
Bitezar, v. bide. 
Bitharte, bithartean, v. bi, 

BiTHORE, V. bitore. 

Bitika, bitina, 1. chevreau. 

BiTORE, g. bithore, 1. excellent, 
éminent. Du lat. victor. P. dit: 
expert, versé; i. a. Àbranek esan 
nai du aitabitorea eta Abrahamek 
aakide bitorearen aita, Lardizabal; 
Abram signifie père excellent et 
Abraham père d'une multitude 
excellente. 

Bitsa, b. écume; on prononce 
généralement bicha. 

Bitztu, pitztu, V. bizi. 

Biu, 8"® pers. sing. de l'impér. 
qu'il ait. Batbederac bere emcutea 
biu. I Cor. VIL 2. Test. Eochelle. 
Que chacun ait sa femme ; v. euki. 

Binni, g. bihutri, 1. bn. En g. 
tordu, pervers; en I. malin, per- 
vers, entêté; en bu. indocile. Eta 
ondore chit biurri eta gaiztoaren gu^ 
raso izan zan, g. et il fut le père 
d'une postérité très perverse et 
méchante. 

Bihurguna, 1. retour, restitution. 

Biurtu, biurtzen, g. b. bihur ou 
bihurtu, bihurtzen, 1. bn. retourner, 
restituer, se convertir en. Autsa 
zeran eta auts biurtuko ziran, g. tu 
es poussière et tu retourneras à la 
poussière. Eta beren tolàra biurtu 
ziran, g. et ils retournèrent dans 
(litt. vers) leur pays. Biurtu fait 
penser au £r. virer, virâr, employé 
exactement avec les mêmes signi- 



71 



ficatious. £n 1. èiurtu signifie en- 
core, tordre, traduire; en bn. tordre, 
rendre, résister et aussi comme 
terme de châtreur, rendre stérile 
sans châtrer. 

Biurtu, biurtze, v. Huni. 

Biz, S. pers. du sing, de l'im- 
pératif de izan,' h-iz ; & est la carac- 
téristique de la 3»e pers. v. hère, 

Bizar, g. b. 1. bn. barbe. Fau- 
drait-il accepter PétymologiedeLar- 
ramendi : hizHirra, qu'il soit homme P 
Sagar bizarra, 1. P. mousse de 
pommier. 
. Bizamaàala, 1. HiamaMa, bn. 
rasoir, ide Hzar^naMa. 

Bizamabala, bizamabela, 

V. bizar, 

Bizi, ou viziy g. b. 1. bn. sub- 
stant. vie; — g. b. 1. bn. adj. 
vif — bn. aigre. Sagar àizia, pomme 
aigre. Plusieurs auteurs écrivent 
vizi (vict)^ mais comme cette let- 
tre n'est pas basque nous n'avons 
admis aucun mot avec v. 

Bizitza^ g. bùitzey b. syn. de dût; 
c'est le subst. verbal bizUzea, le 
vivre = la vie; comp. aditza. 

Bizi ou bizitu, èizitzm, g. 1. bn. 
vivre. 

Biziera, g. àizijera, b. façon de 
vivre, de biri-era, 

Bizikariy g. vivant; serait mieux 
bizikarri, de garri. 

Bizikor, g. bizkor^ b. animé, vif; 
de bizi-hor, 

Biziro^ g. 1. bizikif 1. bn. vive- 
ment; de bizù^o et ki. 

Biztanle^ g. habitant, de^tan-^ 
pour egiUe, Biztan pour bizi'tan? 



Bfztandu, biztandutzen^ g. habiter. 

BiztUf g. bkztu oupUztUfpUzten^ 
l.P.donne les deux formes,mais|nte<tt 
est généralement usité dans le La- 
bourd;Larramendi écritt^ir^tf^-exciter, 
allumer, ressusciter, — - bn. aigrir. 

Zeren zvre anayà hau hil baitzmj 
eta piztu baitat car celui-ci ton 
frère était mort et il est vivant. 
St. Luc XY. 32. dial. lab. impr. 
à Londres par la soc bibL Asuiya 
aurait dû être anaye', la forme 
indéfinie avec le pron. démon- 
stratif. Larramendi écrit viztu; mais 
piztu est usité généralement dans 
le Labourd. 

Pitztura, 1. aiguillon. Haragiaren 
pitztura, Taiguillon de la chair. 

Su pitzgarri, 1. allumette. 

Biziera, v. bizi. 
Bizqera, v. bizi, 
Bizikari, v. bizi. 
Biziki, V. bizi. 
Bizikor, v. bizi. 
Biziro, v. bizi. 
Bizitu, bizitze, v. bizi. 
Bizkar, g. b. 1. bn. dos. 
Bizki, V. bi. 

Bizkitartean, g.L bizkkartian, 
bn. cependant; syn. de bitartean. 
La terminaison est claire artean; 
mais qu'est-ce que bizld? 

Bûdcor, V. bizi. 

Blztandu, v. bizi. 

Biztanle, v. bizi. 

BiztU, V. bizi. 

Boa, V. bore. 

Bodina, 1. tas de dix gerbes 
dont on en tire une pour la dîme; 
mot d'O. selon P. 



72 



Bohatu, bohatze, v. b^uffatu. 

Bohldu, 1. guêpe, bourdon, 
frelou; mot d'O. selon P. 

Bohoinak, 1. gourdes^ frettes. 

Boyak {boïac) 1. entraves-, mot 
de O. selon P. 

Boyatzea, {boiatzea) mettre aux 
fers. 

Boyatzea, v. boyak. 

BonxA, Y. bola* 

Boina, g. b. le bonnet des 
Basques tricoté en laine. 

Bokata» I. lessive. 

BokatU, V. bvJca, 

BoLA, g. 1. bn. boule; de Tesp. 
bola. W. V. Humboldt cite baUesna 
comme dérivé de bolay boule à lait = 
mammelle ; il ne dit pas dans quel 
dialecte ; ce n'est ni g. ni 1. 

BoiUa, g. rond; syn. de biribil. 

BoLi, 1. ivoire, du prov. bon; 
l pour r et aussi r pour l comp. 
voluntad, esp. borondate, hari et le 
dérivé haUko etc. 

Bombuna, 1. copeaux pour 
allumer le feu. 

Borda, g. 1. borde, métairie, 
cabane; Tesp. borda. 

Borma, 1. muraille; 0. écrit 
barma pour horma selon P. 

Bomua, 1.1. bn. gourme; du 
français ? b pour g comp. barbantzu 
de garbanzo; nabus{:=. nagusi. 

Bomua, 2. 1. selon P. terme de 
nautonuier. Bomuan ziaduhak cha- 
lupo, il tient la chaloupe à lancer. 

BORONDATE, g. 1. bu. Volouté ; 

de Tesp. voluntad; b pour v; r 
pour l, comp. boli, art, 3. d pour 
t après n, v. Essai, Gh. II. 



Borra, 1. gros maillet de fer 
pour briser les pierres. Le mot 
paraît être borra et non bor. Axular, 
p. 54 auc éd. 33 nouv. éd. écrit: 
Ikusiko duzu,.. Hercules aendofamaiu 
hvra pintatua makiHa borra bat, eakuan 
duela, vous trouverez représenté cet 
Hercule fameux et robuste qui a 
dans la main un bâton-maillet. 
En écrivant les deux mots il semble 
employer un mot composé que 
nous écrivons avec un trait d'union 
bâton- maillet = massue? Ne serait- 
ce pas le prov. bordo, bâton de 
pèlerin ? 

BORRATU, fiORRATZEK, g.'b. 1. bn. 

effacer; de Tesp. borrar. 

Borrero, g. 1. bn. bourreau ;< 
de Tesp. borrero ou Tesp. du bas- 
que? P. cite encore burreba, qui 
paraît être inconnu^ du moins au- 
jourd'hui. Borrero, ferait penser à 
buru, tête ; d*autant plus que bour- 
reau est d'origine inconnue; mais 
la ressemblance des mots ne décide 
rien en définitive. 

Borroka, 1. lutte. 

Borrokatu^ borrokatzen, lutter. 

BorrOkatU, v. borroka. 

Borrondin, g. espèce de pois- 
sou de mer qui ressemble à Var- 
raingorria. 

BoRTCiiA, 1. bn. force, du prov. 
forza, b pour / qui comme i; u'ex- 
iste pas ou presque pas. 

BoRTU, 1. bu. désert; apparem- 
ment le même mot que borda. 

Bortz, V. bo8t. 

Bortzgarren, v. bott. 

Boska, bn. soupe au vin. 



73 



Bost, g. b. bn. hortz, 1. ciuq. 

Bostgarren^ g. b. bostagarreny bu. 
horizgarren, 1. cinquième. 

Bostoriz^ g. charme à ciuq deuts, 
de bost-artz. 

Bostagarren, bostgarren, 

V. bosL 

Bostortz, V. boaL 

BOTA, BOTATZEN, g. b. bu. buÛOiu, 

1. lancer^ jeter hors — 1. bn. buter, 
terme de jeu de paume; de Tesp. 
ou du prov. botar. Semé alabaai 
ezin echeiik boia leitekez oUeîhah 
legez, h. on ne peut chasser de la 
maison les fils et les filles comme 
des domestiques. 

BoTHEBE, 1. bn. pouvoir, de l'esp. 
poder. 

Botoya, (botola), 1. sujet, 

(opposé de, maître); mot d'O. se- 
lon P. 

Boz, V. poz. 

Bosdcario, v. poz. 
Boztu, bozte, v. poz, 

Brana, 1. espèce de fleur des 
bruyères. 

Bbkka, g. dorade; esp. breca. 

Brozela» P. dît: Le corps de 
la charette qui a les deux cotés 
servant de clayes et quand les côtés 
sont formés d'ais on Tappelle oriira. 

Bu. p. donne ce mot et l'exem- 
ple suivant : begira bu, qu^il prenne 
garde; ce sera l'esp. bu, être ima- 
ginaire, pour effrayer les enfants; 
quelque chose comme croquemitaine. 

Bua, p. vérole; Tesp. bua ou buba. 

BuELTA, 1. bulia, bn. disposition, 
effort. A Guéthary : un certain laps 
de temps. L'esp. vueltaP 



Buha, V. buyalu. 
Buhezka, v. ùuyaiu. 

Bulmmba, v. buyatu. 
Biihiirri, v. buru. 

Burruxnba, bn. bruit, hanne- 
ton. Si buffumba était écrit avec 
un r on pourrait croire que c*est 
une variante de buhumba; comp. 
aussi buyatu. 

Buiraka, 1. P. carquois. 
Buka, g. fin. 

Buka ou bukaiUy buhaizen^ g. 
bokatu, selou P. haut nav. finir. 
Buiaera, fin ; plus usité que buka. 

* Bukaera, v. buka. 

Bukatu, V. buka. 

Bular, g. b. buliar, 1. bn. poi- 
trine, sein, mammelle. 

Bulardetsu, g. vaillant ; de bular* 
tsu; mais pourquoi de intercalé? 
Hta irureunda (irur eun eta) eme- 
zortzi serbilzari indarlsu eta bular- 
delsuenak ariurik. Lardizabal. Et 
ayant pris trois cent dix-huit ser- 
viteurs des plus forts et vaillants. 

Bulardetsu, v. bular. 

Bulhar, v. bular. 

Bulhute, v. buru. 

BuLKATu, 1. P. pousser, frapper; 
du prov. barcar; l pour r; comp. 
boli. 

Buluzi, V. bilo. 

Bulla, g. bullya, b. bruit. 

Bulllja, V. bulla. 

BuLTA, V. buelta. 

Bultzatu, g. pousser; serait-ce 
une corruption de bulkatu? 

Buluzi, v. bilo. 

Burdatu, burdatzen, 1. plier, 

courber, i. a. 



74 



Burdaz» bn. extrëmitë, bout; 
de burdatu? 
Burdi, ▼• gurdù 

Burdin^ v. bumL 
Burdiiusalhi, v. bwmL 
Burhaso, ▼. çurloêo. 

BurhO, I. bn. jurement, impré- 
cation; comp. iirau. 
Burhosêalu, maudire. 

Burhostatu, v. ôurko. 
Burkoku, v. buru. 
Burla, I. agrafe, broche; de 
bumi? 

Burmun, v. buru. 

Bumi, g. burdin, b. 1. bn. fef . 
Permutation rare, il est vrai, des 
dentales n et d^ comp. ardOfa/mo\ 
chute de n final comp. orrai, zai, 
etc. etc. Ce mot est obscur. L'ëty- 
mologie donnée par M. de Charen- 
cey n'eat guère satisfaisante; bur- 
din se rattacherait à Taraméen barz, 
avec une terminaison euphonique 
f». Les lettres euphoniques facili- 
tent un peu trop les recherches 
étymologiquesj in ne sert jamais, 
autant que nous sachions^ comme 
groupe euphonique; au contraire 
en guip. il 7 a chute de n par 
euphonie, comp. orrai, zai^ bumi, 
etc. M. de C. trouve des lettres 
euphoniques partout; un k dans 
echekanderia, un z dans idizko^uu 
i dans aitza\ deux r dans chakurra^ 
et pour comble d euphonisme le a 
final de cha^kurra, qui n^est autre 
chose que l'article a. Quant à r 
ou rr, dit M. de C. c'est une con- 
sonne euphonique. On le voit il 
ji*y a pas le moindre doute; mal- 



heureusement cela est tout a fait 
une erreur. M. de C. aurait pu 
lire dans notre Essai, publié deux 
ans avant sa brochure sur Téty- 
mologie basque (Recherches sur les 
noms d'animaux domestiques etc. 
1869) que les mots terminés en r 
dur redoublent cet r quand suit 
Tarticle; ainsi chakur, fait chakwrra\ 
il aurait alors aussi évité la faute 
de prendre l'artide pour une lettre 
euphonique. Une ligne plus bas 
nous lisons que le r se redouble 
d'ordinaire entre deux voyelles, ce 
qui est encore une grande erreur, 
comp. bira, Uri, biro^ bera, bero^ 
buru, gora, ara, ariy are, et des 
douzaines d'autres exemples si l'on 
veut. A la page 14, M. d. G. pré- 
tend que le h de arkutM est eupho- 
nique; toujours dans notre essai 
M. de C. aurait pu lire que k 
initial devient k^. quand il se trouve 
par suite de la composition, au 
milieu d'un mot ; à Tappui de son 
assertion M. d. C. cite etekekande' 
na où le ^ serait aussi euphonique, 
ce qui est une nouvelle erreur; 
etehekanderia est pour etekeko an- 
deria, littéralement : dame de la 
maison; ko est le suffixe qui cor- 
respond à de. 

Mais revenons à burdin; hypo- 
thèse pour hypothèse il nous paraît 
plutôt que burdin, vient du latin 
ferrum; / n'existe pas en basque 
et est rendu par 6; alors berrun, 
avec n puisque m n'est pas toléré 
à la fin d'un mot. Nous ignorons 
d'où vient le d^ mais quelques uns 



75 



des composés se rapprochent beau- 
coup de la forme hypothétique 
berrun; v. ci-dessous. 

Burrunzale, g. b. 1. hurdinzalhi, 
bn. cuillière en fer ayant la tige 
debout, dont on se sert dans la 
' cuisine; de burdin-zalM. Burrun 
est ici pour hurdin et se rapproche 
de la forme hypothétique berrun 
qui peut venir du latin ferrum, 
V. ci-dessus. 

Burunizia, g. broche; de àurun 
pour burdin^ v. Part, d-dessus. La 
terminaison est obscure. 

Bumiola^ g. forge; de bumi-ola. 

Birmiola, v. bumi. 

Burreba, v. borrero. 
Bumika, g- b. altercation, 
rixe. Probablement de burho. 
BurrukatUf disputer. 

Burrukatu, v. burmia. 

Bumunba, 1. babillard, — • bn. 
bruit; hanneton. 

Burrunzale, v. bumi. 

Btiru^ g. b. 1. bn. tête, chef, 
terme, temps déterminé, — g. cha- 
pître. Buru sert encore pour le 
pronom, même, ou comme le fran- 
çais chef, bere buruz, g. b. 1. bn. 
de soi-même, de son chef; zure 
buruz devons même, de votre propre 
chef. Ondo ezaguizen duenak bere 
buTuba, b. celui qui se connait bien 
lui-même. Ez bere buruan Cami.., 
ezpada Canaani, non pas à Gham 
lui-même, mais à Canaan. 

Buruzy g. b. par coeur; — 1. de 
front, — bn. avec bon sens. 

Buruan^ g. b. 1. bn. au bout de ; 
de buru-a-n-, régit le génitif. Eia 



egun gutiren buruan, et au bout de 
peu de jours. Autrefois on disait 
aussi en fr. mettre à chef, pour 
venir à bout. v. Littré. Dict. 

Bttrmun, ou bwrumunak g. buru 
kun, 1. buru fuinai (plur.) bn. cer- 
velle; de buru^mun, La permutation 
de m en i et/ nous parut tout- 
à-fait exceptionnelle. 

Burulâte, g. burute^ 1. buriUAe, 
bn. bulAute; bn. M. Salaberry bour- 
relet. La terminaison est obscure 
mais le mot dérive évidemment de 
buru, La ressemblance avec le fran- 
çais serait-elle fortuite? Selon M. 
Littré et M. Brachet, Dict. étym. 
bourrelet vient de bourre. 

Buruauête, g. b. 1. bn. tracas, 
casse-tête; de bun^auste, v. auei 
s. V. auts. 

Buru eman, g. commencer, exécu- 
ter, — 1. tenir tête. 

Buruial, bn. par tète. 

Burutiiburura, 1. burutiiburu, 
bn. d'un bout à l'autre. 

Buruzburu, 1. bn. téte-à-téte. 

Buruzari, g. L buruzaçi, 1. bn. 
chef; de bw^z-ari, l pour r oomp. 
arffizari. La terminaison semble ici 
superflue; peut-être que le mot a 
été fait quand la signification de 
la terminaison n'était plus comprise; 
comme il est arrivé avec la termi- 
naison „menV* dans beaucoup 
d'adverbes français; grassement, 
chèrement, n'ont pas de sens éty- 
mologiquement parlant. 

Burugogory g. b. entêté ; de ^ru- 
gogoT, 

Buhuru^ 1. syn. de burugogor ; 



76 



n'en serait-ce pas la contraction. 

SuruzHn^ bn. syn. de burugogor ; 
de àuruz-eghi^ qui fait à sa tête. 

Buruzkingo bn. entêtement; de 
buTuzUn-go, Comme go forme les 
adjectifs^ buruzhmgo est un adj. pris 
substantivement. 

Burkoia, 1. à coups de tête; de 
èuru'io-ia. Burkoka hari direaàa» 
riak, les béliers se tourtent, (anc. 
£r. se poussent). 

Bururdij 1. bu. traversin ; de 
iuru — / 

BurukUa, bn. oreiller ; de èuru — ? 

Buruka, 1. bu. buruckka, bn. épi 
de blé; de huru-okai? P. cite hu- 
ruka billzailleak, glaneurs, mais 
bilizaUleak (de bildv, rassembler) 
n'est plus connu 'aujourd'hui. 

Buruilla, 1. burulla, bn. le mois 
de Septembre; de hurukaMa? le 
mois des blés. 

BurukarriiUf 1. faire le fier; de 
buru-ekarri. 

Buruan, v. buru, 
Buruaiiste, v. buru. 
Buruchka, v. bvru. 
Buru emaiii v. buru. 
Buru gogor, v. buru. 
Buru hun, v. buru. 

Buruka, v. buru. 
Burukal, v. buru. 
• Burukarritu, v. burru. 
Burukita, v. buru. 
Burulete, v. buru. 
Burulla, v. buru. 
Burumunak, v. buru. 
Burunizia^ v. bumi. 
BuruBzalei v. bumi. 



Bururdij v. buru. 
Burute, buruthe, v. buru. 
Bùrutik, V. buru. 
BuruZj V. buru. 

Burussagi, v. buru. 
Buruzarij v. buru. 
Buruzburu, v. buru. 
Buruzkin, v. buru. 
Buruzkingo, v. buru. 

Busta, V. busii. 

Busti, g. b. 1. bn. mouillé. 

BuêH, bu9iitzen,\. bu. aussi buëla^ 
selon M. Salabçrrj; mouiller. EUze 
ahuUu da neêkaûoak bamean ogia 
bustiz. P. Le pot est devenu maigre, 
parce que la servante j a trempé 
son pain. 

Bustaldi, g. b. bain; de butti- 
aide. 

BuTATu, V. boêa, 

Buyatu, buyatzen, g. boiaiu, 

1. En g. enfler; en 1. souffler. 
Larramendi donne buAa, soplo, 
soufQe, et bukaôu^ soplar, souffler; 
mais ce nom verbal n'est pas connu 
dans le Ouipuzcoa; il est évident 
que buyatu et bohatu dérivent de 
buha^ si ce n'est que buha vienne 
de bohatu^ comme ahar de ahartu^ 
ce qui est rare. L'espagnol a bufar 
(bouffer, pouffer) ; le f que le bas- 
que ne possède pas est devenu h 
et buhatu peut dériver de bufar. 
Mais comme bufar est considéré 
comme une onomatopée, v. DictLit- 
tré et Diez, E. W. il sera permis de 
demander si bufar ne viendrait pas 
de buha, souffle, bien que nous ne 
puissions citer aucun exemple où 
le h basque devienne f en esp. ce 



11 



qui est une grande objection. D*an 
autre côté bufar n'aurait pas donné 
huha^ mais buhatu\ et buha souffle est 
plus primitif que bufamen, souffle en 
prov. Quoiqu'il en soit il paraît y 
avoir eu un radical d», buk, dont 
dérivent huha et les mots suivants : 

JSuAumba, bn. tempête. Ordua 
alicAa cedin haice buhumba handïbat, 
Marc, IV. 87. Test. Eochelle; et 
il s'éleva un grand veut (de) tem- 
pête. 

Buhezka, 1. P. qui parle toujours 
et ne dit rien qui vaille. 

Buhezkatu, 1. P. bourdonner. 

Baztan, g. b. 1. bn. queue. 
Larramendi et Pouvreau écrivent 
hustan avec 9^ Axular avec z. 
Comme on prononce &«jp^an, il serait 
mieux de l'écrire avec z. 

Buztandu^ huztatUzen, 1. germer; 
à cause de la ressemblance entre 
les jeunes pousses et des petites 
queues. Zeren hertzela sorliteke 
Uki Aura buztan liteke\ Axular 
37, parce que autrement ce grain 
germerait. 



Buztandu, buztantze, v. 

huztan, 

Buztarina, uziarina 1. ftzterina, 
bn. croupière d'âne. Nous ignorons 
d'oii vient le b. Dztarina f^TsUi se 
rattacher ainsi que uzkiy cnl, à ulê, 
vide; creux, antre, trou; exactement 
comme eu hollandais où hol signifie 
creux, antre et trivialement, cul. 
La terminaison reste obscure; et 
jusqu'à preuve du contraire nous 
considérerons plutôt le h comme 
préfixé à huztarina que retranché 
à uziarina. La même difficulté se 
retrouve avec huztarri qui s^écrit 
aussi uztarri. 

Buztarri, v. nztarri. 

Buztm, g. b. argile; — bn. 
argileux. 

BuztillO, 1. pur, sans mélange. 
Arno buzlinoa, vin pur. A Ghéthary 
on entend par là du cidre pur, 
sans être mélangé d*eau. P. le 
traduit aussi par: pommade (c. a. 
d. cidre) fine sans goutte d*eau. 
0. écrit bustino. 



c. 



Ch. représente le cA espagnol 
qui correspond a ici en français; 
ainsi les basqnes esp. écrivent ecie, 
et les basques fr. elche. Quoique 
cette orthographe soit très simple, 
les basques fr. ne s'y sont pas 
toujours tenus ; on écrit chaleur en 
lab. et en bn. et Ton prononce 
ickakuT. 

Ch^ indique souvent un diminu- 
tif. ZakuT, g. chien; uli^ mouche, 
chakur^ g. petit chien, nlUcAa^ le 
moucheron. Pour les adjectifs le 
cas est un peu différent, à ce qu^on 
nous a dit, et très particulier; ce 
n'est pas Tadjectif qui en est altéré, 
mais le nom que l'adjectif quali- 
fie ; çizon zaiar bat^ un homme dur; 
gizonchahar bat, un petit homme dur. 

Ch, comme terminaison des ad- 
verbes de lieu et des pronoms, 
correspond à: même; oriche^iuracAe, 
emencAe. 

Chaar» v. cAar, 
Chabal, chabaldu, v. zabal. 
Chaberama, g. tortue. 
Chabola^ v. ecie. 
Chaburta, chaburtzen, g. 

abréger, raccourcir. Probablement 
de cAaàur que nous n'avons pas 



pu trouver. La terminaison ^rse 
retrouve dans labur, qui a la même 
signification. 

Chaburtze, v. chahurtu. 

Chaoha, bn. terme de jeu de 
paume. 

Chafla, 1. bn. emplâtre ; proba- 
blement variante de zafla^ giâe; 
l'analogie se retrouve ailleurs; en 
hoU. nous disons pour gifle >,lap" 
morceau, généralement de drap ou 
de cuir; quelque chose de plat. 

Chahali v. ehal 

Chahar, v. zar. 

Chahu, 1. bn. propre; l'opposé 
de sale. 

Chahutu^ chcthuizeny 1. bn. net- 
toyer, — bn. dissiper; rouer de 
coups; ciahutu nav^ il m'a abîmé 
de coups. 

Chahutu, chahutze, v. ekaku. 

Chai (avec Part, ckaya), 1. chai. 
ChainkU, v. ekançu. 

Chakhar, chakhartu, v. 

zaiar. 

Chakhur, v. zaiur. 

Chakur, v. zaiur. 
Chali g. b. ciaial, l. bn. veau 
d'un au; syn. en bn. de aratcie. 

Chalma, g. b&t. . \ 



79 



Chamar, 1. v. zamar. 

Chamar^ 2. g. b. 1. bn. blouse (vê- 
tement) ; probablement de simarre P 

Chambolin, g. joueur de tam* 
bourin. 

Champera, 1. corde à prendre 
la morue. P. 

Champhai bn. aboiement. 

Ghanchilla, g. mesure pour 
le lait. 

GhandA; g. 1. êanya, bn. Zein 
bere chandany chacun son tour. 
Apparemment de Tesp. tanda, tour; 
bien que la mutation de t en eh 
soit extraordinaire. 

ChangU, g. mutilé; eiainku, 
1. soûl, boiteux. Il nous semble de 
gan^o jambe^ d'oii chango {ch di- 
minutif) petite jambe et de là, boi- 
teux ; la jambe petite, c. a. d. courte 
faisant boiter; et puis en g. le 
sens plus général de, mutilé. 

Ghanourru, g. écrevisse; pro- 
bablement de Fesp. cangrejo. 

Chaol, V. eehe. 

Ghapinak, 1. chaussons. G*est 
Tesp. chaptHy qui vient de Tarabe 
selon Alcala. v. D. A. E. cepen- 
dant nous ne trouvons pas le mot 
chez Dozy et Engelmann. Glos- 
saire des mots esp. et port, déri- 
vés de Tarabe. 

Char» g. bn. ehaar^ b. tchar^ 
1. mauvais. Ne serait-ce pas le 
diminutif de zar vieux? 

Charto^ b. ckarti, bn. mal. 

Ckarieria, bn. action bl&mable; 
de cioT'ieria. 

Chara, 1. bn. bois taillis. P. 
écrit eiarha, charhadi. 



Gharakella, 1. bn. chalumeau; 
du prov. caramel. 
Charbo, bn. goujon. 
Chardanga, fourchette. O. 
Chardango, 1. P. lévrier. 

CShardakatu, bn. élaguer des 
arbres. 

Charlia, charhadi, v. ckara. 
Charkeria, v. char. 
Charki, v. char. 

Charpota, v. cherpola. 

GHARRAMPmA, 1. rougoole; de 
Tesp. sarampioD. Dans le Manuel 
de la conversation, Bayonne 1861; 
choframphoa. L'origine de Tesp. sa- 
rampion est inconnue. 

Charri, g. b. cherH, g. 1. bn. 
cochon. — 1. écrouelles. 

Gharro, b. bn. pot, jarre; Tesp. 
jarro. 

Charihatu, v. cherto,*^ 

Charihatze, v. cherio. 

Charthe, v. cherto. 

Charte, v. char. 

Chasta, L éclair; synonyme de 
ehimista. 

Chatar, L ehathar^ bn. lange 
défauts. — bn. nom donné au 
chasseur qui tient un bftton au 
bout duquel est un morceau de 
toile pour effrayer les palombes. 

diathar, v. chatar. 

Chator, 1. paquet; i. a. 

Chaude, 1. filet. P. 

Chaz, V. igaz, 

Che> 1* suffixe qui affirme la 
signification d'un mot ou qui l'exa- 
gère. Emenchey g. ici-méme. Anche, 
g. là-même. Handiehe, bn. trop grand. 

Che, 2. Z6t g. ze, b. ehehe, 1. 



80 



bn. menu^ petit; de là le diminu- 
tif ch? V. ch. La VieuxvîUe em- 
ploie {?^A« dans le sens de familier : 
katechima da instruzione familier 
edo ehehe bai, le cathëchisme est 
une instruction familière. 

CheatUy zealu, chetu, cheatzen, 
g. chehatu^ cAeiaûzen, 1. bn. ehehe- 
iatu^ 1. broyer, briser. 

Zearo, g. minutieusement; de 
zea-^o. 

CAeAero, cheherohi, (. séparément, 
en détail, i. a. 

Zeakor, g. fragile; de zea-kar, 

Cheatu, cheatze, v. che, 2. 

Chede, g. bn. 1. gede, 1. but, 
fin, limite; — bn. résolution. 

Chedatu^ 1. viser; — - bn. limiter, 
indiquer jusqu'où une chose doit 
ou peut se faire; p. ex. indiquer 
jusqu'où une personne doit tra- 
vailler. 

Checlatu, v. chede, 

Chedera, bn. lacet pour prendre 
des oiseaux. 

ChegOSi, F. egosi. 

Chehatu, chehatzOï v. r^^, 2. 
Chehe, v. ehe, 2. 
Chehekatu, ,v. che, 2. 
Chehero, cheheroki^v. che.l. 

Chokada, segada^ 1. filet, lacet 
à prendre des oiseaux, syn. de 
chedera, 

Chekor, g. bouvillon. 

Chermeily g. poire; ce mot 
est usité à Azpeitia et dans les 
environs. 

Gherpola, g. charpota^ 1. bn. 
serpolet; de Tesp. serpol. 

Cherra^ v. zerra. 



Cherrenda, 1. bn. bande, de 
toile, de drap, de quelque étoffe 
que ce soit. 

Cherront, bu. vif, éveillé; ce 
mot ne parait pas être basque. 

Cherri) v. charri, 

Chertatu, v. cherto. 

ChertO, g.l. charthe, bn. greffe; — 
1. nuque, i. a. Lepo cherloa, la 
nuque du cou. Bekatuaren chertoal^ 
P. les rejetons du péché. 

Cherlaiu, chertaôzen, g. 1. char- 
Ihatu, charihatzen, bn. greffer, en- 
ter; vacciner. 

Chétu, V. che, 2. 

Chibi> y» chikL 

Chibista, g. noeud coulant. 

Ghicha, 1. mot enfantin, du 
nanan; c'est Tesp. chicha qui est 
le mot enfantin pour carne, vian- 
de; — bn petit champignon blanc. 

Chicliari, 1. bn. ver intestinal ; 
du diminutif che, chieh et ar, petit ' 
ver. 

Chicharro, 1. espèce de poisson. 

Chichor, 1. chUcher, bn. grésil. 

Chichitola, v. chichUoza. 

Chichitera, chichitola, 1. 

papillon; i. a. 

Chichka, bn. l^' piqûre, petit 
trou ; 2^ mauvaise humeur momen- 
tanée; 3° petite mauvaise action. 

Chichkabar, bn. menu-bois; 
de che ou chi ou chiche diminutif 
et de abat y qui est hahar, et h 
pour h. V. Essai, Gh II. 

Chichkaldu, chichkaildu, 

V. kUkaldu. 

ChichkarratU, bn. flamber; 
(un poulet, un cochon); du dimi* 



81 



nutif eiâ, chieh, et kartu; brûler 
légèrement. 

Chichkor, v. chigortu, 

ChichkortU, v. chigortu. 

Chicho, bn. bléser en parlant. 

Chicht, bn. promptement; ono- 
matopée; la flèche passe chicJU. 

Chichta, Chichtatu, bn. en- 
foncer une arme pointae dans un 
corps; comp. zihi. • 

Chichtapur, bn. menu-bois; 
syu. de chichkabar. 

Chichteri bn. quartier de fruit. 

ChichtO, bn. panier long placé 
sur les bâts. 

Chichuria, 1. P. Fougère brû- 
lée pour engraisser les champs. 

Chidor, g. zidor^ b. étroit. 
Bide chidorra, le chemin étroit. 

Chiflatu^ bn. avaler; manger 
son bien; ce mot ne peut être bas- 
que et dérive probablement de gifle, 
ancien mot pour joue. 

Chigortu, chigortzen, l gril- 
ler (du pain), rôtir; ce nom verbal 
nous paraît dériver de çur^ courbé ; 
les choses qu'on giille se crispent, 
se courbent, se frisent; c^est dans 
ce dernier sens que P. donne Tez- 
emple: iUe chigortua, poil frisé. 
Le ch initial est le diminutif. Le 
bn. chiehkar, ehichkortuy sécher à 
l'excès, est évidemment une variante. 

Chikhin, chikhindu, v. zikin. 
Chikhinkeria, v. zikin. 

Chikhiro, bn. mouton; syn. 
de aiari; de chikirain. 

Chikhor, bn. terme de bou- 
langer; petit son. 

Clliki, g. b. 1. ehij^^ 1. petit. 



En catalan sic, chic; esp. ohico. 
Est-ce que la ressemblance entre 
le basque et les langues romanes 
serait fortuite; le ch diminutif est 
essentiellement basque et convient 
donc parfaitement pour exprimer 
petit; selon Diez, E. W. 1. p. 127. 
c'est du latin ciccum que dérivent 
les formes des lang. romanes, et 
les dérivés sont trop répandus (it. 
cica, fr. chiche, alban. tziçe,) pour 
songer au basque chiki, d'autant 
plus que l'origine latine n'offre 
aucune objection. Il reste donc à 
décider si le basque a pris chiki 
du latin ou de Tesp. etc. ou ai 
c'est une forme indépendante des 
autres langues. 

Chiki est employé substantive- 
ment pour enfance: 

Chikilatik izan zan guztiz ikas* 
naya, b. dès son enfance il était 
avide d'instruction. 

Il parait qu'on dit aussi en b. 
chikarrctaiik^ dès Fenfance, par con- 
séquent de chikar^ que nous ne 
connaissons pas. 

ChikiiUy chikiizen, g. chipUu, cAi" 
pitzen^ 1. briser, rapetisser. 

ChikUaaun, g. b. chipilaawn, 1. 
petitesse; de chiki-ioêun. 

Chipidura, 1. rapetissement; de 
chipi'dura. 

Chikirain^ chikiratzen, g. 1. bn. 
châtrer. 

ChikiratzaUe, g. chàtreur; de eiù 
kira-lzalle, 

Ch'tbi, g. (Zarauz), chipirodi, g.« 
(St. Sébastien), chijnraiUu, 1. sèche 
(poisson). A Guéthary on les 

6 



82 



noame: anoornet ou lanoornet. 

CUài pociûj g. le même poisson 
que le eiiôi, mais plus grand, ap- 
pelé eu esp. jibia. 

Chipa^ 1. bu. véron, petit poisson 
de mer, selon P., de rivière, selon 
M. Littré. 

Chikin, ohikindo, ▼. ziUn. 
Chikinkeria, v. zikin. 
OhiUrata, v. eHki. 
ChikiratsaUe, ▼. ehOi. 
Ohikiratw, v. eMU, 
Chikitasun, ▼. eMH. 
Chikitu, V. cAUi. 
Chikitze, v, eiiH. 
Chila, chilatu, ▼. zulo. 

Chilbor, g. zMor, b. cÂUio, 1. 
eiilkAoi, bu. nombril. Evidemment 
de ckilo, trou; mais qu'est-ce que 
6or? Le lab. peut être un adj. 
{eàil'lo) pris substantivement. 

Childbs, chindbs, bn. noeud; 
ganse, espèce de noeud au bout 
d'une corde pour pouvoir raccro- 
cher. Sous cette forme ce mot ne 
peut être basque. 

Chili, bn. vasière, endroit où 
l'on ramasse de la vase. 

aUia bUiak, 1. P. haillons; i.a. 

Chiligoratu, chirigoTatu, 

L flamber (un poulet); comp. ehi-^ 
fUdu. 

CUlintoha, 1. ehU^a, b. ekm. 
ckila, bn. clochette; paraît être une 
onomatopée* 

Ghilioa, t. eiilmicla. 

Chlliata, g. b. lentille, comp. 
cMMdiUa. 

Ohilkhoi, t. dildar. 

ChilkO^ T. ùUOor. 



Chillar, g. arbuste très minée 

dont on fait des balais. 

Chilo, y. zulo. 

Chilustre, bn. syn. de eUldre. 

Chimel, v. zimeL 

Chimich, g. ekiminei^ b. eAi- 
miteh, bn. zimiich (P. zimiùt) 1. 
punaise; de l'esp. chinche? 

Chimicllta, v. cUmisêa. 

Chixnikatu, v. zimiio. 

ChimikO» v. zimiio. 
Chimilichta, bn. éclaboussure. 

Chiminch, v. cMmieh, 

Chimignit, v. chimua. 

Chtmino, v. ekimua. 

Chimista, g. 1. bu. eiimidUa, 
bn. A Baïgorry on dit ehi^miMia 
et P. écrit aussi zizmijila^ éclair. 

Chimitcll, v. ekimiek. 

Chiuua, g. ehimino^ b. bn. cki- 
m'fgnuy P. (gns=ii) singe; dulat. 
simia. 

Chimur, chimnrtn, v. eimmr. 

Chincliarri, g. clochette ; sjn. 
du lab. chUinlcka. Larramendi écrit 
chineherri, 

Chinchila, v. eiili$Udka. 

Chinohinbare, chinchin- 

mare, 1. sangsue. 

ChinollOSta, g. tresse de che- 
veux. 

Chinchuri v. zînizur. 

Chinda, v. ekin^r^ 1. 

Chindilla, L lentiUe ; svn. de 
ckUisia, P. écrit ekimgiUa; mais 
cela parait être fnutif. CUm^ est 
cloche. 

Chindrs, ▼• eiiUre* 

Chindurri, ohingnRi g. 



88 



b. iniurri, I. P. (i. a.)f lourmi. 
Zoaz naçia ehinhaurria gana^ Axàlar^ 
p. 36. an. ^d. 15. n. éd. Allez 
paresseux à la fourmi. Pour la 
variante de ^ et ^ comp. chingar^ 
ehinda ; gupela, dupela. Est-ce que 
inurri^ inhurri serait une forme 
plus primitive dont cAingurri, chiri' 
haurri {ch-inhurrî) sont les dimi- 
nutifs? comp. chingar, 

Chingar, 1. g. ehinda, inhar. 
iAar, 1. étincelle ; cAt'n^ar, b. braise^ 
charbon. Ihar, dont Âxular se sert 
n'est plus connu aujourd'hui ; c'est 
peut-être une forme plus primitive, 
variante de inkaff dont chingar 
(ch-inhar) est le diminutif; pour 
la double orthographe de g et â, 
comp. igeê, ihes; ego, eho; chin- 
gurrif chinhaurri, Ihar ferait penser 
à gar flamme; chingar petite flam- 
me = étincelle; mais il faudrait 
pouvoir expliquer le i pr esthétique, 
ce que nous ne pouvons pas pour 
le moment ; nous avons seulement 
à signaler un fait très curieux, 
c'est l'espèce d'échelle de sons qui 
se retrouve dans chingurri et quel- 
ques autres mots; à savoir: g^ A, 
rf, n, Chingurri, chinhaurri, chin- 
durri, inurri. Chingar, ihar, ehinda^ 
inhar (nh. port.?); inhara, — , iSa- 
ra, enhara, (nh portugais?) Iges, 
Hgg^ — , ineê. Et peut-être n ou in 
devient y, comp. inardun, yardun, 
inhar = ejfar. 

Chingar, 2. l. bn. tranche de 
jambon. A Guéthary, du lard. 

Cllillgily 1- clodie-pied. Œin- 
gilia Jawienda, il saute à cloche- 



pied. ChingU paraît (iésignér ici 
cloche, (comp. chinchilà), ei sera 
formé de l'onomatopée chin et de 
la terminaison gil pour egile. Cette 
expression doit être prise du fran- 
çais où clocher est boiter. 

Chingola, 1. galand; P. \m. 
ruban. Galand est du vieux fr. 
pour garlande, guirlande, v. Littré, 
D. galandage. 

Chingor, g. grêlon. 

Chingurri, v. chindùrri. 
Chinglirritss, v. cMndurri. 
Chinhaurri, v. ehihdurri. 
Chinka, 1. bn. mauvaise hù* 
meur; i a. 

Chinka, 2. b. bn. filet, pour 

pêcher. 

ChiO, 1. ehira, bn. cautère. 
Chipa, V. chiki. 

Chiphildu, v. chifUdU. 

Chipi, V. chiki. 

Chipidura, v. chM. 

Chipiidu, 1. flamber lin poulet; 
syn. de chilîgoratu, — chiphildu, 
bu. brûler à l'extérieur. 

Chipiraillu, v. chiM. 

Chipirodi, v. ehihL 

Chipitasun, v. chiU, 

Chipitu, chipitssd, v. ch^. 
. Chira, v. chio. 

Chirchil, v. zirzU. 

Chirgil, bu. ma}pro{)fé, peu 
fourni; en parlant des grappes dé 
raisins; comp. zirzil. 

Cbiri, V. ziri. 

Chiribiri, 1. violon. Dans les 
Dial. du Pc« Bonaparte se trouve "^ 
chiriùiri, bise. syn. de inguma» pa- 
pillon. 



84 



CkiriàUari 1. joaeur de violon. 
A Guéthary, eiiriàika. 

Cliiribika,cliiribikar,v. chû 

ribiri. 

Cbirigoratu, 1. flamber, un 

poulet; syn. de eiipildu, 
Ciliripa, !• ruisseau. 

Chiristatu, chiristatssen, v. 

sfiri. 

Clliritll« V. dri. 

Chîrola, v. eiUtu. 

Cliispa, g. fusil. 

Chistu, V, istu. 

ChistÙi g. b. cAirola, 1. bn. 
petite flûte basque. Le moi chislu 
est de Zarauz; il est accentué sur 
la dernière syllabe cÂw^«a, la flûte; 
chistua, la salive. On trouve aussi 

Utu. 

Chistu egin^ 1. siffler. 

Chit, g. ehito, b. tchit soûl, 
très. Chit ondo très bien. 

Chita, V. chilo, 1. 

Chitaldi, v. chUo, 1. 
Chitatu, V. cAUo, 1. 

Chitclier, v. ehieher. 

Chitcliuketa, bn. travail du 
laboureur ou de l'ouvrier qui répare 
ou raccommode ses outils. 

Cbifhal, bn. terme de mépris 
pour les petits hbmmes et les pe- 
tites femmes. 

ChitO, 1. g. 1- chita, b. bn. 
poussin. 

Chiéatu, 1. couver. Oilloa chitaU 
gen daffo, la poule couve. 

Chiûaldi, 1. couvée. 

Chito, 2. V. chii. 

ChitO, 3. g. silence. Bappelle 
l'italien, zitti, zitto. 



Chidd bessUak, L haillons; 

V. chili, 

Chizpildu, 1. P. griller ; oomp. 
chipildu, 

Choarre, g. moineau, 

ChochOi V. zozo, 

Choil, choilki, v. soil. 

Clioko, V. zoio. 

Chokoii, V. zoio, 

CllOlldor, g. charbonnière. 

CtLOpiUf V. zoiin. 

Clioratu, V. zoraiu. 

Chori, g. b. 1. bn. oiseau. Géné- 
ralement pour les petits oiseaux. 

Chori'buru, g. b. 1. tête légère. 

ChorOi V. zoro. 

ChorrOf g* gouttière, tuyau de 
fontaine; v. churru. 

Chorroin, v. churroin. 

ChorrOCll, v. zorrotz. 

Chort, g. 1. (?^(?r^a, bn. goutte; 
petite quantité; v. churru. 

Choftaha, goutte à goutte; de 
chorta-ha, 

Chortaka, v. chort. 

Chotil, v. BOtil. 

Chotiii, V. zotin, 
Cliiiclien, V. zuzm, 
Chuliandor, bn. arbrisseau 
roux à fruits noirs. 
CtLllllur, V. zur. 

Chiikatu, V. chuihu. 
Chukatze, v. chuihu. 
Chukhadar, v. chuihu. 

Chllkliu, 1. bu. sec, moins ab« 
solu que idor, 

Chuiatu,ehuiatzen,g* 1. chuihatu, 
bn. sécher, tarir. Noei iiusi zuenecm 
mundua chuiatu zala, g. Quand No6 
eut vu que la terre était séchée. 



85 



Chukiadar, bn. essaie-mains. 

ChuklUlj g. propre, élégant. 

CllUlO, V. zulo, 

Chupa, g. jaquette d^homme. 

Chupatu, g. sacer; de Tesp. 
chnpar. 

ChuinO, 1. bn. petit ; probable- 
ment le diminutif cA et Aume. 
AUeh eta ameh irakAatsi beAar dioz- 
haie oraino Aaur cAumei, Pater 
Noitffy Ave Maria, etc. Les pères 
et mères doivent enseigner encore 
aux petits enfants le Pater Noster 
etc. la Yieuxyille^ p. 25. 

Chur, V. zur, 2. 

CtLiirchiiri, v. zur^ 1. 

Churdak, v. zerdai. 

Chiirhail, v. zuri. 

Churi, V. zuri. 

Churimuri, g. zurumuru, b. 
rametir vague. H est curieux que 
nous ayons ce mot en hollandais 
(schorriemorrie), sans que l'origine 
soit connue^ signifiant^ canaille; 
nn -tas de canailles, een hoop schor- 
riemorrie. 

ChuriDgo, V. zuri. 

Clitiritasun, v. zuri. 

Chnritzaille, v. zuri. 

ChumiO, g. cheville du pied; 
syn. de orgaiil. 

ClmriMûl, cliurpliail, v. zuri. 

ChurpatUy 1. P. se courber. 

Churretatu, v. cAurru. 

Churroin, 1. cA^^rr^t», bn. pou- 
peron^ de lin. 

Chnrni,!. trémie de moulin; — 
bn. cuve à lessive; — torrent, cours 
d'eau; 0. s'en sert dans oe sens, 



selon P. Comp. zorro^ fourreau, 
sac, ventre; ainsi eAurru, zorro 
désignent un récipient quelconque, 
dans lequel on coule pour ainsi 
dire, ou la farine (trémie), ou l'eau 
(cuve), ou l'épée (fourreau), ou la 
nourriture (ventre). Comparez en- 
core cAorro, gouttière ; cAorù^ goutte; 
cAurrusta, zurruta^ découlant, dé- 
gouttant; cAurrupUa, averse; tous 
ces mots paraissent avoir une ori- 
gine commune; mais oii la trouver? 
est-ce eAorl goutte, ou eet-ce ur, 
eau avec le diminutif eA préfixé 
et de là le verbe cAurreûalu, cou- 
ler, (mot d'O. selon P.); il y a 
ici un obstacle, ce sont les deux 
r, et bien que l'orthographe bas- 
que soit souvent très arbitraire il 
ne serait pas prudent d'admettre 
cette irrégularité sans preuves in- 
contestables. 

CAurrupelo, bn . trépied soutenant 
la cuve à lessive; à^ cAurrw-pe-ko. 

Chumipeko, v. cAurru. 

OtLlimipita, bn. averse. Euria 
eAurrupUan ari da, la pluie tombe 
à verse; comp. eAurru, 

Chumistan, 1. bn. coulant 
continuellement, p. ex. d'un robinet. 

CAurrusta, bn. zurrula, L adv. 
en coulant. 

Clllimita, 1. jet d'eau, cascade: 
mot d'O. selon P. 

Churtcli, V. zurtz. 

Chut chutik, ohutitti, v. 

zut. 

ChatChur, bn. se dit d'an arbro 
très chargé de fruits. 



D. 



Da, 1. g. b. 1. bu. 3 pers. sing. 
du prés, de l'ind. de izan, il est. 
Le a de db devient e en lab. quand 
suivent les suffixes n, et /a; ainsi 
den, 1. dan, g. qui est; dena^ 1. 
dana^ g. lui ou ce qui est; delà, qu'il 
soit; eu g. dala. 

Dena den hezala erraiteray pour 
dire la chose comme elle est ; litt. 
pour dire comment est ce qui est. 
Bezala té^t n, pour cela^fen. Ar^ 
razoina galdetzen baduzu^ hunanon 
den, Chourio. Si vous demandez 
la raison la voici ; den à cause de 
non. Zer egtn hehar du g%ri%tino 
baieh irakartzen denean, que doit 
faire un chrétien quand 'il se ré- 
veille; den-ean, v. Essaie p. 35. 

Danik, g. b. 1. bn. dès^ depuis. 
Oraindanik, g. orai danik 1. bn. 
dès à présent, désormais. Il nons 
semble que danik est la contraction 
de daneiik^ c a. d. Aï — n — tik. 
Pour unir tik à dan il fallait in- 
tercaler le e de liaison danetik ou 
bien supprimer le t, danik; v. 
Essai, Ch. II. Aussi Larramendi 
emploie-t-il danetik^ dans le même 
sens. Mundu mundna danetik, de- 
puis que le monde est monde. Il 



est cependant possible que danUi 
soit une forme indépendante de 
danetik et formée de dan-ik. 

Danez, g. selon, comme, étant. 
Andia danez gizonen gaiztakeria. 
Comme la méchanceté des hommes 
est grande; de danz avec e de 
liaison; litt. par qui est = par 
rêtre = étant; par l'être grande 
la méchanceté; étant grande, etc.etc. 

Da, 2. v. ta. 

Dafaillà, 1. P. nappe; de Tesp. 
toalla. 

DagOkana, v. egoU, s. v. egon. 
Dàiku, v. damu. 

Dakiregi, v. jaUn. 

Dako, bn. auge. 

Dallu, bu. faux. 

Ballarri, pierre à aiguiser la 
faux; de dallu-arri. 

Damu, g. b. .1. peine, regret — 
1. bn. dommage ; du latin damnum. 
Les dial. g. et b. ont ddau pour 
dommage, perte. P. cite ^m^qui 
paraît être inconnu aujourd'hui. 
Danu de Tesp. dano. Damu det^ 
g. dut^ 1; dot, b. je regrette (j*ai 
regret). Nere damuz g. b. à mon 
regret. Damu da, 1. bn. c'est dom- 
mage. 



87 



Damurik, g. b. à regret; de 
damu-ik, et r euph. 

Damulu, damutzen, g. 1. se re- 
pentir; damulzen naiz, je me repeos. 

Damutasun, g. b. 1. repentir, 
regret; de damu-tasun. 

Damuior^ g. construit avecepon 
est syn. de damu del; damukor 
nagOj je regrette; de iamu-kor, 

Damukor, v. damu. 

Damubik, V. damu. 

Dahutasun, V. damu. 

Damutu, y. damu. 

Damutze, y. dàmu. 

Damuz, y. damu. 

Dan, y. da^ 1. 

Danda, 1. bn. pac, l'un des 
termes d'une obligation payable en 
plusieurs portions et à divers dé- 
lais. Salaberry. 

Danda, 2. y. danga, 

Danetik, y. &, 1. 
Daness, y. db, 1. 

Danga, b. bn. danda, 1. coup 
de cloche. 

DÂnu, V. damu. 

Daho, y. no. 

Danik, v. da, l. 

Dantzut, dantzuk, etc. y. 

enzun. 

DarthUi bn. rejeton de souche 
d*arbre; holl. kreupelhout; terrain 
en bois taillis oit les souches pro- 
duisent des arbrisseaux que Ton 
coupe. 

Dastatu, dastatzen, 1. goûter; 
du proy. gostar. A Guéthary on 
prononce yasialu. y. Z. 

Daugin, bn. prochain. Ce mot 
a Pair d'être une forme yerbale. 



Dbabru, g. bn. diebru, h» debru, 
deaàru, 1. diable. 

Deadar, y. dei. 

Deatuln, bn. tarière. 

Debadio, bn. discussion; dn h» 
débat? 

Deàalde, bn. en yain. — Là 
Tabandon ; de Tesp. de balde, (qui 
yient de Tarabe^ bâtil, y. Dozy, 
Glos.) pour rien, gratis. 

DsBEKu, g. 1. bn. défense. 

Bebekatu, dâbekalzen, g. 1. bu. 
debekau, b. {t élidé) défendre. 

Deblauki, debloki, 1. hardiment. 
Deplauki, bn. complètement^ ample^ 
ment. Selon 0. dans ses correc- 
tions au Ms. de P. ce mot est 
seulement connu à Sare etAscain 
et ne lui paraît pas être basque. 
Zer ordenaiuko diozu bada Jainkoaren 
izen saindua, hain deblauki, antsi- 
kabeki eta kantu guti erabUlzeko 
usantza duenari? Axular p. 262. 
a. éd. Qu'ordonnerez yous à celui 
qui a coutume de traiter le saint 
nom de Dieu si hardiment, si lé- 
gèrement (sans souci), et qui en 
tient si peu décompte? La termi- 
naison adyerbiale est ki; il reste 
donc, deblau, que Chaho youdrait 
rattacher au latin debellatus, part, 
de debellare. 

Debloki, y. deblauki. 

Deboildn, bn. détruire. Ce mot, 
qui se trouye chez M. Salaberry, 
n'a pas Tair basque et fait penser 
à débile. 

Debhu, y. deabru. 

Dei, g. b. appel, yocation. — 
1. son. Abranen dé^a, la yoca^ps 



88 



â*Abraham. Mesaren dèta^ le son 
de la messe. Béiez daçoka, P. il 
l'appelle. Zure deïa du, il vous ap- 
pelle. Ces exemples prouvent que 
le verbe dérive du substantif et 
non le subst. du verbe. 

Deiiu^ deitzen, g. b. 1. deilhuj 
bn. appeler. 

Deadar, g. diadar, b. cri; deya- 
éfpr^ 1. alarme ; deihadar, bn. tocsin. 
La terminaison est obscure. 

DeUAore, 1. lamentation pour les 
morts. 

DeUAoratu^ 1. deilAuratu, bn. té- 
moigner du regret à la mort de 
quelqu'un. 

Deihadar, v. dei. 

Deinhu, bn. adresse pour le tra- 
vail. Comme on prononce quelque- 
fois d comme j (dj) comp. dostatu, 
etc. il est probable que deinhu est 
nne corruption de génie. 

Deino, v. no» 
DeithorOj v. dei. 
Deithoratu, deithuratn, v. 

dei. 

Doltlm, V. dei. 

Deitu, deitze, v. dei. 

DoitsEi, V. jetzi. 

Dema, g. gageure. 

Deuboha^ g. 1. dempore^ b. 
temps. 

Demontria^ 1. bn. interjection 
d'ëtonnement ; peste ! Ce mot n'est 
pas basque; mais d'où vient-il P 

Dempore, v. dembora. 

Don, dena^ v. &, i. 

Donda, bn. constipation. 
Derdabi, g. 1. bn. tailleur, coutu- 
rière. Il nous semble de l'esp. ten- 



dero, boutiquier. Selon Chaho dn 
lat. tentorium. 

Dendatu^ b. 1. se parer. 

Dendatu, v. dendari. 

Dbplauki, v. deblauki, 

Deritzat, v. eritzi. 

Desafia^ bn. desqfio, 1. défi. 

Desekkusa, 1. (i. a.) bn. excuse. 
On dit plutôt aujourd'hui deskusa. 

Deskaksu, 1. bn. repos; de Tesp. 
descauso. 

Destatu, destatsen, 1. mirer. 

Destabratu, v. deaterru, 

Desterbu, 1. exil ; de l'esp. des- 
tierro. 

Desterraiu, I. deslarraôUy bn. 
exiler^ esp. desterrar. 

Destaréa, 1. rustre, lourdaud; 
i. a. 

Deunge^ b. mauvais. Bardin 
urten daike guraeo onetatih aeme 
deunçiai, également d'un bon père 
il peut provenir de mauvais fils. 
Est-ce que deunge serait une va* 
riante de dange qui est dan-ge, pas 
saint = mauvais. 

Deus, 1. bn. quelquechose. M. 
Salaberry se trompe quand il dit 
que deus signifie^ rien; pour cela 
i) faut encore la négation. Deus 
guziai, 1. toutes choses. 

Eue deusai^ 1. mes petites affai- 
res. Baduzu deusik? avez-vous quel- 
que chose. 

Deue eZf 1. bn. rien. Dewt ezia, 
ezta deusik, il n'y a rien. 

JSzdeuSy 1. bn. vaurien. 

Ezdeusieria, l.'bn. ineptie, action 
feite par imprévoyance. 

Deyadar, v. dei. 



89 



DI, V. dii. 

Dia, g. multitude. En ' g. dia 
n'est en usage que dans les cofn- 
posés; nous ignorons si dia se 
trouve dans les autres dialectes. 

Diaio, g. pluriel; de dia-ko, 

Diatu, diaizen^ g. peupler. 

Diazkitu^ diazhUzen^ g. mul- 
tiplier. 

Diadar, v. dei, 

Diako^ V. dia, 
Diatu, diatze> v. dia. 
Diazkitu, diazkitze, v. dia. 

DiEBRUi ▼. deabru* 

DlHARU, V. DIRU. 

Dik, g. 1. bn. di, h, de, dès^ 
depuis ; le é/ se change en t selon 
les lois phonétiques, v. Essai, Ch. 
IL Bik indique toujours une idée 
do mouvement (par opposition à^o), 
au propre et au figuré. Irten naiz 
ecAetikj je sors de la maison. JEzla 
gizona agi bereiik ôiziko, Matt. IV. 
4. rhonime ne vivra pas de pain 
seulement. Noiziik, g. depuis quand. 
Emendik zazpigarren egunean, g. 
oraiUi zazpigarren egunean, 1. d'ici 
ou d'à [présent au septième jour, 
c a. d. après sept jours. 

Dik — ra, g. après. Kuchan aariu 
zanetik urte bêlera, une année pleine 
après être entré dans Tarcbe; on 
ne peut traduire ceci littéralement; 
à peu près : une année pleine de 
on dès (du moment de) leur entrée 
{sarlu zan, ils étaient entrés), dans 
l'arche. Quand dik doit exprimer 
le pluriel ou l'indéfini, on y 
ajoute, comme cela a lieu avec les 
autres suffixes. (▼. Essai, p. 50)| 



ta ou eta (e de liaison) et le d 
devient t (v. Essai, Ch. Il), etatik. 

Dilinda, 1. crochet; dilindafif 
bn. en suspens. 

Din, g. juste. Asko dina det, 
j^en ai assez. 

Din difia, justement. 

Bindez, à proportion. Le ^parait 
être euphonique. 

Dindez, v. din. 
Dino, V. no. 

Dionez. g. selon; àedio-n-zei 
e de liaison; selon que il dit. 

Diriala, b. Le dial. b. inter- 
cale un i quand la et n suivent; 
diriala correspond à dirala^ qu'ils 
sont; et dirian à diran, qui sont. 

Dirian, v. diriala. 

Dœu, g. b. 1. bn. argent (mon- 
nayé). Selon Chaho du lat. dena- 
rium en passant par diharu^ soûl. 
Il nous semble plutôt de l'esp. 
dinero. La mutation de n en A se 
retrouve encore dans liho, de Tesp. 
lino. En bise, o devient régulière- 
ment u quand suit l'article ; dinero 
est donc devenu diherua (forme 
hypothétique) ^tAari^, dirua; si le 
mot soûl, diharu, de Chaho, existe, 
il n'y a rien à dire, mais s'il n'existe 
pas, ce qui n'est pas impossible, 
la contraction de diierua en dirua 
expliquerait tout aussi bien, si non 
mieux, la forme actuelle. 

Dirudlenez, v. irudi. 

Distia, 1. bn. splendeur. On 
dit à Ouéthary, diêtira; il paraîtrait 
donc que le r s'est perdu. 

Dislialu, distiatze»^ g. 1. bn. 
briller, reluire. 



90 



Disiiadura, 1. bn. lueur. 

Distiadura, ▼. distia. 

DistiatUj v. dislia, 
Distiatze, v. disiia. 

DiTHAKif 1. bn. dé à coudre; du 
lat. digitale, ou de Tesp. dedal. 

Dilki, titi^ g. b. 1. bn. teton, 
mammelle. Ce mot se retrouve dans 
presque toutes les langues Indo-eu- 
ropéennes, titthe, grec ; ziza, ancien 
haut. ail. teta^ prov. et esp. teite, 
fr. y. L. B. et Diez, E. W. 811 
était permis de juger par la forme, 
les basques auraient pris leur mot 
du grec. 

DoAi, DOAiN^ g. doainy dugai, b. 
doiain, 1. bn. Selon Ghaho doAan, 
duàan, soûl. Don, destin; esp. de- 
stine, doues; du lat. donum, avec 
mutation de n en k, (v. giAar, HAo, 
diAaru) et de la finale m en n. 
Ghaho se demande si le i est à sa 
place dans doAatn, puisqu^on ne le 
prononce pas; il nous semble qu*il 
serait mieux d'écrire dohain sans 
Sy du moment que le « a le tilde, 
11; f indique le son mouillé de n 
et /; in et il, correspondent à Tesp. 
n et 11; comp. bano et baino^ zain 
et zàh^ etc. etc. 

Doailstt, g. dohatsu^ 1. dokaxu, 
bn. heureux; de doai-tsu* 

Daatsuôasun, g. 1. dohaxutarzun, 
bn. bonheur, en style d'église; de 
doat8u-tasun* 

Doakabe, g. 1. doAaiabe, bn. mal- 
heureux; de doai-gabe-, k pour g 
ajïrès une vojelle, v. Essai, Ch. II. 

DoAaiaiz, malheur; de dohain^ 
çaitz; chute de n, comp. doAaUu, 



ipoxug après une voyelle; v. Essai, 
ch. II. mauvais destin, mauvaise 
chance. Y. Pr. d'O. 117. doiacaiz 
dunac, celui qui a mauvaise chance 
==le malheureux. 

DoAainii^ 1. gratuitement; de 
dokain-ii. 

DoAiN, V. doai, 

DoAiTSu, V. doai, 

DoAKABB, V. doai. 

DOATSU, DOATSUTASUN, V. dooi. 

DoHAix, V. doai. 
DoHAKABE, V. doai. 
DoHAKAiz, V. doai. 
DoHAN, V. doai. 
DoHATSu, V. doai. 

D0HAXU9 DOHAXUTABZUN, V. doai. 

Doi, 1. bu. juste, proportionné, 
à propos. Zure doia har zazuy bu. 
prenez juste ce qu'il vous faut. 
BaMin doiez bazara, guti baduzu, 
emozuguti. Ax. 229. Si vous êtes 
juste, si vous avez peu, donnez peu. 

Doi doia, 1. bn. tout à Theure» 
à peine; cette expression ne se 
rapporte qu^au fs^ssé; doi doia joan 
da, il est à peine parti, il est parti 
tout à l'heure. En g. b. 1. doi doia 
signifie, à peine, avec difficulté. 

Doi doia irabazi du, il a gagné 
avec peine. 

Doiaz, bn. avee mesure^ avec 
économie. 

Doiaz. V. doi. 
Doidoia, v. doi. 
DoiUor, V. dolor. 
DoUor, V. dolor. 

Dolor, g. doUor, b. doillor, 1. 

Eu g. et b. vil ; en 1. doUlora^ un 
drôle, un bon compagnon, P. Selon 



91 



Chaho du latin dolos; la termi- 
naison or reste sans explication. 

DoLUf 1. bn. deuil; de dol^ deuil. 
▼• L, S». 

Dolulu, dolutzen, 1. bn. se re- 
pentir. 

Dolftffarri, L bn. digne de pitié; 
de dolu^garri, 

DOLUGARBI, V. dolu. 
DOLUTU, DOLUTZE, V. dolu. 

Domu, 1. empeigne de soulier. 

Don, 1. bn. Ce mot est pris de 
l'espagnol et correspond dans les 
composa à Saint; Dona' PhaUn^ 
bn. Donpalayoa^ I. St. Palais (ville). 
Donostia, St. Sébastien, de Don- 
Esteban. 

Donge, b. mauvais; de don-ge 
pour gabe; litt. pas saint ; on trouve 
aussi deunge pour mauvais, c^est 
probablement le même mot. 

DoNOE, V. don. 

DoBPE, 1. bn. rude, pénible. — 
1. fier, enflé d'orgueil; de Tesp. 
torpe. Eriioêun dorpea, rude ma- 
ladie. 

DoRBE, g. 1. bu. tour, de Tesp. 
terre. 

DorihoUOj bn. grossier, in- 
flexible. 

DosTA, V. gozo, 2. 

DOSTATU, DOSTATZE, V. gOZO^ 2. 

DosTETA, V. gozo^ £. 

Drago, 1. bn. coup à boire; de 
l'esp. trago. 

Drata, 1. bn. grenaille, petit 
plomb de chasse. Ce mot n'est pas 
basque, mais d'oÀ vient-il? 

DUt !• Suffixe qui dans tous 
las dialectes sert à former Tadjectif 



1 

verbal; le d devient l selon que 
les lois phonétiques Texigeut, he^ 
baindu, galdetu, etc. etc. 

Du, 2. S pers. sing. du présent 
de l'indicatif: il a. Quand du est 
suivi du relatif n, on écrit duen 
(comp. dun), qui a. 

Duen, V. du. 

DuoA, 1. douve ; du prov. dogua. 

DuGAi, V. doai. 

DuHAK, V. doai. 

Duilf Cette terminaison se re- 
trouve dans tous les dialectes et 
sert à former des adjectifs; elle 
est composée de du, il a, et de n 
relatif, qui, que; qui a. Ainsi, 
anrdun, qui a enfant s= enceinte; 
biolzdtm, qui a coeur = courageux, 
etc. Quaud dun n'est pas uiieter- 
miuaisou, on écrit duen, qui a. 

Dupela, V. dupha. 

DuphAi 1. bn. duphela, dupela, 
gupela, 1. tonneau. O. écrit lupa, 
selon P. Pour la variété d'ortho- 
graphe, comparez ehindurriy chin" 
gurri; chindar; chingar. Est-ce qu'il 
faudrait rattacher duga douve à 
dupha? L'origine de douve est in- 
certaine; V. Littré, D., Diez, E. 
W.; Brachet, Dict. Etym. 

Duphin, V. dupm. 

Dupin, tupifi, 1. duphin^ bu. 
tupin^ hi pot en fer dans lequel les 
paysans font la soupe; par mé* 
thaph. homme lourd. 

Dura, terminaison qui est de 
tous les dialectes et qui sert à 
former des substantifs; disiiadura, 
Aebaindura, etc. Il est difficile de 
décider si cette terminaison est 




92 



prise de l'espagnol p. ex. cortadara^ 
coupure; cornadara, couronuement, 
etc. ou si elle est basque. Dans 
un mot comme epeldura, siiiéàisse' 
ment, de epel tiède^ elle pourrait 
être basque ; nous choisissons epel» 
duraj puisque epelloêun, tiédeur, 
existe aussi; ra, est vers et indi- 
querait peut-être ici le ^devenir" 
tiède, Tattiédissement ; chipUasun^ 
petitesse, cAipifura, rappetissement, 
le devenir petit; ezlidura, le devenir 
douXi l'adoucissement. 

Durdurika, bn. bruit sourd. 

DurduriicUu^ chanceler. On dit 
plutôt durduzatu. 

Durdusi, 1. menace. 



DurduêiatUj menacer, frAler. 

Durdoziatu, v. durduri. 

Durduzatn, v. dwrdwriia. 

Dutchulll> l.bn. robinet, ouver- 
ture d*un vase. Il nous semble 
qu'étymologiquement ce mot indi- 
que Torifice du canal ou du goulot 
d^un vase, tuto^hulo, tuyau-trou. 
Nous avons en hoUai^dais exacte- 
ment le même mot : tuitgat; et tuit, 
tout seul, indique goulot, seulement 
d'une théière ou bouilloire; on 
dit le cou (hais) d'une bouteUle. 
Il est curieux que le verbe holl. 
tuiten, et le basque iuiatu signi- 
fient le premier tinter (les oreilles), 
et le second corner aux oreilles. 



R 



Ea* g. 1. bn. si. On trouve aussi 
^a, et à Ouéthary ean. Galdetu dit 
ea ettarriko zeran, g. il m'a de- 
mandé si vous viendrez. Nahinuhe 
iakin ean Bidarten izalu zaren, je 
voudrais savoir si vous avez été à 
Bidart. 

JSa^ g. b. 1. Aea^ bn. or^ susl 
voyons! commençons! esp. bamos! 
Ea/ egiUn oie dezun^ voyons! si 
vous le faites. JEa ederdala/Yojez 
qu'il est beau! 

Ean, V. ea. 

Ebai, V. eàaki. 

Ebaki, ebakitssen, g. 1. bn. 

eàai, epaM, b. couper. Le dial. b. 
contracte souvent la dernière syllabe 
des formes verbales; aUu = adilu; 
ecÂan = eeieden ; ein = egin. Il 
est curieux que les dial. basq. 
£r. aient choisi cette forme con- 
tractée pour signifier spécialement 
couper le blé. 

Epaiy epaiizen^ 1. ephai, epiaUzen, 
bn. couper avec la faux ou la 
faucille; v. l'art, ci-dessus. 

Epailie, 1. ephaUle, bn. faucheur, 
moissonneur ; de epai-Ule pour egille. 

EpaUla^ g. b. le mois de mars; 
de i^ai {epaK) "illa. 



JSrabaiit g. erabai, b. décider; 
de erazo^ebaii. Les verbes couper, 
trancher, pour „décider" se re- 
trouvent dans plusieurs langues; 
mais pourquoi le nom verbal a-t-il 
la forme d'un causatif en basque? 

Ebakitze, v. eàaii. 

Ebaska, v. elatsi. 

Ebatsi, ebatsten, 1. eàaxi, bn. 

voler, dérober. 

Masia, 1. bn. à la dérobée. 

JËpaixka, syn. de eàasia; mot 
d'O. selon P. 

Ebatste, v. ebatsi, 

Ebazii V. ebalsi, 

Ebiakoitssa, egiakoitssa, bn. 

samedi; syn. de larumbala. 
Ebilli, V. ibUli. 
Echadiy v. eche. 

Echagun, eoliagantE» v. eehe. 
Echalde, v. ecAe^ 

Echan, v. icheden. 

Echaon, v. icheden, 

EoHATu, ECHATZEN, 1. laucer; de 
Tesp. echar. 

Eche, g. b. etehe, 1. bn. mai- 
son. Selon W. V. Humboldt. Prttf. 
der Unters. etc. etc. de ichi^ fermer; 
ce qui est très probable; Larra- 
mendi donne aussi khea^ maison. 



94 



JBcketar, g. ceux qui habitent la 
maison; correspond exactement à 
Tall. hausgenosse; de eche-tar. 

Echola, et par contraction chaota, 
g. cAadola, b. etchola^ 1. bu. cabane; 
de ecAe-ola. 

McAecAia, l. bu. maisonnette; de 
etcAe, avec le diminutief cA, 

JScAeko, g. b. adj. domestique; 
de ecAe-ko. 

EcAekoah, 1. bn. syn. deecAeiar^ 
du moins à Ouéthary; plur. de 
eeAeio, 

EcAejaun, g. ecAaçun, b. maître 
de la maison ; de ecAe-jaun. 

EtcAeko andere, 1. bn. dame de 
la maison ; de ecAe-ko-andere. M. 
de Chanrencey ëerit eicAekanderia^ 
(Recherches sur les noms d'animaux 
etc.) et se figure que h est une 
lettre euphonique. 

EcAalde^ g. etcAalde, 1. bn. ecAa- 
ffunlz, b. propriété, ferme; deecAè- 
aide et ecAagwi'tzat. 

EcAadi, g. lignage. 

JEtcAesaHze, bn. trousseau; de 
elcAe et probablement de mrtze^ subst. 
verb. entrer; l'entrée en ménage. 

JStcAiiAertze, bn. visite domici- 
liaire; de eicAe-Aertzie ? 

Echeden,* v. icAeden. 

Echejaun, v. ecAe. 

Echeki, ▼. icA. 

Echeko, v. ecAe. 
Echetar, v. ecAe. 
Echoik, V. icAeden. 
Echoin, v. icAeden, 
Echola, V. ecAe. 
Edale, v. edan. 

Edan, edaten^ g. b. 1. bn. boire. 



Sdanerazo, g. b. edanazi, b. edau» 
arazi, 1. bn. Selon Sal. edadan, bn. 
faire boire, abreuver; de edan-erazo* 

Hdari, g. b. 1. bn. boisson. 

Edale^ g. b. 1. buveur; de edan* 
le; pour la chute de n, v. Essai, 
Ch. IL 

EdatoM, g. abreuvoir; de edaw- 
loti; chute de », v. Essai, Ch. II. 

Egarri^ g. b. 1. bn. soif. Ne 
faudrait-il pas placer ce mot ici 
comme dérivé de tf&»>^am/ porté, 
enclin à boire = soif. La contrac- 
tion peut paraître violente, mais 
elle n*est pas isolée ; comp. emeretzi 
pour amar ôederalsi, erle pour «r- 
raile^ etc. C'est un adjectif employé 
substantivement comme tant d'au- 
tres adjectifs; la forme Tindique, 
et aussi l'emploi: egarri naiz, j*ai 
soif c. a. d. je suis altéré. En 
anglais ou ne dit pas non plus, 
j'ai soif; mais, je suis altéré, I 
am thirsty. 

Egareu, 1. bn. soif; syn. de egarri; 
de egorrinsu pour Uu; Chourio 
écrit egartsu. Si notre supposition 
par rapport à egarri est fondée, il 
faut croire que egarsu a été formé 
du nom verbal egarri-lu, ou bien, 
que ce mot est d'une date plus 
récente, et que la terminaison tsu, 
su, j A été ajoutée, après qu'on 
eût oublié que garri en avait déjà 
fait un adjectif; la première hypo- 
thèse (l'adjectif du verbe) nous 
paraît la plus vraisemblable. Quoi- 
que étant décidément un adjectif, 
egarsu s'emploie substantivement. 
Egarsua badtU, j'ai soif. 



95 



Egarritu^ egarritzen^ b. 1. bn. 
donner soif. 

Egargarri^ b. qui donne soif; 
du nom rerbal egarri-garri. 

Bgarridura^ bn. sentiment caché 
de haine; egarri^dura. 

Edanarazi, v. edan, 
Edanasd, v. edan. 
Edanerazo, v. edan. 
Edaran^ v. edan. 

Edari, v. edan. 

Edasi, V. erausi. 

EdaslO, V. eratm. 

Edaste, v. erausi. 

Edate, v. edan. 

Edatoki, v. edan. 

Ede, g. Aede^ 1. bn. courroie, 
lanière; dans le Labourd surtout 
pour attacher le joug. 

Edegin, b. hedalu, hedatzen, 1. 
bn. étendre^ s*étendre. 
Hedadura, bn. étendue; hedordura, 

Edeki, edekitzen, bn. ôter. 

Edekitze, v. edeki, 

Eder, g. b. 1. bn. beau. 

Ederiasun, g. h. 1. beauté. 

Ederki^ g. 1. ederto, b. adv. agréa- 
blement, joliment. 

Edertu^ edertzen^ b. 1. bn. eder^ 
taiu^ 1. embellir. 

EderetSj edereislen, 1. (i. a); 
ederexi, bn. trouver agréable, ac- 
cueillir, agréer; de eder-etsi. Guero 
ère ederetz dut, enfin il m'a agréé. 

EderMtoêun, 1. bienséance; de 
ederti-lasun. 

EdergallUf 1. bn. ornement; de 
eder — P 

EderetB, v. edet. 



Ederexi, v. eder. 
Edergallu, v. eder, 
Ederki, v. eder. 

Ederkitasun, v. eder. 
Edertasun, v. eder. 
Edertatu, v. eder. 
Ederto, v. eder. 
Edertu, v. eder. 
Edertze, v. eder. 
Ediozoin, v. edo. 

Edireite, v. eriden. 

Ediron, v. eriden. 

Edo, g. b. 1. bn. ou; — b. 
sans doute, par hasard. 

Edozein, g. 1. edozen, h ediozoin, 
bn. quiconque, quelconque, quel- 
qu'un, chacun; de edo-zein. Edo- 
zenek daki errazago dana gauzia 
esalen egiien bano, b. chacun sait 
qu'il est plus aisé de dire que de 
faire une chose 

Edola ère, 1. ou du moins. 

Edoi, V. odei. 

Edola ère, v. edo. 

Edoski, edoskltzen, 1. sucer> 

téter; i. a. On dit aujourd'hui 
erausMlu, dumoins à Gnéthary, 
pour téter, en parlant des animaux ; 
ceci nous paraît être le causatif 
erazo-edosH, dont le d s'est perdu 
en lab. Larramendi donne eradoêki, 
P. eredosU. 

Edoskitze, v. edoski. 
Edozein, edozeh, v. edo. 
Eduki, V. euH. 
Edur, V. elur. 

Ega, V. ego, 1. 

Egargarri, v. edan. 
Egari, egarten, 1. user. 
Egarrit v. edan. 



96 



Egarridurs, v. edan. 
Egarritu, v. edan. 
Egarritze, v. edan. 
Egarsu, egartsUi v. edan. 
Egarte, v. e^ari. 
Egatu, V. eço, 1. 
Egatze, y. e^o, l. 
Egazkin, v. eyo, 1. 
Egaztii V. e^o, 1. 

Egi, V. ieffi, 1. 

Egia, g. b. L bn. vérité. La 
ressemblance entre e^ia et eiia soleil, 
permettrait* peat-êcre de les con- 
sidérer comme ayant une origine 
commune. L'idée abstraite de vérité 
a pu être exprimée par lumière. 
Comparez M. Benan, Hist. gén. 
des langaes sém. p. 22. 23 oii Fau- 
teur dit ..ridée du vrai se tire de 
la solidité^ celle du beau de la 
splendeur," etc. 

Egiazko^ g. b. 1. bn. vrai, véri- 
table; de egia-Z'ko. 

EgiazM, g. b. 1. bn. véritable- 
ment; de effia-z-M, 

Egiaz, g. 1. egyaz, b. en vérité; 
de egia-z, 

Egiaii, 1. egiti^ b. véridique. 

EgistatUy egisiatzen^ g. vérifier. 

Egiakoitza, v. ebiakaitza. 

Egiati, V. egia. 

Egiaz, egiazki, v. egia. 

Egiazko. v. egia, 
Egjjaz. V. egia. 
Egikizun, v. egin. 
Egile, egille, v. egin. 

Egin, egiten, g. b. 1. bn. géné- 
ralement contracté en bise, en ein; 
faire. L'impératif, le prés, et 
rimp. du subjonctif sont les seuls 



temps r^uliers. Eu bise, egin aert 
comme auxiliaire, U egiten dau ari- 
mea, il tue l'âme ; loUatu egin naz, 
j*ai eu honte. Ceci indique claire- 
ment la nature de quelques uns 
des noms verbaux basques, c. a. 
d. quMls sont des substantifs ou 
des adjectifs. La même chose se 
retrouve dans d'autres langues; en 
français p. ex. le verbe „rendre'' peut 
être comparé à egin; rendre mou 
amollir; rendre petit, rapetisser ; etc. 
et plus exactement en hollandais 
ou en allemand où Ton se sert du 
même verbe qu^en basque; hoU. 
maken; ail. machen, egin; dood 
maken, ill egin, faire, rendre mort, 
tuer; krom maken, plier; faire 
rendre courbé; dood et krom sont 
des adjectifs, mort et courbé. Open 
maken, rendre ouvert = ouvrir; 
toe maken, rendre fermé = fermer. 
Toutes ces expressions peuvent se 
rendre par de véritables verbes; 
toe maken = sluiien; dood maken = 
dooden; open maken = openen; 
mais dans le langage ordinaire ou 
préfère les formes composées, adj. 
adv. ou participe et auxiliaire. 

Eraginy g. b. erain, b. egin arazi^ 
1. faire faire. — b. mouvoir. 

Egille, g. b. 1. eginzale^ egile, 
bn. faiseur, — g. créateur; de egin- 
le pour zale. U nous semble que 
M. Salaberr; a raison en considé- 
rant le comme syncope de zale. 
Egille, à son tour, devient termi- 
naison, mais dans la forme syn- 
copée, ille; bacherUle, potier, de 
àocAera^egille. Pour la chute de n 



97 



V. Essai, Ch. II. Bere egiUea eza- 
gutzeko eta maUatzeio, poar con- 
naître et aimer son créateur. 

Effinàide, (mieux egimUde) g. 1. 
bn. eginbidera^ b. imàide, bn. de- 
voir; de egin-^ide, Cette fois, c'est 
le bn. au lieu du bise, qui sup- 
prime le g, 

Imbidezu (mieux Uu ou m) bn, 
honorable, disposé à remplir ses 
devoirs; de imôide-ûsu. 

Eginhizuny g. 1. qui peut sefaire* 
La terminaison est obscure; elle 
paraît être une forme verbale ; kir 
zun indique un futur: esaniizun, 
g. ce qui se dira; eloriizun^ ce 
qui viendra, ce qui peut venir. 

EgiMzun^ b. occupation; v. ci- 
dessus eginkizun. Lé bise, a mieax 
observé les lois phon. en élidant 
» devant h, v. Essai, Ch. IL Ta 
anima geyagogaz bere egiiizunari 
jartaituteko, et pour poursuivre ses 
occupations avec plus de zèle. 

Egiramu, 1. action faite par os- 
tentation; mot d'O. selon F. de 
egin — ? 

Ezin, en g. et 1. avec Tart. ezina 
impossible. Il nous paraît plus 
que probable que ezin se compose 
de ez-em pour egin. Le bise, écrit 
généralement ein, et le bn. a fait 
la même contraction dans imUde, 
V. ci-dessus. 

Dans tous les dial. g. b. 1. bn. 
ezin, accompagné des terminaisons 
auxiliaires, correspond à, ne pas 
pouvoir. JEzin det, je ne puis pas. 
Ezin joan naiz, je ne puis pas aller. 
Eta ecin haren hiiza reprehendiiu 



uian dute, Luc. XX. 26, Test. 
Kochelte ; et il ne purent pas trouver 
à redire à ses paroles. 

Ezin ikusia, g. la haine. 

Emi eramana, g. Tenvie. 

Ezin eraman alako, g. insuppor- 
table; litt. de manière qui ne peut 
être supporté. 

Ezin esan al adina, g. inombra- 
ble; litt. autant que ne peut être 
dit. 

Eginal, v. al. 

Eginbide, egmbid6ra,v.<?^*». 

FigJTllylgsnTI, V. egin. 
Eginzale, v. egin. 
Egiramii, v. egin. 

EgistatU, V. egia. 

Egistatze, v. egia, 

Egiti, V. egia, 

EgO| l.g. b. À^yo/, 1. bn. aile. — 
1. nageoire; comme Fesp. alapour 
nageoire, taudis que les basques 
esp. ont isalsa. Le o du guip. et 
bise, ego, ne se retrouve dans 
aucun dialecte, ni dans aucun 
dérivé. 

HegaldatUy hegaldatzen, 1. bn. 
s'envoler, voler; de hegal? mais 
d'où vient le d? comp. egatu. 

Egaiu^ egaizen, g. egaz egin, b. 
voler. Il est difficile de décider si 
egatu vient de ego, ou. ego de 
egatu; egatu pourrait dériver de 
^9<^j g* Quî signifie vol; de là aussi 
le bise, egaz egin faire, (prendre) 
vol, c. a. d. voler; cependant il 
semblerait que le mot pour aile a 
dû exister avant celui de vol; et 
aussi le verbe voler, avant le sub- 
stantif vol. Faudrait-il peut-être 



98 



rattacher tous ces mots au radical 
ig? d'où kegi, dont on' aurait pu 
former kegi^alde-tUy (hypothétique) 
puis hegcUdatu^ et enfin le substantif 
Aeçal; nous aurions alors en même 
temps Vexplication du d dans ke- 
galdatu. 

Ega, y. d-dessas. 

Hegatz^ 1. (i. a.) hegax, bn. plume. 
En g. ce mot n'est pas ou n'est 
plus connu; on emploie luma^ de 
Tesp. pluma; avec aphérèse an p 
pour éviter le son fl qui n'est pas 
basque. Larramendi, il est vrai, 
donne egalsa, mais on ne sait jamais 
s'il cite un mot guip. ou bien d'un 
des autres dialectes. La terminaison 
Iz n'est pas claire. 

Egazti, g. b. iegatêiin, ]. bn. 
oiseau. M. Fabre (Guide de la 
conv. fir. basq. Bayonne 1862), 
écrit egaxkin, 

Egazti, g. b. pourrait être un 
participe : couvert de plumes, Tangl. 
feathered; le fr. plumé exprime 
par hasard exactement le contraire; 
comp. les participes (adj. verbaux) 
auisi de auis; etsi de es; iéhi de 
ich; etc. Le » a la fin de iegats- 
lin^ ferait penser que egaxkin est 
peut-être une forme mieux conser- 
vée pour egatz-egin, {k pour^ après 
x = tz) fait (de) plume = oiseau ; 
nous ne connaissons qu'un exemple 
de permutation de k et t, c'est 
alzen et azien, et encore c'est plu- 
tôt ^z pour zk. Toutes ces formes 
restent donc très incertaines. 

Ego, 2. g. egai, b. Aego, 1. bn. 
vent du midi. Eêa hegoac draun- 



êanean^ Luc. XII. 65. Test, fio- 
chelle. Et quand le vent du midi 
souffle. 

Ego, 3. egotaen, g. eyo^ eyoten, 
b. eko, eiotzen, 1. bn. moudre. — 
1. digérer, rouer de coups; quelque 
chose d'analogue en fr. moulu, 
pour: abîmé de fatigue. Le subst. 
verbal en lab. est aussi eAtnUnf^u 
moins P. cite: ehoUeko gaUza, àxa 
à digérer. 

E^oi, V. ego, 2.^ 

Egoille, V. egon. 

Egoite, V. egon. 

Egoitste, V. egotzi. 

E^oitza, V. eg<m, 

Egold, V. egon. 

Egon, ou egotu, ou egandu, 
egoten {egoiten 1.) g. b. 1. bn. Le n 
est élidé devant t, v. Essai, Ch. II. 
En g. b. être, rester, attendre. En L 
bn. rester. Les basq. esp. s'en ser- 
vent pour „être" à l'imitation des 
espagnols, qui emploient „estar" pour 
être; egon exprime seulement être, 
sans relation d'un datif; dembora 
ederra dago, le temps 'est beau. 
JSgon se conjugue des deux ma- 
nières, nago^ ago, dago^ etc. et 
egoien naiz; l'impératif est ago, 
zagozj reste, bego, qu'il reste, etc. 
Benetako erruki ta amodyua do* 
goz, ... b. la véritable compassion 
et le (véritable) amour sont. 

Egon zaiée piika bat, g. attendez, 
restez un peu. 

Egon aldia, g. b. visite. 

EgoUza, 1. bu. egongia, bn. de* 
meure; de egon^tegia; egoitza^ le 
subst. verbal; comp. aditza. 



99 



Egaille, 1. celui qui aime à rester 
à la maison; de eçon-le "poni zale ; 
n éUâé, y. Essai, Gh« II. La ter- 
minaison ne peut être ille, syncope 
de eçille, comme dans hacher •iUej 
le sens Tindique; i est donc ici 
pour donner le son mouillé à l, 

Egohi^ g. b. 1. importer (verbe 
unipers.) appartenir, concerner, con- 
venir. DagokU niriy il m'importe. 
Eta aneêiasunaâri ez dagolAon, erdi 
agerian ikuai zuenean^ Lardizabal. 
Et l'ayant vu (Noé) à moitié nu, 
ce qui ne convient pas à la dé- 
cence. Egohi a toujours un datif 
inhérent et est employé comme en 
esp. estar (être), ou l'anglais to be, 
avec un participe présent. Âuzoko 
çizana beti dagokat esie^ b. l'homme 
du voisinage me demande toujours; 
Htt. m'est toujours demandant; 
me esta siempre pidiendo; is al- 
ways asking me. 

^oii^ g. b. à propos, propre à, 
capable. Zu egohia zera au egUeio, 
vous êtes capable de faire cela. 
Gomme substantif: propriété, capa- 
cité. Gizonen egokia, le propre des 
hommes, c'est.... Dagoiana, g. con- 
cernant; c^est la 3 pers. sing. du 
prés, de l'indicatif de egoH, avec 
datif de la S pers. à lui, il con- 
cerne (à) lui; plus n relatif: qui 
concerne (à) lui; plus l'art, a; ce 
qui le concerne = concernant. Âr- 
gitaratuko liant bat Jetueen biotzor 
rekiko devozioari dagoiana^ pour 
publier un livre concernant la dé- 
votion au coeur de J. G. 

Egon aldia, v. egan. 



Egondn, v. egan. 
Egongia, v. egon. 
Egorri, v. igorri. 
Egortzi, b. infecter. 

Egosi, egosten, g. b. 1. bn. 

En g. b. cuire ; en 1. bn. bouillir. 
En lab. on ne prononce générale- 
ment pas le g. Haragi egoêia^ 1. 
la viande bouillie. Gizon egosù^ 
l'homme bouillant, mauvais ; — bn. 
dissimulé. 

JBgoskin^ bn. décoction ; de é^oii- 
egin, 

Chegosiy g. digérer. Selon W. v. 
Humboldt, de ck^gosi, réduire en 
bouillant; klein kochen. 

EgOSkin, v. egosi. 

EgOSte, V. egoH. 

Egote, V. egon. 

Egotsle, V. egotzi. 

EgotU, V. egon. 

EgOtze, V. ego, 3. et egotzi. 

Egotzi, egotzen, g. b. egotze, 

egoitêten, bn. lancer, jeter. Selon 
M. Salaberry faire descendre; mais 
egotzi n*a pas la forme d'un eau- 
satif. P. cite ekoiztea, jeter le fruit 
de quelque arbre; ceci est évidem- 
ment le même mot; il^ cite en- 
core, Aaur egoistea, l'avortement. 
Sugeari emta egotzirik^ g. jetant 
la faute sur le serpent. Baldin 
Jaincoaren eemea bahaiz egotzak 
eure buru bekerera; Test. Bochelle. 
Matt. IV. 6. Si tu es le fils de 
Dieu jette-toi en bas. 

Egotsle, jeteur; de egotzi-le. 

JBragotziy g. b. surprendre, ar- 
rêter, empêcher. — 1. jeter par terre, 
ébranler, secouer; de erazo^oizi. 



100 



Eguaize, v. e^un. 

Eg^uanz, v. e^un. 

Egubazten, v. e^un. 
Eerubena, v. eçun, 

'EgUBTdi, y. e^n. 

Egun, g. b. 1. bn. jour; — 1. 
bn. aujourd'hui. I^un on, bonjour. 

Effuneango, g. eguniango, b. quoti- 
dien; egim-ean-go, v.Essai^ 49, note 1. 

Eguerdi, g. b. 1. bn. midi; de 
egun-erdL Le u doit être conservé 
et prononcé ici, puis qu'il appar- 
tient au radical. 

Eguam^ g. b. aurore; de egun-anz. 

Egun êetUia, g. b. aurore. 

Eguraldi^ g. b. egunaldi, 1. P. 
(i. a.) temps; de egun-aldi, Egu~ 
raidi ederra, le beau temps. La 
mutation de » en r est rare, sinon 
entièrement exceptionnelle. 

Egutidano^ g. egundaino, 1. bn. 
jamais, comme dans: Pavez vous 
jamais vu; et plus exactement, je, 
ail. ever, ang. Litt. jusque est jour. 
Dans notre, Essai, p. 8. nous avons 
décomposé ce inot en egun-ràho, 
jusqu'à-jour, en admettant la mu- 
tation de r en d, mutation incon- 
testable dans tous dialectes basques : 
erasi,edcm; ideii, ireki; kukudaiz^ 
koioratz ; adaki, araki; enada^ tilara; 
icAedon^ icheron; inguda, ingura; 
etc. Batio est formé de ra, vers et no^ 
jusque; ces deux suffixes se ren- 
contrent séparés, comme dans: 
ecAera, vers la maison; ara, vers 
là; onano, jusqu'ici; orano (orain^ 
i>rdh-no\ jusqu'à présent ; ou unis, 
comme dans: eckerano, jusqu'à, 
jusque vers la maison; zerurano^ 



jusqu'au, jusque vers le ciei; on- 
damen au egin zanerano, jusqu'à ce 
quMtait âdte cette destruction; 
zan, S. pers. siug. imparf. et rano» 
M. le capitaine Duvoisin, dans une 
critique de notre Essai de gram- 
maire, déclare, sans la moindre 
hésitation, que „le prétendu suf- 
fixe rano n'existe pas*' Ceci est 
clair, mais ne prouve pas pour la 
perspicacité de l'auteur, auquel 
échappe un mot d'un usage si fré- 
quent et cela encore dans sa propre 
langue ! Autant vaudrait nier que 
„jusque" existe en français. Un peu 
plus loin dans la même brochure 
M. D. se demande si la variante 
r pour d existe ! On a vu plus 
haut si elle existe. Quand ou en 
est encore à se demander de pa- 
reilles choses on ferait mieux de 
ne pas se charger d'écrire des cri- 
tiques linguistiques. Enfin M. Du- 
voisin, qui sait si bien sa langue, 
a eu la bonté de nous corriger et 
de nous dire que egundaho est la 
contraction de egtmera dino. 

Ceci est une nouvelle erreur; si 
egunera dino donne une forme syn* 
copée, ce n'est jamais egundano^ 
mais eguneraino, par suite de la 
chute du d, et puis egunerano; mais 
ceci prouverait justement le con- 
traire de ce que M. D. a voulu 
prouver, c'est-à-dire que ratio n'exis- 
te pas. M. D, paraît croire qu'on 
entend par contraction la dispari- 
tion arbitraire de quelques lettres 
(era) et l'introduction de quelques 
autres (a après d) ! Laissons cela. — 



101 



deSki 



paîfu 






s.'- 



Il n*y a donc aucun doute que 
raiio existe, mais il nous semble 
aujourd'hui que egundaho, doit 
s^expliquer d'une autre façon et 
mieux; savoir de egun-da-no^ jus- 
que est jour. Ceci laisse parfaite- 
ment intact ce que nous avons dit 
par rapport au suffixe rano. No- 
tre supposition nous paraît d'au- 
tant plus probable, qu'elle nous 
donne l'explication de la forme ^m^, 
qui est restée obscure jusqu'à pré- 
sent. Le a de da^ il est, devient 
e quand » ou ^ suivent; ainsi 
da^n fait den; da-la fait éfe/a, etc.; 
da-no peut donc être devenu denOy 
et comme le son mouillé de n est 
rendu dans les dialectes basq. fr. 
par % (comp. haino = bano-i zem = 
z^^ etc.)^ deno est devenu ^;to et 
par corruption dino, et en bise, gino 
par suite de la permutation de d 
et g; comp. dupela^ cAindurri. Ces 
formes correspondent parfaitement 
au guip. 'dano, qui ne change pas 
a en e, Raho et dano, existent 
donc tous les deux: jusque vers 
et jusque est. 

Nous n'aurions pas pris la peine 
de réfuter si longuement l'opinion 
de M. Duvoisin, dont M. Vinson 
avait déjà fait justice dans la 
,,Brevue linguistique, 8"** année, p. 
451" et nous même dans un des 
journaux de Bayonne, si ce n'était 
que rhjpothèse de M. Duvoisin, 
qu'il a prise chez Darrigol (Diss. 
Apol. p. 74), ne trouvât encore 
des partisans. M. Vinson, dans la 
même Bévue, 6°"^ année, p. 215. 



fait mention d'un travail (le verbe 
basque) du prince L. L. Bonaparte, 
qui paraît partager l'opinion çle 
Darrigol et expliquer rano, comme 
étant une contraction de ra^dino; 
dino pour dan^oro, „tout ce qui est." 
Notre article est déjà assez long 
et nous croyons avoir prouvé que 
cette étymologie est au nombre de 
celles, oii le hasard joue un beau- 
coup plus grand rôle que la n^é- 
thode. £n admettant même la chute 
de or, nous n'avons l'explication, 
ni du changement des voyelles 
{dàho, deno, dino), ni de Tn mouillé. 
Comp. encore ra et no. Selon notre 
explication, il a été rendu compte 
de toutes les lettres, sans faire 
violence à une seule. 

Egunha, g. b. 1. bn. jour par 
jour; de egun-ka. 

Egwnian egunian, b. tous les jours; 
de egun-ian qui est «a» dans les 
autres dialectes. 

Egunaz^ g. b. 1. de jour; de 
eguna-z. 

UgunekOf bn. quotidien. Gure 
eguneco oguia iguc egunecoizat. I«uc. 
XI. S. Donne nous aujourd'hui 
notre pain quotidien. 

Egunorozko, bn. quotidien; de 
egun-oro^z-ho. 

JSguiaztenj b. mercredi; syn. de 
asteazken; de egun-azten. Le n élidé 
comme dans eguam, eguerdi, egu* 
aize, etc.; le 6 intercalé à cause 
de Va suivant. 

JBguôena, b. jeudi; syn. deoste- 
guh; de egun^^? 

Egundu^ eguntzen^ bn. se lever 



102 



eu parlant (du jour); egundu da, 
le jour est venu. 

EguTostUj eçuroêtutzen, g. aérer, 
exposer au jour. Kaineh Aôeli esan 
zion eguraatu bat artzeko aUzakmrô' 
kin, Caïn dit à Abel sous prétexte 
de prendre Tair, le frais. Ici eçu- 
rastu (adj. verb.) est pris substan- 
tivement. 

Egiinaldl, v. e^un. 
Egunaz, v. e^un. 
Eerondaiiio, v. eçun. 
EerondanOi v. eçun. 

. Egundu, V. effun. 

Eguneango, eguniango, v. 
' Eguneko, v. e^un. 

Egunka, v. eçun. 

Egunorozko, v. âçm. 

Egun sentia, v. e^un. 

Eguntze, v. eçun. 

Egur, g. b. 1. bn. bois à 
chauffer. 

Egurrola, g. l'atelier du charpen- 
tier; de egxiT'Ola, 

Egurtegi, g. b. 1. bn. bû- 
cher, endroit oà Ton garde le 
bois. 

Egur egitea, 1. P. couper (litt. 
faire) le bois. 

Eguraldi, v. egun. 

EgurastU, v. egun. 

Egurrola, v. egur, 

Egurtegi, v. egur. 

EgUZki, g. b. iguzH, 1. bn. 
soleil. M. Fabre (Guide de la con- 
versation) écrit iruzH et M. Vin- 
son, Bévue ling. III. 452, donne 
les formes iluzM, iduzki; nous ne 
les avons pas encore trouvées ail- 



leurs. Il est très probable que 
eguzH est formé de egun; pour la 
chute de n comp. eguam, eguaize^ 
egudazten, eguôena; mais qu'est-ce 
que la terminaison? peut-être gai 
contracté en ii, comme izuzkif balai« 
litt. chose à (enlever) saleté. EguzH 
serait alors, chose à (donner) jour, 
lumière? 

Iguzkiz iguzki^ 1. du matin au 
soir. 

IguzkUatu^ iguziUatzen, 1. étendre 
au soleil. 

Ehaile, ehaille, v. eo. 
Ehaite, ehaitu, ehaitze, v. eo. 

Ehe, 1. bn. eau de lessive. 

Eheinatu, ehelnatzen* 1. 

soigner un malade. 

Ehln, 1. facile; ehinki^ adv. mots 
d'O. selon P. 

EhO, V. eo et ego, 8. 

Ehoaltzea, y. eo. 

Ehoite, V. ego, 3. 
Ell0tZ6, V. ego, 3. et eo. 

Ehortsi, ehortzen, 1. «A^^^ ; 

bn. ensevelir; — 1. se cacher. 

Ehorteiko natzayOy je me cache- 
rai de lui. P. 

Ehortsleku^ ehorMoH, 1. cime- 
tière; de ekorlshiu et ûoki. 

EAorlsle, ehorizaille, 1. fossoyeur ; 
de ehoria-egille. 

Ehortsle^ v. ehoriei. 

Ehortsleku, v. ehorld. 

Ehortstoki, v. ehortn. 

Ehortzaille, v. ehorUi. 

Ehortze, v. ehortsi. 

Ehuil, v. eun^ 1. et eo. 

Ehundegi, v. eun, 2. 

Ei, 1. b. particule dubitative 



108 



comme omen. Eiarri ei da, on dit 
qu'il est venu. 

Ei, 2. g. Aei, 1. étable de co- 
chons En lab. étable, en général. 

ISilxar, 1. bn. monlin. 

Etharzain^ 1. meunier; ethar-zain* 

•|îKhfi.rgfi.iTij V. eihar. 

Eitate, bn. procédé. 

Eite, bn. ressemblance. 

Eiz, g. chasse jt^îj?}, 1. bn. chasse, 
gibier. 

JEiztarij g. ihiziari^ 1. bn. chas- 
seur; de eiz etiAiz-ari, 4. t euph. 

Mzean egin^ g. chasser. 

Eizatu^ eizatzfin, g. ihiztatUy ikiz- 
tatzen^ 1. bn. chasser. 

Eizatu, eizatze, v. eiz. 
Eiztari, v. eiz, 

Ekach, y. ekaitz. 

Ekai, V. gai. 

Ekaitz, g. 1. ekach^h. nekhaitz^ 
bu. tempêtCi orage; de aize^Aaize, 
vent? mais d'où vient e oxx ne? 
Fourrait«on rattacher nei à neie, 
travail, peine, dans le sens d^un 
vent dur? 

Ekan, v. ekarri. 

Ekandll, b. coutumes, moeurs ; 
syn. de oitura, g. 

IsyifATHMi^ g. image; ce mot est 
inconnu à Zarauz (Guip.) Norenak 
dira daukazhen ekanza eio izkiro- 
iallua, St. Luc. XX. 24. dial. g. 
société bibl. de Londres. De qui 
a-tril l'image et Finscription ? 

Elkarara, 1. bourrasque. Eau 
da vparen ekararal quelle bour- 
rasque de pluie 1 

V. ekarri. 



Ekark} v. ekarri. 



Ekarri, ekartzen, g. b. 1. 

ekharri, bn. porter, apporter, ame- 
ner; g. mener, (p. ex. la* vie). 
Ce nom verbal se conjugue des 
deux manières . dans les dialectes 
basq. esp. L'impératif est: ekark, 
ekan^ porte; bekary qu'il porte; se- 
Ion P. ekarrak, ekarran. — En bn. 
dit M. Salaberry, on ne fait pas 
de différence, comme en français, 
entre porter et amener ; mais ekAarri 
signifie amener, et eraman, emme- 
ner; du moins si nous compre- 
nons bien M. S. 

Erakarri, g. 1. ekararazi, 1. ap- 
peler, dans le sens de faire venir; 
erakarri, bn. M. Salaberry l'écrit 
sans h; faire porter, faire venir; 
de erazo^ekarri. 

Il nous paraît que c'est de ekarri 
que vient le suffîxe ga/rri, qui forme 
un très grand nombre d'adjectifs: 
arrogarrit orgueilleux, ahalgegarri, 
honteux, etc. etc. c. a. d. porté à, 
enclin à l'orgueil, à la honte, etc. 
etc. Cette forme d'adjectifs se re- 
trouve dans d'autres langues; p. 
ex. en holl. et en ail. le participe 
présent du verbe qui nous occupe 
ici, porter, rend le même service 
que^am; haatdragend; holl. ran- 
cunier; de haat, haine, et dragend, 
portant; fruchtbringend. fruchttra* 
gend, ail. fertile, de fruoht, fruit 
et bringend, apportant, tragend, 
portant. Tous ces adjectifs de- 
vraient avoir une signification ac- 
tive, ce qui n'est pas toujours le 
cas; nous trouvons chez Larra- 
mendi le mot de e^/ixno^am, âpre- 



104 



ciable, esp. estimable ; la masse de 
mots qui a été fabriquée dans une 
ignorance totale du caractère de 
la laugue, p. ex. tous les mots 
qui commencent par ,^des" des- 
argitu etc. etc. prouve qu'ils sont 
de date récente; ceci ne peut donc 
être un argument contraire à notre 
supposition. — Comme les adjec- 
tifs sont employés substantivement^ 
il va sans dire qu'il y a beaucoup 
de substantifs terminés par garri 
ou karri, selon les lois phonéti- 
ques: lotiarri, porté à saisir, à 
prendre; lotiarria, le (la chose) 
qui est porté à saisir = em- 
plâtre. 

n est souvent difficile dans les 
autres langues d'établir la généa- 
logie des mots et bien plus en- 
core dans la langue basque qui 
doit tirer tous les éclaircissements 
de son propre fonds; aussi ne 
nous risquerons nous pas à fixer 
si lel mot a précédé tel autre; 
si kur p. ex. existait avant eharri, 
mais il nous semble que la racine 
kf (kar, kor, kur) se retrouve dans 
kure, inclination (être porté à) 
comme dans ekarri. 

Ekartze, v. ekarri, 

Ekhaina, bn. juin. 

Ekharri, v. ekarri. 

Ekhey, v. gai. 

Ekhi, eki, bn. soûl, soleil. Peut- 
être de ekin, avancer, monter; nous 
trouvons ce nom verbal seulement 
chez P. 

Eiki, V. ekki» 

Ekin» ekiten, g. b. entrepren- 



dre, commencer, attaquer. L'es- 
pagnol ,,acomettr" a ces trois signi- 
fications différentes que le basque 
lui aura prises. EkAin, ekhiten^ 1. 
avancer. £n guip. ce nom verbal 
régit le datif dans toutes les ac- 
ceptions. Nere lanari ekiteko, pour 
entreprendre mon travaiL ^ôa Je- 
rusaleni ekin bano lenago, avant 
d'attaquer Jérusalem. Eta Aala 
èaldin haserre direnen eta hauzitan 
dabUtzanen Aariean, ongunderik, eta 
abeniioarik egin nahi baduzu, ez 
berehala lehenbiziko egunean ekhin, 
utzkitzu, baldin naki baduzu kolpea 
segur egin^ apur bal hotztera. • • 
Axular a. éd. p. 802. n. éd. p. 126. 
Et ainsi si vous voulez faire paix 
entre ceux qui sont en colère et 
en procès, n'avancez pas de suite 
le preniier jour, si vous voulez 
avoir un coup sûr pour les refroi- 
dir M. L'abbé Inchauspe a 

corrigé (?) ekhin en egin^ ce qui 
rend la phrase inintelligible. Au- 
rait-il ignoré la signification de 
ekhin? on le dirait. 

Ekin^ paraît si rattacher à ig, ik, 
d'autant plus que eraikitzea, irai' 
kUzeaj signifient, selon P. faire 
monter; c. a. d. qu'ils sont les 
causatifs de ekin; erazo-ekin, et de 
là la forme syncopée irakin^ bouil- 
lir, qui ne pouvait être mieux 
rendu que par, faire monter. 

Ekite» V. ekin 

EkO^ Lnon, nenni,en tutoyaiit;i.a. 

Ekoizte, v. egolzi. 

Ekoratze> 1. se taire ; mot d'O. 
selon P. i. a. 



105 



Ekosasi, 1. fève; i. a. 

Elnim, L tranquille. 

Ekurugaitz^ inqaiet; de ekuru" 
gaitz. Olso goëea ehurugaUz, prov. 
d*0. L*oars affamé est inquiet. 

Ekurogaitz, v. ehum. 

El, eldu éltaen, g. b. M, 

helduy iekzen, 1. bn. La significa- 
tion primitive de ce nom verbal 
sera bien celle qu^il a dans les 
dialectes lab. bn. et bise, venir; 
pois parvenir^ atteindre. En g. 
elorri a pris la place de el, qui 
signifie aujourd'hui mûrir, saisir; 
dans ce sens-là le dial bise. s*en 
sert aussi. Oizonii elduenai, g. 
les plus mûrs des (d'entre les) hom- 
mes. Soffor oyek ondu elduakdira, 
g. Ces pommes sont mûres; litt. 
ces pommes sont bien venues; ici 
OB dirait que la signification pri- 
^mitive reparaît; mais Ton ne s'en 
rend pas compte puisque el n'est 
pas en usage pour venir; cela 
s'expliquerait mieux si c'était un 
des dialectes basq. fr. qui se servit 
de cette expression et qui l'aurait 
prise du français; comp. mal venu^ 
belle venue. — M ahio besotik, g. 
Saisis-le par le bras, (aiio est la 
2 pers. de Timpératif^ toi à lui). 
Le radical el est généralement 
peu usité eu guip. 

Eriotzia eldubàho leenago penir 
tenzia egiazkoa egin, b. Doctr. eusq. 
B. Olaechea. 59. il faut faire vé- 
ritable pénitence avant que la mort 
ne vienne. 

ElkiiatUt elkidatzen, g. convenir; 
de d-Aide^tu. La signification pro- 



pre de el reparaît ici, mais nous 
ne pouvons par garantir que ce 
nom verbal soit en usage. 

Eeldura^ 1. avancement; ie Ael- 
dura. Beldurarik eztu bere egite- 
koetany 1. il n'avance pas dans ses 
affaires. 

^ Helbide^ 1. Aelmetij bn. portée, 
de Ael-bide et men, 

Helbidean, bn. à portée, de kel' 
bideor^, 

Elbarri, g. estropié. 

JBlbarritUf elbarrUzen, estropier. 

EldaniiO, 1. rêve; i. a. syn. 
de ameUa. 

Elder, bn. bave. 

Mdersu, baveux; de elder-Uu. 

Eldu, y. el. 

Ele, g. elhù 1. (i* a.) troupeau 
de grand bétail. 

Eleiza. s. elechia, b. eliza. 

bn. église. /--.T't v T .A 

Elemamia; 1. levain. |;' ; 'J : /^ .l*. 

Elgar, V. elkoT. V^:\ ''-^' • 

Eilgorri,b. rougeole; de el-goml!/,i^Ç^\^ 
V. gelberia. 

Elhar, 1. bruyère; i. a. 

"Rlhatari, v. elhe. 

Elbe, l.bn. parole; propos, dis- 
cours, fable. 

Elheka, bn. en conversation; de 
elhe-Jca, 

Mkeialu, bn. parler, faire la cou* 
versation. 

MAeberri, 1. discours frivole ; de 
elAe-berri. 

MAeaari, 1. louange; elhe-sari, 

Mhalari, 1. beau parleur; de 
elAe^ari, avec t euph. comp. eizlari. 

EUieberri, v. elhe. 



vi--- 




106 



Elheka, elhekatu, v. elhe, 
Elhesaria, y. elhe. 
Elhi, V. ele. 

Elhorri» v. elorri. 
Elhurt V. elur. 
Eliza, 7. eleiz€u 

Elkar, g. 1. alkar, b. elgar, 

bn. On trouve aussi elkor, 1. L'un 
et l'autre. La forme bn. est la 
meilleure, selon les lois phonéti- 
ques ; y. Essai, Ch. IL Faudrait-il 
yoir dans elkar un composé de eU 
fforri, porté, enclin à venir; se 
réunir, se mettre ensemble; en- 
semble? Miar maite dute^ 1 ils 
s*entr*aiment 

jEUarreiin daude, 1. ils demeu- 
rent ensemble. Gau-egunak elkarri 
jarraUuko zitzayeziela, g. que le 
jour et la nuit se suivront Tun 
l'autre. 

Elharganeio^ g. alkarreganako^h. 
elkarganaio, 1. réciproque ; de elkar- 
ganako. 

Elkartu^ elkartzeuy g. alkartu, b. 
se réunir. 

Elkarte^ g. union, concorde. 

ElkargOf g. assemblée, compagnie - 
de elkar-go. 

Mkargwi^ g. compagnon; la ter- 
minaison n*est pas claire. 

Mkargam^ g. sociable ; de elkar-- 
ga/rri. , 

Elkarganeko, elkargana- 

ko, y. elkar, 

Elkargarri, y. elka/r. 

ElkargO, v. elkar. 
Elkargon, v. elkar. 

Elkarte, v. elkar. 

Elkartu, elkartae, y. elkar. 



Elkhor, elkhortu, v. elkor. 
Elkhorreria, v. elkar. 
EUddatu, v. él. 
EIkidatze> v. el. 

Elkoit, 1. sauf; syn. de l ekai, 

Elkor, g- 1. sec, sécheresse. 

Elkorlu, elkorlzen, g. 1. sécher. 

Mkhor, bn. sourd; ti;^ proba- 
blement le même mot que elkor. 
Le lat. surdus signifiait d*abord 
obscur, puis sourd; v. Pick. Vergl. 
Wb. Cependant comp. gor^ agar. 

ElihoriUy bn. devenir sourd. 

ElkAorreria, bn. surdité; de et- 
khar^eria. Un des rares mots oà 
eria n^est pas devenu keria. 

ElkortUi elkortze, v. elkor. 

Elorri, g. b. eliorri, 1. bn. 
épine; aubépine, ronce. 

Eltze, 1. y. ei. 

Eltze^ 2, g. 1. elzey bn. pot en 
terre pour la soupe. Â Guéthary 
on nous a dit que le ellze est 
toujours en terre et le dupiin en 
fer. Selon M. Salaberry ces mots 
sont synonymes. Dirakien eUzeari 
etzayo ulia lotzen^ F. la mouche ne 
s'attaque pas à la marmite qui bout. 

Eltzo, y- elzo. 

Elur, g. elhur, 1. edur, b. neige. 

Elzaborra, bn. grand instru- 
ment de musique produisant un 
son désagréable, dont on fait usage 
pour les charivaris. M. Salaberry. 
Nous ne connaissons pas Tinstru- 
ment dont parle M. Salaberry; 
mais elza borra doit se rattacher 
à eltze. La musique ou plutôt le 
bruit d'un charivari se fait avec 
les poêles et les marmites. La ter- 



107 



minaiflon adorra n'est pas claire; 
comp. abarroU. 

Elzar, 1. guêpe; bu. p^tit ver 
dans la viande gâtée. 

EïLzaur^ 1. noix ; comp. inchaur, 
Elzawr hmxo azanlza geyago, plus 
de brait qae de noix. 

ElzauT mamia, elzaurkia^ cerneau. 

Hlzaurondo, noyer. 

Elzaurkiaj v. elzaur. 

ElzaurondOi v. elzaur. 

Elze, V. eltze, 2. 

ESlzo, 1. ellzo, bn. toute sorte de 
petits moucherons. Onidari itzuac 
eltzoa irasten dnçue eta oamelua 
iresten, Matt. XXIII, 24. Test. 
Bochelle. Conducteurs aveugles vous 
coulez le moucheron et vous avalez 
le chameau. 

Ema, V. eme. 

Einagin> 1. emain^ bn. sage- 
femme; de eme-egin? 

Emain, v. emagin. 

Emaite, v. eman. 

Emaitza, v. eman. 

Emak, v. eman. 

Bmakidata, emakidatutze, 

V. eman, 
Emakume» v. eman. 
Eman, ematen, g. emon, emo- 

ien, b. eman, emaiien, 1. bn. don- 
ner. De la conjugaison régulière 
il est resté l'impératif et le pré- 
sent du subjonctif: emai, emok, 
donne; 6ema, bemo qu'il donne. 
Demadan, demazun, deman, que je 
donne, etc. Gogo emoc cure buruari^ 
Tim. IV. 16. Test. Rochelle ; songe 
à toi. 
JBmaiiza, g. 1. cadeau ; — 1. bn. 



générosité. Parait être le subst. 
verbal en ize; comp. aditza. 

Emakume, g. 1. femme; deeman' 
hume; k pour h, v. Essai, Gh. II. 

Emahidatu, emalndaiutzen, g. con- 
céder; de eman-iide'tu; k pour À, 
V. Essai, Ch. II. 

JSra?nan, eramaten^ g. 1. bn. em- 
porter, emmener; — g. supporter, 
porter; de erazo-eman, Berri min- 
garri au eraman zian^ il lui porta 
cette douloureuse nouvelle, (hiei 
ezin zUuen Agaren loUagabekeriak 
eraman, celle-ci ne put supporter 
les insolences d'Âgar. 

Emate, v. eman. 

Emazte, g. b. 1. bn. emazteki, 
1. femme mariée. Emazte paraît se 
rattacher à eme, mais que signifie 
la terminaison? 

Emassteki, v. emê. 
Embalditu, embalditzen, 1. 

estropier; être perclus. 

EhbeÏa, bn. envie; du français 
envie; b pour v, et par conséquent 
m pour n. 

Embor, g. ampor^. ivrogne;syn. 
A^m^skor, Comp.resp.emborrachar. 

Eme, g. b. 1. bn. femelle; — 
1. bn. doux. 

Emeki, 1. doucement ; de eme-ki. 

Emetoiun, 1. douceur; de emC" 
tasun. 

Emay ematu, bn. adoucir, calmer. 

Emerdia, g. 1. l'accouchée; de 
eme-erdi? En holl. en style très 
familier, ce que les anglais appel- 
lent slang, on dit „in tweeen val- 
lon,*' tomber en deux. 

Em6ki| V. eme. 



108 



Emon, g. b. kemen, 1. bn. ici. 

Hmenche, g. b. 1. ici-méme; de 
emen-cAe; v. Essaie p. 27. 

Umendii, g. emetii, b. kemendik, 
1. Aementit, bn. d'ici. La forme bn. 
pèche contre les lois phonétiques, 
y. Essai, Ch. II. M. Archu et M. 
Salaberry la donnent, mais Larra- 
mendi, guidé par Toreille, écrit cor- 
rectement emetii. On ne peut faire 
suivre emen du sufBxe ra, on em- 
ploie alors anaj anara, onardho. 

Emenche, v. emen. 

Emendatu, emendatzen, 1. 

bn. augmenter. 
Emendik, v. emen. 
Emerdia, v. eme. 
Emeretzi, v. amar. 
Emetasun, v. em£. 

Emetik, v. emen. 

Emezortzi, v. amar. 

Emok, V' eman. 

Emon, V- eman, 

Emote, V. eman. 

Emparai!, b. au plur. empa- 
raubakj les autres^ ces autres^ le 
reste. Ce mot paraît être composé, 
mais nous ignorons comment. Ze- 
gaitik bada mutil gazie aneei egin 
ez ebeen emparaubai egin ebeena? 
Moguel, p. 160. Pourquoi donc ces 
jeunes gens n'avaient-ils pas fait 
ce qu^avaient fait les autres. Bera" 
gandik artuien dogu izate taempa- 
fauba, Moguel, p. 8. De lui nous 
avons reçu Têtre et le reste. 

Ehparatu, I. empharatu, bn. pro- 
t^er, empêcher; de Tesp. amjparar. 

Endelqua, g. endeUegua, 1. in- 
telligence. 



Ekdrezera, 1. sentier; taille^ 
maintien, i. a. Oorputzeko endre- 
zera, Âxul. 592 a. éd. 424. n. éd. 
Le maintien du corps. Ne faudrait- 
il pas rattacher ce mot à : endres- 
sar^ endrezar, redresser^ diriger? 
V. L. E. 

Enada» g. inAara, 1. bn. enhara, 
ihara, 1. P. hirondelle. Pour la 
permutation de r en d, v. egun^ 
dano, s. v. egun; pour celle de A 
et » V. cAingar. Gau-enAara, 1. 
ohauve-souris, P. 

Ene, b. 1. bn. mon; syn. de 
nere. Eta ene gucia Aireduc, Test. 
Rochelle, Luc. XV. 31. Et tout 
mon bien (litt. mon tout) est (le) 
tien. 

Snea, le mien. 

Engoitik, 1. désormais; bn. 
déjà. Devra être rattaché à goi, 
mais comment P de ,,en^' esp. et goi- 
tik; comme „en adelante?^* 
Enharai v. enada. 
Enkantu, bn. réduire à l'immo- 
bilité. Nous ignorons d^oà vient 
ce mot; mais sous cette forme il 
n'a pas Fair basque, tout comme 
les suivants qui commencent par 



Enkakte, bn. position dange- 
reuse. Sal. 

Enkaba, bn. prendre des allures 
pour une actioui néanmoins sans 
l'exécuter. Sal. 

EnkhelOi bn. imbécile. Sal. Ce 
mot fait penser à Tall. einzel. 

Enkhennu, bn. grimace niaise; 
du fr. ingénu? 

Enkoniadura, v. enkonùUu. 



100 



Ekxoniatu^ bn. s'attrister, de 
l'esp. enconia. 

Enkoniadura^ tristesse. 

Entortu, entort^e, 1. P. Vo- 
mir, i. a. 

Entrabalo^ bn. balancement, ir- 
résolution. 

Entreknak, bn. les articulations 
du corps. 

Entregu, 1. habile, apte. F. i. a. 
Serait-ce du fr, intrigant? 

Entzun, v. enznn. 

Bnzun^ enzuteiii ^X\m,entzun, 

b. entendre^ écouter. Ce nom ver- 
bal est conjugué des deux manières ; 
dantzul, dantzuk^ dofUzu, dantznffu, 
etc. je l'entends, etc.; dantzuzkit, 
je les entends. 

ErauUi ukan du çuec orain da- 
eussaçuen eta dançuçuen haut ; Act. 
II. 88. Test. Eoch.; il a répandu 
ce que maintenant vous voyez et 
entendez. 

Eranzun^ eranzuten, g. erantzun, 
b. répondre, — 1. réprimander, re- 
prendre; de erazo-enzun. 

JEranzuera^ g. réponse; de eran- 
zun-era. 

Eranzuki, 1. reproche, réprimande. 

Branzukide, eratUzupide, g. rela- 
tion, rapport; de eranzut^kide, à 
rimitation de l'esp. con«responden- 
cia. Alako erantzupidea gordeizeko \ 
Lardizabal; pour s'abstenir de tel 
rapport. 

EnzatOi v. enzun, 

EO9 eotzen, g. eyo^ eyoten, b. 
eho, ehotzeUf bu. ehaitu, eiaUzen, 
ou ehaUen 1. tisser. En b. et bn. 
tisser et moudre, indifféremment. 



En g. moudre est ego^ comme on 
nous Ta dit à Zarauz; mais Lar- 
ramendi donne eo et ego pour tis- 
ser et pour moudre. P. cite ehoaU' 
zea, tisser ; et ehaUea^ faire moudre. 
Cet accord des trois dialectes à 
n'avoir qu'un mot pour indiquer 
les deux verbes, rend la différence 
que fait le guip. douteuse. Eo 
sera la syncope de ego. Il est en- 
core possible que ces deux mots 
n'aient rien à faire Tun avec l'autre. 

Eun, g. b. toile. Le mot euta 
que donne Larramendi n'est pas 
connu dans le Guip., dumoins pas 
à Zarauz. 

Eunle, g. b. eAaille, 1. eAaile, 
bn. tisserand; de eun-le et ehai^le, 

Ehuna^ 1. le métier de tisserand. 
P. Ehunean emaitea^ mettre au 
métier. Ici reparaît la forme guip. 
eun; ainsi que dans: 

Ekundegi, bn. atelier de tisse- 
rand; de ehun-legi; comme dans 
ekuna, on retrouve ici le g. eun, 

Eosi, V. egosi. 

Eotze, V. eo. 

Epai, 1. V. eôaki, 

Epai, 2. g. arrêt, sentence. 

Epailla, epaillei v. eàaki. 

Epaitze, v. ebaki. 
Epaizka^ v. ebaUi. 
Epaki^ V. eàaki. 

Epata, epatee, v. 0^. 

EpOi g. b. 1. epAe^ bn. terme, 
délai. 

EpatUf epatzeUj 1. fixer un terme. 

Epol, g. b. 1. epAel, bn. tiède. 

EpeUoêun, g. b. 1. tiédeur; de 
^el'iasun. 



110 



Bpeldura, g. b. 1. attiédissement; 
de epel'dura, 

Epeldu, epeltzen, g. 1. tiédir. 
Eï>eldu, y. epel. 

Epeldnra, v. epel. 

Epeltasun, v. epel. 

Epeltze, V. epel. 

Eper^ g. b. 1. perdrix. Faut-il 
parler de Fétymologie que propose 
M. de Gharencey, qui coupe la 
dernière syllabe da latin perdix 
ou de Fesp. perdiz (per) et y ajoute 
un e prosthétiqae, eper, 

Eperdi, v. epurdi. 

Ephaii V» eôaii. 

Ephaille, v. eèaki. 

Ephaitzen^ ▼. ebaii. 

Ephe, V. epe. 

Ephelj ▼. epel. 

Epnrdiy ipurmamia^ g. eperdi^ 
b. iphurdi, 1. bn. cul. 

£ra, g.air, mode^manière; de Fesp. 
aire? Taillera, manière de marcher. 

Erara, selon, de «ra-ra y ou est- 
ce une variante de arara? 

Uraztu^ eraziutzen^ eralu, eratu- 
tzen^ proportionner. 

Eraantzi, v. janzi. 
Eraatsi> y.jaehi. 
Erabai, v. ebaH. 
Erabaki, v. ebaJti. 

ESrabe, ennemi^ quel dialecte? 

ErabilU, y. ihUli. 
Eracheki, y. ich. 

Erachiki, y. ich. 
Eradate, y. edan. 
Eradoski, y. edoûi 
Eraduki, y. euki. 
Eragille. y. e^in. 



Era^lilli y. egin. 

Eragotzi, y. egoizi. 
Eragozte, y. egot^n. 
Eraiki, y.Jaiki. 
Eraikitze, y.jaiki. 
Erain^ y. egin. 
Erakarri, y. eiarri. 
Erakasi, y. Hasi. 
Erakaxi, y. HaH. 
Erakin, y. irakin. 
Erakite, y. irakin. 
Erakusaldi, y. ikuêi. 
Erakusi> y. ihisi. 
Erakusle, y. iktm. 
Erakuste, y. Ousi. 
Erakutsi, y. Unsi. 

Eralde, bn. farine qui reste 
après que les pierres en ont rendu 
la masse. 

Eramaiif y. eman. 
Eramate, y. eman, 
Erantzi, erantzttzen, eraa- 

ton, g. b. erauntzi, erauneten^ 1. 
(i. a.) eraunzi^ bn. déshabiller. 
Selon Zabala de erazo-Jantzi. 

Erantsnui, y. enzun. 
Erantzupide, v. enzun. 
Eranzuera^ y- enzun. 

Eranzuki, y. enzun et erranUun. 

Eranzukide^ y. enzun. 

Eranziin, y. enzun et errantstm. 

Eranarate, y* enzun. 
Erasan, y. esan. 

Erasi, y. erausi. 
ErasOj 1. y. esan. 

Eraso, 2. erasotzen, g. at- 
taquer, battre; tomber, en parlant 
de la plaie; ce nom yerbal régit 
le datif. Lau ayeh bostai eraeo 
zietenean, quand ces quatre (rois) 



111 



eurent battu les cinq. Euri-jasa 
izîtgarri èatek eraao zion, une pluie 
épouvantable tomba. La môme ex- 
pression se retrouve à peu-près 
dans: pluie battante. 

EraêotzaUe, g. envahisseur; de 
eraaO'tzaUey 

Erasotzalle, v. eraso, 2. 

EraSOtze, v. eraso, 2. 
Erafipena, b. affection, passion. 
Erafite, v. erausi. 

Eratzan, v. etzin. 
Eratzate^ v. etzin. 

Erauki. Ce mot se trouve chez 
Axular^ p. 866. F. le cite, mais ne 
l'explique pas; il dit ^^rauqui est 
quand on dit, je me rends, je 
vons cède. Erauqui dioçoçu oêaa- 
Sun doèlea, guérir Tâme et le corps.'* 
Tout cela n^explique pas le passage 
d'Axular. 

Eraunsi, g. erawnxi^ bn. erauntsi, 
selon Lardizabal. Ce nom verbal 
signifie en g. répandre, verser, 
couler, V. Larr. s. v. Uovioso; en 
bn. selon M. Salaberrj, agir, tra- 
vailler; il ne donne pas d'exemple 
pour cette acception ; mais il ajoute 
que eraunxi est le participe passé 
du verbe ari{}^ L'exemple donné 
à l'appui de cette assertion, montre 
comment M. Salaberry a été induit 
en erreur: ewia ari da? pleut-il? 
ez orai, bena eraunxi du araehtean, 
non actuellement, mais il a plu 
tantôt. La signification de „couler" 
parait donc s'être perdue dans les 
dial. basq. fr. et de là la confu- 
sion. En g. eraunn se conjugue 
régulièrement; on dit euriari da- 



rauntsa ou ^fai^n^a, il pleut ; plus 
généralement cependant : euria ari 
da, Larramendi ajoute que dans 
l'acception de couler, (la pluie 
coule, tombe) on met le sujet au 
datif, euriari ou chingorrari daraunU 
sa, il pleut, il grêle; sans cela au 
nominatif: Ailzonûziari cAorakeria 
daraunsa ; au parleur il lui découle 
des sottises. Nous ne nous expli- 
quons pas l'emploi du datif, tout 
aussi peu ici qu'avec le nom verbal 
eraso, 2; peut-être faut-il en chercher 
la cause en ce que la signification 
primitive s'est perdue à peu près 
dans les dial. basq. esp. et tout- 
à-fait dans les dial. basq. fr; té- 
moin Texemple bn. cité plus haut, 
et l'emploi de ^^M^m ensouletin; 
dans ce dialecte, à ce qu'on nous 
a dit, ce nom verbal est employé 
pour „fair6" dans toutes sortes 
d'acceptions. En prêtant à „faire" 
une signification encore plus vague 
(eçin, faire, sert comme auxiliaire 
en bise), on pourrait comparer les 
phrases: le temps est à la pluie, 
il est à son travail; et encore mieux 
le hoU. het is aan het regenen 
(aan = à); litt. il est à pleuvoir, 
au basque: euriari daraunsa. L'hy- 
pothèse n'est pas très satisfaisante, 
nous l'avouons; aussi reste-t-il en- 
core à expliquer la forme de eraunsi 
qui semble être celle d'un causatif; 
erazo — P Comp. erauisi. 

Eraunxi, bn. ondée. 

Eraunste, v. erawtzi. 

ESrauntzi, v. erantzi. 

ESraïUUdl, v. eraunsi. 



11£ 



Eraimsi, ▼. erantzi. 

Erausi, erausitzen, g. iraunsi, 

b. eroii, erasten, 1. hn, edan, edas^ 
iân, 1. {d pour r, comp. eçundano); 
bavarder, murmurer. JSdasi ii*est 
plus en usc^e en lab. bien que le 
substantif verbal edasia, le bavar- 
dage, et edcule, bavard, se soient 
conservés, ErauH et erim se con- 
juguent aussi régulièrement; le 
^premier a donné, daraushit, daraus- 
kizu^ darausHo, etc. je bavarde, etc.; 
le second, darasat, darasazu, do- 
rasa, etc. Cette dernière forme cor- 
respond en lab. à chanter, dans 
la phrase familière: qu'est-ce qne 
tu me chantes? zer daroêak (mas.), 
zer darasan (fém.) ; dans la pronon- 
ciation le r est généralement élidé. 
JSrausi et ^^m ne sont évidemment 
que deux variantes d'un même mot, 
qui a en guip. deux significations 
différentes; erausi est bavarder; 
erasi, parler avec colère, hablaren 
faria. Ceci rappelle Tesp. hablar, 
parler, qui est devenu hâbler eu 
français; il est possible que delà 
même manière le dial. g. ait pris 
erasi du lab. en modifiant légère- 
ment la signification. Le k qui se 
trouve dans darausiil,indiqxie peut- 
être Taccusatif plur. „les'' (pourpa^ 
rôles?) comme c'est généralement 
le cas. Ceci expliquerait en même 
temps la forme transitive du verbe 
{d initial, caractéristique de l'ace, 
sing.), qui au fond devrait être 
in transitive. 

M. Mahn (Bask. Sprachd. p. XX), 
considère erausi comme lecausatif 



de eusi; erazo-eusi, ce qui nous 
semble très-probable; surtout après 
avoir fait une légère correction; 
ce n'est pas eusi, mais ausi, qu'il 
faut; etssi est donné par Larra- 
mendi dans le supplément de son 
dictionnaire, mais ce mot est in- 
connu; il faut ausi, b. contraction 
de adausij lab. ou bu ? v. ces mots. 
Pour la chute de d, comp. aUu= 
aditu; baut = 6adutf euii = iduH, 
etc. L'explication de M. Mahn de- 
vient ainsi plus probable encore; 
nous avons donc erazo-ansi^ con- 
tracté en erausi. Ce qui change 
cette hypothèse en certitude, c'est 
la signification de erausi, en guip. 
bavardage, et en bn. aboiement. 
La forme bise, iraunsi, paraît être 
une corruption ; la conjugaison est 
exactement la même que celle de 
erausi, Pouvreau cite un exemple: 
eraunste handi bat, il a grand ca- 
quet; là le n se retrouve comme 
dans iraunsi. Faudrait-il aussi con- 
sidérer cette forme comme une 
corruption de erausi; ou ne serait- 
ce pas plutôt pour, couler, répan- 
dre; eraunsi; et pourrait se com- 
parer à: déluge de paroles. 

Erausi, g. bavardage; — bn. 
aboiement. 

Erausle^ g. erasilla, edasle, 1. 
bavard; de eraus le et edas-le. 

Urausimendu, bn. fureur; de 
erausi-menf La finale du n'est pas 
claire; peut-être meudu imitation 
du français ment. Ma bethe citeeen 
eraudmenduz, Luc. YII. 11. Test. 
Bochelle; et ils furent remplis de 



118 



fureur. Faudrait-il rattacher auH 
à oU bruit? un grand nombred^ad- 
jectifs verb. ont été formés du 
radical au moyen de t; ainsi asi 
de 08 ; esi de es; ichi de ich; uUi 
de utz^ etc. etc. 

Eransimendii, v. erausi. 
Erausitze, y. erausi. 
Erauskita, y. edoshi, 
Erauskitze, y. edoshi. 
Erausle, y. erauH. 

EraUStO, y. eratUsi. 

Erautsi, erausten, bn. M. 

Salaberry écrit erauxi. Il règne une 
grande confusion dans l'orthographe 
et dans la signification de ce nom 
yerbal, qu'il ne faut pas confondre 
ayec erausi. Il nous semble qu*en 
bn. la signification est la plus com- 
plète, et l'orthographe la plus cor- 
recte. Erautsi, est, croyons nous, 
le causatif de/au/M* ovLjeuxi, comme 
l'écrit M. Salaberry; ainsi: erazo' 
jautêif faire descendre. La chute de 
J initial n'est pas rare ; comp. ar- 
reit niri, suis-moi, de jarraitu. Ce 
causatif correspond à ceux des autres 
dialectes, eracki, g. de erato-jachi; 
eraatsi, b. de erazo^jatai; y. jachi, 
Erautii est donc „faire descendre" 
et dans ce sens le bn. s'en sert 
pour ,,abattre des fruits du haut 
d'an arbre ;" il serait alors mieux 
d'écrire erautsi et non pas erauzi 
comme le fait M. Salaberry. En 1. 
et bn. pour «tirer du yin" (le faire 
descendre, du tonneau) ; arno eraus- 
Un harida, il tire le vin. M. Sal. 
se sert encore de erauxi^ comme 
yerbe transitif, descendre; erauxi 



dut generretik eiherakaria, j'ai des- 
cendu la moulande du grenier; 
cette expression sera peut-être imi- 
tée du français ; descendre est em- 
ployé populairement pour mettre 
plus bas; y. Littré, Dict. 

Erautsi se trouve dans le Test, 
de la Brochelle pour, répandre. 
Eta mirets ceç(xten,„ceren OentUen 
gaineraere Spiritu aainduaren do* 
haina erautsi içan baitzen, Act. X. 
45; et ils s'étonnèrent de ce que 
le don du St. Esprit était aussi 
répandu sur les Gentils. Erautsi 
ukan du çtiec orain dacussaçuen eta 
dançacuen haur; Act. II, 83; il a 
répandu ce que maintenant vous 
voyez et entendez. La signification 
de répandre se lie à celle de verser, 
couler, et c'est alors que le guip. 
se sert de eraunsi. D'où vient le 
n de eraunsi ? en lab., du moins à 
Guéthary, on ne fait pas de diffé- 
rence entre erautsi et erauntsi; 
Pouvreau cite eraunstea, pour ca- 
quet ; eraunstiki , pour tempête, 
flabe d'eau. Four comble de con- 
fusion le bise, a irauntsi, bavarder 
pour erausi; et le hn. eraunzi dont 
le subst. yerbal est aussi eraunt- 
stea, pour déshabiller. Le bise. 
irauntsi^ ainsi que le mot que P. 
cite, eraunstea (quel dial.P) caquet, 
paraissent être des formes corrom- 
pues. Les dialectes, g. bn. et 1. 
ont tous les trois erausi, erasi. Le 
n de eraunsi qui se trouve dans 
toute la conjugaison, paraît donc 
appartenir à la racine verbale et 
il faudra abandonner, pour le mo- 

8 



114 



ment» l'id^ d'indentifiei erotinA 
avec erautsi, ce qoi^ sans cela, ex- 
pliquerait bien sa forme, qui reste 
obscure jusqu'à présent ; eratUsi {era" 
zo-jati^') faire tomber, étant employé 
en bn. (v. Texemple cité) pour ré- 
pandre, ce qui est synonyme à 
peu près de verser, couler. 

Erautste, ▼. erautai. 

Erauxi, v. erautai. 

Eramd, bn. Ce nom verbal se 
trouve dans le Testament de la 
Eochelle (erauci) et dans le voca- 
bulaire de M. Salaberry; selon ce 
dernier : abattre des fruits du haut 
d'un arbre; v. erautai. Voici le 
texte du Test, cmbeit propoaeg trri- 
blatu vkan çaùuztela^ çuen arimac 
eraucù,,. Act. XV. 24. Vous ont 
troublé par certains propos en ren- 
versant vos âmes. H nous semble 
que c'est une erreur; il aurait fallu 
erautaiz; v. erautai; renverser c'est 
faire tomber. On trouve encore 
eraucimendu. Eta bethe citecen erat^^ 
cimenduz. Luc. VI. 11. Et ils furent 
remplis de fureur. Eraucimendu^ 
dériverait de eraud^ ce qui n*est 
guère possible pour la signification, 
il faudra écrire erauaimendu, de 
erauai. 

Erauzimendii, v. erauzî. 

Erazarri, v. jaaarri, 2. 
Erazeki, v. irazeki, 
ESrazi, v. erato. 

Erazo, erazotzen, g. b. erazi, 

erazten, g. b. 1. arazo, arazten, 1. 
contraindre, forcer; selon Larra- 
mendi: obligar a Lacer algo. Ce 
nom verbal ne sert qu'à former 



les causatifs; tantôt il est préfixé, 
tantôt suffixe; de ar (ar^ti), arerazo ; 
de ikaaif iràkaai. En biso. «ronest 
souvent contracté en ori; ainsi de 
edan^ edanazi; dejan^janazi, Zabala 
(Verbo vascongado, p. 162) se 
trompe donc quand il dit que eraet 
est d'un autre dialecte que du 
biscayen; mais cette erreur pro- 
vient de ce qu'il n'a pas vu que 
erazo est un nom verbal ; il le con- 
sidère comme un suffixe (afijo) 
^arazuj erazo^^ et dans les autres 
dialectes ^^erazi,** La forme synco- 
pée ra^ de erazo, qui se retrouve 
dans plusieurs causatifs, comme 
erakarri de ekarri; erakuai de ikuai, 
est pour lui une syllabe intercalée 
dans le nom verbal. U faut avouer 
qu'au premier abord cette expli- 
cation paraît assez juste, d'autant 
plus qu'une quantité de formes 
verbales ont été envisagées de la 
même façon; nxais il est fort pro« 
bable que ces intercalations, qu'on 
a cru découvrir, dans la langue 
basque, comme dans les langues 
de rAmérique, doivent s*expliquer 
d'une autre façon. Four notre cas 
il n*y a pas de doute, croyons nous, 
que des causatifs comme, erakarri^ 
erantzun, erabilli, ne soient des 
formes contractées de eraza-ekarri, 
erazo'-entzun, erazo^iUif etc.; mais 
il sera bon de donner Topimon 
d'un des grands linguistes de 
notre époque sur cette question 
si obscure des intercalations ou 
incapsulations. „A fourth class, th^ 
infixing or inpapsulating languages. 






115 



are but ' a varietj of the affixing 
class^ for what in Bask or in the 
polysynthetic dialects of America 
bas the appearance of actual in- 
sertion of formative éléments into 
the body of a base^ can be ex- 
plained more rationally by the 
former existence of simpler bases^ 
to which modifying suf&xes or 
préfixes hâve once been added^ but 
not so firmly as to exclude the 
Edition of new suffixes at the end 
of the base, instead of, as with 
us^ at the end of the compound.'' 
Max MtQler. On the stratification 
of language (London 1868) p. 22. 
Bevenons à erazo. Bien que ce 
nom verbal s'écrive régulièrement 
dans tous les dialectes avec t et 
erasoj attaquer, avec «, il nous 
semble qu'à l'origine ces deux noms 
ont pu se confondre et signifier 
contraindre, matériellement et mo- 
ralement. 

Arazo^ g. subst. trouble^ labeur. 
Ohaze eta arazoak askotu dizJeizut^ 
peines et labeurs je te les aug- 
menterai. 

Erazte, v. eranui et erazo. 

Erbal, g. herbail, 1. faible, ma^ 
ladil Variante de argal? ^ pour 5^ 
Y. guroBoak. 

ErbGStU, g.b. proscrit ; eni-beste, 

Erbi, g. b. bn. herbi^ 1. lièvre. 

ErbillUde, g. belette. 

Erchatn, erchatzeo, 1. sol- 
liciter, contraindre, pousser, induire. 

Erdainatu, erdainatzen, 1. 

Aguer. 

Erdaldun, v. erdara. 



Erdara, erdera, g. 1. langue 

étrangère, par opposition à la lan- 
gue basque; pour les basques es- 
pagnols, Tespagnoly pour les basques 
français, le* français. P. le traduit 
par, langue du pays, par quoi il 
faut entendre, dit W. v. Humboldt, 
(Prûfung der Unters. p. 58, 59) 
la langue romane, qui était parlée 
en France et en Espagne. Diaprés 
Humboldt, erdara serait composé 
de «m, pays et ara, selon ^ d serait 
une lettre euphonique. Autant que 
nous sachions le d ne sert jamais 
comme lettre euphonique; c*e^ 
plutôt une lettre qui se perd facile- 
ment; comp. haut, pour badut; 
baanzut pour badanzut; ausi pour 
adausi, aitu pour adku^ etc. Ara 
n'est pas ,,selon" comme le dit Hum- 
boldt, qui décompose arauz en ara^ 
uz, au lieu de araip-z; mais ra, 
(vers) pourrait indiquer ici, selon; 
vers et selon sont intimement liés; 
comp. eredura. Erdara est donc, 
la langue selon le pays, la lan- 
gue du pays, par opposition à 
la langue basque. H nous sem- 
ble que cette étymologie laisse à 
désirer. 

Erdaldun, g. celui qui parle 
erdara; de erdara^dun; l pour r 
comp. bulhute = buruthe, hari et le 
dérivé haliko, afari et afaldu, etc. 

Erdera, v. erdara. 

Erdi, g. b. 1. bn. milieu, moi- 
tié; accouchée. 

Erdtan, g. b. bn. au milieu; de 
erdia-n. 

Erdi^ erditzen, g. 1. bn. accoucher; 




116 



bn. mettre bas. Dans le langage 
vulgaire ou plutôt ce que les An- 
glaifl nommeat slang, on dit en hol- 
landais tomber en deux. 

ErdiUUf L demi; de erdi-têu. 
Oren erdUsu bat, F. Tespace envi- 
ron d^une demi-heure. 

ErditHs^ 1. bn. par le milieu ; de 
êrdp4ik, 

ErdiratUj erdiratzen, 1. fendre; 
P. dit fendre par la moitié; on 
nous a dit que oe verbe n*est em- 
ployé qu'au figuré. 

JSrdiragarri, 1. bn. qui &it fen- 
dre; de erdirorgarri, Bihotz erdira^ 
garri^ qui fait fendre le ooeur. 

Erdizka, g. b. 1. bn. à moitié; 
de erdi-Z'ka. 

Erdizkatu, erdizkaUenj 1. Oiton 
gmxto^ odolriswrluk,., eztUuzU àere 
egunak erdizkatuko^ Axular. p. 164. 
a. éd. 377^ n. éd. Des hommes 
méchants^ sanguinaires ne parvien- 
dront point à la moitié de leurs 
jours. Ps. LV. 24. et non LIV; 
erreur dans les deux éd. 

Erdiragarri, v. eréu. 
Erdirata, v. erdi. 
Erdiratze, v. erdi. 

Erditik» v. erdi. 
ErditSU, v. erdi. 

Erditse, v. erdu 
Erdizka, v. erdi. 
Erdizkatu, v. erdi. 
Erdizkatse, v. erdi. 

Erdoi, g. b. herdoil^ L rouille. 
Selon Chaho une corruption de 
feragilUi dimin. de fêrrugo. 

Herdaildu, herdoikzen^ 1. rouiller. 

Erdu, b. 2. pers. sing. de Tim- 



pér. du verbe? erdu oaa, viens ici. 

Erdutu erdutsen, 1. partir, 

s'acheminer; i. a. 

ErO, g. 1- bu. bere. h. aussi, 
encore. Serait-ce le même mot que 
bere^ avec chute du & f Ni ere^ moi 
aussi. Kainek bere abuztueUxtik gidd 
bai^ eta au ère gogogabe ematen zio- 
lakoj Lardizabal. Gain lui avait 
donné un peu de ses récoltes et 
cela encore sans plaisir. Ez^ere, 
g. non plus. Ez hura ere^ lui non 
plus. Ez jan ta ez edan ère, ne pas 
manger ni boire non plus. 

Ere bai, g. bere bai, aussi. 

Eredu; selon 0. c'est du lab. 
occidental» équipoUent; haren ère* 
dura ou haren auraura, à Téqui- 
poUent de luy, comme luy. Eredu 
est composé, croyons nous, de ere- 
du, il a aussi; c'est la forme d'on 
adj. verbal, comme eidu, artu, etc. 
dont eretzen est le subs. verbal, ?. 
ci-dessous. 

Eredura, ereduZj g. L eretzean, bn. 
en proportion, en comparaison ; de 
eredu^ra et eredu^a-'Z. Le bn. est le 
subsfe. verbal eretze, de ère, conune 
eltze, de el (eldu) ; au défini et avec 
le suffixe n, eretzean, dans le com- 
parer c. a. d. en comparaison. 

EretZj bn. comparaison. M. Sa* 
laberry. v. ci-dessus eredura. 

Erearo, 1. juin. P. écrit ereroa. 
M. Salaberry écrit errearo, ce qui 
sera la bonne orthographe, de erre- 
aroa, la saison de la chaleur; erre, 
brûler, rôtir. 

Erebai, v. ère. ^ 

Erechi, v. entzL 



\ 



117 



Eredoski, eredoskitzen, v. 

edaski, 

Bredu, eredura, v. ère. 

Ereduz, v. ère. 

Erein, ereintzen, et mieux 

ereiten, g. b. 1. bn. semer. 

Ereite, v. erein, 

Ebehu, g. 1. bn. désert; dalat. 
eremus. 

Erenegun, v. im. 

Ereroa» v. erearo» 

Eresia, g. désir violent. Il nous 
semble de erre-etei et alors mieux 
avec deux r. 

Eresiak, l.bn. vieilles chansons 
qui contienueut quelque histoire. 
P. Eressiz cantatu drauçuegu eta 
eztuçue nigarric eguin, Luc. VII. 82. 
Test. Rochelle; nous vous avons 
chanté des lamentations et vous 
n'avez pas pleuré. 

Eretss, eretzean, v. ère, 

Erezarri, v. ezcnri. 

Ereztatn, ereztatzen, g. in- 
commoder, importuner. 

Erg^ 1. faquin, niais, biE^din, 
imbécile. P. écrit aussi elger. 

Ergelkeria, Ueoàren inocentcia eta 
ergelkeria ; rinnocence et la niaiserie 
de la colombe. Ax« p. 842. 

Ergi, 1. bn. bouvillon. AGué- 
thary, veau mâle de deux à quatre 
auB. 

Erhaitea, 1. bn. tuer. Nous 
nWons pas trouvé V adj. verb. 
comp. erùu. 

Oùa erhaiUê^ 1. meurtrier. 

Oiza erhcdukak, 1. bn. meurtres. 
Inuididc,guiça'erhcntecac, Oal. T. 21. 
Test. Boch. Les euvies, les meurtres. 



Erharzun, v. erkaeun. 
Erhastun, v. erhaztun, 
Erhastm, 1. erkarznny bn. lan- 
gueur, maladie. Eta eenda ciitan 
erhatçun diuereez eri ciraden guciak, 
Marc. 1. 34. Test. Bochelle; et il 
guérit tous (ceux) qui étaieut ma- 
lades de différentes maladies. Comp. 
eritaeun, 

Erhatz, erhatztatu, v. auta. 

ErhautS, 1. syu. de herraute, 

ErTianx^ v. auts. 

Brhazton, bn. erhastun, .1. an- 
neau, bague. Paraît être formé de 
erhi; comme atzeaiun, (b. P) que cite 
Larramendi, àeatz; la terminaison 
est donc astun ou estun, qui devra 
être rattachée à estu, serrer. 

"Rrhi^ 1. bn. doigt; syn. de atz 
et beatz, 

Erhi mokooj 1. le bout du doigt. 

Erhi potocha, 1. le pouce. 

Erkain, le bout des doigts. P, 
Erkainêtan jakin behar direngauzak, 
choses qui doivent se savoir sur le 
bout des doigts, 

ErhO, V. ero. 

ErhOgO, V. ero, 

Erbokeria, v. ero. 
Erhotasun, v. ero. 

Eri, g. L bn. malade. Erinago^ 
g. je suis malade. P. écrit eriz 
nago. Eri a dû s'écrire primitive- 
ment avec A, heri, les composés le 
prouvent, et par bonheur P. cite 
un mot, le seul que nous sachions 
oil le h se retrouve, gorheria. Aucun 
• dialecte n'a conservé le h; maison 
sait la manière arbitraire avec la- 
quelle cette lettre a été tantôt in- 



118 



troduite et tantôt élidée, p. ex. 
aurhide de haur; Uhtrri de hU^ 
erri; hirebes de l'esp. al rebes, etc. 
etc.; ceci n'est pas une yariëtë 
d*orthographe^ on tronve ces irre- 
golarités dans un seul et môme 
dialecte. — 

Comme le h initial devient k au 
milieu d'un mot (v. Essai, Ch. 11)^ 
heri dans les composés devient iteri^ 
avec la signification de défaut: or- 
dikeria, l'ivrognerie, de 'ordi, ivre ; 
arrokeria, la vanité, de arro, gonflé. 
Comme terminaison, keria est op- 
posé à ta8una; ainsi umetcuuna, le 
propre de l'enfance; umekeria pué- 
rilité, enfance (tomber dans 1'); 
iorakeria, folie (extravagance); zo- 
rttUuuna^ folie (maladie mentale); 
ixukeria, aveuglement; ixiUarzun^ 
cécité. On voit, par les derniers 
exemples, la différence faite entre 
les défauts de la nature^ p. ex. zo- 
ratasuna, qui sont en dehors de 
notre appréciation, et ceux dont 
nous sommes responsables et que 
nous pouvons qualifier de mauvais 
p. ex. zorakeria, 

La manière d'exprimer une ten- 
dance mauvaise ou excessive par des 
mots comme malade, mal, etc. ne se 
trouve pas seulement chez les bas- 
ques; en holL on dit, bien que 
l'expression soit triviale „manziek'' 
d'une femme qui désire ardemment 
un mari, un homme; de man, homme, 
et ziek, malade; koopziek se dit 
de quelqu'un qui achète à tort et 
à travers, de koopen, acheter; 
comp. ikusmin, désir ardent de 



voir; de iku$ et ms», mal; stunin, 
furieux, de au-mtn. 

Eritu, eritzen^ g. 1. bn. devenir 
malade. 

Eritoiun^ g. 1. eritarzutij bn. 
maladie. 

ErideitO) v. erîden, 

Elriden, erideiten, bn. ediren, 

edireiten^ 1. bn. trouver. Ocddu hait- 
zen eta eriden baita^ Luc. XY. S2. 
Test. Bochelle ; il était perdu et il 
est retrouvé. 

ErijOtZ, V. erio. 

EMo, g. b. (?) herio, 1. bn. (la) 
mort, subst. Selon Larramendi 
meurtre, et eriotza, la mort. La 
signification de ces deux mots ne 
paraît pas bien définie. Dans le 
Labourd (Guétharj) ou emploie 
herioa pour la mort, personnifiée 
pour ainsi dire, l'ail, der Tod; 
heriok jo du, la mort Ta frappé; 
par contre heriotza, la mort, le 
mourir; ail. das Sterben ; heriolzeko 
orena, l'heure de la mort, erioUako 
orduban^ b. dans l'heure de la mort. 
Axular ne paraît pas faire cette 
distinction ; il écrit p. 574, an. éd. 
fferiotzearen sega onen eta gaielUoaren 
arrnrUatzeko, la faux de la mort 
pour moissonner les bons et les 
méchants; il aurait fallu, si cette 
distinction est généralement faite: 
herioaren sega. Dans l'édition soi- 
disant corrigée de M. l'abbé In- 
chauspe, le mot heriotzearen est 
resté; mais ces corrections sont 
faites avec trop peu de soin pour 
qu'on puisse s'y fier; v. p. 280. 
anc. éd. 84i8. nouv. éd. où enzu 



119 



se trouve deux fois pour êuzu; p. 
802 an. éd. p. 126. uoay. éd. ekhin 
se trouve corrigé par e^ ; mainte- 
nant avec egin la phrase n'a plus 
de sens. P. donne plusieurs exem- 
ples de herioa; herioa zor du, il 
mérite la mort. Herioz Ml bedi, qu'il 
meure de mort. Herioko hêrsturakj 
les détresses (angoisses) de la mort. 
Heriotzû pourrait être le subst. 
verb. (le mourir) formé de eno\ 
Larramendi donne ériotu pour ma^ 
tar, tuer; le subst. verb. est donc 
ûnotzWm 

Eten heriotzea deaeginen da. Chou- 
rio« Imit. de J. C. p. 260; parce 
que la mort est détruite. Quoique 
eriotu^ eriotzen puissent dériver très 
régulièrement de erio, ce qui nous 
donnerait en même temps Texpli- 
cation de eriotze, il se pourrait que 
erioize fût le mot primitif, de en- 
otza, la maladie froide. 

Nolakoa hUUza, cUakoa heriotzay g, 

Zélàkua hizUzia^ alàkua erijotzia, 
b. Moguel; telle vie, telle mort. 

Ta geure eriotzako arduban, b. 
Olaechea ; et dans Theure de notre 
mort. 

Eriotz, g. b. erijotZy b. heriotze, 
1. bn. V. ci-dessus. 

HeriotzegiUa^ 1. meurtrier; de 
heriotze»egiUe. »^ 

Heriotarako, bn. mortel. Etaèal- 
din cerhak heriotarakoric edan àade- 
zaUj Marc. XYI. 18. Test. Bochel- 
le; et s'ils ont bu quelque chose 
de mortel. 

EriotU, V. erio. 

Eriotss, eriotse, v. ma. 



ESriste, v. entzi. 

Eritarzun, v. m. 
Eritasun, v. «ri. 

Eritsten, v. eritzi. 

Erito, V. ert. 
Eritse, v. eri, 

Eritsd, eriBiGn^ g. iritzi, erechi, 
b. eritzi^ eriisten, 1. bn. En g. bn. 
s'appeler, paraître. Zachariasi Joan- 
nés erùziren çayon semebat promettatu. 
Sommaire du Gh. I. de St. Luc. 
Test. Boch. H fut promis à Zacha- 
rie un fils, nommé Jean. 

En b. 1. bn. juger, estimer, pa- 
ridtre. 

En g. et b. eritzi a deux temps 
réguliers, le présent et l'imparfait 
de l'indicatif: deritzcU, deritzazUf 
deritza, etc. neritzan, zeneritzatij etc. 
JNola deritza î comment s'appelle-t-ilP 
Eaudrait-il considérer 0riiri:t comme 
composé de eré^etsi? comp. anetaij 
atiteui, sinetêi, etc. s. v. es, il nous 
semble que la signification le per- 
mettrait, mais le e de eUi ainsi 
que le a se sont toujours mainte- 
nus dans les composés. 

Eritzi, g. erechi, b. comme subst. 
opinion. Nere iritzian, g. nire ere- 
chian, b. dans (selon) mon opinion. 

OnirUziy g. 1. bn. onerechi^ aimer; 
régit le datif. Senharrac, çuen emaa- 
tey on erizteçue, Eph. Y. 25. Test. 
Rochelle. Maris, aimez vos femmes. 

Ocàtz eritzi, 1. gaiiz erechi, b. 
hfor. 

Erkain, v. erhi. 

Erkfttz, V. auts. 
Erkatzea, 1. F« comparer i. a. 
Comp. eretz. 



trod'. 
aurh 
erri ; 
etc. ; 
d'or; 
gula. 
diiili 
(■■ 

mili> 

heri 

av('<- 

dik>i 

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po^!• 

pro: 
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zor- 
rat' 

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I ; • 



.'VA- 



f. anoc. 



121 



Erphil, L bn. V. erpil. 

Erpil, 1. erphUf bn. blêmej flé- 
tri; faible. Paraît être une va* 
riante de erbtU. 

XSrpln» g. soibmet; syn. de 
Umtor. 

BrpO, V. orpo, 

EsTOB, V. erretor. 

Erra, v. erre. 

Erraile, erraille, v. erran, 

Erraite, v. erran. 

Brraldia, ▼. erre. 

Erraizilll, ▼• erran. 
Erramu^ g. b. I. bn. fête des 
Rameaux; laurier. 

Erran, 1. erraiten, 1. bu. 

dire. Baina erran cieçon berce bâti, 
arreit nirt, Luc. IX. 59. Test. Eo- 
chelle ; puis il dit à un autre, suis 
moi. L*impératify errok, dis. Erroc 
badani aldiz aitUa neçan, Luc. X. 40. 
Test. Boch. dis lui donc qu'elle 
m'aide de son côté. 

ErranzaUe, erraille, 1. erraile, et 
par syncope erie bn. diseur; de 
erran^zale^ et de erran^^Ue; le n 
supprime, V. Essai, Ch. IL 

Oaitz erraHUt 1. médisant. 

Erraizun, 1. blâme, reproche. 
Nahi eztuenak erraizunikj estemela 
okasinorik, Axular, an. éd. 403; 
n. éd. 215. Celui qui ne veut pas 
de bl&me, qu'il n'en donne (?) pab 
l'occasion. La terminaison n'est 
pas claire, aussi nous paraît-il que 
ce mot n'est pas bien composé; 
nous ignorons si d'autres qu'Axular 
s'en sont servis. Fouvreau cite 
encore erranUuki, eranzuH; aujour- 
d'hui on dit errcmtsun, (du moins 



à Guéthary) que P. cite aussi et 
ce mot nous donne la forme correcte, 
sauf les r; V. erranieun. 

Erran, 2, v. erran. 

ErrantSUn, 1. eranzun, 1. p. 

f 

blâme, reproche; syn. de errant" 
zuki et erraizun. Ces mots s'écrivent 
avec deux r (excepté eranxun^ P.), 
ce qui ferait penser qu'ils dérivent 
de erran] c'est plutôt de eranzun 
et ils devraient être écrits avec un r« 

Eranzun est pour eraso^eniun, 
faire entendre, écouter, c. a. d. ré- 
pondre, V. enzun. En esp. répondre 
est contestar, et de là probablement 
la signification de „réprimander" 
en lab. eranzun; ainsi s'explique 
le désordre d'avoir le verbe eranzun^ 
réprimander, avec un r et errant' 
zuki ou errantsun, reproche, répri- 
mande avec deux r. 

Errantzuki, v. errantaun. 

ErranzalOi v. erran. 

Erran, g. erran, b. errein, 1. 
bru, belle-fille. 

Errape, g- b. 1. . pis de vache. 

Ebrajsoi, v. arrosai. 

Erraste, v. erraz. 

ErrasTimin, v. erre. 

Erratilla, g. plat; erretUlu, 1. 
plat en bois pour hacher la viande. 

Erratz, v. auts. 

Errants, v. erre. 

Errayak, 1. P. entrailles, 
boyaux. • 

fSrraz, g. b. 1. erreeh, erretck, 
1. bn. facile» aisé. 

Errazhi, errazkiro^ g. erretchkij 
bn. facilement; de erraz^ki et 
kiro. 



122 



HrraztUy errasten, g. 1. erreelUu, 
errecAten, b. 1. faciliter. 

Hrraztura, g. erraztasun^ 1. erreeh' 
iastm, b. 1. facilité ; de erraz-tMun. 

Errazita, y. erre. 
Errazki, errazkiro, v. erraz. 

Ebrazoi, y. arrazai, 

Erraztasiiii, y. erraz. 
Erraztu, erraztura, y. erraz. 
Erre, erretzen, g. 1. erre, er- 

reUm, b. erre on erra, erretzen, bu. 
brûler^ rôtir (la yiande); griller (le 
poisson). 

Errehia^ U erria, g. b. le rôti. 
En g. et b. le participe comme en 
français. Le lab. sera probablement 
de erre-U pour kai\ matière à 
rôtir; y. gai. 

Erra^ g. Aerra, 1. bn. haine. 
Probablement le même mot que 
erra^ brûler. De pareilles méta- 
phores se trouvent dans tontes les 
langues; pour l'hébreu^ y. M. 
Benan, Hist. des langues sém. p. 
22 et 28. 

Berratsu^l. haineux; de Aerra-48U. 

Hrraêumin, 1. erreaumin, bn. dou- 
leur causée par la brûlure» cuisson ; 
de erra-'eu-min. 

ErrautSj g. b. cendre; de erre- 
auU. 

Errazita, g. colère. Bien que 
nous ignorions la signification de 
la terminaison, il notis semble qu'il 
faut rattacher ce mot à erre, erra, 
d'autant plus que erra^ herra^ paraît 
être le même mot, y. ci-dessus. 

Erraldia, 1. A Guéthary on en- 
tend par erraldia toute la manipu- 
lation du pain, cuire, pétrir, etc. 



Errearo, y. erearo. 

ErRBBELATU. EBBEBBLAT2BN, 1. 

s'égarer, égarer. Ne serait-ce pas 
de Pesp. rebelar qui signifie aussi, 
se brouiller ayec quelqu'un; de là 
s'éloigner, s'égarer? 

£rbebebia, bn. délire; du ft. 
erreur? b pour u, 

Ebbebezatu, g. yomir; del'esp. 
(al)rebez. 

Erreboleta, 1. boucle de fer. 
p. Ce mot n'a pas l'air basque. 

Errech, y- erraz. 

Erreohi, erreohitu, bn. l** 

consommer ayec économie; 2^ cal- 
mer une convoitise immodérée. Sal. 
Peut-être de erre-^cAi? icAi en b. 
est cesser, laisser et ainsi cesser 
de brûler. 

Erreohtasun, y. erraz. 
Errechtu, errechte, y. m-on. 

Erradilla^ 1. raifort. Ce mot 
n'a pas l'air basque et fait penser 
au proy. raditz, d'oil le b, radis. 

Errasmnin, y. erre. 

Ebbbdola, 1. râcloire; sjn. de 
arrada. Selon Ghaho du lat. radula. 

Errega, conque; mesure bas- 
que. P. 

Erbeoe, g. b. 1. bn. roi; du 
lat. regem; oomp. lege. 

Erreinu, g. de Tesp. reino; erre' 
suTna, 1. bn. royaume. 

Erregeren minai, 1. les écrouel- 
les; puisque d'après un préjugé 
le roi pouvait les guérir. 

Erretate^ 1, royauté. 

Ebregu, g. b. prière; de Tesp. 
ru^. 

Erregutu, err^utzen, prier. 



123 



Errein, v. erraSi, 

Ebbbinu, V. errege* 

Erreka, 1. sillon; — 1. bn. 
ravin; — b. rivière. En bn. ce mot 
se retrouve avec la signification de 
sillon, dans Uderreka. F. cite: 
enuizUaren erreha^ mais ne le traduit 
pas; est-ce par pruderie? 

Errekebitu, bn. requérir. 

Errekia, v. erre. 

Errekita, bn. l"" nom généri- 
que signifiant provision de toute 
espèce ; 2° nourriture pour les ma- 
lades. 

HrrekUaiu, soigner les malades. 

Errokitata, v. erreUtu. 

EsBEHENTABLi, g. forgcrou ; de 
Tesp. herramienta et la term. basq. 
ari, 4. 

Ebbiemusina, 1. bn. aumône ; du 
lat. eleemosina. 

Erron, g. b. boiteux. 

Esbeneubatu, ebbenkubatzen, 
1. se plaindre, être fâché de; du 
pr. rancura; v. L. B. Ma iala 
* estudala arrazainik zutaz errenJcu- 
ratzeko, Chourio^ Im. de J. G. Et 
comme je n'ai pas de raison de 
me plaindre de vous. V. arrangura^ 
qui se trouve séparé par erreur de 
cet article-ci. 

Ebbepana, g. refrain; de l'esp. 
refranP 

Ebbbpika, ebbepikaten, 1. orra- 
pika^ bn. carillonner; de l'esp. re- 
picar. 

ErrepikatUf 1. chanter à tue-téte. 

Ebbesa, 1. bn. gages, arrhes; 
d*une des lang. rom. On prononçait 
autrefois, errhes, v. Litké, D. 



Ebbesuica, v. errege, 

Erresumin, v. erre. 
Erretan, v. erre. 

Ebbbtate, v. errege. 

Erretch, erretchki, v. «rra;?. 

ErretillU, v. erratiUu, 

Ebbetob, 1. efriùf^ bn. recteur, 
curé; du prov. rector. 

Ebbeueza, 1. F. revéche; herre' 
bes, bn. maladroit; de Tesp. rebes. 
Le h est introduit ici d'une façon 
tout-à-fait arbitraire. 

ESrressa, 1. F. ou eresa, heresat 
pain bis. 

Ebbezo, g. b. prière; de l*esp. 
rezo, prière. 

Eni, g. b. Aerri. 1. bn. Ce mot 
est souvent traduit par pays, ce 
qui n'est pas la véritable signifi- 
cation; c'est plutôt l'esp. pueblo. 
F. donne pays, mais aussi paroisse 
et M. Salaberry village. Brri in- 
dique tout autant et peut-être plus, 
les habitans, que la contrée même. 
Ela erriko tropel guzûia zegoan 
iampoan, St.^Luc. 1. 10. dial. g. 
Et toute la multitude de peuple 
était dehors. Ni askotan etorri nat- 
zazu erri onetara^ je suis venu plu- 
sieurs fois vers ce peuple. 

JSrrUar, g. b. herritar^ Aertar, 1 . 
compatriote; de erri-tar, 

Herriko-jatm^ par contraction her 
}a\m^ 1., le Seigneur du lieu. 

Erria, v. erre. 

Erriatzea, O. terme de ma- 
rine, détacher une corde du na- 
vire; quel dialP 

Erribera, 1. 1. F. Lekn erri- 
6era, lieu où il ne fait pas froid 



1£4 



en hîver. Erribera paraît être un 
adjectif. 

Ebbibeba, 2. V. arribera, 

Errierta, g. rixe, dispute. 

Erriertan efnan, se disputer. 
Ersio, g. rivière; de Tesp. rio. 

Erritar, v. «r». 

Erro, 1. g. 1. bn. racine. Athea- 
ren erroakj 1. les gonds d'une 
porte. P. 

Erro, 2. b. bn. téton, pis. 

Erroi, b. corbeau; — 1. cor- 
neille. 

Erroite, v. erron. 

Erroitz, bn. précipice; comp, 
ertz. n est difficile d'admettre que 
erroitz soit une corruption de ertz; 
ce dernier serait plutôt une syn- 
cope de erroitz, et cependant ertz 
est pins près de ierxi que erroitz. 

Ebbomeria, g. b 1. pèlerinage; 
de l'esp. romoria. 

Erroii, erroiton, 1. errun, bn. 

pondre, Oïlloah erron du, la poule 
a pondu. 

Ebbota, g. b. \m moulin ; — bn. 
roue; du lat. rota. 

Errozgora, bn. la face en haut, 
couché sur le dos. Ce mot paraît 
être composé de Tesp. rostro» visage 
et de gora, dessus. 

Emi, g. b. faute. 

Erruez, g. b. innocence; de 
erru-ez, 

Errudun, g. b. coupable; de 
errtt-dutt, 

Errukarri^ g. b. coupable; de 
errU'Juvrri. 

Errudun, v. erra. 

Erruesa, g« rebut. 



EmiOZ, V. erru, 

Emikarri, v. erru. 

Erruki, g. b. compassion. Les 
dial. basq. esp. écrivent indiffé- 
remment erruhi ou urriH. Ces 
mots paraissent être formés, comme 
dans les langues romanes, àterru-U 
pour kvn, cou -passion; mais comme 
erru signifie faute et non dou- 
leur, passion, on serait tenté de 
considérer erruhi comme une trans-. 
position de urrikiy qui est allié à 
unikal que Von retrouve dans tous 
les dial. avec la signification de 
pitié, compassion. H est vrai que 
urri ne se retrouve pas non plus, 
pour le moment du moins, comme 
substantif, dans le sens de passion, 
souffrance; mais tous les dérivés 
et composés font conclure à un 
radical urri dans le sens indiqué 
ci-dessus; v. urrikal. Ouraso bateh 
ez deutsala semiari erruUz neherik 
artu eragiien, b. qu^un père, par 
compassion, ne fasse pas prendre 
de la peine à son fils et.... 

Errukitsu, g. b. miséricordieux; 
de erruhinteu, Bana Jainko erru^ 
hitsua iupitu zan, g. mais le Dieu 
miséricordieux eut pitié, 

ErruMarra^ h. compatissant; syn. 
de urrikcUtêu, g. 

ErrukioITa, v. erruhi. 

Errukitsa, v. erruhi. 

Errttmbs 1. bn. gueux, mendiant; 
dénué, abject. Selon Cbaho, de «r- 
remudna et appliqué surtout aux 
quatre ordres de moines mendiants. 
Ne faudrait-il pas plutôt rattacher 
ce mot à erromeria, pèlerinage; 



125 



parmi les pèlerins il y en a tou- 
jours an grand nombre de pau- 
vres. Les proverbes espagnols dé- 
montrent en outre que les pèleri- 
nages ne sont pas tenus en grande 
estime. Bomeria de cerca, mucho 
vino y poca cera. A las romerias 
y las bodas, van las locas todas; 
comp. romieu^ pèlerin, v. L. B. 

Elrran, V. erron. 

£rbunka, 1. Aerroia, Aerreka, bn. 
rang, ordre; du prov. renc, ren- 
gua, avec er prosthétique et chute 
de n devant i, v. Essai, Gh. 
II. on trouve encore arronia, ier- 
ronia. 

EmiZ, g. avec abondance; évi- 
demment de erru'Zj mais dans quel 
dialecte est*ce que erru signifie 
abondance ? 

Erskon, 1. bn. fort, vigoureux, 
d'une bonne santé. £cen alegitera- 
izen gara gu fiaccu garen^ eta çuec 
erscon çarelen, £. Cor. XTTÏ, 9. 
Test. Bochelle; or nous nous ré- 
jouissons si nous sommes faibles 
et que vous soyez forts. 

Erthangora, 1. sur le dos; 

syn. de errozgora. La terminaison 
gora est claire, mais erthan nous 
est inconnu. 

Erihiira, 1. pesant. 

Ebtob, v. erretar. 

Ertsi, V. es, 

Ertz, g. b. bord, ourlet; comp. 
erraUz et espana. Peut-être de 
iâTêi (v. es.) 

Eruan, v.Joan. 

Es, nous plaçons ici en tête la 
racine, afin de réunir les mots qui 



nous paraissent avoir une origine 
commune. Rappelons que parmi 
les terminaisons de Tadjectif ver- 
bal il y en a en du, tu, i, etc.; 
la forme radicale, sans terminai- 
son quelconque, est en usage dans les 
dialectes basq. fr.; ainsi eàaxfoxii 
ebaxi; har pour karùii; ceci est 
très rare dans les dialectes basq. 
esp. Disons encore que A est une 
variété de dialecte et que le lab. 
écrit parfois deux ê, ce que les 
dial. basq. esp. ne font jamais. On 
trouve 88 en bise, mais dans quel- 
ques mots seulement pour indiquer 
le son cA français. 

La racine es contient Fidée de 
serrer, enfermer. 

JEsit g. b. Aesi ou Aessi, 1. Aersi, 
bn. clôture, haie. A Guéthary, sur- 
tout clôture pour parquer les ani- 
maux. La forme de ces mots est 
celle d'un adject. verbal (participe) 
comme asi, utzi^ etc. Le substantif 
verb. correspondant serait eaten ou 
Aesten, Aerstm; la première forme 
ne se retrouve que dans Aesiia (de 
Aeste^ le e en lab. devient quelque- 
fois i comme en bise.) et esteai, 
V. ci-dessous; la seconde forme a 
plusieurs dérivés. Le seul point 
obscur ici c'est le r de Aersi. 
Faut-il le considérer comme pri- 
mitif et perdu dans quelques dia- 
lectes ou dans quelques mots du 
même dialecte? Ce serait possible, 
et alors la racine serait ers, au lieu 
de es. Pour la chute de r comp. 
aska, asto^ aritz. 

Heste^ avec Tart. Aestia^ 1. clô« 



126 



tore ; c'est le sabst. verb. indéfini, 
bien que comme tel il ne paraisse pas 
être en usage; c'est alors Aertsten 
qu'on emploie ; v. plus bas. 

Eslu, {iUj terminaison) eatutzen, 
g. b. hertsiu ou herstu,herUten^ 1. 
serrer, p. ex. avec une corde. £n 
lab. au figuré^ presser quelqu'un, 
l'engager. En g. et b. être impa- 
tienté; estu nago, je suis impa- 
tienté. Le g. ne se sert pas delà 
forme contractée eaten pour m- 
tulzen, comme uzten de utzi, et 
isten de ichi. *~ Zeren zembait 

behar ardu Aerstutan baizen^ 

Axular, a. éd. p. 24i2. Car il fal- 
lait dans quelques moments pressés. 

Eêtuera^ g. b. compression; de 
eê'dura. 

Heristura^ 1. herzdura, bn. dé- 
tresse, angoisse; de herts-dura, 

Esôurasun, g. b. difficulté, em- 
barras. Pour es'dwra-taaim? 

Alako esturasunetatik atera iztm 
zituela lenago ère bein baho geya- 
gotan^ g., qu'auparavant aussi il 
les avait tirés plus d'une fois de 
pareilles difficultés. 

Esieakf g. hertzeahy 1. herzeai, 
bn. intestins, boyaux; de este^ v. 
esi, ci-dessus. 

Eatugarri, b. corde; de estu^garri. 
Esgarri^ que donne Larramendi, 
n'est connu, ni en b. ni en 1. ni 
en bn. 

BsieJta, 1. bn. lien, attache pour 
le bétail; (mieux avec h) de este^ 
V. esi; comp. esleai, hestia, 

Hateia, esteiaizen, 1. lier, • at- 
tacher. 



UsteiaUlu, 1. lien, attache. La 
terminaison n'est pas claire; comp. 
AeriêiaiUu, 

JEsiiu, esUzen, g. b. environner; 
de eri-tu, v. ci-dessus. 

Hertn^ herUien^ 1. (i. a.) ertn, 
Aerxi, (0? = ^) bn. fermer. Comme 
adj. kertsi, àerxij signifie étroit ; et 
au figuré en lab. avare. P. ajoute 
synonyme de Aesn. C'est donc bien 
le même mot. M. Salaberry écrit 
ierxi, fermé et iersi^ clôture, ce 
qui est encore le même mot; cette 
différence dans l'orthographe a tout 
l'air d'être du désordre. Ezneqda 
faacha, ta borlha ertsia duc. Luc. 
XI. 7. Test, fiochelle; ne m'im- 
portunes point, j'ai déjà fermé 
la porte. Bainan Ueheiatzu zure 
sensuai goardia hertsiaren azpian, 
Chourio, Im d. J. C. p. 78, mais 
tenez vos sens sous la garde 
étroite. . . . 

Hertstegiy 1. clôture, de kerid- 
tegi. 

Herxaiuy bn. rétrécir. 

HertêkaiUu^ herskaUu^ 0. ban- 
dage, emplâtre; comp. estekaillu. 

Esaera, v. esan. 

Esaite, v. esan. 

Esakune, v. esan. 
Esamesak, g. opinion, dire; 

de esan^ezak? 

Esaili esaten, g. b. esan, esai^ 
ten, 1. dire. On trouve aussi essaitj 
en bise, dont quelquefois le n final 
se perd. Jaten asi bano leenago, 
zer essan biarda? Olaechea, p. 15; 
que faut-il dire avant de com- 
mencex à manger. Ederio essa eban 



1*7 



Stm Paàloe, Anibano^ p. 11. St. 
Paul a dit très bien. 

JSsana, g. b. dit; adj. verb. 
Comme snbst. opinion, dire. 

Eaaeraj g. ^saiune, b. dicton, 
proverbe. Le g. de esan-ra, avec 
élision de 9» ce qni était superflu 
puisque le e de liaison a été in- 
troduit; la terminaison du bise, 
n*est pas claire; esan-une pour Aune 
et de là tune, {k pour A, v. Essai, 
Gh. II) ne donne pas un sens très 
satisfaisant. 

^oêon, erasaien, ou eroiOf era^ 
êolzen^ g. b. eraso, 1. faire dire; 
de eraz(Heêan. 

En lab. erasan signifie généra- 
lement, faire dire quelque chose à 
quelqu'un sans qu'il le veuille. 

Esate, V. esan. 

Eseki, esekitzen, g. prendre. 
Eseri, esekitzen, g. s^asseoir. 

Esgarri, v. eaiugarn^ s. v. 68. 

Esitu, V. e«. 

Esitse, V. es. 

Eskabia, {eêkoH..^ 1. farçin, 
grosse gale, teigne. Buru esiabiatua, 
tête teigneuse, P. 

Bskaini, v. esiehi, 
Eskaintzen, v. esiehi. 

Eskaldun, v. euskara. 

Eskimi, V. eskehi. 

Eskarai v. euskara. 

Eskaratz, 1. place devant la 
maison. Bskaratzaren garbitxea, P. 
balayer la place. 

Eskari, v. eiike. 

ESKABiaATn, ESKABNUTZEN, 1. 

berner, se moquer. Jainkoaz eS' 
ka/miatzeat se moquer de Dieu, P. 



Du prov. escamir, esquemir. L'ita- 
lien sohefno, schernire. 

EsKAS, 1. g. b. 1. insuffisant, 
court; — 1. manque, défaut; de 
l'esp. escaso, court, frugal, avare* 
lier duzu eskas? que vous manque- 
t-il? Eztu diru eskasia, il n'y a 
pas manque d'argent. 

JEskaski, adv. de eskas-ki» 

Eskaiu^ eskatzen^ bn. ne pas com- 
pléter la mesure. 

ESskas, 2. 1. terme de jeu de 
paume, ligne de démarcation. 

EsKASKi, V. eskas. 

Eskatu, 1. ^. eske. 

EsKATu, £. V. eskas. 

Eskatze, 1. v. eske. 

EsKATZB, 2. V. eskas. 

Eske, g. b. 1. bn. Ce nom pa- 
rait toujours être construit avec 
un verbe, egon, i6illi^ etc. P. le 
traduit par quête, demande; M. Sa- 
laberry par: en mendiant. En g. 
il est toujours accompagné d'un nom 
verbal. Mundua giza^seme eske ze- 
goan, le monde demandait (il lui 
fallait) des hommes. Zeren eske 
dago? que demande-t-il? Eske da^ 
billa etchez etcAe, 1. P. il va quêtant, 
mendiant, de maison en maison. 

Eskari^ g* pétition. 

Eskean iôUli, g. b. 1. mendier. 

Eskatu, eskatzeny g. b. 1. deman- 
der. Egm ère bearko degu gure 
esôaduak eskatzen duana, g. mais 
nous devrons aussi faire l'état, la 
profession, qui est demandée. 

Eskela, g. b. 1. louche; — 1. 
nord«est. Ce mot parait avoir une 
même origine que ezker gauche, ou 



128 



plutôt en être une variante ; la con- 
fusion entre s et z eai grlhde, v. 
as; pour la permutation de ^et r, 
V. ari, 8. Le seul obstacleest peat- 
être que le r de ezker est dor^ 
ezkerra, et non eàkera; cependant 
ceci ne doit pas noas arrêter^ croyons 
nous; la signification vient aussi 
à l'appui de Torigine commune des 
deux mots, et dans d'autres langues 
ou trouve des expressions analo- 
gues. En malais p. ex. on exprime 
^Jonche'' par gauche, et dans beau- 
coup de langues le nord est dé- 
signé par gauche; v. Pictet, Orig. 
I. 0. Il 496. Pott, Zahlmeth. 261. 
Dans cette dernière acception ««X:^^ 
se trouve donc pour ezkerra. 

Eskeâi, eskani, eskentzen, 

g. eskini, b. eakaini, eskainlzen, 1. 
offirir, promettre. On serait tenté 
de rattacher ce mot à esku; mais 
qu'est-ce que la terminaison ? est-ce 
eifi pour e^n, avec transposition de 
if Eta Jaunari sakrifizioan esketU- 
zen zilzayozkan, g. et ils s'offrirent 
en sacrifice à Dieu. 

Eskenij g. offrande, promesse, adj. 
verb. pris substantivement. Irugi- 
zon oyek èere esieni oparoa ontzat 
ariu^ g. ces trois hommes après 
avoir reçu son offrande abondante. 

Esker, g. b. 1. bn. remerciment. 
Comme esieni, on aimerait ratta- 
cher ce mot à esku, mais la termi- 
naison est obscure. Eskerrih asio, 
g. eskerrik (uH^ 1. bn. merci; litt. 
beaucoup de remercîments. 

JBsieron. g. b. 1. gratitude; de 
esief'On. 



Eskergabe^ g. b. L bn. ingrat, 
ingratitude; eêker-gabe, 

Eèkergabetasun^ g. b. L ingrati- 
tude; eskergabe^taaun. 

EskerbettZf g. L ingratitude; en- 
ker-beltz, 

Bskergaizto^ L bn. ingratitude; 
en lab. c'est plus, c'est de l'in» 
gratitude mêlée de vengeance. 

Ssierdun^ 1. reconnaissant ; ester' 
dun. 

Eskerbeltz, v. esker. 

EBkerdun, v. esker. 

Eskergabe, — gabetasun, 

V. esker. 

Eskergaizto, v. esker. 
EBkeron, v. ester. 

EBkierki, 1. mot explétif; vrai- 
ment, voire; i. a. 

EsKiLLA, g. 1. ezkila^ bn. cloche ; 
c'est l'esp. esquilla. 

EsEmA, g. estina, b. angle; c'est 
Tesp. esquina. 

T^^^Htiî^ v. esienù 

JSskiribalu, estiriôaizen^ 1. écrire. 

EskO, V. eze^ 1. 

Eskoara, v. eustara. 

EskO, g. b. 1. bn. main; pou- 
voir,* faculté. M. Mahn (Bask. 
Sprachd. p. XXXTV) propose de 
rattacher esiu k es; û nous semble 
que c*est plus que probable, seule- 
ment au lieu de eiê, comme il le 
dit, il faut^ es; eU n'existe pas. 
Quant à l'explication qu'il a donnée 
plus tard 0>Etym. Unters. p. 76)," 
de la terminaison iu, elle ne nous 
semble pas être juste; M. Mahn 
considère iu comme une variante 
de caya, quia (dans notre dict. gai^ 



ie9 



lai). Nous croyons plutôt que eaku, 
est e9»io, avec Farticle, eslua, o 
devenant u en bise. Selon la forme 
c'est un adjectif employé substan- 
tivement; V. lo s. V. ^0, Eahi es- 
kuina, la main droite. Esiu ezkerra, 
la main gauche. Oyei ôeren ^ntze- 
koah sorizeio ezJcua emanik, g. en 
donnant à ceux-ci la faculté de 
reproduire leurs semblables. JEz- 
tut eëkuriJcj 1. je n'ai pas de 
pouvoir. 

BBhura eman^ g. 1. eèkubera emon, 
b. donner (mettre) à la disposition 
de. Jainkoak atsegin^kajjLtefUuzko 
(])Iéonasme) gauza guziai esiura 
eman ziozkan. Dieu lui donna toutes 
choses pour son contentement. 

Sshiei eraçin, 1. mettre la main 
à l'oeuvre. 

Eskubide, g. b. 1. faculté; de 
esku'lnde, 

JBskume^i, g. 1. bn. poignée, botte ; 
de eêkU'Men. 

Hskttdanza, 1. bn. hardiesse, — 
bn. habileté. 

HskuMuiur, g. b. 1. poignet; de 
esku-mulur. 

JEzkulu, (mieux eskutu), g. b. 
caché, occulte; de eêku-tu. 

Ezkuiatu, ezkutatzen^ (mieux avec 
«) g. cacher; de ezkutu, 

Bskuralu, eskuratzen, g. b. 1. ap- 
privoiser; de eêku-ra-'tu. 

Eskuetaraiu^ eskuetaratzen^ g. b. 
1. avoir eu mains, posséder; de 
esku-eiara-iu. Béate obeto egindako 
bat eskuetaralzen dezuten àitartean, 
g. jusqu'à ce que vous en possé- 
diez un autre (livre) mieux fait. 



Eskularru, 1. bn. gant; Aeesku' 
larru. 

JSshêerakutsi, g. cadeau; paraît 
être composé de esku-erakntei ; comp. 
tkhu9garn\ mais le sens n*en est 
pas très clair. 

Eskuskriàatu, g. manuscrit. 

Uskumaiangu, bn. petit filet à 
manche. Mahangu^ manche? Ce mot 
est mal composé; v. Essai, p. 120. 

Eskungain, bn. avant-main ; Sal. 

Eskutik, bn. profitant du nantisse- 
ment d'un objet d*autrui; Salaberry. 

P. cite s. V. ffau, l'exemple sui- 
vant: gau eskura. da, il s'en va 
nuit. Veut-il dire la nuit est pro- 
che? dans ce cas cette expression 
correspond à peu-près au hoU. op 
handeu zijn, être sur mains, c. a. d. 
être proche, d'un événement, etc. 
toujours au figuré. 

Eskualdun, v. emla/ra. 

Eskubide, v. esku. 
Eskudansa, v. esku. 
Eskuerakutsi, v. eaku. 
Eskuetaratu, v. esku. 
Eskuetaratze, v. esku. 

ESskui, g. eakuma^ b. eskuin^ 1. 
bn. droit, opposé à gauche; — 1. 
bn. à droite. Zoaza eskuin^ allez à 
droite. Eakui devra ôtn; rattaché à 
esku; mais la terminaison est obs- 
cure. Le guip. eskui, doit avoir 
perdu le n final; comp. arrai, 2. 

Eskuin, v. eskui. 

Eskularru, v. esku. 
Eskuma, v. eskui. 
Eskumahangu, v. esku. 
Eskmnea, v. esku. 
Eskiunutur, v. esku. 

9 



180 



Eskungain, v. esku. 
Eskuratu, eskuratze, v. esi-u. 
EskuBkribata, v. esku. 
Eskutatu, eskutatze, v. eaku. 
Eskutik, V. esku, 

EskutU, V. eêiu. 
EslayO, bn. fanfaron, presqae 
fou. 

Esnatu, esnatzen, 1. g. ré- 
veiller, se réveiller; exciter. 

Esnatu, esnatzen. 2. v. e^ne. 

Esne> g. b. L bn. lait. 

Ssnatu, etnalzen, 1. faire venir 
le lait au sein; P. Il paraît que 
cela se dit plutôt des vaches. 

Hsnedun, bn. femelle; de esne- 
dun. 

JEsnekeria, bn. laitage ; de emehe^ 
ria, La terminaison keria (de heria, 
maladie), rappelle ici la terminai- 
sou ,^ment'* dans quelques adv. des 
langues romanes; p. ex. en parlant 
d'un marteau qui tombe lourde- 
ment, où ment (mente) a tout-à* 
fait perdu sa signification primitive 
et n'est plus qu'un élément for- 
matif; V. Diez, Or. II. p. 432. 
M. Millier, Lect. I. p. 46. On 
aurait toujours pu (ou dû) choisir 
tasun au lieu de ieria. 

Eme opàil, g. b. 1. bn. pain au 
lait. 

Esnedun, v. esne. » 

Esnekeria, v. esne, 

Espa^ g. plainte. £la êenarari 
beii espaka zegokion, et elle était 
toujours en plaintes (à se plaindre) 
envers son mari. 

Espabera, bn. espèce de filet; 
en fr. épervier? et de là le basque. 



Espaina, v. ezpana. 

Espal, avec l'article espala, 1. 
bn. terme de laboureur, javelle, 
poignée de blé dont douze en for- 
ment le araUf la gerbe. — ^ 1. ez- 
pala, g. ozpala, b. copeau. Aritzak 
ezpahf bere arihoa^ g. le copeau de 
chêne a son fil ; c. a. d. tel père, 
tel fils. 

Espar, bn. échalas. 

Espara, 1. bn. mouche, qui 
s'attaque aux bêtes à cornes. 

EzPARTiN, 1. bn. espadrille. 
Chaussure espagnole et basque en 
chanvre tressé. Selon le Dict. de 
l'Ac. esp. V on nomme esparteila la 
chaussure faite eu esparto, genêt 
de Murcie, et alpargata celle faite 
de chanvre. 

EsTAiNUA, g. b. 1. bn. étain ; de 
Pesp. estano. 

p]sTADu, g. b. eslatu, 1. état. 
Bana onek iknsirik aren animaren 
eUadud, g. mais celui-ci voyant 
Fétat de son âme. 

Estakuru, 1. bu. prétexte; — 
bn. défaut. 

Estali, estaltzen, g. 1. bu. 

estaldu, b. cacher, couvrir, proté- 
ger; — bn. saillir (des animaux). 
Ce nom verbal paraît être composé 
de esle-ari; v. es et art, 4. Pour 
la mutation de r en ^, comp. arUla, 
etc. s. V. ari, 8. Le nom verbal 
ari semble être devenu al dans, 
askaldu, auhaldu, qfaldu, bazkaldu, 
goêaidu, 

Eêtalarazi^ g. faire couvrir; — 
bn. faire saillir une femelle. 

Estalpe, g. b. abri, mystère; de 



181 



eêial'pe. Eitalpean nago^ je suis à 
l'abri. 

EitalUj g. b. 1. tf^^a/^, bn. cou- 
verture; — b. prétexte; de estai" 
gaù La forme bn. est la plus cor- 
recte. 

Eëtalgune, 1. couverture^ le cou- 
vert; de esial'ffune? et la signifi- 
cation aura changé; d'abri elle sera 
devenue couverture. 

Eêtaldura^ bn. couche^ de terre, 
de plâtre^ etc. de quoi que ce soit ; 
de estaUdura, 

EBtaTq.rag1, v. eètall 

Estaldu, V. eêtali. 

Estaldura, v. estait. 

Estalgi» V. estali. 
Estalgune, v. estali, 
Tgfttullri, V. estalL 

Estalpe» V. estalL 
Estaltze, v. estalL 
Eatankatze, v. estanhu. 
Estanku, estankatsen, 1. 

boucher, fermer. P. Faudrait-il rat- 
tacher ce nom verb. à es^ esten^i 
Estanku ezten barrikatih isurtzen 
da amaa, le vin découle de la 
barrique qui n'a pas été bouchée. 

EsTATu^ V. estadu, 

Estayàk, v. ezlayah. 

Este, V. esi, s. V. es, 

Esteak, v. es. 

Esteali, estealtzen, bn. dé- 
truire, abîmer, ruiner. 0. écrit (v. 
Prov. d'O. Bordeaux 1847 p. 220), 
esietalzea, dissiper le bien, le laisser 
perdre; estetari, misérable. Esteali 
pourrait être composé, il nous pa- 
raît, de este-ari^ rendre étroit, 
dans le sens de rendre petit, di- 



minuer; pour la mutation de ^en 
r, V. èstalL 

Esteari, bu. souffrant, n^is^rable, 
V. esteali. 

Esteari, v. esteali. 

E8teka> y. es. 
Estekaillu, v. es. 
Estekatze, v. es. 

Esteyak, v. eztayak, 

EsTORBu, b. 1. empêchement; 
c'est Tesp. estorbo. 

Estarôatu, estorùatzen^ 1. détour- 
ner. 

BsTROPu^ 1. hasard^ P. i. a. Es- 
tropuz, fortuitement. 

EsTROPO^ g. faux pas, heurt; 
de Tesp. estropiezo? même signi- 
fication. 

Esta, V. es. 

Estuera, v. es. 
Estugarri, v. es. 
Esturastin, v. es. 
Estatfie, V. es. 

Et, V. ez. 

Bta, g. b. 1. bn. conjonct. et. 
Souvent par contraction ta. 6éh 
yari banagoka baietii, eta bestetik 
Aizkuntzari, baderitzat, gezurtatzen 
dituzula Erdaldunen ta Euskaldunen 
usteketa eiarrak, ta desegiten, ta 
ay-enatzen guzien lansoak, ta Uillu- 
ramenduak. Lettre de Larramendi 
à Mendiburu. Il me paraît qu'il 
importe d*un côté au sujet (travail) 
et d*un autre côté au langue que 
vous démentiez les mauvaises opi- 
nions des étrangers et des Basques 
et que vous détruisiez et fassiez 
dispariutre l'aveuglement et l'erreur 
de tous. — Ici se trouve un de ces 



182 



verbes comme Larramendi n'en a 
fait malheureusement que trop^ 
desêgiten^ deshacer, défaire, esp. de 
des et egin; mode de formation 
qui est tout-à-fait contraire au 
génie de la langue basque. 
Etan, V. ta et n. 

Etara, etarako, v. ta et ra. 

Etatik, V. ta et dit. 

Etchalde, v. eche. 
Etchatze, v. eche, 

Etche^ V. eche. 

Etchechka, v. eche, 
Etchekidiira, v. kh. 
Etchesartze, v. eche. 
Etchikhertze, v. eche. 

Etchola, V. eche. 

Eteil, Oteten, b. ethen, ethent' 
2en, 1. bn. déchirer, rompre. Beii 
tiraan daguan arya laster eteten da^ 
b. le fil qui est toujours tendu se 
rompt bientôt. 

Ethendura, 1. bn. déchirure; — 
bn. hernie. Eta gaizquitzenago da 
ethendura. Matt. IX. 16. Test. 
Boch. Et la déchirure en est plus 
mauvaise. 

Ethenkar, bn. fragile; de ethen' 
har. 

Ethen, ethentze, v. eten, 
Ethendura, v. eten, 
Ethenkor^ v. eten. 
Ethor, ethorri, v. etarri. 

Efhorki, v. etorri. 

Eihorkizko, v. et^ri. 

EthortOy V. etorri, 
ESthortzO, V. etorri. 
Etorkin, v. etorri, 
EtorkiSSUn, v. etorri. 

Etorri> etortzen, g. etorri^ 



etorten, b. ethorri, ethortzen, ou 
ethorten^ 1. bn. venir, arriver. Ce 
nom verbal se conjugue aussi ré- 
gulièrement; nator, ator, d(Uor, etc. 
je viens, tu viens, etc. L'impératif 
est; ator, aioz, viens; detor, qu'il 
vienne; atozte, zatozte, venez ; èetoz, 
betozte, qu'ils viennent. Ethor, est 
usité en bn. 

Eiorkizun, g. 1. bn. avenir; — 
g. résultat ; de etor-kizun. Bailaere, 
semé onen etorhizuneko berri oeho 
eman ziozkan^ Lardizabal. p. 17; 
mais aussi il lui donna . beaucoup 
de nouvelles de l'avenir de ce fils. 
Eta etorkizun gaiztoai bideak ebaii 
nai.,. et comme celui qui veut 
couper les voies aux mauvais ré- 
sultats. 

Etorkiznn^an^ g. dans la suite, 
à l'avenir; de etorkizun^ean, 

Eiorkin, g. ethorhi, 1. En g. 
postérité; en lab. race, tige de 
famille, P. De etor-kin. 

Ethorkizho^ 1. adj. de ethorti-z- 
ko; de famille. Ethokizko izena^ le 
nom de famille. Ethorkizko beka- 
tua, le péché originel. 

Etorte, V. etorri. 

Etortzse, V. etorri. 

Etsai, V. zai, 2. 

Etse, g. inculte, d*un terrain. 
etse dago, Etse sera probablement 
une forme négative comme inculte, 
et sera pour ez] z devant un sibi- 
lant devient ^, v. Essai, Ch. IL 
etzan pour ez zan; etaai (mieux 
etzai) pour ez zai; mais d'où 
vient se? 

Etsi, etsltzen, g. eteitu, etsi 



138 



ûzen, 1. exi, bn. désespérer; — 1. 
jager, estimer. EUUu dut, 1. je 
désespère, Hura sobera elsirik ene* 
ûsséU, 1. jugeant qae celui-là est 
trop pour moi; P. Comme etsi, 
eisten ou esten (nou pas elâii- 
zeu)y signifie en lab. juger, ap- 
précier, signification qui se retrouve 
dans les dérivés de tous les dialec- 
tes, on serait porté à croire que 
désespérer n^est qu'une significa- 
tion secondaire, et qu'il faut rat- 
tacher etsi à la racine es, fer- 
mé, en passant par les ac- 
ceptions de serrer, environner, 
comprendre, juger, apprécier (et- 
si) et finalement désespérer. Sui- 
vent les verbes composés avec etsi: 

Onetn, onesien^ g. 1. bn. aimer, 
agréer, accueillir; litt. juger, esti- 
mer bon; comp. coûter bon, trou- 
ver bon. Jainkoai ofrenda hura chit 
onetsi zùrn, g. Dieu accueillit très- 
bien cette offrande. 

Gaitz etsi, gaitz esten, g. 1. bn. 
haïr; prendre en mauvaise part; 
litt. juger mauvais. 

Autetn, autestcn, g. choisir; litt. 
juger le choix. 

Sinetsi, smesten, 1. sinAexi, bn. 
croire, de sin-etsi. Ici le sens pro- 
pre commence déjà à se perdre et 
etsi correspond presque à un auxi- 
liaire, p. ex. avoir foi; v. m. 

Guti etsi, guti esten, 1. mépriser, 
litt. apprécier peu. 

Ihardetsi^ ihardesten, 1. bn. ré- 
pondre, résonner; parait être com- 
08 é de ikar-etsi', bien que lesens 



ne soit pas satisfaisant; v. Har. 

Ederretsi, ederresten, 1. ederrexi, 
bn. trouver beau; de eder-etsi. 

On voit par les verbes composés 
que etsi signifie juger, estimer, ap- 
précier, et bien que ces verbes 
n'expriment pas une idée moins 
abstraite que celle de désespérer, 
il faut croire que etsi a signifié 
d'abord juger, qui pourrait se rat- 
tacher à la racine es, et ensuite 
désespérer; ou faudrait-il voir deux 
mots distincts dans etsi, juger et 
etsi, desespérer? En tout cas 
etsi ne peut rendre l'idée ab- 
straite et négative de désespérer; 
le mot d*espoir n'existe seule- 
ment pas, ni espérer non plus. 
Les dial. basq. esp. expriment 
ce dernier verbe par icheden, 
qui semble indiquer : rester (faire) 
ferme; signification analogue à 
celle du verbe esperar, esp. qui 
est employé pour espérer et at- 
tendre. 

Etsigarrir g. 1. exigarri, bu. dé- 
sespérant; de etsi-garri. 

Etsigarri, v. etsi. 

EtsitU^ V. etsi. 
Etsitse, V. etsi. 
Etste, V. etsi. 
Etzaite» v. etzin. 
Et2Banf etzate» v. etzin. 

Etssaniy v. etzin. 
EStzaimtzay v. etzin. 

Etzi, g. b. 1. bn. après-demain. 
Ce mot, ainsi que les composés, sont 
de véritables énigmes. 

Etzi damu, g. b. 1. etziri damuj 



134 



\ 



1. P. (i. a.) après après demaiu, 
c. a. d. le troisième jour. 

Mzi dazM, g. le cinquième jour; 
comme etzi damu, le troisième jour. 
Larramendi cite encore dans le 
supplément du dictionnaire eizi 
hma, deux jours après ; eùzi ia^ 
ramUf trois jours après. 

Etztdamu, v. eûzi. 
Etsidazu, v. etzi. 
EtEikâi!*amu, v. eûzi, 

EtsillUIlài V. etzi. 

Etrin, etziten, g. I. eizan, et- 

zaten^ b. 1. bu. se coucher; — g. 
étendre, s'étendre. En lab. on dit 
aussi, à ce qu'il parait^ ^^^^ani, et' 
zaiien. — Oiristino bateh zer egin behar 
du etziterakoan ; la Tieuxville, p. 
106; que doit faire un chrétien 
quand il se couche. Mundua etzina 
da, il est adonné à la monda- 
nité, F. Eta ikusi zutenean iUa 
zetzala^ g. et quand ils virent qu'il 
était étendu, couché, mort. 

L*impératif, le prés, et Timparf. 
de Tindic. ont des formes ré- 
gulières. 

Eratzwn^ eratzate, 1. faire coucher ; 
de eraz(hetzan, 

Etzauntza, L couche; P. 

Etzite, V. etzin. 

Eu, euki b- bn. tu, synonyme 
de hi. Eu iraiatsi yeutsana^ b. c'est 
toi (humilité) qu'il enseigne. Nous 
n'avons pas pu découvrir eu dans le 
Test, de la Rochelle, il y a tou- 
jours M; mais le pron. poss. eure 
s'y trouve. 

Eure, bn. heure^ 1. ton ; géu. de eu, 



comme Aire, de ki. Auc bikotz aUj 
aeme, èariatu zaizquic eure àeiatuae, 
Matt. XI. 2. Test. Boch. Aies bon 
courage, fils, tes péchés te sont 
pardonnes. Eure haurra ezaigaetiga^ 
haur denoy pr. 169. d'O. Châtie 
ton enfant aussi longtemps qu'il 
est jeune. Egiok heure Jainioari 
othoitz. Ax. p. 71. prie ton Dieu. 

EuroTy 1. bn. (?) P. toi-même; 
de eure-ori, comme Aerori, ou de 
eU'Ori avec r euph.P 

Euk, V. eu. 

Euki, g. b. ednki, bn. iduki, 

1. g. Dans le dictionnaire de Lar- 
ramendi ce nom verbal est placé 
en tête de la conjugaison ou des 
conjugaisons qui correspondent à 
l'espagnol „tener", avoir, tenir; 
ainsi les formes, det, dezu^ du, etc. 
dauiat, daukazu^ dauia, etc.j dodu» 
iai^ daduhazu, daduha, etc. sont 
toutes considérées comme venant 
de iduhi. Il y a là évidemment de 
la confusion, causée en partie par 
l'espagnol qui a deux verbes auxi- 
liaires (tener, haber), pour exprimer 
avoir; et eu partie par Tobscurité 
de quelques formes verbales bas- 
ques. Iduki^ eduki, se conjugue 
régulièrement, comme ekarri, izeU, 
etc. (v. £ssai; Ch. X.); et euiien 
est la syncope; pour la chute du 
d, comp. daut = badut; aitu = 
aditu; auei = adauêi; beriUzi = 
bederatzi, etc. Iduki a donné ré* 
gulièrement dadui(U,dadukazu,€^. 
et euH a donné dauiat, dauiazu^ 
etc. (]!omme eiarrifBÎt dakart, eduki 



135 



fait dadukt ; mais comme t ue peut 
suivre k (v. Essai, Gh. II), ou a 
intercalé a, dadukal, tout comme 
izeki fait dizekat pour dizekL Nous 
ne croyons pas qu'on puisse trou- 
ver ici Torigine des terminaisons 
auxiliaires, det, dezu, etc. Iduii 
signifie donc primitivement ,,tenu'' 
et non ,,eu*^ ; c'est aussi dans ce 
sens que les dial. basq. fr. s'en 
servent. Edo baiaraquin eduquiren 
du ela ôercea menospreciaturen ^ 
Matt. VI. 24. Test. Rochelle; ou 
il s*attachera à l'un et méprisera 
l'autre. M. Salaberry dit que iduki 
est synonyme de atchiki, IduHdut 
neure hilza, 1. j'ai tenu ma parole. 
Les dial. basq. esp. ne se servent 
pas du dubst. ou de l'adj. verbal 
pour tenir ou tenu ; toujours pour 
avoir, eu; mais bien de la forme 
fléchie, dadukaô, etc. Ezaguturik 
dudakai soldaduai^ Moguel. Sol- 
dats, je le tiens pour connu 

Cependant il fallait un mot pour 
exprimer Tinfinitif „avoir" ou le 
participe „eu", (l'indicatif était 
rendu par del, dezu, dont nous 
parlerons plus tard), et c'est ce 
que le nom verbal iduki, tenu, 
pouvait faire également bien que 
le verbe „tener" pour les espagnols. 
Les dial. basq. esp. ont àoncenki, 
iduki, pour „eu" et idukitze, idu- 
kiûzea, pour „avoir". Odea daadia- 
kide ona/c idukitzea, g. il est mieux 
(!') avoir de bons amis. Les diaL 
bn. et soûl, ont ukan, ukAan, 
ukhen; ce nom verbal a probable- 
ment une origine commune avec 



eukij eduki; mais en tout cas les 
formes sont distinctes, ukan, eu; 
eduki, tenu. Comp. eulsi. 

n nous semble donc qu'il n'est 
pas aussi certain qu'on a bien 
voulu le dire, que det, dezu, etc. 
dérivent de euki, ni que 6i^' doive 
se décomposer en eu racine, et ki 
terminaison. Les seules formes qui 
vit^nnent à l'appui de cette hypo- 
thèse sont celles de l'impératif; 
euzu {eu'Zu) aies; biu {b-iu), qu'il 
ait. L*impératif est sans doute un 
t«mps primitif et il est rendu dans 
tous les verbes réguliers par le 
thème verbal, plus la caractéristi- 
que du pronom sujet, ekark (ekar-k) 
ôekar, (d^kar) de ekarri; mais som- 
mes nous certains d'avoir une forme 
primitive dans euk, euzu? Le bn. 
dit: auk^ aun, auzu, aies; auc ai- 
hotz on, semé baskaiu zaizquic eure 
bekatuac, Matt. IX. 2. Test. Sroch. 
1571 ; c'est, avec les poésies de 
d'£cheparre, le plus ancien texte 
basque qui existe; et encore qu'est- 
ce que trois cents ans dans Texis- 
tence d'une langue! Pour faire 
dériver det ou dot ou daut ou 
dut, de euki, il faut absolument la 
chute du k dont il n'y pas d'exem- 
ple jusqu'à présent, autant que 
nous sachions; mais du moment 
qu'elle sera prouvée l'hypothèse est 
admissible; euki qui donne régu- 
lièrement daukat, (déjà contracté 
de dadukat, de iduki) sera devenu 
dauat, après la chute hypothétique 
du k, et puis daut, bise; de là 
dutj lab. et bn. Mais il se pour- 



1S6 



lait aussi, en nous appuyant sur 
la plus ancienne forme connue auk, 
que rimpératif fût formé du pro- 
nom démonstratif au. En détachant 
les caractéristiques^ i (mas.), n, 
(fém.) et zu (forme polie), il reste 
au, qui pourrait être le pron. dém. 
Quand on dit en français, „là'* 
pour ^^tiens", ou ,^da'* ail. on fait 
aussi usage d'un débionstratif, dont 
la signification en basque^ est com- 
plétée par les caractéristiques, i, 
n, zu. Ce prou. dém. explique 
aussi les terminaisons du présent 
de l'indicatif de tous les dialectes, 
excepté celles du guip. deô^ dezu, 
etc. Le bise, dolf devrait s^écrire 
daut V. Zabala, A^erbo vascongado^ 
p. 6. Pour le moment ces deux 
hypothèses s'excluent donc récipro- 
quement^ ou bien il faut croire^ 
ce qui serait encore possible, mais 
non pas probable, que Timpératif 
et le prés, de l'indicatif n'ont rien 
de commun. En russe p. ex. on 
rend „j'ai" par: (il) est chez moi; 
et le verbe est même supprimé dans 
,jje n'ai pas" qui se rend par ,^pas 
chez moi". Quelque chose d'ana- 
logue aurait pu se produire en 
basque^ et il nous semble qu'aussi 
longtemps que nous n'aurons pas 
une explication satisfaisante des for- 
mes verbales basques, il sera permis 
ou plutôt nécessaire de considérer 
les arrêts définitifs, portés pas quel- 
ques auteurs sur cette partie de la 
langue, comme ayant fort peu de 
valeur. 

Nous faisons suivre ici quelques 



exemples tirés du Nouveau Testa- 
ment, de Liçarrague, la Bochelle 
1671, où se trouvent les formes 
du verbe qui ne se rencontrent 
pas ailleurs. Àuc hihoiz on, terne, 
baskaiu zaizquic eure bekatuae, Matt. 
IX. 2. Aies bon courage, fils, tes 
péchés te sont pardonnes. Batbederae 
bere emaziea biu eùa baibederac bere 
senJtarra biu^ 1. Cor. YII. 2. Que 
chacun ait sa femme et que chaque 
(femme) ait son mari. Ainençaçue 
êupporia appurbat, 2. Cor. XI. 1. 
Plût-à-Dieu que vous me suppor- 
tassiez un peu. Cette forme (ai«««- 
çaçue\ n'est donc pas uniquement 
souletine comme cela a été dit. 

EraduH^ eraduhitzen, 1. P. hUz 
eradukia, obligé envers quelqu'un 
de faire quelque chose. 

Eukitze, v. euki. 

Euli, g. b. uli, b. 1. bn. mouche. 

Ulitcha, 1. moucheron ; la termi- 
naison diminutive ch. 

EuUz^ g. ruche; la terminaison 
n'est pas claire. 

Eultz, V. euli. 

Eun, 1. g. b. ^Âttu, I. bn. cent. 
Eun ou ehungarren, centième. 

Eun, 2. V. eo. 

Eungarren, v. em. 

Eunle, V. eo. 

Eurak, v. eme, 2. 

Eure, 1. V. eu. 

Eure, 2. En bise, eurok (Lar- 
dizabal), eu/rak (Zabala, Moguel) 
eux, eux-mêmes, correspond au 
plur. berok, g. dans l'emploi de 
„ustedes'* esp. vous (plur.) fr. 11 
doit donc y avoir ou y avoir eu 



187 



un sing. qai en guip. est àerari, 
usted, esp. vous (sing.) fr. Le bise, 
se sert aussi de èerori, et non pas 
de eure, à quoi l'on pourrait s'atten- 
dre. Nous ignorons si eure existe en 
bise, dans le sens de ,^m, lui-même.'' 
Ouraso batxuk ewrak egin g%ra izaten 
daue ôêkmtzea. Quelques pères eux- 
mêmes aiment à faire le mariage 
(de leurs enfants). 

Eureen, b. leurs; gén. plur. de — P 
eureen artian^ entre ceux-là^ en- 
tr*eux. Eureen ta beste askoren ari- 
maai, les âmes de eux (leurs) et 
de beaucoup d'autres. 

Eliri> g- b. bn. uri, 1. b. pluie. 
JBuria ari da, g. il pleut; y. 
eraunêi. 

EurUau^ b. uriisu, 1. pluvieux; 
de ewri^Uu. 

Euri'joêa, g. euri^aaa, b. bour- 
rasque. Euri^asa izugarri batek 
eroêo zion, g. un torrent de pluie 
épouvantable tomba. 

Uritea, 1. abondance de pluie; P. 

Niffaz urizy 1. à chaudes larmes. 

Euri-jasa, euri-yasa, v. ^rî. 

EuritSU, V. euri. 
Eurok, V. eure. 

Euror, v. eu. 

EuBi. Larramendi cite eusi dans 
le supplément de son dictionnaire, 
où il a réuni des mots bise, et 
lab. (surtout d' Axular); mais il 
y en a beaucoup dont i] a changé 
la forme ou la signification^ p. ex. 
alapide, camino libre, au lieu de 
pâturage; aliaêurik, cansado, fatigué, 
pour rongé (de remords). La même 
chose pour euêi^ qui n'est pas connu, 



mais qui est le bise, am, aboyer. 
EUBkaldun, v. euêkara. 
EUBkalerri, v. euskara. 

Euskalherri, v. ewkara, 

Euskara, g. 1. euskera, b. e*- 
héora, g. keskuara, 1. bn. eskoara, 
eskara, 1. la langue basque, le ,>bas- 
cuence" des espagnols. Ce n'est pas 
un adj. pris substantivement, comme 
le français, l'italien, le grec; l'ad- 
jectif ^basque" est: 

Euêkarazko, g. keuskarazko, bn. 
basque. Euikaraeko libru kau, ce 
livre basque. Heuêcarazeo iUzac, In- 
trod. TestBochelle; les mots basques. 
Plusieurs tentatives ont été faites 
pour découvrir l'origine de ce mot; 
citons celle de Humboldt qui n'est 
guère heureuse, et dont il avoue 
lui-même ne pas être satisfait. 
Euêi est aboyer, et dans l'acception 
la plus large, faire du bruit, parler ; 
euêkara signifierait alors: selon le 
parler =^M-^-ara, c. a. d. le parler 
par excellence, le basque. 11 est 
inutile, broyons nous, de nous ar- 
rêter longtemps àcetteétymologie; 
d'abord euei n'existe pas, (v. eusi); 
puis il faudrait savoir d'où vient 
le k; et encore est-ce que le sens 
serait très satisfaisant? 

Euêkaldun, eskaldun, g. euskeldun, 
b. keêkualdun, 1. bn. keuskaldun, 
bn. Basque, subst. L'introduc- 
tion du N. Test. Brochelle est 
adressée: Hevêkalduney, aux Bas- 
ques. Euêkaldan semble dériver 
de euskara-dun, qui a, qui possède 
Veuskara; pour la mutation de r 
en ly v. ari^ 3. 



188 



. JBusial^erri, g. b. euskal-herri, L 
heskucd-kerri, 1. bu. pays basque. 
EuskarazkO, v. eutkara. 

Euskaritu, euakaritutaen, 

g. s'appayer, étayer, p. ex. un mur. 

Euskeldun, v. eusiara. 

Euskera, v. eusiara. 

Eutsi, b. tenir; avoir. Lardiza- 
bal dans sa grammaire dit, saisir; 
mais c'est plutôt tenir. EuUi,neure 
Jésus neure arima au, Olaechea. 
Ayez mon âme, mou Jésus. £utzi 
or^ tèn ahi, voilà, tiens. 

£ulsi doit avoir une origine 
commune avec euiL 

Eium, 1. 2^^ pers. sing. de Tim- 
përatif, aies; correspond au guip. 
e2azu; v. euH. Baldin ezpaduzu 
em^Uekarik euzu damu zeren ezcu- 
zun; eta damu hareMn bateau euzu 
àorondate, baidin bazendu emaiteio ; 
Axular, p. 230, a. éd. 848, n. éd. 
Si tu n^a pas de quoi donner, aies 
r^et de ce que tu n'as pas; et 
avec ce regret aies volonté de don- 
ner si tu as. Dans Tédition origi- 
nale ainsi que dans Téd. corrigée, 
il y a euzu pour euzu ce qui rend 
la phrase parfaitement inintelli- 
gible. 

"Fixai, V. zai. 
Ezaigo, V. zai. 
Eacgarri, v. etsi. 

Exi, V. eùsi. 
Eya, V. ea. 
Eyar, v. içar, 

Eyartu, v. i^ar, 
Eeyartze, v. i^ar. 
Eyo> eyote, v. e§io^ 3. et eo. 
EZ| g. b. L bn. non; ne, ne 



pas. Lièrua ez da guzia nerea ez 
eta besterena ère, g. Le livre n'est 
pas entièrement de moi, et pas 
non plus d'un autre. Gomme z 
devient t devant z (v. Essai, Ch. 
II), etzan est pour ez zan, et et- 
zira, ponr ez zira, etc. JEtzinioke 
{ez zinioie) ain argi ta garbi saUl 
oui ehingo. Lettre de Larr. à Men- 
diburu ; vous n'auriez pas entrepris 
un travail si brillant. ZeAenbp- 
zHo ezean, 1. au premier refus, P. 
£n lab. le z est élidé devant naiz ; 
euaiz hauzu^ je ne suis pas Ubre. 

Ezer, g. b. quelque chose, in- 
terrogativement; ezer eman diozuF 
lui avez vous donné quelque chose? 
affirmativement, quelque chose est 
rendu par zerbait. 

Ezer paraît avoir perdu sa sig- 
nification primitive, ez-zer, pas 
quelque chose == rien ; si l'on veut 
exprimer „rien," il faut se servir 
d'une double n^ation ez-ezer; on 
dit donc: ezta {ez da) dr^r, -iln'y 
a rien. L'orthographe ancienne ecer 
peut avoir contribué à en obscurcir 
la véritable signification, mais il 
est encore possible que ce soit la 
tendance, propre à plusieurs lan- 
gues, à se servir d'une double et 
même d'une triple négation, comme 
en français; p. ex. pour que per- 
sonne ne sache rien; et même 
d'une quadruple nation dans: 
je n'ai jamais rien refusé à per- 
sonne, V. Diez, Gr. 1. p. 421. 

Du temps de Larramendi, ezer 
doit avoir eu encore la signification 
propre de, rien, puisqu'il cite 



139 



l'exemple: Oèedek ezer ba^to eer, 
mieux vaat quelque chose (e^) que 
rien (ezer); litt. mieux que rien 
quelque chose. 

JSzeiZf g. non certes. Nous ne 
savons pas rendre compte de la 
terminaison qui se retrouve encore 
dans baielB^ oui certes. 

EzerCt g. pas même^ pas non plus; 
de ez-ere, pas aussi. 

Ezerere^oM tfi^£er0(comme agent), 
g. ezerbere, b. aucune chose; de^^:- 
zer-ere, pas quelque chose aussi. 

Ezerez, g. b. (le) néant; de ezer- 
ez, Jaungoikoak gauza guziak ezere^ 
zeiik atera nai izan zUuen^ g. Dieu 
a voulu tirer toutes choses du 
nâtnt. ' 

JBzeztéUu, ezeziatzen^ L bn. ané- 
antir^ effacer. Il nous semble de 
ez, comme subst. (v. Texemple s. 
V. ez) avec le suffixe z^ ezez^ plus 
la terminaison iaiu. Peut-être en- 
core de ezerez après la chute 
de f. 

Ezezik, ezezen, g. b. quelquefois 
ezeze, b. non seulement; de ez-etik 
et ezen. Jakin ez ezen, vrakurri ère 
badet oarret; Lettre deLarramendi 
à Mendiburu; non seulement je le 
saisy mais aussi j'ai lu avec attention. 

Ezpa, g. b. sinon; de ez-ba^ non 
si; p pour b après les sous sibi- 
lants; V. Essaie Gh. II. ^ 

Eepada^ g. exéepté, de ez-porda^ 
si non est = si ce n'est. 

Ezpabere^ b, ezperen^ g. 1. ezpere^ 
bn. sinoD^ autrement. Beezpa-bere 
on ère, sinon même, sinon aussi. 
Ezpere mahaUamo berriac leher^ 



izen dUu çahaguiae^ Marc. II. 22. 
Test. Bochelle; autrement le vin 
nouveau rompt les vaisseaux. Ikaz'' 
tett badwsu, enuingo dizut saria, bana 
ezpere ez; Lardiz. Si vous appre- 
nez, je vous donnerai le prix, si- 
non^ non. Eta ezpere beka iazozu 
hazerreiua dabUlan bâti uola mintzo 
dân. Ax. 280. a. éd. 106. n. éd. 
Et autrement considérez celui qui 
est entré en colère, comment il 
parle. 

Ezbaij 1. bn. doute, incertitude. 

Ezbaieko, L indifférent; P. 

Ezbalimba, 1. bn. non pas, non 
certes. Eia iciiUc campora egoizten 
gaituzie? ez balimba, Act. XVI. 
87. Test. Bochelle; et maintenant 
ils nous mettent dehors en cachette? 
il n'en sera pas ainsi. — De ez- 
baUmbUt l'opposé, la nation de 
balimàa. P. traduit ez balimba, 
par, non pas s^il vous plût. 

Ezdeue, 1. le rien, le néant; — 
bn. vaurien. EzdeuzetarikiUheratzeaf 
1. tirer du néant, P. 

Ezdeuakeria, 1. vétille; ezdeuê- 
kerta» 

Ezdeustu^ ezdeuêten^ 1. bn. ané- 
antir. 

Ezbear, g. malheur; de ez'àear? 
ce qu'il ne faut pas. 

Ezade, g. suc 

Ezaguera, ezagaeradun, v. 

ezagun. 

EzaguerazOï v. ezagtên. 

Ezagun, ou ezagutu, esa^ 

gutSÊSHj g. ezaun, ezantu, çzaulen, 
b. ezagutu^ ezagtUzen^ 1. bn. con- 
naître. Ce nom verbal se conjugue 



140 



aussi r^gulièremeat; mais toajonrs 
précède eu guip. de la particule ba 
et avec élision du ^; àadazaiU, (pour 
ba-dazcLgtd)^ àadazauzu, etc. je le 
connais, tu le connais, etc. La 
particule 6a disparait, cela va sans 
dire, dans les phrases négatives. 
JBztuû ezatUzen^ je ne le connais pas. 

Ezagun est plutôt un adjec- 
tif, êzagutu^ Tadj. verbal formé, 
comme toujours, avec tu, Eza- 
gun correspond à Tall. bekannt, 
ezagutu à gekannt; le premier est 
employé en 1. et bn. comme adj. 
et comme substantif, pour ami, 
connaissance. Ezagunen artean, en- 
tre amis, connaissances. 

Ezaguera, g. ezaubera, b. con- 
naissance; de eza^u-tra. En bise, 
avec chute du ^, et introduction 
de h apràs ». 

Ezagunde, g. connaissance ; syno- 
nyme de ezaguera. La terminaison 
de n'est pas claire. 

Ezagueradvn, g. ezauberadun , 
b. celui qui reconnaît, qui pro- 
fesse une religion ; de ezaguera- 
dun, Jainio egiazkoaren eza^uera' 
dunak^ les croyants (?) du vrai 
Dieu. 

EzagiUza, 1. bn. connaissance; 
reconnaissance; comp. pour la forme 
aditza, agintza. 

Ezagutzale^ bn. connaisseur; de 
ezagu'tzale. 

Ezagutzagabe^ 1. ingrat; de eza- 
gutza-gaèe. 

Ezagutzagabetaaun^ 1. ingratitude; 
de ezagutzagabe'ioiun, 

EzaguerazOf g. ezaguta/razi, 1. faire 



connaître; de ezagu^erazo et ezagniU'- 
arazl. 

Ezagunde, v. ezagun. 

Eza^tarazi, v. ezagun. 

EzagfUta, v. ezagun, 

Eza^tza, v. ezagun, . 

Eza^tzagabe, v. ezagun. 

Ezagutzagabetasun, v. eza- 
gun, 

Ezagutza, v. ezagun. 
Ezagutzale, v. ezagun. 
EzagUtZ6> V. ezagun. 
Tï!gftinfjiJ»nT|j y. elsai^ s. v. £at,2. 

Ezarian ezarian, g. bn. peu 

à peu. 

Ezarri, ezartzen, g. b. 1. bn. 

mettre, placer; — 1. parier. La 
première signification est celle que 
donne aussi Larramendi; cependant 
en g. et b. ezarri est plutôt em- 
ployé pour jeter, au propre et au 
figuré. Halaber nehare eztu eçarien 
mahatsamo berria çahagui çarretan. 
Marc, IL 22. Test. Bochelle; ainsi 
personne ne met le vin nouveau 
dans de vieux vaisseaux. Errege- 
tzarako begia ezarri zioteu, g. ils 
jetèrent les yeux sur le roi. Gù 
zon au jo eta lurrari ezarri dioi, 
g. après avoir battu cet homme je 
Tai jeté par terre. Ez jakee ezar-- 
riko errura, b. il ne jettera pas la 
faute sur eux, il ne leur donnera 
pas la faute. Zerhaz naii duzu 
ezarri? que voulez vous parier? 
L'acception de jeter (par terre) viou- 
dra de Tesp. sentarse, tomber sur son 
derrière, de sentar, mettre, poser. 
Erezarri, 1. donner contre, heur- 
ter, P. i. a. De erazo-ezarri. 



141 



Esartze, v. ezarri. 

Esaubera, v* eza^un. 
Ezauberadun, v. eza^un. 

lggA.n^^ V. ezagun. 

Ezauta^ g. excepté; synonyme 
de ezpada. Très probablement de 
ez-au'day n'est pas cela. 

Ezaute, v. ezagun, 

EzautU, V. ezagun. 

Ezbai, V. ez. 

Ezbear, v. ez. 

Ezdeiis, ezdeuskeriEt v. ez. 

Ezdeustu, ezdeu8te, v. ez. 

Eze, 1* g. b. heze^ 1. bn. humide, 
humidité ; vert, en parlant des arbres 
qui ont encore de la sève. 

Esko, b. humide; de eze^ko, 

JEsiotasun, b. kezeêasun, 1. humi- 
dité; de eêio et Aeze-tasun. 

JSzetu, ezelzen, g. heza, Aezalu, 
bn. mouiller, humecter. 

Ez6» 2. V. ezen. 

Ezen, g. 1. bn. eze, b. ezik, g. 
bn. ezi, bn. que, car. Dio ezennik 
jan dedala, iç. il dit que je Tai 
mangé. Hobe da bakeareki arraubia 
eziez aiarreti bilarramia^ prov. d'O. 
Mieux vaut Toeuf avec paix que 
non (ezi-^z) le veau avec guerre. 
O. écrit étiez, ce qui rend ce mot 
assez méconnaisable. 

Ezer, V. ez. 
Ezerbere, v. ez. 
Ezere, v. ez. 
Eserere, v. ez, 
Ezarez, v. ez. 
Ezerkere, v. ez, 
Eaetu, V. eze. 
Ezetz, V. ez, 
Esietze, v. eze. 



Ezessen, v. ez. 
Ezesdk, v. ez. 
Ezeztatu, ezeztatze, v. ez, 

Ezi, 1. V. ezen. 

Ezi, 2. ezitzen, g. b. hez, hezi, 

hezten^ 1. bn. dompter, — bn. ha- 
bituer au travail. 

Hezgaitz^ 1. bn. difficile à dompter. 

Ezik, V. ezen. 

Ezin, V. egin. 

ESzio, V. izio. 

Ezitze, V. ezi, 2. 

Ezker, g. b. 1. bn. gauche; 
anc. esp. esquerro; esp. mod. iz- 
quierdo. M. Mahn (E. U. p. 75) 
propose, et il nous semble avec 
raison, de faire dériver ezker de 
esku'oker ; dans ce cas il serait 
mieux d'écrire, esker^ bien que tous 
les dialectes aient ezier, avec z; 
comp. eskeîa. Ezker, comme le re- 
marque M. Mahn, est comme sig- 
nification, tout-à-fait analogue au 
fr. gauche, de Tanc. haut-ail. welk, 
faible ; v. M. Brachet, D. E. s. v. 
gauche, où Tauteur dit: on voit 
que la main gauche signifie la 
main faible... Si étrange que pa- 
raisse cette origine elle est certaine 
et confirmée par Texistenoe de 
méihaphores analogues dans plu- 
sieurs langues de l'Europe; Tita- 
lien stanca (fatiguée); manca, (dé- 
fectueuse); le prov. man seneco 
(main décrépite). 

Ezkero, v. gero. 

Ezkila, V. eskilla. 
EzkO, 1. bn. cire. Faut-il rat- 
tacher ezko à ezti^ et puis tous les 
I deux à es.^ avec la signification 



142 



de gluant; comp. es et ick. EzJco 
(ez'io) signifierait ooinme esiu^ es- 
hua (main)» ce qui tient. 

Ezkondu, eskoiitzen, g. b. 

L bn. se marier. Il nous parait 
que ezlanduj dérÎTe de es, lier; 
mais qu*est-oe que kon? Pouvreau 
écrit esiondua mmé, avec «, ainsi 
que, estayak; v. ci-dessous. 

Ëzkontze, v. eziondu. 

Ezkur, g. 1. bn. gland. 

EzkutU, V. eêiu. 

Espa, V* ez. 

Espabere, t. €z. 
Espada» ▼. ez, 
Ezpalta, V. ez. 

Eapala, v. eepal. 

Espana, g. eepam, h. eepaim^ 
1. lèvre. Il nous semble que les 
dial. b. et 1. ont raison d'écrire 
eepaina avec s et non z; de la 
racine es, fermer; d'autant plus 
que, bord (d'un habit) se dit en 
lab. espaina, aldagarri espaina, P. 
et en g. ertz; or erlz est la vari- 
ante lab. et bn. de esi, v. es. Ces 
deux .dial. ont donc exprimé de 
la même manière l'idée de ^^bord;" 
mais le g. a pris son mot dans le 
dial. basq. français; ersi, Aersi, n'est 
pas connu en guip. 

Esp0re> V. et. 
Eaperen, v. ez. 

Esspila» l bercail. 
Eztarri, g. b. 1. gosier. 
Estayak, ettefyak, g. ezte^- 

bakf b. estayai, esieyak, 1. ezley, 
ou eziei sing. ezteyak^ plur. bn. 
noces. Pouvreau est le seul qui 
écrive esUyak avec s et le seul, 



croyons nous» dont Torthographe 
soit correcte; eztey^ estei^ paraît 
dériver de este^ lier (v. es) dont 
esteia, lien. Orduan diotsa^ adis* 
quidea, nota huna sarthu aiz eztey 
arropa eziuela. Matt. XXII, 12. 
Test. Bochelle. Et il lui dit» ami, 
comment es-tu entré ici sans que 
tu aies robe de noce. 

Eztet eztey, esteyakt y-ez- 

tayak, 

Esten, g. b. 1. bn. alàne — g. 
1. aiguillon, dard; de este? 

Estera» g. b. h pestera, yuzUra, 
1. geztera, bn. meule à aiguiser. 
Le g peut s'être perdu; ou rem- 
place peut-être h, heztera = ez- 
tera. 

Ezteraiu^ bn. aiguiser. 

Esti» g. b. 1. bn. miel. — 1. 
bn. doux. Comp. ezko, 

Eztitasunj 1. eziitarzun, bn. dou- 
ceur; de ezti-tasun. 

Ezlidura, 1. adoucissement; de 
ezii-dura, 

EztUu, eziUzen, 1. bn. adoucir. 

Eziika, bn. pomme douce. 

Eziiki, eztiro, i. bn. doucemeut; 
de ezti'ki et ro, 

Estidura» v. ezti. 

Eztika» V. ezti, 

Eztiki» V. ezlu 

EzTiRA» L géhenne» torture. P. 
du verbe suivant: 

Eztiratu, eztiraizen, donner la 
torture. Ne serait-ce pas du prov. 
estizar» fr. étirer? c'est dans ce 
dernier sens qa* eztiratu est encore 
employé de nos jours. 

EsTiRATu, V. eslira. 



143 



Eztiro> V. ezlL 
Eztitarzuiif v. ezti.. 
SiZtitasun» v. ezti. 
Eztita, V. ezli. 
ESsEtitze, V. ezti. 

EztOFj bn. curé. 

Bztul, g. b. bn. eêiul, 1. toax 



Ezlul idorra, toux sèche. Estulka, 
1. bn. en toussant; de ezinl-Ira. 

Ezur, g. hezuT, I. bn. azur, b. 
os. — g. b. 1. noyau des fruits. — 
g. b. arrêtes de poisson. 

SayeU-ezur, g. sahetê-hezur, 1. bn. 
cote^ (du corps). 



F. 



La lettre / n'est pas une lettre 
basque; cependant on la trouve 
dans quelques rares mots, dont 
en général on peut tracer la pro- 
venance étrangère. Les dial. basq. 
fr. ont adopté un assez grand nom- 
bre de mots avec y initial; dans 
lès dial. basq. esp. nous ne con- 
naissons qu'un seul mot commen- 
çant avec f et encore l'orthographe 
flotte entre/" et h ; farra^hwrre. Il 
y a plusieurs mots auxquels il est 
difficile d'assigner l'origine étran- 
gère, cependant il n'y a pas de doute 
qu'elle se trouvera plus tard, car 
il paraît être certain que le/ n'est 
pas basque, pas plus que le r. 
Le f des mots étrangers est con- 
servé quelquefois ou bien il est 
remplacé par une labiale, p. ex. 
borlcia, force. Le/ parcourt toute 
la série de labiales dans le mot 
{/Sni, ideni, ipini, immi; ce nom 
verb. paraît cependant être basque ; 
le / de (fini, lab. sera pour è. Il 
est très curieux que le verbe^ prou- 
ver, ait donné/rci^^a^i^; une consonne 
qui n'existe pas (/), et un groupe 
(£r) qui n'est pas admis en basque, 
ont été choisi pour rendre un mot 



étranger où la consonne ne se 
trouvait pas et où la rencontre de 
f et r aurait pu être évitée, comme 
la règle l'exige et comme cela a 
été fait dans un grand nombre de 
mots. Comparez ce que nous avons 
dit de ces anomalies de la phoné- 
tique^ à la fin du paragraphe sur 
l'orthographe et la phonétique bas- 
ques dans l'introduction. 

Nous ne citerons que les mots 
qu'il serait difficile de reconnaître 
sous leur forme basque. 

Fabra, g. barre^ b. le rire^ subst. 
Farra egin^ farregin^ g. barregin^ 
b. rire. Peut-être faudra-4-il con- 
sidérer le bise, barre, comme la 
forme la mieux conservée, eifarra^ 
une corruption. Est-ce que barre 
rire et bare, rate, auraient une ori- 
gine commune? 

Farregiien àei, je ris. Zertako 
Sara farraz dago? pourquoi Sara 
rit-elle? 

Farra irri^ g. irri barre, b. sou- 
rire., Irri farra ou hirri farra, 1. 
éclat de rire. Irien etafarrairrian 
besie anayai esan zien, g. il sortit 
et dit en souriant à ses autres 
frères. Hirri ou irri farraha hari 



145 



dire^ ils éclatent de rire. Aditzen 
ditui hirri fwrrak^ j'entends des 
éclats de riie. 

Faqo, ▼. bago. 

Falkoïk, bn. épervier, Salaberry. 
Evidemment faucon. 

Fabdillo^ bn. moût. 

Fabfatzea, 1. battre. 

Fabbastatu» bn. dépouiller les 
cannes de maïs de leurs feuilles. 

Fasbastakik, bn. fourrage de 
feuilles de maïs. 

Fatsa, 1. marc de pommes ou 
de raisin; syn. de /o^a. 

Faitna, 1. Axular emploie ce mot; 
nous ignorons ce qu^il signifie. 
ZuAaitz bethakorra eztu nehork eba^ 
Htzen, Bama alferra, fauna,,. zer- 
takoda? Personne ne coupe l'arbre 
qui porte des fruits^ mais le (l'arbre) 
paresseux, le... à quoi sert-il? Ax. 
a. éd. 88. n. éd. 17. 



Fbldebaka, L levrette. 

Febdahina, 1. crasse verte qui 
sort du fil ou du linge la première 
fois qu'on le met à la lessive. 

Fekekatzea, 1. frotter. 

Fetcho, 1. gentil. 

FiCHO, bn. corpulent. 

FiKA» 1. pie. 

FiLDA^ PHiLDA, 1. Ungcs, meublcs. 

Fbuxa, 1. loquet, tourniquet; 
syn. de maraiiUa. 

FiTZA, 1. beurrier, balayure. 

Floka, 1. bouquet. 

FoLA, 1. collet de pourpoint. 

FoMTALE, 1. poutre. 

FoBBUA, 1. porreau. 

Fbakkak, 1. ouïes de poisson. 

Franko, 1. abondant. 

FsnrrzA, 1. Tétoile de Toeuf. 

Fboga, 1. bn. preuve. 

FuiNy V. mun. 



10 



G. 



Gflbarri,b. chaloupe; deTesp. 
gabarra, ou Tesp. du basque? L'ori- 
gine du bas latin gabbaras est in- 
connue, V. Littré, D. 

Gabe, g. 1. bn. bage^ haga^ b. 
(hyperthèse de gahe\ manque, dé- 
faut, — 1. indigent. Comme suf- 
fixe dans tous les dialectes: sans. 
£n bise, contracté quelquefois en 
ge. Gabeak hatsa karaU, proT. d'O. 
le pauvre a l'haleine puante. Ez 
dala ihor' zeruèan mrtuko dere agin- 
duèak gorde àaga, Moguel, p. 17. 
Que nul n'entrera dans le ciel sans 
garder ses commandements. Nigaôe, 
sans moi. JDuda ôagarik, b. sans 
doute; quelquefois contracté en; 
duda ôarik. 

Gaàetu, gabetzen, 1. bn. priver, 
être privé. Jabe onaz gabetua dago, 
1. il a perdu un bon support. 

Gabia, 1. hune, de navire; de 
Fesp. gavia, ou du prov. gavi, cage. 
Il est probable que le mot, obi, 
nid, que nous avons considéré 
comme étant basque, dérive aussi 
de Tesp. gavia ou du lat. cavea; 
kabi, Aabi^ obi; permutation de k 
en i pour le lab. et chute du k 
ou de Vi, selon que le guip. a 



pris ce mot du latin ou bien de Fesp. 
ce qui est plus probable. Les dial. 
vénit, et sard. ont cabbia, pour 
cage, V. Diez, E. W. 1. 195. 

Gklbiko, g. gerbe. 

Gach, V. gaitz. 

Gac&ur, v. gazla. 

Gahamu, v. amu. 

Gai, gay, kai, g. 1. bn. gei^ h. 

P. écrit aussi: gaiia^ et avec e 
initial (de liaison?) ekai^ 1. ekieg^ 
bn. Le g devient kf selon les lois 
phon. V. Essai, Ch. IL Comme 
adjectif ce mot signifie: apte, ca- 
pable, propre à. Eztagai ezertako, 
g. ezia deusetako gaiy 1. il n'est 
propre à rien. Ezta garik, g. ezla 
geirik, b. je n'ai pas de quoi, p. 
ex. de drap pour faire un habit. 
Comme substantif: matière, sujet, 
étoffe. Jolaskai, g. sujet de con- 
versation. JBana erakuêleak zembaU 
argibidegai onetan emaêen dizkigute, 
g. mais les docteurs nous donnent 
quelques éclaircissements à ce sujet. 
Poiro hau daugin urtheko gerenno 
ekkey, bn. j'ai ce poulain pour 
être étalon de l'année prochaine. 
Salaberry. Emaiteko gag^etan bagare, 
Ax. p. 228. a. éd. si nous avons 



147 



de quoi donner ; litt. â nooB som- 
mes dans la capacité, si nous som- 
mes capables. P* cite : ffUig eiaya, 
fer pour faire une def; iutcia 
eiaya, bois pour faire un ootke. 
Le nom de la matière est donc 
sous-entendu; le coffire doit indi- 
quer quHl s'agit de bois; la clef 
qu'il s'agit de fer. 

Nous croyons que ifai, iai et la 
forme syncopée ia^MBe retrouvent, 
comme terminaison, dans plusieurs 
mots, avec une signification moins 
définie, mais indiquant toujours 
que le nom auquel il est suffixe est 
rendu propre à faire, qu'il a la 
faculté défaire, une chose: açeriai, 
Aalffoif etc. izngki^ egutU, aàaria. 

OsiobO, V, £iaUz, 

Oaichta, v. çaUg. 
Oaichtatu, v, paUz. 
Oaichtagln, v. ^at^;r. 
Gaichtakeria, v. çaitM. 
Gaichto, v. ^aUz. 

OaichtotO, v. çaile. 

QsiOTOf bn. Chargé de supporter 
un préjudice, résultant d'une mau- 
vaise action commise en commun. 
Salaberry. 

Gailia, v. ^a>. 

Oailly V. çan. 

Oainaldea, v. pan. 
Gaindi egin, v. çan. 
ChiiTiean, v. ffon. 
GainekO) v. ^a». 
Gainera, gainerako, Y.ffon. 
Gainerakoan, v. çan. 
Cteinetik, v. ^a». 
Gaingiroki, v. ^ai. 
Gaisiaii» v. çan. 



Gaitii, gaitik, v. sian, 
Gaisso, V. ffaUg. 

Gaisto, V. ^aiiz. 

GkuuBtoko, V. çaUz. 

Gaits, Au lieu de ^;s;, on trouve 
chy X, is, z, et, zt, mais c'est tou- 
jours le même mot, avec la signi- 
fication de mal, mauvais. Dans 
quelques dialectes on parsât faire 
une distinction dans Torthographe, 
pour les différentes acceptions de 
gaitZf ce que Fusage aura sans 
doute consacré; mais étymologi- 
quement parlant, ces différences 
n'existent pas, croyons nous, si ce 
n'est celles que les lois phonétiques 
exigent, et qui, peut-être, se bor- 
nent à une seule variation, et c'est 
la transposition du z; gaiiz fait 
gaiztakeria. Ch^ caractéristique du 
diminutif, donne gaicAo; ce eon 
est quelquefois rendu en bise, par x 
ou ss} comp. ausêâ, auoœ, auie; 
d'autres fois ci est conservé, pro- 
bablement d'après la fantaisie de 
l'auteur. 

Gaiûz, g. 1. bn. gaeh, b. mal, 
maladie; subst. — b. 1. difficile. 
Oaiiz ikAaragarri bai da toléra; le 
choléra est une maladie terrible. 

OaitZi gaieio, g. gecAa, geso, b, 
malade. Oaicko dago, il est ma- 
lade. On nous a dit que gaitz est 
employé en lab. comme^ une espèce 
de superlatif, p. ex. en parlant 
de quelqu'un qui fait tout très 
bien, ou qui est très grand au 
moral comme au physique. 

Oackolasun, g. mal. subst. esp. 
dolenda; de gacA4hta9an. 



148 



Oaicio, g. ffaiêêo, b. ^izo, 1. 
bn« pauvre^ terme de tendresse. 
Ama gaUsuak darruiko ondoren, 
Mogael; la pauvre mère le sui- 
vait. JSne zakhur gaizoa^ bu. mon 
pauvre chien. 

OaiztOf g. ffaisto, b. gaichto, bn. 
gaixto, L mauvais, méchant. JEureen 
egemplu gaistuagaz lotsaturii, b* 
ayant honte de leurs mauvais 
exemples. Oaichtoen escm cruc^- 
ctUuric hil ukan duçue. Act. II. 
23. Test. Bochelle; et vous Tavez 
tué, en lé crucifiant, par la main 
des méchants. 

OaiêtoiOf b. méchant. La ter- 
minaison i(o semble superflue. Adu 
gaiatoko infernutwrra^ Ai^ibarro; mé- 
chant diable infernal. 

Gaichtoiu^ b. gaixtaiu, gaixtat^ 
zen, 1. gaitz, gaiztu^ bu. devenir 
méchant. Ezta gaixtaizen gaUza; il 
n'est pas difficile à corrompre, F. 

Oaixioki, 1. méchamment. 

Oaiztakeria^ g. b. gaichtakeria^ 
gaixiakeria, 1. bn. méchanceté; de 
gaUza-keria. 

Oaixki, 1. mal; subst. Oaixkiari 
iAez egitea eta imgiaren egitea, la 
Vieux ville, p. 47. Fuir le mal et 
faire le bien. En bn. au pluriel: 
reproches. Gomme adj. malade. 
Salaberrj. 

Oaizkiy g. b. bn. gaixki^ 1. mal, 
adv. Oaizki egin dut lan iori, bn. 
j'ai mal fait ce travail. 

Oaizetai, 1. gaUzexi, bn. trouver 
mauvais, d&espérer; de gaitzetni. 

GaicAlagin, 1. bn. malfaiteur, 
malfaisant; de gaitza^egin. 



OaUzeriiziy b. L haïr; de gaUz'- 

OaUzerran, 1. médire. 

Oaiizi, 1. bn. ressentiment; de 
gaUziiu? 

OaitzUu^ gaiéziizm, 1. avoir du 
ressentiment, degaUz et i, qui forme 
les adj. verbaux. 

Oaitzikor^ 1. bn. susceptible, de 
gaUzi'kor, 

Gkdtzeritzii v. gaUz. 
Gaitzerraii, v. gaitz. 
Oaitzetsi, v. gaitz. 
Gaitzezi, v. gaitz. 

Gaitzi, V. gaitz. 

\ V. gaitz. 



G^tsdru» 1. bn. boisseau. 

Gaitsita, gaitzitasd» v. gaitz. 
Gaixki, v. gaUz. 
Gaiztakeria, v. gaitz. 

GaixtO, V. gaitz. 
Gaixtoki, v. gaitz. 
Gkdzotsi, V. gaitz. 
Gaizki, v. gaitz. 
GaiZO, V. gaitz.. 

Gaiztakeria, v. gaitz. 
(ïaiztata, v. gaitz. 

G^aizto, V. gaitz. 

Gakho, V. gako. 

Gako, 1. gakko, bn. def. 

GfQ, V. gtddu. 

Galaso, b. empêcher. 

GaldatU, v. gatde. 

GaldOi g. Lgaldo^ bn. demande. 

OaldetUf galdetzen^ g. 1. galdatu^ 
bn. gcdde egin^ 1. bn. demander. Ce 
nom verbal régit z en guip. Nere 
aitaren liburuaz galdetu det, j*ai de- 
mandé le livre de mon père. 

Galdegin, v. galde* 



149 



GkkldetU, V. gàlde. 
Gkildetze, v. gàlde. 

OaldO, V. galde. 
Oaldor, v. gandor. 

Oaldu, galtzen, g. b. L bn. 

perdre. Mogael écrite galôzen, pour 
galdide»^ bise. Le g. se sert de 
gali seulement à l'impératif. 

Oaldu, b. pemicieuxi corrompu. 
Olgeeia gàldubaky les divertissements 
pernicieux. Biotz galduba, le coeur 
corrompu. 

OaUra^ g. perte. 

Oalmena, g. perdition ; de galmen, 

Galgarri^ g. 1. bn. pernicieux; 
de gat-gani. 

Oaldura. 1. corruption; de gal^ 
dura. 

Oaltzapen^ L perte^ perdition; de 
gaUza'pêm. 

Oaldura, v. galdu. 

Gkde, g. 1. envie. £o gàlea^ g. 
L lo aléa, 1. envie de dormir; comp. 
jgale. 

Gkileper, v. garù 
Oalera, v. galdu. 
Galgarri^ v. galdu, 

Galliari y. gariar. 
OaUiarrOX, v. gariar. 

Oàlkha, galkliatu, bn. com- 
bler, bourrer. 

Galmena, v. galdu. 

OalSOrO, v. gari. 

Oaltzapen» v. galdu. 

OaltzarbOi g. aisselle. 

Oaltze, v. galdu. 

Oaiyur, g. sommet; syn. de 
tùfUor. 

Oambaba^ g. gamiera, bn. kamara, 
b. En g. et b. grenier; en bn. 



chambre. Le b. de l'esp. camara; 
le g. et le bn. du prov. cambra. 

Gambeba. v. gafnhata. 

Gan, 1. g. b. en. En bise, ce 
suffixe se soumet aux règles pho- 
nétiques et devient han, quand il 
le faut. Bam egin eztero (eginez 
gero) euraian dana, mais après avoir 
fait ce qui est en eux. Neregàn^ 
en moi. Il nous paraît que gan est 
l'adv. han^ an, là. Etant un suffixe, 
le h initial se trouve toujours au 
milieu du mot et suit la r^le que 
h initial devient h, et ici par ex- 
ception g. En bise, le k se retrouve. 
Pour la mutation de h en k, v. Pin- 
troduction. Les dial. basq. fr. ont 
baithan pour gan; mais tous les 
dialectes font usage de gana, qui 
dérive de gan. 

Gandikf g. ganik, b. 1. bn. de^ de 
chez; de gan-dik. Le d paraît s'être 
perdu dans ganik. Jaunaganik eldu 
du^ il vient de chez monsieur. 

Oana^ g. b. 1. bn. chez, à. En 
bn. gana régit le génitif. Norgor 
na zoaz? norengana zoaz ? bn. chez 
qui vas-tu? Centenerae igorcUzan 
adisquideac Aarengana^ Test. Ro- 
chelle; le centenier envoya ses amis 
au devant de lui. Jainkoagana U- 
holz goitUzea^ 1. élever le coeur à 
Dieu. Serait-il risqué de considé- 
rer gana comme la forme définie 
(avecFarticle)de^aff, en admettant 
que gan soit pour kauf là; ainsi: 
le là, c'est-à*dire la demeure; comme 
9/shez" fr. est pour ^^chiés'' maison, 
elliptiquement pour en ches ou 
chiés; v. Littré, Dict. 



150 



GoHaio, g. b. L bn. eawen, pour; 
de ffana-io; litt. de-ven ou de-à. 
Nor gizonaganako Jamigùikoaren 
amorioa ezaguiten duena, g. oelai 
qui oonDaît Pâmoar de Diea pour 
les hommes. 

QBSI9 2. ▼. ffom. 

Goaa» ▼• pM. 
Oflnako, ▼. ^am. 
Ganchingor, t. ganiz. 

Gtancho, bn. crochet en fer au 
bout d*une perche. 

Gandik, t. cm. 

Gandor, galdor, gaUfwr^ g. som- 
met; sjn. de UmicT. 

Gkmes egin» t. gan. 

Oflnga, !• cahute, palais de la 
bouche. Selon Larramendi, ce se- 
rait, la luette; ce qui nous paraît 
une erreur, du moins si ganga est 
cahute; ^.ahoganga^B.Y. ao. Peut- 
être comme le français gangue, 
de Tall. gang, allée; v. Littré. D. 

Gakibbt, g. b. L couteau; du 
prov. canivet; v. L. B. 

Gkmik, V. gan. 

Gkmtz^ g. b. 1. ganz^ bn. sain- 
doux: — L panse. 

Oanciingbr^g* L bn. gatzehingor^ 
L niions de porc, cretons. Est-ce 
que ehingor est pour ckingari.? 

Gkmz, V. gantz. 

Oanzolai L bn. morceau de 
cuir qui forme, pour ainsi dire, 
l'empeigne du sabot; de gan^zola» 
semelle supérieure. 

GfOL» g* gan, b. gain^ L bn. 
sur, dessus, Mcyaren gaha, g. mo- 
hanaren gaina^ 1. le dessus de la ta- 
ble. Hoftu du beregain, 1. il a pris 



sur lui. Bnegaim da wnkia. L bn. 
le navire est à ma diaige. Le « 
de gain paraît indiquer, comme 
c^est généralement le cas, le son 
mouillé de «• 

OiAeant g. gaima$^ b. gaimean, 
L bn. sur; de gaiream (v. Esssî, 
p. 49. Note, 1. Gomp. aurrean, 
gibelean); dans le dessus, et cor- 
respondant exactement à l'esp. en 
dma. Mmdiartn ganean, sur la 
montagne. Au gaUi aimbuie gauza 
esalem dira ewreen gamian^ pour 
cela tant de choses sont dites 
sur eux. 

Oainean, L adv. en haut. Oai^ 
nean db, il est en haut. En g. et 
b. on dit: gaian. 

Ganelôf g. b. gaineJto, 1. bn. de 
dessus, supérieur; de gan-to, avec 
e de liaison, puisque i ne peut 
suivre », v. Essai, Ch. II. Ma 
onen ganeko mrak beekoetaiik iere- 
zUu zUuen, g. et il sépara les eaux 
de dessus de ceci (firmament) d'avec 
celles d'en bas. 

Oanera, g. b. en outre, pardes- 
sus; de ganrta, avec e de liaison, 
puisque r ne peut suivre », v. 
Essai, Ch. II. Le verbe se construit 
avec z. Ordi bat danez ganera, en 
outre d'être un ivrogne. 

Gainera^ 1. sur; v.^oidra. Hari' 
zen dut ene gainera^ je prends sur 
moi. BUzea gainera dut, j*ai mis 
le pot au feu, expression elliptique, 
feu, sous entendu; correspond au 
holl. opzetten, mettre dessus. De 
aardappelen zijn opgezet, les pom- 
mes de terre sont sur le feu. Ceren 



151 



OentUen gameraere spirUu aain" 
duaren dohaina eraïUsiiçan iaiizen, 
Act. X. 45. Test. Bochelle; de ce 
que le don du St. Esprit était 
aussi répandu sur les gentils. 

GaneraiOj g. gai/nerako^ 1. bn. 
reste^ surplus; de gahera-ko. 

Gàheraiaan^ g. gainerakoan, b. 
1. bn. au reste, du reste; degane- 

OanafiUf g. dominer; de gah^ 
ariu, 

Oainaldea, 1. la surfiice, le des- 
sus. 

OanenUUf ganeraizen, g. b. se 
placer sur, monter; àe gai-e-^chtu. 

OanetUt, b. en outre, en sus; 
de gan^'iU. Bere argikumn gane- 
ta, en outre de son activité. 

Oaineiik^ 1. bn. d'en haut; de 

Oanez egin, g. b. gainez egin, 1. 
bu. augmenter. JEta Oomoraio he- 
katuak gàmz egin zutela, et que 
les péohés de Gomorrhe augmen- 
taient. Baldin aberaiz bazara, gainez 
egina bazaude, emozu ankUz, Ax. 
p. 229. a. éd. Si vous êtes riche, 
si vous avez du superflu, donnez 
beaucoup. 

Oaindi egin^ 1. bn. monter (p. 
ex. le lait), déborder. 

Oaingifùiif 1. superficiellement, 
P. (i. a.). La terminaison de Tadv. 
est répétée jusqu'à trois fois, gi 
pour Hj TO et U. 



GaUif g. b. L bn. gai^» gaUi, 
h. pour, à cause; — bn. malgré. 



Nous avons placé gaiik ici, puis- 
qu'il nous paraît être formé 
de ga'tik pour gan ou gain^dii, 
après réiision régulière de n devant 
t; on aurait pu laisser le n et 
dire gandii; mais gandik signifiait 
peut-être déjà: de, de chez. Nous 
ne sommes pas du tout certain de 
ne pas nous tromper ici; nous 
avions penché un moment à rat- 
tacher gatik à gan pour han (v. 
gan\ là; ainsi gatik pour han^ik, 
de là, ce qui expliquerait très bien 
la signification: de là = à cause; 
mais la forme gaitik, gaiti, s'y op- 
pose; nous ne saurions expliquer 
le i, qui se retrouve régulièrement 
dans gain pour gan, Jaungoikoak 
gizonagatik egin duena^ jaqvitea 
dala, g. c'est de (le) savoir ce que 
Dieu a fait pour les hommes. 

Gunartu, v. gan. 

Oanean, v. gan. 

Ganeko, v. gan. 

Gkinera, ganerako, v. gan. 

Gunerakoan, v. gan, 

Oaner atu, ganeratze, v. gan. 

Ganetik, v. gan. 

Oapar, v. zapar. 

Gapikio, 1. chevron de toit; de 
Fesp. cabrio. 

Qbt, g. b. bn. kar, 1. flamme. 

Xkar, 1. bn. zèle. Evidemment 
le même mot, bien qu'on y ait in- 
troduit un A. 

Oartu, gartzen» g. gar iartu, L 
bn. kartu, kartzen^ 1. enflammer. 

Kartsu, 1. kharxu, kkarzuy bu. 
fervent, zélé; de kar-têu. M. Sala- 
berry ajoute la remarque que kiarxu 



162 



est une oorraption de hkarzu; il 
nous semble qne c*est le contraire; 
hharxu est mieux du moment qu^on 
a adopté, comme M. Sal. l'ortho- 
graphe X au lieu de ^. Le a? est 
de date récente; Liçarrague dans 
le Test, de la Bochelle ne s'en 
sert pas; si le mot en question s'y 
trouve il sera écrit harUu. 
' Kartmii, 1. hharxuki, bn. ady. 
avec zèle; ^'^forme les adv. 

Karlo^ 1. charbon; nons ne savons 
rendre compte de la terminaison; 
il est peut-être plus probable que 
harlo vienne de Pesp. cardo, avec 
mutation de i en /; comp. eluT^= 
edur; ceci est cependant une mu- 
tation de dialecte à dialecte» et 
nous ne l'avons pas encore trouvée 
dans les mots d*origine étrangère. 

Gktraba, 1. aucun. F. Ce mot 
est obscur. Par les exemples que 
P. cite, on croirait plutôt que pa- 
rada ou mieux ffaraôe, a une sig- 
nification affirmative au lieu de 
n^ative. JEzta garabik^ il n'y en 
a pas un seul. Ici garaba est con- 
struit avec ez ponr rendre le sens 
n^tif. Orhoitz zara hUz garabez^ 
voas souvenez vous d'aucun mot? 
Aucun, est ici pour ^quelque'* et 
alors affirmatif. Le troisième exem- 
ple n'est pas très clair ipena garaba^ 
peine qui reste à satisfaire. Mais 
en tout cas il en ressort, croyons 
nous, que garaba ne peut signifier 
„aucun/' sinon accompagné d'une 
n^ation. Comp. bagarik. 

Gktrabiaj 1. grue à lever des 
matériaux; de gaftairobt? 



Garagar, g. b. L bn. orge; 
comp. garau. 

GaragariUa. dial.P le mois de 
juin, et en bise. de. juillet; de 
garagar-illa, comp. garilla. 

Garagarilla, v. garagar. 

Gkurai; 1. g. garrai, 1. gariai, 
bn. excellent. La signification pro- 
pre de garai doit avoir été: haut; 
les dérivés le prouvent; mais il 
paraît que seulement le sens figuré 
s'est conservé. Nous aurions voulu 
rattacher garai, à gan; c. a. d. de 
gan-ra, avec l'élision régulière de 
n devant r^ mais le i final qui se 
retrouve dans tous les dérivés de 
tous les dialectes est un obstacle. 
Nous reprenons donc ce que nous 
avons dit, s. v. aAuniz, degaraUu^ 
sans toutefois accepter l'opinion de 
M. de Charencey, qui n'est basée que 
sur la ressemblance des deux mots. 
Oarai, g. excellent; I. victoire, P. 
OaraiiOi g. d'en haut; àtgarai-ho. 
GaraUik, g.* bn. d'en haut; de 
garai^iik. Baina baldin gogoz go- 
raitik eguUen badui, 1. Cor. IX. 
17. Test. Bochelle; mais si je le 
fais contre ma volonté. L'emploi 
de garatUf n'est pas clair ici. 

Oarairaf bn. en haut; de garai- 
ra, Jautd içan den hura bera da 
igan-ere dena eeru gucien garaira, 
Eph. lY. 10. Test. Bochelle; celui 
qui est descendu, c'est le même 
qui est monté au dessus (vers le 
haut) de tous les cieux. 

Oairapena, g. 1. victoire, avan- 
tage, de garairpen. 

Cfarcdlari,garaUe^ g.L vainqueur 



158 



▼ictorienx; de garai4e etgarai-ari. 
Le / dans çaraUari paraît être 
eaphonique. 

OaraUu, garaitzen^ g. 1. garhaUu^ 
gariaUzen, bu. vaincre, surpasser. 

Oaraite^ 1. avantage, victoire; 
subst. verb. pour garaitze, le vain- 
cre. Axular, p. 80. Tëcrit avec Far- 
tide, garaitia. Izan zutenean Erro- 
matarreh dedratzen zuten ahantaiUa 
eia garaiiia. Les Bomains apràs 
avoir eu l'avantage et la victoire 
qu'ils désiraient. 

Gftrai, 2. g. temps. Oarai one- 
tan, dans ce temps. 

GktraikO, v. garai, 1. 

OsmUsacU ▼• gctrai, 1. 

Garaile, v. garais 1. 
GfUrailla, bn. gravier. 

Gkuraipena, v. garai, 1. 
Garaira, v. garai, l. 

Oaraite, v. garai, 1. 

Oaraitik, v. garai, 1. 

GfaraitU, v. garai, 1. 

Oaraitze, v. garai, 1. 

Garando, v. garrando. 

Gabano, I. gerenno, bn. {nn = ii) 
étalon; du vieux £r. goreignun,. 
gareignun. Ce mot se retrouve dans 
toutes les langues romanes; gua* 
ragno, it. guaranon, esp. v. Diez, 
E. W. 1. p. 280. 

Oaratosa, 1. étrille, P. 

Oarau, b. grain; comp. gari. 
Serait-ce peut-être de l'esp. grano^ 
avec chute de »P 

Gktrazii 1. province dn pays 
basque français. En fr. Cize. 

Oaraztar, habitant du pays de 
Gize. 



Garazi, 2. bn. cherté; de Tesp* 
carrestia. 

Garaztar, v. garazi, 1. 

Garba, 1- hharba, bn. broyé; 
instrument pour broyer le chanvre. 

OarbatUy garbaizen, broyer le 
chanvre. 

Garbato, garbatze, v. gofba. 

Garbal, 1. chauve; — bn. dé- 
couvert. 

Oarbaldu, bn. éclaircit^ découvrir. 

Gktrbantzu, g. barbantzu, 1. 
pois chiche. Selon M. Diez^ E. W. 
2. p. 181. de garau antzuj et Tesp. 
garbanzo du hssqvie garbantzu. Four 
la mutation du g enb^y.gurasoàt, 

Gfarbi, g. b. 1. bn. propre, net, 
pur. 

Oarbitasun, g. b. 1. bn. propreté, 
pureté; de garbi-lasun, 

Oarbidura, g. nettoyage; de ^ardi- 
dura. 

OarbUu, garbitz&tiy g. b. 1. bn. 
nettoyer. Le guip. se sert' à Tim- 
pératif du radical garbi, 

OarbUki, 1. proprement; de gctr* 
bi-U. 

Oarbigarri, 1. torchon; degarbU 
garri, 

Gktrbidura, v. garbi. 
Gktrbigarri, v. garbi. 

Garbiki, v. garbi. 

Garbitasun, v. garbi. 
Gktrbitu, garbitsse, v. garbi. 

GFardox, bn. harrots, 1. gousse 
verte et piquante de la châtaigne. 
Gttrhai, v. garai, 1. 
Garhaite, v. garrondo. 

GharhaitUtgarhaitze, v^âir ji,l . 

Garhar, 1. galAor, bn. arbre 



154 



860, branche morte; pour la mu- 
tation de r et l, v. art, S. 

OalAarrox^ bu. charivari; de ^a2- 
iar-otê (x = tê), comp. aboftota. 

Oarlasia, parrasi, bn. cri de dé- 
tresse, Sal. Pleurs avec crieries et 
lamentation ; mot d*0. selon P. — 
éclats. Oqnmen garkoiiak^ éclats 
de foudre. 

Oarhasia, ▼. garhaf. 

Ctarhiima, bn. (»» =» ii) cri de 

désespoir; comp. garharia. 

GktrhOt bn. anse, d*ane cloche 
ou d'une sonnette. 

Oarii 1. g. 1. (i. a.) froment; 
comp. gairau^ 

OarUla, bise, selon Astarloa; 
mais n'est plus connu, ni en b. 
ni en g. Le mois de juillet; de 
gari-illa, 

Oalêoro, g. diamp de blé? esp. 
trigal; de gari^oro; l pour f, ▼• 
art, S. 

Oalepeff g. caille; de gari'^per; 
l pour r, V. ari, S. 

Gari, 2. 1. bn. mince, grêle, 
efflanqué. 

Garicha, ▼. garriehu. 

Oarichu, g. garicAa, b. kalitcAa, 
1, verrue. 

Garilla, v. gari, 1. 

Oario, L sorte d'oiseau. P. 

Gahizuica, 1. bn. carême; de 
Pesp. cuaresma. 

(ïarkliarasta, garkharas- 

tatu, bn. enfamer; terme de cui- 
sine, en parlant de viande ou autre 
chose qui prend le goût de fumée; 
de goT'iaraU? 
Gtarkhora, v. garromh. 



Garkhotoha, v. gofrtmdo. 

Garlanda» bn. cercle en fer 
ou en bois dans lequel on hii 
cuire le pain de maïs nommé: 
meêtura, méture; de garle? Le 
mot guirlande est d'origine dou- 
teuse, V. Littré, Dict. Serait-il 
basque? 

Garle, L carreau, espèce de ton- 
neau. Oarlâ bat sagamoa, un car- 
reau de cidre. Comp. garlanda, 

Garmandi, 1. espèce de pom- 
me; P. de sagar-'Htendi f 

Gamura, v. gemu. 
Garoa, g. fougère. 
Garondo, v. gammdo. 

Garraiy v. garai, 1. 

Garranga, 1. le chant de la 

poule. P. comp. iaranka. 

Garrasi, v. garkar. 

Garbathoik, bn. rat. H nous 
semble du pr. ou d6 Pesp. raton, 
avec or prosthétique, comme tons 
les mots avec r initial, amaUmi 
puis le h qui est souvent préfixé 
en bn. (v. herrtka) et cet h changé 
en g. Pour la mutation de i en 
g comp. chingar^ 1. 

Garrats, g. b. 1. iàoraiê^Ua- 

rax, bn. kirats, 1. amer. GarratM, 
bn. âpre, viojent, sévère. 

Oarratz^ hirat»^ 1. aigre; hraU, 
g. 1. puanteur. La signification ne 
paraît pas bien fixe; mais tous ces 
mots, qui ne sont probablement 
que des variantes, indiquent quelque 
chose de désagréable au goût ou à 
Todorat. Le mot garraU doit être 
un nom composé; de gar^Uêf ois 
en bise, est puanteur et iatiii, 



155 



1. qui a llialeiiie forte. En hoU. le 
mot „lacht/' air, exprime comme 
atê en basque, air et puanteur; il 
&ut, il est vrai, souvent ajouter 
le qualificatif soit ,,mauvais/' soit 
„bon''; mais souvent aussi, p. ex. 
en parlant de la viande, on dira, 
elle a de Todeur (er is een luchtje 
aan), sans rien ajouter pour indi- 
quer qu^elle sent mauvais. Nous 
avons séparé les articles aie, 1. 
haleine et ats, 2. puanteur; mais 
il est fort possible qu'on doive 
les réunir. U reste encore à trou* 
ver ce que gar, Jtar ou Hr peut 
signifier. 

Oabeak haUa ha/rats^ prov. 173 
d'O. Le pauvre a l'haleine puante. 
Bagar garraùza, 1. la pomme aigre. 

KirâêtUj Hfâsten^ bn. iiratsùu^ 
Uraistenf 1. iaraéstu, (?) haratun; 
prov. d'O. puer. HaUa Uraiêten 
zago, rhaleine lui devient puante, 
P. Diotsa Mofihac, hiliçan eenaren 
arr^ac, Jauna, kirestu due, paur- 
guero. Jean XI. 89. Test. Bochelle; 
Marthe, la soeur de celui qui était 
mort, lui dit. Seigneur, il pue déjà. 
BunUi ioêten da arraina kanUzen^ 
prov. 107. d'O. C'est de la tête 
que le poisson commence à puer. 

Oairraiziaswn, 1. âpreté; degaratZ' 
tiuun. 

Kharaxtartun^ bn. amertume. 

OarraizH, 1. adv. 

Gurratski, v. gamUz. 
GiirratEtasiiii, v. gaftatz. 

Qc^nen^ suffixe qui dans tous 
les dialectes sert à former les noms 
de nombres ordinaux: biaarren. 



hirugarref^ etc. A en juger par la 
forme, garten est un génitif de ^or 
dont la signification nous est in- 
connue ; comme en basque le super- 
latif est exprimé par un génitif 
(V. Essai, Ch. IV), il faudra con- 
sidérer garren comme un superlatif; 
dans plusieurs autres langues il 
y a des nombres cardinaux formés 
de cette manière; p. ex. zwanzig- 
ste, ail; aussi erste, leUte ; et puis 
en basque: atzen, lehen^ v. (Uzmi* 

Garri, 1. suffixe qui sert à 
former des adjectifs, v. etarri, 

Gkurri» 2, L scrupule, remords, 
inquiétude, P. i. a. 

GarrondO) g. garondo {garant 
do?) garAaite^ garzeta, 1. P. gar^ 
kiora, garkiotekaj bn. En g. et 
bn. nuque; en lab. le derrière de 
la tête; ce qui s^accorde bien avec 
ondo; gar de garais IP U sem- 
blerait que gar indique quelque 
chose comme tête, cime, sommet, 
comp. garêoil^ garbal, chauve; garu' 
nak, cervelles et aussi garle. Oar^ 
khara signifierait plutôt couronne 
de la tête, c. a. d. le sommet, le 
hoU. kruin; gat^khora. Okhasmoa 
kopeian, àellarrean, aUzin aldean, 
illetêu da, eta ekerlaUu^ bainagar» 
haUean, garzetan^ gibélaldeantmoiz, 
sait, gardai^ iarsail eia iUe gaàe; 
Ax. p. 153 a. éd. p. 866. n. éd. 
n est chevelu du front, mais ohauve 
du derrière de la tête. La passion 
d*Axular d'employer des synony- 
mes lui fait répéter jusqu'à cinq 
fois le mot chauve. M. Tabbé In- 
chauspe écrit gairkaU$an; ce sera 



166 



probablement une de ces oorreo- 
tions comme epin pour etin^ y. 
eiin; garhalte^ ne paraît pas exister. 

Garsande, 1. chanvre; i. a. 
Oarêande hazi, chenevis. 

Gharsoil, karsoil, I. chanve; 
à Guëthary, crépu. Sait est déjà 
chauve; d*o& vient par? comp. 
garrondo, 

Gabtha-demboba ou garUai, h 
bn. quatre-temps ; corruption de 
quatre. 

GartU, V. gar. 

Gkurtze, V. gar. 

Ghazunak, b. cervelles; comp. 
garrondo. 

Garzotai v. garrondo. 

(ïaBaila, gasalla, bn. cris ou 

paroles vives de pluàieuis person- 
nes parlant à la fois. 

Gtasalla, V. gasaila. 

QbSJXAj V. gazta. 

GklSOtasuIl, V. gaiêz, 

GkiStaro, gaztaro, v. gazie. 

Oastu, g. 1. bn. dépense; de 
l'esp. gasto, même signification. 
Sne gastuz, à mes dépens. 

GktStigar, v. asttgar. 

Gfttazka, g. combat, rixe. 

Gafha, 1. espèce de poisson. 

Gklthabuta, v. kaladu. 

Qahwëa, L bu. chaîne; del'esp. 
cadena. 

GATHiBn, V. laUbu. 

OathUj v. katu. 

Gfttillll, 1. tasse; sjn. de opar, 

Gfttik, V. gan. 

Gtatz, g. b. 1. bn. sel. Baina^ 
baldin gaiza gueçat badadi, eerçaz 
gaeUmren da, Luc. XIY. 34. Test. 



Bochelle; mais si le sel perd sa 
saveur, avec quoi le salera*t-onP 

Chizi^ 1. salé. 

QazUu^ gazUzen, 1. saler. 

Oatzuntzif l.bn. salière; àegals' 
ufUsi, 

Oatzkari, bn. marchand de sel; 
de galz'-iari, v. an, 4. (comp. or- 
rainkari) ; i pour i, v. Essai, Ch. II. 

GatzatU, v. gazUt. 

Gatzatse, v. gazta. 

Gatzcliingor, 1. grillons ou 

niions de porc ; synonyme et 
variante (?) de gancAtHgor. 

Gatzkari, v. gaiz. 

Gatzunt^ v. gatz. 

Oau, g. b. 1. bn. nuit. En bise, 
généralement prononcé goba, avec 
Tarticle^ au lieu de gauba^ et en 
g. le u est prononcé t?, quand suit 
une voyelle, gavtm pour gau on. 

Gauerdi, g. b. 1. bn. minuit; de 
gaiherdi. 

Oauaz^ g. 1. bn. gaubaz, b. de 
nuit; de gau^z, 

Gau-enharra, v. enada» 

Oaur, g. b. aujourd'hui ; — bn. 
cette nuit. Oaur correspond en g. 
plutôt à Fall. heute. Ouwr arraU- 
aldean, heute abend, ce soir. Gaur 
goùiean, heute Moigen^ ce matin. 
Oaur eguerdiafi^ heute Mittag, ce 
midi. Le r final de^avr, reste pour 
le moment sans explication; peut* 
être de gau'-ori? cette nuit, ou 
bien de gawren^ génitif; nous disons 
en holl. van daag, aujourd'hui, litt 
de jour ; van nacht, cette nuit, litt. 
de nuit. 

Oaur guerOi bn. déjà. JamiM tir- 



167 



reêtu due gawrgwfo^ Jean, IX» 89. 
Test. Bochelle. Seigneur, il pue 
déjà. 

OawtdaTMkhiaTltOy^. d'anjonrd^ui 
à demain, c. a. d. bientôt, au 
premier jour. 

Oaiiaz, V. gau. 

Oaubaz, ^T gm. 
Oauerdi, v. gcm. 
Oanr, y. ga%. 

Oaurgero, y. gawr^ s. y. ga%. 
Gauza, g. b. 1. chose; del'esp. 
cosa. 

Oay, y. gai. 

Gaz, kaz, b. (selon les lois 
phon. y. Essai, Gh. H) suffixe, ayec. 
Garotoêunataz, ayec les jouissances. 

Guza, y. geza. 

GkUBaita, gotaUa bn. parrain; 
comp. ugazaUa. 

Gkusama, gozama bn. marraine; 
comp. ugeusanui. 

Gktzi, gazitu, gazitze, y. gâta. 

GklZta, g. gaztai^ b. gosna, 1. 
bn. fromage. Nous ne connaissons 
aucun exemple de la permutation 
de ^ en I», ou de n en i^ nous 
ayons donc probablement ici deux 
mots différents, du moins en partie. 
U nous semble difficile de décider* 
lequel est le pins ancien, dusub* 
stantif (fromage) ou de Tadjlyerb. 
gaiza, caillé; il semblerait cepen- 
dant qu'on a dû obseryer que le 
lait se caille, ayant d*aYoir appris 
à faire le fromage. Oagia^ serait 
donc pour gatza (d*où gaizatu\ le 
caillé, la chose caillée ss fromage; 
et gctina trouyendt aussi son expli- 
cation, gaéza-eme, lait caillé. U y 



a une objection sériease, c'est que 
Mne aurait dû précéder, y. Essai, 
p. 120. 

OatzatUy gcUzaiÉfân, g. b. 1. cail- 
ler, — 1. conoeyoir; F. Gatzatu 
gineko ilAunak, la nuit que nous 
étions conçus. 

Oazur, g. gazurif b. gachur, bn. 
petit-lait; de gatz^wr* 

GkkZtai, y. gazia. 

Gkustaro, y. gazte. 

Grazte, g. b. 1. bn. jeune. 

Oazteiasunj g. b. 1. gaztetarzuuy 
bn. jeunesse; de gazie^tasun. 

Oazéeria, bn. la jeunesse, les 
jeunes gens; de gazte^-eria? pour 
keria; ce serait, ayec gorieria, le 
seul mot, que nous sachions, dans 
lequel la mutation de A' en ^ n*a 
pas eu lieu. 

Oaztekeria^ g. b. bn. étourderie 
de jeunesse; de gazte-keria. 

Gazteéu, gazletzen, g. b. 1. bn. 
rajeunir. 

Oaztaro, 1. le temps de la jeu- 
nesse; degazte-aro. P. éGnigastaro^ 
ce qui est une erreur. 

OaztecàUi b. enfant. Oi dira gu- 
roêo batzuh koHigeetân ditubenak 
gaztechubak errugabe, il j a des 
parents qui châtient les enfants 
sans faute. 

Gazteohu, y. gazte. 
Gaztekeria, y. gazte. 
Gazteria, y. gazte. 
Gktztetasun, tarzim, y.^o^. 
Gktztetu, y. gazte. 
Gtaztetze, y. gazte. 
(}aztigata,gaztigatz6n, 1. bn. 

faire sayoir,enyoyer une commission. 



168 



GMUr, gamri, t. gaaia. 
Ge, V. gobe. 
Ctocha, V. gaitz. 
Gede, v. eheie. 
Géheli, 1. chair de boeuf. P. 
i. a. 

Oehiago, v. gei. 

Gtéhiau, v. gei. 

Oei, 1. La signification prind- 
tive de gei paraît être «^plos*') du 
moins à en juger par la locution 
snivante: gei ta obe, a mas j me- 
jor^ dans la dernière perfection ; ▼. 
Larramendi s. v. mas. Il est diffi- 
cile de dire si gei est an positif 
ou un comparatif; la même indé- 
cision règne par rapport à obe, qui 
signifie meilleur, mais auquel on 
ajoute cependant ainsi qu'à gei, le 
suffixe de comparaison goi obeago^ 
gegago. On dirait même que gei 
sert parfois comme superlatif, puis- 
qu'il est employé aussi pour ex- 
primer 9>trop''; alboratuj approché; 
alioragotu^ plus approché; albora^ 
geitUj trop approché. !Sq\x% retrou- 
vous gei en bn. sous la forme «^^ 
dans le même sens de ^jtrop"; 
goUegi gin hiz^ tu es venu trop 
tôt. Bota harriek kandiegi dira^ ces 
bottes sont trop grandes. La forme 
bn. nous rapproche peut-être du 
mot primitif, c. a. d. de hegi^ ige, 
dans Tacception générale de,, hau- 
teur", „haut"; V. ig. 

Oegen, g.gejfeen,h.geiken,geyen, 
1. geiien, bn. (le) plus ; ail. meist ; 
(la) plupart; — bn* supérieur, 
premier. Superlatif, a a. d. génitif 
(T. Essai, Cb. lY), de gei. Geyeth 



devient avec l'article, jurywM» la 
plupart. £ep(maio £u$ialdumikg^fe' 
nak^ la plupart (die meisten) des 
basques espagnols. Bamam mola 
gehiemek gutizia iandiagoa àaiMe 
hanUz jaUieiOj Chourio, La. de 
J. C. p. 88. Mais comme la plupart 
ont plus grand désir de savoir 
beaucoup. Ofieiâr karieUm geUena 
Jndre da^ bn. Sal. Parmi cos offi- 
ciers le premier, le plus éliévé en 
grade, est André. Piloian Jacob 
çeiien da Martinen, bn. au jeu de 
paume Jacob est supérieur à Kar- 
tin. £6a tartan da ageri uêoaren 
inocenteia eta ergetteria, periUkgû' 
hien duenean, baita erhoemk eta 
antsikabenii, Ax. S42. a. éd» £t 
en cela se montre rinnoœnce et 
la niaiserie de la colombe, qui est 
la plus folle et la plus insouciante 
quand elle a le plus de danger. 

Oeyago g. b. L geikago^ 1. gehiago, 
bn. plus, davantage; comparatif de 
gei. Bztut nahi gegago, je n*eu 
veux plus. 

G^enaz, g. geyenez, b. L geiiâ* 
naz, bn. tout au plus; àegegeHéh€. 

Gegegij g. b. geizho^ g. trop. 
Oeizto est formé comme un grand 
nombre d'adv. de g»-z^ho; mais 
gegegi a plutôt l'air d'être une lédu- 
plication, comme betebetean^ etc. 

Geitu, geitzên^ g. b. augmenter. 

Qeif 2. V. gaù 

Oeihago, v. geL 

QeitlBUf V. gei. 

Oehien, gehienaB, v. gei. 
Qejjeen, v. gei. 
GtainliatBea. ^. geniatzea. 



169 



Geirik, ▼. gai. 
Gtoita, geitee, v. geu 
Oeizko, y. g^ 

Gtola, g. 1. chambre. 

Gelari^ gelazainX valet ou femme 
de chambre, serrante de caré; de 
gàa-^m, 4. et ssaim, 

Oelari, v. gda. 
Oelazain, y. gela. 

' Gèlberia, L fièvre chaude, P. 
Ce mot n'est plus connu, mais 
Larramendi cite, etgaiiz {el^aitz\ 
pour fiè?re chaude, et elgarri (el- 
gorri), en bise, signifie rougeole. 
M ou gel paraît donc signifier un 
mai, qualifié de gailz, mauvais ; 
de garri^ rouge; de èeria, qui sera 
probablement pour àerrOj chaud. 
Mais d'où vient el/ de el, eldui 
ou bien de m, (Am), mal avec 
mutation de r eu l; comp. an, 
S; g pour i, comp. eio = ego; 
igee = ihes , etc. Cependant le » ne 
86 serait pas perdu. Nous avouons 
que ces hypothèses ne sont pas 
très satisfaisantes. Y. helgaitz. 

Oeldi, g. b. 1. lent, lenteur; 
posé; — bn. stagnant. 

OeldUu^ geldUzen, g. b. 1. bn. 
rester, cesser, s'arrêter. A Quéthary 
geUi, signifie iKarrêter. Zamaldia 
géldi doa, P. le cheval va len- 
tement. 

Geldi geldi, g. peu à peu. 

Gtolditu, gelditae, v. geldi. 

Oemail, bn. force douteuse ou 
affaiblie; énergie équivoque. (P) Sa- 
laberry. 

Gekdx, g. génie f h. gens; de 
Fesp. gente. 



Genliataea, P. geMatzea^ O. 
soûl, nourrir, entretenir, 

Gtoratu, gerataen, g. b. re- 
tenir, s^arréter. 

GaBba, 1. fleur de noyer. 

Oereiz, g. iereizj b. geriza, 1. 
£n g. et b. ombre ; en 1. abri. La 
ressemblance avec le prov. guarida, 
Tesp. garita, refuge, d'où le £r« 
guérite, serait-elle fortuite ? ou est- 
ce que le basque aurait pris ce 
mot des langues romanes? 

GsBBNKO» V. garano. 

Gebbzi, 1. bn. cerise; d*une des 
langues romanes? avec mutation 
de la sibilante en gutturale; comp. 
solaz, esp. jolas, basque. 

Oeriza, v. gereiz. 

Gbrla, 1. b. guerre. 

Gerlofi^ guerrier ; de gerlaHifi^ 4. 

Oerli, 1. pus. P. — bn. liquide 
qui sort imperceptiblement d'un 
arbre ou d'un fruit. 

Gemua, 1. urine. Liurraméndi 
cite, gamwra; comme le r de ura 
est doux il sq sera perdu dans la 
prononciation. Comp. harn, ail. 
urine. Si gamva, gemua était com- 
posé de gerri-urOf il est probable 
que le ^ ne s'y trouverait pas. 

QerO| g. b. 1. bn. après, en* 
taite. Gero régit le suffixe z^Jane» 
gero, après avoir mangé. Comme 
après les sibilants il faut une cota-* 
sonne forte (v. Essai, Ch. II.), on 
écrit et Ton prononce jwnezkero^ 
et de là Terreur des auteurs et 
qui écrivent jan eziero {ezguero), 
n'y ayant plus reconnu le mot 
gero. Bien qu'ib connaissent 



160 



' 



l'errear, ils restent fidèles à leur 
orthographe vicieuse. Ordu iura 
ezkero, Lardizabal. Après ce mo- 
ment. Gero Noe, 6ere emaziea eta 
oyen iru êeme^erranai, . . . Ensuite 
Noéy sa femme et leurs trois en- 
fants (fils-filles)... Gero esan zion^ 
ensuite il lui dit. Ehrriko naiz 
gero^ 1. je viendrai après, plus tard. 
Hazi geroZf I. après avoir commencé. 
Egwndainoz gero, 1. depuis tout ja- 
maisy P. (à tout jamais). 

Geroa^ g. b. 1. l'avenir. Geroho 
begira egoitea, L regarder à l'ave- 
nir. P. 

Geroz, 1. depuis. 

Geroztih, g. b. 1. dès-lors, de- 
puis; de geroZ'iUc. 

Gerokoy g. b. 1. bn. adj. d*après, 
de plus tard ; de gero-ko. Umeiako 
oierieriai artinagoak oi dira azi 
ezkéroknak (aziez-^eroiuai) 6ano,h. 
les travers de la jeunesse sont 
d'habitude plus légers que ceux 
qui se produisent plus tard. Le 
fr. n'a pas d'adjectif qui corres- 
ponde à geroioj il faut une cir- 
conlocution; le hoU. later^ l'ail, 
spâter (als die spateren), s'en rap- 
prochent un peu plus^ bien que 
ce soient des comparatifs. Geroko 
egunai, les jours d'après, les jours 
suivants. Au geroko utzi det^ j'ai 
laissé cela pour j^us tard. 

Oerokoaij plur. de geroko; b. 1. 
les descendants; litt. les ou ceux 
de après. 

Oerokoa gero, g. arrive qu'ar- 
rive; litt. après ou plus tard, les 
(choses) de plus tard ; l'ail, spater, 



das spatere, rendrait assez bien b 
basque. C'est le titre {geroko gero) 
du livre si connu d'Axular. 
Q^roa, V. gero. 

Oerok, v. gu. 

OerokO, v. gero. 

Oeroz, geroztik, v. gero. 

G^rpa, 1. cordon de chapeau* 
Oerrena, 1. broche. 

Gerri, g. reins, rognons; — g.* 
b. 1. bn. ceinture, partie du corps 
au dessus hanches. 

Oerriko, 1. bn. ceinture; cèdent 
on se ceint; de gèrri-ko. 

Oerrikaiu, gerrikaizen, 1. bn. se 
ceindre. 

OerrwUzak, g. les reins, los lo- 
moB, selon M. Eguren, Ouia- 
Manual, etc. Yitoria, 1868. Selon 
P. gerruntzea signifie ,,le lieu de 
la ceinture.'* De gerri-untzi? 

Gerrikatii, gerrikatzdi v. 

gerr%* 

GerrikO, v. gerri. 

Ghemmtzàk, v. gmri. 

Oemintze, v. gerri. 
.G^ersti, 1. anse d'un vase. 

Oertaera, v. gertatu. 
Gertakari, v. geruuu. 

Gertaldi, v. gerta^. 

Gertatu, gertatutaen, g. ge^ 

thatu, gertkatzen^ 1. bn. arriver, sur- 
venir. Ouertha ère daiteke baizuen 
eta bertzeen abisua ona den^ Chourio, 
p. 48. U peut arriver que le con- 
seil des uns et des autres soit bon. 
Ce nom verbal est formé de ^«r< 
ou gerta, mais nous ignorons la 
signification de ce radical (?) qui 
se retrouve dans plusieurs dérivés: 



161 



Comp. gertuan. Selon M. de Cha- 
rencey, gertatu^ dérive du lat. qaae- 
ritare; mais il nous semble que la 
signification s'j oppose. 

Oertaera, gerUMi, g. gerthanza^ 
1. événement. De gerta era et aldi; 
mais anza est obscnr. 

Oertakari^ g. succès ; — 1. événe- 
ment. Probablement de gerta-ari 
4. (Aon), et h pour A. Zmàat ger- 
iakari dakarzîciena^ qui apportât 
(eût) tant de succès. 

Ctorthanza, v. gertatu. 

CtorthatU, v. gertatu, 

Ctortliatze, v. gertatu. 

Ctorthu, 1. sûr. 

Oerthvzy gerthuzki, 1. assurément. 

Oerfhuz, gerthuzki, v.gerthu. 

Gtortuajl, b. près de;de^erfu- 
an f comme aurreauj cUzean, ondoan, 
etc. de awre^ cUze, ondo et alors 
signifiant ^^dans la proximité de''; 
mais nous n'avons pas encore ren- 
contré gertu, gerto, dans le sens de 
proximité. Faudrait-il rattacher le 
nom verb. gertatu, à gertu^ le sens 
des deux mots le permettrait; ar- 
river, survenir et être proche. 

Gosal, 1. bn. 10 saumure; 2° 
boue provenant de la fonte de la 
glace. On prononce généralement 
yesal. 

OeseUdu^ fondre, se dit de la 
glace fondue par le soleil. 
Gesaldu, V. gesal. 
Gtoso, y. gaitz. 
Oestara, v. eztera. 

Oeu, geuk, v. gu. 
Qeure, v. gu. 

Oeurtza, L Tannée qui vient. 



P. i. a. Oeurtz datorken urtean, l'an- 
née qui vient. Oeurtzko ogia^ le blé 
de Tannée qui vient. On voit 
par Texemple que donne P. que 
geurtza ne signifie pas „Tannée qui 
vient'', du moins dans le premier 
exemple; il faut croire que daus 
le second, il y a une ellipse. GeurU 
paraît être un adverbe» et a peut- 
être une origine commune avec 
gerttuin; ainsi, geurtz datorken urtean, 
dans Tannée qui vient prochaine- 
ment. Datorken, est la 3°^^ pers. 
du prés, de Tind. de etorri, venir; 
nator, je viens; ator^ tu viens; 
dator^ il vient; datorren, qui vient 
{dator plus n relatif); nouis igno- 
rons pourquoi P. écrit datorken. 

Oeyago, v. geù 

Oeyen, v. geî. 
G^enaz, v. gei. 
Gtoyenez, v. gei. 

Oe2Sa, g. 1. bn. gaza^ b. insipide» 
fade; — 1. doux. Sagar geza bat, une 
pomme douce. Ur geza^ eau douce. 

Oezatia^ 1. pommier à pommes 
douces. 

Gtozatiai v. geza. 

Gtezi, L trait; P. i. a. 

Oeztora, gezteratu, v. eztera. 

CtozOTi g. L bn. guzur, b. men- 
songe. Aiera zitulan guzur ta borrœ 
asko ùnprentatik, Moguel. Beaucoup 
de mensonges (d'inexactitudes ?) et 
de fautes d'impression (en) ont 
été ôtés. Comme il parle d'une 
seconde édition do son propre 
ouvrage {Echeko eskoUa), il n'em- 
ploiera pas guzur pour mensonge. 

11 



162 



Oezurti, g. 1. bn. guzurti^ b. 
menteur. 

Oezurtatu^ gezurtatzên, g. 1. guzur^ 
tatu, b. démentir. 

OezurreZf g. 1. guzurreZj b. men» 
songèrement; de gezur-z. 

Oezurrezkoj g. 1. guzurrezko, b. 
mensonger; de gezurrez^ko* Bere 
Jainko gezurrezkoaren elisan, dans 
l'église de son Diea mensonger. 

Gossurrez, ezko, v. gezur. 
Gezurtatu, gezurtatze, v. 

gezur. 

Qozurti, y. ^erur. 

Oiar> V. gihar. 

Oibel, 1. bn. (le) derrière, (le) 
dos; — g. b. 1. bn. foie. Etchegi* 
bela^ le derrière de la maison. GHàel 
egiok ekaUzari, prov.192, d'O. Tourne 
(litt. fais) le dos au mauvais temps. 

Oibelean, 1. derrière; iegièel-eany 
dans le derrière; comp. aurreany 
ondoan, etc. Etcliearen gibelean^ der- 
rière l'église. 

Oibelaiu^ gibelatzen, reculer, re- 
tarder. Ene semea eztuzu gibela goan 
behar, Ghourio, Im. de J. C. p. 
220. Mon fils il ne faut pas reculer. 

Oibelarif 1. gibeldari, bn. Sala- 
berry; (pourquoi d?) de gibel-ari 
4. retardataire. 

Oibelondo, bn. conduite louable 
ou blâmable des personnes prépo- 
sées à la garde de quelque chose 
en Tabsence des maîtres. Sal. 

Oibelari, v. giàei. 
Oibelatu, gibelatze, v. gibel. 
Gibelean, v. gibei. 
Gibeldari, v. gibei. 
GibelondOi v. gibeu 



Oiobi, V. gvehi. 

Oichienes, v. guehi. 
Gichîtan, v. gwihù 

GichitUi V. guchi. 

GichOIli V. gizon, 

Gidail> 1. l'os de la jambe; P. 
i. a. synonyme de zangar. 

Gicler, 1. manche de couteau; 
queue d'un fruit. Oerezi gideira, 
la queue de cerise. 

Gignarreba-giTOn, 1. beau- 
père; P. i. a. Ce mot paraît être 
UQe corruption de aùagmarrdfa, 
même signification, v. aita. La seule 
façon de décomposer ce mot, nous 
semble être, aàa^gin^rreba, ce qui 
n'offre rien de très satisfaisant; si 
ce n'est qu'il faut entendre parla 
le beau-père du mari; le père, 
amené dans la famille (fait == ^ii) 
par la fille? 

Oignarreba emazie^ 1. belle-màre, 
P. i. a. 

Gihar, g. 1. giar^ g. giyarre, b. 
ginhar, giriar, 1. chair vive. Selon Larr. 
chair sans graisse. Pour la mutation 
de A, y y n, v. chingar^ 1. CUharran 
ukitua, 1. touché au vif. Y. inharki. 

OiLA, bn. ginda, gine, gindoU^ 1. 
guigne, cerise aigre, P. douce, Lit- 
tré, D. 

Oindoltzea, guigner, mot d'O. 
selon P. 

Gille, 1. g. envie. 

GiLLE, 2. 1. quille. 

Gilli gilli, V. kilikatu. 

Giltz, g. b. 1. gilz, bn. clef. 

Oiltzatu, 1. bn. giUzêz icki, b. 
fermer à clef. 

Oiltzatu, V. giUz. 




163 



Giltses iohi, v. gUu. 

OiltZIimiIiak, g. les rognons, 
selon M. £(garen), Goia Mannal, 
Vitoria, 1868. 

Gilz, V. giltz. 

OiNDAi V. gila, 

Gindach, L P piège à prendre 
les chiens qui vont manger les 
raisins; P. en donne la descrip- 
tion. 2^ espèce de travail, où Ton 
soulève les boeu£9 pour les ferrer. 
Nous plaçons les deux aoceptions 
dans le même article; peut-être 
faudrait-il les séparer. Il y a une 
ressemblance curieuse et fortuite 
peut-être, entre gindach et windasch^ 
holl., grosse poutre, armée d'une 
poulie au moyen de laquelle on 
hisse les marchandises, etc. aux 
étages supérieurs; chaque maison 
a son windasch; ce mot est formé 
de winden, tourner, remonter, et 
asch, essieu. 

GiNDOiL, V. gila. 

GiNDOLTZBA, V. gila, 

Gingaya, 1. à l'avenir; i. a. 
Probablement de yîn^ jin^ venir. 

GinhaTy v. gihar et chingar, 
P. donne: urdaya ginharra, sans 
traduction. Urdaya est chair de 
porc, lard. A Ouéthary on dit 
ehingar pour lard. 

Ginar, v. gihar. 

GiâO, V. no. 

GirgUla, L ruban; on le dit 
surtout des rubans qui flottent. 

Gixi, 1. jument en chaleur. 

G11USTIKO9 1. girisHnno (nn = n), 
bn. chrétien. 



Oirtain, v. Urun. 
Girtoin, v. hirtm. 

GiSA, g. 1. bn. mode, façon, guise, 
apparence; — bn. suivant; de l'esp. 
guisa. Esan dan gisan, g. ainsi qu'il 
est dit; litt. dans la façon qu'il 
est dit. Norbere gisara, chacun à sa 
façon. 

Oisako, 1. bn. de belle apparence, 
de belle allure, propre; de ^^-A;o. 

Gmla^ bn. suivant les apparen- 
ces; de gisorla. 

GiSAKO, V. gisa. 

GiSALA, V. giaa. 

Gisha, V. gija. 

GiSU, bn. kisu, 1. chaux. 

Oiêulabei bn. kisulabe, 1. four à 
chaux; de gîsu^laèe. 

CKsustatu, giaustatzen, bn. histutatu^ 
1. répandre de la chaux sur les 
terres. 

Gisulabe, v. giw. 

GiSIlStatU, V. gim. 

GJJay gisha^ 1. hanche. Nous 
trouvons ces deux mots dans notre 
Dict. Ms. comme syn. de gizen, 
gras, graisse, signification inconnue 
aujourd'hui 

Giyarre, v. gihar. 

Giza erhaille, v. erhaitea. 

Giza erhaiteka, v. erhakea. 

Gizaklliue, v. gizon. 
Gizaldi, v. gizon. 
Gizen, g. b. 1. gras, graisse. 
Oizentasun, g. 1. embonpoint. 
GiZGDtaSUHy v. gizen* 

GizerhaiUe, v. gizon. 

Gizon, g. b. 1. bu. homme. 
Oizonchoj g. b. gichon, 1. bui petit 
homme ; de gizon et ch^ diminutif 



164 



Oizonaldij b. gizcUdi, g. b. géné- 
ration; de gizofi'^Udù 

CUzakumeak, g. les hommes; litt. 
les enfants (des) hommes; exacte- 
ment le holl. mensche-kinderen ; 
de gizon'-'kuniê, 

OixerhaiUe, 1. meurtrier. P. i. a. 
de gizon-erhaUiU* 

Oiza erhaiteka, 1. meurtre. 

Oizondu, 1. bn. devenir homme, 
grandir. 

Oizon ercU^ 1. eunuque. 

Oizon izotz ou hotz; gizanithurri 
hotZy 1. homme impuissant. 

Gizonaldi, y. gûan. 

GizoncllOy y. gizon. 

Gizondu, y. gizm. 

Go. Nous considérerons ici go 
comme une Tacine^ sans vouloir 
décider s'il ne faudrait pas ratta- 
cher go à ig, ou même si go ne 
dérive pas dei^. &o exprime Tidée 
de ^^baut^' et a servi à exprimer 
les relations abstraites du compa- 
ratif et du génitif. Pour ce qui 
concerne le comparatif, l'analogie 
est claire; Tidée d'aller au delà, 
pouvait s'exprimer par ,,haut"; 
comp. le verbe tro^o, aller au delà; 
probablement de emzo-igo, faire 
monter. Le génitif trouve ses ana- 
logies dans d'autres langues, où 
il est quelquefois exprimé par un 
locatif; aussi ne faut-il pas oublier 
que tout ce qui est abstrait dans 
une langue, a été primitivement 
concret; v. M. Millier, Lectures, 
1. 104. 222. 

1^ Oo, g. b. 1. bn. suffîxe du 
comparatif, correspondant à, plus. 



Andig grand; andiago, plus grand. 
Go est toujours uni au nom défini, 
c. a. d. accompagné de l'article, 
{andiago et non andigo) et n'est 
jamais soumis aux lois de la pho- 
nétique ; go reste invariablement go, 

2^ &o, suffixe du génitif, de. 
Selon que les lois phonétiques 
l'exigent, go devient ibo, v. Essai, 
Ch. IL Echéko jauna, le maître de 
la maison. Nongo, d'où. Burgosho, 
de Burgos. Oizonak, lutreko abereak, 
aireko egaztiak, Lardizabal. Les hom- 
mes, les animaux de la terre, les 
oiseaux de l'air. Abranen ondoren- 
goak itsasoko areak bano ttgcariagoak 
izango zirala, Lardiz. Que la posté- 
rité d'Abraham serait plus abon- 
dante que le sable de la mer. -^ 
On se serait attendu dans les deax 
derniers exemples au génitif géné- 
ralement employé, le génitif en en 
(ren); itzoBoartn areak, etc. Ceci 
prouve qu*on peut exprimer indiffé- 
remment le génitif par go ou par 
en; ce même fait se retrouve aussi 
dans les futurs, qui sont rendus 
dans quelques dial. par go^ dans 
d'autres, par en. Le génitif dans 
des phrases, comme aireko egattiaky 
et lurreko abereak, est tout près de 
devenir un adjectif, ou disons plu- 
tôt qu'il n'est pas toujours possi- 
ble de tracer la limite qui sépare 
l'un de l'autre; animaux terrestres 
ou animaux de la terre, sont des 
phrases à peu près (tout-à-fait?) 
synonymes; v. l'article suivant. 

8^ Qo^ suffixe du génitif qui 
forme un grand nombre d'adjecti&f 



165 



V. ci-dessus, n^ 2. Dans beaucoup 
de langues le même procédé se 
retrouve; en français, les génitifs 
,,d'argent", „d*eau" (poule d'eau), 
de père, correspondent aux adj. 
aquatique» paternel, etc. Echeko, 
de maison = domestique; aUiko^àe 
ainsi = tel; goizko, de matin = 
matinal ; emengo, de ici ; l'ail, pos- 
sède un adject. correspondant, 
hiesig. 

Comme tout adjectif basque peut 
être employé substantivement, il 
y a plusieurs substantifs en go ou 
ko, qui sont à l'origine des adjectifs. 
Ainsi, ondorengo, postérité, litt. de 
après ; ondarengoai, les (ceux) de 
après = descendants^ postérité. 
Aurreko, de avant; aurrehoak, les 
(ceux) de avant =: ancêtres ; elkargo, 
assemblée, etc. 

4^ Oo, suffixe du fatur dans les 
dial. basq. esp. et quelquefois, mais 
rarement, en lab. aussi. Les dial. 
basq. £r. ont fait choix de l'autre 
suffixe du génitif, en, ou ren, selon 
les lois phon. v. Essai, Ch. II. 
Artuko dût, g. arturen dut, 1. je 
prendrai. Nous avons vu, plus 
haut (n^ 2). Lardizabal se servir 
de la forme en go, pour celle en 
en; nous retrouvons ici, quoique 
dans différents dialectes, la même 
liberté. Cette façon de rendre 
le futur a quelque analogie avec 
l'espagnol, qui rend „avoir à faire 
une chose*' par, haber de hacer 
algo. 

Oo devient ko, quand les lois 
phonétiques l'exigent; v. Essai, 



Ch. n. Emango, galduio, etc. M. 
l'abbé Inchauspe ignorant les lois 
phonétiques de la langue basque, 
se figure que les formes joanko, 
emanko (v. verbe basque, p. 9. note, 
1.) ont été abaudonnées par les 
dial. soûl, et bn. à cause de la 
rudesse du son; il ajoute qu'elles 
sont conservées, dans les dial. guip, 
et bise. Nous avons déjà dit dans 
notre Essai que c'est une erreur; 
c'est la loi phonétique qui exige 
joango et emango, tout aussi bien 
en soûl, qu'en bise, ou guip. Joanko, 
emanko n'existent pas. 

5® Ooy sert encore à indiquer 
le but d'une action, qui se rap- 
porte en réalité à un temps futur; 
go correspond alors à de, fr.; para, 
esp.; zu, um zu, ail. Ene galtzeko 
aemoa artu zuen, g. et il prit la 
résolution de le perdre. Ta emoten 
deutsa bizitzia aterako bidea, b. et 
il lui donna le moyen de se tirer 
de la vie. Ekartzekorik (ko-ik, plus 
r euph.) ezta, 1. il n'y a rien à 
apporter. Nekazariak ona izateko, 
hear da, pour être bon laboureur, 
il faut. 

6^ Oo, sert finalement à expri- 
mer dès, depuis. Abran Egipton aartu 
zaneko (zan-ko avec e de liaison), 
g. Dès qu'Abraham entra en Egypte. 
Quand go, de, se trouve suffixe 
aux pronoms démonst. ou bien à 
un nom pluriel, il faut le faire 
précéder de eta et alors go devient 
ko, après la voyelle a, v. Essai, 
Ch. II. Onetako, de ceci, à cause 
de ceci. Bana kongrêgazio (congre^ 



166 



gatio) egunetako ez dute bear Ittkeên 
euakarazkolibrurikyMeiïàihxiixi. Mais 
les congrégations de (nos) jours, 
n'ont pas les livres basques qu'il 



faudrait. Nous n'avons pas pu 
découvrir, jusqu*à présent^ Tor^ino 
de eta; v. ta. 



Oora. 



Ooj ne se retrouve pas seul, au- 
tant que nous sachions, avec sa 
signification primitive de ^^haut*'. 
Comme on vient de le voir, go est 
un suffixe et comme tel a perdu 
sa signification propre. Cependant 
go a donné des dérivés et par ceux- 
ci nous pouvons fixer le sens pri- 
mitif de go, qui est, haut. 

Gora, g. b. bn. en haut; déco- 
ra; litt. vers haut; exactement Tall. 
nach oben. Baria eunda (eun eta) 
berrogeita amar eguneen urok gara' 
beerarik egm gobe iraun zuten, Lar- 
dizabal. Mais (pendant) cent cin« 
quante jours les eaux restèrent sans 
aller en haut ou en bas; ail. nach 
oben oder nach unten. En lab. 
gora signifie, haut, adv. Zeruagora 
da, le ciel est haut. Eta hain gora 
JcorUemplazionean altchatu dire? Chou- 
rio, p. 46. Et se sont-ils élevés si 
haut dans la contemplation? 

Oora a donc perdu en lab. sa 
signification propre de mouvement, 
vers le haut, go-ra, et ne signifie 
plus que haut, adv. H règne cepen- 
dant une certaine confusion ; tan- 
tôt on serait tenté de croire que 
le sens de ra se retrouve, p. ex. 
AUcka zaizu bégiak gorat zure Jain- 
goaganat, Chourio, p. 72. Levez les 



yeux en haut vers votre Dieu; 
gorat {raiss^ra) indique ici la di- 
rection vers, exprimée, il est vrai, 
par ganati mais en tout cas goral 
ne signifie pas ici „haut"; garai 
correspond ici à Tall. nach oben, 
ou bien à, auf. D'autre fois le nciot 
devient méconnaissable, p. ex Bigiaz 
gauza gorez minzatzeak ezgaituêoin^ 
dutzen, Chourio, p. 26. En vérité, 
le parler de choses hautes ne saDO- 
tifie pas l'homme; c. a. d. les pa- 
roles sublimes ne sanctifient pas 
l'homme. Gorez est ici pour ^oro-^; 
comme Chourio l'écrit, le radical 
serait gor ou gore et non pas jora. 
Même observation pour gorena, v. 
plus bas. 

Gorabera, g. b. plus ou moins. 

Gorago, 1. bn. plus haut; de 
gora-go^ compar. de gora. Etabert^ 
zeak baino gorago igan nahi tzatea^ 
Chourio, p. 27. et de vouloir mon- 
ter plus haut que les autres. 

Ooratu, goratzen^ g. b. 1. bn. éle- 
ver, s'élever. 

GoraUea^ 1. le haussement ; subst. 
verb. goraite = goratze, 

Goraki, 1. adv. de gororH. Zer 
probetchu zinduke trinitaiéko miaterioaz 
gauza barrenak eta gordeak jakiUa^ 
eta ketaz zuhurki eta goraki nUnzat- 



167 



jsea^ GhonriOj p. 26. A quoi vous 
sert-il de savoir les choses ca- 
chées du mystère de la trinité et 
d'eu pa]:ler savammeut et haute- 
meutP 

Oorena^ 1. le plus haut; super- 
latif» c. a. d. génitif de go, comme 
andienay de andi. Il aurait fallu, 
il est vrai, goena, par analogie avec 
les autres superlatifs, qui, contrai- 
rement à la règle générale, n'in- 
tercalent pas le r euphonique* 
Gorena, est donc une exception. 
(V. plus haut ce que nous avons 
dît de, gorez s. v. gora). Ikhasharirik 
gorena da buruen ezagutzea. Chourio, 
p. 80. Le meilleur, le plus haut 
enseignement est de se connaître 
soi-même. 

Oarapen, g. 1. élèvement; — 1. 



bn. croissance de la lune; àegara- 
pen. 

Ooratasun, g. b. 1. hauteur; de 
gora-UMun. 

Gorakoa, g. b. le vomissement; 
de gorcb'ko; la forme d'un adj. em- 
ployé substantivement. 

Ooragale, g. goraU, bn. envie de 
vomir; de gora-^ale et ^ora-2e pour 
zcUe. 

Oorhain, bn. dégoût provoquant 
à vomir. Salaberry. Le h est de 
trop, croyons nous; gorhain est 
pour gora^egin comme en holl. op- 
geven, vomir; de op, piép. sur et 
geven, donner. 

Oorhaindu, bn. dégoûter, se dé- 
goûter; de gorhain. Etymologîque- 
ment, gorhain devrait signifier vo- 
mir, de gora^gm'du. .-^O- ""^ 



GoL 



Oai^ g. b. haut, élevé. Méndûxren 
goya, le haut, la hauteur de la 
montagne. Bana zeih ère dan goij 
mee^ ondaisu. Lettre de Larramendi 
K Mendiburu. Mais quelque élevé, 
léger, profond qu'il soit. — Bien 
que, pour le moment, nous ne 
sachions pas rendre compte de 1'^ 
de goi, il ne nous semble pas né- 
cessaire de séparer goi et go, dont 
l'origine commune paraît certaine 
et dont la racine est peut-être ig. 
Il serait possible que Yi de goi fût 
la voyelle formative des adject. 
verbaux, comme en de m; aei de 
08} ichi de ich; etc. etc.; mais il 







"'\M 



"..•V 



faudrait alors qu'il y eût le 
verbal goiiu, qui ne se trouve pas, 
autant que nous sachions; il n'y 
a qno goititu^ élever, dérivé secon- 
daire de goiti, 

Goyan, g. b. en haut; de^oi-o-n, 
dans le haut; comp. bean de he; 
aurrean de aurre, etc. Zerubak goijan 
inpemubak beian; gu, puaka bateko 
luurrian, bijean erdijan, Moguel. Le 
ciel en haut, l'enfer en bas ; nous, 
dans un peu de terre, entre les 
deux. 

GoiHk, g. d'en haut; de goi-tïk. 

Ooiti^ 1. bn. 1^ en haut; de^ot-te*. 
La signification du guip. goiiik, 



168 



TT 



paraît plus logique; H indique gé- 
néralement „à^^\ Ti est dono ici 
pour ra, et gaiii correspond kgoray 
guip. et est toujours employé avec 
les verbes qui indiquent le mou- 
vement. Banoha goiti^ je vais en 
haut. Eta Jauna gauqa heniçctz haey 
minqatu içan çayeman goiH cerurcU 
aUcha cedin^ Marc, XVI, 19. Test, 
Brochelle. Or le Seigneur, après leur 
avoir parlé, fut élevé en haut au 
ciel; litt. vers le ciel. Quand „en 
haut" se trouve avec des verbes 
qui n*expriment pas le mouvement, 
on emploie çainean; gainean da, il 
est en haut. 

Ooitij 1. bn. 2° reste, surplus. 
M. Salaberry écrit goithia, et pa- 
raît faire ainsi une différence qui 
n' existe pas; ces deux mots n'en 
font qu'un, qui est pris dans deux 
acceptions différentes ; comp. fr. sus, 
en sus; ail liber, dessus ; das ûbrige, 
le restant. 

OoUitu^ goUitzen, 1. bn. élever. 

OotHkaj 1. vomissement; de 
goUi'ka. 

Ooi erre^ g. gohoy 1. (i. a.) étouf- 
fant, lourd, en parlant du temps; 
imité de l'esp. sobre asado. La 
forme lab. que donne P, n'est 
pas claire. Dembora çot errea, temps 
lourd. 

Oohc^ V. ci-dessus. 

Ooierrt^ g. goiherri, 1. partie 
élevée d'un pays; ail. hochland; 
de goi-erri. 

Ooierritar, g. habitant de la 
montagne, des parties hautes; de 
goierri-iar* 



Goan» V. joan. 

Goan, gogoan behar, ▼. gogo. 

GoarSEy 1. espèce d'oiseau; P. 

Goayai courant de l'e&a; mot 
d'O. selon P. 

Goaz, V. joan. 

GoohO) V. gozo. 

Goga, 1. instrument de fer- 
rerie; P. 

Gogalgina, v. gogo. 
Gogan behar, v. gogo. 
Gogara, gogarako, v. gogo. 
Gogarte, v. gogo. 

GogatU, V. gogo^ 

Gogo, g. b. L bn. pensée, in- 
clination, gré, souvenir, désir. Ar- 
tvko dfUe ain ongiUe onarekin legalak 
izateko gogo^ g. ils prendront le désir 
d'être fidèles à un si bon bien- 
faiteur. Croitzik gogoan etinen^ g. 
ils n'avaient pas de mauvais pen- 
chants. Oogoan atchikazu hUtzea^ 1. 
tenez la mort en mémoire. JBaina 
beddin gogoz garakic eguken badut; 
1. Cor. IX. 17. Test. Eochelle. 
Mais si je le fais contre mon gré. 
Dit-on en bn. sur, au lieu de, 
contre mon gré? Ene gogo oiuany 
1. de ma souvenance. 

Oogo eman ou emon^ bn. songer 
à, s'appliquer à. Oogoemokzurebu' 
ruari, Tim. IV. 16. Test Rochelle. 
Songez à vous. 

Oogoak tman^ g. gogoak emon^ b. 
venir à l'esprit. 

Oogo onez^ g. de bon coeur. 

Gogotik, b. 1. bn. de bon coeur; 
de gogO'tik, 

Oogoangarri^ g, mémorable; de 
gogocHik^rrù 



169 



Oogoz^ 1. bn. par coeur; de 

Oogoeta^ 1. bn. pensée^ réflexion. 

Gogariey b. méditation; àegogO' 
ariu? 

Oogoratu^ gogoratzen, b. 1. bn. 
se rappeler, venir à la pensée. (?0- 
goraiu zaiû, 1. il m'est venu à la 
pensée. liaraiu zaiieze, neuve mai- 
teaJt gogaralurU Judasen zarigacki 
Anibarro; tremblez, mes (bien) aimés 
en vous rappellant le malheur de 
Judas. 

GogatUfh. bn. amener à soi par 
des caresses; — 1. penser, rêver; 
i. a. 

Gogara^l, à plaisir; àQ gogo-ara, 
JBne gogara da, il est à mon plai- 
sir, P. (c'est à mon gré). 

(?6>^afaib, 1. agréable. Esperantza 
dut Eêhddunguziengogarahoa izanen 
delà, j'espère qu'il (ce livre) sera 
agréable à tous les Basques. Pré- 
face du N. T. de Boyaumont. 

Gogalgina, 1. complaisant; de 
gogo-al-eginf 

Gogoan ou gogan ou goan.be" 
har, 1. soupçon. Herodes^ errege 
JeiUil iariy iil zuen Monamnee 
hère emaztea ioleran^ gogan behar 
bâtez, Ax. 800. a. éd. Hérode, ce 
roi des Gentils, tua sa femme Ma- 
rianne, en colère, sur un soupçon. 

Gk>go eman, v. gogo. 
Gtogoak eman, v. gogo. 
Oogoan behar, v. gogo. 
Gtogoangarri, v. gogo. 

Gtogoeta, v. gogo. 

Gk)go onee, v. gogo. 

Gk)gor, g. b. 1. bn. dur; — g. 



1. malgré. Nere ezjakinari gogor 
eginii, g. le faisant malgré mon 
ignorance. 

Gogoriaaun, g. b. 1. dureté; de 
gogoT'tasun. 

Gogor^ g. gogorJà, 1. bn. dure- 
ment; gogof'hi. 

Gogortu, gogorizen, g. b. 1. en- 
durcir. A Guéthary on ne prononce 
généralement pas le second g. 

GogOra, v. gogo. 

Gtogoratu, gogoratze, v. gogo. 

Gtogorki, v. gogor. 
GtogOrtaSTin, v. gogor, 
GtogOrtU, gOgOrtze, ^9. gogor. 
Gogotik, V. gogo. 
Gk>gOZ, V. gogo. 
Goha, V. goi, 8. V. go. 
Gk>i, V. go. 

Goibela, 1. sombre. Gizon goir 
bêla, homme sombre. 
Gk>iC6C0, V. goiz. 

Gk>ich, V. goiz. 
Gtoichetik, v. goiz. 
Gtoichian, v. goiz. 

GoiCllkO, V. goiz. 

Gk>ierre, v. goi, s. v. go. 

Goiorri, v. goi, s. v. go. 

Gk>ierritar, v. goi, s. v. go. 

GoîjaJl, V. goi, s. V. go. 

Goilierri, v. goi, s. v. go. 

Gtoithi, V. goii 8. V. go. 
Goiti, V. goi, s. V. go. 
Gk)itik, V. goi, s. V. go. 
Goitika^ v. goi, s. v. go. 

Goititu, goititzei v. goi, s. 
V. go. 

Goiz, g. 1. bn. goieAj gox^ b. 
matin, — bn. tôt, de bonne heure. 
Orana goiz da, il est encore de 



170 



bonne heure. Goiz danik^ dès le 
matin. 

Oùixean^ g. 1. bn. goman, gov' 
ohian, b. poizian, (Guéthary)^ le 
matin; litt. dans le matin; de 
gaizeorn. OoUean bezaia belhaurîko 
jarri behar da, la Yieoxville ; comme 
le matin il faut qu'il 8*agenouille. 
Ooxian eguôerdian eta arratsian ««a- 
ieio orazinoia^ 01aechea;< pour dire 
des prières le matin, à midi et le 
soir. 

Goizean goiz, g. 1. de bon matin. 

GaizU, bn. de bonne heure; de 
gaiz^-ii. 

Goizetii, g. 1. bn. goichetik^ b. 
dès le matin, de bonne heure; de 
goiz'tïk; le e est de trop. Goizetik 
arratsera^ du matin au soir. 

Goizeko, 1. bn. du matin; de 
gaiz'io. Le « est de trop, k peut 
suivre z; mais l'ancienne orthogra- 
phe gaiceco avec e rendait le e né- 
cessaire. Goizeko otioUza, la prière 
du matin. Nous ignorons si Ton 
entend lee dans la prononciation; 
mais l'orthographe peut avoir in- 
fluencé la prononciation. 

GoicAko, bn. un peu trop de 
bonne heure; de goiz'ko, avec ck 
pour indiquer le diminutif. 

Goizegiy 1. trop tôt; de goiz-egi. 

Goiztiria, 1. matinée, P. i. a. 

Goiztiarra^ 1. matinal, P. 

Goizeaii, v. goiz. 
Goizegi, v. goiz. 

Goizeko, v. goiz. 

GkxbEetik, v. goiz. 

QoiziAIl, V. goiz. 

Gk)izik, V. goiz. 



Goisrtiarra, v. goiz. 
Goiztiria, v. goiz. 

GokhO, 1. bn. grappe. Màkaiz 
gokioa, la grappe de raisin. P. écrit 
gok'koa, ce qui ferait penser que 
c'est un mot composé; nous igno- 
rons comment; ko peut-être de ako, 
bouche? 

Gokhoz, bn. 1® partie du filet 
par où le poisson entre. 2^ bois 
sur lequel on fait rouler les meules 
d'un moulin à farine. 

GoLANDRA, 1. double menton. 
Ce mot n'est pas basque à en juger 
par la terminaison. 

GoLABDO, 1. récompense; de l'esp. 
galardon, même signification. 

GoLASPE, bn. le dessous du men- 
ton du porc. Sal. De gola, esp. et 
azpi? 

Gk>LATU, bn. se dit des moutons 
quand ils ont des tumeurs sous 
la bouche; de l'esp. golaP gosier. 

Golde, g. b. 1. charrue; — L 
bn. soc de charrue; — 1. arpent 
(de terre). 

GoldoriZj g. soc de charrue; de 
golde-ortz. 

Golde naèar ou pikoya, L bn. 
contre; pointe en fer qui trace le 
sillon, soit mobile, comme aux an- 
ciennes charrues basques, soit fixée, 
comme à celles de nos jours. 

GoldetUf goldetzen, g. labourer. 

Goldetu, goldetze, v. goldâ. 

Gtoldortz, v. golde. 

GoLHARi, cuillère. Selon M. Sala- 
berry, du dial. soûl. Probablement 
une corruption du fir. 

Gk)lkho, golko, v. kolio. 



171 



GoKBiTE, 1. banquet; F. gomUf 
bn. invitation; de l'esp. convite. 

GombidatUy gamUatu^ inviter. 

GFoNA» 1. cotillon ; dn prov. gona, 
robe, V. L. B. 

Gondera, bn. 1® chapelet. 2^ 
mauvaise herbe dont les racines 
ont la forme d^un chapelet. 

Gtongoilla, 1. tumeur qui vient 
sous le menton des moutons; comp. 
golaiu. 

Gk)phor, v. gopor. 

Gk>por, 1. gophoTy bn. écuelle, 
bol, jatte en terre ronge avec 
anse. 

Gor, g. b. 1. bu. sourd. P. 
écrit aussi çorraf mais ce mot est 
inconnu aujourd'hui. Comp. elkhor. 

Gortiuitn, g. b. gorreria, garAeria, 
1. gordura, bn. surdité; de ^or, avec 
les term. eria, tasun, dura, 

OarAeria est le seul mot, autant 
que nous sachions, oiileAàeAeria 
se retrouve; v. l'introduction, para- 
graphe sur la mutation de à en k, 

Gtora, v. go. 

Gtorabera, v. gora, s. v. go. 

Goraintziak, g. b. compli- 
ments, amitiés, salutations; — 1. 
recommandations; P. i. a. 

Goragale, v. gora, s. v. go. 

GtoragO, v. gora, 8. V. go, 

Ooraite, v. gora, s. V. go. 

Gorald, v. gora, s. v. go. 

Gorakoa, v. gora, s. V. go. 

Gorale, v. gora, s. v. go. 

Gtorapen, v. gora, s. v. go. 

Goratasun, v. gora, s. v. go. 

GtoratU, v. gora, 8. V. go. 

Gtoratze, v. gora, s. V. go. 



Gorda, gordato, gordatze, 

V. gorde. 

Gorde, g. b. 1. caché. 

Gorde, gordetzen, g. gorde, gor* 
deten^ b. gorda, gordatu, bn. gor» 
datu, gordatzen, 1. cacher. Oorde da, 
il s'est caché. 

Oordetu, gordetzen, g. b. 1. gar- 
der, serrer, défendre, protéger, s'abs- 
tenir. Ez dala inor zeruôan aartuio, 
bere agindttbak gorde baga, b. que 
nul n'entrera au ciel, sans garder 
ses commandements. Gordezazu zure 
bioizian itz làbur au, Echeverria, 
p. 280. G^dez dans votre coeur ce 
mot court. Ardotik gordetzea, g. 
s'abstenir de vin. 

Gordete, v. gorde. 

GordetU, v. gorde. 

Gordetze, v. gorde. 

Gordin, g. b. 1. bn. cru, pas 
cuit; vert, pas mûr, — g. vert, 
d'un vieillard. 

Gordura, v. gor. 

Gorena, v. gora, s. v. go. 
GtorgoUu, g. bosse. 

Gorhain, gorhaindu, v. gara, 

s. V. go. 

Gorheria, v. gor. 

Gori, g. b. ardent, incandes- 
cent; — 1. chaud, rouge de feu; 
burdin goria, fer rouge, P. — bn. 
encourageant, excitant. Evidemment 
pour gorri, que P. écrit avec un 
et avec deux r; on prononce aussi 
toujours les deux r. 

GorUu, goritzen, 1. échauffer, em- 
braser; — bn. encourager. 

GontU, gontZGlly v. gor%. 

Gorkara, v. gorri. 



172 



Goroldi, goroldiOj v. aroldio. 

Gorosti, g. b. L bn. houx. 

Gk>rotSj g. 1. 8. iorotz^ b. 1. 
famier. 

Garoztu, porosten, g, fumer la 
terre. 

Goroztu, gorozten, v. fforotz. 

QoRPHiTz, V, garputz, 

GoRPUTZ) g. b. 1. gorphiiz^ bn. 
corps; du lat. corpus. 

Gk>rra, 1. espèce d*oiseau de 
mer. Le Ms. de P. était illisible. 

Gorreria, v. gor. 

Gorri, g. b. 1. bn. rouge; nu. 
Belhaun gorritan jartzeû, se mettre 
à genoux nus. Comp. larrugorri. 

GorritUy gorrùzen, g. b. i. bn. 
rougir. 

Gorrilaraj L^or^arâ^^bn. couleur 
tirant vers le rouge; de gorrù 
iara 2. 

QorringOf g. b. 1. jaune d*oeuf. 

Oorrikara, v. gorri. 
Gorringo, v. garrl 
Gk>rritu, gorritzen, v.garri. 

Gorromio, 1. rancune. 
Gorroto, g. b. rancune, haine. 
GorroiatUy gorroiatzen, g. b. haïr. 

Gortasun, v. gor. 

Gom, b. quenouille. 
Gorille, fileur. 

Gtosaldu, gosaltze, v. gose. 
Gosari, v. gose. 

Gk>8e, g. b. l.bn. faim; affamé; 
Pangl. hungrj. Go9e naiz, je suis 
affamé, j*ai faim; I am hungry. 
Mendi goseak^ P. montagnes stériles. 

Gotele, 1. famine. GoseteziUda, 
il est mort de famine; P. 

Gogeiu,goaelzen, l.bn.b. avoir faim. 



Goêarif g. 1. déjeuner, sabst. 
Astarloa cite (Apologia, p. 313) 
goxala, goizala^ comme du bise, et 
composé de gaiz-ala, fortifiant ma- 
tinal (fortificaciou matutina.) Cette 
étymologie n^est pas admissible, 
croyons nous ; ala est pouvoir, force, 
ainsi force matinale, et puis il 
reste à savoir si le mot gaizala 
existe; il fallait à Astarloa on 
mot en l pour expliquer le l du 
verbe goêoldu, 

Goiari, paraît plutôt être com- 
posé de goae-arif 4, bien que le 
sens n'en soit pas très clair (comp. 
daziariy a/ari), et de là le verbe 
goêoldu. 

Gosaldu, gosaUzen, g. l.gaxaldu^ 
b. déjeuner; de gomri^u; pour la 
permutation de r en /, v. ari, 3 
et afaldu, bazkaldu, 

Gosete, v. gose. 

Gosetu, gosetze, v. goae. 

GosTA, oosTATZBN, 1. bu. coûier. 
Gothor, 1. fier, altier; i. a. — 
1. bn. fort. 

GolAortUj bn. grandir, se fortifier. 
GOZ, V. gaiz. 

Goxlan, v. goiz. 
Goxaldu, V. goae. 
Goyan, v. goij s. v. go, 
Goyena, L crème; p. Super- 
latif de goit le dessus. 

Goyerri, v. goi. 

Gozaita, v. gazaUa. 
GozAKAiTZ, V. gozo. 
GozALDi, V. gozo. 
Gozama, v. gazama. 
GozATu, V. gozo, 

GCZATZE, V. g020' 



178 



Gozo, 1. bn. jouissance; — g. b. 
1. bn. doux^ de bon goût, savou- 
reux; goût, saveur; de Tesp. gozo, 
qui se rattache au lat. gaudium, v. 
Diez, E. W. Il nous semble que 
les différentes acceptions de gozo 
se lient très naturellement les unes 
aux autres; mais sans cela on se- 
rait tenté de séparer gozo jouis- 
sance, de gozOj doux^ qui pourrait 
être une variante de geza, doux, 
insipide. Il est assez surprenant, 
que les dial. basq. esp. niaient pas 
ffozo^ jouissance, bien que ce mot 
soit évidemment pris de Tesp. £n 
g. et b. on dit poz ou atsegia. Le 
lab. emploie gozo encore dans un 
autre sens; eztugozorik signifie dans 
ce dialecte: il n'a pas de repos; 
en guip. : c'est un rustre, un lour- 
daud; no tiene gracia. 

Oocho. bn. même signification que 
gozo^ mais se dit des petites choses. 

Gozoloêun, b. syn. de gozo, 

GozalUf gozalzeUf 1. goza^ gozatu, 
bn. jouir de. 

Jostatu, joatatzen^ g. 1. bn. dos^ 
iaiu^ L bn. se réjouir, s'amuser, 
n serait peut-être mieux d'écrire 
le lab. et bn. yoêiatu, en donnant 
à Vy ce son particulier d;\ qui 
se retrouve dans quelques rares 
mots; p. ex. yaslatu, = dastatu; 
yeUzi = deiizi. La mutation de g 
esp. en j basque est rare; aussi 
se peut<il que le guip. ait pris le 
mot des dial. 1. ou bn. qui écri- 
vent, il est vrai, dosta^ doslatu, 
(v. Pr. 525 d'O.) mais qui pro- 
noncent djo9ta^ etc. 



Bosia^ bn. dosteta^ doêtaketu^ amu- 
sement, récréation; du nom. verb. 
jostatu, dostatu. Dostakelu^ a plutôt 
Pair d'être une forme biscayenne; 
V. Jostaketan. Jostaketan ibilU, g. 
se réjouir. Cette expression que 
nous n'avons pas pu trouver chez 
Larramendi, mais dont Lardizabal 
se sert, paraît plutôt être du dial. 
bise. Les subst. verb. dans ce dial. 
se forment à l'aide de la termi- 
naison etan^ ten ou tzen^ etc.; adi, 
adieian; ezion, esioneûan; aiera, 
aieraten^ v. Zabala. p. 13. Or 
etan est pour hetan (v. ta), et le A, 
venant au milieu du mot est de- 
venu k^ Jostaketan^ sera donc pour 
Josloâlan, jostaéen, et synonyme de 
josiaizen, Gomp. ardatzketan fiaiz, 
je file; anreketan iôilli, s'amuser 
avec les femmes; etc. 

6ozaldi,g. bonne humeur; sen- 
timent de bien-être. Oozaldiaz dago, 
il est en bonne humeur. 

Oozakaitz, g. mauvaise humeur; 
de gozo-gaitz, 

GozoTASUN, V. gozo. 

Obedale, 1. (?) plat (vaisseau, 
dit O.) pour hacher la viande. 

Graba, 1. (Guéthary) espèce de 
petite dorade. 

Grina, g. b. chagrin ; — 1. soin, 
souci, scrupule, P. Du prov. gri- 
nosaP affligé; triste, v. L. £. On 
trouve le mot gnria chez Larra- 
mendi, pour inclination ; mais il 
n'est guère probable que ce soit 
le même mot. 

Ou, guk, g. 1. bn. geu, geukj 
b. nous. Gurif à nous. 



174 



Owrtt g. 1. bn. gmre^ b. notre; 
de gu; oomp. «tfVi fre^ 

mWCf OCrCm 

Geroi^ g. nons-méaiee; de ffwre- 
Cfdt^ on deyiM9«i, avec r enph. 

GwtfMlv» gwreis0m^ L orottre, P. 
Anjonrdlini, s'approprier. 

Onchi, gichi, g. gieU^ b. gmii, 
L bn. pen. 6Wt dira, ils sont 
pen. .fii^p gmUz^ en pen de mots. 

GieUiam, g. b. gniiiam, L rare- 
ment ; de ^«eif et gutpian, 

CHeUeuegy b. çutienaz^ bn. ^tf/î^- 
SM01I, L du moins; dn superlatif 
pcàiem, ffuiien, et m. 

Gieàiiiu, b. ^«/jte, gniiizen^ 1. 
bn. diminuer. 

GmiieUo, L bn. bien peu ; gniieh^ 
io; ei, diminutif. 

GrMii edo amlz^ bn. plus ou 
moins. 

Gidd gcra bera, b. plus ou ! 
moins. | 

Ondllf 1. bn. combat, disjmte. 

Gttduia^ 1. bn. en combattant; 
de guàfir-ha. 

OudtUêu, 1. querelleur; de çu- 

Ghadnka, ▼. gudu. 
GndntBii, v. g%du^ 

GuixBu^ b. gourmand; de Tesp. 
gula, gourmandise. 
Ouiia, ▼. une. 

Ouneka, ▼. une. 

Gupela, V. dupha. 
GuFUiDAy V. gupida. 
GuFHiDEXi, V. gupida. 
Glipia» bossu; mot d'O. se- 
lon P. 



GiTPiDA, L gwpUda, bn. m6ia- 
gementi épargne; du fr. ci^nde? 

mais il a de la rëpugnanee à don- 
ner quelque diose. Cernée bere eem 
prepria egpaiim guppida miat^ Som. 
Yin. SI. Test fiochelle. Loi qui 
n'a point épargné son propre flls. 

Oupiidexi, bn. agir avec ména- 
gement; de gupUd&'eUL 

Glir, bn. ihir, L référence, sa- 
lut. La signification primitire de 
ce mot, panât fitre: courbé, pen- 
ché, incliné. £n g. et b. on dit 
agur^ quand on rencontre quel- 
qu'un: bonjour, je tous salue. H 
est difficile de rendre compte de 
Ta, mais il parait certain que aguf 
vient de gur. 

Grurlu, guriieu^ g. L saluer, in- 
cliner la tête en saluant. 

Eiurljikurtu, bn. s'abaisser. Noos 
suivons l'orthographe de M. Sala- 
berry; mais le ^ ne peut appartenir 
au radical. Ce n'est pas comme, 
p. ex. iag, kazi^ nourrir; là le «i 
qui forme Tadj. verbal, est souvent 
supprimé en bn. ce qui n'a jamais 
lieu dans les dial. basq. esp. Kkuri 
n'est pas le seul nom verbal, si 
arbitrairement coupé en deux; oomp. 
hanty hantu^ enfler. 

Makur, b. L makkur^ bn. tordu, 
courbé, dévié. Même difficulté pour 
expliquer le sia de mahur que l'tf 
de agur. Eaudrait-il considérer ces 
mots comme des pléonasmes; dans 
d'autres langues on en trouve des 
exemples; on dit: krumm beugen, 
ail. courber; de krumm, adj. courba 



175 



et beagen, plier. Zuschliessen, fer** 
mer; de za, adv. fermé et schliessen 
fermer. Il faudra alors rechercher 
si ma a ou a eu la significatiou 
de ^^courbé'^ Ck)mp. maio, catochet. 

MaiuriUf makurtzen, g. b. I. bn. 
se courber, indiuer, plier. Bekin 
tmJkurtuz gero aide baiera ezin 
chuchen dUeke bertzera eta ez gù 
bêlai bihur^ Âz. p. 98. Après avoir 
été courbé, après avoir penché vers 
un coté| on ne pourra le redresser 
vers Tautre^ ni le retourner en 
arrière. 

ChtrpUy g. iurpUy b. roue; de 
ffurMa? 

^ff^re, g. b. 1. vieillard. Au 
pluriel en lab. agureak ancêtres. 
De gure^ puisque le vieillard est 
courbé P 

Agwretu, g. b. vieillir. 

Gure^ comme inclinaison au mo- 
rai (inclination), sert de terminaison 
pour former des adjectifs et devient 
alors généralement gor ou hor^ se- 
lon les lois phon. v. Essaie Ch. II. 
Logure^ g. enclin à dormir, envie 
de dormir. Azkuref g. b. envie de 
se gratter, de atz^gure; h pour g 
après le sibilant. Ilkor, g. 1. mor- 
tel; etc. 

Gura^ b. désir, volonté. Accom- 
pagné des terminaisons auxiliaires 
iotf dozu, dau, etc. correspond à 
fjVouloir", gura dot, je veux; en 
guip. nai dei. 

Gura^ V. gur. 

Ouraizi, g. ciseaux. 

Gurasoak, g. b. burhasoak, 1. 
bn* parents, père et mère; en bn. 



bisaïeul. Pour la mutation de g 
en b comp., ebiakoUza, egiakaitza; 
bnrdi, gurdi; nabuei, nagtm,. 

Gurbil, bn. soigneux, propre; 
l'opposé de zirzil. 

Gurbiza» g. espèce de poisson 
de mer. 

Gurdi, g. burdi, h, char. 

Glirdo, bn. mou, tendre. Ne 
serait-ce pas V esp. gordo, gras? 

Gure, V. gu. 

Gurendu, guretze, v. gu. 

Guri, 1. V. gu. 

Guri, 2. g. b. 1. bn. mon, ten- 
dre; beurre. CAal guri bai, un veau 
tendre. OAe guri bai, un lit mou. 
Chtriki, adv. de guri-ki. 

Gurpil, V. gur. 

Gurtu, giirtze, v. gur. 

Gurrinka, g. gurrunga, gur' 
rungai, 1. En g. grognements; en 
1. ronflement. Gurrunga dago, il 
ronfle. 

Gurrunga, gmrungai, v. 

gurrinka» 

Gurruntzi, 1. diarrhée ; P. i. a. 

GuBUTZE, V. kuruize. 

Ousu, 1. lenguiu, g. b. guzialekeUf 
bn. leienkuHha, Guéthary; cousin 
germain; duprov. cosin, avec chute 
de n; ou du cat. cosi. Les dial. 
basq. esp. ont dû prendre le mot 
des basq. fr. puisque consobrinus 
a donné sobrino en esp.; etcosin, 
pr. cugiuo, ital. cousin, fr. Tous les 
dial. ont adopté la manière esp. 
d'exprimer cousin germain, primo 
hermano, par leAen, primo, premier. 

Gustera, v. eziera. 

GusTO, 1. bn. goût. 



176 



Gnthizi) v. gutizi. 

Guti, V. guehi. 

Gutienaz, gutienez, v. ^ticib*. 

Gutienean, v. guchi. 

Gutitan, v. guchi. 

Gutitu, V. guchi. 

Gutizi^ g. ffutAisi, 1. bn. dé- 
sir. 

Guzi, g. 1. bn. guzih g* b. 
tout. 

Guziz, guzliz, g. très; — 1. bn. 
b. sartout ; tont, dans les composés : 
ffuziz boihereUu; tout puissant. 

Guziz ere^ 1. surtout. 

Guziagalik ere^ g. 1. guziagatik 



àere, b. guziareUéi ère, 1. toute- 
fois; malgré tout. 

Gutia àatzu, L presque tout 
un. P. 

Guziagatik ère, ▼. guzi. 

OuZIALEHENy V. gUSU, 

Giisiz, y. gvzi. 
Guztera, v. eztera. 
Guzti, V. gun. 
Guztiz, V. guzi. 
Guznr, v. gezur. 
Guzortatu, y. gezur. 
Guzurti, V. gezur. 

Guzurrez, guzurreKko, v. 

gezur. 



£[■ 



Habail, v. uèal. 
Habarrots, v. adar. 
Habe, v. ode, l. 
Habela, v. u6aL 
Habi, V. abi. 
Habil, V. ibilli. 

Habirakoia, I. uiot (vieux mot 

fr.?); Toenf qu'on laisse au nid 
pour faire pondre la poule. P. 
Haboro, soûl. plus. Salaberry. 

Habuin, 1. hagiin, bn. écume 

de la bouche. Pour la mutation 
de ff en 6, v. gurasoak, 

Eta ezpere hehaiazozu haaèrretua 
dabillan bati^ nota mintzo den^ nola 
ahotik habuina dation. Ax. p. 280. 
a. éd. Et sinon regardez quelqu'un 
qui est en colère, comment il parle, 
comment Técume coulé de la bouche. 

Habuinim, 1. baveux ; de hoèuifi' 

t9U. 

HabuintSUL, v. habuin. 

Hacha, bn. qui n'a rien, qui 
ne possède rien. 

Hache, bn. fardeau,chai^e d'hom- 
me; de l'esp, haz. 

Hachetari^ 1. porte-faix ; de hache- 
ari, 4 et 2 eup.? 

HachekatUy bn. préparer des far- 
deaux. 



Hadi, 1. bn. 2^« pers. de Timpér. 
de izan; sois. En g. et b. adù 

Haga, V. aga, 

Hagana, 1. sorte d*herbe. P. 

Hagatu, V. aga. 

Hagin, v. agin, 2. 

Hagitz, V. agitz, 

HagO, 1. 1^ fourneau. 2^ ba- 
lance. Il est probable que ce n'est 
pas le même mot. 

Hagorandu, 1. qui est aux 

abois, agonisant. 
HagUH, V. habuin. 
Haicbtur, bn. ciseaux, forces. 

Haik, 1. haika, bn. Sal. S^"" 

pers. de l'imp. de jaiki; lève-toi. 
Haik hariic^ jar adi orazinelan, 
egiok heure Jainkoari olhoitz. Ax. 
70. a. éd. 2^6. n. éd. . Jonas, Ch. 
I. 6. et non pas Gh. II; erreur 
dans les deux éditions. Lève-toi 
de là, mets-toi en prière et fais 
prière à (et prie) ton Dieu. 

Haiu, hainitz, v. am. 
Hainbertze, v. ain. 

Haitsa, bn. Ma erran deçon^ 
Zaecheo, haitêa lehiatuqui, Luc. 
XIX. 6. Test. Rochelle. Et il lui 
dit: Zacchée descends prompte- 
ment. Nous n'avons trouvé jus* 

12 



178 



qu'à présent, que l'impér. haiUa. 
HftIt Zj V. aitz. 

Haizatu, haizatsen, v. aize. 

Haize> v. aize. 

Hakoko, bn. accroupi; t^omp. 
hokoriko. 

Hala* V. ida. 
Halabere, v. ala. 
Halabiz, v. ala. 
Hala hala, v. ala. 
Halahula, t. ala. 
Halako, v. ala. 
Halanola, v. ala. 
Halarik ère, v. ala. 
Halatan, v. ala. 

Haldomaldoka, L bn. chan- 
celant, boitant, clopin-clopant. 
Halga, bn. bruyère ; comp. elhar, 

Halgai, v. an, S. 
Halikatu, v. art, 8. 

Haliko, V. ari, S. 

BEalsarrak. Selon P. ce mot 
signifie entrailles; et se trouve 2. 
Ck)r. XII; mais nous l'avons cherché 
vainement. 

Haltz, 1. halz, bn. aulne (arbre). 

Halz, V. haUz. 

Hamabi, v. amar. 

Hamabost, hamabortz, v. 

amar. 

Hama biru, hinir, v. amar. 

Hama.ka, v. amar. 

Hamalau, laur, v. amar. 
Hamasei, v. amar, 
Hamar, v. amaf. 
Hamaratzi, v. amar. 
Hamargarren, v. amar. 
Hamarra, v. amar. 

Hamarsu, 1. environ dix. Es- 
pace d*adjeotif^ de hamof-tw. Ce 



mot aurait dû se trouver sous amar. 

Hamasaispi, v. amar. 
Hambat v- ain. 
Hameka, v. amar. 
HamUi V. amu. 

Hamuarram, v. amorrai. 

Han, V. a», s. V. a. 

Handi, v. andi. 

Handitche, bn. handUsu, l. 
furoncle, dou. 
Handitsu, v. handUeie. 
Hanitz, v. ain. 
Hant, hanta, haatzen, L 

bn. enfler. Probablement sjnoope 
de handitu. 

Hantiorj 1. vain, arrogant. 

Haniureria, 1. arrc^nce ; de i^ji- 
tu-eria; avecreuph. Généralement 
eria {heria) devient keria; v. eri. 

Hantkor, v. hant. 
Hantureria, v. hani. 
Hantze, v. hant. 

"SLàXi V. a/rtu. 

Hbx, v. ar, 3. 

Hara, 1. bn. voilà; v. ara, 2 
pour l'explication. £la cembaitee 
errancieçon; Aara Aire ama, Matt. 
XII. 47. Test. Bochelle. Et qud* 
qu'un lui dit, voilà ta mère. 

Hara, 2. v. a. 

Harabara, 1. bruit, tintamarre. 

Ce sera pour harrabar. 
Haragii v. aragi. 
HaragizkO, v. aragi. 
Haran, L bn. vallée. 

Haraitzin, v. hura. 
Harapirika, v. aragL 
Hararazi, v. artu. 

Harategun, v. aragi. 
Harbi, 1. l"" rave. V laitance. 



179 



Hardia, v. arri, 1. 
Hardoa, mot d'O. selon P. 
amadou; syn» de ardai. 

Haren, v. Aura. 

Harendi, horreindi, hu-' 

nandi) bn. Ces trois mots sont for- 
més des trois démonstr. kar (forme 
hypothétique^ dont kari, ark pour 
Tagent, v. ara 2 et Aura) kor, Aun, 
et signifient, comme noms, ce que 
les démonstratifs signifient comme 
adverbes. M. Sal. n'en donne des 
exemples que comme adjectifs: 
AarendikOf Aunendiko, Aorreindiko, 
d'ici, de là; ail. biesig, dortig. 
Harendiio Iota SimonetUzai on da 
eia Aunendikoa enetzaty le lot du 
c6té le plus éloigné de nous (der 
dortige theil) est bon pour Simon, 
et celui d'ici pour moi. Hunendi- 
loay est employé substantivement^ 
Aunendïko^a^ le, la chose (le lot) 
d'ici. La terminaison di pariât être 
le suffixe di^ de ; mais la désinence 
en^ du démonstratif est obscure. 

Haretsi, arretsi, 1. enroué 

F. i. a. >% 

Hargatik, v. hma. 

Hari, v. Aura ; ari, 3. et ari, 4. 
Harilkatu, v. ari, S. 
Harilko, v. ari, 3. 
Harits, v. aritz. 
Haritze, v. ari, 4. 

Hark, V. Aura. 

Harmen, bn. portée; de Aar 
{hartu)'-men. AcAeriai hAauntu zien 
maAaxa Aarmenetik gorago, le renard 
trouva du raisin au-dessus de sa 
portée. Sal. 

Harmora, L masuroj mu- 



raille de bottvillage^ P. i. a. 

Harotz, v. a^otz. 

Harpa, L l"" griffe. S"" engour- 
dissement de la jambe. 
Harpegi, v. aurre. 

Harrabar, v. arri^ !• 
Harrabots, v. aàarrots, s. ▼. 
abar. 

Harramantza, 1. vacarme 

(d'enfants). 

HarrapatU, bn. attraper, re- 
trouver, atteindre. 

Harrauts, v. Aerots. 

Harri, v. arri, 1. et 2. 

Harri abar, v. arri, 1. 
Harrigarri, bn. épouvantable, 
V. arri, 1. 

Haxritu, harritze, v. arri^ i. 

Harro, v. arro, 

Harrobi, v. arri, 1. 

Harroin, v. arri, 1. 

Harroki, v. arri, 1. 

HaxTOts, L bn. gousse verte 
et piquante de la châtaigne; comp. 
gardox. 

Hartakotz, v. Atira. 
Hartara, v. Aura. 
Hartaraino, v. Ai^a. 
Hartarakotz, v. Aura. 
Hartariki v. Atira. 

Hartean, 1. parmi, entre. Ce 
mot aurait dû se trouver s. v. 
arte; généralement on écrit artâan. 
Âxular s'en sert, v. l'exemple s. 
V. eiin. 

Hartsi, 1. épars, éparpillé. Ele 
Aartsiai, les cheveux épars. 

HartUi V. ariu. 

Hartzaz, v. Aura. 
Hartze, 1. v. arht. 



180 



Hartsse, 2. v. artu. 
Hartzeduiii v. ariu. 
Hartzeko, y. artu. 

Hajrzarai bn. de nouveau; syQ. 
de berriz, P. 

Harzaratzea, reculer, détour- 
ner, rebuter; i. a. Mot d'O. selon 
P. Gomp. Aoêiangarri, 

Has, V. haU^ 2. 

Hasarredura, v. ai8, 1. 
Haserre, v. aU, 1. 
Haserretu, v. aU, 1. 
Haserretze, v. aU, i. 
Hasi, V. o^, s. V. oê. 
Hasper, hasperapen, v. aU, 1 . 
Hastamu, v. atz, 

Hastan, v. azkendUf s. v. alze. 

Hastangarri , rebutant , de 
hastan-garri. Urgoi gaiza Jiasian- 
garri^ prov. d'O. 461. un fâcheux 
reproche est capable de rebuter. 
P. cite une variante de ce prov. 
oà se trouve harzaragarri, au lieu 
de kaatafigarri. Hastan et haatamr 
garri nous semblent être des formes 
corrompues de alzen. 

Ebstailtze, v. aziendu, s. v. 
alze. 

Hastapen, v. asi^ s. v. as. 
Hastasta, hastatcha, 1. pa- 
pillon; syn. de càicAUera, 

Hastatu, v. aiz, 

Haste, V. oêij s. V. as. 
Hastepeiii v. asi, s. v. as. 
Hastiaduha, v. hasiio. 
Hastiagarri, v. hastio. 
Hastiatu, v. hastio. 
Hastio, 1. bn. dégoût, haine, 
dédain; de Tesp. fastidio. 
Hastiaôu, hasiiatzen^ 1. bn. haïr. 



Hàséiadura, bn. aversion; de 
Aasûio'dura, 

Hasliagarri, bn. détestable; de 
Aastia-garri. 

Hastu, V. A(Us, 2. 

Hastura, 1. bn. jeune cochon 
de trois à douze mois. 

'R'fl^nlllj 1. ortie; v. asun. 

Hattikonko, 1. bn. terme d'en- 
fant ; sautant en se tenant accroupi. 

Hats, 1. V. als, 1. 

Hats, 2. 1. Aas, bn. en che- 
mise. Â Gttéthary on dit plutôt; 
atorra has. 

Hasiu, bn. ôter ses habits, se 
mettre en chemise. Ne serait-ce 
pas de ais, souffle, haleine; qui a 
donné aisedeti, souffler, se reposer. 
Ici alors „se mettre à Taise/' Dans 
ce cas la locution adverbiale ias^ 
en chemise, vient du nom verbal. 

Hatsapatsaka, v. Aaxapaxakoi, 
Hatsapen, v. asi, s. v. as. 
Hatsbeherapen, v. ats, l. 
Hatshartu, v. ais^ 1. 
Hatsti, V. ats, 2. t 

Ebitu, bn. bardes, bagages. 
"H&tZt V. iUz et atst !• 

Hatzaman, v. atz. 
Hatzegin, v. aiz. 
Hatzeman, hatsemaite, v. 

Hau, hauk, v. au. 2. 

Haugi, bn. 2. pers. sing. de 
rimpér. du verbe — ? venir. Haugi 
àiAar, viens demain. M. Salaberry 
ne dit pas de quel verbe. 

Haiir> V. au, 2. et aur. 

Haur egotstea, 1. avortement. 
Hauride» v« aur. 



181 



Haurrakliaite, v. aur. 
Haurrukhaizte, v. aur. 
Haurtasun, v. aur. 

Hause» couteau à deux tran- 
chants. Prov. d'O. 224». 

Hausko» hauskoak, v. ats, l . 
Hauste, v. auta. 
Hausterria, v. auts. 

Hauta» bn: àautu, 1. choix. 

Bauta^ hautatu, iautatzen, 1. bn. 
choisir. Lardizabal écrit autu, choisi; 
le radical serait alors au et tu la 
terminaison, comme ar et arlu, 
Orduai Jainkoak bere erri berezi 
eta serbUzariizat Abraham eta anen 
ondorea auiu zituen. Alors Dieu 
partagea son pays et choisit pour 
serviteur Abraham et sa (de celui- 
ci) postérité. 

Auhera^ g. choix. 

JuteUi, g. choisir; de' aula-elsi ; 
syn. de hautatu. 

ITauteman, auteman, 1. remarquer) 
observer, examiner: de hauta-eman, 

Hautatu, hautatze, v. Aau^a. 
Hautexnaiif v. hauta. 

Hauts, V. auts. 

Hautserri, v. auts. 
Hautsi, V. auts. 
Hantskor, v. auts. 

HautU, V. hauta. 
HauXi V. autê. 

Hauzi, V. auts, 
Hanxkor, v. auts. 
Hauzte» v. auts. 

Hatud» 1. procès. Uta halabaU 
din haserre direnen eta hauzitan 
daliUzanen hartean, ongunderik egin 
nahi baduzu, Axular, p. 302. a. 
éd. Et ainsi si vous voulez faire 



paix entre ceux qui sont en colère 
et en procès. . 

Hauzo, V. auzo et hauzu, 
Hauzu, 1. hauzo, bn. libre, per- 
mis; syn. de zUhegi. Enaiz hauzu, 
je ne suis pas libre. Hauzu baniuz 
erraitera, s'il m'était permis de dire. 
P. écrit aussi haiçu. 

Hayek, v. hura. 

Hayeil) v. hura. 
Hax, V. atsy 1. 

Haxapaxaka, bn. hatsapat^ 

saia, 1. avec précipitation. 

HaxarrOj bn. commencement; 
syn. de haste, hastepen, Hax sera 
probablement pour hmte^ mais la 
terminaison est obscure. 

Hazal, V. azal. 

Hazaro> v. azi, s. v. as. 

Hazi, V. azi, s. V. as. 

Hazilla, v. azi^ s. v. as, 

Hazitze, v. '^azi, s. v. as. 

Hazkara, 1. azkara, bn. en cha- 
leur, parlant de la chèvre. 

Hazkurri, v. azi, s. v. as. 
Haznaur egitea^ 1. ruminer. 

Hazte, V. azi^ s. V. as. 

Hazterij v. atz. 

Hea, V. ea. 

Hebain, l. impotent, perclus; — 
bn. exténué. 

HebaindUf hebaintzen, 1. s'estro- 
pier; — bn. s'exténuer. 

Hebaindura^ 1. paralysie. 

Hebaindu, v. hebain. 
Hebaindura, v. hebain. 

Hebaintze, v. hebain. 

Hedadura, v. ede. 
Hedatu, hedatze, v. ede. 

Hede, v. ede. 



182 



Hedoif V. odei. 
Hegal, V. ego, 1. 

Hegaldatu, hegaldatsseï v. 

eço, 1. 

Hegatstin, y. ego, 1. 

Hegatz, bu. toiture. 
:, V. ego, 1. 
., V. ig. 

HegO, V. ego, 2. 

Hei, 1. hura et eiy 2. 

Heil nit^bn. interj. syn. de hela; 
mot par lequel ou auuouce sa pré- 
sence. £st-Ge que nit fait partie 
de rinterjection, ou est-ce que nit 
est ici pour nî, nik? 

Heiagora, v. hey agora. 

Heieilj y. hwra. 

Hein, 1. bn. M. Salaberry ex- 
plique ce mot par : mesure de mo- 
dération et de comparaison. Ezeman 
sob&ra hein bat aski dut^ n'en donnez 
pas trop^ une certaine mesure suffit. 
Zure eta eue semeak hem berekoak 
dire^ votre fils et le mien sont de 
la même taille. — Ce mot nous 
paraît être une corruption de hain, 
ain, tant. On dit encore en italien 
un tantino^ en esp. algun tanto 
et en £r. aussi tantinet. 

Hek» V. hura. 

Hekin, v. hura. 

Hel, heldii, v. el, 

Hela, V. hei nit. 

Helantzai 1. maladie invétérée ; 
succès, rencontre. Gomp. kelgaitz* 

Helarantza^ 1. syn. de helantza. 
Comp. helgaitz. 

Helbide, v. el. 

Heldiak, maladies populaires (?); 
mot d*0. selon P. Le sing. doit 



être helde ou heldi Comp. helgaiiz. 
Heldor, 1. bave; v. elder. 

Heldura, v. el. 

HelgaitZ, 1. fièvre. La termi- 
naisou est claire: gaitz, mal; hel 
se retrouve dans beaucoup de mots 
qui indiquent ^^aladie". Comp. hel- 
diakf helantza, helarantza^ geUeria^ 
elgorri. 

Helxnen, v. el. 

Heltze, V. el. 

Hemen, hemendik^hemen- 

tik, V. emen. 

Hemeretzi, v. ama/r. 

Hemezortzi, v. amar. 
HendellOj bn. insouciant; né- 
gligé. 
Hera, bn. gésier. 

Herabe, 1. bn. répugnance; 
paresse. 

Herabez, 1. à contre-coeur; de 
herc^e-z. 

Eeradezti, bn. paresseux. 

Herabez, herabezti, v. heraàe. 

Herausi, 1. truie en chaleur. 

Herautch, v. herautê. 

Hérauts^ 1. herautch, bn. verrat. 

Herbail, v. erhal. 

Herbi, v. erhi. 

Herchatze, v. herchatu. 

Herdl, bn. incomplet. Sala- 
berry. 11 nous semble que c'est le 
même mot que erdi, moitié. 

Berditu, hertu, hertzen, 1. bu. 
diminuer. 

HerditUj v. herdi. 

Herdoil, v. erdoi. 

Hebdoildu^ herdoiltzey v. erdoi. 

Hereoha, bn. herresta^ 1. bn. 
herexa, 1. P. trace, traînée^ p. ex. 



188 



d'un limaçon, la trace qu'il laisse 
derrière lui ; syn. de hatz et oiniatz. 
n nous semble que herreata vient 
de kerstu (v. es)^ serrer. 

EerrestatUj herrestatzen^ 1. bn. 
irriêtiUuy g. glisser. 

Eerrestaia, bn. en glissant; de 
kerreêta-ka, 

Hereiij v. iru. 
Herenegim, v. iru. 
Her^izi, v. iru, 

Herexa, v. herrecha, 
HergaitZy 1. effarouché, sauvage, 
(d'un animal) i. a. 
Herio> v. erio. 

Heriotarako, v. erio. 
Heriotze> v. erio. 
HeriotzegiUa, v. erio. 
Her-jaun, v. erri, 

Herketz, droit; syn. de chu- 
ehen\ i. a. Mot d'O. selon F. 

Herori, v. M. 
Herorrek, v. M. 

Herots, mot d'O. selon P. Aar- 
rautèy 1. bruit, renommée. Pour 
hofTobots? V. ab<Mr, 

Herra, v. erra^ s. V. erre. 

HerratsUi v. erra^ s. V. erre. 

Herrauts, v. aiUs. 

Herrebez, bn. erreèez^ 1. En 
lab. revêche; en bn. maladroit; de 
l'esp. rebes. 

Horreka, v. errtmia. 

Herrexnenta^ 1. bn. guenille. 

Herrena, 1. estropié, malade, i. a. 
Herresta. v. herecha. 

Herrestaka, v. herecha. 
Herrestatu, herrestatzei v. 

herrecha. 

Herreta, 1. seau garni en fer. P. 



Herri, v. erri. 
Herritar^ v. erri. 

Hebboka, v. errunia. 

Herronka, v. errunia. Ce mot 
se trouve dans Tévangile de St. 
Luc. dial. guip. publié à Londres, 
par la société biblique. C'est un 
exemple assez remarquable de la 
facilité avec laquelle les mots se 
corrompent. Le â est très rare en 
guip. et ni est contraire aux lois 
de la phonétique. Le bn. herreia 
est parfaitement correct. 

Hersi, v. esi, s. v. es. 

Herskailu, v. hertsi, s. v. es. 

Hentu, V. es. 

Hertar, v. erri. 

Hertchatu, herchatzen, 1. 

pousser à^ exciter. Il nous semble 
de herstu (v. estu, s. v. es) serrer. 
En ital. p. ex. premere pour spi- 
gnere s'emploie dans le même 
sens. — Jestisen amudioa generosa 
da hertehatzen gaitu gauzarik han- 
dienetarat, Chourio^ p. 152. L'a- 
mour de Jésus est généreux et 
nous pousse à de grandes choses. 

Hertsi, v. es. 

Hertskaillu, v. herUi, s. v. es. 

Hertste, v. esûUf s. v. es. 

Hertstegi, v. hertsi, s. v. es. 

HertstUi v. estu, s. v. es. 

Hertstura, v. estu, s. v. es. 

Hertu, V. herdi. 
Hertze» v. herdi. 
Hertzeak, v. estei, s. v. es. 
Herxatu, v. hertsi, s. v. es. 

Hend, v. hertsi^ 8. V. es. 

Herzdura, v. eztu, s. v. es. 
Herzeaki v. estei, s. v. es. 



184 



Hesaula, hezaula, henoa, 1. 
pieu. F. i. a. De hesi-olaF bois 
pour haie, clôture. 

Hesi, V. es. 

Hesioa, v. hesaula, 

Heskualdun, v. euskara. 

Heskualherri, v. euskara. 
Heskuara, v. eusha^a. 

HestangO, bu. échalas. 
HostO, V. eèif 8. V. es, 

Hestia, v. es. 
Hetan, v. ta, 
Hetarik, v. ta. 
Hetemete, bn. eifort. 
Heure, v. eu. 

Heuregi, content; abondance, 
foison; mot d^O. selon P. 

Heuregoi, beaucoup ; mot d*0. 
selon P. 

Heuskaldun, v. eushara. 

Henskar, v. enskara. 

Heuskarazko, v. euskara. 

Heyagora, 1. bn. cri de dou- 
leur, clameur. Eta Kayen heyagarac 
eta sacrificadore principalenac ren- 
farzaizen cvraden, Luc. XXIII, 23. 
Test. Eochelle. Et leurs cris et 
ceux des principaux sacrificateurs 
se renforçaient. M. Salabarry écrit 
heiagora. 

Heyen, v. hura. 
Hez, hezi, v. ezi, 2. 
Heza, hezatu, v. eze, 1. 

Hezaula, v. hesaula. 

Hezgaitz, v. ezi, 2. 

Hezi, V, ezi, 2. 
Heze, V. eze, 1. 

Hezetasun, v. eze, 1. 

Hezte, V. ezi^ 2. 
Hezur, v. ezur. 



Hi, hik, g. 1- bn. i, ik, b. tu. 

Hi est le pron. pers. de la 2^^ 
pers. du singulier; il a été géné- 
ralement remplacé par le pron. du 
plur. zUy qui est considéré de nos 
jours comme un sing. Le Testament 
de Liçarrague est un des rares 
livres, que nous sachions, où il se 
retrouve. L'abandon du pronom a 
entraîné Tabandon des formes ver- 
bales qui y correspondent, et la 
langue, si elle y a gagné en poli- 
tesse, y a certainement beaucoup 
perdu en richesse. — Hic badaquie 
ecen on dariçadala, Jean XXI. 15 
Test. Boch. Tu sais, que je t'aime. 

Hiri, datif, à toi. Nescaicha^ hiri 
diosnat^ iaiqui adi, Marc, Y. 41. 
Test. Rochelle. Jeune fille je te dis 
lève-toi. 

Hire, g. 1. bn. ire, b. pron. poss, 
ton ; génitif de Ai, comme zure de 
zu; nere, nire àenù Eçar ditzaque- 
dano hire eisayac, hire oinen sea^ 
hella, Act. II. 85. Test, Rochelle. 
Jusqu'à ce qae j'aie mis tesenne* 
mis pour le marchepied de tes 
pieds. 

Herori, herarrek, g. hi Aa«r, toi- 
même. De hi^orif avec r euph. ou 
bien du génitif hire-ori. Hihaurk 
lan egin ahaluj prov. 234 d'O. 
Le travail que tu peux faire toi- 
même. 

Hidej V. Mde, 
' Hidoi, 1. bourbe. 

Hidoizlatu, hidoiztatzen, 1. s'em- 
bourber. 

Higa, higatu» higatzen, 1. 

bn. user: 



185 



Higadura^ L usure. 

Higatn, higatze, v. higa. 
Higi, liigitu, liigitzen, 1. 

bn. mouvoir, remuer, ébranler; 
de ig? 

Higitn, higitze, v. higi. 

Higoa, 1. biche. 
Higoillj V. iguin, 

Higoindu, higointze, v. iguin, 
Higoingarri, v. iguin, 

Higun^ bn. sevrer. 
Hik, V. hl 
Hil, V. U, et ille. 

Hilbeharki, v. il 

HildOj 1. Udo, bn. tranche de 
terre que la charrue a tournée en 
traçant le sillon. 

Hildo lerroa, hildo a^ka, 1. le 
creux du sillon. 

Hderreka^ 1. bn. sillon: de'ildo- 
erreka. Erreia se trouve par erreur 
seul et imprimé en gros caractères ; 
c*est le même mot que herreia, v. 
errunia. 

Mdaux, ildauxi, bn. rompre avec 
la herse la terre tournée avec la 
charrue; de Udo-auUi. 

Hildmnata, hildmnatze, 

V. il. 

Hilliots, hilhotz, v. il 
HUliutcha, V. U. 
Hilkor, V. il. 
HiUa, hillabete, v. u. 

Hillareak, 1. bruyères. 

Hilohore, v. il 
Hiltze, V. il 

Hipa, bn. sanglot. 

Hipar, v. ipar. 

HiBA, 1. dépit; du lat. ira. Gnzon 



hiruay irua, homme fâcheux^ P. 

Hîraiu, 1. se dépiter; — bn. 
périr, Salaberry. 

Hiraka« 1. ivraie. 

Hir6, V. hi. 

Hiri, V. Ai, et m. 

Hirizka, v. iri. 

Himiianna, 1. arraignée; comp. 
armiarma. 
Hirri, v. irri. 

Hirritu, hirritze, v. irrUu. 

Hinin, v. irun. 

Hinir, liinirgarreii, v. iru. 

Hirute^ v. irun. 

Hisi, dépit, opiniâtreté. O. écrit 
iêsi, prov. 288. Issis/raidesarnen' 
din. Je me fis moine par dépit. P. 
qui le cite écrit Aiêsi, avec A. Le 
ê final de i^sis est une erreur; 
c'est le suffixe z qu'il faut; issiz, 
et mieux alors isiz ou hisiz. Il 
nous semble que AiH est une cor- 
ruption de Aesi; v. es. 

Hisiti^ opiniâtre. 

Hisitl, V. hisi. 

Hist6, V. hiatu. 

Histu, histen, 1. hix, bn. ef- 
facer, passer (de la beauté). Selon 
P. accomplir. ZIeren bere desiren 
hisieagatik prometatzen dute anhitz, 
Axular, p. 351. a. éd. 172. n. éd. 
Car pour accomplir, remplir, ses 
désirs, ils promettent beaucoup. 

Hitz, V. itz, 

Hitzartu, v. Hz. 
Hitzkatu, v. Hz. 
Hitzkuntza, v. Uz. 
Hitzmitztia, v. Uz. 
Hitzontzia, v. Uz. 
Hitztegi, V. iti 



')Z. 



186 



Hix, hiztu, V. histu. 

Hizkiiiitza, v. Uz. 

Hobe, V. oôe. 

Hobeago, v. o6e. 

Hobeki, v. oie. 

Hoben, 1. v. o6e. 

Hoben, 2. 1. faute^ péché; — 
bn. tort, préjudice. 

Hoiendun, 1. bn. coupable, fau- 
tif; de Aoben-dun, 

Hobendun, v. loben, 2. 
Hoberen, v. oôe. 
Hobi, V. (fbi'^ 
Hobiel, V. odei. 
Hodei, V. odei. 
HoGAZA, OGAZA, 1. fouaco, gftteau; 
de Fesp. hogasa, v. L. B. 
HogOi, V, opei. 
Hoilatzea, 1. se glorifier; P. 

Hola, 1. holatan, v. ah. 

HoLA, 2. 1. flot; de l'esp. ola, 
HoltZE) 1. paroi faite de plan- 
ches; de ola — ? 

Holtzadar, v. arz. 

HOKDA, HONDATU, V. Otldo. 

HoNDALEA, V. ondo. 
Hondar» v. ondar. 

HONDABTZE, V. Oudo, 

HoNDATu, V. ondo, 

Hondu, V. on. 

Honi, bn. complet. 
HonUu, bn. compléter. 
Honigallu^ bn. complément. 

Honigallu, v. hani. 
Honitu, V. honù 
Hontz, 1- kuntZj bn. hibou. 
Hor, or, 1 et 2. 

Hordi, hordikeiiEf v. ordi, 
Horditu, horditze, v. ordi, 
Hori, V. or, 1. 



Horma, v. arma. 

Horra, v. or, 1. 
Horrek, v. or, 1. 
: Horrendi, v. harendi. 
Horriâ, 1. lambeau de drap. 

Hortakotz&t, v. or, 1. 

HortZ) V. ortz et orz. 

Horteadar, v. arz. 
Hortzkitzea, v. ortz. 
Hortztoki, y. ortz. 

Hosina» 1. grande eau; eau 
profonde. P. Oraiôaino bekat% ce- 
hiago duzunean, hoêinean barrenago 
zaudenean, Axular, p. 86. a. éd. 
260. n. éd. Quand vous aurez 
péché plus que maintenant, quand 
vous serez plus profondément dans 
l'abîme (P). 

HoztO, V. 08tO. 

Hots, ▼• ot8. 

Hotz, V. otz, 

Hotzailla, 1. serrurier. La ter- 
minaison est illa pour egiUa; mais 
d'où vient hotz? 

Hotsdd, V. otz. 
Hotzpera, v. otz. 

Hox, bn. interjection pour ex- 
citer les boeufs à avancer. 

Hoxeman, bn. conduire la char- 
rue. 

• Hoyek, v. au. 
Hozidura, v. ozi. 
Hozitu hozitze, v. ozi. 
Hozpatu, V. ota. 
Hozpatze, v. ots. 

Huchtu, bn. sifflet; comp. 
istu. 

HuchU) bn. interjection, pour 
chasser les volailles. Salaberry. 

Hudi, 1. udiy bn. étret du joug; 



187 



le trou du joug par lequel passe 
le timon de la charrette. 

Hudigo, 1. aversion. 

Hnguilj 1. manche de couteau, 
de serpe. Sjn. de çider. 

Hilin, V. on. 

Huinez, v. o^. 
Huinka, y. an. 
Huinthuz, v. d». 

Hula, V. ona. 

Hume, g. urne, g. b. 1. bn. 
enfant. 11 est curieux que les dial. 
basq. fr. qui sont si prodigues de 
l'A, l'omettent ici où il le faudrait, 
comme les dérivés le prouvent: 
arkuMâj zartume, emahume^ sarikume, 
de ari, zar^ eman, êosi-kumey pour 
hume^ V. Essai, Ch. II, et le pa- 
ragraphe dans rintroduction, sur 
la mutation de h en k. 

Umetaâuny g. le propre de Pen- 
fance; de ume-iasun, L'adj. ail. 
qui y correspond est kindlich. 

Umekeria, g. puérilité, enfantil- 
lage; de ume-keria. L'adj. ail. qui 
y correspond est kindisch. 

Vme orde hartzea, L adopter. P. 
Exactement Tall. an kindes statt 
annehmen. 

UmezuriZf bn. orphelin ; de ume^ 
zurtz. 

Umerri, 1. agneau; — bn. le petit 
de la vache, de la chèvre, de la 
brebis, etc. 

lohil wnea, 1. le bâtard. 

Hun, V. mun et on. 

Htina, V. ona. 

Htinek, v. ona et au, 2. 

Hunela, hiinelako, v. ona. 

Hunoil, v. ona et au, 2. 



Hunendi, v. harendi. 

Huneraino, v. ona. 
Hungaillu, v. on. 
Himgarri, v. on. 
Hunki, hunkitu, v. uUiu. 

Huntz, 1. bn. V. AontZy 1. 
Hlintz, 2. V. unôz. 
Hur, V. ur, 1. 

Hur, hurren, v. «r, 2. 

Hlira, g. L bn. Fron. dém. 
celui-là. En bise, le pron. a cor- 
respond à Aura. Le nominatif agent 
est: ari, g. Aark^ 1. bn. arei, ai, 
h. Génitif: aren, g. b. Aaren^ 1. bn. 
Datif: ofî, g. b. kari, L bn. Au 
pluriel, nominatif: ayei, g. Aayei, 
haiek, Aek^ 1. bn. aek^ areek^ b. 
Génitif: ayen^ g. aen, h. hayenthn. 
heyen, heien, 1. Datif: ayei, g. haei, 
bn. Aeif 1. bn. 

Hura sert aussi comme pron. 
personnel de la 3°*° personne; v. 
Essai, p. 26. M. le capitaine Du» 
voisin, dans sa critique de notre 
Essai, nous reproche d'avoir dit que 
le pron. démonstr. Aura est un pron. 
pers. 11 ne s'agit pas cette fois-ci 
de savoir le basque; il s'agit de 
savoir lire, et alors la page 26 de 
notre Essai lui prouvera qu'il s'est 
de nouveau trompé. •— Eta Aark er^ 
ran ziezon, bn. et celui-là lui dit. 
Hûa Aura oraino urrun zela, bn. 
£lt comme il était encore loin. 
Jreek esan daue, h. Ceux-là ont dit. 
nia Aayen Aejfogorak, bn. et leurs 
cris; litt. les cris de eux; le géni- 
tif est employé comme pron. poss. 
Jeêus bada joan Aequin. Luc. YII. 
6. Test. Boch. Jésus s'en alla avec 



188 



eux. On trouve dans Tévangile se- 
lon St. Luc. IL 51, pabliéàLon- 
dres, par la société biblique: Or- 
duan yautêi cen heyequin, alors il 
descendit; avec eux ; il aurait fallu 
Aequin; quin (kin) est su£Bxé an 
nominatif pluriel, v. Essai, p. 45. — 
Hei ëalècUzeko jaHn behar dituzien 
gauzak irakhastea, Introd. la Vieux- 
ville. Lenr enseigner les choses qu*il 
faut savoir pour être sauvé. 

£n dépouillant arJc^ hark de la 
caractéristique de l'agent {k\ il 
reste ar, har, peut-être la forme 
primitive et remplacée par hura. En 
tout cas ar^ har se retrouve dans 
un grand nombre de composés, 
dont quelques uns suivent. Voyez 
aussi ara^ 2. 

• Argatih, g. hargatiJc, 1. pourra cause 
de cela; de ar-gatik; v. ci-dessus. 

Hartaray 1. syn. de hargatik; de 
har-tara; v. ci-dessus. 

Harùakotz^ 1. syn. de hargatik; 
de haf'takoiz; v. ci-dessus. 

Bariarakotz^ 1. ^j^. A% hargatik \ 
de haT'tarakotz ; y. ci-dessus. 

Hartaraino, 1. jusqu'à. Sembora 
hartaraino igurikitzen zaizala, eta 
ez gehiago. Ax. 125. a. éd. 296. 
n. éd. Jusqu'à ce moment il a at- 
tendu et pas plus. De har-eta-raino, 

Sartzaz, 1. de cela; àehar-tzaz, 
V. ci-dessus. Zeren hartzaz kan- 
ientatzen da Jainkoa. Axular, p. 
229. Car Dieu se contente de cela. 

Huragana^ ou argana (plus usité), 
g. vers lui. 



ibra^«^tA,g.pourlui,à cause de lui. 

Haraitzin^ bn. depuis longtemps, 
de har-aitziîi; comp. araUzin; ce 
mot aurait dû se trouver ici. Guiçon 
anayeac çuec badaquiçue ecen harait- 
zina danic Jaincoae gure artean eU' 
gitu ukan nauela, Act. XV. 7. Test. 
Boch. Hommes frères, vous savez 
que depuis longtemps Dieu m'a 
choisi entre nous. 

Hurase, g. celui-là même; esp. 
aquel mismo Comp. ause. 

Huragana, v. hura. 
Hnragatik, v. hura. 

Hurase, v. hura. 

Hiirbil, liurbildu, v. ur, 2. 
Hurkari, v. ur, 3. 
Hurolde, v. ur, 8. 
Hurren, v. «r, 2. 
Hurreneko, v. w, 2. 
Hurrentsu, v. ur, 2. 
Hurrentzea, v. ur, 2. 
Hurran, v. urruti. 

Hurrupa, bn. gorgée. 
Hurrupatu, bn. aspirer un liquide. 

Hurtatu, v. ur, 3. 
Hurtu, V. ur, 8. 
Huste, V. uts. 
Hustu, V. uts. 

HuTCHA, KUTCHA, bu. coffrc, ba- 
hut; de l'esp. hucha. 

Huts, hutsegin, v. uts. 
Hutsik, V. uts. 

Hux, 1. V. uts. 
Hux, 2. bn. planche servant à 
abriter les cabanes de berger. 

Huxegin, v. uts. 
Huxtio, V. uts. 



I. 



L Cette lettre est rélément for- 
matif d^UQ grand nombre d'adjec- 
ti& verbaux. Les racines as, es, icA, 
utz, eàil, etc. ont donné les adj. 
verb. asi, esi, ichi, utzi, eàilli, etc. 

I, ik, V. Ai. 

Ibai, g. 1. rivière. 

Ibar, g. vallée ; aura une origine 
commune avec ibaû 

Ibeni, v. ipihi. 
Ibente, v. ipini, 
Ibentze, v. ^mi. 

Ibia^ V. Oiria. 
Ibil, V. ibUlù 

Ibilgune, v. OnlH. 

Ibili, V. iôillL 

Ibilkera, v. iàUU. 

Ibilketak, v. iàUli. 

Ibilli, ibiltzen, g. b. ièil, idUi, 

iaUzen, 1. eôU, eôilli, ebiltzen^ bn. 
marcher, mouvoir. Ce nom verb. 
se conjugue des deux manières; 
naàil, aôil, dabil, etc. ou ibiltzen 
naiz. M. ISalaberry se trompe quand 
il dit que Aabil est la 2^^ pers. 
de rimpératif de joan; c'est la ^^^ 
pers. de Timp. de ebiliù Haôil et- 
cAerat^ va-t-en à la maison. Eta 
eôil çaiiezte cAaritatean CAristec-ere 
onAetsi ukan gaiiuen àeçala, £ph. 



y. 2. Test. Boch. Et marchez dans 
la charité, ainsi que Christ aussi 
nous a aimés. JBla ezpere 6eAa iazozu 
Aaserrelua daèillan àaéi, Axular p. 
106 n. éd. 280. a. éd. Et sinon 
considérez celui qui s'est mis en 
colère. 

Uraôilli, g. b. L remuer; — 
manier, traiter. Erabil bedi sain- 
duki zure izena^ la Yieuxville. Votre 
nom soit sanctifié; litt. soit traité 
saintement. 

lèillera, iàiliera, ibiigune, 1. dé- 
marche; de ibU-era eipune. Emaz- 
tearen ibilguneari beAa egoitea. Ax. 
892, a. éd. Begarder la démarche 
d'une femme. 

Ibilketaky 1. promenades, allées 
et venues; P. i. a. 

Ibiltze, V. ibilli. 

Ibiria, ibia, ipidia, 1. gué. 

Pour la mutation de r en d, v. 
egundano. Est-ce que ibia et ibai 
seraient le même mot avecmétha- 
thèse de i? 

Ich, ichi, fermé. CAoroen Aitz, 
belarriak icA, à paroles insensées, 
bouche fermée. Nous ignorons si 
ioA et es ne sont que des variantes 
du même mot; la signification est 



190 



à peu-près la même : fermer. Aussi 
longtemps que nous n^aurons pas 
la certitude du contraire nous les 
considérerons comme deux mots 
distincts. Ici pourrait être comparé 
peut-être à la préposition ail. zu, 
dans zumachen, fermer. En ail. et 
en hoU. ces verbes composés sont 
d'un usage fréquent^ p. ex. auf- 
machen, ouvrir, festhalten, tenir, 
zuschliessen, enfermer; ces deux 
derniers verbes sont au fond des 
pléonasmes, halten est déjà tenir 
et schliesseu fermer ; nous les citons 
puisque nous croyons trouver quel- 
que chose d'analogue en basque; 
V. ci-dessous iisaisi, 

Ichi, isten, {ichUzen n'est guère 
employé) g. fermer. Gizonaren gaiz' 
iakeriari ateak istefro, pour fermer 
les portes à la méchanceté des 
hommes. 

Icii en bise, est synonyme de 
utzi, g. 1. bu. laisser. On serait 
tenté de considérer icM et utzi, 
comme les variantes d'un même 
mot; i et u permutent entre eux: 
Utze, uUze; irien, urten ; ille, ulle ; 
ci se trouve pour tz, ou ts : itciuli, 
itzuli; iciaso, itsaso; iciter, ister. 
Les deux significations, en appa- 
rence très éloignées l'une de l'autre, 
se rapprochent par les intermédi- 
aires, arrêter, cesser. C'est Pouvreau 
encore qui vient à notre aide en 
citant, „îxtUzea, arrêter, faire ar- 
rêter; heiatutih iœtitzea, cesser de 
pécher." Les dial. basq. français^ 
autant que nous sachions, ne pos- 
sèdent pas le nom verbal ici ou 



icii; il se retrouve cependant dans 
le dérivé iteiain; le nom verb. ne 
se trouve ni chez Pouvreau, ni 
chez M. Salaberry ; mais iciti, ixU 
existe, comme Ton vient de voir, 
et c'est très probablement le même 
mot. Que le verbe fermer puisse 
arriver à signifier arrêter, est déjà 
prouvé par le latin firmare, fermer, 
dont le sens propre était arrêter; 
V. Littré, D. En italien on dit 
„firmarse" pour : s'arrêter et en fr. 
clore signifie fermer et finir. La 
distance de cesser, de finir, à laisser 
est bientôt franchie. 

Aucun de ces rapprochements ne 
donne prise, croyons nous, à de 
sérieuses objections et cependant il 
serait prématuré de conclure défi- 
nitivement à ridentité de ces deux 
mots; utzi se rapproche trop de «^ 
à ce qu'il nous semble, pour ne 
pas laisser des doutes à cet égard; 
V. utzi. 

Izai^ izan, g. itciain, 1. bn. sang- 
sue; de ici-zain; pour la chute 
de n, V. artaiy 2. 

Icieki, g. itciekig itcieiilzen, 1. 
etcieki, bn? tenir; de ici-eginf 
Il paraît que de nos jours on se 
sert plutôt de atciiki. Bainan itcie* 
katzu {itcieki'-ezazu) zure zenzuàk 
goardia iertsiaren azpian, Ghourio, 
Im. de J. C. p. 78. Mais tenez 
vos sens sous la garde (discipline) 
étroite, sévère. 

Etciekidura, bn. itcieUdura^ 1. 
lien; de etcieH-dura. 

Ma laeia cedin iaren miiieo et- 
eiequidvfa» Marc. YII. 36. Test. 



191 



Soch. Et le lien de sa laBgae se 
délia. 

Ileieim, 1. tenaoe; de ich^n, 
Uracheki, g. eraickiki, bn. irai' 
cAeJUf 1. attacher, joindre; àeêraza- 
Ueheki. En lab. au figaré: en vouloir 
à quelqu'un. Iraichekiizen nau, il 
m'en veut. 

Halaber nehorc eztrauea eratche' 
guite» aikal pedaçu latz bat abilla^ 
mendu car bâti. Matt. IX. 16. Test. 
Boch. Ainsi personne ne met une 
pièce de drap neuf à un vieux 
vêtement. 



Itêotêi, itêoêtenj g. sai^ir^ prendre 
(p. ex. racine); il nous paraît de 
iei^atzi pour atzituj atzitu s'écrit 
avec 9, mais il est plus que pro- 
bable que c'est de atz que vient 
atzitu. Ich aurait ici le sens que 
nous lui avons donné ci-dessus, v. 
ich, et pourrait être comparé au 
£r. ferme, dans tenir ferme ou à 
Tall. festj dans festhalten^ fest- 
greifen. 

Itëoêior, g, gluant, contagieuXi 
de iUaste^kor. 



IchtL 



Itsu, icAu g. itsu, b. 1. bn. ùpu, 
bn. aveugle. H nous semble de 
ieh'têu, Guidari itmac, eltzoa irasten 
duçue. Matt. XXIII. 9^4. Test. Eoch. 
Conducteurs aveugles vous coulez 
le moucheron. 

Itmka^ g. b. aveuglément, à yeux 
fermés; de itsu-ka. 

Itêummtu, g. ilêu itauban, b. 
inopinément. Niniven itzùmuatuan 
9artu zan. Il entra inopinément 
dans Ninive. 

Itêu^i Usutzen^g. hA.ÙButu,hjï. 



s'aveugler, aveugler. £dna itautu 
zan eta ondarengoen galmena ekarri 
zuetij g. mais il était aveuglé et 
amena la perdition de ses descen- 
dants. 

Itsutaêun^ g. 1. icAutasun, b. (l'adj. 
it9u/)j ixuiasun^ bn. cécité ; et aussi 
aveuglement. Les auteurs n'ont pas 
tous observé la différence entre tMun 
et keria. 

Itsumena, g. ixukeriay bn. aveugle- 
ment; de itêu^men et keria» 



Icheden, IchedoiL 



Icieden, echeden^ icAedon, ieAoran, 
icAedeten, icAedoten; g. b. icAadon, 
ecAaon^ ecAan, b. espérer, attendre. 
L'impératif a quelques formes ré- 
gulières: icAoA ou ecAoik, (maso.) 



icAon, ecAoin, (fém.) espère. Il nous 
semble que ce nom verb. est com- 
posé de icA-epin, icA-egan; pour la 
permutation de g en tf, oomp. cAiap' 
dwrri; pour celle de r en d^ v. 



192 



epundano; pour la chute du d 
{echaon == eehadan), comp. aUeen = 
aUeden. Le sens véritable serait 
iprester ferme"; v. plus haut ce 
que noas avons dit de la signifi- 
cation de ich. Le verbe esperaren 
esp. signifie aussi espërer et atten- 
dre; les significations d'attendre, 
arrêter, rester ferme se touchent 
de très-près, et semblent avoir in- 
fluencé le choix du nom verbal 
basque tout autant que du verbe 
espagnol. — Bana, zein paUigaiz- 
toak ichedoien zioni g. mais quel 
sort malheureux l'attendait ! Eia 
ichadoten dot zeure misericordia an^ 
diany Olaechea^ p. 26. £t j'espérais 
en votre grande miséricorde. 

Ich&dOII, V. icheden^ s. v. ich, 

Ichaka, ixeka, 1. sillon; syn. 
de AUdo, 

IchâSO, V. iisaso, 

Ichedarratzea, émonder^ éla- 
guer. Mot d'O. selon P. 

Icheden, ichedete, v. ich. 
Ichedon, ichedote, v. kh, 
Icheki, V. ich. 

Ichenduz, 1. par feinte. 
Ichi, V. ich et utzù 
Ichil, V. isil. 

Ichildu, ichildute, v. IsiL 

Ichillîk, V. isU. 

Ichilka, V. iaU. 

Ichilte, V. isil. 

Ichiri, ichiritzen, 1. digérer. 

Ichitze, V. ich. 

Ichkilimba) iskilimàaf bn. 
épingle. 

Icbldlilia, bn. petit coffret dans 
les vieux bahuts. Salaberry. 



loHKiNAy bn. angle, bord; de 
Tesp. esquina. 

IcUrarduka, bn. contestation. 

IchOy V. iêil. 

Ichok» V. iàheden, s. v. ich. 

Ichon, V. icheden^ s. v. ici. 

Ichoron» v. icheden^ s. v. ici. 

Ichpi, bn. petit morceau d'an 
corps dur. 

Ichpicho, bn. pari, gageure. 

Ichtape, ichtapeka, v. isUr. 

Ichter, V. ister. 
Ichterbegi, bn. isierbegi, 1. 
ennemi. 

Ichti, ichtita, ichtitzen, bn. 

ixti, ixtitzeiiy 1. faire arrêter, s^ar- 
rêter ; P. Selon M. Salaberrj : faire 
reculer un attelage en frappant au 
museau les animaux qui traînent 
la voiture. Pouvreau donne le sens 
primitif de ce nom verbal, qui sera 
une variante, la forme lab. etbn. 
de ichi. V. ichi s. v. ich. 

Ichtika, ichtikatUj bn. pétrir 

(le pain), écraser les raisins. 
Ichtil, bn. petite mare. 

IchtitUj ichtitze, v. iciti. 

IchU, V. ich. 

ICHUKATU, V. Chukhu. 

Ichuli, V. itzuli. 

Ichur, 1. 1. bn. izufy h. bn. 
froncé, ridé, frisé. Comp. UzuU. 

Ichurla, icAuHzen, 1. izuriu, b. 
bn. froncer^ friser. 

Ichur, 2. V. iauri. 

Ichura, g. b. iûcAura, 1. bn. 
apparence ; — bn. teint (du visage). 
Gure Jainioaren çorpAtdza, odol(h 
a/rima^ eta Jainkotasuna ogiareneia 
mehats amoaren idurien edo iiciu' 



F 



198 



ren azpian, la Tieuxville, p. S4. 
Le corps^ le sang, Tâme et la divi- 
nité de notre Seigneur sous l'ap- 
parence de paiu et de vin. 

Ichura/pen, g. itehurapen, 1. bft. 
apparition» vision; de ichura-pen, 
Eia eçagutu çuten iiAuêi çuela cem- 
bail iichurapen templuan, Luc. 1. 22. 
Soc. bib. L. Et ils connurent qu'il 
avait vu quelque vision dans le tem- 
ple. JSz aditu iÉcAurapen epilea, faire 
semblant de ne pas comprendre. P. 

Itchurazj 1. par feinte; de U- 
ehura-z. 

ItcAurazio, 1. dissimuler; de il» 
eiuraz'ko. 

Ichurapen, v. ickura. 

Ichurba, 1. délire. Du nom 
verb. ichurbatu? comme ahar de 
ahartu. 

Ichurbatu, ichurbatzen, 1. se trou- 
bler (de Tesprit), sMgarer, se four- 
voyer. P. écrit aussi ixurbatu. Adi- 
mendua ixurbalzen zayo, l'esprit lui 
trouble (sic). Le x est ici pour 
eh, mais généralement il remplace 
iz. Ichurba se rattache donc peut- 
être à UziMT (itzurri) tourner; la 
terminaison da reste obscure. Notre 
expression ^^la tête lui tourne" offre 
quelque analogie. U est cependant 
possible que ichurba dérive de ichuri, 
répandre, verser (qui est peut-être 
le même mot que Uzurri, tourner). 
Les deux acceptions de répandre 
{ichuri) et s'égarer {ichurba) se tou- 
chent de près; elles impliquent, 
toutes les deux, Tidée de se perdre. 

Ichurbatu, ichurbatze, v. 

ichurba. 



Ichuri, V. isuri. 

Ichurtu, ichurtze, v. ichur i. 

Ichutasun, v. ichu, s. v. ich, 
Idarokitea, &ire sortir, selon 
O. V. idiii. 
Ide, V. iide, 

Ideki, idekitze, v. idHd. 

Ideren, bn. variante de eriden» 

Idi, g. b. 1. bn. boeuf. 

Idizko^ g. b. bouvillon. Idizko 
paraît être composé de idi^z^io, 
et avoir la forme d'un adjectif ,»de 
boeuf/' comme zUlarezho, (de ziUar) 
signifie d'argent ; mais le sens n'en 
est pas clair. L*étymologie proposée 
par M. de Charencey (Recherches 
sur les noms d'animaux) n'est pas 
admissible; il y voit ide-io, boeuf 
futur, et le z est une lettre euph. 
Ko est tout aussi peu ,,futur" que 
„ai'' (j'aimerai) en fr. Ko indique 
le futur, voilà tout; v. po. 

Idizain, 1. nerf de boeuf. 

Itzain, b. 1. bn. bouvier; deidi- 
zain, 2. 

Itzaingoa^hn. le métier de bouvier; 
de itzain-go, 

Ithandif bn. arpent de terre ; ce 
que le cultivateur peut labourer en 
ane journée, avec de grands boeufs. 

Ithegun, syn. de ithandi^ et du 
dial. soûl, selon M. Salaberry. 

lizar, 1. vieux boeuf; àeidi^zar. 

Itzarkinak^ 1. instruments de la- 
bourage. 

Idiki, idikitzen, g. ireH, irUd, 

(prov. d'O.) ideki, ideiitzen, g. 1. 
bn. idoiiy idokitzen^ 1. but Tous ces 
noms verb. ne sont que des variantes 
du même mot. Eu g.ideH^ est ôter; 

18 



194 



icUH, ouvrir. En 1. ideii est ouvrir. 
Idoii en 1. et bn. est ôter, tirer hors, 
arracher. M. Salaberrj ne donne que 
ideii pour toutes ces différentes ac- 
ceptions. Pour la mutation der en d, 
V. effundmo. — Urte guzian gerta eze* 
dina bethirekian [begi^irekian), l?tQV, 
471 d'O. Ce qui n'arrive pas durant 
toute Tannéei arrive parfois en un 
clin d'oeil. Begi ireii bâtez. En un 
clin d'oeil. Baina berec ethorriricido- 
qui gaUzaie. Act. XVI. 37. Test. 
Boch. Mais que venant eux-mêmes 
ils nous mettent dehors. Arrain hau 
doi doia hureiik idekia da, bn. Ce 
poisson vient d'être tiré de Teau. 
Idikitze» v. idiii, 

Idizain, v. idi. 

Idizko, V. idi, 

Idoki, idokitze, v. idiM. 

Idor, 1. bn. sec. 
IdartUj idortzen, 1. bn. sëcher. 
Idarte, 1. bn. sécheresse. 
Idortaeun, 1. constipation. 

Idortasun, idorte, v. idor. 

Idortu, idortze, v. idor. 

IdiiM, V. euH, 

Idun, b. cou. 

Iduri, iduritUi v. irudi. 

Idurikoz, v. irudi. 

Iduripeiia, v. irudi. 

Ifebnu, v. infemu. 
Ifini, V. ipinù 

Iflntza, ifintzOy v. ipini. 

Ig,ik«Cette racine signifie^^haut" 
^^hauteur" et se' retrouve dans un 
grand nombre de dérivés. 

lie, 1. 'b. montée, colline; P. 

He, ige, côte. Supplém. du dict. 
de Larr. 



Hegi, 1. montagne, colline; P. 
Métathèse de ige; — L bn. bord, 
côte ; peut-être à cause de la double 
signification de côte, penchant d'une 
montagne, et bord de la mer. Sur 
Aegira hêldu zen eta ian Uio, bn. 
il arriva au bord de Teau, et il 
s'y noya. Il nous semble que iegi 
a donné le suffîxe egi, trop; ian^ 
diegi, trop grand. Oeiôu et tous les 
composés de gei paraissent aussi 
devoir s'y rapporter. Pour la chute 
de e initial, oomf, bagilla de ^ti' 
illa; chaola de ecAeola; et même 
la double forme Aegi, iie moutre- 
rait déjà que le « ne tient pas bien 
en place. 

liesu, âpre; de iie-êu pour teu. 

Igo, igotzen, g. b. igon^ h. ig<m, 
igaiien, 1. iian, iiaiten, bn. monter. 

lautêi içan den Aura bera da igan 
ère dena ceru gucien garaira. Eph. 
IV. 10. Test. Eoch. Celui qui est 
descendu, c'est le même qui est 
monté au dessus (vers le haut) de 
tous les deux. VanUate da bertzeak 
baino gorago igan nahi izaiea, Ghou- 
rio, p. 27. C'est de la vanité de 
vouloir monter plus haut que les 
autres. 

Le guip. igo a sans doute perdu 
le n final, ce qui n'est pas rare 
dans ce dialecte, comp. arrai, 2. 
Pour ce qui concerne la voyelle 
finale il nous semble qu'il faut 
donner la préférence aux dial. basq. 
fr.; igan^ iian, a pu vouloir dire 
ig-Aan, haut-là. — Larramendi écrit 
encore, io, ij/o; ce sont des formes 
vicieuses et inconnues dans le guip* 



195 



Igcvro^ iffaroizen, g. irapo, irogoitenj 
b. iroffon, vragaiten, 1. bn. iga/ran, 
igaraUen, bn. passer; — bn. mon- 
ter; de erazfhigo, La signification 
de passer et monter, (verbes neu- 
tres) ne s'accorde pas bien avec la 
forme de igaran^ qui est celle d'un 
verbe cftusatif. Nous avons vu plus 
haut que ,,monter" dans le Test. 
Boch. est rendu par igan et non 
igaran. Phiztu zenetik hirurgarren 
egunian Jesns igaran zen zeruraL 
Jésus monta au ciel le troisième 
jour de sa résurrection. Salaberry. 
Ef'a sei urée igaro ziran, g. et six 
ans s'étaient passés. Demàara ira- 
ganûj 1. Le temps passé. Igaran igan- 
dean, bn. dimanche passé. Iragan 
ganean, la nuit passée. 

Iragazi^ g. irazi^ irazten, irasten 
b. 1. bn. tamiser, passer, litt. faire 
passer; 1. crever, de irago-erazi; 
c'est lecausatif d'uncaûsatif. Ponr 
la chute du g, comp. ein = egin. 
Guidari iUuac eltzoa irasten duçu. 
Matt. XXIII. 24. Test. Eoch. con- 
ducteurs aveugles, vous coulez le 
moucheron. Eta handitsua irasten 
denean. Axular p. 632. a. éd. 518. 
n. éd. Et quand le furoncle s'est 
crevé. Norbaii begiak irastea, P. 
crever les jeux à* quelqu'un. 

Higitu, Aigitzenj 1. igitu, bn. re- 
muer, ébranler. 

MAar, l.bn. moulin. Peut-être fau- 
dra-t-il placer ce mot ici. Larramen- 
di donne igar, ce qui explique eikar; 
h pour g est fréquent, v. cAingar, 1. 

Igaite, V. igo, s. V. ig. 

Igan, V. igoy s. V. ig. 



Igailde, g. h. 1. bn. dimanche. 

Igar, 1» V. eiAar, s. v. ig. 

Igar, 2. g. iger, eyar, 1. eyAar^ 
bn. iAar, 1. bn. sec, aride. Pour 
la mutation de g, A, y, v. cAingar, 
1. Eta Auna cen Aan guiçombat eseua 
egAa/r çuenie, Matt. XU. 10. Test. 
Boch. Et voilà, il j avait là un 
homme qui avait une main sèche, 
^w iAarra^ le bois sec. Comp. 
gar, flamme; iAar, étincelle; idar^ sec. 

Igartu, igartzen, g. igertu, igertuten^ 
b. lAartUy iAartzen, eyAartu, eyartu, 
eyAartzen, 1. sécher. 

Igaraite, v. igo^ s. v. ^. 

Igaran, v. igo, s. v. ig. 
Igaro, V. igOf s. V. ig. 
Igarotze, v. igo^ s. v. ig. 
Igarri, V. igeri, 

Igartu, igartze, v. igar. 

Igaz, g. b. igezj igez, b. Jaz, 1. 
bn. cAaz, bn. l'année passée. Cette 
rxprr«»sion "sera elliptique; urte, 
année, sera sous-entendu; comme 
„courant'' en français; le vingt cou- 
rant, pour le vingt du mois courant. 
Il nous semble que igaz vient de ig 
et signifie ,.passé'' ou une idée ana- 
logue, et se rattache, par la forme 
bise, à iAes fuite. 

Ige, V. ig. 

Igel, g. 1. bn. iAel, 1. grenouille. 
Pour la mutation de A en g, v. 
cAingar^ 1. Igel aura probablement 
une origine commune avec igeri; 
pour la mutation de r en l, v. 
oMla, s. V. ari S. 

Igele, V. yela. 

IgGT, V. igar 2. 

Igeri, bn. en trempe, en nage; de 



196 



igerikatu? Comme ahar de aMriu, 
IgerikatUy igeriialzen, g. 1. bn. 
içarri, b. A Guëthary ireiia, irei- 
katzen^ nager. La signifioation pri- 
mitive de igeri ne sera probable- 
ment pas y, en trempe/' H faut sup- 
poser que cette location adverbiale 
est prise du verbe; ou bien igeri 
sera plutôt verbal un adjectif p. 
ex. flottant, surnageant; et em- 
ployé plus tard dans le sens fi- 
guré de ,^en nage." Cette acception 
de „en nage" sera prise du fran- 
çais. Nous croyons donc plutôt que 
igeri est un adjectif, dont la forme 
bise, est la mieux conservée, igarri, 
de ig-garri, porté, enclin, à monter, 
c. a. d. à rester à la surface. 

Igerikatu, igerikatze, v. 

tgert, 

Igerri, igertssen, g. b. deviner. 
Igertu, igertute, v. igar. 

Iragarri, g. donner à deviner; 
de erazO'4gerri. 

Iges, g. b. ines, b. iAes, 1. bn. 
fuite. Pour les mutations de g, h 
et %, V. chingar, 1. Ne faudrait-il 
pas rattacher igeè à i^P II serait, 
alors plus correct d*écrii^e igez^ de 
ig'e-z, c'est à dire en passant, en 
montant. — Igesari eman zion, g. 
Ihesari eman dio., 1. il a pris la 
fuite. 

lAesij 1. bn. iges ou iAes egin, 
g. b. 1. fuir. Le 1. et bn. ont formé 
Tadj. verbal avec i; comp. esi de 
e8; asi de as^ etc. Joan da Hesi, 
il est allé fuir. 

Iheitoki^ bn. asile, refuge; de 
ihee^toki. 



Iges, V. igaz. 

Igitai, V. ifiùai. 

IgitU, V. ig. 

IgO, V. ig. 

Igon, V. igo^ s. V. ig. 

Igor, igorri, igortzen, 1. 

bn. egorri (Larramendi), envoyer. 
Centenerac igor cUzan adisguideac 
harengana. Luc. YII. 6. Test. Boch. 
Le centenier envoya au devant de 
lui (litt. vers lui). 

IgorUj bn. expéditeur; de igar-le. 

Igorle, V, igor. 

igortze, v. igor. 
L, g. b. enduire, frotter; 
donner une maladie. Onetarako 
agindu zian^ cncha zurezko^ kampo- 
tik eta barrutik betunez igortzia egin 
zezaia. Lardizabal. Four cela il loi 
ordonna de faire (qu'il fit) une 
arche, enduite de bitume au dehors 
et en dedans. 

IgorSEUriy ihorziri, 1. tonnerre. 
Peut-être de igortze-uri. 

IgOtze, V. igoj ^. V. ig. 

Iguin, g. (le u se prononce) t 
higoin, 1. En g. haine, rancune; 
mala intencion, esp. En lab. à 
contre coeur. Ce mot est très peu 
usité en g. — Gertakari onei Kaini 
bere anaya Abelganako gorroio eta 
iguin bizia sorlu zion. Lardizabal. 
Cet événement produisit chez Gain 
pour son frère une haine, une ran- 
cune vivace. 

Higoindu, higoinizea, 1. ennuyer, 
haïr. Larramendi donne iguUu, 
hartar, ennuyer; mais ce mot est 
inconnu; il embrouilloi à cause 
de l'orthographe, igUu {iguilv) et 



197 



iguindu; dans le dict. ces noms ver- 
baux sont s. V, mover; dans le 
suppl. s. V. aborrecer. Larr. a cru 
qn'il y avait un n d*élidë; que 
iguitu était pour igniniu^ comme 
izain pour izandu; mais iguUu 
(iiffiiu) vient de ig et Mgoindu de 
htgoin {igwn), 

Higoingarri, 1. qui fait mal au 
coenr; de higoin'garri, 

Igiik, igun, iguzu, bn. E^^" 

pers. de l'impératif du verbe — ? 
donne-le-moi. Gnre eguneco ogma 
iguc egunecotzat, Luc. XI. S. Test. 
Boch.Donne nous (pour) aujourd'hui 
notre pain quotidien. 
Ignn, V. iguk. 

Ignriki, igurikitzen, 1. bu. 

attendre. IgwriH diot^ 1. je l'ai at- 
tendu. 

Ignzkiy V. eguzhi. 

Igozkitata, igmddtatze, v. 

cguzh, 

Igazu, V. igui. 

Ihabldia, v. ihiabalia, 

Th<ini, bn. maltraiter^ donner 
des coups. 

Ihalozkai inhalozia, bn. se 
vautrer, rouler par terre. 

Ihar, 1. inhar, 1. étincelle. 

liar n'e6t plus connu aujourd'hui. 
Comp. chingar^ 1. Begietarik ihar^ 
rat jausten zaUzan^ Axular^ p. 280. 
Les étincelles lui sautent des yeux. 

Ihar, 2. v. igar 2. 

IhardOBtdll, v. iAardetsi. 

Ihardetsi, ihardetsten, 1. 

iiardex, ikardexi, bn. répondre, ré- 
sonner; de ikar-etêi; comme onein 
etc. Nous, avons écrit Hardelsten, 



d'après Pouvreau; mais ikardesten 
serait mieux, (v. etêi), et c*est ainsi 
que récrit Liçarrague. Hta bametic 
ihardesien duela erran deçan, Luc. 
XI. 7. Test. Boch. £t que celui 
qui est dedans réponde, et dise. — 
IhardeUi paraît être composé de 
ihar^etsif bien que la signification 
de Har ne soit pas claire ici. Peut- 
être que ikarduM, (v. plus bas) * 
nous en donne la clef. IharduM^ 
est quereller^ contester; ihar est 
étincelle et iharduki^ sera pour 
prendre feu^ se quereller^ contester. 
Or contestar en esp. est contester^ 
mais aussi répondre et de là peut- 
être ihardeôêL 

Iharduhiy iharduMizen, 1. iAardoki^ 
bn. En 1. se quereller^ contester. 
En bu. conférer, traiter d'une af* 
faire, tenir tête à. Peut-être de 
Har^uki, tenir étincelle, comme 
on dit en français, prendre feu; 
V» ihatdetêi, 

IharduMiza^ 1. querelle. Comp. 
adiizay pour la forme. 

Ihardex ihardezi, v. thar- 

detsi. 
Ihardoki, ''. ikardetsi. 

Iharduki, ihardukitze, v. 

ihardeUi, 

Ihardukitza, v. ikardetsi. 

Iharrosi, iharrostOj v. irauêi. 

Ihaurki, v. ihaurri. 

nuturrii bn. couvert. liaurri 
dago dideguzia oêtoz^ tout le chemin 
est couvert de feuilles. 

Ihaurki^ iîihaurhi^ 1. litière à faire 
du fumier. 

Inhaurtu^ 1. étendre la litière* 



198 



Ihaurteri, v. inoteri. 

Ihausi, bn. eu chaleur, parlant 
de la truie. 

Ihausika» bu. aboiemeut. liau- 
nia ari duj il aboie. Comp. ausi. 

Ihaute» V. ifiotâri, 

Ihautiri, v. inoteri. 

Iheadarrataeail. raocourcir,P. 

Ihel, V. igeL 
Ihes^ V. igea. 
Ihesi^ y. igea. 
Ihestoki, v. igeê. 

Ihetzetze» v. ihetsA. 

itUs ▼• iÀetzL 
i, 1. bn. usé. Il nous sem- 
ble que hix^ {hitz) bu. usé est pour 
ihetzi^ avec chute de i initial. iii^^;?t 
est Tadj. verbal iheiz-i, 

IhetzUu^ ihetzitzen, 1. bn. user. 
P. écrit ihetzetzen. 

Ihiabalia. 0. écrit (prov. 274) 
ikaàalia. P. Técrit des deux façons. 
liabaiiareneëpatakputUa moz. L'épée 
de rhomme sans coeur a la pointe 
émoussée. Le mot est probablement 
composé de iha ou ihiabalia ; balia, 
valeur, de Tesp. valia; mais qu^est- 
ce que iha? 

Ihi, V. ty^f 1- 
IhilltZi V. intz. 

Ihintztatu, ihintztatae, v. 

intz. 

Ihipe, V. iya, 1. 
Ihitz, V. intz. 

IhitziatUi v. iiUz. 
Ihisâ, V. eiz, 
Ihiztari, v. eiz. 
IhiziatUf ihiztatze, v. eiz. 
Ihortz, ihortzif v. ekorUi. 
Ihorziri, v. igorzun. 



Ijela, b. igele. g* 

Ik« Ce suffixe est d'un usage 
varié; uni aux noms il correspond 
à: de, quelque. Ez iago gloriarik 
Jaungoikoarm aginduak goréMage. 
Il n^jr a pas de gloire sans Tobser- 
vance des commandements de Dieu. 
Duda bagarik (ôaga^ik et r eupho- 
nique), sans doute. Eskerrii asko, 
merci, beaucoup de remerciments. 
Uni aux adjectifs verb. il leur dpnne 
la valeur d'un ablatif absolu. Janik^ 
ayant mangé. Ikudriky ayant vu. 
Quand ik est précédé d'une voyelle, 
il faut intercaler r euphonique. 
La signification de ik n'est pas 
toujours également claire, cependant 
il est évident que ce suffixe doit 
servir à donner un sens indéfini 
au mot auquel il se trouve uni. 
Halarikeref toutefois, non obstant. 
Baiziky sinon. 

Ik est régi par le superlatif. 
JSspànako Eskaldtmik gegeMc^ la 
plupart des Basques espagnols. De 
là les locutions comme: o/îiJ^^icÂinia, 
le moins possible; de alÀh. 

Ikaite, v. igo^ s. v. ig^ 

Ikan, V. igo^ 8. V. ig. 

Ikaraj g. b. 1. tremblement; ~ 
g. terreur. Uchara^ bn. tremblant. 

Ikaratu, ikaratzen, g. b. 1. ikhaira^ 
ikkaralu, bn. trembler. 

Ikaragarri^ g. b. 1. ikiara^arri, 
bn. terrible; de ikaragarri. 

Ikaragarri, v. ikara. 
Ikaratu, ikaratae, v. ikara. 

Ikartu, ikartaeUi 1. bn. re- 
garder. Sia cen karen ikartzea csto^ 
msta àâçala. Matt :p:yill. 8. 



199 



Test. Boch. Et son regard était 
comme l'éclair. 

Ikasarasd, v. ikasi. 
Ikasbide, v. ikasi. 
Ikasgasa, v. ibm. 
Ikasi, ikasten» g- b. 1. iklias, 

ikhari, 1. bn. apprendre. 

Erakaai, g. iraiasi, ikasarazi, I. 
erakaxi^ bn. enseigner; de erazo- 
ikasi. Nons avons suivi l'orthographe 
de M. Saiaberry qui écrit eraiaxi 
avec X et ikhasi avec s et k/ 

Ikasola, g. école; de ikas^la. 

liasbide^ g. b. doctrine; de t^- 
bide. 

Ikastun, 1. apprenti. 

Bcasgasa, 1. apprentissage. 

Ikasnai^ g. b. désireux d'appren- 
dre; de ikas-nai. 

IlAaskarif 1. enseignement. Ikias- 
iaririk gorena da gure èuruen eza- 
giUzea. Chourio, p. 80. Le plus 
haut enseignement est de nous 
connaître nous mêmes. Ce mot 
parait être composé de ikkas-kari 
pour Aari, v. ari 4. ce qui signi- 
fierait plutôt ^professeur" que „en- 
seignement^\ 

Iraiastun^ g. docteur. 

Ikasnai, v. Hast. 

Ikasola, v. ikasi. 

Ikastun, v. ikasi. 

Ikatz, g. 1. iketz, h. ikhatz, bn. 
charbon. 

Ikatzlu, g. ikhatziUf bn. carboniser. 

Ikkatzgin, bn. charbonnier; de 
ikkatz-egin. 

Ikhatztegi, bn. Tendroit oh l'on 
garde le charbon; de ikhatz-iegi, 

IkatztoUy 1. fournaise, P. En b. 



Fendroit où l'on garde le charbon. 

Ikatz kamèarra, L le brasier al- 
lumé. 

Ikatztoki, v. ikatz» 

Ikatztai V, ikaûz» 

Ike, V. ig. 

Jker, ikertu, ikertsen, 1. 

ikker, ikiertu, bn. visiter; — 1. 
traiter un malade. 

Ikertu, ikertzen, v. iker. 
Ikesu, V. ig. 
TketZj V. ikatz. 
Ikhara, v. ikara» 
Ikharagarri, v. ikara. 
Ikharatu, v. ikara. 
Ikhas, ikhasi, v. ikasi. 
Ikhaskari, v. ikasi. 
Ikhatz, V. ikatz. 
Ikhatzgin, v. ikatz. 
Ikhatztegi, v. ikatz. 
Ikhatzta, v. ikatz. 

Ikhel, bn. boeuf qui n'est plus 
propre à être attelé et qui est 
destiné à la boucherie. 

Ikher, ikhertu, v. iker. 

Ikherreste, bu. reconnaissance. 
Ce mot parait être formé de t£^- 
este^ de etâi, comme onetsi,, etc. 
mais le sens n'est pas clair. 

Ikhus, ikhusi, v. ikusi. 
Ikhusgarri, v. ikusi. 
Ikhustate, v. ikusi. 
Ikhnz, ikhuzi, v. ikuzi. 

Ikinoa, P. n'en donne pas la 
signification; il ajoute comme sy- 
nonyme yfSzdeuzetakoaj propre à 

nen. 

Ikorizi3?inak,humeursqui vien- 
nent à la main pour avoir travaillé. 
Mot d'O. selon R 



200 



Ikutil» b. coup de poing. 
Ikukatzea, achever. Mot d'O. 
selon P. 

Tkasi, ikusten^ g. b. 1. Mus, 

iiiusi, bn. voir. Ce nom verb. se 
conjugue aussi régulièrement. Da- 
kust ou ikusten det, g. je vois. 
Erautsi uian da çnec orain dacussa- 
çuen eta dançueuen haur, Act. II. 
88. Test. Boch. Il a répandu ce 
que maintenant vous voyez et en- 
tendez. 

Sraiusi, g. 1. erakutsi, erahuiten^ 
b. faire voir, montrer; de erazo* 
iiuêi, 

EraiiUsi, g. b. enseignement, 
leçon. 

Erakusaldi^ g. b. leçon; de era- 
kus-aldi. 

Erakmle^ g. b. docteur; de era" 
kuê'le. 

liusiera, g. vision; de 

Ikhusgarrif bn. cadeau que les 
accouchées reçoivent. 

Ikhustate, bn. égard^considération. 

liusHzuna, 1. ce qui est bon à 
voir; P. Kizuna indique générale- 
ment un temps futur^ comme hil' 
kizuna, mortel = qui mourra ; etot' 
Mzun, avenir = ce qui viendra. 

Ikuskera, v. ikun. 

Tlrng lrignTi^ V. ikusi. 
Ikuste, V. ikusi, 
Ikutu, g. b. toucher. 

Ikuzi, ikuzten, 1. bn. HAuz, 

iihîizi^ bn. laver^ nettoyer. Ela 
hetaric ilkiric arrançalec sareac ikui" 
zen ciôvzlen, Luc. V. 2. Test. Roch. 
Et les pécheurs en (nacelle) étant 
sortis lavèrent leurs filets. 



IkUZte, V. ikuzi. 

n, g. b. Atï, g. 1. bn. mort. Les 
dial. basq. esp. doublent le l quand 
suit Particle: illa ou Ailia; les 
dial. basq. fr. écrivent Alla, IL 
Salaberry donne les deux exemples 
suivants : Emazte hori hila da, cette 
femme est morte (adjectif). Oure 
izeba Ail da, notre tante est morte 
(participe). Cette différence corres- 
pond donc à Tall. ,ytod", adj. et 
y^gestorben/' participe; bien que ce 
soit toujours le même mot. Si cette 
distinction était faite régulièrement, 
il s'en suivrait que l'attribut est 
variable, si c'est un adjectif et qu'il 
est invariable si c'est un participe. 
Ceci n'est cependant pas générale- 
ment observé et la règle ne parût 
pas bien fixée pour les dial. basq. 
fr. L'attribut en g. et b. est toujours 
défini et s'accorde en nombre avec 
le sujet. Oizonak iliorrak dira, les 
hommes sont mortels. Ez olgeeta 
guziak dira onak, b. Tous les amuse- 
ments ne sont pas bons. Selon M. 
Inchauspe le dial. soûl, serait le 
seul dans lequel l'attribut reste in- 
défini. Darrigol cependant écrit 
(Diss. apol. p. 144.) Emazteak izi' 
kor dire, les femmes sont pusilla- 
nimes. Ou lui ou M. l'abbé se 
trompe. De nos jours cependant on 
fait accorder en lab. l'attribut avec 
le sujet et on dit, du moins à 
Ouéthary^ emazteak izikorrak dire, 

J7, iUzen, g. il, ilten, b. At/, 
hiltzen, 1. bn. mourir, tuer; — 1. 
eflacer, biffer; — bn. éteindre. 

lUe, b. avec l'art. Uiia, le mou- 



201 



rir, tuer; — 1. effacer, biffer; — 
bn. éteindre. 

lUe^ b. avec Tart. iltia, le mou- 
rir, la mort, lUia zerda ? Olaechea, 
p. 58. Qu'est-ce que mourir ? 

lUotz, g. cadavre; ieil'Otz. Gomp. 
AilAolz» 

llio, Uior, g. mortel;de il-ko et ior. 

Illezior, g. immortel; de ilez-kor, 

niobi, g. b. illoi, g. cercueil; de 
iU'Obi. Jac9% zaiiezee arain iiustera 
sepultura edo illodifak. Moguel. Des- 
cendez maintenant pour voir les 
sépulcres. 

IlHfUZf g. massacre. 

Hiliulcha, bn. cercueil; de Ail- 
kutcha. , 

Ilierri, bn. cimetière; àeAU-herri, 

HUAotê, complainte sur la mort; 
de Ail^Aots. Mot d'O. selon F. 

HilAotZjhii.TBiàemoTt.Com]^,illoiz. 



HiUzaiUe^ 1. qui tue. Gizon AiU 
tzaillea, le meurtrier; de AUlza, 
(pour AUlzea, comp. aditza) et iUe 
pour egilU, 

HilèeAarki^ honneurs funèbres. 
Mot d'O. selon P. 

HiloAùre^ bn. syn. à^AUbcAorU; 
de Ail-oAore, 

HUdumatu, AUdumatzen^ 1. mor- 
tifier. 

lUun, g. b. ilAun, 1. bn. sombre. 
Peut-être de il-un qui est ^une 
en bn. 

lUundUf illuffizen^ g. b. ilAundu, 
ilAtmtzen, 1. bn. obscurcir, devenir 
obscur. 

EluniasuHj g. b. UAuntasun^ L 
bn. obscurité; de illun-tasun, 

BAumbe^ 1. UAumpe^ bn. ténèbres; 
de UAun-be? 



Ha* iUa« illarffL 



i/&7, g. b. 1. AiUay bn. v. iUahete. 

Illargi, 1. lune. Probablement de 
U-argi, lumière de mort; Todten- 
licht, ail.; et non lumière morte, 
todtes Licht, ail. Dans ce dernier 
cas argi aurait dû précéder; v. Es- 
sai, p. 120. 

lUargîbete, g. b. MargiôetAe, 1. 
pleine lune; de illargi-èele. 

lUabete, g. b. 1. AiUabetAe, bn. 
mois; c'est-à-dire, une lunaison 
complète, un mois lunaire. Pro- 
bablement contraction de illargibete, 
lUabetAetik iUabetAeray 1. d'un mois 
à Fautre. La contraction de ce mot 



ne s*est pas arrêtée à Ulabete; il 
est plus que probable que Ulabete 
a perdu ses deu^ dernières syllabes 
et que iUa^ mois, est tout ce qu*il 
en reste. Cette forme Ula a été 
réduite jusqu'à il dans plusieurs 
dérivés. -^ lUaren UAena, le premier 
du mois. 

Illabeiey v. iUargibete. 

Hiliabetey v. iUargibete. 

Egora^ g. Ulargiaren garapena^ 1. 
lune croissante. Le g. de il-gora. 

libéra, g. b. Ulargiaren beAera^ 
pena, 1. lune décroissante. Le g. 
de Ubera. 



£02 



Bzar^ g. vieille lune; de il-tar. 

Ilôerri, g. b. iUargi àerri, 1. nou- 
velle lune; de U-èerri. 

Udellz, g. Janvier; de U-^ltz, 
mois noir. 

nain, V. nie 1. 

Ilbeltz, V. Ula, s. V. il. 

libéra, v. Ula, s. v. U, 
Ilberri, v. illa, s. v. iL 
ndaux, ildauxi, v. Aildo. 
nderreka, v. kildo, 

ndo, V. kildo, 

ne, V. nie 1. 

ngora, V. illa^ 8. V. iL 

nhantza, 1. le milan; P. 

nhar, 1. bn. haricot. 

Ukar èiriHl, bn. petit pois. 

Màiru Ukar, 1. pois chiche. 

Bkar naàarra, 1. pois chiche^ pois 
barré. P. 

nbaim, bn. cendres de fou- 
gère^ paille^ etc. baie de blé. Selon 
P. flamèche qui sort du bois éteint ; 
et puis: opi ilAauna, blé chamois. 
Nous n^avons pas pu trouver ce 
que chamois signifie. 

nhaundu, Uhauiitzen, 1. 

(Guéthary)^ s'affaiblir; de ilkaun, 
faible. 

L v. illeti. 



V. 



nherri, v. il. 
nheti, V. Uleti. 
nhumbe, i 
nhun, V. il. 
nhandu, v. U. 
nhuntasun, v. il. 
nhuntze, v. U. 

nincha, g. bois carbonisé, noir, 
à moitié brûlé. Comp. ilkendi. 
Tllrhij V. Uki. 



nid, iUdtsen, 1. bn. Ukki, bn. 
sortir. En bn. syn. de atera et de 
jal^ {yalgî). Eta kelaric iHirtear- 
rançalee êoreae ikutzen ciémten. Lac. 
Y. 2. Test, Boch. Et en étant 
sortis (de la nacelle), les pécheurs 
lavèrent les filets. 

mdntz, V. U. 

nidtze, V. ilki. 

nko, V. il. 

nkor, V. U. 

niabete, v. iUa^ s. v. U. 

niargi, V. iUa, s. V. u. 

niargibete, v. iUa, s. v. U. 

niargibethe, v. Ula, s. v. tf. 

niaztu, P. donne Uieak Ulaztua, 
carder la laine; de iUe? 

nie 1. g. 1. fdle, b. ilâ, bn. 
cheveu, laine. M. Salaberry dit 
que dans beaucoup d'endroits on 
se sert de èilo, mais toujours pour 
cheveu, et ile toujours pour laine. 
En bise, ulle n^est jamais employé 
pour laine. P. écrit s. v. ôiloa, 
AU biloac, (avec k) poil follet. 

lUetsu, g. 1. ullelsu, bn. chevelu ; 
de ille^têu. 

Bain, bn. ouvrier, marchand, en 
laine; de ile-eçin. 

nie 2. V. eçm. 

nieti, g. Uketi,itekenài,Ukenii, 
b. 1. tison. 

nietsu, V. iUe, 1. 

niezkor, v. U. 

nioba, g. 1. bn. Uobia, b. (ortho- 
graphe esp. U = gl. ital.; 1 mouillé 
initial), neveu ou nièce. A Guéthary 
petit fils, petite fille. Abran bere 
emazte Sarai eta iUoba Lotberehn 
zUnela eckeiik irten ean, Lardis. 



SOS 



Abraham, qui avait avec lui sa 
femme Sarah et son neveu Lot, 
sortit de la maison. 

BiUoiba, g. bigartm Uoàia, b. 
arriàre-neveu, petit-fils. Imité de 
Tesp. sobrino segundo. AbranNoâ' 
ren biUoba amaikagarren belaaneJeoa, 
Lardiz. Abraham petit fils de Noé 
de la onzième génération. 

moi, V. t;. 

dote, V. il. 

Slunda, v. il. 
Oliin, iUuntasiin, v. U. 
ninntTO, V. U. 
nte, V. U. 
nteatu, V. Utze^ 2. 
nteatee, v. iltze, 2. 
ntee, 1, V. U. 

Iltee, 2. g. uUm^ ftnigei b. Uze, 
1. bn. clou. Probablement de icA, 
qui a donné iésalsi^ saisir, prendre. 
Les dial. basq. £r. paraissent avoir 
conservé la forme la moins cor- 
rompue; nous ne savons pas, pour 
le moment, d'exemple de Tintro- 
duction de l; u bise pour i se 
retrouve dans iUe^ uUe; irlen, urlen'i 
uiUu, uiulu. La forme bise, unize, 
rattache illte à unlz^' g. b. AutUZf 
1. bn. lierre. Pour la signification 
il n^y aurait aucune objection à 
fure; cependant la corruption de 
icA en imtz est forte; il faudrait 
pouvoir rendre compte ici de Tin- 
troduction de n dans le bise, ou 
de la chute de n dans les autres 
dialectes, ce qui serait possible; 
comp. iAUz^ s. V. intif et irelzL 

lUzatu, lUzaUen, g. Uzaiu, U-' 
zatzen^ 1. bn. douer. 



nzar, V. iUa, s. V. il. 

Iteatu, iteatee, v. iUze^ %. 

Imachina, v. imagina. 
Imagina, L imacAina^ bn. image. 
Inuidmanu^ bn. avec parfaite res- 
semblance. Sal. 

Imbide, imbidezu, v. egin. 

TmlTI, ivnim'j y. ipmi. 

Imito, 1. entonnoir. 

IicPAMiA, b. infamie. 

ImpbiztU, bn. provocation. 
• Inauteri, v. inoteri. 

Inolia, bn. haine cachée, ran- 
cune. 

Inchaiir, g. b. ioMaur^ 1. bn. 
noix. Comp. elzaur. 

Jkzaurtze^ bn. noyer. 

InoliOZka, bn. mouvement de 
tiraillement du corps, provoqué par 
l'inertie. Salaberry. Explication peu 
claire. 

Inda, bn. sentier. 

IndaiteU, v. indak. 

Indak, indan, indazu, g. b. 

1. î^^ pers. de Timpér. (forme mas., 
fém. et polie) du verbe — ? donne- 
le moi. Indaitzu^ donne-les moi. 
Cet impératif paraît être isolé comme 
iguk. Une Jainkoa, indazu, olAai, 
atzo a^axa getoz egin diiudan Aul' 
sen eta bekAaluen èarkAamendua, 
la ^ieuxville, p. 9. Mon Dieu 
donnez-moi, je vous prie, pardon 
des fiiutes et péchés qne j*ai faits 
depuis hier au soir. 

Indan, v. indak. 

Indar, g. b. 1. bn. force; — 
g. b. effort. Indarra egin àiar da 
zeruàa iradazieko, b. Il faut teâie 
(un) effort pour gagner le ciel. 



204 



Indctrisu, g. 1. indarzu\ bn. 
fort, paissant, valeureux ; de indar^ 
isu, 

Tndarôu, indartzen^ g. se fortifier. 

Indaria, indarrez, bu. par force; 
de indat'ka et z. 

IndartSU, v. indar. 

Indartu, indartee, v. indar. 

Indarzil, v. indar. 

IndazU, v. indak. 

IvFERNU, g. inpemu^ b. ifâmu, 
1. enfer. 

Infemuiarra^ b. infernal. 

Inguda, g. yungura, b. ingura^ 
iffuxa, 1. enclume. Le bise, pa- 
rût dériver *de Tesp. yunque. Les 
autres dial. se rapprochent plutôt 
de l'ital. on du port, incude. Pour 
la mutation de d en r, v. egun- 
dano, Inguxa est donné par F. 

Ingume, g. papillon; — 1. fan- 
tôme qui charge les corps des dor- 
mants. P. De Pesp. incubo et du 
fr. incube ; m pour d, comme Biar- 
ritz = Miarritz; maino, de èano^ 
bain, etc. 

Tngura, v. inguda. 

Ingtou, 1. bn. environ, contour: 
Paraît être composé de Tesp. giro, 
contour, cercle, et de la prép. 
en, in. 

Inguxa, v. inguda, 

TnhaklTl, 1. gestes par lesquels 
ou contrefait quelqu^un. P. Haren 
inhakina egiten du, il le contrefait. 

Xnhalozka^ v. ihaiozka. 

Inhar, v. ihar, 
Inbara, v. enada, 
Inharki, i. P. ne traduit pas 
ce mot mais donne l'exemple sui- 



vant: InharkUik nai dmt, ezgizene^ 
tik^ je veux du maigre et non du 
gras. Inharki est évidemment com- 
posé de inhar-ki; la terminaison 
ki pour gai, Inhar est une va- 
riante de ihar (v. iMr) qui, à son 
tour, est une variante de igar^ sec. 
Il nous semble que igar rendrait 
très bien l'idée de ^^maigre" et nous 
croyons avoir ici en même temps 
Texplication de gihar, chair vive, 
que Larramendi traduit par,, chair 
sans graisse''. Le ^ a changé de 
place comme dans irago pour igaro. 

Inliarros. inbarrosi, v. irausi. 

TTiTiRrtej V. inoteri* 
Inhaiirki, v. ihaurri. 

Inliaurteri, v. moieri, 

InliaiirtU, v. ihawrrî. 
Inhurri, v. ehindurri. 

Inhnrridura, v. inhurrUu* 

InhunitO, bn. s'engourdir. 

Inhurridura, bn. engourdissement. 

InOIltZ, V. intz. 

InoS, V. noiz. 

Inpebnu, v. if^emu, 

IntZ. g. iruntz^ tnuniz^ inoniz, 
b. ihintz, 1. ihitz, 1. bn. rosée. 
Pour la chute de n comp. iUze. 

Ihintztaiu,ihintztai2en^ 1. thiiztaiu^ 
bn. se couvrir de rosée. 

hotz^ g. l. gelée; — bn. petite 
gelée, moinrs forte que iharroimou 
horma. De ihitz-olz. 

IzotztUy izoïten^ g. izotzegin^ 1. geler. 

Intzire, g. hurlement; — bu. 
plainte, vagissement. Paraît être le 
même mot que tVn'nW, avec trans- 
position de irr initial. 

Inual, bn. imbécile. 



205 



Inuntz, ▼. Mi. 

Inxea, insteatu, bn. essayer; de 
Tesp. ensayar. 

Insnibi, insnibitu, bn. avoir 
un vif désir d'ane chose. Oatkua 
inyubUua da bethi arrainari, le chat 
est toujours friand de poisson. 

Inzaur^ v. incAaur. 

Inzaiirtze, v. inchaur. 

Inardun, v. jardun. 

Inarrusi, v. irausi 

Inaz latsa. b. balai. Comp. 

Siaztor, 

Inaztor, g. fougère. Ce mot 
n*est pas connu à Zarauz^ mais 
bien à Hernani et Andoain^ à ce 
qu'on nous a dit. Iraztor est en 
lab. fumier de fougère^ de iraze^ 
dont la forme ba&q. esp. sera inaze 
ou inaz. Inaztor ne peut donc 
signifier fougère^ et doit être com- 
posé de inaZ'tar, Nous ne con- 
naissons aucun exemple de per- 
mutation de r en n. 

]&ez, V. iae9. 

Inoiz, V. noiz, 

Inok, V. nar. 

Inor, inork, v. nor. 
Inos^ V. fiaii. 

lâotazi, b. grêlon; syn. de 
ehingor. 

làoteri, inauteri, ioteri, g. 

ikaufteri, inhaurferi^ inharte^ 1. 
ihawriiria^ bn. carnaval. Beiiaute, 
mardi gras; mais qu'est-ce que 
ihaute? Pour la mutation de h en 
nh et », V. ehingar 1. lAaute, L 
bn. mardi gras. IhatUe motzay mardi 
ffdAtV ,Aêi€lehenihaute\[ïTLà\ gras.P. 
Zaldun ihaute, dimanche gras. F. 



iy b. couler; syn. de eraund. 
y. Larramendi s. v. Uover. 

lo, V. igo s. V. ig. 

loteri, V. inoteri. 

Ipar, g. b. hipati 1. iphar, bn. 
vent du nord, nord. 

Ipliar^ V. ipar. 

Iphete, bn. plein de graisse. 
Gizon hori iphete egin da, cet homme 
est devenu très gros et gras. Sal. 
Peut-être de bethe, plein, comme 
on dit en fr. un visage plein. Le 
i paraît être prosthétique comme 
dans iphitta. 

Iphitta^ bn. très petit; du fr. 
petit avec i prosthétique? 

Iphurdi, V. epurdi. 

IphuTU, bn. terme de labou- 
reur; point où Ton s'arrête avec 
la charrue, etc. pour retourner, re' 
venir au point de départ. 

Iphuruko, bn.^ cheville attachant 
le timon au joug. 

Ipidia, V. ièiria. 

Ipintze, V. ipHi. 

Ipiiii, ipintzen, g. î^i, ifintzej 

1. iôeni, ièentzeit 1. ou iôerUen, b. 
imin, indni^ bn. placer, mettre. 
Toutes les labiales permutent ici 
entre elles, b, p, m, f. — • Labort 
eusiaran ipinia, g. traduit en bas- 
que labourdin. Arùola bide gainean 
ifinia, Tarbre placé, planté, sur le 
chemin. P.J?^a othaitz hunekin batean, 
Ama Firginareny kastitearen patroin 
bezala ararteko ibetUzea^ Ax. 365. a. 
éd. 182. n. éd. Et avec cette prière 
subitement, le placer de la Vierge 
en médiatrice^ comme patronne des 
chastes. 



206 



IJintia^ 1. plantation. P. 
IpizpiKnA, apezpiioa, L évéque. P. 
Ipui, g. b. fable, conte. 

Ipurmamiay v. epurdi. 

Irabarkhi, bn.forêt^ vilebraqaio . 

Irabazi, irabazten, g. b. 1. 

bn. gagner. 

Irabiata, irabiatzen, g. bou- 
leverser. 

IradUllTl, bn. faux avec laquelle 
on coupe la fougère, Tajonc, etc. 

Iragaite, v. i^o, s. v. (^. 
Iragan, ▼. iffo, s. v. ig. 
Iragarri, v. igerri. 

Iragasi, v. igaro, 8. V. ig, 
IragO, V. igoy 8. V. ig. 
IragOite, v. igo^ s. v. ig. 

Iraikitze. y. jaiK 

Iraillay b. le mois de Septem* 
bre; de ira-^la; mais ira nous est 
inconnu. 

IraitSi, iraitSte, 1. iraOêi, iraiz- 
ten, bn. jeter, rejeter. Uta çuee 
iraizten çaituztenac, ni iraiztennau. 
Luc. X. 16. Test Eoch. Et celui 
qui vous rejette, me rejette. 

IraitBte, v. iraHsi, 

IraiztO^ v. ir<Utêi. 

Irakasi, v. t^i. 
Irakastun, v. ikasi. 
Iraldn, irakiten, g. b. 1. eraku, 

erakilu^ erahiten, bn.. bouillir. Ce 
nom verbal se conjugue des deux 
manières et sa conjugaison régu- 
lière est celle des verbes transitifs : 
dirakil, diraiizu, diraki, etc. je bous, 
etc. ce qui s'explique peut-être par 
sa forme causative. Irakin e»t formé, 
peut-être de erazo^ekin faire avancer 
(lever?) = bouillir. Par erreur s. v. 



ekiHy nous avons dit que P. tradinBait 
eraikUti par: faire monter; il &ut 
„faire lever''; de erazo-jeiiif et non 
de erazo^eiin, comme nous l'avons 
dit. Mais la possibilité reste que eiki> 
se rattache à ig, ii. 

Irakite, v. iraUn. 
Irakiirri, iraknrten, trsr 

kurteeili g. b. 1. bn. lire. 

Iraiurgai, g. chapitre ; de îminf- 
gai. 

IrakurlCf g. lecteur; de irakur^e 
pour egille, 

Irakurgai, v. irahirri. 

Iraknrle^ v. irakurri. 

Irakurte, irakurtze, v. ira- 

iurri, 

Irasagar, g* 1. coing (fruit). 

Evidemment de ira^^agar, mais nous 
ignorons ce que ira signifie. 

IrasagarondOy coignier. 

Irasail, v. ira^e. 

Iraski, iraskitzen, g. 1. iragH, 

bn. ourdir. 

Irazki^ bn. chaîne; terme de 
tisserand. 

Iraste, v. iragazi^ s. v. ig. 

Irastor, v. iraze. 

Iratcheki, v. ieieH, s. v. ieL 

Iratiotzo, — fBaHia orduandiren 
gaixtoenac ère hasten dira, ôeren 
canteientcien iraiiotzen eta iratUiten. 
Ax. p. 204. a. éd. 64. n. éd. 

Iratzartu, iratzartaten, b. 

bn. se réveiller; de erazo^lzarri. 
Iratzartu, ta bertati Christinaubak 
zer egin èiar dau? Olaechea. Que 
doit faire le Chrétien dès qu'il est 
éveiUé? 
IratZOf V. iraze^ 



207 



Iratetoi, v. irasfe. 

Iraugai, 1* iraurgi, bu. chaume, 
fougère, ajonc, tout ce qui est propre 
à servir de litière ou à faire du 
fumier. Beirau-gai; mais qu'est-ce 
que irau? 

IraurtUy bn. étendre la litière. 

Iraul, V. iratUi, 

Iraulaya, espèce de gâteau, 
selon O. De iraulif 

IratlldU, V. irauli. 

Irauli, iraultzen, g. 1. iruH, 

b. iraul, irauldu, bn. En g. et b. 
renverser. En 1. bn. labourer, tourner 
la terre avec la charrue; renverser. 

Irauliatu, irauUratzen^ 1. bn. se 
tourner. 

Eria irauliatzen da oiean, P. Le 
malade se tourne dans le lit. 

Iraulkatu, iraiilkatze, v. 

iraulù 

Iraultze, v. irauH, 

Iraïuit irauten, g« 1. bn. iraun^ 

iraunUn, b. durer, persévérer. Ce 
nom verb. se conjugue des deux 
manières, v. Essai, Ch. X. Bakar- 
fik au êolvauko dala azken gino 
<mdoirautendabena,A.mbKno. Seule- 
ment celui-là sera sauvé qui aura 
persévéré jusqu'à la fin. 

Iraun, iraupen, g. b. 1. bn. iraute^ 
1. darée. IraïUe gutitahoa, de peu 
de durée. 

Irautez, iravpez, 1. largement. 
P. Iraupez est pent*être en usage, 
mais ce mot n^est pas correct; la 
terminaison n'est pas pe mdispen; 
il aurait fallu iraypenez, 

Iraungi, iraungitzen, l.étein- 

dre^ mortifier. 



Irannsi, v. erauai. 

Iraimto, v. iraun. 

Irauntsi, Moguel se sert de ce 
mot pour „encouragement'' Au£- 
munterung; v. Berichtigungen etc. 
de W. v. Humboldt. 

Iraupen, v. iraun. 

Iraupez, v. iratm. 

Iraiirgi, v. iraugai. 

IraurtU, v. iraugaL 

Iraucd, trausten» g. crever 

(d*un ulcère); — 1. forcer. Jiar" 
roêi^ iharroëten; iniarroêi^ inÀar" 
rosten, 1. bn. inarrwi,Jardausi, ioT' 
dauêi, g. secouer, ébranler. Tous ces 
noms verb. sont formés de erazo- 
autsi^ faire rompre, et devraient se 
trouver s. v. auts. Pour la mutation 
de A, nhy n, v. chingar l^et^/Aor. 
Atheak iratm ^'i^tcd», L il avait forcé 
les portes. 

Irauste, v. irausi. 

Iraute, v. iraun. 

Irautes, v. iraun, 

Irasie, 1. iratze, bn. fougère. 

Irasior, 1. fumier de fougère. P. 

IraztoTy iratztoi^ irasail, bn. fouge- 
raie. Comp. inaztor. 

Irazeld, erazekitze, 1 . eraieki, 

eraiekitzen, g. im^^i, b. (Lardizabal) 
allumer; de erazo-izekiy v. izio. 

Irazi, V. iragazi, s. y. ig. 

IraztO, V. iragazi, s. v. ig, 

Iraztor, v. iraze. 

Ireika, ireikatze, v. igeri. 

Ireiz, ireizi, bn. nettoyer le 
froment en le jetant en Tair, avec 
une pelle; clarifier, filtrer. 

Ireùhpkalap la pelle pour nettoyer 
le froment. 



208 



Ireki, v. idiki. 
Irendu, g. b. châtrer. 
Irentsi, y. vreM. 

Ires, iresi, bn. peigner. Sal. 
Même mot que ireiz? 
Iresegi, v. irazehi, 

Ireste, v. iretsi. 

Iret8i> ireBten, g. 1. bn. irex, 

irexi, bn. trunizi, b. avaler. Selon 
P. le 8ub. verb. ireMe. En g. irtUsi 
(selon M. Arrne, maître d'école à 
Zarauz), ce qne la forme bise, rend 
probable. Peut-être que le n s'est 
perdu (comp. îUze 2. et iAiôz)^ et 
qne irutUtî, irenlsi,.e9t une variante 
de eraunsi^ couler, verser. — Baina 
iire semé Aaur eeinek ireôêi ukan 
baUu hire onkasêun gucia puieguin, 
Luc. yf. 80. Test. Eoch. Mais 
celui-ci ton fils qui a mange tout 
son bien avec des putains. 

Iretste, v. vretH. 
Irex, irexi, v. iretsi. 

Irhazain, 1. garde forêt; syn. 
de (nkansain. La terminaison est 
zain, mais irha ne se trouve pas. 

Irhinziri, v. irrinzi. 

Iri, 1. b. fougère. Gomp. iraze. 

Iri, 2. g. uri, b. Airi, 1. bn. 
ville. Les dial. 1. et bn. ont iW, 
avec la signification de: endroit, 
environ^ et de là la préposition 
tm», bn. vers ou environ. C'est 
probablement le même mot, bien 
que le A puisse servir à distinguer 
les deux acceptions. Bazko irian 
jinen da, il viendra vers Pâques. 
Ma gauaren laurgarren veUla irian 
ethor cedin hetara iUas gainez çabi- 
hda. Marc. YI. 48. Test. Bocb. 



Et environ la quatrième veille de 
la nuit^ il alla vers eux^ marchant 
sur la mer. 

liirizka^ 1. village. 

Irian, v. m. 

Irichi, 1. V. iretai. 

Irichi, 2. iristen, g. atteindre, 

réussir. Diru asko izatera iHeiida^ 
il a réussi a avoir beaucoup d'argent. 

IriKi, V. idim. 

Irinteia, v. irin. 

Irin, g. tirun, b. irin, 1. bn. fa- 
rine. Du fr. ou de Tespagnol ha- 
rina? La chute de f ou h initial 
n'est pas rare; mais nous ne con- 
naissons pas d'autre exemple de 
mutation de a fr. ou esp. en «ou 
u basque. 

Irinleia, bn. pièce oii Ton pétrit 
le pain; de irin-tegia. 

Irioite, v. irion, 

Irion, irioiten, 1. envoyer. 

Urari bertzetara erioUea eta eragHea, 
faire prendre chemin à l'eau par 
autre part. P. Ontasunai irioUea, 
prodiguer, dissiper son bien. P. 
Serait-ce une corruption de irago 
{erazo'igo) ? Larramendi donne pour 
igo les formes io, iyo, 

Iriste, V. irichi, 

Iritai^ g. igitai, b. Serpe. Pour 
la mutation de g en r, v. argizagi, 

Iritzi, V. eritzi, 

Irozerazo, g. appuyer, soute- 
nir, ^ous ignorons si ce mot est 
en usage; il est composé de iroz- 
erazo, verbe causatif, faire — F iroz 
ne se trouve pas. 

Irri, g. 1* bn. Atm, 1. rire, 
subst. Comp. yarra. 



209 



7m egin^ irriz egon, 1. rire, verbe. 
Irriz dago^ il rit. Irriz urraizen dira, 
I. ils crèvent de rire. 

Irriz, bu. en riant; de irri-z, 

IrrizUna, 1. ëcornifleur. P. De 
irriz- affina,^ 

Irrikor, 1. rieur, adj.; deirri-kor. 

Irri barre^ b. sourire. 

Irrikatu, g. désirer vivement. 

Irrikor, v. irri. 

Irrinzl, g. irrinzin, 1. bn. ir- 
Hinziri^ bn. syn. de ziniha. Sal. 
Cri particulier des Basques, de défi^ 
de joie, de ralliement. — g. b. 
bu. hennissement. Le gaip. a perdu 
le n final, comp. arrai, 2. 

Irrinziri, irrinzirinat 1. hennisse- 
ment; sjn. de zamarikina. 

Irrinzin, v. irrinzi, 

Irrinziri, v. irrinzi. 

Irrlngdrina, v. irrinzi. 

Irrinarte, g. fente, ouverture; 
p. ex. d'une porte entre baillée. 
Ce mot parût être composé de tr- 
rin-arie; arte, espace, en bn. fente. 
Comp. l'ail, zwischenraum. Irrih 
dérive peut-être du lat. rima, avec 
tV prosthétique et n au lieu de m 
final qui n^est pas toléré en bas- 
que. Dans ce cas le verbe irritu 
aurait perdu la nasale. Il est ce- 
pendant possible que irri existe, 
d'oii le verbe irrilu et puis irrinarte ; 
le n sera alors pour Teuphonie. 
Comp. iriki ^pour iri-egin?) et zirriiu. 
Irritu, irrilzen, hirritu, hirrUzen, 
1. s'entrouvrir, se fendre. Irrilzen 
da lurra, la terre s*entrouvre de 
sécheresse. P. Hotzez irrUurik, transi 
de froid P. i. a. Goseak irriturik 



dago, il est accablé par une grande 
faim. P. i. a. Les deux dernières 
acceptions ne sont pas claires. 

Irristatu, irristatz6n,g. glis- 
ser. Peut-être faudra-t-il rattacher 
ce nom verb. à irri^ forme hypo- 
thétique, V. irrinarte et ziri. 

Irritu, V. irrinarte. 

Irritze, v. irrBarte. 

Irrizkina, v, irri. 

Irten, irteten, g. urten, urte- 

ten, b. sortir, se lever (du vent), 
provenir, naître. Bigarren aldiz ur» 
teten dau argitara liÔurucAu onek, 
b. Pour la seconde fois ce petit 
livre parait à la lumière (au jour). 
Urten lei semé onak guraso ardura 
bagakuetatik^ b. Le bon fils pourra 
provenir, ndtre, de parents in- 
souciants. 

Irtete, v. irten. 

Iru, g. Airwf, 1. bn. trois. 

Imgarren^ g. b. hirurgarren, 1. 
bn. troisième. 

Hereny 1. bn. tiers. Heren comme 
atzen et garren, sera un superla- 
tif, c. a. d. un génitif. Lesadject. 
numéraux (premier, dernier, etc.) 
sont rendus dans plusieurs langues 
par un superlatif: first, augl. erste, 
ail. achtste, holî. V. Pott, Zahl- 
methode, p. 215 — 224. La muta- 
tion de t (Airur) en e se retrouve 
dans nere, gén. de ni. 

JErenegun, g. aréhegun, b. Aeren^ 
egun, L bn. avant hier; de eren^ 
egun. 

^Herenzi, bn* pour la troisième 
i fois. La terminaison est obscure. 
i Huna herenn prest naiz çuetara 

14 



210 



eth^r^çra. 2 Cor. XII. 14. Test. 
Bocb. Yoici pour la troisième fois 
que je suis prêt pour ijler ye|rs 
vous. 

I^udi, g. b. iduri^ 1. bn. (trans- 
position de d et r) semblable, 
adj. Apparçnce^ ressemblance, fi- 
gure, exemple. — g. poussier. Larr. 
dit que iduri est le plus eu usage, 
bien que les fprmes fléchies soient 
prises de irudi. Le prâs. de lind. 
fait dirudU, dirudigu, dirudi, etc. 
U nous semble que idwri est un 
adJQtçtif verbal formé, comme tant 
d'autres {oH de as; esi de es)^ de 
idur-i. Idur, pourrait être composé 
de id^f pareil, semblable et ifr , près. 
Bi ahizpak elgar iduri dire, bn. 
Les deux soeurs so^t semblablos 
(se ressemblent). Offiaren eta ma^ 
kaU amoaren idurien edo iichwren 
azpianj ]. sous Vappareiice de pain 
et de vin. JBere iduriz, ona da, selon 
qu'il semble, il est bon. P. 

I^wriko^t 1- par conjecture, F. i. a. 

Id^fifiei^ 1. soupçon; de idurirpen. 

Irudit iru^Ua^f g. iduri, iduri^ 
z^f 1. bn. iduri, i4urUu, bn. seqa- 
bler, paraître, rassembler* Ce nom 
verh. a le présent et Timparfait de 
rind. r^uliers. Dirudtt^ dirudizu, 
diirudi, etc. il me semble, etc. 
dans la double acception, de 
^sembler** et „ressembler^\ Ru/ra 
dirudis il lui ressemble. P. JSadi- 
rudigu Ailla, vous semblez un 
mort. P. 

Dirmdieuâz, g. apparemment. 2>î- 
rudi, S. pers. du prés, de l'ind. il 
lui paraît; n relatif avec e de liai- 



soA, ^in^dieu; pi^ia Ip wt ?; àe 
ce qu'il lui parfit = app&rempiax|t. 

Iruditze, v. irudi. 

Irqg^rren, v. iru. 

Irulaga, v. irun. 
. Irule, V. irun. 
Iruli» V. irauli. 

Irun, iruten, g^ b. 1. bi^ Ai- 

Ttfii, iùruien, 1. filer. M^tuçu «riHi- 
gaik (de gai). Nous n'avons d^ quoi 
(de matière) à filer. 

Inde, 1. bn. fileur; de ùru-le, 
avec élisiou de n devant l, v. Es- 
sai, Ch. II. 

Irviaga^ 1. quenouille. P. i. a. 

Iruntsi, v. iretri. 

Iruntz, V. ifUz. 

IruntSSiy v. iretH* 

Irur, g. vallée. 

Irute, V. iruUf 

Iruzki, V. eçuzU, 

IsatSi g. 1°, petit balai ai^s 
mançbe, 2^ nageoire j probablement 
à caisse c|9 1* ressemblance. 

ISQka, g, moquerie. 

laekaiu^ iaekatzen^ se moquer. 

Isi, V. hi^, 

iBil, îailtsen, g. ichiUI^, ieiU- 

duUn. b. iiohU, ichildu, iehiUeu, 1. 
bn. se taire. Les basques eap. écri- 
vent encore iM, ixHdu, inUdu, pui/y- 
qu'on prononce un a gras. lai 
dérive probablement de la raçiçç 
ich; pour le moment U reste san^i 
explication. Nous avions d'abord 
pensé à décomposer ichUdu en Uz^ 
U'du^ éteindre la pi^rple^ ce qui 
paraît peu naturel. L'inteqectiojfj^ 
bn. icAot silence! semble pliit^t 
une forme impérative de ici^ et 



211 



amsi iokildu en dérivera aussi. P. 

emploie ieiil comme adjectif: pizon 

iehiUa, un homme posé^ de peu 

de paroles. 

IsiUasuH, g. silence; de iâiUtaêun, 
IckUlii^ b. 1. bn. en silence, en 

cachette; de iehU-xk. 
lehilka^ bn. en cachette; de 

IchUUk egon^ b. 1. rester sans 
parler. 

Ixilume, b. enfant illégitime; de 

Isatasun, V. iêil. 

Isiltze« V. iêil. 

Iskambil, g. grand bruit de 
paroles. 

Iskiniiaso, bn. geai. (nn=hy 

ïspiLLv, 1. 1. malotru, gueux. 
Probablement d*eapiègle qui vient 
de spiegel, miroir v. ispillu 2. 

IspiLLu, 2. g. b. miroir. Proba- 
blement du prov. espelh. 

Xstape, V. ister. 

Istar, V. ister. 

Istairpe, v. ister. 

Iste, icA et uM. 

Ister, g. b. 1. iêtar, g. ieiUry 
bn. cuisse. 

htarpe^ b. iêiapê^ 1. icAtape, bn. 
enjambée; de iatar^e. 

lêiapeko. Jêtapeko andrea,\% déesse 
Vénus. P. 

lêter oiea^ Lie gras de la jambe. 

Isterbegi, v. ichterbegù 

XEEtilf 1. lac, fange. 

lêéiUeroa, 1. chantier. 

Istinga, istingia, g. marais. 

lêiimffor^ g. bécassine. Il nous 
semble de inHin^gor^ la sourde du 



marais. OUagor est bécasse; de 
ollo'gar, poule sourde, selon le 
préjugé (?) que la bécasse est 
sourde. 

Istingia, V. istinga. 

Istingor, V. istinga. 

Istu, chistu, g. chu^ b. salive. 

Isiu dota, g. cracher. 

Istu, g. eiistn^ b. flûte basque. 
Ixûu^ 1. sifflet pour appeler quel- 
quVn. P. lostta dago, il vous 
siffle. P. 

Isuil, 1. amende pécuniaire. 

Isuraldi, v. isuri. 

Isiiri, isiirtzen, g. 1. ieÂurj 

iehuri, bn. verser, répandre. 

lêuralde, g. versant de la mon- 
tagne, d'où coule Teau; de thir- 
aide. 

leurle, celui qui répand ; de isur- 
le. Ce mot se trouve chez Axular, 
p. 164. a éd. dans le composé odol* 
ieurle, sanguinaire. 

Isurle, V. isuri. 

ISUrtEO, V. isuri. 

Isuski, b. izuzki, bn. petit balai 
pour nettoyer les chambres; de 
iims*ki? profMre à, destiné à, la 
saleté. Comp. isaiz. 

Itai, g. faux. 

liaitu^ faucher. 

Itan, itaim, b. demande. 

Itandu, b. Uhaun^ Uiaunlzen, mot 
d'O. selon P. demander, interroger. 

Itandu, V. iian. 

Itaiin, V. ilan. 

Itazura, v. Hoi. 
Itchain, v. ieh. 
Itcheld, itohekitaen» ^- icA. 
Itchendi, v. illeti. 



212 



Itohiira, V. ichura. 

Itchurapen, v. icAura. 
Itchuraz4churazko,v icAura. 

Iteil« b. manque, pénurie. 

lihaohiir, v. Uoi. 
Ithainçura, v. Hoi. 
Ifhaizur, v, itoi. 
lihandi, v. idi, 

Ithaiin, V. ilan. 

Ithaunlase, v. Uç^n. 

Ithegun, y. idi. 

liho, V. ito» 

Ithokoin, bn. nom vulgaire 
des étoiles qui forment la grande 
ourse. 

IthoitZ, V. iloi. 

lihotze, V. Uo. 

lihiirri, v. Hurri, 

Ito, itotsen, g. b. HAo, HAotzen, 
1. bn. nojer ; — 1. étouffer^ étrangler. 
P. IlAo da, il s'est noyé. 

Itogin, V. itoi. 

Itoi, g. goutte. 

IMii^ g. HAa^z, 1. gouttière. La 
terminaison des deux mots est 
obscure. 

ItAaizuT^ I. UAacAuf^ bn. gout- 
tière; de iiA<hisur, Il serait donc 
mieux d'écrire Uhaisur en lab. O. 
écrit prov. 284: ilaxura, et P. iùAaiU' 
cura, 

Itoffin^ ilokiUy itozin^ b. gouttière ; 
de ito-egin. Le n prend le tilde si 
Tarticle suit, itogina. Pour la per- 
mutation de la gutturale et de la 
sibilante^ comp. girioin = zirtoin ; 
gapar = zapar; gale = zale. Y. aussi 
karraka, 

Itokin, V. iloi, 

Itoitoa, P. cite ce nom verb. 



comme souletin. Tirer de quelque 
lieu. Ce sera apparemment une cor- 
ruption de idokite. 

Itoiti, y. iôoi. 

Itotze, V. Uo, 

Itozin, V. ilai. 

Itsaso, g. I. bn. icAasOf g. b. 
ixoêo^ bn. mer. JElAor cedin Aeiara 
Usas gainez çaôHala, Marc. YL 48. 
Test. Bpoch. Il alla vers eux, en 
marchant (litt. qu'il marchait) sur 
la mer. 

lUaslar, g. marin (subst.); de 
iUaS'iar. 

IcAasgizoHy b. Usasgizon, 1. syn. 
de iisastar. 

Itsaséuru, 1. syn. deitsasiar. Ce 
mot se trouve chez O. prov. 286. 
Est-ce un corruption de Usas- 
ôarra? 

IxaâadaTf bn. embouchure d*une 
rivière dans la mer: de ixas-adar. 

Itsasgizon, v. iUaao. 

Itsaskor, v^ tUaisi^ s. v. icA. 

Itsastar, v. itsaso, 
Itsaste, V. icA. 

Itsasturu, v. iUaw. 

Itsatsi, V. icA, 

ItSU, V. icAu^ s. V. icA. 

Itsu itsuban, v. icAu, s. v. icA. 

Itsuka, V. icAuj s. V. icA. 

Itsukeria, v. icAu, s. v. icA. 

Itsumeii, V. icAut -s. V. icA. 
ItStunustu, V. icAu^ s. V. %oA, 
ItSUSi, iohlisi, g. ikuai, 1. ixtui, 
bu. sale, laid. Nous avions cru 
pouvoir rattacher ii9uH à ii9u, 
aveugle, et de là laideur et puis 
saleté. L'idée abstraite de laideur 
aurait pu être exprimée de cette 



213 



façon; mais la terminaison si nous 
embarasse. Gùsan xtsusta, homme 
laid. Biiz ilêusia, parole sale. 

RêUêlasunj g. L laideur, saleté, 
de ilsuê'tasun, 

Ixùsieriay bn. vilenie; de ixns- 
eria. 

Ilsusii, 1. salement. 

Itsustu, ilêvëien, 1. salir; ixuê, 
ixuséu, bn. enlaidir. 

ItSUSki, V. itêusL 

Itsnstasun, v. itsusi. 

ItSUSte, V. UêuH. 

ItSUStU, V. Ususi. 

ItSUtasiin, V. icku, 8. y. ich. 

ItSUtU, itSUtze, V. ichu, s. V. 
ich, 

Itnrri, g. b. ithurri, 1. bn. source, 
fontaine. Zorian guzien iturri, g. 
Source de tout bonheur. 

Iturhuru, g. source principale; 
do itur^buru, 

Itz, g. hitZj g. 1. bn. mot, pa- 
role. Bkzetattk agiri dezu^ nota dize^ 
han zure biotzari, Larr. Vous avez 
le témoignage des paroles comme 
elles brûlent votre coeur c. a. d. 
vos paroles témoignent combien 
votre coeur est brûlant. 

Hitzez-httz, 1. mot à mot. 

Itzegin, g. parler; de itz-egin, 

Itzaurreko, g. préface; de itZ' 
aurreko; l'ail. Vorwort. 

Hizkuntza, g. 1. izhuntra^ g. lan- 
gage. Bestenaz banagoka zure hitz* 
kuntzari. D*un autre côté c'est à 
votre langage. 

Hitzontzi, bavard, subst. Très 
probablement de hitz^onizi. Comp. 
le hoU. praatsak, de praten, parler I 



et zak, sac; Tall. plaudertasche, 
formé de la même façon. 

Itzketa, g. propos, discours. H 
nous semble de hitz-hetan^ après 
avoir changé h eu k (v. Essai, Gh. 
IL) et avec chute de n final. Comp. 
arrai 2. Itzketan^ d'après sa forme 
est un subst. verb. (V. hetan, s, v, 
ta,) ou un nom au locatif ce qui 
revient au même. 

Itzaldi, g. discours. 

Hitzlanoakj 1. prose. P. 

Hitz neurtuak, neurlhitzak, 1. 
poésie. 

Itza, itzatU, v. iltze 2. 

Itzain, itzaingoa, v. idi. 

Itzal, g. 1. bn. ombre. 

Itzaliy itzaltzen^ g. éteindre. Itzal, 
itzcUdu, ùzoUzeUf 1. ombrager. P. — 
bn. se cacher. De(<;^an4PComp. 
eêtali. 

Itzaldi, V. itz. 

ItzaldU, V. itzai. 
Itzali, V. itzal. 
Itzaltse, V. itzal. 

Itzar, V. idi. 
Itzarkinak, v. iVft. 
Itzaurreko, v. itz. 

Itze, V. iltze, 2. 

Itzegin, V. itz. 

Itziki, bn. gorgée. Jtrtiblra, par 
golfes. 

Itzketa, V. itz. 

ItZUl, V. itzuli, 

Itzulbide, v. itzuH. 

Itziil, ichuli, itzultzen, g. 

itzuH, itzultzen, b. l.itzurri, itzuizen^ 
1. itzul, itzuli, bn. tourner, retourner, 
rendre. Beren errira itzultieko, g. 
Pour retourner dans leur pays. 



su 



Aldagarri iUulia, habit tourné. P. 
ItzuU naUayOf je me suis échappé 
de lui. P. 

Itztûhide,ùzurpidef l.iefage, échap- 
patoire; de itsntl et itzur'àide, 

ItzuHpurdi, g. Uzuiiphurdi, 1. bn. 
culbute ; de kzuUipurdù En g. aussi 
contracté en zilipurdù 

Itzuliphurâi, itzulipiirdî,v. 

itzuli. 

ItSSUltze> V. Uzuli. 

Itzurbide, v. UzuH. 
Itsurri, ▼. ùzuH. 
Itsutze, V. uzuu. 
Ixasadar, ▼. iuaso. 

Ixeka» V. ichaha. 

Izildxu V. iHL 
Izilume, v. isU. 
Izio, V. ûto. 

Ixti> V. ich et ickti. 
Ixititse, V. ichti, 

IXU, V. tcAti^ s. V. ich, 

Izukeria, v. ichu^ s. v. ticA. 

Iznsiy V. iisusi. 

Lraskeria, v. itsuH. 
Iznstarzun, v. khu^ s. v. kh, 

IXUStUi V. UsuH. 

lySi 1. g. tiftt, I. bn. jonc. Nous 
écrivons le guip. tya ignorant com- 
ment on l'écrit sans l'article. 

Ihipe^ 1. jonchère. 

I3ra, 2. bn. nom en&ntin qu'on 
donne aux petits objets pour les 
faire admifer par les enfanAs. Sal. 

lyes, V. iguz. 

Izai, 1. V. ich. 

laai^ 2. bn. peuplier. Sal. ûat, 
1. sapin. P. 



Isaite, y. ùsm. 

laan, isandUi isatu, g. «ab^ 

b. 1. bn. été. La terminaisoii de 
l'adj. verbal étant du ou te, il a 
fallu élider le n devant tj v. Essai, 
Ch. IL Le subst. verb. est isctfen. 
Izalen naiz^ je suis; forme fréquen- 
tative, j'ai l'habitude d'être. 

Izatea, g. izaitia^ L subst, verb. 
défini. 

Les terminaisons auxiliaires de 
izan sont employées en g* et b. 
pour rendre le verbe importer. Nui 
ter zatî que m'importe à moi? 
Zuri zir ra^0«/ que t'importe à toi 7 
etc. Nki zer ziUadanî que m'im- 
portait à moi? etc. 

Nous avona parlé dana notre 
essai de gr. p. 57 de la confusion 
qui ràgne dans l'emploi de ûu», 
être, pour exprimer ,/ivoir"; p. ex. 
Diru aàko izatera irichi dà» g« il a 
réussi à avoir beaucoup d'ai^^nt. 
Eta aurrak kaUko urteetan igaro «a». 
Lardizabal. Et elle avait passé (dana) 
l'âge d'avoir des enfants. Nous 
n'avons malheureusement rien dé- 
couvert depuis ce temps qui puisse 
jeter quelque lumière sur cette ap- 
parente bizarrerie de la langue bas- 
que. Alors déjjà nous avons fût 
remarquer que les explications de 
MM. Archu, Inchauspe, etc. n'ex- 
pliquaient rien du tout. Si le grand 
nombre de terminaisons est d^à 
une véritable difficulté, l'embarras 
en est encore considérablement aug- 
menté par l'emploi particulier qu'on 
en fait dans quelques dialectes. 
I La manière d'exprimé la 2^ pers. 



216 



i\i piôlï. peiBùûnd ^ ifétrotlve, il 
éét i^rai, dans d*autrdâ langues, dans 
le stjlé très familier. Nons disons 
en hoU. Ik hëb (je) hem een pak 
gegevënl je (vous) lui ëi donné 
une i^d^l Anssi en fr. ,41 ^ons 
a débite là déS bétisés I" Ainsi on 
dit en basqne : ^h é§in cUdazu, me 
l'as-ta fait, an lien de tiikk egin 
deiu^ l'as-tn ftdt. Ni aahotan etorri 
natzazu erri onetara. Je te suis venu 
plusieurs fois verë èe peuple, au 
lieu de, eioHi riaiiy je suis venu. 
Mais ce qui est plus extraordinaire, 
c'est que Ton emploie les tenhi«- 
naisons d'aVoir poitr être. Dans 
la traduction de Pane. Testament, 
Larregui écrit, p. 72 (â^mment, 
selon Zab^al) : Nar zaifut efie atmea ? 
qtii éiEl4tl molli fils. Zmm aVéc le 
subst. vefb. correspond èans cela 
à ,jje te^* p. et. ihusMi zàHat^ je 
te vois. Au lieu Aa ndz (dit Zabala) 
on dit nozU; c'est-à^diilé àû lieu 
de ,jjesuis"ondit,,tu tûL^.^^ Nous 
ne faisons qu'indiquer' cètf bi^^arre- 
ries apparente^, qtïi devirônt être 
examinées dans un ilrav'ail spécial 
«ùr le tèrbè. 

Làf racine' de izàii eift probable- 
ment ûr, que ilôtis' rètrouV^ons' dans 
l'impératif hiz, qu'il sbit^ de h-iz. 
Pour reïplîcation de ^ v. hère. 
Est-ce que bit attrait doniié l'adj. 
feih. UiAf vivant, (cottip. asi dé m, 
eei de es, etc.); d'où le subsfaïifif 
difia, IW vie et puis le noiù verb. 
HzUu, hizkzeàf vitte. 

LsMldlli V. izan. 

JÉÉSl, V. ich. 




TSBT, 1. g. b. 1. bn. étoile. 
Ariizar^ g. b. 1. ari/Azar^ bn. 
l'étoile du matin. 

Ozar izarra, 1. la canicule. P. 

Izartegi, 1. del étoile; de izar-tegi. 

IzarrcOUf izarski, bn. étoile. 

IzarrthitZf bn. rosée ; de &mr4hitz. 

Izar, 2. V. izari. 

Izari, 1. bn. mesure. 

Izar, izartUy izartzen, 1. bn. mesurer. 

Izark, izarki, bn. couvrir le 

feu. 

IzarratUi v. tzar, i. /"v 
Izarrihite, v. izar, 1. a • / 
Issarski, v. tzar, l. 

lÈBXtegi, V. tzar, 1. . ,..j._ 

Issarto, izartsse, v. tjrarfN'Ol 

Izate, V. izan^ 

Isuttekotil, 1. tout au plus; de 
izttte''k<htzat. 

Izattt, V. izan. 

IXBlbA, t. izeba. 

IZÔb&, g. bn. izeko, g. h^izéka, 
1. bn.? Selo^ M. Fabfè (Gtiide de 
la convers. basq. fr.) izoSa, Selon 
le Manuel de là convenr. fr. basq. 
izaba, tante. Oha eure izébaren dehera, 
6ana ez maiz iobera, ipr^iv. 349. d'O. 
Ya-t-en chez ta tante, mais pas 
trop souvent. 

Izei» V. izai, 2. 

IzekSt, V. izéba: 

IzeUi izekitïén, g. brûler. Il 

nous demble de izio-égin, avec chute 
de n final. Ce libm "Verbal se con- 
jure des' dèu^d matnières et n'a, 
ébmme verbe ]^gulier, que le présent 
elt rim^krf. de l'indicatif^ générale- 
mônft précédé du pf éfixe ha. Écidtié- 
hâ\ béidSàéliCtiu, haâhdca, été. izOi 



216 



régit le datif. Hkzetatik agiri detu 
nota dizekan (dizeka avec n à cause 
de nola) zure biotzari. Lettre de Larr. 
à Mendibum. Voas manifestez par 
vos paroles combien voire coeur 
est brûlant. 

IzekO, V. izeha. 

Izeil> g. b. 1. bn. nom. 

Izendatu^ izendatzen, g. 1. bn. nom- 
mer. Izendau^ b. désigner, assigner. 

Izengoiti, 1. izengoithi^ bn. surnom ; 
de izen^goiti. 

Izendatu, izendatze, v. izen. 
Izendau, v. izen, 
Izengoiti, izengoithi, v. izen. 

Izerdi, g. b. 1. bn. sueur. 
Faudra-t-il rattacher izerdi à izio? 
de iz'ûrdi moitié brûlant? 

Izerdi^ izerizen^ ou izerditzen^ g. 
1. izerditu^ b. izert, izertu, izertzen, 
bn. suer. Izerdi naiz, je sue. P. 

Izerlika, 1. grosse sueur qui en- 
grendre crasse. P. De izer^lUca. 

IzerditZO) v. izerdi. 

Izerlika, v. izerdi. 

Izertu, izertze, v. izerdi, 

Izi, V, izu. 

Izialdura, v. t^ti. 
Iziapeiii V. izu. 
Izidurai v, trti. 
Ldgarri, v. izu. 
Ldgarrikeria, v. «Vu. 
Izikor, V. izu. 

Izio> g. irio, ichatu^ b. allu- 
mer. Larramendi écrit ezio^ s. v. 
encender, où il cite comme syno- 
nyme irazeki. Il est possible que 
ces deux noms verb. soient em- 
ployés l*nn pour l'autre, mais il 
nous semble que la forme àUrazeki 



indique que c'est un verbe causatif. 
Irazeki est composé, croyons nous, 
de erazO'izekij et izeki de izia^egin. 
Il est probable que izio n'est pas 
un adjectif verbal ; pour le devenir 
il fallait le suffixe i ou du ou tu\ 
de là la forme bise, iehatu {x de 
%xio^=ch). Iziosertk le thème, (comme 
c'est souvent le cas en bn.) ayant la 
signification de ^chaud", „ohaleur'\ 

Izipera, v. izu. 
Izitu, izitze, v. izu. 

ÏZKiRXy g. lettre. Il nous paraît 
que itkira vient du verbe izhiribaiuy 
qui est pris de Tesp. escribir. 

IzkiribUf bn. écriture. 

Izkirarraj g. littéral; de izkira^ 
ara. Mieux un r. 

Izkirotallu^ g. inscriptions. Se 
trouve dans St. Luc. publié par 
la soc. bibl. de Londres. 

IzKiRRiBn, V. izkira. 

IzKiBABEÀ. V. izkira. 

IzKiBOTAixu, V. izkira. 

Tzknntza, v. itz. 

Izoba. V. izeba. 

IZOki> 1. saumon. 

Izor, g. 1. bn. enceinte, grosse. 
Huna virginabat içorra iganen do. 
Matt. 1.23 Test.Roch. Voici une 
vierge sera enceinte. 

IZOtZ, V. intz. 

IZOZtU, izOSEte, v. intz. 

Izpij g- !• fil* brin, — 1. Ar- 
giaren izpiak, les rayons de lu- 
mière. 

Izpika^l. brin-à-brin; det?pf4xi. 

Izu, izi, g. terreur. 

Izugarriy g. izigarri, L bn. ter- 
rible; de izwgarri. Ugolde izugarri 



217 



baten hkartez ondumen au egin za^ 
nerano, jusqu'à ce que fut faite cette 
destruction au moyen d'an déluge 
terrible. 

Iziapen, 1. bn. frayeur ; do izia-pen. 
Eta berian partituric manumentetik 
iciapen eta bozcario handirequin. 
Matt. XXVIII. 8. Et dans ce mo- 
ment étant sortis du sépulcre avec 
crainte et grande joie. 

litaldura^ izidirra, 1. P. peur; 
de izù'dura. Nous ignorons d'où 
vient al. 

Izikor, 1. bu. peureux ; de izi-kor. 

Izipera, 1. peureux; P. 

Izigarrikeria, 1. Thorreur (Manuel 
de la convers. fr. basque,) De izi- 
garri'heria. 



Izuikara,g. terreur; de iztMkara, 
Eta guziak izuikara andtak artuen 
zituen. Et une grande terreur les prit 
tous (ils furent pris d'une etc.). 

Iztitu, izutzen^ g. izitu^ izUzen, 1. 
bn. épouvanter, s'eflfrayer, 

l2sugarri, v. ùu. 
Izuikara, v. izu. 

Izurde, g. espèce de grand pois- 
son de mer qui fait la chasse aux 
sardines. En esp. cerdo de mar. 
De itsaâO'urdef 

Isnitu, izutze, v. izu, 

Izur, iZUrtU, v. ichur. 
Izurrij g. izurntey 1. peste; de 
izu^eri? 

IZUZki, V. isuski. 



J. 



Les Basques espagnols prononcent 
cette lettre à l'espagnole^ c*est-à- 
dire comme la jota^ à peu près le 
ch allemand^ exactement le g hol- 
landais; les Basques français comme 
y dans j^ayant'*, ce qui est cause 
de Torthographe flottante entre j 
et y. M. Archu, dans sa traduction 
des fables de Lafontainej se sert 
de j\ et dans sa grammaire fran- 
çaise à l'usage des Basques, dey. 
Ni Âzular (Oueroco guero\ ni Oien- 
hart, ni Larregui (Traduction du 
N. Testament de Boyaumont), ne 
font usage de y. Decheparrcj au 
contraire, écrit toujours y même 
pour f. La Vieuxville préfère géné- 
ralement y initial, cependant il écrit 
yoan, yarriric^ yaun et jaun etc. 
C'est donc uniquement la fantaisie 
de l'auteur qui en décide, et la 
prononciation n*en est pas altérée. 
Il y a cependant une manière de 
rendroj le son i et j (; == y ^^^"^ 
^^yant") qui devrait être abandon- 
née; c'est d'employer i pour y, 
ioan pour joan, ce qui ne représente 
pas du tout le même son. Ensuite 
d'écrire y pour t, quand on aune 
fois adopté pour y le son de y 



dans ijayant.'* M. Salabeny^ comme 
beaucoup d'autres autenn a con- 
servé le y initial comme consonne; 
mais s. v. ya il cite le mot yeko; 
écrit de cette façon il est impossi- 
ble de prononcer 6e mot. 

Gomme k majorité dea Basques 
français a adopté y, noua avons 
préféré conserver ce caractère, à 
l'exclusion de y, comme lettre ini- 
tiale. J présente cet avantage, que 
chaque dialecte peut le prononcer 
à sa façon ; les Basques esp. comme 
jota; les Labourdins etBaa-navar- 
rais comme j = y dans ^/tyant;" 
même le Souletin s'en arrangera 
puisqu'il prononce le j à la fran- 
çaise, comme dans le mot jamais. 
Cette orthographe convient aussi 
aux Biscaiens, qui ont une façon 
particulière de prononcer le /dans 
le corps du mot et précédé de t 
et qui se rapproche un peu du g 
italien devant e et i. Dans oe cas 
les Guipuzcoans écrivent y, {j^jago^ 
b. geyagoy g.) et donnent à cet y 
exactement le son mouillé du dj 
hongrois, à peu près comme dia 
dans diable. Ce son mouillé de l'y 
se retrouve même comme son initial 



219 



dans quelques mots lab. et bn., 
mais ils sont si rares que pour le 
moment il nous a paru suffisant 
de faire remarquer cette pronon- 
ciation plutôt exceptionnelle^ au 
mot même. Cette tendance de j à 
s'allier au d n'a rien d'extraordi- 
naire et se retrouve dans d'autres 
langues; p. ex. giorno it. de diurnus 
qui se prononçait djumus; diacere, 
it. de jacere. V. Diez, Gr. vol. 
1. p. 264. Brachet, D. E. s. y. abré- 
ger. Larntmendi et après lui Lar- 
dizabal et d*autres ont prétendu 
que la prononciation du j comme 
jota n'est pas primitive; que les 
Basques ont dû la prendre des 
Espagnols. Comme cette opinion 
ne s'appuie ches Larramendi, sur 
aucun argument quelconque, il sera 
nécessaire d'examiner si elle a quel- 
que valeur. Peut être dans l'état 
où sont nos connaissances de la 
langue Basque, sera-t-il tout aussi 
difficile de rendre compte de cette 
prononciation pour le basque que 
pour l'espagnol. M. Di^, dans sa 
gram. vol. 1. 867, admet l'asser- 
tion de Larramendi^ qui, dans Pin- 
Iroduotion de son dictionnaire p. 
XXX dit. „Ett este dialecte de 
GhiTpuzcoa se ha introducido la 
pronunciacion castellana.'^ Ne fau- 
drait-il pas exiger un peu plus 
qu'une assertion pure et simple? 
M. Diez, qui cite Larramendî^ ajoute 
que la jota esp. est souvent rem- 
placée par ch palatal; hinsi hachera 
de Tesp. baxel; alporeha de Tesp. 
alforja ; ckneaUea de Tesp. enxugar. 



n pourrait sembler téméraire 
d'avoir une autre opinion que l'émi- 
nent professeur de Bonn, et noua 
allons au devant de ce reproche 
en demandant avec toute la réserve 
possible, si les trois exemples que 
citent M. Diez suffisent pour ne 
laisser aucun doute sur cette ques- 
tion. Nous n'oserions répondre né- 
gativement^ mais nous aimerions 
répéter ici l'exemple (v. l'introduc- 
tion) du mot fr. «^personne/* qui 
est devenu preeuna en lab. Ici nous 
n'avons donc pas seulement un 
groupe (pre) qui est inconnu au 
basque^ mais bien plus, pr remplace 
une combinaison (per) parfaitement 
basque. A peu-pràs la même chose 
est arrivée avec ^^prouver" dont le 
dial. lab. a tait /rogaiu; or/ n'existe 
pas en basque. Le seul fait qu'un 
mot est étranger à une langue parait 
singulièrement influenoer la pronon- 
ciation, même quand les sons ne 
diffèrent pas. Les Anglais ont dans 
les mots ^^knew" (je connaissa»)^ 
„new" (nouveau) exactement le son 
de gn dans „agneau" et cependant 
ils éprouvent une grande difficulté 
à prononcer Cologne^ Bourgogne. 

Nous aimerions encore faire re- 
marquer que notre g hoU. est exao- 
tement la jota esp. et qu'aucune 
des autres langues germaniques ne 
possède ce son^ du moins initial^ si 
ce n'est l'allemand bernois. — Le 
troisième exemple (ehue<xizêa), cité 
par M. Diez nous semble plutôt 
dériver du prov. echuear (r. L. R.) 
que de l'esp. enxugar. Ceci nedi- 



220 



minue en rien Tobservation très 
juste de M. Diez que la jota est 
sonvent rendue par ch. Nous pou- 
vons ajouter aux exemples donnés : 
heehuj plainte, de queja, plainte. 
Mais est-oe que ces quelques exem- 
ples suffisent? nous ne voudrions 
par ]*affirmer. Dans Tintrodaction 
on trouvera p. 8 et 11 quelques re- 
marques sur la prononciation de 
mots étrangers. 

Ja, 1. bn. interj. pour faire 
arrêter une action quelconque. M. 
Salaberry ajoute. „0n dit ycho au 
lieu de ja pour faire cesser quel- 
qu'un de pleurer, de chanter, etc." 
Ycho est évidemment tcAo/ silence. 

Ja, 2. 1. déjà; de l'esp. ya. 

Jadanik, 1. bn. syn. de ja. De 
ja^danii. 

Jagoki^ jagoitik, 1. désormais; de 
ja-goiti, 

Jabaldu, jabaltssen, 1. s'apai- 
ser, s'adoucir, se calmer, très pro- 
bablement de jabe'ari'du, faire le 
maître, maîtriser. Pour la mutation 
de r en 1, v, arilU». — Baren ha* 
aeria jabaUzen da, sa colère s'apaise. 
Emozu ur, mintza takitza emeki eta 
emero, sua iraungiko da, gaitzerizhoa 
jabalduko da. Ax. 298—94.' a. éd. 
Il 8. n. éd. Donnez lui de Teau, 
parlez-lui doucement, la colère pas- 
sera, la haine s'apaisera. ' 

Jabaltze^ v. jahaldu. 

«Tabe, g. b. 1. bn. javbe^ b. maître. 

Jabetu, jabetzen, 1. jabe egin, b. 
posséder, se rendre maître. — bn. 
s'approprier.» Jabetu naizayo, je me 
suis rendu maître de lui. 



«Tabeta, jabetze, v. jabe. 
Jachi, jachitssen, g. joui, b. 

(Zabala); jacsi, b. (Moguel);>sitfii; 
jauêten^ 1. bn. M. Salaberry écrit 
ywx^yeuxi) descendre. Une variante 
de ce nom verbal est: jaiMt, 1. 
jauzi^ bn. jaun onjatUH^ b. avec la 
signification de „8auter" dans les 
dial. basq. fr. et de ,,tomber/' 
dans le dial. bise. Jauzi^ en bn. 
ne signifie pas seulement sauter 
mais encore: faire sortir ou fiaîre 
éclater, extraire; et de là„traife", 
jetzi, g. qui est devenu en 1. et 
bn. deitzi, à cause de la pronon- 
ciation du y; V. la lettre J. — Ta 
menditic iavtsi cenean. Matt. VIH. 1 . 
Test. Boch. Et quand il fut des- 
cendu de la montagne. Jaesi zaUezte 
orain ikwftera sepultura edoillobtfak, 
Moguel, p. 8S. Descendez mainte- 
nant pour voir les sépulcres. 

Jautsapen, 1. descente, chute; de 
jautsa^en, Comp. adkza pour la 
forme du subst. verb. P. écrit 
jautste, Ike eta jauUtegiak^ montées 
et descentes. — Halako auêrtêz non 
Esaiaz Prophetak hain jauUapen han» 
diaz miretêirik, galdegiten baùio, Ax. 
140. a. éd. 394. n. éd. C'est ainsi 
que le prophète Esaie, s*étonnant 
d'une si grande chute, lui demanda. 

Erachi, erachitzen, g. eraatsi^era- 
asten, b. erautH, erautsten ou erausim, 
1 bn. erauxi, bn. (Sal.) faire des- 
cendre; de érazihjachi. Y. eratOsi 
où nous avons parlé en détail de 
ce nom verbal. 

Jauêi, jauaten, b. 1. jauzi^ bn. 
Jauiêif b. En b. tomber; en 1. et 



zu 



bn. sauter > en bn. faire sortir, 
faire éclater, extraire. Y. jacAi. 
lauz baitzedin kaaurra haren sa» 
àelean. Lac. I. 41. Test. Boch. 
L'enfant sauta dans son ventre. 
Norulz jausten garian^ b. Moguel. 
Où que nous tombions. Indazu 
8endota9una jausi ez nadin pekatuan. 
Zabaia. Donnez-moi la force pour 
que je ne tombe pas dans le 
péchë. KnUziaen hargyagaz lurrera 
janUi zan^ b. Oiaechea, p. 148. 
U était tombé par terre avec la 
charge de la croix. Burutikjauzi da 
g. b. 1. U est devenu fou. Adimendu- 
tik jausia. Démonté de cervelle. P. 

Jauziekariy\m. sauteur; de jauS" 
ie^hari (v. ari 4.) Jauskari ona ka- 
pazar (O. écrit capaxar) duna. 
Prov. 265 d'O. Sous une méchante 
(vieille) cape se trouve souvent le 
bon sauteur. 

JauUkor^ 1. facile à s'empor- 
ter; — bn. élastique, qui saute; 
de fauts-kor. 

Jauztiri bn. petite échelle pour 
franchir un mur, une haie. La 
terminaison est obscure. 



Jetzi, jetzitzen, jaizi^ jaiUie^ 1. g. 
deiiziy bn. traire. — 1. tirer, pres- 
surer. P. La prononciation du y 
que nous écrivons y est légèrement 
nuancée du d et de là la diffé- 
rence d'orthogrape. V. la lettre /. 

Jacsi, V. jachu 

Jadanik, v. /a, 2. 

Jagi, V. jaihu 

L, V. jaiki. 



Jagoiti, jagoitik^ v. ja, 2. 

Jai, g. b. 1. jei, 1. fête. Jaye^ 
gun, jour de fête. Probablement 
du prov, jai, gai, v. L. R. 

Jaigura, envie de sortir ou de 
s'assembler. Mot d'O. selon. P. 
La terminaison est gura, envie ; 
mais Jai? V. jayertua. 

Jaiguratu, v. jayertua, 

Jaiki, jaUdtzen, g. 1. hn.jagi, 

b. jeik, jeiki, bn. (Sal.) se lever. 
Ezin iatqui niaUec hiri emaitera* 
Luc. XI. 7. Test. Boch. Je ne 
puis me lever pour t'en donner. 
Jaiki berria naiz, je viens de me 
lever, P. Neacatcka hiri diosnat 
iaiqui adi, Marc. Y. 41. Test. Boch. 
Jeune fille, je te dis lève-toi. La 
2^^ pers. de l'impératif est Aaik 
lève-toi (v. l'exemple s. v. kaik). 
M. Salaberry cite aussi cette forme 
régulière (bien qu'il écrive yeiki 
avec tf), mais il donne ^jhaika^'* ; 
le a final doit être une erreur. 
La seconde pers. finit toujours en 
^, masc. n^ fém. P. cite kaik. Pour 
la chute de j initial, comp. arreU^ 
de jarraiiu. 

Eraikitze, iraikitze, I. faire lever. 
P. De erazO'jaiH, comme irakasi 
de erato-ikan. Le j est toujours 
élidé; comp. eracM, de erazo JacAi) 
eroan de erazo-joan, P. ne cite pas 
l'adj. verb. qui doit être eraiki 
ou iraiki, 

Jaikitze, v. Jaiki. 

Jainko, v. Jaun. 

Jainkoaizun, v. Jaun. 

Jainkotasun, tarznn, vjaun. 

JainkOZkO, v. Jaun. 



222 



Jaitstç, V. jettA, 8. V. foehi. 

Jâka, 1. bn. habit, pourpoint; 
du £r. jaque (habillement oourt 
et serré), dont l'origine eat incer* 
taine, selon M. Littré. Du Gange 
croit que ce mot provient des 
Jacques, les paysans révoltes; M. 
Brachet (Dict. £tym.) se range à 
cette opinion. 

Jàki» g. 1* bn. Toute sorte de 
mets qui se mangent avec le pain» 
tels que viande» fruits^ oeufs etc. 
Peut-être du nom verbal jaiUu, 
comme aAar de aiurtu» 
" JakUu, jaHixen, 1. bn. Selon P. 
faire durer sa viande autant que 
le pain. Selon M. Salaberry, man- 
ger avec ordre en proportionnant 
le pain avec l^jaH. Probablement 
de jan-Aidât qui est devenu jau' 
Hde, (k pour i, v. £ssai, Gh. II> 
et puis^ûfe^ puisque « ne peut 
précéder i. Jan-Ude^iu^ manger 
avec. 

Jakile, jaJdlle, v. JaHn. 
jaJdmbide, v. JaHn. 
Jakin, jakiten, g. b. 1. bn. 

savoir. En g. le » a généralement 
le tilde JaHn. Le présent et Tim- 
parfait de Tind. se conjuguent 
aussi r^ulièrement, daiU, dakik, 
daHf etc. je sais, tu sais» etc. On 
ne s'en sert généralement qu'avec le 
préfixe ba, èadaiU, etc. 

Jakinioêun, g. b. 1. science; de 
jaUn-tûêun. 

Jakinde^ g. connaissancci savoir. 

JaUnduri, g. 1. jakUwri^ b. con- 
naissance^ science. La terminaison 
duri pandt être une imitation de 



l'esp. sabiduria. JaUndmriaie ar^ 
bola, Tarbre de la science. 

Jaimiêu, g. b. JakUw^ b. foim^ 
iUHj 1. bn. Jakimsu», jakiiuu^ bn. 
savant; àà jàkiii^49%. Les formes 
en II comme /diU^tffi paraissent être 
pour /siltfiiHfofi, qui a savoir :==: sa- 
vant; et de là la forme oomm- 
pue jakinm où les deux terminai- 
son Uu et dim ont été réunies? 

Jakiunde, g. intelligenoe, eom«* 
naissance. Terminaison obscure. Itof^ 
iurleen jaiiunderako, ^Xïi Tintelli- 
gence du lecteur. 

JaHmàidâ^ g. connaissance; de 
jaiin'àide. JEstarasaie twrmurreg ta 
deadarrez geruio JaHmèideaf Let- 
tre de Larramendi à Mendiburu. 
Ne parlent-ils pas avec murmure 
et cris de la connaissance du 
ciel? 

JakUe, bn. jakille, mot d*0. se- 
lon P. Témoin ; de jaHfirle, avec 
élision de n devant /, v. Essai» 
Ch. II. 

Dakiregi^ g. collège; de daki^ il 
sait, et egi pour tegi^ avec r eu- 
phonique? Y.javrepi. 

£zjaiùi, g. 1. ignorant, igno- 
rance; de ez-jakin. Nere ezf'aiimari 
gogar eginU^ g. le faisant malgré 
mon ignorance. 

Jakingabe^jakingabetaêim^ 1. igno- 
rant, ignorance. 

Jakinda, v. jakm. 
Jakinduri, v. jaHn. 
Jakingabe, jaUngabeta- 

8U11, V. jahin. 

Jakinsu, v. jaki». 

JakiTIHIin, V. jaUn. 



2£S 



JalrifitannHi v. /aUn. 
Jàkintau, v. JaUn. 
JakinRim» v. /aUn. 
Jakite, % JoUb, 
JakitUi ▼. JaUn. 
Jakjjtuiii ▼• JokiiH. 
Jakituri« v. /aim. 
Jalâonde, ▼. JaH». 

Jako, jàkOB, b. il à lai» ils 
à lui; prés, de Tind. y. isfon. 

Jfdcon, jakOBan, b. il a lai, 

ils à lui; imparf. de Tind. v. ioan. 
Jàku, jakUï, b. il à nous, ils 
à nous, y. izan. 

Jakun, jakman, b. il à nous, 

il» à nous; imparf. de Tind. y. izan. 

Jala, y. Jan. 

Jalgi, 1. bn. sortir, mettre de* 
h<»a; syn. de UH, En g. c'est 
jalki, s'égrener, et ne se dit que 
du grain qui tombe de l'épi soit 
par le yent, soit parce qu'il 
est mûr. 

JalffiU, bn. diarrhée. 

Jalgite, y. jalgi, 
Jalkii y. /o^î, 

Jan, jatan.) g* b. L bn. man^ 
ger. Sert htiz jaUn i%^ il se dédit. 
P. Jtm Mflkama^ qui n'a pas mangé 
depuis longtemps. P. 

Janari, g. b. jankan, 1. bn. 
aliment. 

Jan^iwmnM, mot d'O selon F. 
Bepas; de Jan-o^urtme. 

Jlanmh bn. faim canine. 

Me, 1. bn^ mangeur; àejamle, 
ayec élisioii> de » devant /, y. 
Essai, Ciu IL -^ OHelJalea, dér 
irae(;eur, qui médit derriàre le 
dos. P. 



Janari, y. Jan. 
Jangoiko, y. jam. 
Janliari, y. Jan. 
Janiza, y. jan. 
Janthurun^ y. jan. 
Jantzi, y. fanzi. 
Janaart bn. toupie. 
Janzi, janzitseii et plus usité 

jazten, g. JatUzi, b. Jaunizi^ jaun" 
êUn, 1. jaunz, jaunzi, bn. yêtir, se 
yétir. A Guéthary ou prononce j 
comme dj. y. la lettre /. — JEçifo* 
ren koloriagaz bere guzurrak janzUa, 
b. ayant reyêtu ses mensonges des 
couleurs de la yérité. 

Janzkai, jazkai^ g. yétemeut; du 
thème janz et ja^'^gaù 

Jazieioj h. Y&temeiit; àe Jazie-io, 

JSraantzif b. faire habiller; faire 

prendre, donner, p. ex. unemala* 

die, des habitudes, .etc. Zabala» 

Yerbo yiscaino p. 162. 

Janzitze, y. janzi. 
Jaxudcai, y. Janzi. 

Jar, v.Jarri. 

Jaramon, g. b. faire cas de> 
faire attention. Ce nom yerb. paraît 
être composé de Jar^emanj mais 
nous ignorons la signification de 
Jar. JBana Jgustinei Jaramon baga. 
Moguel. Mais Augustin, sans en 
faire cas (des prières de sa mère). 
Zeren chahêtrak ez Jaramon egUen 
dionari, g. parce que le chien au- 
quel on ne fait pas attention. 

Jardirex, jardiraad, bn. ob- 
tenir. Probablement de Jardi" 
eUti, quoique Jardi ne se trouye 
pas. 

• JarduQ ou ari» jardutea» g. 



£24 



yardun, mardun, b. être occupe à. 
C'est ainsi que Larramendi et Lar- 
dizal citent ces noms verbaux^ dont 
le premier (jardun) est connu en 
g. et b. et le second {arï) en g. L 
bu. Ils sont synonymes et ont, 
d'après ces auteurs, la même con- 
jugaison. La confusion saute aux 
yeux et voici comment elle a pu 
se produire. Bappelons d'abord que 
]f ou j (v. la lettre J\ se prononce 
quelquefois avec une nuance du d, 
à peu près comme dia dans diable; 
cette prononciation est si vague 
qu'on croit encore y distinguer le 
n espagnol (gn fr. dans agneau); 
nous avons dû faire redire à re- 
prise les mots oii ce son se trouve 
(p. ex. jo8iaiu\ avant d'en saisir 
la prononciation. Lardizabal paraît 
avoir éprouvé le même embarras 
et c'est pour cela qu'il écrit yardun 
et inardutif et Larramendi s. v. 
sacudir, iardausi (jardauêt), ihar^ 
ruêi. En bise. 6aiia est devenu 
6aya. — Si nous considérons main- 
tenant la conjugaison de jardun^ 
nous trouverons qu'elle est compo- 
sée du nom verbal et des termi- 
naisons auxiliaires dut, duzu, du. 
Ainsi diardul, diarduzu, diardu, etc. 
je suis occupé à, etc. auraient pu 
(ou dû?) s'écrire, yardut, yarduzu 
yardu^ et se décomposent en: yor- 
dut,yar'dvzu,yar'dUf etc. Yar onar 
est la racine qui a produit Jarri 
(jar + i, l'élément formatif des adj. 
verbaux; le r final est redoublé 
puisqu'il est dur?) se mettre à (tra« 
vailler). Iraiurien jardun naiz, g. 



je suis occupé à lire. Zanea»iiar' 
dut, g. je suis occupé à travailler 
(litt. dans le travail). On voit par 
ces exemples que f'a^un se con- 
jugue,, pour ainsi dire, régulière- 
ment {diarduf) et aussi d'après le 
mode périphrastique (Jardun naiz). 
Il est probable que la conjugaison 
diardut, etc. c'est-à-dire yar dut^ 
puisqu'elle est simple et complète, 
a été la conjugaison primitive; plus 
tard, quand sa véritable significa- 
tion s'est perdue, par suite de l'or- 
thographe, ou plutôt parce que l'écri- 
ture n'en avait peut-être pas fixé 
les formes, on y a aocoUé un .se- 
cond auxiliaire : jarduten naiz. 

Depuis que nous avons écrit 
Tarticle ari 4, nous avons décou- 
vert, croyons nous, comment/an/tm 
dérive de ari, Ari est l'adj. verb. 
formé de la racine ar, au moyen 
de la voyelle i (comme asi de as; 
eêi do es; iehi de ich, etc.). An 
dans les dial. basq. fr. est kari; 
or h permute avec^, ainsi : sahêig = 
sayetz; bohatu = buyatu; gijkar = 
giyarre. hey qui provient de A de- 
vient n, et c'est ainsi que yiyar est 
devenu yinar. Ce dernier exemple 
nous montre clairement comme Aar 
est devenu yar et puis tiiar, et 
avec la terminaison yar^«« ou ihar- 
dun, La forme primitive a donc 
été: Aar dut, puis yar dut; et le 
y prononcé comme ^' a donneur 
dut et finalement diarduù. Y. cAî»- 
gar 1. pour ces différentes permu- 
tations. U semblerait que n pro- 
cède de y et non pas y de u^ 



225 



comme nous Pavons dit à la fin 
de V^atideciitu^ar; c'est-à-dire qae 
la filiation est i-y-n et non A- 
nry. La filiation complète est donc 
g^d-h-y-n; par erreur g^h-'d-n^ à 
l'article ckingar 1. Le son mouillé 
de l'y (dj ou dia, diable) peut avoir 
produit n. Igar a donné eyAar, 
egar; mais ihar n'existe pas, egar 
a donc précédé mar? 

Jardute, v. Jardun, 

Jargi, V. jarri. 

Jariete, v. jario. 

JarietzOy v. Jario, 

Jario, jariotzen, g. Ijarion, 

erion, b. (Lardizabal) couler. P. 
dtejarietzea.jarieteny diffluere. Odol 
jarietea, flux de sang, dissenterie. 
Aujourd'hui Tadj. et le subst. verb. 
ne sont plus connus en labourdin ; 
cependant les formes fléchies sont 
restées en usage: dariol, dariozu, 
dario. Ce nom verb. a le prés, et 
Fimparf. de Tind. r^uliers. Taal- 
derdi guzietatik eziia dario. Lettre 
de Lar. à Meud. Et de tous côtés 
coille le miel. — Jario correspond 
à ,,faire" dans la phrase suivante: iea 
dario, g. b. 1. il fume. U est curieux 
que eraunxi qui est synonyme de 
jario (v. eraunsî), soit employé en 
souletin pour ^^faire" dans toutes 
sortes d'acceptions. 

Jarion, jariotsse, v. jario. 

Jarki, g. inclination. 

JarkiiUfjarkitzen, g. incliner, pen- 
cher. Baiia Âuguêtinek aUa mundu- 
tarragana jarkitu. Moguel. Mais 
8t. Augustin penchant vers un père 
mondain. 



Jarkitu, jarkitee, v. jarK. 

Jarmota, 1. bonite; esp. bonite; 
espèce de truite; aussi connue sous 
le nom de : petit thon, bien que oe 
soit un poisson différent. 

Jarraik, jarraiki, ^.jartaUn. 
Jarraitu, jarraitzen, g. b.. 

jarraik^ jarraiH^ jarraiùzen, L bn. 
garreilUfjarreiH, bn. suivre. Ce nom 
verb. se conjugue des deux manières, 
et perd le J dans la conjugaison; il 
régit le dAiif. Ta animogegagt^at aère 
egikizunari jarraituteko^ b. Et pour 
poursuivre ses occupations avec plus 
de zèle. Niri darraiiana ez dabiUa 
iUumbeany 1. Jean YUI. 12. Chou- 
rio. Niri jarraUzen dirana ez da^ 
bil iUumàeUm, g. Echeverria. Ce- 
lui qui me suit ne marchera pas 
dans l'obscurité. Ma gendetze Aandi 
iarreiqui cequion, Matt. lY. 25. 
Test, Boch. Et de grandes troupes 
de peuple le suivaient. JBaina 
eguiari garreilzalaric eiariéaierâ' 
quin, Eph. IV. 16. Test. Eoch. 
Mais suivant la vérité avec la 
charité. 

Jarraiki, bn. diligent, qui suit 
de près ses intérêts. Sal. 

Jarraitze, v. JarraUu. 
Jarri, jartzen, g. 1. jarri, ja- 

êorri, b. jar, jarri, jartzen, bn. se 
mettre, se mettre à (p. ex. travail- 
ler), s'asseoir. Abran auzpez jarri. 
g. Abraham se mit la face en terre. 
Vrdain jartzea, se faire porcher. 
P. Comp. jardin. Ma miraz iar^ 
ririe hareu repoêtaren gainean iciU 
eiieeen. Luc. XX. 26. Test. Bodi. 
Et étant étonnés de sa réponse il 

16 



2»6 



se topent. Jmi» Uehêtik iliirie, iar 
ecdin UiOi eoêta. Matt. XIII. 1. 
Test. Eoch. Et Jésus étant sorti 
de U maison» s'assit près de la mer. 

Jwrgi, bn. si^e; de jcf-gai. 

Ja/rtoUj 1. plaoe^ lieu où s^asseoir ; 
de jair-toH. 

Jartoki, v. jatri. 
Jartze, v. jam. 

Jasa, g. b, (yoMi b.) Ce mot 
se trouve dans le composé «tcrî- 
/Ma; mais nous ignorons ce qu*il 
signifie. 

Jaaan, jasaten, ou jasaiten, 

L bn. porter, supporter. Oomp.ya«cy. 
Jasaniy 1. v. jarri, 

Jafiarri, 2. jasartaenj. frap- 
per, battre; s'en prendre à quelqu'un. 
Jasarri dio^ il Ta battu. Uriari 
joêarri dio ou erauisi dio, il a plu 
è flabe, P. On pourrait comparer 
à cette façon de parler Texpression 
Mpluie battante." — ]a9a/rka era- 
àiltea, traiter de coups. P. 

Urazar, erazarri, bt. adresser des 
reproches vifs; de erazo-jàsarrif 
Erazarri, bn. ondée. 

Jasartsa» v. jasarri* 

Jbao, g. b. lever, monter. Jaaan, 
1. porter; — bn. porter, supporter. 
Larramendi donne les deux formes 
s* V, levantar, et il est probable 
que ce sont des vaoantes du même 
mot. C'est le seul exemple que 
i^ous sachions, où an est pour 0, ou 
pour an. 

Jastatu, bn. goûter; du prov. 
gostar. Jasiatu se prononce géné- 
r^leinent djoitatu^ Y. la lettre /. 

Jata, V. jan. 



Jatorrii g. b- origine. Ce mot 
est obscur. La terminaison paraît 
être etarrii venu. Il est possible 
que ce soit une expression pléonas- 
tique, jap^lorHi V. jayeraiu. 

Jaiorrizio, originaire; àejaiorri- 

Jatorrizko, v. jaiorri. 

Jatziy V. jetzi, s. V. jacÂL 

Jaube, V. Jaie. 

Jaugitea, 1. venir; sjn. de 
ethortzea. Biaugi^ qu'il vienne. P 
ne cite que le subst. verb. qui est 
évidemment composé dejau-epiea; 
ainsi Tadj. verb. sera^stf^ pour 
jau^egin. Nous ignorons ce que 
jau signifie. Y. jaj/eratn. 

Jauki, jaukiten, soûl. O. at- 
taquer; — bn. reprocher. Etaseur 
harrac utzen duenareguin ezconcen 
denac adulterio iauquUen du. Luc 
XYI. 18. Test. Eoch. Et quiconque 
prend celle qui a été répudiée par 
sou mari, commet adultère. 

JauHmendu, attaque, assaut. Dia- 
bruaren jauUmenduak^ lee assauts 
du diable. 

Jankimendu. v. jauH. 

Jaun, g. b. 1. bn. seigneur, 
maître, monsieur. Eeheko jauna^ le 
maitre de la maison. 

Jaungoiko, g. 1. jangoiio, b. con- 
tracté en jainio, g. 1. jinio (yinio) 
bn. Dieu; probablement de ja«fi- 
gop-koy le seigneur d'en haut. 

Jainkoiaèun^ g. 1. jainkotafzun^ 
bn. divinité; àe jainho-tasun, 

Jainhoaizun^ idole. O. 

Jainkozko^*jaungoikozho. b. divin ; 
de jaungoikO'Z'ko, et ààjainioz^. 



227 



Jainiotiar, bu. qui aime Dieu. Sal. 
Jainioaren oUo, bu. papillou. 
JaungOikO, v. jaun. 

Jaungoikozko, v. jam. 

Jaunste, v. janzi. 

Jauntzi^ v. janzL 
Jaunz, jaunzi, v. janzi. 

Jauregi, g. 1. palais. Selou 
p. pour jaundegi; v. tegi, La mu* 
tation de » en r est rare; cepen- 
dant le nom verbal jauretsi donne 
raison à P. Dans les proverbes d'O. 
on trouve jauregi comme nom pro- 
pre et aussi pour: gentilhomme. 

Jaureste, v. jauretsi. 

Jauretsi, jauresten, soûl. 

mér. O. reconnaître quelqu'un pour 
seigneur; dejaun^etsi; y. jauregi, — 
Jainkotan bat Ants jauretsaL Ne 
reconnais qu'un seul Dieu. 

Jausi, V. jachi. 

Jauste, V. jausi, s. V. jacAL 

Jautsapen, v. jachi. 

Jautsi, V. jacAi. 
Jautskor, v. jausi, s. Y.jacAL 
Janzi, 1. V. jausiy s. V. jaeAÛ 
Jauzi^ 2t g. terme de jeu^ dé- 
passer, excéder, avoir plus de points 
qu'il n'en faut. 

Jàuztekari, v. jausiy s. v.jacAi, 
JaiUStiri, v. jausi, s. v. jacAi. 
Jax, bn. genêt; balai. 
Jayegun, v. jaigura. 
Jayera, g. inclination; iejay* 
ra; v. jayeraiu. JainkoaA eman ez* 
pazizun Jesusen Uotzarelnko dezun 
jayera Aori. Lettre de Larr. à Mendib. 
Si Dieu ne vous avait pas donné 
pour le coeur de Sésxia cette incli- 
nation. 



Jayeratn Jaigoratu, g. incli- 
ner. Larramendi cite encore ayeriu, 
0. se sert de jaigura, envie de sor- 
tir ou de s'assembler; jai-gura, 
Jai est donc sortir, s'assem* 
bler et peut avoir donné le nom 
verb. jaiguraiu, incliner, qui est 
,,être porté à'' et indique l'incli- 
naison morale (inclination). La 
signification primitive peut cepen- 
dant être „sortir", (et se retrouve 
peut-être dans Jaugitea (jau^egiteci) 
que cite P. pour „venir") et nous 
explique le nom verb. jayo, naître. 
Jayeratu peut être formé comme 
beaucoup de noms verb., avec le 
suf ra, vers; sortir ou aller versssi 
incliner. 

Jayo, jayotzen, g. b. I. bn. naî- 
tre. Jayo da, il est né. Y. jayeratu. 
Eura dençat leAen iayoa anAUz 
anayeren artean. Bom. VjJj. 28. 
Test. Koch. Afin qu'il soit le premier- 
né entre plusieurs frères. 

Jayotza^ g. b. jayo, 1. naissance. 
Comp. aditza pour la forme de 
jayotze. Jayoz geroztii, depuis la 
naissance. 

Jayotzako, jayotzazko^ g. natif; 
de jayotzo'io. 

Jayoperri, g. nouveau-né; de 
j'ayo-berri. Ikuêi dituzute ikoz bilioti 
jayqperriae? Avess vous jamais va 
des agneaux nouveau-nésP 

Jayoperri, v. jayo. 
Jayotza, jayotzako, v. jayo. 
Jayotzazko> v. jayo. 
Jayotze, v. jayo. 

Jaz» V. igaz. 
Jazkai) v. janzi. 



228 



JazOf jaEOten> b. arriver. SaUa 
bere jazolen da, même aussi arrive- 
t-il. . . Au berau ja^oten da chakur 
ta animalija guziiaJnny Moguel. Ceci 
arrive avec le chien et avec tous 
les animaux. Esan tajazo, Moguel. 
Aussitôt dit que fait. 

• Jazote^ V. jazo. 

Jazte, V. jami. 
Jazteko, v. jami. 
Jei, V. jai. 

Jeik, jeiki, v. jaiH. 

Jeinha^jeinhatu^ bn. soigner. Du 
£r. génie, dout le lab. a fait jevnu 
et le bn. jeinAu, deinAu, adresse. 

Jeinhu, jedïu, v. jehiha. 

Jekdb, bn. V. gende. 

Jestu, bn. geste, aptitude. 

Jetzi, jetzitze, v. jachL 

Jeux, V. jau9ij s. v. jachi, 

Jile, V. jin, 

Jin, jiten, bn. venir. 

JiUf bn. celui qui arrive; de 
nn-fe, avec ëlision de n devant l, 
V. Essai, Gh. II. 

Jinko, Y.jaim. 

Jite, V. jin* 

Jo, jotzen, g. b. Jo, joiten, 1. 
bn. battre, frapper. J02 eta joz, 
en frappant et refrappant. F. OU" 
larrak jo du, bn. le coq a chanté. 
Le même auteur cite: Jozazu larriia, 
percez la barrique; nous croyons 
qu'il se trompe; percé est jasi; 
jozazu pour jon-ezazu, Buruiikjoa^ 
qui a chambres à louer, P. Ce 
sera, comme en fr., avoir l'esprit 
frappé. 

Joka, 1. en se b^tttant.; dejo-fa. 

JoaiUe^ joaile» v. jocm. 



Joaite, V. joa/n, 

Joan» joateily g. b. juan,jua- 
ten, b. bn. joan, joaiien, 1. goa», 
ou gan^ gaten^ 1. aller. Ce nom 
verb. se conjugue des deux ma- 
nières : noay oa, doa etc. ou jocUen 
naiz. Je vais, tu vas, il va, etc. 
En bise, joan donne au verbe qu'il 
accompagne la signification d*an 
verbe fréquentatif; si ce verbe est 
neutre on emploie f'oan, s*il est 
actif eronn. Etorizen noa, j'ai Tha- 
bitude de venir. Lardizabal se 
trompe donc quand il donne ai, 
comme infinitif des formes verbales 
noa^ oa, etc. Oi n*a rien à faire 
avec joan. Le verbe aller est em- 
ployé comme une espèce d'auxi- 
liaire aussi en italien; on dit, 
„8e va dicendo", pour „on dit". — 
Ene semea esluzu giùela goan behar^ 
Chourio. Mon fils il ne faut pas 
aller en arrière. 

Joan jin, bn. voyage court et 
prompt. M. Salaberry écrit ici yo<m 
et pour le nom verb. $fuan. 

Joaille, hjoaile, hn, gaille^ 1. celai 
qui part; de jo<m et gan^ille, avec 
élision de n devant /, v. Essai» 
Ch. IL 

£roan, eruan, b. emporter, em- 
mener; syn. du g. eraman; de 
erazo-joan, juan Broan sert comme 
auxiliaire des verbes actifs ])our 
leur donner la signification d'an 
verbe fréquentatif. 

Joate, V. joan. 

Jobalta, bn. merrain. 

Joite, V. y^. 
Joka, V. jo. 



j 



229 



Jokha, jokhatu, bn. s'accoa- 
pler (des oiseaux). Duprov. jogar^ 
jouer? 

JoKARi, bn. jouear, dejoko-arii 4i. 

JoKO, b. bn. jeu, du prov. joc. 

JoLAB, g. b. âolAaa, 1. zolas, bn. 
Conversation, amusement; de Tesp. 
solaz. Le mutation de ê en j est 
extrêmement rare; c'en est peut- 
être le seul exemple. 

Solastatu^êolastatzen^ 1. bn. con- 
verser, discourir. 

Solasiiar, 1. discoureur. 

Jondone, 1. saint; p. ex. Jon- 
done Laurendit St. Laurent. Pro- 
bablement de Jaun^don, imité de 
Tesp. senor don. 

Joi>0, I. cerf. 

Jori, 1. potelé, grassouillet. 
Nealato joria^ fille potelée. Molza 
joria, bourse pleine. P. Cette der- 
nière acception nous donne proba- 
blement la signification primitive, 
d'oii le verbe: 

JoriluJonUiizen,g,Bhoudeï;y.jori, 

Jorilasun, g. abondance; àejori' 
tasun. 

Jorita43uii, v. jori. 
JoritUi joritutze, v. jori. 

Jorra, {jor?) g. b. 1. sarclure. 

Jarrailla^ b. le mois d'avril; 
de jorra-illa. Selon P. le mois 
de mars. 

Jorrai, g. b- 1. sarcloir. 

Jorraiu, jarraizen, g. b. 1. bn. 
sarcler. 

Jorrai, v. jorra. 

Jorrailla^ v. jorra. 
Jorratu, jorratzen, v. jorra. 
Josdurai v. josi. 



Josi, jositzen, josten, g. b. 

1. bn. coudre; — g. b. percer. — 
1. attacher. Bere ai semehganiiitaz 
joêilay g. Ses deux fils Tayanttué 
avec le couteau. 

Josdura^ 1. bn. couture; de jos^ 
dura. 

JoatalAari, 1. fil à coudre. P. 
Lino jostalhari gaya. Lin bon à 
faire du fil à coudre. P. Ce mot 
est obscur. P. Ta peut-être com- 
posé et ne s'est pas aperçu que 
halgai est pour Iiarri-gai; v. ari 3. 

Jositze, V. josi. 

JOSTAKETAN, V. gOZO. 

Jostalhari, v. jori. 

JOSTATU, JOSTATZB, V. gOZO. 

Joste, V. josi. 
Jotze» V. jo. 

3oYAK, 1. bn. joyaux ; habits de 
noces et tout ce qu^il faut pour 
les noces. 

Juale, g. juare, b. sonnette. Four 
la permutation de l et r, v. Uztd 
et itzurbide, nabala^ nabara. UaUio 
de ari. Oaleper de gari, Dejuan-lâ? 

Juan, V. joan. 

Juare, v. juale. 

Juate, V. joan. 

JubO, bn. en silence. Peu usité. 

JuMPA, 1. jumpAa, bn. balançoire 
faite de branches d'arbre. Comp. 
Tangl. to jump, sauter. 

JuNTERTu, bn. joindre. 

JusTAKus, bn. habit. Ce sera la 
corruption de justaucorper. 

JuzKATA, bn. ridiculiser quel- 
qu'un. Comp. Pall. juchs, farce, 
plaisanterie. Peut-être du prov. 
jausir, se réjouir; v. L. B. 



K 



La lettre k remplace le groape 
qu et le c devant 0, 0, u, de Tan- 
denne orthographe. — Elle est la 
caraciéristiqae du pluriel, et du 
nominatif agent. 

Ea. Ce su£Gixe correspond à : à, 
par. Il est plus en usage dans les 
dial. basq. fr. qu'en g. ou b. En 
g. on dit plutôt zaldiz que zaldika^ 
à cheval. Sohay par des regards. 
CAinffUia jausten da, il saute à 
cloche-pied. Munia, par centaines. 
Baiharha^ un à un. 

Kabale, bn. Nom s*appliquant 
à tout animal domestique quadru- 
pède. Sal. 

Kabi^ kafi, 1. cage. Pour la 
mutation de £ en ^ comp. ibeni = 
iRni. Nous devons rectifier ici ce 
que nous avons dit à l'article a^'. 
KM nW pas basque et dérive du 
prov. gavi ou de Tesp. gavia, cage. 

Kabba, g. espèce de petite do- 
rade. En lab. graba. 

Kachetai bn. petite chaise d'en- 
fiints en usage chez les paysans. 

Kaderi, g. le bas de la jambe. 

Kadera, bn. chaise. 

KàFi, ▼. kabi. 

Eai 1. V. gai. 



Ku 2. g. quai, môle; 
Kaik, V. jaiM. 

Kaiku^ g. b. khotehu^ bn. vase 
dans lequel on trait les vaches. 

Eaizu, bn. selon O. taille du 
corps. Kaizuz dota^ proportionne 
de taille. 

Kaka, bn. merde. Kakein^ chier; 
de kakor^gin. 

Eakamarto, 1. bn. hanneton 
avec des cornes. 

Eakaraz, g. gloussement de la 
poule; esp. cacarear, v. karraka. 

Eako, bn. krakot 1. crochet. 
Comp. mako. 

J^p^^\ciL^ 1. bn. traqnet ou cli- 
quet de moulin. # 

Kalamo, 1. chanvre; de Tesp. 
caiiamo. Four la mutation de n en 
/, V. lar. 

Kalapio, bn. force réduite à 
la faiblesse (?!) Sal. Syn. de gemein. 

Ealapita gorrian, 1. en grande 
fureur; p. ex. des marchandes de 
poisson qui se disputent: kaiapita 
gorrian hari ziren» 

Ealbar^ v. kalpar. 

Kalemay galema^ 1. tempête. Cest 
le prov. galemai vent du nord- 
ouest. 6al paraît être celtiqae; 



281 



comp. gale, angl.; orna» suffixe pro- 
vençal; comp. bolerna, buerna, su- 
borna; ▼. Diez, E. W. s. v. ga- 
lemo. 

Kali, kalito, ba. tuer, (un rep- 
tUe). 8àl. 

E[alitoha| v. garichu* 

Ealpar, g. ialàar, b. sommet 
de la tête. Comp. gal/yvft et ga/r^ 
rondo . Kalpar:=^garbald,yeohj^T' 
thèse de l et r. 

KaltarUtsu, v. ialte. 

KaltOi g. b. 1. bn. dommage, 
tort^ perte. Probablement de gal> 

Kaltezûu, kaUeztuôzen, g.ialtetu, 
b. nuire. 

KaUefforri, g. b. iaUariiUuj g. 
nuisible; de kcMe-garri. 

Kcdtekor^ bn. dangereux ; de hat-- 
ie^kor, 

Kaltegarri, v. kaUe. 
Ealtekôr, v. kaUe. 
Ealtetu, V. kalte. 
Kaltezta, kaltestutseï ▼. 

kaUe. 

Kamara, v. gamàara. 

Kambor, L braise. Haiziam' 
borray brasier allumé. 

KàMPAy V. kampo, 

Kaicpo^ g. champ. Kampa, bn. 
oamp; de Pesp. campe. 

Kampoanj g. b. kampo, bn. de- 
hors. Le g. et b. de iampo^an, 
comme aurre-an^ etc. 

Kampoak, y. kampo. 

Kamostu, g. émousser. 

Eau, sjn. de tu, Y. Larra- 
mendi s. ?• desde. Dans quel 
dialecte ? 

Kavabbra, g.l jonq syn. de iosia. 



De l'esp. canaP Qu'est-ce que 
ôeraf 

Eanbta, bn. godet en métal 
a?eo anse. Du fr. canette? 

Kakibbt, y. ganidel. 

Kanti, 1. lieu proche. P. Appa^ 
remment du yieux fr. cant, coin, 
angle. Ce mot se retrouye dans un 
grand nombre de langues, dans 
plusieurs acceptions différentes y. 
Diez, E. W. 1. p. 109 et Dieffen- 
bach, Orig. europ. p. 278. 

Kanti, kanliluy katUitzen^ 1. bn. 
se mouyoir, sortir de la place où 
Ton était. Bappelle décamper. 

Kantoi, g.kanloin, L cantoni 
quartier; — g. angle; du fr. et 
de l'esp. canton qui dériye de 
cant^ yieux fr. Pour la chute de 
Vn final, y. arrai 2. 

Kaotitu, v. kanti, 

Kaxtvtzs, y. kanii. 

Ejlntoi, y. kantù 

Ejottoin, y. kanti, 

EIapbra, bn. chapelle; du proy. 
capella; r pour /, comp. borondaU 
de yoluntad; ciaramella de cha- 
lumeau. 

Kapstb^ bn. bourrelet; du proy. 
cap^ tête. 

Kapezsap, bn. tâte-à-t£te; du 
proy. cap, tête, ayec le suff. », 
kapezkap. 

Eaba, 1. bn. aspect, allure; de 
l'esp. cara, visage P 

Ka&akoil, 1. bn. escargot; eap. 
caracol. 

Karamitoha, ▼. karraka, 

EaratS, v. garrats. 
Earatsta, v. garrait. 



232 



Earatze, v. garraiz. 

Karazko, bn. opportun^ capv 
ble, propre à. Bada egun carazeoa 
etàorri eenean. Marc. VI. 21. Test. 
Boch. Mais un jour opportan étant 
venu. 

Kabïo, 1. kiariù, bn. cher; de 
Tesp. caro, cher. 

EarkabU» b. disposition. JBuT' 
ruJta ta maiillakaai erakusten daàee 
iontokeria^ ta hiotzeko karkadu zi- 
tala, bana ez prestutasun ta vah- 
rerik. Mogael p. 176. Les rixes 
et les coaps de bâton montrent 
la folie et les dispositions du 
coeur et non pas Thonnêtetéet la 
valeur. 

Karkalla, v. karraka. 

Karkallaz, v. karraka. 

Kablo, L kiardOf bn. chardon; 
de Tesp. cardo. Pour la permuta- 
tion de d et l, comp. edur = elur; 
belar = hedar; madarikatu de male- 
dictus. Comme le chardon pique, 
brûle, quand on le touche^ nous 
avions cru pouvoir rattacher karlo 
à ffOT, ce qui est une erreur. 

Karlo, s. v. car est traduit par 
diarbon au lieu de cliardon. 

Khardaèera, bn. plante qui res- 
semble au chardon, mais qui pique 
moins. 

Karraka, bn. râdure. La ra- 
dne, qui est probablement kar- 
rak (kark), se retrouve dans plu- 
sieurs mots, qui tous expriment 
un bruit quelconque. Mous ne 
pouvons les rattacher les uns aux 
autres, et cependant il paraît cer- 
tain qu*ils sont tous de la même 



souche. Par exception nous vou- 
drions donc indiquer la racine arja- 
que (iudogerm. Ursprache) kark, 
krak, résonner, rire, grincer (iôcen, 
lachen, krachzen) v. Fick, Indog. 
Wb. 2*éd. p. 48. Dans l'état où 
en sont nos connaissances de la 
langue basque^ il sendt pentrétre 
prématuré de conclure à un em- 
prunt fait par le basque à Tarya- 
que, mais l'analogie est trop frap- 
pante ici comme forme et comme 
signification, pour pouvoir être at- 
tribuée purement au hasard. — 
Eta guden karracaquin eguin içan 
gara beçala araindrano. 1. Cor. IV. 
18. Test. Eoch. Et nous sommes 
faits comme la rftclure de tous, 
jusqu'à maintenant. Litt. comme 
avec la raclure, etc. 

Karrakatu, karrakatzeUy bn. racler» 
grincer. Jffortz karrakatzea. P. Le 
grincement des dents. M. Sal. écrit 
kharrakatu, 

Kakaraz, kukudalz, 1. kokaraiz^ 
bn. gloussement de la poule. Cette 
fois-ci, par exception, l'orthographe 
guip. nous semble la plas cor- 
recte, quant à la finale. Kaka- 
raz. viendra du verbe katarazi», 
comme akar de ahartu. Le ^ 
est le sufiSxe z, qui a formé 
quelques noms verbaux et qui se 
trouve souvent écrit par s; p. ex. 
aizeziatUy de aiiSj keztalu de te. 
Kakara sera la transposition de 
karaka; comp. le se. karka, chant 
du coq. Le lab. lukudata (mieai 
kukudaz, si notre observation est 
juste) aura pour racine Taryaqae 



i 



283 



kak ou kukuy la première, avec 
la signification de crier, g^niir, se 
plaindre; la seconde ayant formé 
les noms pour les cris d*animaax, 
comme le faisan et peut-être le 
hibou ; v. Pick, Indog. Wb. p. 44. 
Poar la permutation de / et d, 
(i'oioratz, kukudaU^) v. egundano, 

XAurruia, bn. râle. L'aryaque 
kmk, crier^ grincer. ?. Fick, Indog. 
Wb. 50. 

KkurruUa, bn. ronflement, v. 
turruia, 

Karrazia, iarraaia, bn. bruit vio- 
lent; p. ex. du tonnerre, d'un arbre 
qui tombe, etc. Ce mot paraît être 
la transposition de Jcakaraz. 

Karrania^ 1. bn. grincement d'nn 
charette mal graissée, ou tout autre 
bruit de ce genre; comp. garranga. 
Garranga, 1. chant de la poule; 
comp. karranka. Nous ignorons 
d'où vient le ». Il y a l'aryaque 
krand ou kradati, résonner, ce qui 
expliquerait le n; mais alors d*où 
vient le h, L^introdaction de Yn 
est peut-être d^origine basque, et 
a causé dans le dial. lab. radou- 
cissement de la gutturale h &cl g 
(garranga pour karrania)^ k ne 
pouvant suivre », v. Essai, Gh. II 
Le g n'est pas primitif, (la racine 
étant kark) et n^est là que pour 
empêcher la rencontre de n et k. 
Comp. le mot koainta ; là le » est 
introduit. 

Karkalla, bn. éclat de rire. La ter- 
minaison la est obscure. KarkaUaz, 
bn. riant aux éclats; de karkalla^z. 
Karamiteia^ 1. égratignure. La 



terminaison est obscure. Est ce un 
diminutif de min^ mal? ch paraît 
être le diminutif; le nom verb. est 
karamikatu. Ce mot est générale- 
ment écrit avec un r, mais les 
variantes en ont deux. Ce mot est 
très remarquable; le bn. en a la 
variante zaramika; et F. cite: ça- 
ramicoaf çaramiieAa, çarrapoa, et 
les noms verb. çarrapocaûzea et ça^ 
ramîcatzea. La permutation des 
gutturales ^, ^ et de 2r est rare et 
nous n'en trouvons que quelques 
exemples: zapar = gapar; itozin 
= itogin; zirioin = girtoin. Cette 
permutation nous permet donc de 
réunir ici les mots qui semblent 
avoir changé la gutturale primitive 
en sibilante. 

Zarrapo^ 1. égratignure; écume. 
P. Syn. de karamitcha, Z paraît 
être pour h ; le terminaison est ob- 
cure, ainsi que lanalogie entre 
égratignure et écume. Comp. ce- 
pendant Taryaque krap, faire du 
bruit, se plaindre et être mouillé. 
Fick, Indog. Wb. p. 49. 

Zarraata, \. bn. bruit que fait 
la toile quand on la déchire. Z 
pour k, V. ci-dessus. Comp. karraska» 

ZarrakaiUj zarrakatzen, g. se fen- 
dre. Z pour kj V. ci-dessus. 

Zartaiu, zartatzen^ zartagin^ g. 
za/rthatu^ zarthatzen^ 1. se briser, 
éclater, déchirer. Z pour k? v. ci- 
dessus. 

Zarzo, mot d*0. selon P. Pétil- 
lement de la flamme; murmure 
quand ou parle à voix basse. Au 
plur. zarzoak, babil, caquet. 



284 



Earrakatu, karrakatse, v. 

harraka, 

Karranka, v. kwrtaka. 
Karraska, karraskatu, v. 

kafraha. 

Karraskatze, v* karraJca, 

Karreatze, 1. paiser. P. 

Earri, garri, terminaison des 
adjectifs; ▼. ekarri. 
Earroin, iAarrain, bn. glace. 
Karsoily v. garêoU. 

Kartsu, kartsuki, ?. gar. 
Eartu, kartze, v. gar. 
Karxu, karxuki, v. gar. 

KarzU, v^ gar. 

Kaska, kakastu, 1. bn. détériorer, 
casser; de Tesp. cascar. 

Kaskarabar, g. grêle, grêlon; 
syn. de chingor, Comp. harrabar. 

Katabu, g. galAabuôa, 1. cer- 
cueil ; esp. atand, qui vient de l'a- 
rabe; V. Dozy, Qloss. p. ai4. 6a- 
tkaèuta^ de Tesp. ataud^ avecpros- 
thèse de la gutturale? 

Eiatalo, bn. pendant, adj. 

Katamore, 1. bn. tambour de 
basque; le tambourin. 

Eatamotz, g. tigre; de gâta; 
mais nous ignorons ce que motz 
peut signifier ici. 

Katatzea, mot d'O. selon F. 

Demeurer arrêté et pensif. 

Eatcho, bn. cor au pied. 

Sjltibu, g. galiibu, 1. captif; de 
Tesp. cautivo. 

^^^f S- g(^kUf 1. chat. 
Eiaudela, bn. plainte, mur- 
mure. 

Eausera, bn. beignet. 

Eausitai kanaitzen, L tiau^ 



riiut bn. trourer. — bn. 
GaUz da hobeagorU^ iausUsea. U 
est difficile d'en trouver de meil* 
leur. P. TAiratu zuan iiroa bmaet 
ninduen khauMu. Il m'avait tâië 
un coup de feu, mais il ne m'at- 
teignit point. Sal. La dernière ac- 
ception sera prise du français. 

Eaz, V. gaz. 

Ee, g. b. 1. fumée. Kea dario, 
g. b. 1. il fume. P. cite : iea êoUzea^ 
vendre de la fumée. Nous ignorons 
si cette expression est basque ou 
française. 

EeUu, b. 1. enfumé^ fumeux; de 

KeztalUf keztatzen, 1. kheêiatu^ bu. 
enfumer. M. Sal. écrit iestatu avec 
9; il serait mieux z; c'est le suf- 
fixe z. 

Keghadusa, v. keja, 

Kechatu, kbchatzb, v. keja. 

Kegheria^ v. keja. 

Keohu, v. keja, 

Eedar, g. b. khedarrey \m.kel^ 
dety 1. suie. M. Fabre (Guide de 
la convers.) écrit kheldar. 

ICEDm, V. hmu, 

ELeisa, v. keja. 

Keja, kejuba, g. ketêa^ b. ke^, 
1. plainte; esp. queja, plainte. Ma 
senarrari beti espa eta kejuraka ze- 
gokion. Lard. £t elle était toujours 
à se plaindre à son nuuri. 

KecAeria, 1. kieckadura, bn. cha- 
grin, inquiétude; — 1. empresse- 
ment; de kechu'eria et kkeciu^ura. 
EU keehua, 1. complainte sur hi 
mort de quelqu'un. 

Kechu^ 1. empressé, hâté. Khe- 



285 



cAu, bn. inquiet. KeeAva zare, Yona 
êtes bien pressé. P. 

KècAatu, kechatzen, 1. s^empresser; 
khecAalié, bn. s'inqnièter. 

Kejuba, V. keja. 

Eelder, v. kedar. 

Eemegin^ v. kemen. 

Eemen, g. effort. 

Kemendu, iementeen ; kemegin, 
s'efforcer. 

Eemendu, kementze, v, 



Eendu, kentzen, g. b. 1. bn. 

khen, khendu, bn. ôter. Besteeti 

pekaivak ez du kenduko gurea^ g. 

Le péché des autres 'n'ôtera pas 

le nôtre. Sugeac kenduren dituzle. 

Marc. XVI, 18. Test. Eoch. Ils 

chasseront les serpents. La version 

anglaise dit „take up" ramasser. 

Eenada> g. menace. 

Kbnu, g. b. keinu, 1. bn. kennu^ 

bn. Sal. (nn = ii); signe, geste ^ de 

l'esp. signo. Pour la permutation 

de « ou 2r et ^ y. karamitcha^ 

s. y. karraka. Ecen keinuz aditzera 

emaiten eerauen. Luc. I. 22. Test* 

Boch. Car il le leur donnait à 

entendre par signes. 

Eeria, terminaison qui forme 
an grand nombre de substantifs» 
V. eri, 

EereiZi y. gereiz, 
Kesta, bn. poursuite; du pr. 
questa. 
Kêstatu^ rechercher. 
Ketu, bn. quantité. Bihi keta 
handi bat. Une grande quantité 
de grain. 
Ketsu» g. ke. 



Kezka> g. soin, solicitude, souci 

Keztatu, keztatze, ▼. ke. 

Khadinna, bn. chaine; de Tesp. 
cadena. 
Ehaduri, bn. pollen. 
Eliallu>bn. peau deporctué. Sal. 
Khana^ y. kana. 
Khakabera, y. kana. 

Khar, y. gar. 
Kharats, y. ga^atz. 
Kharax, kharaxtu, v. gartatz. 
Kharaztarzun, y. gartatz. 
Kharba, kharbatu, y. garla, 

Kharbe, bn. antre, grotte. 

Khardabera, y. karlo. 

Khabdo, y. karh. 

Khario, y. kario. 

Kbarmin, bu. M. Salaberry 
traduit ce mot par: goût aigre; 
adj. C'est subst. qu'il yeut dire? 
U est probable que c'est un adj. 
et qu'il faut le traduire par ; aigre. 
Ce sera une locution pléonasti- 
que, de gar-min. Min est aigre, au 
figuré. Gar se rattachera à gar 
flamme; alors ; brûlant, âpre. Comp. 
garratz, 

Eharrakatu, y. karraka. 

EQiarrika, bn. rue; chemin 
bordé de clôtures. 

Kharroin, y. karroh. 
Eharzu, kharxuki, v. gar. 

Eharzu, y. gar. 
Khasu, bn. cas, circonstance ; 
attention, soin. 

Ehasitu, y. kausitu. 
Khe, y. ke. 
Kheoha, y. keja. 
Kheohaduba, y. keja. 
Eheohuj y. keja. 



286 



Khedarre, v. hedar. 

Eheeta» bn. espèce de barrière 
faite de branches d'arbre. 

Ehen, khendii, v. km. 

Khennu, v. henu. 

Kherementaibn. gémissement. 
Comp. ka/iranka, garrangay s. v. 
harraka. 

Ehestato, v. ke. 
EhinnOi v. Hno. 

Khodoin, bn. licou des bêtes 
à cornes. 

Ehoi, V. koL 

Khondc, bn. compte. 
Khorbe, bn. crèche, mangeoire 
des boeufs. 

Khoroa, v. koroa. 
Khorotz, V. gorotz. 
Khotcho, V. kotzo, 

KhotchU, V. kaiku. 

Ehoxa, khoxatu, v. khom, 1. 

Ehoxu I9 bn. communication 
d'une maladie. 

Khoxatu^ communiquer une ma- 
ladie. 

Khoxu, 2. bn. un peu. 

Xhulxj, v. kïUo. 

Khuma, bn. chevelure; crin qui 
descend sur le front du cheval; 
du prov. coma, chevelure. 

Khunda^ v. khonda. 

Ehundu, bn. presque. Khun» 
duhil, presque mort. 

Khurruka, bn.râle. V. karraka» 

Khurulla, bn. ronflement. Ce 
mot devra se rattacher^ comme 
kiurruka, à karraka. 

KhurubilatU,bn.vanner.Peut- 
être formé de kurpil, roue, à cause 
du mouvement circulaire. 



KEnTRlTTZA, KHDBUTZE, V. kuTUtze. 

Ehtirtu, V. guf. 

Khotcha, v. hutcha, 

Khuta, v. kuya, 

Ki, 1. terminaison des adverbes; 
très probablement pour kin^ avec. 
Pour la chute de n final, v. arrai 
2. Ainsi aski, assez, est pour as-Un, 
avec rassasiement; emeki, doucement, 
pour eme^kin, avec douceur. 

Ki, 2. V. ffal 

EicbMl, V. kiâkila. 

Eide, 1 bn. ide, b. pareil, sem- 
blable, égal. Le dial. g. ne possède 
plus ce mot; il ne s'y retrouve 
que dans les composés. — £z ha- 
karrik gazie idiak baita bere saarik, 
Moguel. Non seulement l'égal des 
jeunes, mais aussi des vieux. M. 
Arrue, maître d'école à Zaranz 
(Gaipuzcoa) rend cette phrase ainsi : 
bere quideco gazteac ezecie, zarrac 
ère. En bn. on retrouve kide, sous 
la forme hide : aurkide, consanguin ; 
mais généralement c'est ^1$.' aUo' 
kide, bakid, etc. Aurkide est même 
le seul mot, que nous sachions, oii 
se trouve le A. Kide est donc une 
exception, sous ce rapport, que le 
k Y p&faît être primitif, puisque 
le mot, pour lui-même, est kide. 
Cependant, bien qu'une exception 
soit admissible, il nous paraît qu'un 
grand nombre de composés nous 
prouvent que le ^, dans les mots 
composés, provient toujours d'un >l 
initial. Aurkide montre que hde 
est connu ; il paraît en outre plus 
probable que le bise, ait perdu k 
initial que k initial. Kide en bas- 



287 



que, remplace le cam lat. et con 
fr. dans les composés et n*en est 
peut-être que l'imitation. On serait 
tenté de rattacher Ode à kin, avec. 
Dans rintroduction on trouvera un 
paragraphe spécial sur la mutation 
^de A en i. 

Eiko, V. Mn. 

Eilikatu, kilikatzen, g. 1. 

bn. kitzikatuy bn. chatouiller — bn. 
remuer le feu, provoquer à des 
actes d'hostilités. Sal. Ce nom verb. 
paraît être d'origine étrangère. 
Comp. kitzeln, ail. Il y avait dans 
Taucien, français (V. Littré, D.) 
chatillier ou catillier, signifiant har- 
celer. Cette même confusion paraît 
régner en bn. 

KUiior, bn. iiliialsu, 1. chatouil- 
leux ; de hiiik'kor et kilika tsu. 
La forme bn. ne nous semble pas 
correcte; kor forme des adj. actifs 
et non passifs. 

Kilizadura, 1. chatouillement ; de 
kilika-dura; avec mutation de k 
en z, V. karraka. 

EilikatSUf v. kilikatu, 

Kilikatze, v. kUikaiu. 

Eilikor, v. kilikatu, 

Eilizadura, v. kilikatu. 

EiLLO, 1. murkilla^ 1. (i. a.), khulu^ 
bn. quenouille; de Tesp. quilla. 

Eilly g. b. 1. bn. ki^ bn. avec. Ce 
suffixe régit le gén. sing. et le nom. 
plur; V. Essai, p. 44, 45. Qizo- 
narekin, avec Thomme. Gizonakin 
(pour gizonak'kin) avec les hommes. 
Mobe da èakeareki arraulêia eziez 
aiarrareki bilarraumi. Prov. 243. 
d'O. Mieux vaut un oeuf avec 



paix qu'un veau avec guerre. 

Kiko^ g. pour, à Tégard ; de kin- 
ko avec élision de n devant k; v. 
Essai, Ch. II. C'est la traduction 
de Tesp. para con. Jainkoak' eman 
ezpazizun Jesasen biotzarekiko dezun 
Jasera hori, Lett. de Larr. à Men- 
diburu. Si Dieu ne vous avait donné 
pour le coeur de Jésus cette in- 
clination. 

Kinka, bn. point tout près de 
l'équilibre; disposition de doute 
pour agir dans un sens ou dans 
un autre. Sal. 

KinO) 1. khinno (nn = il) bn. 
Senteur (bonne ou mauvaise?) F. 
Mauvaise odeur de la viande. Sal. 

Einze, g. b. bu. point, au jeu 
de paume. Au figuré: kime bat 
eskas du, il lui manque un pojnt, 
c. a. d. il est fou. 

EiratS* v. garratz, A l'article 
garratz nous avons dit qu'il restait 
encore à trouver ce que gar^ kar^ 
^V pouvaient signifier. Nous n'avons 
presque jamais comparé le basque 
au sanscrit; cela aurait été au des- 
sus de nos forces et puis la publi- 
cation de notre dictionnaire en 
aurait^ encore été retardée ;' cepen- 
dant nous voudrions seulement in- 
diquer ici l'aryaque (Indog. Ur- 
sprache) kar, brûler (gar^ basq. 
flamme) ; v. Fick, Indog. Wb. p. 38. 
Brûlant peut exprimer „âpre" au 
goût; nous le disons en holl. bran- 
derig; de là amer et aigre, la sig- 
nification n'est pas bien fixée. 

Eiratste, v. garratz. 

Eireste, v. garratz. 



288 



Kiresta, v. gwrratz. 

S[irita^ kiritzen, ébranler ane 
chose qui tenait ferme. Mot d'O. 
Selon P. 

Kirten, g. b. girtain, girloin, 
airtoin, 1. manche de couteau — g. 
anse d'un pot. Pour la permutation 
de z et i, v. kafamUcha, s. v. 
Jearraka. 

Kiritze, v. Uritu. 
Kiskaldu, kiskali, kiskalt- 

ZOn, g. kiëkilduj MsiiUzen, b. eAicA- 
ialdu, cAichiaildu, bn. brûler les 
mets au lieu de les rôtir. — g. 
au figuré: griller au soleil. CAis' 
pildu, 1. griller. P. La terminaison 
de iiêkaldu sera pour ari-du, ce que 
la variante kUkali parait indiquer 
plus clairement. Pour la permutation 
de r et l, v. arilla, s. v. ari 3. 
Comp. aussi qfaldu, bazkaldu, go- 
saldu. 

Kiskali, v. hiskaldu. 

KiskaltzO) v. hishddu. 

Kiskila, selon O. chétif. P. le 
traduit par : chiche, pauvre. Serait- 
ce une corruption de chiche? Neska^ 
toa ez motUa, ez aèeralsa, ez kiêJtila. 
Il ne faut point prendre de servi- 
teur ni de servante, qui soient ou 
riches ou trop chétifs. Prov. 838 d'O. 

KicAhil^ bn. terme de mépris 
pour quelqu^un qui est très maigre 
et chétif. 

Kiskildu, v. Aiskaldu. 

Eiskiltze, v. kUkaldu. 

Kisu, kisulabe, v. gUu. 

Kisustatu, V. gùu. 

Eitzika, Mtzikatu, vMiMu. 

TTigiiTi, Cette terminaison dont 



la forme est très obscure, se joint 
au nom verb. et oorrespond à: 
après avoir, après être. Etorkvewm, 
après être venu. liuskizun, après 
avoir vu. 

Elask, bn. adv. en avalant d'un 
seul coup; se dit des animaux. 

Klaska, bn. clochette que Fon 
pend au cou des moutons. Comp. 
le prov. clos et clocà, cloche. Le 
groupe il n'est pas basque. 

Ko, V. go. 

KoAiNTA, bn. affaire désagréable, 
engageant à la plainte. Sal. Selon 
P. coeita, cuila, caaiia, soin, an- 
xiété. Il suivait encore une autre 
acception, mais nous avons seule- 
ment pu lire le premier mot ^^affaire*^. 
De Tesp. cuita, peine, chagrin. 

KoBA, b. iuàa, 1. iqpa, 1. bn. de 
Tesp. cuba et du prov. copa. En 
b. et 1. cuve. Kopa en bn. est la 
boîte dans laquelle les faucheurs 
gardent la pierre à aiguiser ; en vieux 
ir. cofBn. En lab. boîte en général ; 
puis ventouse. Coffin dérive du lat. 
cophinus, v. Littré, D.; mais il 
nous semble que iopa vient de 
Tesp. cuba et non de coffin. 

KoBLA, bn. 1^ morceau de bois 
en forme de joug auquel on ac- 
couple les bêtes à cornes. 2^ strophe; 
du prov. cobla. 

KoBURATu, bn. recouvrer; du prov. 
cobrar. 

Koburu, bn. bon-sens, action 
prompte et sensée. 

KoDuiLLA, bn. groupe; du £r. 
quadrille? 

KoFA, bn. vermoulu, creux, dVn 



239 



avbre. Ne serait-ce pas une variante 
de ioèa^ cuve, désignant arbre creux 
et puis en général comme adjectif 
creux? /pour b, comp. ilfâni=ifim, 

Eoi> h*iioi, bn. désireux. 

Eoipe^ g. b. graisse. 

KoipetêUj g. b. gras; de iaipe^ 
têu. Se dit au figuré de quelqu^un 
qui dit des choses flatteuses. 

XoFom, bD. ruche d'abeilles du 
prov. cofin^ paoier; v. L. B. 

Eoka, kokatu, 1. bn. s'accro- 
cher. Kolatufih han dago^ il demeure 
là cachéy il fait le renard. P. 

EokO, bn. oeuf, daqf le langnage 
des enfants ; v. kohoratz, s. y. har- 
raha, 

Eokoma,bn.chaiQpignon blanc. 
Sal. Selon P. potiron. 

Eokoratz, v. haia/razy s. v. 
karraka. 

Eokoriko, g- 1. bn. accronpi. 

Eokote, g. nuque. 

Eokotz, g. b. oiotz^ b. menton. 
Kokotz larriûgea, se morguer. P. 
Litt. se faire un gros menton. Le 
seul exemple, que nous sachions, 
de la chute du i initial; peut- 
être aussi ide de iide> 

Eolka, g. holoka, 1. ioroia, bn. 
^oussement de la poule. Pour la 
permutation de r et l, v. lar. L'esp. 
clueca du basque; v. iakaraZy9.Y. 
iarraia. 

EolkO, golko, g. b. l.golkho, 
sein. £n lab. surtout dans l'accep- 
tion suivante : Golkoan sartu dilu, il 
les (p.ex.papiers) a mis dans son sein. 

KoLPATUi bn. blesser; de Tesp. 
golpear. 



KoMAi, bn. marraine; du piov. 
comaire; v. L. B. 

KoHPAi, bs.' parrain; da prov. 
compaire, compère; v. L. B. 

KoNDAiBAfg. histoire, coq te; kan' 
aera,hn. discours long et ennuyeux. 
De l'infinitif prov. ou esp. contar. 

KoNDEBA, V. kondaira. 

KoKEB, bn. diagonal. 

Eonkor, 1. kunkur,hn. zunkuff 
P. (i. a.) bossu. Pour la permuta- 
tion de z et k, v. karamitcha, La 
terminaison sera kur, gur, courbé. 
Kun pour kur? réduplication de 
kwr = très courbé, bossu. N pour 
r, V. helhaun, inuntz. Selon M. 
de Gharencey h0tkur, dériverait 
de Tesp. corcova, ce qui nous pa- 
raît être inadmissible. 

KoNWAT, bn. (nn = H) beau-frère. 
C'est le prov. cognât. M. Salaberry 
cite même konuala, belle-soeur. 

KoNTu, b. syn. de ardura. Parait 
venir de l'esp. cuenta. 

KoPA, V. koôa. 

Eopeta, g. L bn. front, bn. 
visage; au fîg. hardiesse. — b. les 
longues tresses des femmes qui leur 
pendent sur le dos. 

Eor^ V. gure^ s. v. gur. 

Korana, b, faux ; esp. guadaSa. 
Le basque pourrait dériver de l'esp. 
Pour la mutation de d en r, v. 
egundano. Mais nous ignorons d'où 
vient l'esp. Selon Covarruvias, cité 
dans le Dict. de l'ao, esp., guadana 
viendrait de l'it. guadagno, gain; 
ce qui est peu probable. 

Eorapilla, g» b. korapiUo, kof" 
ropilo^ bn. (Sal.) noeud. 



240 



KarapiUaiu, iarapUkUzen, g. b. 
I. bn. nouer. 

EorapillOy v. iorapilla. 

Eorde, g. b. signification, sens. 

Eordoka, bn. branlant. 

Kordoiatu, kordoJuUzen^ I. bn. 
ébranler. 

KoBOKA, V. kolka. 

KoBDUAN, maroquin. P. Du nom 
de la ville de Gordoue. 

Eorkoi, g. korokoin^ 1. muble 
(poisson) ; esp. corocon. Ce mot ne 
se trouve ni dans le D. A. £. ni 
dans le Dicc. Nation, de Dominguez. 
L'esp. du basque? Pour la chute 
de n final, v. arrai 2. 

KoKOA, LkAoroa,hn» couronne; 
de Tesp. ou du prov. corona. 

Eoroka, v. tolka. 
Eorokoin,korokoîi, v.horkoi. 

Eorotz, V. goroiz. 

EoRPiERA, bn. croupière. Me- 
tathèse de r. 

KoRRALE, bn. basse-cour. C'est 
Tesp. corral; même signification. 

Eorropilo, v. karapUla. 

Eoska^ g. 1. entaille, coche. 
L'origine de coche est inconnue ;v. 
Littré. D. 

Kosiaiu, hoskatzen, entailler. 

EoskoUa, 1. bn. scrotum ; syn. 
de banahilla. P. cite, sans les 
traduire, ces deux mots au pluriel; 
alors ce ne serait pas ,,scrotum''; 
mais les testicules. La terminaison 
de iosioUa, sera le £r. couille; 
mais ios nous est inconnu. Comp. 
se. kûlya^ scrotum ; v. Fick, Indog. 
Wb. p. 351. En £r. couille est 
toujours employé pour testicule, 



mais il paraît que le véritable sens 
de couille est bourse, scrotma. 

Eotai g. perche sur laquelle 
dorment les poules. 

Eotchea, bn. espèce de caroix 
de quarante cinq centimètres de 
long, sur laquelle on place le fil 
tiré du fuseau pour en former des 
écheveaux. 

Eotssat, V. tzaL 

Eotzo, kotchO, bn. mâle^ en 
parlant des quadrupèdes, selon Sal.; 
des bêtes de charges^ selon. P. 

Krinkiltzea, écosser des pois. 

Eotor, An. terrain en pente. 

Euarenta» bn. nombre de trois 
points; terme de jeu de paume. 

EukÙ, kukutu, bn. couvrir; 
syn. de eatali, 

Eukndatz, v. kakaraz^ s. v. 
iarraka. 

Eukula, bn. le sommet, d'un 
arbre, d*une plante. 

Eukuiuarua, bn. On nomme 
ainsi le tato (la galette) dans le- 
quel est pétri un morceau de fro* 
mage en forme de boule. 

Eukuso, g. 1. puce. En g. 
plus généralement arkakuso. 

Eukuta, V. kuku. 
Eunkur, v. konkor. 
Eupitu, kupitzen, g. s'a- 
pitoyer. 

Kupiday g. compassion. 
Kupidagarrif g. digne de com- 
passion ; de kupida-ffarri' 

Eut, v. ffur, 

Euritxa,l. bouillie sans lait. P. 

Eurka, bn. grognement du porc, 

quand il est content; v. kAurrukoj 



241 



s. V. karraka. 

Kmrpil, g, roue; de gwr f 

Eurrinka, b. bn. cri plaintif 
du porc; V. hatraakay s. ▼. karraka. 

Enrracllka, bn. espèce de rai- 
sin blanc sucré. 

EumiSka, bn. gargouillement; 
V. khurruka, s. v. karraka» 

Eurtu, kurtze, y. gur. 

Euma, 1. terme de mépris. 
KwrucAoa^ da, c'est un cancre. P. 

KuBUTZE, g. b. gurutze, 1. Hm- 
rutze, bn. croix; de l'esp. cruz. 

KusKU, bn. coque d*un oeuf. 
SaL Apparemment du^prov. cos- 
colha. Kusku^ prononcé avec Tar- 
ticle iuskua se rapproche encore 
plus de coscolha, coquille, ▼• L. 
E. Il semblerait plus correct d'é- 
crire, kuskua même sans l'article. 

Kuzkatuj kuzkatzen, 1. chapeler 
le pain. Mieux kuskatu. 
KusKULAy bn. 1^. cuscute, herbe 



des prairies saches, portant certains 
fruits jaunfttres. SaL Du fir. onde 
l'esp. cuscuta. 2^ Glonnette (?) 
ronde à bouche rétrécie. Sal. 
KuTCHA, V. huicka. 

Eutsata, y. kulsu. 

Eutsu 1. tache. Etkorrizko hU- 
êuaj tache d'origine. P. A en juger 
par la forme kutsu serait un adjec- 
tif ; de ku ou kut-tsu. Larramendi 
dans le supp. cite nkuz, saleté et 
ukuzkcUu, sali. 

Kuêsuzko, L contagieux^ épidé- 
mique? KiUêuzko eritoauna^ maladie 
qui se prend P. 

KtUsutu, kutsalu, kuUutzent g. 
souiller. Rorm emaztearekin kuU 
sutzea zein Ususidan. Lardizabal. 
Combien il était laid de se souiller 
avec la femme d'autrui. 

KuTA, L kkuya. bn. citrouille. 
Apparemment du b. couille, mot 
trivial pour testicule. 



16 



L. 



La» g. b. L bn. Suffixe qui oor« 
respond à la oonjouction „qvLe^*' 
Aditzen dut iegwratua tuxizela {naiz- 
la, avec e de liaisou) doife/a (da-<£9- 
la) Jainio bai, eta ézmizan deitez- 
kêla {âeitêzhe'la) haimtz Jainho. 
La Vieuxville. J'entends (pat là) 
que je suis certain qu'il est un 
Dieu et qu'il ne peut y en avoir 
plusieurs. Badakit nere lanaJc uts 
andiak izango dituela, LardizabaL 
Je sais que mon travail aura de 
grands défauts. 

Laio, g. parceque^ puisque, de 
ce que; de la-ko, Zuen arteanchit 
urria dalaio. Lard. Puisqu^il (livre) 
est très rare parmi vous. 

Ijarikf g. 1. Ce suffixe est com- 
pose de la-ii avec r euphonique. 
li est uni aux adj. et subst. ver- 
baux. Larii parait être suffixe aux 
formes fléchies du verbe, sans ajouter 
à la signification de H. Jpaiz Lar- 
reguii ère, orain irwrogeiia amanr 
urte diraiarik. Lard. L'abbé Lar- 
regui ayant maintenant soixante 
dix ans. Predikazozue Manyelioa 
mundu çuziari, iraiAasteH dio' 
guelarii. La Yieuxville (Matt. 
XXVm. 19.) Prêchez l'évangile 



à tout le monde, leur enseignant. 

Laarregi, v. larri. 

Labain^ g. laian, h. glissade; 
du verbe labainduj comme aiar de 
ahartu? SÏ^labàn venait du prov. 
kbansy chute (v. L. B.), le ê ne 
se serait probablement pas perdu. 

Labandu, b. La forme g. senit 
làbaindu^ mais ce nom verb. ne 
parait pas en usage dans ce dialecte. 

Labaindu, vient, croyons nous, 
de lab^gin-du. Oomp. l'aryaque rab, 
ramb, (JPick, Indog. Wb. 165) d'où 
le lat. lâbi, labe-facio, etc. 

Zabainieria, g. labankeria, b. sé- 
duction. Sta munduaren labaimieriez 
gorrotoa. Et la haine des séductions 
du monde. 

Labainkeria, v. laboùi. 

Labaki, bn. pièce de terre, 
aride ou nouvellement défirichée. 

Labalde, v. lobe. 

Laban, v. laiain. 

Labana, g. b. nabala, 1. nabela, 
bn. En g. b. 1. rasoir. En bn. 
couteau. Le g. et b. labana, par 
hyperthèse du lab. na&i&i qui vient 
de Tesp. nabaja, corruption da 
lat. novacula. v. Diez. £. W. II. 
p. 166. 



S48 



Labandii, v. lùbaitu 
Labaabkeria, t. làbamu 
Labarfi, ▼. lobe. 
Labazaii labasaizt, v. lobe. 

Labe, g. b. 1. bn. four. 

Zaèeiafri, 1. labarri^ b. fonmier; 
de labe'hari, et aH 4« Le il devenu 
k^ V. Essai, Ch. Il, et le § sur la 
permutatioB de h en ky dans Fin«- 
trod. n serait pins oorreot*d*ëcrîre 
ce mot avec nn seul r. Larramendi 
ne donne que ladagai, labazam (de 
lade^Boin) qui sont peut-être du 
dial. guip» 

Zaàalde, g. b. 1. bn. fournée; 
de labe-aUe. 

Làbetegi, bn. fournil ; de labe^tegi. 

Labekarri, v. lobe. 
Labetegi, v. lobe. 

Labo, bu. myope. Comp. lamo^ 
LaborakzA) v. labaralu. 

LaBOSATU) LAB0BAT2EK, 1. bu. 

labourer; du prov. laborar. 

Laà&rari, 1. bn. laboureur; de 
laàor''ari 4. 

LabiHnma, 1. bn» labourage, agri- 
culture; de l'esp. labranza, même 
signification. 

Zaiore, 1. bn. comestible. 

Laborabi, v. laôoratu. 

ItABOÈtA, V. laboratu. 

Laborri, g. tremblement. 

Labur, g. b. 1. bn. court. Bu 
zilia laàur oneUm, g. dans cette 
courte vie. Au fig. en lab. emporté, 
prompt. 6fj0On2aterf a, hommecolère. 

Zaburtu, laburizen, g. b. 1. bn. 
abréger, raccourcir. 

LabuftOèui^ 1. brièveté; àtlaimh' 



Ladurskii 1. brièvUMUt; «^ bn. 
bieutftt, B6US peu. 

Laburski, v. laèur. 
LaburtaBim, v. jsfof . 
Laburtu, labnrtM^ v. Mur. 
Lach, V. laûz, 

LaCHO, LAOfiOKERIÂ, V. UboL 

Laohotu, v. iasoL 

LaoroskOi v. bfêau 

"Lsigun^ g. b. 1. bn. compagnon. 
Syn. de elka^g^m; gtm paitttt donc 
être la terminaison et le mot sera 
composé de la^gtm^ M. Mahn, £• U. 
p. 10* propose de faire dériver oe 
mot de laya^un, puisque le travsii 
avec le la^a est hit par plusieurs 
homuies à la foie* 

LoffUiUasimi g. b. aide; de l &ft m 

Lagunteai L làgun»»^ \m* com- 
pagnie ; aide» secouiA* Subdt» verbd ; 
V. adiUa. 

LagunéiaUêy g. Gompagnon; de 
lagtun^tzaUe. Bla lagunigaUeak &mâ^ 
nik, bâte gauzaffuziakmàioldusmm. 
LaardÛB. Et lui ayant donné (à Abra- 
ham) des compagnon», il se wàt 
eu route avec tous ses effets. 

Lapmtzaka, g. JEia Jaunafi sabri- 
Jtêmm eikêfUBen tUtagotoktm obère 
parèieiaiikj iru pàreaiu ùUij eta 
bai èakarra edo lagiMhsAa. Laid. 
Et il offrit en sàeriEfeee an Seigneur, 
d*entre les bêtes pûtes, trois fois 
une paire, et un à un. (9) 

LajfWHdu, laçMteenf g. b. L ac- 
compagner, aider. 

La^mt éyîfi, g. b. L syn. de 
lagvmâu. 

Lagundiiy lagantse» ▼• lagim. 



244 



Lasrtintastm, v. laçun. 
LafimiitiEa. lArantzaka. v. 

laçun. 

LaguntzaUe, ▼. %««. 
. Lagnnza^ v. la^n. 
Lahar, v. lar. 

Laido, 1. bn. déslionnear ; iguo- 
mîuie, outrage; du prov. laid^ ou 
plutôt de l'auc. esp. laido; fir. 
laid. 

Lainotsu» b. — ? 

Laka, 1, laJtia, bn, picotin. 
Selon ^M. Salaberrj une mesure 
qui correspond au quart d^un dé* 
calitre. 

Laket, laketu, laketzen, 1. 

bn. se plaire. Lakelzen zaithemen^ 
je me plais ici, 1. Laket dut, j'en 
suis content; syn. de atsegin dut. P. 

Laiet leku^ 1. lieu de plaisir. 
P. Laiet parait être un nom, soit 
subst. soit adj. M. Salaberry dit 
,»se plaisant dans tel ou tel en- 
droit/' ainsi un adjectif: content, 
comme dans l'exemple de P. Mais 
la forme de laiet est très inusité. 
Bien que P. ne coupe jamais les 
adj. verbaux aussi arbitrairement 
que M. Salaberry (c'est peut-être 
un usage admis) il est probable 
que laiet, laietu^ est un adj. verb. 
comme hant^ Aantu, (syncope de 
iandUu, handùtu^^ lauth, lantAu, 
auquel le i de la terminaison se 
trouve collé et fait croire qu'il 
appartient au thème. £aiet est 
donc pour laietu qui sera laie^tu, 
bien que laie ne se trouve pas 
pour le moment. 

Lakxtu, 2. b. laisser; syn. de 



utziy g. De l'esp. laxar, laisser; 
ou encore de Tan. esp. lexar avee 
transposition des voyelles. Jtmgfn- 
huai laietu deutsa. Moguel. Dieu 
le laissa. 

Lakha, lakhatu, bn. action 
du meunier qui prend en nature 
son droit pour la mouture. Sala- 
berry. Y. aussi laka, 

TiflikhaTITia, bn. (nn = n). Se- 
lon M. Salaberry: ^morceau; ne 
se dit que des morceaux extraits 
du lin, de la laine^ des cheveux, 
du crin." Alors plutôt „touffe.^ 
Ziio laiiana, touffe de lin. BUo 
laiiana, touffe, mèche, de cheveu. 

LakiO, sac à mettre la pitance 
du berger. Mot d'O. selon P. 

liAKiao, bn. noeud coulant. Le 
groupe ir n'est pas basque. 

Lambide, v. lan. 

Lahbro, g. b. 1. lambo, lanko. 
P. En g. et b. brouillard, brouée. 
En 1. obscurité, nuage. Peut être 
le mot brouée accompagné de Tar- 
tide: la brouée. L'introduction 
de m reste sans explication pour 
le moment. L'origine de brouée 
est inconnue, v. Littré D. Comp. 
lanOj 1. 

Lamitia, 1. friand. P. 

Lamparoinak, Selon P. dans 
les dialectes basq. fr. farcin, et en 
Espagne: écrouelles. 

Lamphux, bn. emouasé. 

Lan, g. b. 1. bn. travail. 

Lan egin, g. 1. travailler. 

Landu^ landtUzen, g. b. landê^ 
lantzen^ 1. lanti, lantAu, latUgem, bn. 
cultiver, travailler la terre. D^rœ- 



245 



sir, éqnarrir, da bois, de la pierre. 

LcMgaif g. travail; de lan-gai. 
Eêtura larri oneian, àada, lançai 
onelara bildu zvran Principe gu-- 
tiai, Lardiz. p. 135. Dans cette 
grande détresse, donc, tons les 
princes qui étaient réunis pour ce 
travail. 

Langille, 1. langile^ bn. travaillear, 
ouvrier; de lanregUle. 

LanJnde^ 1. compagnon ; de lan- 
kide. 

Lanihia (mieux langia), lanthei^ 
bn. Tatelier; de lantegù 

Lanthei^ v. ci-dessus. 

LanMde, g. travail^ action; de 
lan-bide. Adanek lambide gaizto ar- 
iatik garditu nayez. Lardiz. Adam 
voulant se justifier de cette mau- 
vaise action. LanUnde onetanogeiia 
amar urte igaro zituzten. Lardiz. 
Trente années se passèrent dans 
oe travail. 

Lanchurda, bn. v. lano 1. 

Landa, 1. bn. terre labourable; 
sjn. de aihor^ selon Sal. et de elge, 
soûl, selon P. Si le mot français 
lande n'indiquait pas un terrain 
très aride^ on pourrait croire que 
lande vint de landa. Lande, selon 
M. Littré, est d'origine allemande; 
selon M. Diez^ d'origine bretonne ; 
ce qui revient à dire qu'elle est 
incertaine. 

LandatUflandatzen, l.bn. planter. 
On serait tenté de croire qvi&lan' 
datu vient de planter, après la chute 
de p pour éviter le groupe pi. 
Mais nous avons vu autre part 
(v. rintrod. et la lettre J) que la 



langue admet ces groupes dans les 
mots étrangers. 

Landara^ b. landare, 1. bn. jeune 
plante; sauvageon; bouture. 

Landelge, bn, terre labourable 
possédée en commun. , 

Lanhabeza^ outil pour travail- 
ler. P. 

Landan, 1. excepté. Hartaz 
landan. Excepté lui. 

Landara, landare, v. landa. 
Landatn, v. landa. 
Landelge, v. lafida. 
Lander, 1. pauvre. 
Landu, landutze, v. km. 
Langai, v. lan. 
Langile, langille, v. lan. 
Lanhabeza, v. lan. 
Lanho, lanliostata, v. lano. 
Lankhia, v. lan 
Lankide, v. lan. 

Lano, 1. g. lanio, L bn. brouil- 
lard^ vapeur, nuage. P. traduit 
lamàroa et lanhoa par brouée; et 
pour lamèroa il donne la variante 
lamboa. Est-ce que lamiro serait 
le même mot que lanho? 

Lanchurda^ 1. verglas^ gelée blan- 
che. En bn. bourrasque mêlée de 
neige et de pluie. De lan(heiurp4a.^ 
le brouillard est blanc. 

Lankostalu, bn terme de blan- 
chisseur; se dit de l'humidité qui 
fait des taches sur la toile que l'on 
blanchit; de lanio-z-talu. 

Lano 2. g. 1. lanno, (nnr=n) 
bn. En g. paisible. Oizan lanua, 
homme paisible. En 1. uni» planier, 
comme dit P. Bidô lanoa, chemin 
planier. En bn. franc^ sincère. De 



246 



Pesp. Uanou Le son mouillé des 11 
esp. a passe en bn. sur l'n. 

Jjanoiii 1. bu. rondamoBt, fran- 
chement. 

Lavohi» V. lano .2. 

Lantesai andeja, g. Ces deux 

noms sont en usage à Zarauz pour 
un poisson qu*on nomme en esp. 
radia. 

Lanfh, lanfhu, ▼. km. 

Lanthei, v. lan. 

Lantzadera, bn. navette. 

Lantzo, ▼. lan,* 

Lakteb, bn. danger. 

Lapa, g. b. 1. ooquillage. Espèce 
d^huitre. — 1. lie, marc de pomme 
ou de taisin. 

Lai>a8ta, 1. tourné, [en parlant 
dtt lait. 

Laphits, V. lapUz. 

Lapiko. g. b. pot dans lequel 
on fait le potage; syn. du tupin 
on éUae^ lab. 

LapitB, 1. laphUz, bn. lieu pier- 
raux. P. Roc au niveau de la terre^ 
de la riviire. Sal. 

LaP^U*, g- b. voleur. 

Lttpuriu^ lapurizen, g. b. voler. 

Lapurreêa^ g. b. vol. La termi** 
naiaou est obseure. 

lapurreria^ g. lapurrerifaeku, b. 
vol, volerie; de lapur-^eria. 

ïiapurrata, v. laptèr. 
Lapurreiia, lapiurrwîja'- 

chu, V. lapur, 

Lapiirta. Le Labourd. Làpur- 
tafrm^ labourdin; do lapurt-iarra. 

Lapurtu, lapurtee, v. lapwr. 

iMt^ 1. g. lakar, 1. bn. makaïf^ 
bn« ronoe, rosier sauvage. Pou la 



permutation de l et n^ oomp. nor <- 
ru = larru;unlze ss uUze ; ^a^w^s 
lelwffo. 

I^ar, 2. Dans les mots composés 
lar est la eontraction de larre. 

Labakja, 1. orange; de Veap. 
naranja. La mutation de » en 2 
s'était déjà faite dans les langues 
romanes ; le port a laranja. L'esp. 
dérive de Tarabe narandj ; v. Dosy, 
Gloss. Gomp. cependant létr pour 
la permutation de l et n. 

Larataa, crémaillàre. 

Lar-asskdn, automne, P. i. a. 

Lardai, bn. timon de voiture. 

Larde, 1. craintif. Larde mais, 
j'ai peur. 

Larderiat L appréhension; de 
lardô^^ria. 

Larderiatu, bn. menacer, inspirer 
de la crainte. 

Lardana, lardariata, v. 

larde. 

LaBQA, LARfiATU, LAKaATSEH, g. 

L bn. laisser, laisser libre, de l'esp. 
ou du prov. largar, lâcher, v. L. B. 

Larme, v. larru. 

Laroloa, v. larre. 

Larrain, 1. plaine, vallée. Lar- 
rai, h. Tendroit oà l'on bat le 
blé. 

Larran, v. larrain. 

Larre, g. b. pâturage dans la 
montagne. — . 1. bn. pâturage non 
cultivé. 

La^Miffama cjkuria^ 1. aubépine. 
P. Oe sera Taubépine blanche, 

Lof'oloa, 1. aubépine. P, 

Ifarre ohoria^ 1. alouette. F. Ba 
bise, pcmabéfl. 



Ht 



Larrepizan, I. homme champêtre. 

la^epothe, 1. chèvre dea champs; 
cigale, sauterelle. Nous igi^orons 
comment ce mot est composé. La 
terminaison est peut être pour 
apoie. Apo, apote est employé dans 
des acceptions très-différentes. Apo 
chez P. signifie: crapaud, verrat; 
apo belatza^ butor (oiseau); litt« 
crapaud noir. 

Larresu^ I. feu follet. P. Larre-su. 

Larriraiastun^ 1. pédant de vil- 
lage; de larre'iraid^lun. 

Larregiaoïij v. l^rrâ. 
Larrapofhe, v. larre. 

Larresu, v. larre. 

loarU g- b. 1. bn. grand, gros^ 
épais. Euêkaldun erri larrieian* 
Lettre de Larr. à Mendiburu. Dans 
le grand pays basque. Diru larria, 
grosse pièce de monnaie. — g. 1. 
effirayé, angoissé. Lofririk nago nola 
eginen dudan. Je suis efi&ayé com-» 
meut je ferai. P. 

Laaregi^ b. trop; syn. àepeyegi. 
Au guzijfou datot lurreho ta gor* 
putzeko gcfuzei laarregi begiratu^ 
Moguel. Tout ceci vient de trop 
considérer les choses de la terre 
et du corps. De larri-egi. 

Larrilu, larrUzen, g. 1. s'affliger; 
s'effrayer. 

Larritu, larritsse, v. larri. 

Larru, g. 1. bn. nwrru, b. peaUj 
cuir. Pour la permutation de l et 
n, V. lar. Eshu larruai, gants. P. 

Larme^ g. peau, épiderme; de 
lamê'^me, 

Zarru ou narru-gorri^ g. b* nu. 
Comp. hUt^êgovri. 



Larr^UUj larfuûzen^l, bn.^cordier. 
Lcnru apamûzaill^y 1. oorroyeur, 
Apainlzaille, de apain^tzaile. 

Larrutti, larrutoe, v. larru. 
Lammbata, g. 1. bn. samedi. 

Selon Astarloa (Apol. p. 827) larum- 
bâta est pour lauren bâta, ^^une 
des quatre,*' époques lunaires. Il 
est vrai qu'on ne fait pas encore 
trop violence au mot en l'écrivant 
de la sorte; mais on ne peut jamais 
se fier aux étymologies de ces 
auteurs qui arrangent parfois les 
mots pour leur faire dire ce qu'il! 
veulent. 

Lasi^ 1. poutre. 

Lasai, g. lachoy 1. mouj Iftche; 
de l'esp. laso. Bana bers a^ura 
lasai gaUtoaigoHL Mais ^ oause 
de ses moeurs relâchées. 

Laze, bn. lâche^ qui ne perre 
point. 

Zozo, laehoj hn. négligent;» 

Lacioieria, bp. négligence; de 
laekO'keria. 

LazoUy bn. adv. lackoàko^ adv. 
diminutif. 

LazatUy laciotu, bn. néglige. 

Lasaroa, g. b. L le din^nche 
de la passion. 

Lastaili 1* maitresse ou serviteur 
(fimantp) en fait d'amour. !p. En 
g. loêtan ou laztan, baiser, suhst. 

Laste, V. latz. 

Laster» 1. bn. oourse; — g. 
b. 1. bn. vite, promptement. Aia^ 
m loêterrena, le plus vite possible. 

Lasterka, g. b. 1. bn. à la hâte; 
de laster-ia, 

Lasteriari^ bn. courefu* ; de fojfter' 



248 



kari pour kari, ▼. art 4. K pour 
il, ▼. Essai, Gh. II. et l'introduc- 
tion, p. 8. 

Lasterka, v. lasUr. 
Lasterkarit v. làster. 

Lastimâ, g. b. bn. douleur, re- 
gret. En g. et b. laatima est em- 
ployé comme l'esp. lastima. Las- 
iima da, g. b. c'est dommage; esp. 
lastima es. 

LastO, g. L bn. paille. 

Latch, 1. V. lalz. 

Latch, 2. bn. plante toujours 
verte, à épines, qui croit au milieu 
des rochers. De la^z? 

Latste, latstu, v. laiz. 

LatSS, g. b. 1. bn. ftpre, aigre, 
acerbe, rude (pas lisse). 

Laieh^ bn. diminutif de latz. 
Zatetasun, b. apreié; de latZ' 

Zatediira, bn. apreté au toucher, 
peur légère; de latz» dura. 

Latziatu^ bn. laistu^ latsten ou 
loêten^ 1. s'effrayer, se hérisser. P. 
Buruko illeah lahten zait. Les che- 
veux de la tête (me) se hérissent. 
P. Peut-être avons nous ici la 
signification primitive de latz^ c. a. 
d. droit,, debout, et au figuré: 
rude, ftpre, etc. — BurAoak laêten 
du buruko illeah. Le blasphème fait 
hérisser les cheveux. Lastu naiz. 
Je me suis effrayé. 

Latzgarri, bn. effrayant; de hUz- 
gum, 

Latzdura, v. latz. 
Latzgarri, v, latz. 
Latztasun, v. latz. 
Latstatu, v. latz. 



Lan, g. b. lauf^ I. bn. quatre. 

Lau ou laurçarrenj quatrième. 

Ijawrden^ g. 1. bn. laurrm, b. 
quart. Probablement le génitif de 
laur^ et le d pour r, comp. e^tm- 
dano. Ce génitif exprime ici un 
superlatif; les nombres ordinaux 
dans plusieurs langues, sont rendus 
par un superlatif (v. atzen^ leien^ 
garren). Le mot qui indique la 
fraction d'un nombre n'est pas 
toujours distinct du nombre ordi- 
nal; ainsi „cinquième" exprime les 
deux ; la forme d^un superlatif peut 
donc avoir servi à exprimer Tun 
et l'autre. 

Laurdenelo mina, fièvre quarte. P. 

Lat^ mugak^ les quatre temps. 

Laugarren, v. lau. 
Laur, laiirden, v. lau. 
Laurgarren, v. lau. 

Lausenoatu, 1. bn. flatter; du 
prov. lauzengar^ flatter; v. L. E. 

LausOig.bn. myope — 1. louche; 
de Tauc. esp. lusco ? P. fait suivre 
comme syn. okUlat nord-est. (Tomme 
le nord est indiqué par gauche et 
non pas par louche (v. ezker et 
esiâla)f il faut que les idées de 
louche et de gauche se soient telle- 
ment identifiées que lauso, louche, 
qui n'a jamais signifié gauche, ait 
été employé pour indiquer nord-est. 
Larr. s'en sert au figuré pour aveugle- 
ment; V. l'ex. s. V. liiluramendu. 

Lautu, lautzen, g. aplanir. 

Lauza, leuza, bn. lavasse, pierre 
plante. Du prov. lausa, roche. 

La]^ 1. g. b. instrument ara- 
toire, espèce de bêche à deux dents ; 



249 



de là le verbe layatu^ et le snbst. 
laj/aH (laya^ari 4), celui qui fait 
ce travail. 

Laya, 2. 1. bu. branche de vigne. 

Laza, lazatu^ bn. frapper le 
linge contre une planche ou une 
pierre pour le blanchir. 

LaxaAarri, bn. pierre ou planche 
desHnée à cet usage^ v. laxa. De 
hœ&'iarri, 

Laxari, bn. laveuse ; de laxa-ari^, 

Laxaharri, v. hœa. 
Lazari, v. laxa. 

Lazun, bn. chaux. 
Laza, lazatu, v. lasai. 
Lazakeria, v. lasaL 
Lazo, 1. g. b. piège; esp. lazo. 
Lazo^ 2. V. lasaL 
Laztan, v. lastan. 
Lazan, g. muble. A St. Sébas- 
tien ou dit iariai, 

Lo« Suffixe, syncope de zale ou 

Lebbosta, bn. levraut. Du fr. 
levraut avec mutation de 9 en 6; 
V. legamL 

Legami, g. letnamî^ 1. levain ; du 
prov. levam. Pour la mutation de 
V en m, comp. mendekatu de vin- 
dicare, mentura de ventura, magina 
de vagina, etc. Pour celle de v en 
gi maillegatu. Gomme b est v, on 
pourrait citer les exemples de per- 
mutation de d et ^ : nahusi = na- 
gwi; harbantzu = garôanlzu, etc. 

Legar, g. 1. bn. gravier. 

Legatz, g. b. 1. merlus^ mer- 
luche; esp. merluza. 

Lege, g. 1. bn. loi. De Tesp. ley. 
pour y, comp. bago de haya. 



Legez,h. comme; de^^-^ycomme 
aratiz, selon^ de arau-z. Legez est 
quelquefois contracté eu lez. 

Leobz^ v. lege. 

Legor, V. leor. 

Legun, V. lettn. 

Legundu, l^nntze, v. leun. 
Lehembizi, v. len, 
Lehen, v. len. 
Lehenago, v. len. 
Lehenbizi, lehenbiziko» v. 



Lehenbiziaii^ v. len. 
Lehenbizirik. lehenbiziko- 

rik, V. len. 

Lehendanik, v. len. 
Lehenik, v. len. 
Lehenkusi&a, v. gusu. 

Leher, 1. pin. V. aussi 1er. 

Lehergarri, v. 1er. 
Lehertu, lehertze, v. 1er. 

L6hia, V. leva. 

Lehiatuki, v. leya. 

Lehoin^ 1. bn. lion. 
LeillO, V. lego. 
Leilior, v. har. 

Leihotcho, v. let/o. 

LeinhurU} 1* rayon. De tenu, 
ligne P 

Leinu, v. lenu. 

Lei, leitu, LErrzEN, 1. bn. lire. 
Du prov. legir. Pour la chute de 
g, comp. ein = egin;leun = legun; 
irazi = iragazi. 

L6ize, g. leze, 1. leiz, b. abime^ 
antre, caverne. HoriaJcotzai iasUzen 
egitetih molderih gabeJco leze ilhun 
bat bezala. Larregui. Pour cela 
ayant commencé sans aucune forme, 
comme un abîme obscur. 



£50 



Leka, g* b. bomgeon. — bn. 
gousse, de fève, ete. 

Lekariyaa» g- syn. de irrinH. 

Lekat, 1. saof, hormis; syn. de 
landan. Le t final de leiat, appar- 
tiendra comme le t dans lakei, à 
la terminaison. 

Zeiatu^ lekatzen^ excepter. Niiar 
lekatu gahe^ sans en excepter aucun. 
Le nom verb. est donc^ib; mais 
jusqu'à présent nous ne Tavons 
pas * trouvé. Il paraîtrait que Uh 
ou leka signifie ,^ors** ou ,,dehors/' 
ce mot se retrouve dans leiara^ 
que P. traduit par: hors, excepté, 
hormis. Leiat, leiara^ landan sont 
synonymes. Handik leiora, hors de 
là, après cela. Jainkoaz lekora eztut 
zu bezain maiterik. Après Dieu je 
n'aime personne autant que vous. 
Zutaz lekorean. Hormis chez vous. 
Lekorean eizatea. Coucher dehors. 

Lekua, 1. lieue; duprov. l^gua; 
V. L. B. 

Lbku, g. b. bn. lekhu^ bn. lieu, 
endroit; comp. prov. loc, luec; et 
Tesp. luego. La ressemblance avec 
le lat. locus est plus grande, mais 
en général il est bien rare que le 
basque emprunte directement au 
latin; et puis ce qui semble déci- 
der la question c'est le s final de 
locus, qui se serait conservé. — 
Bera ethorteoo cen hiri eta leku 
gtècietara. Luc. X. 1. Test. Boch. 
Dans toutes les villes et tous les 
lieux où il devait aller. 

Lekora^ v. kkat 

LelEj loloa, g. insipide, stu- 
pide. Lelo^ 1. refrain^ esp. lelo, qui 



vient du basque. M. Mahn (Btym. 
Unt. p. 58) trouve l'explication de 
ce mot dans une ancienne poésie, 
(publiée par Humboldt, Beridit. 
und Zuzâtze, p. 86) dans laquelle 
un certain Lelo (le mari), est tué 
par Tota (la femme) et son amant 
Zara. Les meurtriers furent bannis 
et le peuple ordonna qu'au oom* 
mencement de chaque poésie ou 
de chaque chanson, le nom de Lelo 
serait mentionné. De là le lab. 
,pre&ain;" mais aussi, puisque ce 
nom a été répété si souvent, l'ac- 
ception de : insipide, stupide. Hum- 
boldt cite un dicton basque: beèiko 
leloa, éternel lelo. Geroa alferra- 
ren leloa, A demain est du fainéant 
le refrain. Prov. 189. O. 

Lelikota, lerikota« 1. pois 

chiche. 

Lelo, V. Ma. 

Lema, g. 1. gouvernail. 

Lemarij lemazatUt g. lemako^ 1. 
timonier; de /ema*ari4; lema^zam 
et ko* 

Lemako, v. lema. 

Lemami, v. legami, 
Lemari, v. lema, 
Lomassaiii, v. lema. 
LembaitleiLt v. len. 
Lembizi, lembisdko, v. len, 

LoUi g* b. lehen^ 1. bn. En g. 
et b. avant. En 1. et bn. avant, 
premier. La forme de ce mot nous 
avait induit à dire (s. v. garren) 
que c'est un superlatif. Nous croyons 
cependant plutôt que le» est le 
thème, avec la signification de 
,,ayant" ou peut-être plus correcte- 



S&l 



menti de ut4t," Jtaipquç fi^vw* ex- 
prime déjà un comparatif. Le covfkr 
paratif àelen eai^lena^o, fins ibt= 
avant ; le superlatif (c, à. d. le géni- 
tif) est lenen, que Von ne retrouve 
qu'avec le suf^xe ^Ot qui en fait un 
adjectif ^i$n^^0^ le premier = le plus 
tôt. Il est encore possible que ce 
lenen^ soit une variante de letcn^ 
à cause de la permutation de 4 et 
n» V. liioj et d^ns ce c^ kAen 
9eff|tit up superlatif; mais il ne serait 
pas prudent d'en tirer unecondu- 
sio4 définitive^ puisqu'à en juger 
par quelques dérivés^ len indique- 
rait déjà par lui-même, un com- 
paratif, p. ex lenço, lehengo, d'autre- 
fois; litt. de avant; ou faudrait-il 
voir dans lenga la forme syncopée 
de lenagQ^ lehenago? Hura deuçai 
lehen iayoa anhUz anayeren artean. 
Bom. YIII. 28. Test. Boch. Afin 
quMl soit le premier-né entre pluT 
sieurs frères. Bano len ou Unago, 
g. hamo lâien, 1. avant quû^ plu- 
tôt que. 

Jjenffo, g. leenpo, b. feàengo, lele- 
nekoy 1. {ko pour go avec e de liaison 
puisque k ne peut suivre»; v. Es- 
sai, CL II.). D'auparavant^ d*autre>> 
fois; de len-go^ de avant. V. len. 
Âgar Uzulizan eia lengo arrokeriak 
utzUa, Lardiz. Agar revint ayant 
laissé son orgueil d^autrefois. Et^ 
zara lehenekoa. Vous n*êtes pas celui 
d'autrefois. 

Lenago^ g. leeuago, b. lehsnago, 
1. bn. auparavant, avant, plus tôt; 
de feuargo, comparatif de len. Chez 
Larramendi len et lenago sont sy- 



nonyfpes; alofs ooTQpie enallrVQr<- 
dere, qui est ufi comparatif et qi^ 
signifie le premier, celui de devant, 

LenagokOi g. leAenagoko, 1. b^« 
d'auparavant; de lenago-ko. Zena-^ 
goko aldarean Jaunari ofendra berr 
riak egin ziozkan- Lardiz. Il fit 4^ 
nouvelles offrandes ^ Dieu sur l'a^r 
tel d'autrefois. Lei^iagokopiUQ^opi^ 
àalzuek erran zuten. Ax. p. 33* a* 
éd. Plusieurs philosopties d'^utrçn 
fois ont dit, 

LenengOj g. lelengç, leleengo, jbi. 
premier. Zenengo irakurkaya, le 
premier chapitre. De lene^-go, JHenet^i 
gén. de len; v. len. Four la mur 
tation de n en l, v. narru = larrui 
nahar = lahar ; untze = uUze* Js' 
gatik Abrani aim6e$ie espa ageriu 
ziozkan, Sarai emazUa zuela, lenen- 
goiik emn efziçlakç. Lardiz. Poi^ 
cela la plainte parut claire à Abr^r 
ham d'autant que Sara était sa 
femme, cp qu'il n'avait pas dit 
auparayi^nt. l&n ail. zuvor; bpll. 
van te voren. 

LenfbUh lemàiziko, lendaàizi, ffn' 
dabiziko, g. leienbizi, leienàiziko, 1. 
bn* premier. Pour expliquer ce m^Q^ 
composé nous n'avons rien à ofi^rir 
qu'une hypothèse peut-être risquée. 
Lemiizi pourrait être pour len-iiz 
(qu'il) soit devant; auquel est suf- 
fixe le i qui forme les adj. verbaux, 
lemHzi, qui a formé pins tard la 
phrase lembizi da^ il est o^ui de 
devant; cette locution peut avoir 
été intervertie et avoir donn4 Icnr 
dabizù — Toutes ces formes diffé- 
rentes pour exprima: ,#pflMnlpi^*' 



252 



semblent indiquer que le' besoin 
s'est fait sentir de ^ renforcer la 
signification primitive. ZeAen(:=:len), 
lenengo^ lemàin, lemôizUo, premier, 
paraissent être parfaitement syno- 
nymes. — Lembhiko odol-iêurtze 
au egin. Lard. La première effusion 
de sang (meurtre) étant faite. Lem" 
diziioffizonak. Les premiers hommes. 

Zeienbizian, l.au commencement; 
de lehenbizi4i'n, 

Lehenik, 1. bn. premièrement; de 
lehen4k. Ma Aain da zuhur leheniJc 
hozitu behar duen bututik hoêten 
baitzaika UhiarL Ax. p. S6. a. éd. 
16. n. éd. Et elle (fourmi) est si 
économe qu'elle commence à enta- 
mer le grain par le bout qui doit 
germer le premier. 

Lehenbizifik^ leAenbizikorik, 1. sy n. 
de leienii. ha, terminaison est ii 
avec r euph. 

Leudanik, g, lehendanik, bn. an- 
térieurement; de lendanik. 

Lembaitlen^ aussi séparé len-baU' 
len, g. d'autant plus vite. La con- 
struction de la phrase est peut-être 
imitée de Fespagnol: antes con an tes. 
Dirudienez mundua èerriro gendez 
lembaiilen beteizeagatik. Lard. Ap- 
paremment pour remplir d autant 
plus vite le monde d'hommes. 

Lehen baileAen, leAen baino leàeUf 
1. tout au plustôt. P. 

Lenendu, leneniten, g. précéder. 

Lengiuu^ v, gttsu, 

Lma/rgiy g. noblesse. 

Lenago, v. len. 
Lenargi, ▼. len. 
Lenbaifleii, v. Un. 



Lendabizi, lendabiziko, v. 

len, 

Lendanik, v. len. 
Lenen, v. len. 
Lenendu, v. len. 
Lenengo, v. len. 
Lenenldro, v. len. 
Lenentze, v. len. 
Lengusu, v. gueu. 
Lenargi, v. len. 

Lenu^ g. leinu, 1. lignage. 

Leor, g lior, b. leihoT, 1. bn. 
Dans les dialogues publiés par le 
P<^® Bonaparte se trouve legor, g. 
En g. et b. sec. En 1. et bu. terre, 
terre ferme, par opposition à mer. 
Il semblerait que leor a dû d'abord 
signifier sec et puis terre = le sec 
leiharra, Oor ou kor^ dans le sens 
de sec se retrouve dans elkor^ agor, 
idor; cette ressemblance ne sera 
pas fortuite. Il eal probable que 
legar est le même mot que elkor 
avec métbathèse de e. Ijdddeidar 
peut être pour g, comp. bida = biga ; 
dupela =igupela, etc. — lûsasoz edo 
leiAorrez, 1. par mer ou par terre. 

Leortu, leorlzen, g. sécher. 

Leorpe^ g. cabane pour le bétail; 
de leor-pe. 

Leorpe, v. leor. 
Leortu, leortze» v. leor. 
Lepazur^ v. lepo. 
Lepho, V. lepo. 

Lepo, g. 1. IqihOfhn. con. Iba- 
îietaren lephoan karrabote bai agerizen 
du. Chant d'Altabiscar. Au col d'Iba* 
gneta un bruit se fait entendre. 

Lepazur, b. nuque du cou; de 
lepo-azur. 



26S 



Lepa ehertoa^ 1. syn. de lepazur. 

Ler, g. leker, 1. bn. Ce radical 
ne se retrouve que dans les noms 
verbaux : lerregin ou lertu, îertzen^ 
g. leher, lehertu, lehertzen^ 1. bn. • 
crever, écraser. Emaiwneak èurua 
lertuko ziolay g. Que la femme lui 
(au serpent) écrasera la tête. Isiz 
leher egitea. Crever de dépit. P, 
Leher dezagizula, Qu*il te fasse 
crever, puisses tu crever. P. 

Lehergarri^ bn. capable de faire 
crever (de rire); de leAer-garri, 

Lerde, g. bave. 

Lordon, I. bn. droit de corps; 
élancé, svelte; syn. selon P. de 
lindOj lirain, Oizon ederra, lindoa, 
chuta. P. 

LordO, 1. vers de terre, achée; 
vieux mot pour appât pour la pêche 
à la ligne. 

Lerin, bn. irès-mûr. 

Letindu, mûrir. 

Lerra, lerratu, lerratzen, 

1. bn. glisser; syn. de legundu, 

Lerzo^ 1. bn. trace de malpro- 
preté, d'un liquide sur un vase, etc. 

Lerratze, v. lerra. 

Lerro, g. 1. bn. rang, rangée, 
ligne; syn. en bn. de herroka. 
Lerroan doaz. Ils vont en rang. P. 

Lerroka^ 1. par ligne; de lerro-ka» 

Lersun, 1. lexon^ bn. grue. 

Lortsun, g. aulne. 

Lertu, lertzOj v. ler,- 

LorzO, V. lerra. 

Lesuin, v. pesuin. 

Letagin, g. letAagin, 1. htain, 
bu. dent canine; de let^agin^ 2. 
mais qu'est-ce que Ut? 



Letain, v. letagin. 

Lethagin, v. letagin. 

Leun, g. 1. legun^ 1. bn. glissant, 
doux. Eaku legunak, mains douces. 
V. Bide leguna. Chemin glissant. 

Legundu, leguntzetiy I. glisser; — 
bn. rendre lisse, polir. 

Leuza, v« lauza. 

Lexon^ v. lersun. 

Leya, g. lia, b. leiia, 1. bn. 
En g. et b. émulation, ardeur. En 
1. et bn. hâte, empressement. Lia 
ez dauka. Il n'a pas de zèle, d^ar- 
deur. Leya du nom verb. leyatu, 
comme ahar de ahartu? et lejfotft 
peut-être de len, premier. Le n 
de len paraît se perdre dans quel- 
ques composés. Nous ignorons si 
les mots suivants sont en usage, 
mais Larramendi ci te: &^», premier- 
né; leizatia, primitif. Dans lekin, 
il est vrai, le n devait tomber à 
cause du k, v. Essai, Ch. II. (cepen- 
dant il y a des exceptions comme 
à toutes régies, p. enjainko). Mais 
dans leizatia, le n aurait pu rester; 
il a donc été élidé sans nécessité, 
ce qui peut avoir été le cas pour 
leiatu, leyatu qui serait alors pour 
lenatu, (qui n'existe pas) et qui 
rendrait bien Tidée de s'efforcer, 
se hâter ; c. a. d. être le premier. — 
Lekia handiak hainUzetan kaltedo' 
karke. La trop grande diligence 
est souvent nuisible. P. 

Leyatu, legatzen, g. s^efforcer. 
Lehiatuy lehiatzen^ 1. bn. se hâter, 
s'empresser. Argatik elizaho guraso 
eantuak beti leyatu izan dira. Pour 
cela les saints pères de T^lise se 



tu 



sont toujours efibrâift. At^^iktàhi- 
(Uzen tara. Voua vous bfttets en vain. 

LMatuki^ I. bn. promptemdnt; 
Zoc^heo haUsa lekiatuki. Lac^ XIX. 
5. Test. Booh. Zaccliée descends 
proznptement. 

Leyal^ g. 1. fidèle^ loyal. 

Leyatu, v. leya. 

Leyatze, v* leya. 

Iiejro, g. leiAo, 1. bn. fenèlfe. 
LeihotehOf 1. petite fenêtre; tch = 
ùké diminutif. 
Zez, V. lepez» 
Lete, V. leige. 

LiBHATn, LTBIUTZEK> g. L bu. 

délivrer; de l'esp. librar. 

LmtJBu^ g. b. 1. bn. livre; de 
Tesp. libro. 

LiburugUle, g. 1. lihttru saltzalle, 
g. libraire. La terminaison lab. pille 
de egim^le. 

Liohter, bn. un peu de; syn» 
de fiUka. 

LtOA, 1. bn. lie. Probablement 
du fr. lie» dont Torigine est cepen- 
dant inoonnue. Scheler indique ie 
li^ lix, cendre d^où une forme 
rustique liqua^ lioa et de là le ft% 
lie ; V. Littré, D. — Afno Ugaiu da, 
le vîn est à la lie. P. 

Ijmo, 1. bn. /t»^^ 1. lin ; de l'esp^ 
linOk Pour la mutation de n en ^ 
conip. oAor de bonor ; aiate de ana» 
de; dokan, de donum. 

LiKA^ g. glu; de Tesp. liga. 

Likhitz, V. UkUe. 

Likitz, g. 1. likàiôe, bn. sale. 
IfiHûakeria, g. 1. saleté; de likUz- 
hrià. 

Lîkitsaceria, V. UHu. 



I^ti, 1. bn. fleur de lia) prov. lili. 

Lilliu^atii, lilloaratien, g. 1. 

Larramendi écrit UUhirain. Les 11 
e8p.Bsl mouillé ou glital. Eblouir, 
enjôler. L'orthographe de Larr.» 
avec le l mouillé initial, indique 
peut-être qu^il y a ici métathèse 
de «, iUuratu; comme iMùt = %L 
loba. lUuTaiu pourrait être pour 
iUun'TCh'tu^ puis que r ne peut suivre 
n; V. Essai, Gh. IL Ou faudrait» 
il rattacher liUwrain à lUL En hoU. 
nous avons verbloemen, apaiser, 
pallier; de bloem, fleur. 

Lillttramendu, g. illumon, séduc- 
tion. Ta ayenatUH dUuznla puim 
Icmëoak ta tliUmramênduai. Lettre 
de Larr. à Mendiburu. £t que vous 
fassicK disparaître Taveuglement et 
les illusions, les erreurs, de tous. 

Limar, lipar, limbar, ). 

échantillon. 

Liinber, v. liméêr. 
lâmburdlka^ 1. éoomlSerie. 

P. Comp. limuri. 

Limèurdikaria, 1. écomiflevr. P. 
De Umburdika-ari 4». 

Zimôurdiiatu, 1. P. éooruiflar. 

Limlraxdikeria, limbn^di- 

k&ttl, V. limèwdiktt, 

Limburi, v. timun. 
Idinburta, limburtao» v. 

limuri. 

Limikari, v. mUUêtaiu. 
LimikAta, v. mittisiuau. 

LmosNA, 1. bn. aumône; de i^esp. 
limosna. 

Limuri, g% limburi^ L glissant, 
lubrique ; syn. de Uitm. Le b paatt 

être épenthétique. 



S65 



Lim^Êrtiu^ g. UmBurtu, limburtzèn, 
L glisser, pencher. 

LiKAi^ g. quenooille. Probable- 
ment de Tesp. liuo et de ^oi, dans 
le sens de ^^chose destinée k" 

Idnai estcdUa^ g. le petit cha- 
peau qui tient le lin sur la que- 
nouille. 

LixDOj 1. bn. En 1. syn. de2^- 
den. En bn. propre^ sans tache; 
de Tesp. lindo^ beau, joli. 

L1NO9 y. liho. 

Linna, bn. traineau. M. Sal. 
écrit deux n pour n; ainsi lifia. 
Est-ce de ligne que dérive linna? 
Comp. trainée pour lignée, rangée. 

Iiipia> espèce de poisson; ar- 
raignée. Mot d'O. selon P. 

Lipu» bn. arraignée. Comp. Upia, 

Lirain, v. Urcm. 

IdraiL, g. lirain, 1. droit. Selon 
P. syn. de lerden. Peut-être une 
variante de lerden; pour la chute 
du d^com^.baut^=^badui^beTatzi^=^ 
tederatzi, ausi = adauêi; etc. 

TAiTr^i^ bn. petite mare, marécage. 

Liskar, 1. querelle* Liêiarrean 
ahoari brida* En débats mets-toi 
un frein. P» 

LiskarûUf liskartzen^ 1. se que- 
reller. 

LisiargiUe^ 1. qu^elleur^ subst. 
De lisiar-eçille. 

Liêiardura, lisiartia^ 1. querel- 
leur, selon P. Il semble que c'est 
une erreur; ce sont des substan- 
tifs. Zisiar-dura; et lisiarte, subst. 
verb.; avec l'article lUkartia; (le) 
quereller = querelle. 

Idskardura, v. liaiwr. 



Liakargille, v. Uska/r. 

Idskartia, v. Uekar. 

Idskartu, Uskartze, v. U$har. 

Listafin, v. lietor. 

Listertasun» v. lixturtzea. 

IdStor, g. Uxtar, 1. listafin, 1. 
guêpe. Lixhry 1. frelon, bourdon. 

LrrcHEBBSRA, 1. lèche-frite. 

LiTCHUA, 1. laitue. 

Litz^ 1. Uxf bn. En 1. frange. 
En bu. éraillure, effilure. 

Lix, lixlu, bn. s'érailler. 

T^î'g, v. lilz. 

Ltxa, LIZ4, 1. squale, chien de 
mer ; de Tesp. lija, anc. orth. lixai 

LixlarrUi 1. la peau du chien de 
mer, qui sert à polir le bois. 

Lixlarru, v. lixa. 

Lixter, v. lixturtzea, 

LixtUT, V. liœturizea, 

Lizturtzea, 1. lixt&rtzea, O. 
selon P. incliner, pencher. Du 
subst. lixtur, penchant, que P. cite, 
mais ne traduit pas? Inxiurtzeâ 
norbaitgama. Avoir inclination pour 
quelqu'un. P. 

Lixleriasun, ou listerfasun^ comme 
O. corrige ce mot dans le Ms. de 
P. Appétit de quelque friandise. — 
Est-ce que lUz^ liaior et lUtertzea 
aurait une même origine? En ail. 
anhànglich, de anhangen, ,,pendre 
à," est employé au figuré pour 
„aimant enclin à se suspendre à,*' 
L'idée de „pendre à*' se retrouve 
dans frange, lUz. L'ail, a: anhangsel, 
^supplément."' Enfin lieiar^théûl^ 
peut-être à cause du miel qui est 
gluant. 

Liza, ?• lisca* 



266 



Lizar, g. 1. firêne. L*arbre vé- 
néré des Basques. 
Liziin, g. moisi. 

Uillurameiida, v. lUluratu. 

LUlluratu, v. UUwratu. 

Iilobia, V. iUoha, 

Lo, g. b. 1. bn. sommeil. Au 
plur. loai^ g. 1. les tempes ; comme 
en rU. et en holl. 

Lo egin, g. 1. dormir. Lo egiten 
du, il dort. P. construit lo avec 
etzan, Lo beihean datza, il est en 
profond sommeil ; litt. il est couché 
en plein sommeil. On dit de nos 
jours : lo beihia dago (de egon), P. 
par contre écrit: lotan dago. Nous 
disons la même chose en holl. Het 
kind is in slaap, l'enfant est en 
sommeil. 

Lozorro, g. cauchemar; de lo-zorro. 
Logale, g. 1. bn. envie de dor- 
mir; de lo-gale. 

Logure, g. syn. de logale; de 
lO'Çure. 

Lotiaj g. 1. dormeur. 
Lokuma^ 1. assoupissement. P. 
De lo'humef 

LohiUa, 1. le mois de Janvier; 
de lO'AUla, mois de sommeil (hiver). 
Lokartu^ loiartzen^ 1. loiiartu, bn. 
s'endormir; de lo-iartu; iipoxiiA^ 
V. Essai, Ch. II. Le i dans le bn. 
est de trop, le k ajant pris sa place. 
Concientcia da behin ère lohahartzen 
ezien zeràUzarL Ax. 426. a. éd. 324 
n. éd. La conscience est un servi- 
teur qui ne s'endort jamais. — - 
Les verbes composés, sont toujours 
formés du thème (ici lo)^ et non pas 
du nom avec l'article (loAa). 



Lobio, L parc pour le bétail; 
devant de maison où Ton étend la 
litière pour faire du fumier. 

Lodi, g. b. 1. épais. 

Loditasun^ b. embonpoint; de 
lodûiasun, 

Loditu, lodUzen^ 1. grossir. 

Loditasun, v. lodL 
Loditu, loditze, v. loé&. 
Logale, V. lo. 
Logure, v. lo. 

Loharda, 1. membre. 
Lohi, V. Un. 

Lohia, soûl, selon P. dorps. 
lohia saindtta. Le saint corps. 

Lohikeria, v. loi. 
LohiUa, v. lo. 

Loi, g. b. loiiy 1. bn. boue. 

Loikeria^ g. b. lohikeria^ 1. bn* 
souillure; de loi-keria. 

LohUsUy 1. boueux; de lohi-'têu. 

Loilu, loUzen^ g. lohUuf lokUze»^ 
1. souiller. 

Loikeria, v. loi. 
Loitu, loitze, v. lai. 
LokartQ, lokartze, v. lo. 

Lokatsai b. fange. Probable- 
ment de loi-atêa pour iatsa, dont 
le i est devenu k, v. Essai, Ch. Il 
et Pintrod. p. 8. 

Lokharri, v. lot. 
Lokhartu, v. lo. 
Lokume, v. lo. 

Lollo, g. ivraie. 

Lolo. . Ce mot se trouve ches 
Axular, p. 276. a. éd. 101. n. éd. 
P. n'en donne pas la traduction. 
Y. l'exemple s. v. malda. 

Lor, g. grosse poutre; tronc 
d'arbre coupé. 



257 



LoRA, V. lore, 

LoBATBGi, V. lare. 

LoBA^ g. 1. bn. tara, b. fleur; 
de Pesp. et prov. flor. 

Lorategif g. b. jardin; de lora-^ 
teffi. 

"Lore, 2. bn. doux, tranquille. 

LoRiA^ 1. gloire. — bn. délice, 
jouissance; du prov. gloria^ avec 
chute du g pour éviter la rencontre 
de g et 1. 

Lariatu, 1. lorifikatu^ bn. glorifier; 
le lab. de loria; le bn. du prov. 
glorificar. 

LoBiATUy V. loria. 

LoRiFiKATu, V. loria. 

Lot, lotu, lotsEon, g. b. 1. loth^ 

lolAuy bn. lier. — 1. bn. saisir, 
prendre (d'une plante, d'une gref- 
fe). — bn. panser une plaie, i/a^tan 
lotzea, se mettre au travail. P. Zer- 
èaili lotzea, s'attacher à quelqu'un. 
P. Eguiaz erraiten drauçueû, cerbère 
lothuren baiiuçue lurrean, lothua 
içanen da ceruan* Matt. XYIII. 18. 
Test. Boch. En vérité je vous dis 
que tout ce que vous aurez lié sur 
la terre, sera lié dans le ciel. 

Lotgarri, loiarriy 1. bn. emplâtre. 
Sal. Jarretière. Pc De lol-iarri, et 
pour éviter la rencontre de ^et^, 
le ^ a été élidé dans Tun, et ie^ 
adouci dans l'autre mot. (V. Ëssai^ 
Ch. II. ôakid pour bat'Hd; tzako 
pour tzat'iot etc.). M. Salaberry 
écrit lokharri avec h. Plus d'une 
fois déjà nous avons fait remarquer 
cette tendance à mettre des h dans 
des mots où cette lettre ne devrait 
pas se trouver. (Comp. le Test, de 



la Bochelle en dial. bn.). Bien que 
le suffixe karriy garri se trouve 
généralement sans A, M. Salaberry 
a eu raison d'écrire kharri, puisqu'il 
écrit ekharri. L'orthographe de M. 
Sal. a induit eu erreur M. Yinson, 
qui croit voir dans le A une lettre 
produite par la rencontre de ^ et ^. 
(v. Bevueling. III, p. 414.note, 1). 

LoigaiUu^ bn. bandage. GaUlu 
nous est inconnu. Comp. esiekaiUu. 

Lolura, 1. ligature. LesufiSxera 
n'est pas clair. 

LotasdUa, b. le mois de décem- 
bre. Comp. azilla, novembre. 

LotsEekume, v. loésa. 
LotgaiUu, V. loi. 
Lotgarri, v. loL 
Loth, lothu, V. loù. 
Lotia, V. la. 

Lotsa, g. lotee, b. lotza^ I. Selon 
O. avec 8, lotsa. Eu g. et b. honte. 
En 1. peur, effiroi. Zoéza naiz, jai 
peur. 

Loxeria, bn. frayeur; delox-eria. 
Lox se retrouve dans le nom verb. 

Lotsatu, loUaizeny g. b. faire et 
avoir honte. Sara loUaiu naiz. Sara 
eut honte. 

Zoxa, loxatu^ bn. intimider. 

Lolzkor, 1. peureux, craintif; de 
loéZ'kor. 

Lotsagabe^ g. effronté; de loifo- 
gobe. 

Lotsagaôekeriaf g. effironterie; de 
loisagaôe-keria. 

Lotsagarri, g. honteux; de/o^o- 
garri. 

Loxagarri, bn. capable d'intimi-» 
dation. Sal. Alors: effrayant? 

17 



268 



LaieMiuma, g. enfi^nt natmoL; de 
ister pour MêOf^-ÂMmê. M pour i^ 
y. TSimai, Ch. II et l'intiocL p. 8. 

Lotsagabekeoria, v* hUa. 
I^otsagani^ v. laé»B. 
Lotnta, IcrtsAtua ▼• loùfa. 

IiOtse^ V. lotêa. 
IiOtekO», % l^Ua. 

Lotu, lotma, ▼« 20^* 

Lotae, T. 29t 

Loxa, lozagani, v. Ua^a. 

Loaono^ tw ii. 
LuaiTMtoa^ ^ btr. 

Lii£g^ g. demoÎBelle* 

Luhartzat ▼« Iw. 

Luhuilfly bn« liezra Comp. «m^jp. 

Luharbil, 1. motte de terre. 
Dù.iur'bUaf Le^b, bNtr iB^îqiiepeat- 
êiie une forage primiiroe luàmf 

LpxjoNEày g. L sAuciMe. Co»- 
ruption de l'esp. longanizaP 
. Ldsexbabi, v. luiuru, 

LvKimr, 1. gain^ urare; da lat. 
locBiiii; aveq chnto de la naeeJe, 

Luiurari. 1. nsorier ; —r bu. avare; 
de lmiuru>^Êri 4k L'emploi de ce 
met^ comme kdj. miu semble vi- 
cieux. M.Salaberr7 cependantajoate: 
Byu. àe aàantioz. 

LuKA, g. 1. bn. plame; deUeqv.. 
pl&x|ia^ avec chute d^ppear éviter le 
groupe pi, qui n'est paa admja en 
baisqae* 

Luma zaiar, 1. duvet. P. 

Humain^ venir en pltimea* (des 
oiseaux). P. 



Lumatia^ 1. oreillen 

LnicATZA, V. Imma* 

Lnuerav 8* gi^î^^o de baUne. 

Lupia, g. espàcâ de poî^aon da 
rivière qu'oD nomme à Oeîo» en 
espagnol, lubina. Comp. lipia. 

LupuA, g* L espèoa de^ maladie 
du bétail qui les tsie de aoite. 

Lur^ g. 1. hn. luuf biu taEte. 
LenêngooÊ^ lerua, Imrta, wfnh, nie 
eta argia egin zUuen, Danale premier 
(joux) il fit le oieU la. torn^ les 
eam^ le îbxl ei U liuftiàne. 

Lurreio, g. 1. luurresioif b. ter* 
restre; de lurfJtOf Hvec a de liaison 
puisque k ne^ peut suivre r. (v. 
Basai, Oh. II)» et le n, puisqu'il est 
durv redoublé devant la voyelle* 
iufreio. aàerêoi. Lea animaux tet^- 
restces ou de la tem«. Y. Lwr* 

L%Trezffa, 1. de terre (comme sH^ 
lofeÊio, d'argent); de Imtêe-boL 
Lurrez de Iwk^z. I^wnszha tUua^ 
pot detesre. P. Xwrraia et /utaufio 
sent' considérés, comme l'on voit, 
comme des. génitif a cjn Bonobplttlâl 
que comme dea adjeoti£a; l'adj. suit; 
le génitif précède. Nous avonadonc 
ici un exemple remarqnaUe d'un 
mot qm pas sa forme ert un. ad* 
jeetif, n^ais qni, passeneBqplei^iiH 
dique n'avoir pasi encore perdii son 
individualité commp nom au^gént 
tif. Ce n'es!;, un mystère dans an* 
onne langue qne beaucoup d'vadjeo- 
tifis sont des. noms. aa génitif; mais 
de. tels mote démontrent olairemeat 
comment il; se sont fonnéaL 

Lmka^ liirhaiu^ bn. teisier. 



889 



£4ifpHuy lurpeffyen, g. enterrer; 
de lur-pe^lu. 

LuràefiUUf 1>n. ^terre labourable. 
Sal. 

Lvftupin, i. pot ie terre; de 
luT'-tupin. 

LuHupinpille, 1. potier; de IuT" 
iupinrgille pour egille, 

Lurtnin, 1. épilepsie ; de lur-min, 

Lurmin^ bn. terme de berger; 
terrain nouvellement dégagé de 
neige et où le troupeau peut 
putre. 

Lurêogar, bn. pomme de terre; 
le luT^agar. 

Luhariza^ ver qui ronge les ar- 
bres au pied. F. De lur-har. Pour 
Pélision de r, comp. plusieurs dé- 
rivés do uTy eau. La terminaison 
tza est obscure. 

Luarraztea, se prosterner. Mot 
d'O. selon P. De lur-arraztea. Pour 
la chute de r, comp. Inhartza. 

Luêuil, g. seau à eau; de IuT' 
iuU. Ce seau parait donc avoir été 
fait en terre, bien qu'aujourd'hui 
il soit en bois cerclé de fer. Comp. 
uêuL Pour la chute de r, comp. 
les deux mots précédents. 

Lurberato, v. lur. 
Lurka» liirkatu, v. lur. 
LurmiiiY v. lur. 
Lurpetu, lurpetze» v. lur. 
Lurrin, v. urrin. 
Lursagar, v. lur. 
Lurtupin, v. lur. 
LurtTipingille, v. lur. 
Lusiiil, v. lur. 
LutOllll, 1. brochet. 
Luya, 1. vent contraire. Unlzia 



luyetan éh^ quand te vaisseaux ne 
peut pa9 avancer à causer du v^nt 
contraire. P. H non» semble que 
Texomple explique le mot tiga': 
ce n'efst pas vont contraire;' maisr 
^louvoyer" ou lofer, être au lof. 
Le navire est au lof. Ignorant les 
termes de marine nous avons laissé 
alof comme basque, qui vient évi- 
demnient de au lof. 

Luza, V. luxe. 

Luzabido, v. luze. 

Luzakeria, v. hze. 

Luzamendu, v. luze. 

Luzapenbide, v. luze. 

LnzaraQ, v. luze. 

Lnzaraz, v. luze. 

Luzaro, v. luze. 

Luzatu, V. luze. 

Luzatze, v. luze. 

Luze, g. b. 1. bn. En g. et b. 
ample, large. En L et bn. long; 
lent, tard. 

Luzatu, luzatzen, g. b. élargir, 
étendre. — 1. bn. prolonger, tarder, 
retarder, renvoyer à une autre épo- 
que. ÂnhUz luzalu du^ baina ger<h 
hotz heldu da. Il a longtemps tardé, 
mais enfin il est arrivé. 

Luzetasun, 1. luzelarzunt bn. 
longueur; de luze^iasun et tait' 
zun. 

Luzaieria^ bn. longueur, lenteur; 
de luza-keria. 

Luzapen&ide^ g. luzaHde, b. luza^ 
menduy 1. retard, prolongation; de 
luzaMie^ et penMde; et de luzA* 
mer^du. Le suffixe du semble faire 
de luzamendu un adj. verb. pris 
substantivement. 



260 



lAizaro^ I. syn. de luzaran. 

LuzarOj g. bu. amplement. 

Luzarazy bn. longuement, avec 
lenteur. La terminaison n^est pas 
claire, tout aussi peu que celle de 



luzaran. Peut-être pour /ticofiav^ 
selon la longueur? 

Luzaran, bn. à la longue. 

LuZETARZUKj V. luZÔ. 

LnzETASuN, T. luze. 



M. 



Machikunka, à coups de poing. 

Mot d'O. selon V.Demachikun^kcu 
Qn'est-ce-que machihin f Comp. ma- 
chacar, esp. frapper. 

Madaii, b. 1. bn. poire. -- 1. 
cormier. Comp. udare, 

Madahikati;, madabikatzen, g. 
L bn. madadikatUy b. maadire. Ma- 
darikatu^ maudit^ du lat. roaledic- 
tus. Le premier d est pour 1, comp. 
eîur = edur ; belar = bedar. Pour la 
permutation de r et d, y. egnndciko. 

Madarikaiioj g. malédiction. La 
terminaison sera Tesp. cion (mal- 
dicion) avec chute de n; comp. 
arrai 2. 

Mafbonbi, MABFOirDi, 1. curhumé. 
Ce mot ne peut guère être basque. 

Magala, g. giron, Tespace de 
la ceinture aux genoux ; l'ang. lap; 
Tall. schoos ; p. ex. tenir un enfant 
sur les genoux (giron). 

MA^njA, V. maino, 

Maouta, 1. gaine; du lat. vagina. 
Pour la mutation de v ou ^ en m, 
comp. mainOj de l'esp. bano; men- 
tura, de Ventura; manak, de bans 
(du mariage) ; mendehatu, de vendi- 
care. Miarritze =- Biarritz. 

Magincha^ bn. gousse. Diminutif 



(ch) de magina» Eta deHr çuen urdee 
taten çuten maguinchetaric hère sor 
belaren bethatzera, Luc. XY, 16. 
Test. Eocb. Et il désirait remplir 
son ventre des gousses que les 
pourceaux mangeaient. 

Mahain, v. mai. 
Mahaindar, v. nu». 
Maliats, V. mats. 
Mahatsti, v. mats. 
Mahatstizam, v. mats. 
Mahax, mahaztei, y. mata. 

Mahaxtekatu, bn. mâcher; du 
lat. masticare, ou plutôt du prov. 
mastegar. 

Mahel, bn. de travers. 

Mahllka, 1. manche^ d^une robe. 

Mahliri, v. mamUn. 

Mai, g. makain, 1. bn. table. 
Pour la chute de n, v. arrai 2. 

Mahaindar y bn. convive; de 
mahain-tar; d pour t après n; v. 
Essai, Ch. II. 

Maiatz, v. mayatz, 

Mauxa, v. maUa. 

Mailleoatu, 1. emprunter; du 
prov. malevar. Pour la permutation 
de ^ et V ou b^ voy. guraaoak. 

Maiixu, 1. màUu^ bn. maillet; 
de Tesp. mallo. 



262 



Mainada, 1. famille. 

Mainateba, V. manjcUera, 
MÀinatia, 1. douillet^ nourri 

trop délicatement; syn. de mirigom, 

merdaj F. 

Maindirea, g. drap de lit. 

Maingu^ g. tordu, de travers, 
d'une partie quelconque du corps ; 
de Tesp. manco. — 1. bn. boiteux. 

Maingueria, bn. maladie du sabot 
des bêtes à laiae; de mom^ifr-erta, 

Mcm^utu, g. boiter. — bn. de- 
vetiir boiteuK. 

Mmnguka, bn. en boitant; û% 
maingfhicu 

MAnmATu^ V. snaiM. 

Mainho, MAiNHOAJt, Y. tmino, 

Maino» (avec Tart. mmnud. F.) 
1. magnu (gn = n) F. mcânho^ bn. 
bain; de Tesp. bano. Pour la mu- 
tation de 6 en m, v. magina, 

Miânatfif mainatzeny 1. mainhatu, 
bn* baigner. 

Mainkoar^ bn. baignoire. La ter* 
minaison sera une imitation du 
français baignoire. 

ira, g. 1. pétrin^ maie ou 



mëe comme écrit F. Syn. de ar$ha. 
Mawa ne peut guère être la trans- 
position de oramai, pétrin. Mcdra 
ne s^expliquepas bien par le basque; 
il eçt i»oi»able que c'est par hasard 
que mai se trouve dans ien deux 
mots. Maie est en prov. mag, en 
lat. mactra; mais il faudrait la 
chute de la gutturale. Comp. Tary a- 
que mar, pétrir; v. Fick, Indog. 
Wb. p. 148. 

Mairauze, mairauêe, 1. zâcloir de 
maie. 



Mairaili 1. bn. bois de con- 
struction. 

Mairause, mairauze,v.matra. 

Mairu, 1. 1. bu. more ou maure; 
au figuré, personne dure sans pitié. 
Mairu Uhar, 1. pois chiche. 

Mairu, 2. 1. plante dont on 
Aiit les balais. 

Maisu^ g. maître. Eàkola maisu, 
maître d'école. De Tesp. maestro. 

MaitagiaiTi, v. moite. 
Maitarastm, v. fomte. 
Maitaria, v. make. 
Maitatu, v. maiii. 
MaitatBO) v. maiU. 
Maitatzeko, maitatzèkotar 

SUm, V. maàe. 

Maite, g. b. 1. bn. di^, aimé. 
Nere EuskcMun maiteak. Mes ciieis 
Basques. Maite dut, 1. je l'aime. 
Exactement l'ail, ich habe ihn lieb; 
litt. je Tai cher. En basque comme 
en ail. on a formé cependant les 
noms verb. makaùu, numtcuzen^ liebeUi 
aimer. 

McUtatu, maitatzen^ g. 1. tàaiiha, 
maiikatu, bn. aimer. Maitatten det, 
g. je Taime. 

Maitaçarri, g. tnaithagarri^ fcn. 
aimable; de maite^atri. 

Mcdtaizéko^ 1. aimabk; de laai- 
tcUze-ko. 

Mctttatzekotasun, 1« amabilité; de 
nMitattehchtasun. 

Medtaria, 1. amant; ds nniM-ari 4. 

Maiiarawn^ 1. amitié. P. De 
maitù'ttBtzun f * 

Maitehi, 1, aiioablement; de 
maite-hi» 

Mâitdsi, ▼. maiU. 



988 



MMfbà, mUthata, v. moite. 
Maîtixagairri, t. moite. 

Maiz, g. 1. bn. souvent. 

Majadera^ g. oràche des ehe- 
vaux. 

Hakfai bn. bosse, par suite de 
coups OQ d'une chute, en jparlant 
des objets de métal. -- Il est pro- 
bable que llEi signtfcatioki primitive 
nVéteit paë Hmitée bu métal seule» 
meut; le bn. aura pris -cette aooep- 
tion dti £r. En hoU il j a le mdt 
,^deuà'' avec iti 'signifibation d'en- 
foncement^ àe ereKx, oe qui pariait 
être plus logiqae. 

Maha^ mcikatu, inahatzeit, 1. bn. 
Selon P. hocher, se préparer à 
frapper. Selon «Sal. faire des bosses. 
Hik nuAo, nik êaka. Tu hodies, je 
frappe. Tn fais siemblant de frapper 
et Œfoi je frappe effectivement. P. 

Makala, g. aulne. 
Uakatu, v. ihoito. 
Makatze> v. maJcà. 

'M'i^kiHft, g. b. 1. lAolAUa^ bn. 
bâton. On a proposé de faire dé- 
river makiUa du lat. baculum, et 
cette étymologie paraît par hasard 
être juste. Four la permutation de 
m et à, comp. fnlgor «= milgor; 
bigo*^^ ^imgo; iberù =^ imem. Nous 
disons par hasard, puisque la res- 
semblance des deux mots y a con- 
tribué sans doute pour une bonne 
part, «t puis la mutation de m et 
if connue dans toates les langues. 
Mais de la terminaison um qui 
devient a; de Tu tnédial qui devient 
ty «t de ^ qui devient U, on n*en 
dit rien. Noub pottvbns citer le mot 



iepiUu, qui explique ea partie ma* 
kilia; mails iêpUi» vient du latin 
en passaù^ par le ^ov. Il faudrait 
donc ^ik)uvér une forme prov. ou 
port, makelh. En généhil il néufl 
semble qae le basque a fort peu 
emprunté directement au lâtih. Bien 
qu'il n*y ait pas d^objection sérieuse 
à l'étymologie proposée, il ewait 
possible que mcââUa dérive de indb« 
d^oà makatu frapper. Il peut paraftre 
surprenait, en outre^ que les Bas- 
ques niaient pas eu un mot basque 
pour un objet si ^primitif. 

'H/f;iiJrima. j 1. mùkhînnO^ bn.^naxôrji) 
auge pour les porcs. Sal. Selon P. 
tine (tonneau) de bois. Pourrait-on 
rattacher ce mot au prov. machalr 
mâcher, manger; la terminaison 
pourrait êtje pour eg(na. 

Makhila, v. makiUi. 

Makhtu^, V. gur. 
Mako, g. b. 1. crochet. Oemp. 
makur, s. v. yur» 

Makor, 1. durillon. 

Maknr, v. gur. 

Maknrtu, makui^tse, v. gw. 

Malba, 1. 1. faible. Mèmbori» 
^ne que maigu? Pour la permu- 
tation de g et b, v. guraeoak» flà- 
serretu behar denean ex haaerréGseaf 
sentikortu behar denean ez eentikortzea, 
beM bai, MAt uU, lolo^ malba eta 
bore iiaUeay ezûuusUuvÊMt da éta ez 
gizotUasuna, Ax. p. 276. a. éd. lOI. 
n. éd. Ne pas se mettra en colère 
quand il faut se mettre en colère^ 
ne pas se modérer quand il faut 
se modérer, étretoujoun inn, bMi}ours 
(«&% (jMo)^ faible et ton, a^a pas 



264 



une bagatelle, n W pas hamain (de 
la nature de rhomme). O. corrige 
bore dans le Ms. de P. et dit 
malha eta bera hcdUa, écre faible et 
malsain. 11 nous semble que le 
sens n'est pas très satisfaisant. 
Dans V6d. corrigée bare est restë^ 
mais nous avons déjà fait remar- 
quer plus d'une fois comment ces 
corrections sont &ites; ▼• ehin, 
morhùxta. Nous ignorons la signi- 
fication de uU et loîo. Est-ce que 
lolo serait une variante de Ze2a in- 
sipide? au figuré indifférent? 

Malba, 2. 1. bn. mauve; de 
Tesp. malva. 

Malda, 1. I. rogne, gale, croûte 
de gale. 

Malda, 2. 1. bn. colline, co- 
teau, terrain en pente. Comp. 
moftor. 

Malestruk, bn. maladroit. Sal. 
Le prov. estru, rapidité, vivacité, 
(v. L. R.) se retrouve peut-être 
dans la terminaison; mais d'où 
vient le ifc? 

MALEXi,bn. malice; du fr. avec 
métathèse de 1>. 

MalgU» 1* souple, mou, efféminé. 
Comp. malba et malso. 

McUgtUasuny 1. souplesse, mollesse, 
de malgu^cmm, 

Malguhi, 1. mollement; demalg^i-ki. 

Malguki, V. malgu. 

MalgUtasim, v. malgu. 

Malkar, g. 1. coteau; — 1. 
lieu pierreux. Bide malkcura, chemin 
pierreux. P. Comp. malda. 

Malko, g. b. larme. 

Maixa, g. mailla, 1. bn. En g. 



■ 

degré, grade. En 1. et bn. degré, 
boucle; de Tesp. malla et du prov. 
maille. 

Mallu, v maillu, 

Mallllki, V. morrubi. 

MalO, malot, g. flocon déneige, 
boule de neige. 

MaIsO, g. malxOy bn. En g. 
lent. En bn. doux, docile, mou, 
sans énergie. H est probable que 
malso est une variante de malgu. 
Pour la permutation de la sibilante 
a ou ? et de la gutturale ib ou ^ 
V. karamitcha. Comme o final devient 
u (eu bise, et quelquefois en lab.) 
quand suit l'article, P. a pu écrire 
maJffua pour malgo-^-a, 

MslxO, V. majjfo, 

« 

Marna, bn. boisson, dans le 
langage des enfants. 

Maxnar, g. espèce de poisson 
de mer. 

Mamia, g. 1. bn. mie. Ogi 
mamia, mie de pain. — g. crème. 
En général ce mot est appliqué à 
tout ce qui est mou; p. ex. delà 
viande sans os ; (et pour cela aussi 
se retrouve dans : tpurmomta, fesse); 
la chair d*un fruit, etc. P. cite: 
ehaur mamia, noyau de noix; ce 
qui ferait croire qu'en lab. on. at- 
tache plutôt à ce mot le sens de 
„dedans/' ce qui s'applique très 
bien à „mie''; de là au figuré 
adiskide mami btft, un ami intime. P. 

MamitxL, mamitzeiiy 1* se 

cailler De mamia crème? 

Mamor, 1. bn. braise ardente. 

Maxnor, 2. 1. tendre, fragile. 
léur mamorra, terre aisée à labourer. 



\ 



266 



Mamu, bn. être idéale fantâme 
dont on fait peur aux enfants. 

Maimuiu^ bn. se masquer d*un 
manière hideuse. 

Man, I. ban, publication de 
mariage. Four la permutation de 
m et h^ V. fiMgina. 

Mana, manatu, 1. bn. comman- 
der; du prov. man, commandement. 

Manu^ 1. commandement, ordre. 
Bayonako jaun Aphezpikuaren manuz 
imprimatua. Imprimé par ordre de 
M. Tabbé de Bajonne. 

Manamendu, 1. bn. commande- 
ment; du prov. mandamen; avec 
hyperthèse de d? 

Makamendu, V. man. 

HanatatzEj V. maneatu. 

Manatu, V. manecUu, 

Manatukob, V. maneatu, 

Mancha, bn. gousse, quand la 
fève, le haricot, etc. sont formés; 
quand ils commencent à se former 
on dit leha. 

Mancho, bn. étable couverte 
de chaume. 

MandO, g. L bn. mulet. — bn. 
stérile, des animaux ; comme injure, 
d'une femme stérile. 

Mando emea, g. mule. 

Mandozeùn, 1. bn. muletier; de 
. mando'Zain. 

M AHDULi, 1. mouche anière P. 
De mando'Uli. 

Mandozain, v. mando, 

Maneatu, haneatzek, g. prépa- 
rer (le manger). Manayn^ manayatzen, 
]. remuer, manier. Du prov. maneiar, 
manier; esp. manejar. 

Manayu^ I. maniement. 



MonaynlcùTy 1. facile à manier; 
de manayU'koT, 

Manjateba, bcantatera, 1. mai- 
notera^ .bn. mangeoire, crèche; du 
prov. manjar, avec la terminaison 
basque tera; comme tkusUra de 
ihm, etc. 

Manthar^bn. chemise de femme. 

Maku, V. mana. 

MarabiO, v. marrubù 

Maratilla, 1. loquet. 

Maraza, L couperet, petite 
hache. 

Marbalo, 1. cosson; 

Marbola, 1. marbre. 

Marchoi, marsoi, g. tranche. 

Gomme le holl. moot, ne se dit que 
du poisson. 

Mardei! bn. interj. par Dieu! 
Du français avec mutation de pen m. 

Marchoa, 1. mars. 

MardO, bn. flexible, mou. Comp: 
Taryaque mardh, mou, faible (weich, 
schlafiF) ; V. Fick, Indog. Wb. p. 150. 

Mardula, g. gros, gras. 

MABFOin>i, V. ma/rondi. 
Margo, v. marra. 

Marhanta, marhantata, v. 

marranga, 

Marhaiisse. Mot d'O. selon P. 

V. maira, 

Marll6ga, bn. couverture gros- 
sière en toile, ou en laine pour 
couvrir le bétail. 

Marhubi, 1. hurlement de loup; 
V. marraka. 

Marikola, 1. pois chiche. 

Mariskira, 1. crevette. 

Mabka, g. ligne. — bn. signe, 
marque. Bayonneur, instrumentant- 



to»e f^nt trtoer ks silldns où Ton 
sème le mais. Sal. Be Tesp. ou da 
ppoT. imjisca. 

MftTketZ, 1. laid ; marihiéûr^ bu. 
incomplet. 

ilAifiMfi^u, bn. rendre tléfeo- 
taenx^ incomplet. 

MttTkfaîts, mackhitsta, v. 

marieiz. 

Marmaara, 1. arraignée; syn. 
de armierma, ^nAaràu. 

Ji^LROLA, V. marra, 

Marsoi, v. marcAai. 

Marra, 1. limite, Tàg)e;~bn. 
ligne, trait. P. cite: Marra €do 
parra irayaitea, franchir la barrière. 
U y a donc permn.ta/tion de m et 
p, ce qui nous mène au prov. esp. 
et it. baira, fr. barre ; mêrn» signi- 
fication. L'origine de ce mot est 
celtique; c^est du kymri bar, bran- 
die, qu*il dérive; v. Littré, D. et 
Bracbet, D. £. Si ce n*était Tauto- 
lité de des deux auteurs, on poui^ 
rait croire que marra est basque; 
le thème est mar et se retrouve 
dans les composés marpo, droit et 
marûla {ma9H)la% règle. Ou est-ce 
que mar, basque, vient du celti- 
que bar? 

Marraka, 1. bn. miaulemeni; — 
bn. bêlement. Le bn. indique donc 
que ce n'est pas seulement le cri 
du chat; mais que wtarraia a un 
seiiB plus large. Oomp. marrcmffa 
{n paraît être introduit, oomp. kar* 
ranka)^ marra9ia, marru, morhudi^ 
marruma; tous ces mots indiquent 
un l»ruit quelconque. U fant donc 
que mar ou mwra soit la imàam 



avec ulne significatidn makigue. 
Jusqu'à présent «oos n'ftvoos pa» 
décMvert un seul esempll» de per- 
mutation de m et i; eans oda 
marraiOy >p(fterrait être pour Rar- 
raia. 

Marraska, 1. bn. cri vîolenii de 
détresse. Mafraskaè Jktêi da^ il s^est 
mis à crier. 

Marra^ mjarkiéi^ 1. faurlenedl de 
loup. 

Marrmm, 1. bn.TUgissedieut,«m 
général des grands &niina«!x. 

IKEarraxiga, g. mofhamkt^l.hn, 
enroué, enrhumé. Ita/riatUa da^ îi 
est enrhumé. Comp. marroia. lia 
nasale se retrouve ici> coisme dans 
karranka, Marranffa pourrait donc 
être une autre forme de marrmka^ 
et indiquer surtout le son rauque 
do la voix. 

Marran^taiUy mammkfûBen^ 1. mar^ 
iumta, marAontiatu, km. B*ei<rlmtt«. 

Marrantatu, marrfeOitatae, 

V. marran^a» 

Marraska, v. marrâka. 

Hartro, bn. bélier. 

Marroka, i. venue; eyn. de 
kalUcha. 

Marru, v. marroka. 

MarrUbi, g. 1. maraiioyi.ma' 
huri, bn. malluki, b. fraise. La 
terminaison ru6i sera Tesp. rabio, 
rouge. Le bn. est peut^tre la syn- 
cope de metriffuria que oito Latra- 
mendi ; probablement de mutiffarria^ 
rouge. Gomp. fori, obaud qai a 
aussi perdu un r. Miùb qu'est-Msê 
que mar? De mora» esp. mitnàf 
Alors mûre rougd; uiAia oomittent 



dw 



fait« ecocffder le bise, avec les autres 
dialectes? 

Mamiina, v. marraka, 

SEarruBlcaita, zmirrvuakatu, 
mamiskatzen, 1. frotter .^td^e 

les mains; se froliter les nains. 
Ce nom verb. paraît être fonné 
du lat. maous. Pour la permuteftion 
de » et r comp. belhaïun ss idhaur. 
Le JQot hrx. tnarrucUetaf petit rabot 
qu'on manie avec une seule main, 
semble venir à l'appui de notre 
supposition. 

Mamichketa, v. marruskatu. 

Marsoka, masorka, 1. navette 

de tisserand. 

Marchite, bn. matcMte^ 1. serpe. 

Martesena^ b. mardi; litt. oelni 
(le jour) de mardi. 

Uartimullo, 1. (Qnéthary) 

rouleau. 

Martutza, v. mazuzta. 

Martzukay v. mazuzta. 

Mas^la, g. malrailla, g. b. ma* 
zela, matela, 1. maiiela, bn. joue; 
de Tesp. mejilla, joue. La forme 
matraiUa est extraordinaire. 

Mazelaco, 1. malAelaio, bn. souf- 
flet; de mazela-ko. 

Maseta, 1. mailloche. Comp. 
massda, prov. ; maea, esp. massue. 

Maskar^g. petit, sans valeur, vil. 

Maskor, g. maxkor, 1. coquille. 

Maskurtu, maskurtzen, 1. 

s'endurcir. Usinai maskwrizen zaUza^ 
quand on ne peut les plier. P. 

Kasmordl v. maté. 

Masoka, 1. instrument de fer** 
rerie. P. 
HMgals, V. maU. 



MasilMSa, selon O. antenne, 
terme de navire. 

Ma^ti, 1. afrtin. P. i.4L Obute 
de n, V. afvm £. 

HaBOSta, v. mamza. 

Matobarcto, bn. f<Hu»bti. 
MatDbanm, jooiatcbarraitu, 

V. matcharro, 

MatehaiITO, bn. gril à mandie 
sans pied pour faire gieiUei* les {^ 
lettes de maïs. 

Maeharraj mateimraiUj griller les 
galettes de maïs. 

Matchito, v. marcUle. 

Matela^ v. masalla< 

Matkria, 1. bn. matière, pus ; — 
1. exemple d^éciiture. 

Mathela, kathelako^ v. masaila. 

Mathuin, v. matom* 

Matoin, 1. mathuin, bn. espèce 
de fromage gras. 

Matbailla, v. mMoUa, 

Mats, g. b. mahaUj 1. maiax, 
bu. raisin. 

Matëi% g. maiaMi, 1. mêàaxtei, 
bn»; vigne; de matS'te§^. 

Mahats mulio ou murio (i. a.) 
ou dwrko (î. a.) ou ^oiAo (i. a.)^ 
1. grappe de raisin. Comme nous 
Tavons dit, s. v. ffoUo, P. âsrit 
goi-^oa et donne pour syn. mȣl^. 
Ne serait-ce pas un erreur de couper 
le mot de cette façon? Il se pour- 
rait que nous eussions ici un cas 
analogue au guip« eziero, dont €z 
appartient au mot précédent; mahais 
§oihoa devrait peut-être s'écrire 
mahaiêgô ou pluiôt, à cause de^finad, 
mahat^kQ-uhoa^ bouchée de raisins? 
Ahoa n'est pas bosHchée, naîs bon* 



268 



che; serait-ce une objection P V. 
muru.' 

Masmordi, b. grappe de raisin; 
de matê'fnardi ou mordo; y,muru. 

Mahats ondo, 1. cep de vigne. 

MahaU adar, 1. sarment. 

JUiupaôê, marc de raisin; de 

Mahatstizaiiiy L vigneron; de 
mahatëti'Zain, 

Mahatsarnoyin.'V. VroY, 307 d'O. 

Matzuzta, 1. feu volage^ espèce 
de maladie. P. Gomp. mazuzta. 

Maxkor, v. maskar, 

Matatz, 1. maiatZf bu. le moi 
de mai. 

Masse, bn. tamis. 

Mazela^ mazelako, V. manalla. 

Mazkaro, bn. se dit des bêtes 
à laine qui ont le museau bigarré. 

Masskuri, g. vessie. 

Mazuza, v. mazuzta. 

Mazuzta, masusta, g. b. 

mazuza, 1. bn. marlutza, marizuia, 
I. (Guéthary) mûre sauvage. 

Me, g. mee, b. mehe^ 1. bu. mince, 
maigre, menu. 

Meatu, mealzen, g. meAatu, me- 
hatzen, 1. bn. M. Sal. donne encore 
meAartu, meAelu, mehaxtu. Tous ces 
noms verb. signifient maigrir, à 
l'exception de meAarôu, rétrécir, qui 
correspond à un adj. meiar, étroit, 
auquel P. donne cependant la si- 
gnification de: menu, délié, min- 
ce. L'adj. est donc probablement 
pris du nom verb. mehartu qui 
lui-même, sera composé de mehe- 
artu. Mehax, bu. élancé, un 
peu maigre, parait être un di- 



minutif {x pour ch) de meha, 

Mea, g. 1. ntia^ bn. mine* 

MeatZj g. mine. 

Meattari, g. mineur; de meaip- 
ari 4. 

Meatu, V. me, 

Meatz, V. mea. 

Meatzari, v. mea. 

Meatze, v. me. 

Mederatzea, 1. profiter, amen- 
der. P. 

Mee, V. me. 

Mehaka, 1. chemin étroit. P. 
ajoute : aucuns disent qu*il signifie 
émineuce. Comp. mehar s. v. me, 

Mehar> v. m>e. 

Mehartu, mehartze, v. me. 

Mehatchu, 1. bn. menace. Pour 
la mutation de n en ^, v. doai. 

Mehatu, mebAtze, v. me, 
Mehax, mehaxtu, v. me. 
Mehe, mehetu, v. m^. 

MelinO, bn. faible, sans fermeté 
morale. 

Meloina, 1. meloya, g. melon. 
Mempe, v. men, 
Mempeko, v. meu. 
Mempetari, v. men. 

Men, 1. puissance, pouvoir. — 
bn. portée, — 1. instant. Jainkoaren 
meneau, 1. Au (dans le) pouvoir de 
Dieu. Bere mènera etorriko da^ 1. 
Il l'amèDcra en sa puissance. 

Men se trouve encore comme ter- 
minaison de quelques substantifs, 
et paratt indiquer en général „ca- 
pacité ,jpuissance'', au propre et au 
figuré. Almen, pouvoir de al-men. 
Au fond un pléonasme. Eatumen^ 
poignée; ce que la main peut cou- 



269 



tenir, sa capacité; ainsi que aiamen, 
bouchée, ce que la bouche peut 
couteuir. £n hoU. nous rendons 
ceci par: vol, rempli; de mond, 
bouche : mondvol ; de hand, main : 
handvol. Nasmen, ôaimen etc. 

Men menean, 1. au même moment; 
au moment même, juste à point. 
Men menean etarri da^ il est arrivé 
juste à point. 

Àfen mènera, au dernier moment. 
Miêerikardios daJamkoa, maitegaitu, 
onderiziu, bereak bere odolaz erosiai 
gaitu, men mènera gaitezinean, eztior 
zaigufaUa. Ax. p. 136. a. éd. 391. 
n. éd. Le Seigneur est miséricor- 
dieux, il nous aime, il nous chérit, 
il nous a racheté lui-même avec 
son sang pour que n'ayons pas de 
péché, quand nous serons au der- 
nier moment. 

Mener aiUf meneratzen^ 1. P. ne 
traduit pas ce nom verbal, mais 
ailleurs se trouve Texemple: er- 
ditzeko meneratzen denean, venant 
au point d'accoucher. De menrra'iu, 

Mempe, g. b. possession, empire; 
de menrpe. 

MemjpetUy mempeizen,g. posséder; 
de mempe, 

MempeiOt g. esclave ; de mempe-ko. 

Mempetari, g. propriétaire; de 
mempe^ari 4. Le ^ paraît euphoni- 
que comme dans eiztari. 

Mendeko, g. sujet, esclave. GizO' 
naren mendeko izango zera^ Lardiz. 
Tu seras Tesclave de Thomme. Etd 
eerbitzari eta merkieko sala azturik, 
Lardiz. £t oubliant qu'elle était 
servante et sujette. Le dial. g. 



ne connaît pas men^ mais paraît 
avoir mende d'où mende^ko. Larr. 
cite mendea^ mendera^ sujecion et se 
sert lui-même bu nom verb. men» 
deratu. 

MenderaûUf mendaralzen, g. sub- 
juguer. Ta orregatikan, ayek ezbe- 
zala, garaUzen dezn^ laulzen ta men- 
deratzen. Et pour cela, pas comme 
eux, vous les surpassez vous les 
écrasez (?) vous les subjuguez. Let- 
tre de Larr. à Mendiburu. Larr. 
dans son Dict. ne cite que meneralu, 
apoderar; mais par contre il cite 
menea,mendeaj poder, pouvoir (subst.) 

Mende, 1: bn. siècle. La termi- 
naison est obscure, mais il nous 
semble que mende dérive de men, 
(sjn. selon Larr.) pouvoir, en bn. 
portée, distance, (distance dans l'es- 
pace), et on lab. instant, nioment, 
(distance dans le temps). 

Me9idez mende^ de siècle en siècle. 
JEla karen adiekideia^unak iranien 
du mende guzietan. Chourio. Et 
son amitié dure dans tous les siècles. 
Bere mende guzian. Durant toute 
sa vie. P. Menderen mendeian, tou- 
jours; litt. dans les siècles des 
siècles. 

Menastj g. métal. Ce mot est 
obscur. A-t-il une origine com- 
mune avec meaiz, mine? 

Monde, v. men. 

Mendekatu, mendekatzbn, l. bn. 
venger, se venger; du lat. vindi- 
care. — bn. mériter par son travail ; 
du prov. vendicar, v. fr. vendiquer 
pour revendiquer. Pour la mutation 
de V en m, v. marina. 



Mmtdeht , ■ monthHo , 1. ven- 
geance. 

Mendbkio, kendbrv, t. mende~ 

katu. 

Mendeko. t. «mm. 

Mrndekohte, \. bn. penteodte. 
Eta eforri cetiean mendeeotieeguHa. 
Àct. II. 1. Test. Booh. Et oomm« 
le jour de Pentecôte arrivait. 

Mendematzsa, bn. (fai» Foa) 
rendanges; da pror. Teudcmia; m 
pour V, V. m.a0na- 

Kenderaba, znenderataea, 

V. men. 

HendOTenineudetan, v. mm. 

Mendi, g. b. 1, bn. montagne. 
Mendhka, 1. petite montagne; i 
pour ch ditninntif. 

Mendiais, l.(Gaél:ii8Ty)roae8t. 
Mendizka, v. m«»di. 
Meneratu, meneratze, ▼■ 

Mbncoa, i. menffua, bu. nrasque. 

MïNs, bu. faible d'esprit, imbé» 
die; V. menx. 

Hentanak, 1. tripes de nonie, 

Mentura, bn. hasard; de l'e^ 
veutura. Pour 1» mutation de v 
en m, V. maffina. 

Menturaz, b. pent-être; de me»- 
lura-t. 

Menx, bu. â^cît, ificoinplell; 
du prpv. mena-, mens;^ moins, T. 
L. K Et 3DQ8 an autre f(H«te, 
*»»««, imbécile. Menx, menxttt, bn. 
manquer, faire d^nt. 

Mercuira, 1. pielie; de l'esp-. 
peraioa, pêohe. Poor la permotatios 
de p et M, comp. Mm» = tpm*/ 
meudekçsie de pentecûte; etc. M. 



de Gttareace^ (Beeheidies snr lot 
noms d'animaux domestiques, t^ 
p.94)fiût venir tMrcAtitf du lat. per- 
eicuto. Noos ne croyons pas que oe 
soit exact. £n gén^l, autant que 
noua avons pw observer, le basque 
emprunte trèe-rarement au latin. 
M. de C. dit, mr la siéme page^ 
que ms^tinta, uMb, vient du lat. 
mespilns; uous croyons de l'anc. 
esp. mespero ; o devient sounut 
(toujosr» en bise^) « quand l'aitiole 
a suit. 

Fuisqae BoavvoioieBCiHvamené 
à partw de la brochure de M. de 
C, noua voudrions relever^ en pas- 
sant, qo^queftétymoli^ie^ d'autant 
plus qse noua avons été obligé, à 
l'article konkor, d'Être aoaai bref 
que possible. — Poar iaiïe dériver 
khunkuT, de l'eap, coroova, boss^ 
comme le veut M. d. C, il faudrait 
admettre une Bmtation de i" en ti, 
ineonnae jusqu'à présent ; et de v 
en r, également ioconaue. On a 
vu, s. V. hoKkoT-, qufr mma ne savons 
pas exnctefflent d'ot( vient oe mot, 
mais nous croyons savoir d'où il 
ae vieirtpas. Comme l'a8p> «emova 
vient du lat. con-curvare-<». Wea; 

B. W. H. p. lie), OH pMUTait 
suppose? DB« îvime interm^âiMie 
qui r^âfc courcarrare à itutiDr; 
mais pour le moment cette foran 
estiuconnue'et neferMt jamais'd^ 
river hmlnr de l'esp. corcova. Cette 
iityinologie est donn^ ches M. d. 

C. «1 passant, eBfre> parenthèse^ 
comme si l'exactitude eS' était pw* 
faitement établie. Page 22 l'aoteur 



271 



dit. yXe» Basques appellent encore 
le blé oi^ya poos o^gkeio^ litté- 
ndement qui panis faoîeodu» est." 
Stsit-c» bien n^essaive d'avoir r&< 
cours au latin? O^«*^>i0»a veut dire 
en bon français ^^m«tiàre à pain." 
Ce mot ^littéralement" revient assez 
souvent da»a la brochure de M. 
de (X, même quand la traduction 
est rien moins que littérale, comme 
on^ vient de le voir. Coatainsi que 
M. de G. cite èaraicAuria, litt. le 
gltad bianoi Daps quel dialecte 
est-€e^ que terii est gland P Page 28 
„Saôe$irumat litt. la fè«a ds peu de 
prâ/' Nouaaroyons: fèsaiomaine 
ou de Borne, v. baôa. Page 16^ 
ffZakiuHzarrOj litt. vetoa canis ou 
eanii magnust'^ Si la traduction est 
littérale il n'en faodiMt. qu'une. 
Et pourquoi e»t«elle en latin? Il 
nous semble que vieuix chien, (car 
zaiAur zarra veut dire: le vieux 
chien) est parfiaitement clair; le 
latin n'j ajoute rien. Maintenant 
quelque» détails, qui ont cependant 
leur valeur dans un travail de ce 
geove^ M. de* G. dit (p. 25) que 
Um^iMf signifie^ bossu; c'est bosse 
qu'i} aurait fallu dive. ^JÊMugidia 
marruèidia, (p. M), le framboisier, 
est formé du bl. moioa et de l'adj. 
Kdô semillable/' Nous, laissons de 
c6té l'étymologie; mais marrtiM ne 
signifie pas framboisier, ni fram* 
boise; maia fraise. MefteUia (p. %ii) 
n'est pas pâohei^ mais pèche. ,,Le 
n initial (p. 24) du castillan (na* 
i^aja) est sans doute ponr uj) ai* 
tide incorporé an nom.'' — G'est 



une eirear; Pesp. naranja vient de 
Tarabe narandj; v; Doay, Qlossi 
Etn paiiant de l'abricot M. d. G. 
dit (p. 23) que les Maures ont pris 
leur nom aUbirkouk. au latin. Or 
ce n*est qu'en passant par le greo 
que ce mot latia est devenu: al 
barcoc; v. Dozy, Oloss. Page 20 
M. d. G. fait dériver eusi, auti^ 
uiiy faire du biruit (selon Tauteur), 
de aoa^ÏA bouche, et ailleurs de ^/ 
Four expliquer erlea^ abeille, M. 
de G. dit que le radical ef\ a donné 
ara^ langage. Noaa aixneriona savoir 
dans quel dialecte. 

Heid^ potelé. Motd'O. «slon 
P. Gomp. mardo. Haur merda^ ea^ 
faut potelé» douiUeti nourû déli- 
catement. 

Mebchede» v. merezi. 

Mbeeohi, v. m^ed. 

Mebezi, 1. mereûAiy merechimendu^ 
bn* mérite; du prov. mevce» mercej, 
grâce, faveur; en e$p. merced, qui 
a donné le lajb. m^rehde^ giâce^ 
faveur. Merchede e^inen^ derauiazu, 
voua me ferefi& plaiaûri 

Merezi, m^ezUzen, h mereciif 
mereckUu, bn« mériter^ 

MsRBzrrzB, v. marezi. 

Merks, I. bn. bon maiché; du 
prov. mercat? Il faat que „bon" 
soit sous-entendu. En ital. on dit : 
baoïf mercato ; maisi en esp. banato. 

Merla, 1. terre noire et grasse 
pour fertiliser* les champs. P. 

Meorzil, bn. mou,, flasque. 

Merzildu, devenir flasque. 

Mbsbdb, g* W gKftpQ^. fâf^ur, de 
l'esp. merced. 



272 



I 



Meskabc, bn. mal accidentel; 
da prov. mescap; v. L. E. 

Mesperetchq^ bn. mépris; du 
prov. mesprezo. 

Mestura, 1. bu. méture, pain 
de maïs cuit au four dans des 
vases grossiers ou dans des cercles 
de fer. Du prov. mixtura^ mélange P 
P. dit : blé moitié on moitié autre. 

Meta, g. 1. bn. tas, monceau. 
Belhar mêla, meule de foin. En g. 
mêla est généralement employé pour 
le blé et signifie alors gerbe. 

Melola, g. tas de bois; demetO' 
ola. 

Meiarri, g. tas de pierre; de 
Meid'ùTrt, 

Meta, îAetaiu^ melaizen^ 1. bn. 
mettre en tas. 

Metarri, v. meta. 
Metatu, metatze, v. meta, 

Meza, 1. bn. messe. 

Mezana, L bandeau de toile 
fine que les femmes mettent par 
dessus la coiffure quand elles vont 
dans la rue. P. 

Mezu, 1. bn. message, commis- 
sion; du prov. messio. 

Mezutu, mezutzen, 1. bn. envoyer, 
recevoir, une comission. 

Mi, V. min^ana. 

Mia, V. mea, 

Miaurtzea, 1. écosser. 

Michika, bn. petit bouton sur 
la peau. 

Michkaudi, soûl, selon M. Sa- 
laberry. Domestique; sjn. àeseAi^ 
nekaàe. 

Micllkurteria» bn. affront peu 
important. Sal. Ce mot n'est pro- 



bablement pas basque, à Texoep- 
tion de la terminaison eria. 

Mieh sera pour mes, prov. (mes- 
cap, mesprezo). Qu'est-ce-que twrt? 
de cortes, courtois? 

Miga, V. bi. 

Mihi, V. mingana, 

MiHiMEN, bn. osier ; du lat. vimen. 
Pour la mutation de v en m, v. 
magina. 

Mibise, L bn. drap de lit 
Linceul. P. 

Mihiskandoa, petit linceul. Mot 
d'O. selon P. Comp. alkandora. 

Mlhlskandoa, v. rnUUe. 

MihnIfLj 1, bn. miilura, mtAwra, 

1. gui. 

Mibura, v. mîAula, 

Mihuri, bn. grain de fruits. 
Selon P. mokuri. 

Mikitta, v. miko. 

MikO, bu. petit morceau; du 
lat. mica? 

Mikitta^ bn. diminutif de miko. 

Milika, inilikatu,v.m^Miki^i(. 

Milliskatu, g. mUihUu, bn. 
limiiatu, 1. lécher. 

Limiiari, 1. écoruifleur ; de limika- 
art 4, ou de limi-Aarij avec i pour 
i^ V. Essai, Gh. II, et Tintrod. p. 8. 

Millura, v. miAula. 

Mimicha, L belette. 

MiTi^ g. 1. bu. douleur, maL 
Min det duruan, g. j*ai mal à la 
tête. Buruko mina, g. mal de tête. 
Hezurretako mina, la goutte. — JK» 
se trouve comme terminaison de 
quelques mots avec la signification 
de ^tendance à'' de ^désir.** Gomp. 
eri. Huêmin, 1. désir ardent de voir. 



278 



Sumin^ furieux, iiin correspond 
alors exactement au hoU. zuchtet 
à l'ail, sucht, maladie. F. ex. ail. 
Sehnsucht^ désir violent, de sehoen^ 
désirer ardemment. Dans cette ac- 
ception-ci min a perdu sa signifi- 
cation propi^ et indique plutôt un 
degré excessif; c'est ainsi qu'il 
faudra expliquer le lab. adiskide 
mina, ami fidèle. P. — Comme 
adj. min signifie sans cela^ aigre, 
âpre, piquant, g. 1. moisi» bn. 

Htndu, mindutzen, g. mindu, mini- 
zen 1. aigiir, (le lait, le bouil- 
lon). — 1. se mettre en colère. — 
1. bn. moisir. 

MinhoTy L minhhor. En 1. amer; 
en bn. aigre, inquiet; Aernin-kar, 
La même confusion que pour ^ar- 
ratz. Kelderra baino minkorragoay 
plus amer que la suie. P. Qiehon 
miniior char bat da. C'est un petit 
homme inquiet. 

Mingarrij g. douloureux; demt»- 
fforru 

Ififi^ar, bn. aigre. Sera pour mtn- 
ffor := minier . Gor est plus correct 
que kor^ v. Essai, Ch. II. 

MingartUj mingartzen^ 1. rendre 
ou devenir aigre. 

mntaiwn, 1. aigreur» âpreté ; de 
min-ta»vn, 

Minii, 1. amèrement; de min-ki. 

Minkar, minhartu^ bn. se faire 
mal; de min-hartu. 

Mnbera, 1. douillet, qui supporte 
mal la douleur; de min-bera. 

Mineia, 1. mingotchj bn. oseille; 
de min-gazo? 

Minbera» v. min. 



Mindegi, 1. pépinière; — bn. 
échalassière. De rnihimen-tegi? 

MIndUy mindutze, v. min. 

Hinduria, P. traduit ce root 
par: qu'on aime tendrement. MU^ 
duririk eztu, il n*y a personne qui 
ait pitié de lui. 

Mina, v. minçaha. 

Minuta, v. min. 

Mingana, g. mtia (pas g. mais 
cité par Larr.) mi, g. miii, 1. bn. 
langue. Mihiaren mokoa zail^ il me 
vient sur le bout de la langue. P. 

Mingar, v. min. 
Mingarrif v. min. 

Minginotai 1- espèce de chapeau 
de femme. P. 

Mingortu, mingortz6,v.mff». 

KUngOtch, V. min. 

M1nhartxi> v. min. 
Minkhor, v. min. 

Minlrij v. min. ^ 

Minkor, v. min. 
Mintasiui, v. min. 
Mintza, v. minizo. 
MintzatU, v. mintzo. 

Mintzatze, v. mintzo. 
Iffintroye, v. mintzo. 
Mintzo, minzo, g. 1. bn. mimo, 

0. Adj. qui signifie le contraire de 
muet. Minzo naiz, je parle, je suis 
parlant. Bat bederaberegizara minzo 
da. Ax. Chacun parle selon sa 
guise. 

Minzo est aussi employé substan- 
tivement pour langage; façon de 
parler, v. Prov. 318 d'O. Minso 
emeak, biiotz gogorra bera diro. Un 
parler doux est capable d'amollir 
un coeur dur. Comme mintzo est 

18 



274 



un adj., il eat probable que la ter- 
minaison tzo est poor^M; jusqu'à 
présent nous n'avons pas encore 
trouvé ailleurs cette variante, mais 
comme o devient u quand suit l'ar- 
ticle^ il peut y avoir eu la variante 
mintzoa et mitUsua^ de min (mina) 
et têu. On pourrait comparer à 
minzo le vieux £r. linguard. 

Jâintza, mintzatu^ mifitzatzen, 1. 
bn« parler. MifUzaûzen naiz, je 
parle. 

MifUzaye, 1. bn. langage. Zure 
minizayan ezagun zare. On vous 
connait à votre parler. 

Minzo, V. mitUzo. 

Mina, v. mingana. 

MiRA^ V. miraiu. 

MiBAGABBi, V. miralu, 

MlBAIL, MIBAILDATUi V. mitotu. 

MmATu, MiBATZEN^ g. bu. regar- 
der, examiner^ de Tesp. mirar, re- 
garder. 

Mira^ bn. étonnement; formé du 
nom verb. Eta miraz iarriric haren 
repostaren gainean, ieiil eUecen, 
Luc. XX. 26. Test. Boch. Et 
étant étonnés de sa réponsci ils se 
turent. 

MireUi, miresten, g. 1. mirels, 
miretêi, bn. admirer, s'étonner; de 
mira^lsi; comp. onelsi, atUetsi, etc. 
Miresten naiz^ je suis étonné. 
JEta mirets ceçaien drcondsioneco 
Jidel Pierriseguin ethorriec, Act. X. 
45. Test. Boch. Et les fidèles de 
la circoncision, qui étaient venus 
avec Pierre, s'étonnèrent. 

Miragarrij 1. bn. admirable; de 
mira-garri. 



MireUteko, mirflsgarri, 1. sjn. de 
miragarri; de miretsôe {miresieyico, 
et miretê-garri. 

Mirailj 1. bn. miroir; de mira' 
Ole pour egiUe ; celui qui fait voir. 

Miraildatu, bn. se mirer. 

MiRESTE^ V. miratu: 

MiRBTSGARRi, V. mifatu. 

MiHETSi, V. miratu. 

MiBETSTEKO, V. mirotu, 

MirigOSa, 1. nourri trop déli- 
catement^ douillet. P. Syn. de 
mainatia. 

Mirotza, g. épervier. Comp. 
miru. 

Mmu, g. 1. bn. milan. Le fr. 
milan vient du lat. milvus, par 
l'intermédiaire d'une forme dérivée 
miluanus; v. Littré, D. Pour le 
basque il faudra aussi cette forme 
intermédiaire pour expliquer la 
chute du V. Pour la mutation de 
1 en r, v. kapera. 

MiSFiRA, g. 1. bn. nèfle; de Tanc. 
esp. mespero. H n*est pas néces- 
saire de recourir au lat. mespilum 
pour expliquer le basque. La mu- 
tation des lettres s'étaient déjà 
faite en esp. 

Mispirando, g. 1. mi^ratze, bn. 
néflier; de mispir-ondo, 

MistO, g. aiguillon, de l'abeille, 
du serpent. 

MiTCHA, 1. mèche; — bn. charpie. 

Mithi, bn. hardi, impertinent 

MOOHALLB, V. mOÔZ. 

MocaoLON, bn. mousseron. On 
£r. avec mutation de r en /. 
Mohuri, v. miAuri. 
Mokadu, v. moio. 



276 



Mokhor, bn. motte de terre. 
Comp. mohor. Comme aâj\tacitame, 
maussade, sévère; mais ce sera plu- 
tôt un autre mot, et composé, de 
nuhioTf quoique tno nous soit in- 
connu. 

Moko, g. 1. bn. mosio, bn. bec 
d'oiseau, pointe. Eta olivo adar oêto 
berdeduna mokoan zuela, Uzulizan, 
Lardiz. Et il revint ayant dans le 
bec une branche d'olive verte. Di- 
ihiaren mokoa^ 1. le bout du sein. 
lêUlimèa mokoa, la pointe d'épingle. 

Mokadu, g. bouchée. 

Mosioia, bn. à coups de bec; 
de mosio-ka. 

Mosiohari, bn. querelleur; de 
ntofio'iari (v. ari 4). Pour la mu- 
tation de A en i, v. Essai, Ch. II 
et Fintrod. du dict. p. 8. 

Mokor, F. cite seulement l'ex- 
emple suivant: o^ mokorra, grine 
(si nous avons bien lu) de pain. 
Nous ne trouvons nulle part grine. 
11 y a le verbe grignoter (grigno- 
ter des bonbons) que nous ne 
trouvons pas non plus, même dans 
le' dict. de M. Littré, mais qui 
nous explique peut-être grine, qui 
signifiera: petit morceau; d'autant 
plus que P. renvoie à muscurra, 
croûte de pain, mot d'O. selon P. 
Comp. le bn. mokhor. 

Mokordo, 1. fiente, excré- 
ment. P. 

MoLDATu, v. molde, 

MoLDE, 1. bn. moule, façon. — 
bn. aptitude. 

Moldatu^ moldaizen, g. dresser, 
façonner, préparer. Oôeren bat ager 



dedin artean, alii ongiena = moldatu 
duthan. Mendiburu. En attendant 
qu'il s'en publie un (de) meilleur, 
j'ai fait celui-ci le mieux possible. 

Moldeiun, bn. bonne mine; de 
molde-Aun. 

MoldegaUz, bn. maladroit, gros- 
sier; de molde-gaitz. 

MoLDEGAiTz, y. molde. 

MoLDEHUK, y. molde. 

Moltso, g. parties sexuelles de 
la femme; de molza? 

MoLZA, 1. bourse ; de l'esp. bolza. 
Pour la permutation de tn etdou 
Vf V. magina, 

Mondoin, 1. timon. 
MonhO, V. muno. 

Mora, V. muTu. 

Morde, bn. qualification hono- 
rifique correspondant à : monsieur. 
Selon M. Sal. une corruption du fr. 

Mordo, mordi, b. grappe (de 
raisin). Comp. muru, 

Morkozta, v. mum. 

Morrode, g. démon familier. 

Morrodo, bn. pain et oeufs, 
qu'une marraine donne à son filleul, 
pendant son enfance, à chaque fête 
de Pâques. 

Morroi, g. morroin^ 1. bn. jeune 
garçon. Pour la chute de n, v. 
arrai 2. 

Morrointoêutif I. adolescence; de 
fnorrain''tasun. 

MosBOiL, MUBBOiL,l. verrou; du 
vieux fr. verrouil, avec mutation 
de V en m; comp. magina, 

Morroin, v. morroi et mwrian» 

VLorrokOf v. muru. 

MortU, g. désert, subst. 



276 



Hosko, moakok^i v. moto. 
Moskokari, v. tnoio. 

Moskor 1, g. muskur^ 1. mozkor, 
bn. ivrogne. Comme on prononce 
le ê gras^ il serait mieux de ne 
pas écrire mozkor. La terminaison 
paraît être ior^ kur, enclin à; mais 
qu'est-ce que mos. Nous trouvons 
chez Pictet (Orig. Indo Europ. 1 
p. 255), que plusieurs langues ont 
un nom commun pour le vin nouveau 
ou moût; lat. mustum; anc. ail. 
most; etc. En pers. mast est ivre. 

Moskor 2, g. mukur, b. cime 
d'arbre. 

Mota, g. 1. bn. mueta^ b. espèce, 
sorte. — g. bouton, bourgeon. Jiere 
moûaffuziai, toutes sortes d'animaux. 
Sa^ar molariikolfenai, les meilleures 
espèces de pommes. 

Motohota, 1. m^^A^?. bn. Espèce 
de coiffure de femmes. — L tutron (P) 
de bouteille. P. 

Motel, g. mothelf 1. bn. bègue; — 
g. lourde stnpide, indisposé. Le 
/ n'est pas redoublé quand suit 
Tarticle. Motel nago, je suis in- 
disposé. 

Moteldu, moteltzen^ g. 1. bn. (En 
1. et bn. avec A), bégayer. — 1. 
engourdir. Eskua hotzez tnotheldu 
zaU, le main m'est engourdie de 
froid. P. 

MoiAelduZt bn. eu bégayant; de 
motkeldw-z» 

Moteldu, V. tnoUl. 

MoteltzOy V. moleL 

Mothel, motheldu, v. moiel. 

MothO, V. motcAola, 

Tâoiz, g. 1. bn. court. — 1. émoussé. 



Au figuré en g. stupide; de Tesp. 
mocha. £uru moiz^ est traduit par 
Humboldt. (Bericht. und Zusatse 
etc. p. tè) tète chauve (Sjihlkopf), 
ce qui paraît ne pas être exact 
Motz indique ici des cheveux 
coupés court. Sudur motz, nez ca- 
mus. P. 

Moztut moztutzen, g. ou motztmh 
1. motZf motztUf bn. couper, tondre. 

Motziinay 1. le barbier; de am^^j- 
egin. 

Motz urdin, mutz urdùij 1. mui» 
ehurdin, bn. grisonnant, d'une fille 
qui vieillit, ou grisonne sans ae 
marier. 

Mochdle^ g. tondeur; de motdz 
pour egiUe. Mocha paraît être un 
diminutif {eh) de motz. 

MozkoTt bn. très-court. Cet adj. 
nous semble mal composé, du moins 
si l'orthographe en est bonne; ibr 
signifie enclin à; v. gur. 

MoTZKiNA, V. motz, 

Mozkor, V. moskor et motz, 

MozTu, V. motz. 

Muchina, g. vil, méchant, avare; 
esp. ruin. 

Muchindu^ s'ennuyer ; esp. en&- 
darse. 

Muga, g. 1. bn. limite, terme; 
occasion, moment. JainJtoak çizonen 
gaiztakeria ezin eramanalako,muga 
gaèea, ikusirii. Lardiz. Dieu ayant 
vu que la méchanceté des hommes 
était insupportable, sans bornes. 
Zer mugaz? à quelle heure? P. 
Barazkal muga, Theure du dîner. 

Mugon^ g. bonne occasion. 

Mugaitz g. mauvaise occasion. 



2i7 



Mugarfi, g. 1. bn. borne; de 
mugo'afri 1. 

Mugafiêtaiu^ bn. (mieux avezjz) 
faire une ligne de démarcation avec 
des pierres, des planches, etc.; de 
mugarri'Z'iatu. 

Mngaitz, ▼. muga. 

Mugarri, ir. muga. 

Mugarristatu, v. muga. 

Mugida, V. mugitu. 

Mugitn, mugitzen, g. mou- 
voir, pousser à. De mugorigitu? 
Nere amario nobleakgauza andiyai, 
ta perfeecto gegagoah egiiera beti 
mugUsen du. Echeverria, p. 180. 
Mon noble amour pousse toujours 
à faire de grandes choses et les 
plus parfaites. 

Mugida^ 1. mouvement. Sàra* 
giaren mitgidak, chatouillement. P. 

Mugitse, V. mugUu. 

Mugon, V. mtiga. 

MuKA, bn. muiif L En bn. mèche. 
En 1. morve et mèche. Pour morve 
(mucosités qui sortent du nez) le 
bn. a muiu, muiuê. Du lat. mjxa, 
mèche et mucus, morve dont l'ori- 
gine commune est Taryaque mue 
(inuk) V. Littré, D. et Fick, Indog. 
Wb. p. 165. 

MuhUUi bn. mukadatu^ muta" 
dateen, 1. moucher la chandelle; 
de muho'iu. M. Brachet cite cepen- 
dant: muccare. Si nasum excusserit 
ut muccare non posait. Loi des 
Bipnaires» 5. 2. Le nom verb. peut 
avoir é\£ forme également bien de 
l'une et de l'autre manière. 

Uêu, 1. morveux ; de myJn-tsu. 



Muleta^ bn. mouchettes. Une cor 
ruption du français? h pour ch. 

MUKADATU, MUKADATZE, V. muka» 

MuKATZB, V. muia, 

Mllker, g. dur, irascible; — 1. 
superbe, fastueux. 

MuKBTA, V. muki, 

MuKi, V. muha, 

MuKiTsn, V. mnka. 

MuKu, V. muka. 

MukUTy V. moêkar* 

Mllkuni) 1« bn. comble. Larr. 
et P. écrivent ce mot avec un r. 
M. SaJ. avec deux f. Comp. lebisc. 
mukwr (avec l'art, muhtrrd) tête, 
rîme d'un arbre, ce qui explique- 
rait la signification de comble. Ou 
bien faudra-t-il rattacher muhuru 
à mufu^ monceau; comme comble 
du lat. cumulus. Neurria mukuru 
emaitea, donner la mesure comble. P. 

Mukurutft, muiuruizân, 1. combler. 

Muiuruia^ bn. loc. adv. de mu- 
hu/ntrkam 

Mukanika, v. muium, 
Mukurutu, mnkurutze, v. 

mukuru. 

MulchO, V. mwru. 
MulhO, V. mwru, 
MulkO, V. muru. 

Hulo, mnllo, v. mwru. 

MulZOf V. mutu. 

Hnlzoka, v. mwru. 

MulzUf V. mwru. 

Mnfij g. muin, fuin^ hun^ 1. 
moelle. — g. suc des plantes. Au 
plur. munak ou burumunak, g. les 
cervelles. Pour la permutation de 
m et y, comp. imini =: ^mi. La 
mutation de m en A est, autant 



278 



que nous sachions, une exception. 
MuNDU, g. 1. bn. monde, 
MimllO, V. muno, 
MnnhnY ^ y. muno, 

MunnllO, bn. (nn =: n) infime 
da pied ou de la main. Selon Diez, 
E. W. 1 p. 286 mon, moun, est 
du breton, et inconnu aux autres 
langues celtiques. Ne serait-ce pas 
alors plutôt du basque? M. Diez 
ne cite pas le mot bn. qui cor- 
respond exactement au breton. H 
identifie moun, avec mun, moelle, 
d'où dériverait Tesp. munon, grand 
muscle du bras, et le £r. moignon. 
Selon MM. Littré et Brachet, Tori- 
gine de moignon est inconnue. 

Muno, g. muniOf 1. bn. petite 
colline. 

Muniux^ bn. motte de terre dans 
de mauvaises prairies, ordinaire- 
ment l'oeuvre des fourmis. Sal. 

Murdukatu, bn. mettre en 
désordre des étoffes en dérangeant 
les plis. 

M urkilla, v. kUlo. 

MuBBiON, 1. morroitij bn. bour- 
rache; du gén. lat. borraginis P Pour 
la mutation de b en m, comp. 
moka de bolza; MiarrUze='BiàT' 
ritz. 

Murritz, bn. court. 

Murritztu^ 1. bn. raccourcir; 
rogner, ronger. 

MuBBOiL, V. moroil, 

Mumi, V. muru. 

Murruchori, bn. moineau; de 
murru (mxixychori? 

MtUTUka, bn. rocher. 

MurruskatUy v. mamakatu. 



Mum, g. murrUf mora (L a.), 
P. muriOj burio, P. morkasda, 1. 
m^MrrokOy bn. mulio, mulio^ muUlo^ 
mulza^ 1. mulzOy muleko (diminutif), 
bn. Tous ces mots ont à peu près 
la m^me signification: monceau, 
tas, grappe, botte, et probablement 
la même origine. La racine paraît 
être mur ou mul, avec l mouillé; 
de là muillOi et mulAo. Peut-être 
pourra-t-on ajouter encore ici muno 
ou munko colline. La permutation 
de ^ et r (v. kapera et ari 8.) ex- 
plique la double orthographe muru 
et mulAo, La permutation de l et 
z (v. karamUcAa) celle de muUo et 
mulzo. 

Murio, muUoj mulzu, P. amas, 
monceau. MaAatz mwrhoa ou ter- 
ioa^ la grappe de raisins. P. Syn. 
de gokho. Poar> la permutation de 
b et m, comp. bUgor = mUgor ; 
ibeni = imini; Uga = miga. 

Mulio, tas, amas, monceau, F. 

Mulzo, bn. groupe. 

Mtdeho^ bn. petit groupe. Cl, 
diminatif. 

Mulzoka, bn. par groupe; de 
multo-ha. Mulzoiajuan dire, ils sont 
allés par groupes. 

MutUo, houppe. P. Neskarenmuil' 
loto, gros sein. P. 

Mulho, 1. petite colline ; syn. de 
monAo, munko. Pour la permutation 
de / et 9», V. lar. 

Morioxtoj 1. grappe (de raisin). 
Comp. muriOi grappe; le x s^n 
peut-être pour ci ou Ici diminutif, 
comme cela se trouve quelquefois. 
Par ex. P. écrit buruxea = pour 



279 



burueiîka, maxcor pour maàkor. Me- 
hax (Sal.) paraît être un dimi- 
nutif de meha. Ezterautate morkoxia 
bai ère eta ez biior bat^ ahocm 
eman ahal diiekeyenik ulzi. Ax. p. 
178. a. ^d. S6. n. éd. Il n'est pas 
même laissé une grappe ni un mor- 
ceau, pouvant être offert à la bouche. 
M. Tabbé Inchauspe corrige (?) mor^ 
koxta et écrit morcokhta; ce qui 
change entièrement le mot; d'où 
vient ce ^."^ nous ne trouvons nulle 
part moriok. 

Morroko, bn. botte, (de paille). 
Ce mot paratt être le même que 
murio et morhoxta (v. plus haut)^ 
et corrobore notre opinion que la 
correction de M. Fabbé Inchauspe, 
morcokhta pour morkoxia, est une 
erreur. Morroko se dit encore pour 
opAil en bn. 

MUTUlU, bn. moyeu. Peut-être 
du lat. modiolusP Pour la permu- 
tation de r et d, v. egundano et 
madarikaiu = tnadadikaiu. 

Musika, g. alberge, pêche; 
Tarbre et le fruit. Ce mot a forte- 
ment souffert; il semble certain 
qu'il dérive de persica, esp. Aujour- 
d'hui il désigne une espèce parti- 
culière, le melocotone. Comp. mer- 
chika. 

MusKETiLA, bn. raisin cultivé 
dans les jardins; du prov. musca- 
del, adj. muscat, v. L. E. ^ 

Muskllr, croûte de pain, mot 
d'O. selon P. 

MusTZA, 1. bn. apparence, échan- 
tillon; du prov. mostra, montre, 
apparence. 



Mustoka, bn. poignée de vieux 
linge pour nettoyer. De musiu 
poing, qui ne se trouve pas P Comp. 
muaiupilla. 

Mustnpilla, 1. coup de poing. 
MusiupUka àariizea, se battre à 
coups de poing. 

Musu, g. 1. bn. museau, baiser; 
de Fane. esp. muso, ou du prov. 
mus; même signification. Mtièu 
eman, donner un baiser. 

Musurkaiu, 1. bn. fouiller, se dit 
des porcs; remuer la terre avec le 
groin. 

MUSUBKATU, inJSnBKATZE,V.f»«M». 

MutchitU, 1. moisi. Est-ce une 
corruption du fr. moisi; iu est la 
term. de l'adj. verb. 

Muthil, v. mniil. 

Muthiri, bn. importun. 

MuiAiriiaaun, bn. importunité; 
de mnikifi-iasun. Jusqu'à présent 
nous n'avons pas trouvé muihiri 
que P. cite, sans en donner la 
traduction. Halere Aaren miUhira- 
iassunagaiic iaquirie. Luc. XI. 8. 
Test. Boch. Il se lèvera pourtant 
à cause de son importunité. 

MuTHUB, V. muiur. 

MutkikO, V. muiil. 

Mutil, g. 1. muiUla, b. muthU, 
bn. garçon. Diez se demande (E. 
W. 1. p. 284.) si Tesp. mocho, 
émoussé, dériverait du lat. mutilus, 
comme cachorro de catulus, et si 
le basque muiil garçon ne viendrait 
pas appuyer cette supposition P Nous 
demandons à notre tour si le seul 
mot que les Basques ont pour „gar- 
çon'' serait emprunté au latin? 



280 



Baserifan jayo ta aziriko mutilla. 
Mogael. Garçon né et élevé dans 
la ferme. 

MutUko, bn. mitàilio, soûl, selon 
Sal. syn. de mutil. On dirait une 
forme dérivée de m«^f2; une espace 
d'adjectif {mutU-ko) employé sub- 
stantivement. 

MuTiKO, V. ntfUu. 
' MuTu, 1. bn. muet; del'esp.mudo. 

Mututuy bn. devenir muet. 

MutinOf bn. silencieux^ taciturne. 



Mutnr^ g. I. mutiur^ bn. museau, 
bec; L poignet, manchette. Au fig. 
moue, boudeur. Mutur dago, il £ût 
la moue ; il est boudeur. EbIu muàvr 
ona dUf TÏ h bon poignet. P. 

Mngika, 1. moquerie. 

Muziiaria, 1. moqueur; de «ra- 
ziia^ri 4. 

Muziiatu, muzUéUgen, I. se mo- 
quer. 

Muzu, V. musu. 



N. 



N. Suffixe qui correspond 1^. à: 
en, dans. Eclea. la maison ; eeiean^ 
dans la maison. BUbaan, dans Bil- 
bab. An^ là, de a-n. Le snf. n 
quand il signifie en, dans, ne s'unit 
qu'au nom défini, c a. d. accom- 
pagne de Tartide. Quand les noms 
finissent par r ou n, comme /«r, 
^on, le suffixe n devient ean, sans 
que nous ayons pu en découvrir 
la cause jusqu^à présent. Ainsi yi- 
nonean^ lurrean. Quand il faut ex- 
primer cette relation du locatif 
d'une façon indéfinie ou, plurielle 
n devient etan, de eta-n. Ceci a 
toujours lieu avec les pronoms qui, 
cela va sans dire, ne peuvent être 
accompagnés de l'article. P. ex. 
liburu onetanf dans ce livre. Y. eia, 
s. V. ta. 

2^. à: de. Pedraren, de Pierre; de 
Pedrth^. Le tf est lettre de liaison et 
caractéristique de l'indéfini, et se 
trouve toujours dans les cas sem- 
blables, où il faut distinguer le 
dffîni de l'indéfini. Le r est une 
lettre euphonique dont le bise, ne 
se sert souvent pas. G^est ainsi 
qu'01aecheadit,p. 166. Jangoikoaen 
ëemiari; p. 174. Jaunaer^ gragiaz; 



p. 179. ezpada zeure semiaen arpegi. 
Dans tous les autres dialectes on 
dirait: Jangcnhoofen^ Jaunaren^ êe^ 
miaren. 

3^. au pron. relatif; c'est à dire 
que suffixe à la terminaison ver- 
bale, il donne à la phrase une 
forme participiale, que nous ex- 
primons par un pron. relatif. On 
se sert en basque (comme dans 
beaucoup d'autres langues) du pron. 
interrogatif pour pron. relatif; mais 
c'est très-rare. — Ikmten naun awrra, 
Tenfantqui me voit; Aibikustennau^ 
il me voit. La traduction ail. das 
mich sehende kind (le me voyant 
enfant) s'en rapproche un peu plus, 
bien que ikmten ne soit pas un 
participe, mais un nom au locatif. 

Un seul suffixe a pu exprimer 
le génitif et le locatif {eehean\ Jau- 
naen); ce fait se retrouve en latin, 
V. Bréal, gram. comp. 1. p. 484. 
Mais nous n^aimerions pas décider 
si le pron. relatif est exprimé par 
le même suffixe. Dans l'état où 
nous le connaissons, il a la même 
forme et c'est tout ce que nous 
pouvons en dire. 

4^. Ce suffixe est encore en 



282 



usage, du moins en gaip. là, oà 
nous nous servons de la conjonc- 
tion que. Pozik nago zeren elarri 
àidazun (didazu-n) àerri on bat. Je 
suis content de ce que tous m^avez 
apporté une bonne nouvelle. — 
Faudrait-il y voir l'influence de 
l'espagnol ? dans cette langue comme 
en français, le pron. relatif (accu- 
satif) et la conjonction ont la 
même forme. Il paraît plutôt que 
n dépend ici de zeren; et c'est 
ainsi que n est, pour ainsi dire, 
régi par les mots suivants; wm, 
bezala, arûean, zein, ea, noruniz. 
Non dan (da^nj hagea an da zelea. 
Oà est manque, là est désir. Esan 
dan hezala. Ainsi qu*il est dit. 
Mundu mundua dan arlean. Aussi 
longtemps que le monde est monde. 
Noruniz erorten geran. Où que nous 
tombions. Galdetu dit ea etorriio 
zeran. Il m*a demandé si tu 
viendras. 

Naasi, v. nos. 

NaastUj V. nos. 

Nabala, V. labana. 

Nabar, 1. bn. contre. 

Nabar, g. 1. bn. bigarré. Bhar 
naiar, I. pois chiche, pois barré. 
Naàardnra, 1. bigarure; de nadar- 
dura, Mahiru herriko mairu beltzak 
bere larru beUza, eta tigre arrak 
ère, bere nabardurak aida, utz, eta 
mudadizanean. Ax. 98. a. éd. 267 
n. éd. Quand le maure du pays 
maure aura changé, laissé sa peau 
noire, et le tigre aussi sa biga- 
rure. ... Axular écrit la première 
fois ma&iru, avec A, la seconde fois 



sans i; Tédition corrigée (?) aussi. 

Nabarben, g. glouton, selon 

le petit vocabulaire à la fin des 
Fabulas en verso vascongado, etc. 
St. Sébastien 1842. — 1. opiniâtre, 
têtu, acariâtre, P. 

Nabarbentasun, 1. opiniâtreté; de 
nabarben-tasun, 

Nabarbentu, nabarbenizen, P. n'en 
donne pas la traduction, oe qui 
importerait peu si nous ne trou- 
vions ce nom verb. employé dans 
une tout autre acception par Tabbé 
Inchauspe, dans l'introduction du 
Oueroeo guero de Axular. Nous 
y lisons: Horreh nabarbentzen dm 
nola ediziane hartan hainberize iuU 
ete narrio aurkhUzen den. Ceci 
(explique?) comment il y a tant 
de fautes et de — ? dans cette 
édition. Narrio que nt>us ne tra- 
duisons pas est employé par Axu- 
lar et Pouvreau pour scrupule, 
remords. 

Nabarbentastm, v. mOarben. 
Nabarbentu, nabarbentze, 

V. nabarben. 

Nabari, nabaritu, nabarit- 

zen, 1. reconnaître, apercevoir, dé- 
couvrir de loin. 

NabO, 1. grande plaine près ies 
montagnes. Syn. de zelAai et du 
guip. (?) hordeki, P. C'est de ce 
mot que W, v. Humboldt fait dé- 
river navarray nabarra; v. Prflf. 
der IJnters. etc. p. 15. L'auteur 
dit: de nava (bien que P. écnve 
nabea, nauea, et c^est de lui que 
Humboldt prend le mot) et de 
arra^ suffixe qui est très-usité es 



iis 



basque; et ainsi T^tymologie de 
Navarra ne laisse aucun doute. Il 
nous semble que c'est trancher la 
question à la légère; arra ou .plu- 
tôt ar est, il est vrai, un suffixe 
qui se trouve assez fréquemment, 
mais indiquant toujours Thabitant 
d'un lieu: Burgostarra^ Erromarra^ 
EspanaiTa^ errUarra, etc. Naôarra 
signifierait donc l'habitant de la 
plaine. 

Nab^^tu, nabegatzen, P. 

donne pour synonyme gobemaizea^ 
et ëcrit na/oegatzen. Ongi naèegat» 
zen da, il conduit bien ses affaires. 
De naviguer? 

Nabsla, y. labana, 

Nabusi, v. naguH. 

Nagato, nasskata, nasskat- 

Z6I1, g. détester. Selon Larramendi 
on ne dit pas : nazkatzen det pe^ 
iaêua je déteste le péché; mais 
nazkatzen nau pekaiua ; ce qui pour- 
rait se traduire par : le -péché m'a 
(m'est) en abomination. Nau est 
„m'a" et non „m^est" mais on em- 
ploie peut-être l'un pour l'autre^ 
y. izan. On peut encore rendre la 
phrase au passif: nazkatzen naiz 
pekaiuaz, me ofendo mucho de el 
pecadOy je suis très offensé par le 
péché. Ce nom verb. doit dériver 
de naga ou nazka^ qui ne se trou- 
vent pas; peut-être est-il d'origine 
étrangère. 

Nagi, g. 1. bn. paresseux; syn. 
de alfer. Zoaz^ nagia, ehinhaurria- 
gana. Ax. p. 86. a. éd. Allez, pa- 
resseux, à la fourmi. £st-ce que nagi, 
viendrait du lat. ignavia? 



Nagitasun, 1. paresse. 

Nagitasun» v. nagi. 

Naglisi, g. nausi b. 1. nabusi, 
bn. maître. Pour la permutation 
de g et d, v. guraaoak. Nehorc bi 
nabtiêsi ecin cerbitza ditzaque. Matt. 
VI. 24, Test. Boch. Personne ne 
peut servir deux maîtres. Oizonik 
elduenak eta nagwienak, g. Les 
plus mûrs et les plus élevés (su- 
périeurs) des hommes. Mutil nau^ 
si/ei berekautan legez ai jatorkeez 
kasa, peska^ palanka. Moguel, p. 
154. Comme aux grands garçons, 
il leur vient la coutume de chas- 
ser, pécher. 

Nabar, v. lar 1. 
Naliaro, 1- souvent. 

Nahas, v. naè. 

Nahasgarri, v. nae, 
Nabasi, v. nos. 
Nahaskeria, v. nas. 
Nahasmendu, v. nas. 
Nahastaria, v. naa, 
Nahastakeria, v. nas. 
Nahastapen» v. nas. 
Nahastato, v. nas. 
Nahastatze, v. nas. 
Nahaste, v. nos. 
Nahasteka, v. nas. 
Nahastekatu, nahastekat- 

Ze, V. nos. 

Nahassaille, v. nas. 
Nahatsale, v. nas. 

Nahi, V. nai. 

Nahigabe, v. nai. 
Naliikaria, v. nai. 
Nahikide, v. naù 
Nahikunde, v. nai. 

Nahitu, V. nai. 



284 



Nahitse, v. nai. 
Nahiz-nahiz, v. nai. 

Nai, g. b. noAi, 1. bn. volonté. 
Nai, accompagné des terminaisons 
auzil. dât, dezu, etc. correspond à: 
vouloir. Nai det, g. naii dui^ L 
bn. je veux. Nai accompagné des 
terminaisons de igan, correspond à: 
plaire à. Jainioak naita fnai^daj^ 
plaise à Dieu, Dien veuille. Jaii^ 
goikoari nai dakiola^ qu'il plaise à 
Dien. Comme le degré de compa- 
raison est exprimé par le nom ver- 
bal même, on trouve nayago (comp.) 
et nàyen^ nahien (superl.) avec les 
term. auiil. Eta deôeiu iura autêi 
nagago izan zuen^ g. Et il voulait 
plutôt enfreindre ce commandement. 
Nahien diudana, 1. ce que je veux 
le plus; dwi'\-n relatif devient 
dudan; avec l'article dudana. — 
Nere nekearen saririk nayena izango^ 
dana, g.^ qui sera la plus voulue 
(désirée) récompense de mes peines. 
Naki bezain gaixto. Si méchant que 
vous voudrez. P. — Nai est em- 
ployé en bise pour edo* Oentia 
batuten danian solo nai baso. Mo- 
guel^ p. 115. Quand les cultiva- 
teurs de forêts ou de champs sont 
réunis. 

' Naiz naiz, g. nai nai, b. nakiz 
naiizj 1. soit soit ; de nai^z. Nahiz 
aUzineaUy naMz gibelean^ soit de- 
vaot^ soit derrière. 

Nakiz nahira^ 1. de volonté dé- 
libérée. 

NaUnnde, g. nahiiunde, 1. envie^ 
désir, velléité. La terminaison est 
obscure. Nahikunde baita eta ez 



nakia, Ax. p. 47. a. éd. Ia vel- 
léité y esty mais non pas la vo- 
lonté. Ona^ bada, naiimnde eia aU^ 
egin guzien loin artaiii nota irien 
ziran, Lardiz. Voici doncoonunent 
ils sortirent de ce lieu de délices 
et de plaisirs. 

NahUaria, désir, convoitise. O. 
De noAi^keria, 

Naigabâi g. nakigaie, bn. con- 
trariété; de nai-gahe. 

Naiiéu, nakUzen, 1. bn. vouloir, 
prendre envie. 

NaUkeraf g. commodité. 

Nakiiide, 1. émule; de nali- 
Jade, 

NaigabOi v. nai. 
Naikera, v. nai. 
Naikunde, v. nai. 

Naiz, g- 1- je suis. 

Naiz naiz, v. nai. 

Napur, 1. nnaphwr^ bn. friand; 
syn. de aiazuri. — Znri est resté 
sans explication s. v. aiazuri, Zwri 
blanc, indiquera peut-être sucre. 
En holl. zuikermondje, bouche à 
sucre, de quelqu'un qui est friand, 
qui aime le sucre; de mond, bou- 
che et zuiker, sucre. 

Nar, g- traineau, esp. nazria. 
Le basque de l'esp. ou Tesp. da 
basque? 

Nardabera, v. nardatu, 
Nardagarri, v. nardaiu. 
Nardatu, nardatzen, 1. se 

douter. Horrei nardaizen nan- 
Gela me dégoûte. De narda, qui 
ne se trouve pas. 

Nardabera, 1. qui se dégoûte 
aisément. P. cite encore: nardo'' 



iss 



iertasuHj (d^out) nardaieratgea, (se 
douter), nardabcroH, (adv. avec 
d^ut), sans les iradaire. 

Nardagarrif l.d^utant; de nardch 
garri. 

TUBrOf bu. tranquille^ en repos 
(â*nu liquide); amorti (?) Hàurrei 
zuazaoher(U,begiaknaTetuak dUuzu, 
Enfanta allez au lit^ vous avez les 
yeux amortis. Sal. 

Naagatu, bn. narguer. 

Narriatii, narriatzen, 1. P. 

u'eu donne pas la traduction. Oêa- 
suna narriatzea jan edan êuberaz. 
Perdre, abimer (?) la santé par 
excès de boire et de manger. Nota 
ffure lehenôeziko aUa harh gure na^ 
iuraleza kaur, bere bekatuz nariaiu 
baitrum, Ax. jff 250. a. éd. 78.^ 
u. éd. Gomment notre premier 
père a perdu notre nature par ses 
péchés. 

NarriatZ6t v. narriatu, 
NarriO, 1. scrupule^ remords. 
Narrio zahartua nekez kenizen da. 
Il s*est défait avec peine de (son) 
vieux scrupule. P. Arrazadura ut^ 
tkatua, narrio zahartua ezia panlu 
baUùako midiiuntzaz Mndatéen, Ax. 
p. 9S. a éd. 266. n. éd. L'ancienne 
passion, le vieux remords ne se 
guérit pas par une médication d'un 
moment. M. Inchauspe se sert de 
narrio dans un tout autre sens ; 
V. Tex. s. V. naôarben. 

Narritamendu, -v, narrOatu. 
Narritatu, narritatsBen, 1. 

inciter, pousser, irriter. 

NarrUamendu, 1. incitation, as* 
saut. Koleraren leAenàiziio narri- 



tumendua. Le premier assaut de la 
colère. P. 

Narru, v. larru. 

Nas, 1. b. je suis. 

Nas, 2. Iiabas. Le dial. bn. pa* 
raît seul faire usage du radical 
naAas, ensemble ; syn. de elgarreJnn* 
Les autres dialectes n'ont que les 
dérivés. 

Naan, g. mélangé; adj. verbal 
de naos (pour «o^)-». Badaroëote 
pulpiûuan hUzera naasi bai, ôein 
Etahera, ôein Erdera, ôeia Laiinera. 
Lettre de Larr. à Mend. Ils par- 
lent dans la chaire un langage 
mêlé, une fois en basque, une fois 
en espagnol, une fois en latin. 
Larramendi, dans la même lettre, 
se sert de naasi comme substantif. 
Zenean hizkunizaren naasiaz ta adUu 
bageaz ozta jakin ai da bear dana. 
Dans lequel (pays basque) on sait 
ordinairement à peine ce qu'il faut, 
par (à cause du) le mélange du 
langage et par ce qu'on ne se 
comprend pas. 

NaAoêi, bn. tracassier, qui aime 
^ brouiller les gens. Il se peut 
que naiasi soit employé dans ce 
sens, mais il nous semble que ce 
n'est pas correct. Naiasi est un 
participe passé et ne peut avoir 
une signification active. 

Nastuy naêUn, g. naasiu, b. na^ 
haSf naàaêi, nakasten^ ou naiasiat' 
zen, 1. bn. mêler, brouiller, impor- 
tuner. JSz neza zula nahae^ 1. Luc, 
XI. 7. Soc. bib. Londres. Ne m'im- 
portunes point. 

Naeiera, g. mélange; de nasi-era. 



286 



Nasmefi, g. confusioiif mélange; 
àefuU'tHen. 

Naspil^ g. Bjn. de noêtnen. Zenak 
esan nai dute nasmena edo naspUla, 
Lardiz. Lesquels (mots) veulent 
dire : confusion (Babel etBabylone). 

NaAasmenduy 1. syn. de noêmen, 
liez egiozu ahal guziaz munduko 
harrabotsari etanaAaêmenduari.ChoU' 
rio. Fuyez de tout (votre) pouvoir 
le tumulte et les brouilleries du 
monde. 

NaAastepen, 1. syn. de nasmen. 
Du subst. verb. nahaste et de la 
term. pen. 

NasUro. g. confusément ; de noB^ 
hirTO. Deux terminaisons pour une. 

Nasii, nauasiij noasUro^ g. peut- 
être. Evidemment une corruption 
de nat ou naioê-ki. Larr. dans sa 
lettre à Mend. dit que c*est un 
mot des pays- bas et que ausa est 
en usage dans la montagne. — 
Noaskiro ezia beêtea bezain jahma. 
Peut-être n'est-il pas si savant que 
Tautre. 

Nahoêkeria, bn. nakoftaieria, 1. 
brouillerie, tracasserie; de naios* 
et nahaste-keria, 

Nahastaria, 1. brouillon; de 
nakaste-ari 4. 

Nahasteka, bn. en mélange; de 
nakoBte-ia» 

Nahastekaiuy nakastekatzen^ 1. bn. 
mélanger. 

NaAoêzaille, nahaUale^ bn. celui 
qui fait ou qui aime à faire Tac- 
tion indiquée par le verbe. De 
nahas^tzaUle et zale. — Presentaôu 
drautaçue guiçon haur populuaren 



nahaUale ieçala. Luc, XXIH. 14. 
Test. Bioch. Vous m avez pr^nté 
cet homme comme pervertissear du 
peuple. 

Nakoêgarri, 1. cuillière; syn. de 
burunzide. De nakas^garri. 

Nasai» g. b. détendu, relâché. — 
bn. ample^ terme de tailleur et de 
cordonnier. Sal. 

NasaUamn, g. b. 1. relazadon, 
relâche; de noêai-tasun. Boztoiuna 
noêoUasunii gobe, réjouissanœ sans 
relâche. P. 

Noiaiieria, g. b. méchanceté; de 
nasai^keria, MilUnaiak gizom Noeren 
demporan bota zUuban ifjferma-a, 
eureen fuuaikeri/a gaitik. Des mil- 
Ions d'hommes, au temps de Noé, 
furent précipités dins Tenfer à cause 
de leur méchanceté. Moguel. 

•NasaiM^ 1. bn. amplement; de 
nasai-M* 

Nasaikeria, v. notai, 
Nasaiki, v. nasal 
Nasaitasun» v. nasai. 
Nasiera, v. nos. 
Naski, V. noi. 
Naskiro, v. nas. 
Nasmen, v. nos. 

Naspil, V. naê. 

Naste, V. nos. 

Nastu, V. noê. 

Nauasld, v. noihi^ s. v. %ai. 

Nausi, V. nagusi. 

Nauzatzea» se gausser. AdiizâB 
eztuan gauza eztezcda piusta et 
nauza, La chose que tu n'entends 
pas ne la vilipende ni ne t'en gausse. 
Prov. 483. d'O. 

NazkatU, v. nagaiu. 



287 



Nebia, b. frère. 

Negala, v. negelarra. 

Negar, g. b. nigar^ 1. bn. larme. 
Han içatien da nigar eta hartz gof" 
Toseolz. Matt VIII. 12. Test. Boch. 
Là il y aura des pleurs et des grin- 
cements de dents. GarrascotZy pa- 
raît être formé de garratha (v. 
kartatka^ s. v. karraia) et de ois 
bruit. Nigar purpuiUa^ grosse larme, 
P. Nigar beroz^ à chaudes larmes. P. 

Negirregin, g. nigar egin, 1. bn. 
nigarrez egon, 1. pleurer. 

Negargarrij g. b. nigargarri, 1. 
lamentable; de nigar-garri. 

Negargarri, v. negar. 
Negarregin, v. negar. 

Negela, 1. grenouille. 
Negelarrat 1. F.negala, 1. bn. 
dartre, larra pour larru? 

N^fUf g« l- biver. 
NebabOy bn. domestique. Sal. 
s. y. michkaudi. Comp. nerhabe* 

Nebor, nehork^ v. nor, 
Neborat, v. nor, 
Neito, neitzen, 1. finir. 

Neka, bn. mèche; syn. de muhu. 

Nekadura, v. neke, 
Nekato, nekatze, v. neke. 
Nekazale, v. neke. 
Nekazari, v. neke.. 
Nekazaiitz, y. neke. 

Neke, g. b. 1. travail, peine. 
M.Mahu(Bask. Sprachd.p.XXXV.) 
laisse indécis, si nekalu, vient du 
latin necare ou bien si le latin 
vient du basque. Nous n^aimerions 
pas trancher la question et surtout 
pas pour le latin, (necare paraît se 
rattacher à Taryaque nak, v. Fick^ 



E. Wb. p. 106); mais il nous sem- 
ble que neke a donné nekatu^ si 
neke dérivait de nehatu^ comme il 
arrive quelquefois que le nom dé- 
rive du verbe, (comp. ahar de ahartu), 
la forme serût très-probablement 
neka et non neke. M. Sal. cite neke 
seulement comme adjectif : difficile, 
fatigant. Neiez cependant prouve 
que neke est aussi subst. en bn. 

NekeZi g. 1. bn. avec peine, dif- 
ficilement; de neke-z. 

NekaiUi nekatzen^ g. b. 1. bn. se 
fatiguer. 

Nelcadura, 1. lassitude. 

Nekazale^ b. 1. bn. nehazari^ g. 
ouvrier, laboureur; de neke^zale 
et ari4i. Ipuiok atera naidUutgaziecho 
ta nekazarientzat edo fueaian esan 
oi dan nekezaleewtzat. Je veux pu- 
blier ces fables, pour les enfants et 
les ouvriers, ou comme ou a cou- 
tume de dire en biscaien nekeza^ 
leentzat. Ant. Moguel. Ipui onae^ etc. 

Nekazarilz, g. 1. labourage, tra- 
vaux des champs. Nœ kuchaiik irten 
zanean nekazariézari eman zUzayon. 
Lardiz. Noé étant sorti de l'arche 
s'adonna au labourage. 

Neiizerdi, bn. travail fatigant; 
de neie^izerdi. 

Nekezi, 1. disette, nekezu, 1. di- 
setteux. P. 

Nekez, V. neke. 

Nekezi, v. neh. 

Nekezu, v. neke. 

Nekbaitz, v. elaiùz. 

Nekoxa. Le gîte que font les 
brebis hors de la bergerie, sur la 
rase campagne, pour prendre le frais. 



288 



lorsqu'il fait serein. 0. C'est du 
sool. mérid. 

Nerau, v. ni. 
Nere, v. «s. 

Nerhabe, L enfant, garçon on 
fille. P. Comp. nehabe. De la Vieux- 
ville écrit norhabe. Zuen kerrieta» 
aâin eia eêUUu gugieiako guifùti' 
noai, haurrah norkabeûk^ zaharrak 
eta êekiai tsuenganik bizUzeko hit- 
zaren ogtaren begira daudez. Dans 
votre pays, les chrétiens de tout âge 
et de toute condition, enfants et 
jeunes gens (?) vieillards et ser- 
viteurs, attendent de vous le pain 
de la parole de vie. 

Neronek, v. m. 
Neroni, v, ni. 

Neska» g. 1. fille. En guip. ne9ha 
est considéré plutôt comme nue 
expression grossière; on se sert de 
neêkaeka; p. ex. pour les servantes 
d'auberge; la chica des espagnols. 

Neskaeh, g. neskaieka^ bn. nei- 
kcUo, 1. bn. fille, jeune fille; de 
neska, avec le diminutif ek et ta, 
Baina Kainen ondorengo neskaeh eder» 
rai onifUiUa. Lardiz. Mais la pos- 
térité de Caïn aimant les belles 
filles. Nâêialeia^kiridiaênal^iaifui. 
Marc. y. 41. Test. Boch. Jeune 
fille, lui dit-il, lève-toi. Eta segur 
neure mutkilen eta neure neêcatoen 
gainera egun hetan erautêiren dut 
neure epiritutie. Act. II. 18. Et 
pour vrai, en ces jours là je répan- 
drai de mon esprit sur mes ser- 
viteurs (garçons) et sur mes ser- 
vantes (fiUes). — M. deChareucey 
cite nerkatOf mais nous n'avons 



trouvé nulle part cette variante. 
Comme elle doit servir d'anti^èse 
à neraôe et expliquer ce moti on 
aimerait savoir où M. de G. Ta prise. 
Nous avons à relever ici, comme 
déjà ailleurs (v. merchika), ane tra- 
duction ,^ittérale*'. ,^e même 
dans nerabe^ garçon, serviteur, liti 
sub homine, homo parvus, par op- 
position à neriato ou neêkalo ser- 
vante''. (D^rés de dimension et 
de comparaison en basqae*, p. 8. 
par M. de Charenoey). Disons 
d*abord que nera&e, nerkabe signifie 
selon P. en£ant| soit garçon soit 
fille. Ainsi l'opposition de nerabe 
à neriato tombe de suite. Mais 
admettons un moment que nerabe 
signifie spécialement garçon, alors 
il est difficile d'accepter sub homine 
comme étant une traduction litté- 
rale, puisque nera n'existe pas. £t 
de plus où se trouve l'opposition i 
neriato (forme problématique). Si 
nerabe est sub homine, que signi- 
fie alors ner*ia'to. M. de C. oubb'e 
de nous le dire. — Nous sommes 
doue tenté de croire^ jusqu'à 
preuve du contraire, que neriato 
n'existe pas. 

Netiatzar^ bu. fille méprisable; 
de neeta-eiar, 

Neekaeo. Mot d*0. qu'il écrit 
neseasêo et selon lui de neeoaon^t 
fille entière = vierge. 

Nesiame, g. syn. de neêiaci. 

Nesiatilla, b. syn. de neêiaci; de 
nesia^Ua, ou il, dimin. qui se re- 
trouve dans opil. 

Neskaoba, v. neeia. 



289 



Neskame» v. neska. 

Neskaso, v. neska. 
Neskato, v. neska. 
Neskatcha, v. neska. 
Neskatilla, v. nesia. 
Neskatzar, v. nesia. 

Netchale, bn. mule ou mulet 
d'environ six mois. 
Neuk, V. ni. 

Neure, v. nù 
Neuror, v. ni. 

Nourri, g. b. 1. bn. mesure. 
Neurriz, 1. avec mesure, sobrement. 

Neurtu, neiMrizen^ g. 1. neurri^j 
bn. mesurer. 

NeurthUzak, 1. vers. O. ^crit neuf* 
tiz; sing. de neurtu-hitzah. 

Neurtamn, 1. mesurage ; de neur- 
taaun. 

Nenrtzaille^ 1. mesureur; àeneur^ 
tzaille. 

Neurthitsak, v. tieurri. 

NeurtasUIIy v. neurri. 

Neurtu, v. neurri. 

NeurtzaiUe, v. neurri. 

Neurtze, v. neurri. 

Ni, nik, g. b. 1. bn. neuk^ b« 
je. Ni naiz, je suis. Nii diot, je 
dis. Eziot nii ezer merezidu, b. je 
ne mérite rien. 

Niri, g. 1. bn. à moi. 

Nercy g. neure, 1. bn. b. nire, b. 
mon, ma. C*est le génitif de ni, 
comme kire de Ai. Four la muta- 
tion de i en e, comp. keren de 
kiru. — Neure àuruari ungi behatzen 
èadiot. Chourio. Si je me considère 
bien moi-môme.i^fa^ti zaiôezenettre 
maiieai, b. Tremblez, mes (bien-) 
aimés. Jauna eziue hic ansiaric ceren 



neure aMzpae neuror eerbitzaizera 
utzilen nauen? Luc. X. 40. Test. 
Boch. Seigneur n'as tu point de 
souci de ce que ma soeur me laisse 
moi seule (litt. moi-même) pour 
le service? 

Nerau, neranek, g. moi-même; de 
ni-auy avec r euphonique, ou bien 
du gén. nere^au. Nous ne savons 
qu'elle est la meilleure des deux 
explications. L'objection M. Du- 
voisin que le lab. dit niiau^^hau, 
n'est pas un argument décisif; on 
peut le tourner contre lui. Le bn. 
dit neuror, qui paraît plutôt com- 
posé de neure-^ori, que de nir-ori. Et 
même Fouvreau dit: neu^k eguin 
^«^,j*ai fait moi-même. iVi?«^^ peut 
être une contraction de ni-^hau/rek, 
et probablement le sera-; mais comme 
le bn. dit neuror^ évidemment de 
neure-oriy il se pourrait que newrk 
fût pour neure'orrek. 

Nihau, nihaur, v. ci-dessus nerau. 

Neuror, v. ci-dessus nerau. 

Nerea, g. neurea, bn. b. le mien. 

Nigar, v. ne^iar. 

Nigargarri, v. ne^ar, 
Nihaur, v. ni. 

Nihoiz, V. noiz. 

Niholere, v. nola. 

Nihon, V. non. 

Nihor, nihork, v. nor. 
Nihtm, V. non. 
Nik, V. ni. 

NiNiA, g. 1. bn. prunelle; — 
g. 1. poupon; de l'esp. nina, en- 
fant. M. Sal. écrit nini, ce qui 
nous semble fautif; le a final n'est 
I pas l'artidei ou plutôt il représente 

19 



^90 



les deux^ la terminaison et l'article. 
Sans Tarticle le mot est encore 
nina, enfant (en hébreux prunelle 
est rendu par petit homme), puis- 
que Toeil fait Teffet d*un miroir, 
on s'y voit. 

Ninika, g. bouton de fleur. 

Nir6, V. ni. 

No, V. to. 

Noaskii noasldro, v. nos. 
Nobera, v. nar. 

Noharroin, 1. vil. abject; syn. 
de errumez et de onbeAar. Ma ha- 
latii ère bethi dira errumez, nohar- 
rain eta onbehar. Ax. p. 282. a. éd. 
360. n. éd. Et toutefois ils sont 
toujours mise'rabies. 

Noiz, g. 1. bn. noi^ b. quand. 
Jainkoaren doaya dezu, noiztanori 
nai duen ematen diana. Lettre de 
Larr. à Mend. Vous avez le don 
de Dieu qu'il donne quand et à 
qui il veut. No% ilgo gara? Quand 
mourrons nous? 

NaizàaU, g. 1. bn. noabait, b. un 
jour ou l'autre; de naiz^bait pour 
baita. Bail correspond ici àPangl. 
ever; à l'ail, auch ou irgend. 
Noizbaitt whenever, irgend wann. 
Nombaitf quelquepart, wherever, 
irgend wo, wo auch. Narbait^ quel- 
qu'un, whoever, wer auch. Zerbail, 
quelque, quoique ce soit, whatso- 
ever, irgend was. Nblaiait, d'une 
façon ou d'une autre, howsoever, 
irgend wie. — Naizbail ère hobeago 
da, ezen ez nikoiz ère. Il vaut mieux 
à la fin que non pas jamais. P. 
(Mieux vaut tard que jamais). 
Jfoùpaiteren buruan^ Au bout de 



quelque temps (p pour è apris la 
sibilante). 

Noizik ben, g. noêii bein, b. mûinà 
behin^ 1. quelquefois, de temps en 
temps; esp. de vez en cuaDdo. Le 
basque imité de l'esp. ou l'esp. du 
basque? 

Naizetik naizera, 1. noizetik moù^ 
bn. de temps en temps; de noi^ 
tik et ra, avec e de liaison. 

Noizten, jadis; mot d'O. selon 
P. La terminaison est obscure. 

Noiztenka^VL . syn. de noiietii nois. 
Paraît être formé de noixien-ka, 

Noiz edo noiz. 1. bn. une fois 
ou l'autre, tôt ou tard. 

Noizkotz, 1. pour quand; de 
nùiz'kotzat. 

Noizere^ 1. toutes les fois que; 
de noiz-ere. 

Inoiz, g. iiios^ b. niioizj I. bn. 
quelquefois, jamais. Nihoiz bezam- 
bat bothere du, 1. H a autant de 
pouvoir que jamais. Dans les phra- 
ses semblables on se sert en b' 
de „jamais" ce qui produit de la 
confusion et a fait croire que inoiz 
ou niioiz a un sens n^atif. Inaiz 
correspond à ev^er, angl. ; je, ail. 
ooit, holl. C'est donc une etteor 
quand M. Salaberry traduit mAoiz 
par „en aucun temps.'' Pour que 
la phrase soit négative il faut en- 
core ajouter ez. — Ikuêi dUnade 
inoiz bildots jayoperriak f Avesvonfl 
jamais (quelquefois) vu des agneaux 
nouveau-nésP Inos etUztm demUeet 
ffuroêwei esaten. MogueL Quelque- 
fois j'ai entendu dire aux parents. 
InaietOy g. syn. de ÎMMb. Soizko 



291 



demèaratan enaten hadezu^ g. Si 
jamais vous le disiez. 

Roiz-ez, g. inos ez, mosbere ez^ 
b. nihoiz ez^ 1. bn. jamais. Nos 
gicMtuhodirai«femnhopena? Inos" 
àereez, inosbere ez. Quand diminue- 
ront les peines deTenfer? Jamais, 
jamais. 

Noizbait, v. naiz. 

Noiaere, v. naiz. 

NoissetiK, v. noiz. 

Noizik ben, v. naiz. 

Noi2kotZ, V. naiz. 

Noiztffli, noiztenka, v. noiz. 

Noiztik, V. naiz. 

Nok, V. nar. 

Nokhll, V. noku. 

Noku, 1- perclus; nakku, bn. 
défaut matériel. Sal. 

Nola, g. l.bn. comment, comme. 
Puisque le n est élidé devant 2, r, 
i, t {egUle pour e^inle, hula pour 
hunla^ ala pour anla, ara pour anra, 
aitzitik pour aintzinlii, etc. v. Essai, 
Gh. 11)^ il est probable que nota 
est pour non-la, comme nora pour 
nan-ra, narowiz pour nan-raniz. 

Nolatan, 1. comment. Gomp. ala^ 
tan. Nolatan harrela fninza zare. 
Gomment parlez vous de la sorte. 
P. Il paraît que nolatan n'est plus 
usité de nos jours dans ce sens. 
Nolatan akal dateke beraz egia^ 
errege Damtek dioena, eztela nehar 
Aeriotzean, Jainkoazarhoitzen? Ax. 
204. a. éd. 64. n. éd. Gomment 
pourrait-il donc être vrai, ce que 
dit le roi David, que personne ne 
songe à Dieu en mourant? 

Nataikiitj g. nalazjmt, g, 1. nalaz^ 



bail, bn. de quelqixe maniée, de 
façon ou d'autre; de nala^bait^ v. 
noizbait. 

Nota nai^ g. nola naii, bn. d'une 
manière ou d'autre. Litt. comme 
on veut. 

Noiakoy g. 1. comment; de nala^ 
ko. Jakinik zerorrek non eta nth 
lako ibiUeretan egiten zan aimbeste 
pekatua. Sachant vous-même oii et 
comment tant de péchés ont été com- 
mis. Bada bertzerik hari dagakaniky 
chailki zeran den gizon^ nolakoa 
baita. P. Guir. Dot. 26. Il y en 
a d'autres (titre de J. G.) qui lui ap- 
partiennent, seulement parce qu'il 
est homme, ainsi qu'il Test. 

Inolaere azy g. nihalaere ez^ 1. 
d'aucune façon. 

Nolabait> v. wda. 

NolakO, V. nola. 

Nolatan^ v. nola. 
Nolazbait. nolaspait^v.Moia. 
Nolazpeka, v. nola, 
Nombait, v. non. 

Non, g. 1. bn. Tvuny b. g. bn. oii. 

Nombait, g. bn. nanbait, 1. (mieux 
aivec m) nunbait, bn. quelque parti 
de nom-bait font baita; v.noizbait^^-^ 
Non ère baita^ quelque part qu'il 
soit. Seste nonbait, g. ailleurs. 

Non edo non, \.hn. nunedanun, 
bn. sjn. de nambait. Jrdieteiko 
zaitut non edo non. Je t'attrap^erai 
en un lieu ou l'autre. P. 

liion ez, inan ère ez, g. nikan ez, 
1. niiun ez, bn. nulle part. 

Nora g. b. 1. bn. où; litt. vers 
oii; de non-ra, avec élision de n 
devant r, v. Essai, Gh. H. Nora 



292 



toag? où ailes vous? En ail. Wo 
gohen aie hin? 

NorabaUf 1. norapait, bn. vers 
quelque part: de non-ra-bait pour 
àaïUa, V. noizôaii, Ck)mme on ne dit 
pas en français^ il est allé vers 
quelque part^ mais bien quelque 
part^ ce mot se trouve traduit chez 
P. et chez M. Salaberry par ,, quel- 
que part/' Joan danorapait. Il est 
allé quelque part. Y. Essai, p. 128. 

NoraïUz, noruntz, g. b. norutzy 
b. où; litt. vers où; dQ-nofi'^otUz. 
Ce mot régit le suffixe «i. Naroniz 
erorten geran, an izango géra etemi" 
dadean^ g. Noruiz jausten garian, 
an izango gara etemidadian^ h, Mo- 
guel. Où que nous tombions, nous 
serons dans l'éternité. 

Non correspond encore à la con- 
jonction que. Alako moduan non, 
g. de telle manière que. Jrrazoina 
galdetzen àaduzu, huma non dm. Si 
vous me demandes la raison, la 
voici, ou, voici qu'elle est. Hain 
bertze dira non. Il y eu a tant que. 

Nor, nork, g. b. 1. bn. nok^ 
b. qui. Génitif: noren. Datif: nori.— 
Nor da hof? qui est là? Nork 
dio? qui le ditP Nok esan eèan 
Ave Maria f Qui a dit l'Ave Maria? 

Norizuk^ b. pluriel de nw. Comp. 
iaizuk. 

Norôaiit g. 1. bn. quelqu'un; de 
nor-baU pour baila, v. noizèaU. 

Nor 6ere, g. nobera, b. quicon- 
que. Norberak daukanerik bere emon 
biardau necesidadian dagozanpobriak 
èokorrieiako. Olaechea. 70. Quicon- 
que possède doit donner le sien 



pour le secours des pauvres qui sont 
dans le besoin. 

Rot, inork, g. inor (/) imA, b. 
nikorj nikork, h nehar, nekori, L 
bn. Tous ces pronoms, acoonipagnés 
de ez ou d'un verbe avec un sens 
négatif, signifient: personne. Imot 
ez dezu illkog. Eztuzu nikor iSlen. 
P. Guir. Dot. Tu ne tueras per- 
sonne. Nehorc bi nabuMt eein eer- 
bitza dUzague. Matt. YI. 24. Test. 
Boch. Personne ne pourra servir 
deux maîtres Zuhattz beikaiorra 
eitu nehork ebdkitzen, Ax. 38. a. éd. 
Personne ne coupe l'arbre qui porte 
des fruits. Le seul exemple que 
nous puissions citer où nekor e^ 
employé seul et alors afiirmative- 
ment, est le 241"»^ prov. d'O. fli- 
rta gutik^ eia hirur ankUzek galiieA 
dute nehor. Trois pea et trois beau- 
coup gâtent le monde; litt.quelqu'un. 

Nora, V. non. 

Norabait, norapait, v. mw. 

Noren, v. nor. 

Nori, V. nor. 
Norhabe, v. nerkabe. 
Nork, V. nor. 
Norontz, v. non. 
Nortzuk, V. nor. 
Noruntz, v. wm, 

Norutz, V. n&n. 
Nos, V. noiz. 
Nosbait, v. noiz. 
Nosik bein, v. noiz. 

NOSki, g. peut-être, sans doute 
(interr. et dubit.). Sera une variante 
de noaeki. Bana Sodoma eta Gomor- 
rakoak, noeki, .ikaraiurik, UtuUzera 
egin bide zuten. Lardiz. Mais ceux 



298 



de Sodome et de Gtomorrhe, peut- 
être, ayant peur (litt. tremblant) 
prirent le chemin poor retourner. 
Notha, 1. tache^ saleté; syn. 
de hUêu, En bn. défaut, et syn. 
de noJtAu. Jayoko notia^jayatioUa, 
péché originel. Sort notha^ tache 
de naissance. 



Notiaiu (?) noikaizen, 1. salir, 
tacher. 
Nothatae, v. notia. 
Nuk, bn. je suis. 
Nui, V. mm. 

Nimbait, v. non. 

NUZU, bn. je suis. 



V. 



M. Salaberry est le senl auteur 
qui représente^ le son de fi^ esp., 
gn. fr. par nn. Il sera donc mieux 
de conserver n qui est accepté par 
la majorité. 

Nabar, v. nabar. 

Naphur, v. napur. 

NiKA^ bn. niche. 

NmiKO, bn. petit. 

No, g. b. L bn. no, bn. Nous 
avons parlé ailleurs de ce suffixe^ v. 
egwiddko. Nous pouvons donc nous 
résumer ici et dire que fio signifie 
jusque ; qu'il se trouve seul (p. ex. 
onano^ de o»a-S0, jusque ici; oraiino 
de orain-no, jusque maintenant); 
ou bien uni au verbe ou au suffixe 
ra, sans doute à cause de la signi- 
fication de ,,tendance vers** qui les 
rapproche, ainsi roSo, jusque vers, 
jusqu'à. Zerurano^ jusqu'au ciel. 
No suffixe à da^ donne en guip. 
daho^ en 1. et bn. deiho pour den^no 
(den de da-^-n); en bise, dino et 
généralement gino, par suite de la 
permutation de ^ et ^. "Là d de 
deïno se perd quelquefois en lab. 
comme dans a/rieino pour arte deiho, 
et même tout le verbe disparût et 



arteino devient artio. Sarri artio^ 
jusqu'à tantôt. Zuh erran arteino, 
1. jnsqn'à ce que vous ayez dit. 
BUiha, gazie deino, on da jaUho. 
Ax. p. 97. a. éd. 271. n. éd. Le 
chevreau, aussi lougtemps (litt. jus- 
qu'à ce que) qu'il est jeuue, est bon 
à manger. Azken gino ondo iraunten 
dabena. Anibarro p. 10. Celui qui 
persévère bien jnsqn'à la fin. Orain^ 
dmo gicAiago eskatuten dot. Ani- 
barro, p. 84. Jusqu'à présent j'ai 
demandé moins. Haniizek maite 
dute Jeêus naii gaàerik gerthaizen 
ez deiho, laudatzen dute eta àenedi- 
katzen, konsolatzen ditueiho. Ohou- 
rio, p. 128. Plusieurs aiment Jésus 
aussi longtemps qu'il ne leur ar- 
rive point d'adversité, le louent et 
le bénissent aussi longtemps qu'il 
les consolent. — Liçarrague emploie 
dano, et no, aves les terminaisons 
verbales. Eçar dUzaquedano hire et- 
sayac hire oinen scaôella. Act. II. 
35. Jusqu'à ce qu'il les puisse 
mettre (pour) le marchepied de tes 
pieds. Dano a donc perdu sa signi- 
fication propre et ne signifie plus 
que ^Jusque." Dans ces cas-là Lar- 



294 



dizabal se sert de ruP^y jusque vers, 
ce qui paraît être plus logique, 
V. Tex. s. v« egundano. Remploi 
ici de da7U> appuierait notre opi- 
uion, abandonnée maintenant, mais 
émise dans notre £ssai, que dano 
serait une variante de rano et qui 
s*expliquerait par la permutation 
de d et r; mais il nous semble 
qu'il y a de la confusion chez Li^ 
çarrague. Nous trouvons ailleurs 
qu'il emploie no et même drano, 
Dioiga JeèUêec, Baldin hori nahi 
badut dagœn natharreno. Jean, XXI. 
22. Test. Boch. Jësus lui dit, si je 
veux cela qu'il demeure jusqu'à ce 
que je vienne. Nothorreno, de »a« 
thor (je viens) — no\ avec e dé 
liaison puisque » et r ne peuvent 
se suivre. Aicm adisquide eure 
partida conirastarequin fitetz ha- 
requin bidean aieeno (de aiz^no), 
Matt. V. 25. Test. Boch. Sois ami 
avec ta partie adverse, pendant 
que tu es en chemin avec elle. 
J^iaz, eguiaz, erraiten drauatf eztic 



ioren oiUarae^ uiaiu nugMemu& 
reian. Jean, XIIL 38. En vérité^ 
en vérité je te dis, le coq ne chan- 
tera pas, jusqu^à ce tu m'auras 
renié trois fois. Eta gueUn karra^ 
caquin beçala oraindrcno, 1 Cor. lY. 
13. Et comme avec la rftclure de 
tous, jusqu'à maintenant. Le groupe 
dr (dont Liçarrague se sert con- 
\ étamment) n'est pas basque; il faut 
donc décomposer oraindrano en 
t^ain^dorra-no. Comp. drauat dans 
l'ex. ci-dessus, pour darauai (dr- 
raiéen drauat, je te dis). Drauat 
vient probablement de eroan^ bi^i 
que M. Inchauspe prétende que 
les terminaisons n'ont pas de ra- 
dical! — Ainsi darano, rano, et no, 
signifient chez Liçarrague la même 
chose ^Jusque". Cela n'est guère 
possible. Si o*était nécessaire le 
mot oraindrano démontrerait ce que 
vaut l'assertion de M. Duvoisb, 
que egundano tst foUT egunera-dino^ 
et par conséquent oraindrano pour 
orainera^no/ 



o. 



Oa» g« 1* oha, 1. bn. ua, b. bn. 

vas; 2^« pers. de Timpér. de joan. 

Oar, g. atteution. Peat-être de 

oartu. M. Mahn (Bask. Sprachd. 

p. XXX YI) compare oartu à Tall. 

wahmehmen; c'est à dire oartu^ 

wabr-nehinen ; nehmen, prendre^ 

artu. Ce qui plaiderait eu faveur 

de cette ëtymologie serait le lab. 

et bn. oAarlu; ot Aariu ooirtsfoixà 

à or^tt. Le sens de wahr, ail. est 

connu, mais jusqu'à présent nous 

n'avons pas trouvé o ailleurs. Si 

la supposition est fondée oar dérive 

de oartu, et non oarlu de (Mr, Comp. 

ahar de ahartu. Jakin ez ezen^ ira- 

kurri ère badei oarrez ta arretaz 

zure esiusiriiatua. Lettre deLarr. 

à Mesd. Non seulement je le sais^ 

mais j'ai lu avec attention et avec 

soin votre manuscrit. 

Oartu, oartzeuj g. charte ohartu, 
ohartze^ 1. bn. observer, apercevoir, 
prendre garde, s'aviser. Inor ère 
oartu code, g. sans épargner, sans 
faire attention, à personne. JSta 
bere buruari ohart ceguionean. Luc. 
XV. 17. Test. Koch. Or étant re- 
venu à lui-même. JEznatzagfo oiartu, 
1. je ne m'en suis pas avisé. Pour 



la forme de oiart, comp. laiet, 
Oarraz, g. attentivement; de 

oarra-z. 

Oariabean, g. par inadvertance ; 

de oar-gabea-n, 

Oarkabean, v. oar. 
Oarraz, v. oar. 
Oartu, oart2S6, v. oar. 

Obe, g. b. hobe^ 1. bn. meilleur. 
C'est le seul comparatif irr^ulier 
(comp. geî) que nous connaissions ; 
cependant on trouve aussi : obeagOy 
hoheago. — Oberen (gén. de o6e^ 
r^i par bat, v. Essai, p. 122) bat 
ager dedin artea/n. Mendiburu. Jus- 
qu'à ce qu'il s'en publie un (quel- 
qu'un, irgend eines) (livre) de meil- 
leur. Guzietarik Aoberena. Le meil- 
leur de tous. ^a60re», est le super- 
latif ici, c'est à dire le génitif. En 
bn. ioben, Har ezazu iobena, prenez 
le meilleur. Sal. Hoben est le génitif 
(superlatif) de hob et non de Aoôe 
qui donne régulièrement hoberen. 

Obe uni auK terminaisons auxili- 
aires correspond à: il est mieux 
que. Obedet egitea^ il est mieux le 
faire, il est mieux que je le fasse. 
Ces locutions ne peuvent se traduire 
littéralement en fr. Le verbe {det) 



296 



indique qu'il s'agif de la première 
personne. La construction anglaise 
se rapproche plus du basque^ p. 
ex. Ihad better gomyself; j*aurais 
fait mieux d^aller moi-même. 

Oàelki^ g. b. hobeU^ L bn. mieux 
adv.; de obe^U. Même observation 
que pour obe\ bien qu*exprimant 
le comparatif on trouve obekÏK^ec 
le suffixe de comparaison. Len ère 
bano obehiago daiust. Lettre de Larr. 
à Mend. Je vois mieux qu'aupa- 
ravant. Obeto, g. b. mieux. Obeto 
estUeio, pour mieux dire. 

Obeki, V. obe. 

Obeto, V. obe. 

Obi> g* Aobi^ 1. bn. tombe, fosse. 
Gomp. oi 1. Au plur. obiai^ g. 
gencives. Baldin itsuac itsua guida 
badeça, hiœ Aobira eroriren dirade, 
Matt. XV. 14. Test. Eoch. Si 
Taveugle guide l'aveugle, les deux 
tomberont dans la fosse. 

Obiratu, obtratzen, g. hobvriUUf 
1. enterrer; de obi^a'tu. 

ObitcAina, prière qu'on fait sur 
la fosse des morts. P. Nous igno- 
rons ce que la terminaison signifie. 
P. écrit Aobi avec A et obitcAina 
sans Â; il se pourrait donc que le 
lat. obit se trouve dans la première 
partie du mot obitcAina. 

Obiak, V. obi. 

Obiratu, obiratze, v. obi. 

Oboro, davantage. Mot d'O. 
selon P. De obe-ro? 

Odei, g. bu. Aodeiy L bn. Aedoi^ 
edoiy 1. nuage. 

^obiel, bu. converti en parlant 
du temps. Nous plaçons ce mot 



ici puisque dans l'ordre alphabéti- 
que il est renvoyé à odeij mais 
nous craignons que ce ne soit une 
erreur. Il est plus probable que 
Aobiel se rattache à Aobi. Hobi a 
pu désigner primitivement couvert» 
et puis comme subst. fosse, expri- 
mant non pas Tidée d'un trou 
creusé dans la terre, mais l'idée 
de quelque chose de couvert. L'adj. 
oiAôêki^ couvert, viendrait peut-être 
à l'appui de cette supposition ; car 
il semblerait que o$, lit et od>, 
fosse ont une origine commune, 
et contiennent l'idée de couvrir. 
V. oiAeski. 

Odi, 1. mangeoire; vallon étroit. 

Odol, g. b. 1. bn. sang. Avec 
l'art, odola, le sang. Odol dtU Aura. 
Je l'ai pour parent. P. De nos 
jours on dirait plutôt, à ce qu'il 
paraît: Odoleko Aaut Aura. Odol 
aldi bâtez. Par un mouvement de 
colère. P. 

Odol sendoa, 1. colère, superbe. 
P. Nere odol sendoaz, par ma colère. 

Odolêu^ 1. odolzu, bn. sanguinaire; 
de odol-48u. 

Odolisurle, L meurtrier; de odol- 
isur (de isuriyle, 

OdoUzaiUy odoUzatzen, 1. odoUtaiu, 
bu. ensanglanter. 

Odolii^ 1. odolçi, bn. boudin; 
plat de sang cuit; de odol-gi fom 
gai. 

Odolgi, V. odol. 

Odolisurle, v. odol. 

OdoUd, V. odol. 

Odolstatu, V. odol. 

Odolsu, V. odol. 



297 



Odoltzatu, odoltzatse» v. 

odoL 

Odolzu, y. odol. 

Oe, V. ai, 

OgaJ.6, 1. bn. nourriture pour 
les porcs composée de farine^ de 
son et d*berbe. Selon P. excrément. 
Og^ara, chienne chaude. Mot 
d'O- selon Pouvreau, qui cite ce- 
pendant le même mot légèrement 
modifié, oAara, et avec la signifi- 
cation de prostituée^ mère de 
1* Antéchrist. Pour la permutation 
de ^ et A, v. chvngat 1. Pour la 
permutation de / et r, v. arilla^ s. 
V. ari S. On serait tenté de voir 
dans la terminaison le mot gar^ 
hlutty flamme, qui se retrouve dans 
les qualificatifs des animaux en 
chaleur: arkaray pour la brebis; 
atkara, pour la chèvre, et ici ogara^ 
pour la chienne. 
OoAZA, V. hogaaa. 
Ogei, g. b. hogoi, 1. vingt. 
Ogeigarren, g. b. kogaigarren, 1. 
bn. vingtième. La term. est ^arr^. 
Ogeitabat, g. vingt et un. 
Ogen^ iogeu, bn. tort. Est-ce 
une variante de Aoèen. Pour la 
permutation de 6 et ^, v. gurasoak. 
Ela huna nie çuen aitzinean intet' 
rogeUuric, hoguenie batte (pourda^- 
ere) eztut eriden gttiçon hunetan çuec 
accugatzenduçueneiarie, Luc, XXIII. 
14. Test. Boch. Et voici, l'en ayant 
fait répondre devant vous, je n*ai 
trouvé en cet homme aucun des 
crimes dont vous Taccusez, 

Ogi, g. b. 1. bn. pain. — .1. 
blé, froment. — P. emploie en 



français indistinctement pain et blé. 
Blé chamois, pain chamois. Glainot 
de pain, glainot de blé. Olaiuot 
doit signifier gerbe (de glaner P); 
mais nous le trouvons pas; v. 
espid. 

Okiîif 1. oihin, bn. boulanger; 
de ogt'egttt, 

OiAinza, bn. le métier de bou- 
langer; de ogi-egintzea. 

Ogigazlai, b. belette. 

Ogigaztai, v. ogi. 
Oha, V. oa. 
Ohaide, v. oi 1. 
Ohako, V. oi 1. 
Ohalano, 1. dogue. 
Ohantze, v. oi 1. 

Ohara, v. ogara. 

Ohatse, v. oi 1. 

Ohartu, v. oar. 

Ohartze, v. oar. 

Ohatu, V. oi 1. 

Ohatze, v. oi i. 

Ohe, V. en 1. 

Ohi, V. oi 2. 

Ohilninde, v. oi 2. 

OMl, ohildu, ohiltzen, 1. bn. 

effrayer, chasser^ (des oiseaux). 

Ohiltze, V. oiil. 
Ohita, V. oi 2. 
Ohitza, V. oi 2. 

Ohoin, 1. bn. voleur. 
OAointeria^ 1. vol ; de ohoin-Jceria. 
OAoinza, bn. vol; subst. verb. 
ohointza^ comp. aditza, 

Ohoingoa^ bn. syn. de ohoinza. 

Ohoingoa, v. ohoin. 
Ohoinkeria, v. oAoin. 
Ohoinssa, v. oàoin. 
Ohol, V. ola. 



298 



Ohondikatu, ohondikatze, 

V. oh, 

Ohobe, L honnenr; du prov. 
bonor. Pou? la mutation de n eu 
h, V. doai, 

OU !• oie, 1. bu. lit. Au plur. 
9y^^9 g* gencives^ aiuBi que obiai, 
de obi, fosse. Lit et fosse ont pu 
être exprimés par le même mot; v. 
iobiel, s. V. od&L 

Oiralu, airatun, g. oAcratu, ohe- 
ratzen^ 1. bn. aller au lit; de oi- 
ra^-tu, Oheraho naiz, j'irai au lit. 

OhaiUy ohalzen, 1. bn. s'aliter; 
placer, ranger. Ohatwrik datza (de 
etzan) aapaldi. Il y a longtemps 
qu'il est alité. 

Ohatse, 1. nid. Comp. okanize, 

Ohantze, bn. nid, grabat. La 
terminaison n'est pas claire. Le n 
parait avoir disparu eu lab. 

OAaide, 1. concubine; de oha 
pour ohea-ide. 

Oi^ 2. g. b. ohij 1. bn. commu- 
nément, d'ordinaire, habituellement. 
Jaten oidet, g. je mange d'ordinaire* 

Morten oinaiz, g. je viens com- 
munément. 

En bn. ohi, signifie encore: ci- 
devant, ex. NauH oiia, Tex-maître, 
le ci-devant maître. Ce qu'il faudra 
entendre comme: maitre ordinaire, 
maître habituel. 

De ai s'est formé l'adj. verb. 
Mu, ohitn accoutumé, habitué. 
OhUu naiz erarien. J'ai coutume 
de tomber. P. Plus litt. je suis 
habitué à tomber. 

OUu, oUzen, g. s'accoutumer. 

Oiùura, g. b. coutume; de oi^durà. 



T pour d après la voyelle, y. Eesai, 
Ch. II. 

Oiilza, 1. la coutume; sahst 
verb. pour ohitzea; comp. aiUzu* 

Oiiiundêf 1. coutume. La iermi- 
naison est obscure; comp. naikmnde, 

Oilial, V. oyal. 

Oihan, 1. bn. cyan» L bois, 
forêt. 

OihcMzain, L garde forêt; de 
ûihan-zain. 

Oihatu, s'effaroucher, eu parlant 
des animaux. Serait-il risqué de 
placer ce nom verb. ici, comme 
dérivé de oikan^ avec l'élision ré- 
gulière de n devant t; comp.jaUu 
de jan, egotu pour egan-iu etc. 
£n holl. de,,wild", sauvage, dérive 
wildernis, forêt, paya sauvage, in* 
culte; verwilderen, devenir sauvage, 
effarouché. 

Oihanzain, v. oihcm. 

Oihatu, V. oihan. 

Oiher, oyer, oyen, i. oblique, 

tortueux. P. (i. a.) Le même mot 
que oker^ g. b. 1. oiier, bn. £n 
g. et b. oier est syn. de oih^, c 
a. d. oblique, de travers; mais en 
lab. et bn. oker a pris la significa- 
tion de borgne. — Bide oHerra^ 
le chemin tortueux. léeva baiko 
oierra Aabe, 1. mieux vaut borgne 
qu'aveugle. 

Oiàerlu, bn. devenir boigne. 
En soûl, s'écarter. 

Okerlasfên, g. b. défaut, travers; 
de oier-taaun. Okerheria est plas 
correct, v. heria* 

Okerkeria. b. syn. àeotertaetmj 
1 de okeT'keria. A l'article ors», nous 






i«* 



»»ft 



avons toduit oimiieria par mé- 
chanceté ce qui est uiie erreur. 

Oilieslây bn. abrité^ selon M. 
Sal. La forme de oe mot parait 
plutôt indiquer que c'est un ad- 
verbe, oi'Z'iif à l'abri^ (çomp. zeUdiz 
à cheval). Nous croyons retrouver 
ici le mot oi aveo sa s^nification 
primitive de ^^couvert.** Comp ai 1. 
et obi, 

OillU, V. oyu. 

OillaclûtQak, v. ollo. 
Oillagor, v. oUo. 

Oillaka, 1. or oUlaia^ levrette. 

Oillasko» V. oUo. 
Oillax; v. oUo. 
Oin, V. on» 
Oinez, v. on. 
Oinhase, v. unha. 
Oinhats, v. on, 
Oinhazii v. unha. 

V. (m. 
partant. Mot d*0. se- 
lon P. 

OitU, 0itZ6j V. oi 2. 

Oitura, v. oi 2. 

Ok. Terminaison plur. en guip. 
et qui correspond à ,,autres/* dans 
des locutions comme: QiionoJrjoango 
géra, Nous autres hommes nous 
irons. Goazen bioi. Allons nous 
autres deux. Il nous semble que 
c'est le pron. dém. plur. ojfek, 
sans une forme contractée. 

Oka, 1. vomissement. Oia egilea^ 
1. vomir» 

OiAaztaj okhaziatu^ bn. se dé- 
goûter fortement^ jusqu'à vomir. 

Ohkaztagarri^ bn. dégoûtant; de 
ottaxtorgarrù. 



Okai, g. froment» Peut-être de 
ogi'iai, matière à pain. Humboldt 
à déjà proposé cette étjmologiei 
croyons nous. 

Okela, 1. morceau de viande, de 
pain otji d'autre chose bonne à 
manger. 

Oieli^ b. viande; syn. de aragi. 

Okéli, V. okela. 

Oker, V. oiAer. 

Okerkeria, v. oOer. 
Okertasim, v. aOer, 
Okhaztatu, v. oka. 
Okher, v. oOer, 
Okhertu, v. oiAer, 
Okliilo, V. oMl 1. 
Okhin, V. ogi, 
Okhinza, v. ogi, 

Okhitu, bn. Ce mot ne se dit 
que pour renchérir sur le poids 
de la vieillesse soit des personnes 
soit des bêtes. Sal. — Cette expli- 
cation n'est pas très-claire. Jaun-^ 
doni Joane apostoUa zahar okhiiurik 
AUzen. St. Jean l'apôtre mourut 
dans an âge fort avancé. Zuro 
zaldia zahar okhitia da. Votre mon- 
ture est tràs-vieille. Sal. 

Okil, 1. L okhUo,, bn. pic-vert 
(oiseau). Avec Part. oMUa. 

Okil,2.1. nord-est; syn. de lausuoy 
bigle (louche). P. Comp. aussi eskela^ 
louche et nord-est. Est*ce qneoUl 
(pkilla comme écrit P.) pourrait 
6tre une variante de oker, oblique, 
de travers; ceci expliquerait très 
bien le nord-est. Eskela, louche et 
estkerra gauche, paraissent avoir une 
origine commune. Comp. ces deux 
mots. 



800 



Oldn, ▼. offi. 

Okotz, V. kokoiz. 

01a, 1. g. planche; okoU I- bn. 
bardeau. M. Sal. donne ohol et 
non ohola. En g. cependant le mot 
paraît être ola et on le trouve écrit 
avec Tarticle oha, ce qui est fautif^ 
puisqu'on n'écrit pas non plus aiiaa. 
Comme terminaison ola indique le 
lieu où se fait le travail, Tatelier. 
Egurrola, Tatelier du charpentier; 
de egur^la. Bumiola, la forge. Ola, 
tout seul, est aussi en usage, pour 
désigner la forge et s'écrit en b. 
olia, olea; en lab. et bn. olha, et 
signifie dans ce dernier dial. aussi: 
cabane^ ce qu*on exprime en g. 
])ar: echola (ecke-ola), U est donc 
probable que oAola et olka ne sont 
que des variantes du même mot; 
les exemples de métathèse sont 
nombreux edoi = odei; irudi = idu- 
ri; ideren = eriden ^= ediren, etc. 

Olasia, g. auge. 

Ola, 2. Olatu, bn. frapper 
violemment. Ne faudrait-il pas rat- 
tacher ce mot à ola forge, à cause 
du bruit en battant, en forgeant le fer. 

Olandriio, bn. correction violente 
par des coups. H n'est pas clair 
comment ce mot est composé. 

Ola 3. V. ala, 

OlandrikOi v. ola 2. 
Olaska, v. ola l. 

Olata^ 1. offrande: petit pain. 
P. Probablement du prov. oblatio. 

Oldar, 1. élan. Oldar aldi àatez. 
Par un élan. De oldartu? 

Oldarlu, oldartzm, 1. bn. s'élancer, 
se jeter sur. De olde l-ariu? 



Oldarmendu, oldarduray 1. âanee- 
ment; de oldar^ura. Arimaio ol- 
iardurak. Les passions de rftme. P. 

Oldardura, v. oldar. 
OldannendiL v. oldar. 
Oldartu, oldartae, ▼. oldar. 

Olde 1. 1. volonté. Eue oUes 
ou ene naiiaz^ de ma volonté, par 
mon mouvement. P. Oldez edo 
moldez. De feiçon ou d'autre. 

Olde 2. adj. Grande masse d'eau. 
M. Salaberry embrouille plus sou- 
vent les termes adjectifs et snb» 
stantifs. Il aura voulu dire sub- 
stantif. — Hur olde Aandian, Noe 
eta Aaren/amilia êolbaiu zirem ar* 
khan. Dans ce grand déluge Noé 
et sa famille se sauvèrent dans 
l'arche. Le mot hurolde est uu 
échantillon de l'orthographe arbi- 
traire de quelques auteurs. Eau 
est ur et non hur en bn. et olde 
devra être probablement holde. Le 
lab. a uholdâ et le g. ugolde; lei 
est donc tombé en bn. 

Olgau, V. olhe. 

Olgete, V. olhe. 

Olha, bn. fausse avoine. Comp. 
olo. 

Olhatu, V. olhe. 

Olhatze, v. olhe. 

Olhe, 1. apprivoisé, familier. 
P. (i. a.). Haren oUia/ qu'il est 
aise. 

Olhatu^ olhatzen^ 1. dgau (pour 
olgatu\ b. Eu 1. apprivoiser. En 
b. s'amuser. Gazliai olgau biar ia- 
beela. Les jeunes gens doivent 
s'amuser. 

Olgeetâj olgete, (avec Tart. algee- 



SOI 



tia) b. amusement. Snbst. verb. 
formé de ol^e (== oUe, 1.) que nous 
B 'avons pas encore rencontré et 
dont l'adj. verb. correspondant ser^ 
olgau. On Técrit avec un et avec 
deux e. Olgeeta guzien artian, de, 
parmi, tous les amusements. Bar- 
tolome, p. 9. Alau olgeetiaren ize^ 
nagaz ta esialgijagaz egiten dira. 
Ainsi sous (avec) le nom et sous 
(avec) prétexte d'amusement sont 
faites. 

Olitz, V. ùritz. 

OUagor, V. oUo. 

OUanda, v. oUo. 

OUar, V. oUo. 

OUasko, V. oUo. 

OUo, g. b. bn. oilh, 1. poule. 
Oilloa ehitaizen dago, la poule couve. 

Ollaty g. b. bn. oiUafy 1. coq. 
Serait-il risqué de faire dériver 
ollar de olla-ar^ poule mâle P Larr. 
écrit: ollarra. P. oillara, avec un 
r. O. oUo, le i indiquant le son 
mouillé. 

OUagor, g.' aillagor, 1. bécasse; 
de oll(hgor, puis qu*elle est sourde, 
à ce qu'on dit. 

Oillaskoy 1. oUasko, bn. poulet. 

OUanda, bn. poularde. 

Oillartzea, 1. devenir maître. 

OUlaehitoak^ les sept étoiles. F. 
De ailUhchUo; métaphore de la 
poule avec les poussins. 

Olo, g. b. 1. bn. avoine. 

Omen, 1. un dire^ un bruit 
commun, renommée. P. — g. 1. 
bn. particule dubitative qui corres- 
pond à: on dit; il paraît. Elle est 
toujours placée devant la terminai- 



son auxiliaire. Morri omen da, g. 
U est venu dit-on, il pandt qu'il 
est venu. Zerenjende gaixto ôatzuei^ 
lehen nitzaz gaizki erraUen zutenek, 
erraiten amen dute arai ongi. Ax. 
p. 448. a. éd. Car quelques mau- 
vaises gens qui avaient dit pre- 
mièrement du mal de moi, disent 
maintenant, dit-on^ du bien (de 
moi). 

On, g. b. 1. bn. knn, bn. bon. 

(higi^ g. 1. bien; de on-^ pour 
ki puisque k ne peut suivre n. v. 
Essaij Gh. II. — Oôeren bat ager 
dedin artean alik ogiena moldatu 
dut hau, Mendiburu. Jusqu'à ce 
qu'il en paraisse un de meilleur, 
j'ai fait celui-ci^ le mieux possible. 
Ongiena est le superlatif (génitif) 
de ongi, 

Ondo, g. b. bien. CAit ondo, très 
biçn. 

OndonayezkOf g. bienveillant ; de 
ondO'nai-Z''ko» 

Ontaaun, g. 1. bonté, biens. 
De (m^taêun. Ma gero emaiten de- 
raukute bereziki aditzera hartan 
lau ontasun beregaineko edireiten 
direla, P. Guir. p. 79. Et ensuite 
ils (Apôtres) donnent particulière* 
ment à entendre par cela qu'il 
se trouve quatre choses (biens) 
excellentes. Zeinaren mienbroak ha- 
lako maneraz heUzen baiizaizko àata 
bertzeari^ nonbaiaren antasuna bert' 
zearenere antasunera biiurtzen baita. 
P. Guir. p. 89. Dont (l'Église) 
les membres s*aident de telle ma- 
nière l'un l'autre, que le bien de 
l'un soit aussi tourné vers le bien 



302 



de rftutre. MMefUorâioê dà Jain- 
koa, aiUoèunêZ beihea, Âx. p. 138. 
Uieii est miséricordieQX et plein 
de bontë. 

Oneslasun, g. syn. de ontoêun. 

Ondasun, g. b. onAoêun, onarzun, 
bu. biens, possessions. Ceinec ireôêi 
ukan battu hire onAassunçucia pnte- 
quin. Luc. XV. 80. Test. Boch. 
Qui a mangé tout ton bien avec 
des putains. 

Ottffille, g. ongiegilley 1. bienfai- 
teur; de on-egille et atigt-egille. 

Onbide^ 1. bien&it; de oh-àide. 

Onàidetêu, I. bienfaisant ; de tm- 
fnde'isu. 

Ongoêôy 1. avare > de an-goae. 

Onàeiar, 1. nécessiteux; de on- 

behar. 

On îbarrai, 1. biens qui cousis* 
tent en fond et eu héritages. P. 

Onffune, ongunde, 1. accommode- 
ment, accord; de on-gune? Il est 
difficile de rendre compte de gune. 

OngoOf motd'O.etsyn.decm^fin^. 

Ondu, 1. hondu, bn. mûr. 

Ondu, OfUzen^ g. 1. bn. devenir 
bon, rendre bon; mûrir. Onduko 
naiz, 1. je redeviendrai b6n. Fru^ 
tnai mdu ^ira, les fhiits sont bons. 

Onetsi, g. 1. (mexi^ bn. v. elH. 

OnerilBi, onereehiy v. iritzi. 

Onmrani 1. onkerrauy bn. bénir; 
db tm-erran 1. Maledtetiane çuey 
guiço guciek onierranân çaitnztenean. 
Luc. YI. 26. Test. Boch. Malheur 
à vous quand tous les hommes 
diront du bien de vous. 

Oneratuy oneratzen, 1. s'amender^ 
se porter au bien. 



Ongitteà, l. accomoder, apprêter. 
Gomme P. ne cite pas Tadj. yerb. 
il est difficile de décider si ongiigea 
est formé de on-em^ ou bien de 
ongi et alors ongilu, ongitze. La 
dernière supposition est la plus pro- 
bable; egin ne fait pas egUzen, mais 
egUen, 

Ongarri, 1. kungarriy bn. fumier; 
de on^garri* 

Onkkaillu, l. kttngaillu, bn. fu- 
mier; syn de ongarri. La termi- 
naison se retrouve dans eëtekaUlm^ 
kârlêkaillu^ mais nous ignorons œ 
qu'elle signifie. 

Ona, g. b. kwia, 1. bn. voici. 
Ona, bada, atsegjn gucie» leku ar- 
tatik gure lenengo gurasoak nota 
irten ziran, Lardiz. Voici donc com- 
ment nos premiers parents sortirent 
de ce lieu de toutes les délices. 
Huna ene ama eta ene anajeae* 
Matt. XII. 49. Test. Boch. Voici 
ma mère et mes ârères. — P. tra- 
duit ona encore par: ici, huc; 
ainsi avec les verbes qui indiquent 
mouvement. Nous n'en avons pas 
trouvé d'exemple; et P. cite lui- 
même : Hwriat zaUe, (et non kwia) 
venez ici. Nous ne croyons pas que 
le t seul) indique, dans les diaL 
basq. fr., le mouvement. La raison 
de cette confusion sera pëut-étft 
celle-ci. En guip. ra ne peut suivre 
emen (ici) et l'on dit anera^ vto 
ici^ oneràho, jtisqu*ici, -poTit emenra 
et emenrano, qui ne sont jamais 
employés. On (ona) -\- ra signifie 
alors: ici, avec mouvement et Aamm/ 
est peut^tre k syncope de àmie- 



sm 



rat = onera. — Comme Tadv. an 
est très-probablement formé du dé- 
moustratif a -{- n, cai'actéristiqne du 
locatif, il serait possible que ona, 
dout le thème paraît être on, fût 
formé du démonstratif o (hypothé- 
tique) -{- n. Le a final sera le 
démonst. a et ana correspondra à 
l'italien eccoci,(voici), eccola, (voilà). 
Eu ital. on trouve même eccola 11, 
trois démonstratifs réunis, et cette 
forme correspondrait au guip. ona 
èmeh, voici. Ona emen itz bilan 
munduaren egitea eta a^iera, Lardiz. 
Yoici, en deux mots, la création 
et le commencement du monde. 
On trouve aussi: ona non^ huna 
non, Huna non gauden belhàuniho 
lurrian jarriai zure oinetan. De 
la Vîeuxville, p. 14. Nous voici 
agenouillés en terre à tes pieds. 
Comp. ara 2, ou Aara, voilà. Comme 
nous Tavons dit plus haut, le thème 
de ona paraît être on, comme celui 
de ara, hara, voilà, paraît être ar. 
Tous les deux se retrouvent dans 
les composés; et tous les deux ont 
été remplacés, comme nominatif 
patient du protiom démonstratif; 
lé premier {on) par au; le second 
(jw) par huràl Mais tous les deux re- 
paraissent ôoinme nominatifs agents: 
(méky celui-ci; ark^ celui-là {pnek 
és^ pour oni puisque i ne peut 
^îvre n, v. Essai, Ch. II); et 
aussi dans les dérivés, ar ou har^ 
gaiik, pour cela; onetan, dans ceci. 
Oneîa, g. hunela, 1. de cette fa- 
çon-ci, ainsi; de on^la, avec ^ de 
liaison. Comp. ala, de cette façon 



là, ainsi; de a^la, ou peut-être de 
an-la, avec élision de n, puisque 
ft et / ne peuvent se suivre; v. 
Essai, Ch. H. Dans ce dernier 
cas les deux formes {onela et ala) 
seraient parallèles : on^la^ an-la, Bula, 
pour hunla, (v. plus bas) viendrait 
à Tappui de cette supposition. 
Hunela dio St. TAonuuei, Ainsi 
dit St. Thomas. 

Onelaio, g, hunelaho, 1. pareil; 
de onela-io, pour^(?. Go transforme 
le mot en adj.; comme en ail. de 
dort, on forme dortig; de hier, 
niesig; et si cela était permis de 
also, alsoig. Cependant onelaio 
précède le sabstantif. £aHa one- 
laho aitzàkiai ezer balio etzuien, 
Lardiz. Mais de pareilles excuses 
n'avaient pas de valeur. 

Hula, bn. adv. comme celui-ci. 
Sal. Comme M. Salaberrj ne donne 
pas d'exemple on ne sait oii est 
Terreur. Hula sera apparemment 
une variante de huneta, avec éli- 
sion de n (puisque l ne peut 
suivre rC), au lieu de la lettre de 
liaison e, Hula est alors une adv. 
ibais signifie, ainsi, de cette fa- 
çon-ci. 

Onerano, g. kuneràino, 1. jiià'qu'ici; 
de on-rano avec e de liaison, puis- 
que r lie peut suivre n; v. Essai, 
Ch. II. 

Ononz, onunz, g. vers ici ; de on-- 
rontz^ avec élision de r après n, 
v. Essai, Ch. IL 

Onetarako, g. à cause de ceci; 
de on-etara-ko. 



304 



Onâi, g. k^mei, 1. bn nofhinatif 
agentdapron. Aém. celui-ci; de on-i, 
hun^i, avec^^ de liaison, puisque i» 
et h ne peuvent se suivre ; v. Essai, 
Ch. II. Le nominatif patient cor- 
respondant à oneiestau. Le thème 
on, hun reparait dans les composes 
et dérives. 

Onen, g. hunen^ 1. bn. Gréuitif: 
de celui-ci. 

Ont, g. huni, 1- bn. Datif: à 
celui-ci. 

Oyeh^ g. oneek^ b. hoyei, 1. hauk^ 
bn. Nom. pi. ceux-ci. Le bn. hauk 
est le plur. de hau, 

Oyefiy g. oneen^ b. Aoyen (?) 1. 
Aauen bn. Gén. pi. de ceux-ci. 

Oyei, g. onei, b. Ao^ei (?) 1. 
Aauei{?) bn. Dat. pi. à ceux-ci. 

Hil ukan draucac huni aretze 
ffuicena. Luc. XV. 80. Test. Boch. 
Tu lui as tué à celui-ci le veau gras. 
Hitz Aunek, catAolica erran naki du, 
P. Guir. Dot. p. 86, Ce mot veut 
dire catholique. Hitz Aauk irakatzen 
ieraukute. P. Guir. Dot. p. 88. 
Ces paroles nous enseignent. Oauça 
Aauen ondoan Paul parûituric, Âct. 
XVin. 1 Test. Eoch. Après ces 
choses (après cela), Paul étant parti. 

09k;^,ontf^^^, celui-ci même; esp. 
estemismo; de on-cAe, Gén. onecAen. 
Dat. onicAe, Nom. plur. oye-cAek, 
Gén. oyecAen, Dat. oyecAei, 

Onemèeête, g. quelque ; anemleste 
bat, une certaine quantité. De onen-' 
beêie? Gomp. aimèesle. 

Onarzan, v. on. 
Onbehar, v. on. 
Onbide, v. on. 



Onbidetzu, v. on. 
Onche, v. ona. 
Onda, V. ondo. 
Ondamen^ v. ondo. 

Ondar, g. Aondar^ 1. fond» lie; 
de ondo-are S. 

Ondatsu, v. ondo, 
Ondasuiii v. on. 
Ondatu, v. ondo. 
Ondazale, v. ondo. 
Ondatze, v. ondo. 

OndikOyl. affliction. OndHozèel- 
Aea, plein d'affliction. P. Ondiozko, 
affligé. 

Ondo, 1 V. on. 

Ondo, £. g. 1. bn. fond, extré- 
mité, bout, tronc; — 1. au plur. 
ondoak, champignous, potirons. De 
Fesp. hondo, profond. Les dial. I. 
et bu. souvent si prodigues de 
VA, écrivent OTido. Ondora doa, il 
va au fond. Sagarrondo^ g. 1. bn. 
pommier. Harritz otido^ souche de 
chêne; chêne. 

OndaUu, g. profond. Bana zein 
ère dan goi, mee, ondaUu. Lettre 
de Larr. à Mend. Mais quelqu*élevé, 
léger, profond qu'il (sujet de son 
livre) soit de ondo-têu. 

Ondoan, g. 1. bn. près, après, au 
bout de; de ondoa-^. Bayonare^ 
ondoan da Miartiûze, Biarritz est 
près de Baronne. Aritz ondoan, 
près, au pied, du chêne. Egwn 
biren ondean. Au bout de deox 
jours. Erran ondoan. Après avoir 
dit. 

Ondoren, g. ondotik, 1. bn. après, 
par derrière. Le guip. est le génitif 
de ondo. Eu holl. et en ail. on 



805 



emploie aussi le génitif; van ach- 
tereu, von hinten. Ondoren régit 
le génitif. Zure ondoren naèil. Je 
vais après vous; litt. je vais par 
ou de, derrière de vous. En ail. 
Ich folge euch von hinten. — Le 
lab. et bn. ondoiik, est composé de 
ondo-tik, Ondotik narrait niti. Il 
me suit par derrière. Bemardphar^ 
tUu da bere bi anayen ondotik^ bn. 
Bernard est parti après ses deux 
frères. 

Ondore, g. postérité. — 1. bn. 
suite, conséquence. Paraît être le 
génitif de ondo, avec chute de n. 
Au plur. widoreahj g. syn. de on- 
dore^ les descendants. — Behha^ 
tuaren ondoreah^ 1. les conséquences 
du péché. 

Q^idorengoy ou le plur. ondoren- 
goal^ g. b. les descendants. Ondo- 
rengoak ère berdin izaiea naiko de- 
zute^ g. Trad. de Moguel. Tondrez 
vous que la postérité soit comme 
(égale à; vous. 

Ondoio, 1. bn. postérieur^ succes- 
seur; de ondo-ko. 

Ondokoak, 1. bn. plur.de ondoko; 
les descendants, la postérité. 

Ondatu, ondaizen, g. b. ondalu, 
hondatu^ hondartu, Aondarlzen, 1. 
unda, undaôUj onda, ondatu^ bn. 
En g. détruire. En 1. abîmer, en- 
foncer, prodiguer. Eu bn. gaspiller, 
prodiguer. La forme hh. hondartu 
doit être une corruption de hon- 
datu, Hondar, ondar, existe, mais 
signifie: lie, fond; nous croyons 
de ondo-are 3 ; à peu-près, le holl. 
grondsop, de grond, fond, et sop, 



liquide épais, suc. — Ma bizidun 
guziak ondatzelo asmoa artu zuen. 
Lardiz. Et il prit la résolution de 
détruire tous les vivants. Hondatuko 
zaitut. Je te ruinerai. P. 

HondatzaUlet 1. hondazale, onda- 
zale, hu. fToAigae; de Aondo-tzaille, 

Hofidalè, 1. fondrière. 

Ondamen, g. destruction ; deondo;- 
men. Ondainen onetarik iges egin 
zuen èatek, g. Un échappa à cette 
déroute. Ondamen ark etziola uki- 
tekoy g. Que cette destruction (le 
déluge) ne le toucherait pas. 

Ondar, g. Aondar, 1. lie, reste, 
tond; de onda-are 3, Amoa hondartu 
da. Le vin est au bas. P. Lurra- 
ren hondarrean. Au centre de la 
terre. P. Il semblerait que hondar 
dévie un peu trop de sa signifi- 
cation primitive, qui se sera peut- 
être perdue. 

Hondartu, v. hondatu, 

Ondoan, v. ondo. 
Ondoko, V. ondo. 
Qndonayezko, v. on. 
Ondore, v. ondo, 
Ondoren, v. ondo. 
Ondorengo, ondorengoak, 

V. ondo, 

Ondotik, v. ondo. 
Ondu 1, V. on, 

Ondu 2, g. sec; se dit des 
fruits secs comme: raisins, figues, 
etc. Il nous semble que c'est le 
même mot que ondu, mûr; v. on. 

Onechek, v. onel-^ s. v. ona. 

Oneek, v. onek^ s. V. ona. 

Oneen, v. oneky s. v. ona, 

Onei, V. onei-y s. V. ona, 

20 



306 



Onek, V. ona. 

Onela, onelako, v. ona. 
Onembeste, v. ona. 

Oneily V. oneh^ s. v. ona, 

Qnerano, v. ona, 
Oneratu, oneratze, v. on. 
Onerechi, v. eritzi. 
Oneritzi, v. eritzL * 
. Onerran, v. on. 
Onestasun, v. on. 
Oneste, v. eUi. 
Onetarako, v. ona. 
Onetsi, v. etai. 
Onexi, v. eisL 
Ongarrii v. on, 
Ongi, V. on. 
Ongiegille, v. on. 
Ongille, V. on. 
Ongitzoa, v. on. 
Ongoa, V. on. 
Ongose, V. on, 
Ongiine, ongunde, v. on. 
Onhasun, v. on. 

Oniy V. onek^ s. v. ona. 

Oniritzi, v. eritzi. 
OnkTianiu, v.,on. 

QnonZy v. ona. 

Ontasun, v. on. 

Qntz, g. hontz, 1. huntz, bn. 
hibou. 

OntzO; V. on. 

Ontzi, g. b. untzi^ l. unziy bn. 
vase, vaisseau, plat, navire. 

Onunz, V. ona. 

On, g. oin, b. 1. oin, huin^ bn. 
pied. Il paraît que de nos jours 
on dit toujours en lab. et bn. 
zango pour pied. — Bada iausa 
komuna eta ardurakoa oinak liiUa 
izaiiea. Ax. p. 190. a. éd. 52. n. 



éd. Mais c*est une chose oommane 
et fréquente que d'avoir (l'avoir) 
les pieds sales. Ela pot eguUcn 
cerauen haren oiney. Luc, VII. SS. 
Test. Boch. Et lui baisait ses pi^s. 

Onez, g. oinez, huinez^ Auinla, 
bn. à pied; de on-z et ia. 

Ohutsii, g. oinlhux, AumlAux^ bn. 
pieds nus; de on-uls-ii. 

Onatz^ g. b. oinhats, 1. pas, trace, 
vestige; de oin-atz. Exactement le 
hoU. voetspoor; voet, pied; spoor 
trace. 

Onaziar, g. (Tolosa) onaztar, g. 
ouaztu, h. (Astarloa) foudre, éclair; 
de onaiZ'kar? Pour la variante de 
zk et zt, comp. azken, atzen. 

Onazôu, oiazten, g. fouler aux 
pieds. 

Oinhatslea, oinAatsten, 1. enjam- 
ber. P. 

Omdogora, ondagora, 1. talon. P. 

Oinetakoak^ 1. chaussure, souliers ; 
de oin^ta-ko'ak. Adj. employé sub- 
stantivement et au pluriel. 

Oîiaze, V. unka. 

Qnazkar, v. on. 
Onaztar, v. on, 
Oiiazte, v. on. 
Onaztu, V. on. 
Q&ezko, V. on. 
Onutsik, V. on. 

Opa, g. b. désir. Selon Astarloa : 
cadeau (regalo, ofrenda). L'adverbe 
oparOy abondamment (de opoHro) 
nous met probablement sur la trace 
de la véritable signification et de 
l'origine de opa. La signification 
sera abondance; comp. Par jaque 
apa a. (Fick, E. Wb. p. 9), dont 



807 



le grec opos^ sève^ lat. op, puis- 
sance, force (kraft); au. afa, sève, 
abondance. L^auteur ajoute que si 
Ton accepte ^^sève" comme signifi- 
cation primitive, alors la significa- 
tion force, abondance du latin et 
de Tallemand, s'explique facilement. 

Opailla, b. le mois d'avril. De 
opa-^Ua? mois d'abondance. Pour 
un climat du nord^ cette dénomi- 
nation ne serait pas très bonne; 
mais le mot peutêtre ancien, et 
les Basques ont peut-être habité 
d'autres latitudes. L'explication 
d'Astarloa (Apologia, p. 384), mes 
de ofrendas, mois de cadeaux, n'est 
pas à Tabri de plusieurs objections 
sérieuses. D'abord est-ce que opa^ 
opia, signifie cadeau? Ensuite l'ex- 
plication des cadeaux est louche. 
Les Basques s^offraient réciproque- 
ment des agneaux dans ce mois-là; 
ou bien ils faisaient des sacrifices; 
Astarloa n'est donc pas certain de 
son étymologie. Des sacrifices on 
n'en sait rien ; il n'est resté aucune 
notion par rapport aux usages reli- 
gieux des Basques ; et la coutume 
de s'offrir des agneaux est assez 
bizarre, pour que l'on soit en droit 
de demander quelques détails. M. 
Cordier qui s'est occupé de cette 
question (Croyances des Anciens 
Basques, par Eugène Cordier. Ex- 
trait du bulletin de la Société Ba- 
mond) dit, page £0. „Nou8 ne 
possédons, en définitive, aucune 
notion certaine sur la religion des 
premiers Basques." 

Opa, opatu, opatzen^ g. désirer, 



souhaiter. Opa dizut, je te souhaite. 
Semé biurria da aitari eriotza opat- 
zen diona. C'est un fils pervers, 
celui qui désire la mort de son 
père. 

Opailla, V. opa. 
Oparo, V. opa. 
Opatu, V. opa. 
Opatze,' V. opa, 

Ope, g. pain rond. 

Opil, g. 1. opMl, bu. petit pain, 
gâteau, galette. Diminutif de ope. 
La terminaison illa se retrouve dans 
neakatiUa, En bn. ophU est employé 
comme pain en français^ dans pain 
de sucre, sukre^opiil; pain de cire, 
esio-ophil; pain au lait, esne-ophiL 
Comme on dit en lab. sukopil, 
galette cuite sous la cendre, de 
êu-ophily il est probable que opil 
est pour kopil. Pour la mutation 
de A en k, v. Essai, Ch. IT, et Tin- 
trod. du dict. p. 8. 

Opheba, bn. rassemblement de 
moissonneurs. Sal. N'est-ce pas 
plutôt ouvrier en général? En tout 
cas il nous semble de l'esp. ope- 
rario, ouvrier. En italien le second 
r s'est aussi perdu: operaio. 

Ophil, V. ope. 

Opil, V. cpe. 

Opoa, (ou opo?) 1. défaut. 

Opor, opora, 1. tasse, gobelet ; 
syn. de gatiUu. 

Or, 1. g. hor, 1. bn. là. Nor 
da or? Qui est là? 

Orra^ 1. g. b. horra 1. 1. bn. 
voilà ; de hor-a, comme hara de har^ 
(v. ara 2). Le r de «w paraît être 
dur et par conséquent redoublé orra ; 



808 



comp. cependant ori, qui n'a 
qu'un r. Selon M. Salaberry c'est 
encore un impératif de iiiusi! 
Horra Apoëtoluek emaUen derausH- 
guien seinaleak Elizaren ezagutzeJco, 
P. Guir. dot. p. 86. Voilà les 
signes que les Apôtres nous^ don- 
nent pour connaître Tl^lise. Horra 
non den, le voilà. 

Orraj 2. g. Aorra 2. 1. bn. là, 
litt. vers-là ; de or-ra. Horra nintzen, 
j'étais allé là. En fr. on dit tou- 
jours là, mais en ail. p. ex., on 
dit dorthin, en angl. thither, ce qui 
rend mieux le basque. 

Orrela^ g. de cette façon là, 
ainsi; de or-la. Comp. onela. 

Orrerano^ g. jusque là; de or- 
rano. 

Orregatik^ g. orregaitik, b. pour 
cela, à cause de cela ; de or-gatii. 
Orregailik egija day diabrubak peko' 
tuban jami eragite arren sinisùu 
eragingura deutsaia asiorù Moguel. 
p. 88. Pour cela il est vrai que le dia- 
ble, pour faire tomber dans le péché 
veut fait croire à beaucoup que... 

OrretarahOy g. pour cela, syn. de 
orregatik; de or-eta-raho. 

Hortakotzat, 1. pour cela; de hor- 
eia-koUat, Hortakotzat haaitzen egi- 
tetik molderik gaôeko leze Uhunbat 
ôezala. Larreguy. Test. Çahar. 1. p.l. 
Pour cela ayant commencé sans au- 
cune forme, comme un abîme obscur. 



Ori, orrek, g. b. Aori, Aorrek, 1. 
bn. Nominatif patient et agent, 
ce, celui-là, cela. 



Orrân, g. b. korren, L bn. Gén. 
de celui-là. Le r de <^ paraît être 
dur et par conséquent redoublé 
quand suit une voyelle; de là iorrA, 
orrela etc.; et de même le génitif 
orren et le datif orri. Cependant 
le plur. oriek, horiek^ orien^ iarieu^ 
orieiy horiei, na qu'un ry pour 
cette raison nous avions considâé 
dans notre Essaie p. 27, le gén. 
orrefi, comme étant la syncope de 
oriren et le dat. orri, de oriri, en 
prenant pour thème le nominatif 
ori. De cette façon le pluriel s'ex- 
plique aussi et n'offre aucune irré- 
gularité. Mais alors le nominatif 
orrek, horrek^ et les composés ofre&i 
etc. demandent une explication, que 
nous ne savons donner. — U païah 
que ori est employé en bn. pour 
tiens, voilà. V. ori%. C'est encore un 
impératif, selon M. Salaberry. Cette 
fois-ci ou a le cboix entre aiekik 
et harl — Bioriu egizuz gugana 
zeure ôegi miaerikordiazio orreL 
Olaechea, 8. Tournez vers nous 
ces (vos) yeux de miséricorde. £u 
hoU. et eu ail. ou s'exprime de la 
même façon, en employant le pron. 
possl et le pron. dém« à la fois. — 
Ezeu hori gerikaiuko zaU kampotik 
choilki batiaiz abisalua. Chourio, p. 
148. Car celn arrivera si je suis 
seulement instruit du dehors. -- 
Larramendi écrit Aor, Aoriy avec il, 
et orregatikan sans h; v. les exem- 
ples s. V. jayera et tnenieralu. 

Oriche, orreehek, g. celui là même; 
esp. eso mismo; de ori-che. 

Or 2, 1. hor 2. bn. chieu. Uo 



309 



des très-rares mots dont le rn^est 
pas doublé; ara^ hora^ le chien. 
En g. or se retrouve dans attzanora. 

Or oillaia, 1. levrette. P. 

Orachte, v. orain. 

Orachtean, v. orain. 

Orai^ V. arain. 
Oraidanikj v. orain et da. 

Oraiko, oraikoan, v. orain. 

Oraikotss, v. orain. 

OTBia, oran, g. b. orai, 1. bn. 
maintenant. Du lat. hora, ou du 
^prov. ora avec le suffixe n, dans 
rheure ? C'est généralement le dial. 
g. qui supprime le n final, v. arrai 
2 ; ici cVst le contraire, ce sont 
les dial. basq. français. 

Orai berehala^ 1. tout de suite. 

Oraingo^ g. 1. oraiko, 1. bn. d*à 
présent, récent ; de orain-ko. Comme 
n et k ne peuvent se suivre (v. 
Essai, Ch. Il) le ^ a été adouci dans 
orainpo, et le n élidé dans oraiko. 

OranagOy g. depuis peu; de {>ra^- 
go. Comp. oraingo. Oranago esan 
dan bezela. Comme il vient d*étre 
dit; comme il a été' dit tout-à- 
l'heure. 

OraiagoUk, g. oraingotik^ 1. dès 
à présent; de oraingo^lik. 

Oraingoan, g. oraikoan^hn, mainte- 
nant, cette fois; de oraingo^a-^. 

Oraindanik, g. 1. orai danik, 1. 
bn. désormais; de orain^danik. 

OraindanOj g. oraindaino, 1. bn. 
oraindranOy bn. jusqu'à présent, 
jusqu'à maintenant ; de orain-da^iio, 
et orain-do'rano. Comp. egvndano, 
Eta gucien karracaquin beçala orain- 
drano. 1 Cor. IV. 18. Test. Boch. 



Et comme avec la raclure de tous, 
jusqu'à maintenant. 

Oraino, I. orano, bn. encore; de 
orai'no. Liçanague écrit no pour 
no, ou ino. Le i dans oraino peut 
également bien appartenir à orai 
qu*à ino puisqu^en lab. on rend 
le son n par in. Aitek eta antek 
irakhaisi hehar diozkate oraino Aavr 
ehumei Pater Noster, etc. De la 
Vieuxville. Les pères et mères doi- 
vent enseigner encore aux petits 
enfants le pater noster, etc. 

Oraintcie, 1. orachte, bn. tantôt 
(en parlant du passé). 

Orachtean, bn. tantôt, récemment, 
de orachte-orn. 

Oraindanik» v. orain. 
Orain dafio, v. orain. 
Oraingo» oraingoan, ^. orain. 

OraingOtik, v. orain, 
Oraino, v. orain. 

Oraintche> v. orain. 

Oraino, v. orain. 

Oramai, v. ore. 

Orano, v. orain. 

Oranz, v. ore. 

OrafiagO, v. orain. 
Ori^lIagOtik, v. orain. 

Oratu, V. ore. 

Oratze, v. ore, 

Orbain, v. orbal. 

Orbal, (orbalaP) l.cicatriec. 

Orbain, mot d'O. selon P. 

Orbi, course, galop. Mot d*0. 
selon P. 

Orda, ordara, 1. tocsin. 
Ordain, V. orde. 
Ordaindu, v. orde. 
Ordaintzalle, v. orde. 



310 



Ordaintze, v. orde. 
Ordainzka, v. orde. 
Ordainzkatu, v. orde. 
Ordannaz, v. orde. 
Ordara, v. orda. 

Orde, g. b. 1. bn. lieu, place. — 
1. bn. an lieu de. Haren orde da. 
Il est en sa place. P. Litt. c'est 
sa place. Eg:ingo orde indazu bihar. 
Au lieu d'aujourd'hui donnez-moi 
demain. On dit aussi ordez^ au lieu, 
et il semblerait que ordez (orde-z) 
est plus logique que orde; Il n'est 
pas clair ce que orde signifie. Lu- 
garteniente. lieutenant, est traduit 
chez Larramendi par orde; et P. 
cite andre ordea, dame en seconde 
noces; litt. celle qui en tient 
lieu. Nous retrouvons orde encore 
dans ama ^ aUa ordeio, mar- 
raine et parrain; celui qui tient 
lieu de la mère ou du père. Ici 
nous avons un adjectif orde-ko. 
Est-ce que orde dériverait de or, 
là, avec la terminaison de'i 

Ordetu. Ce nom verb. est donné 
par Larr. pour: substituer, mais il 
parait que ce mot n'est pas connu. 

Ordea^ g. 1. bn. Oi^dia^ ordian^ 
bn. mais, cependant. Il nous sem- 
ble que ordian, aura été la forme 
primitive, orde-a-n, dans le lieu, 
au lieu (de) ; et plus tard „cepen- 
dant.^' Pour la chute de n final 
V. arrai 2. — Bai ordea, 1. oui, 
si fait. 

Ordain, 1. bn. la pareille. P. 
Bemplaçant. Sal. — g. récompense. 
— 1. au lien de. Emozu ene ordain. 
Donnez au lieu de moi. P. Gomp. 



orde^ dans le sens de ^^au lieu.'' — 
Il nous semble que ordaim (avec 
l'art, ordaina) vient du nom verb. 
Orde egin ou de Tadj. verb. orde 
egiha. Il arrive que le nom est pris 
du verbe, comp. aAar de oAartu. 

Ordain, pour „au lieu" s'explique 
tout aussi peu que orde^ au lieu. 

Ordonnaz, bn. en échange. Comme 
M. Salaberry écrit ordain il aurait 
pu ou dû écrire ordainaz ou or- 
dainaz; de ordaina-z, ILea deux 



n = n. 



Ordainzia, bn. par réciprocité;* 
de ardain-z-ia. 

Ordainzkatu, bn. user de xéd- 
procité. 

Ordaindu, ordaintzen, g. récom- 
penser. 

Ordaintzalle, g. rémunérateur; de 
ordain-tzalle. 

Ordea, v. orde. 
Ordean, v. ordu. 

Orden, 1. bn. ordre. 

Ordenu, 1. bn. testament. 

Ordi, g. b. Aordi^ 1. bn. ivre. 

Ordikeria^ g. b. hordikeria, I. bn. 
ivrognerie; de ordi-keria. 

Orditu, ordUzen^ g. b. hortBtu, 
horditzen, 1. bn. s'enivrer. 

Ordia, ordian, v. orde. 
Ordikeria, v. ordù 
Orditu, orditze, v. ordL 

OrdO, 1. uni, égal. Bide ordo 
bat. Un chemin uni. 

Ordotss, g. ordoxy bn. verrat. — 
1. porc châtré. P. 

Ordotx, (n s= ch) 1. petit oodion 
mâle. P. 

OrdOZ, V. ordotz. 



811 



Ordu, g. 1. bn. moment^ temps. 
Ordu da jaikiizeko. H est temps 
de 8« lever. Zer ordu da? g. Quelle 
heure est-il P Orduz geroztih. Depuis 
ce temps là. P. 

Orduan, g. 1. bn. orduôan, b. or- 
dean, bn. alors; de ardva-n, 

Orduio, g. d'alors; de ordu-io. 
Ordulo gizonah Les hommes d'alors. 

Orduan daniij 1. ordudanii, bn. 
dès-lors. 

Ofdukotzati 1. bn. dès lors; de 
ordu'iotzat. Zerert ja ofduhoizat 
neurria betke àaitzvten, Ax. 125. 
a. éd. 296. n. éd. Car déjà de ce 
temps-là la mesure était pleine. 
Barazkal orduko. Pour l'heure du 
dîner. P. Behar orduko. Pour quand 
il en sera besoin. P. Ces deux 
locutions sont assez curieuses; le 
suffixe ko indique ici le futur. 

Orduan, v. ordu. 
Ordudanik, v. ordu, 
Orduko, V. ordu. 
Ordukotzat, v. ordu. 

Ore, g. orhe^ 1. bn pâte de 
farine préparée pour la cuisson. 

Oraiu, oratzen, g. orkatn^ orhaU 
zen, 1. bn. pétrir. 

Orketa, bn. la manipulation du 
pain, pétrir et cuire. Il nous semble 
que c'est le subst. verb.'dont le» 
s'est perdu; v. keian, s. v. ia. - 

Oramai, g. pétrin; de ore-mai. 

Orhaaka, 1. pétrin; de orke- 
aska. 

Oranz, g. levain; de ore — P 

Oreilly 1. cerf. Orein adarrak. 
Bois de cerf. 

Oron, 1. bn. heure. Probable- 



ment du prov. ora, heure, bien que 
nous ne sachions pas comment. 
Oren erditsu bai, environ une demi 
heure. 

Oren orozy oren gaziez ^ à toute 
heure. P. 

Orenerdiy bn. demi-heure; de 
oren-erdi. 

Orenkal, à chaque heure. Mot 
d'O. selon P. 

Orenerdi, v. oren. 
Orenkali v. oren. 

Orga, I. char, charretée. Orga 
ùat egur. Une charretée de bois. P. 

Orgazain, I. charretier; de orga-^ 
zain. 

Orgari, orgagille, 1. charron; de 
orga-ari 4, et orga-gille foxxi egille, 

Orgakals, (mieux avec z) 1. or- 
nière; de orga-hatz. 

Organeicke^ 1. corps de la char- 
rette; de orga-etche avec n euph, 

Orgagille, v. orga. 

OrgaliatS, v. orga. 

Organetohe» v. orga. 
Orgari, v. orga. 
Orgatil, g. orkatil^ b. cheville 
du pied; esp. tobillo. 

Orgazaln, v. orga. 
Orhaska, v. ore. 
Orhatu, v. ore. 
Orhatze, v. ore. 

OrllOy V. ore. 

Orheta, v. ore. 
Orbit, orhltu, v. oroi. 
Orhitze, v. oroi. 
Orhoitkarri, v. oroi. 
Orhoitu, V. oroi. 
Orhoitza, v. oroi. 
Orlioitzapeu, v. oroi. 



312 



Orhoitzar, v. oroi. 

' ê 

Orhoitze, v. aroL 

Ori, 1. V. ^ l. 

Ori, 2. orizu, orizie, bu. 

Selon M. Salaberry ces trois mots 
sont des impératifs du verbe atchiky 
et signifient le premier: tiens; le 
second : tenez (sing. forme polie); le 
troisième : tenez, plur. Cette étjmo- 
logie ressemble à celle de huna et 
de horra et a la même valeur. Il 
nous semble qu'il ne peut y avoir 
de doute que ori dérive du démon- 
stratif ar^ là, et a pris le caractère 
d*uu impératif par l'adjonction de 
2u (toi) et de zi-e^ corruption de 
zute (vous). V. £>r L. 

Ori^ s g. hori^ 1. bn. jaune, 
pâle^ blême; de Tesp. oro. 

Oritz, g. b. olitz, 1. le premier 
lait après Taccouchement. Pour la 
permutation de r et /, comp./Ma/^. 

Orizie, v. ori 2. 

Orizu, V. ori 2. 

Orkatil, v. orgatiL 

OrkhatZt bn. chevreuil. Sal. 

Orkira, v. brozela. 

Orma, b. iorma, I. bu. glace^ 
gelée. Horma ur^zen da. La glace 
fond. P. 
* Oro, g. 1. bn. tout, chaque. 

Orobat^ g. 1. bn. tout un, indiffé- 
rent. Oro bat da bikar. Autant vaut 
demain. P. Zeren berdin ezta deu9en 
perilik, ora bal da biiar, ara bat da 
gero, Ax. p. 188—184. a. éd. 888. 
n. éd. Puisque tout de même, il 
n'y a rien de périlleux autant vaut 
demain que plus tard. 

Oraàatêu, 1. presque égal. Pou- 



vreau cite quelques adjectifs comme 
celui-ci, se terminant par iêu^ mwec 
la signification de ,^ peu-près, près- '^ 
que." Oren erdUiu bat, environ 
une demi-heure. Têu ne peut être 
ici la terminaison qui forme an 
grand nombre d'adjectifs. Ce sera 
peut-être une corruption dn dimi- 
nutif ch^ qui s'écrit aussi idL 

Oroch, 1. orox^ bn. veau m&le. 

Oroi. Ce mot ne se retrouve 
que dans les composés; mais le bn. 
a orhitf adj. qui se souvient. £n 
français il n'y a pas d'équivalent; 
en ail. eingedenk. Il y a tout 
lieu de croire que le t de ùrUi 
appartient à la terminaison verbale 
orhitu (comp laket). La significa- 
tion comme adjectif s'est donc con- 
servée, mais la forme s'est corrom- 
pue; elle semble devoir être Of^M^ 
dont le i final sera la caractéristi- 
que des adj. verbaux; v. lettre L 

Oroituy oroitzen, g. orAaitm^ or- 
AoUzen, 1. orAit, oriitu^ oriiUeih 
bn. se souvenir. Ce nom verb. 
régit z. 3ie êâmea, orAaii zaùe àetU 
Auriez. Chourio, p. ZiL Mon filfl 
souvenez-vous toujours de cela. Gh. 
écrit orrAoit, mais nous ne trouvons 
nulle part deux r. 

Orhoiùza^ 1. souvenance. Subst 
verb. Comp. adUza. 

Oroipen, g. b. orAoUzapen, I. 
souvenir, commémoration. Oro^ 
nean mesedeen^ g. Eu souvenir des 
faveurs. 

Oroipengarriy g. souvenir. Juii 
pusia bat eta izur Iriêteai gerain 
zaizue beren ofoipengarriizai. g. 



OMBH 



313 



Trad. par M. Arme de VHeAeco 
eêcolia de Mogael. Un peu de 
poasaière et de misérables os vous 
restent en souvenir d'eux. 

OrhoUkarri^ 1. mémoire (docu- 
meut). Sarako orhaUzarriek era- 
kusten duie. Les mémoires deSare 
font voir que... 

Oroipon, v. oroi. 

Oroipengarri, v. oral. 

Oroita, v. oroi. • 

Oroitze, v. orai, 

Oroldio^ g. bn. aroldi^ b. ^o- 
roldio, paroldi, orolio^ 1. mousse 
(plante). 

Orox, V. oroch. 

Qrpo, erpo, g. b. talon; gond. 

Orra^ y. or l. 

Orrase, v. orraze. 

OrratZj g. épingle. — 1. bn. 
aiguille^ à coudre, d'une horloge. 
Comp. ariZy dent. 

Jo^tarraiz^ g. aiguille; de jo» 
(de joèî) — orratz. Le i de joêiar- 
ratzy pourrait bieu^ comme dans les 
dérivés de begi, être un g devenu 
L Orralz est probablement le même 
mot que oriz, en lab. hartz. Comme 
k permute avec ^, Aariz explique 
peut-être gorosH, houx. Oorosti a 
la forme d*un adj. verb. et pour- 
rait signifier^ (goroêtia) le pointu, 
celui qui est muni d*aîguilles. 

Galzelorraiz, g. aiguille à tricoter. 

Orratze, g. bn. orrase, 1. peiffue. 
Probablement comme ortz de orraûz. 

Orrazetu, g. orrazia^ orrazMu, 
1. bn. peigner. 

Orrazetn, v. orraze. 

OrrastatU) v. orraze. 



Qrre, bn. orri 1. genièvre. En 
lab. aussi feuille. 

Qrregaitik, v. or i. 
Qrregatikj v. or i. 
Qrrek, v. or 1. 
Qrrela, y. or i. 
Qrren, v. or i. 
Qrreraiîo, v. or l. 
Orretarako, v. or 1. 

Orri^ g. b. 1. feuille. 
Grilla^ b. le mois de mai. De 
orri'illa? 

Orrilla, v. orri. . 

Orro, 1. bn. mugissement; se 
dit de la vache^ de r&ne, de la 
mer, etc. Asôo deUurik egizu, orro. 
Quand on t'appelle âne, brais. 
Prov. d'O. 

Ortora^ 1. tine de terre. P. 
Au mot aska, auge, P. ajoute 
orêera comme svn. C'est alors en 
terre cuite P 

Orthuts, orhtUeik, 1. ortoêik, b. 
pieds nus; syn. de oifUhux. De 
or-huU et or'AïUS'ik. Jusqu'à présent 
nous n'avons trouvé qu'un seul 
mot dans lequel r se trouve pour 
n, c'est belaun. Nous avons cité 
iruniz, b. mais c'est une erreur; 
nous n'avions pas vu que c'est 
une faate d'impression chez Mo- 
guel. Belhaur paraît donc être une 
exception et par conséquent c^r^AtM? 
ne nous paraît pas être une variante 
de ointhux. Ort ou or doit alors 
signifier pied, et se retrouve dans 
ortkai, 1. forme de soulier. Pouvreau 
ajoute un exemple qu'il ne traduit 
pas, et qui ne rend pas le mot 
plus clair. Ha/rtzen duie ôere plega 



314 



eia orkoia. Us prenseBi son pli et 
la forme de soulier? La traduction 
ne peut être bonne, car elle n*o£fre 
aucun sens. — Comme le i dans 
ùitUhux est euphonique {pin-hutê), 
il sera également euphonique dans 
orthtUêy et il faudra décomposer 
ce mot en or-AïUê, Or est donc 
pied et se retrouve peut>être dans 
arpo, talon. — Orihuts dago. Il va 
pieds nus. OrtAuiêeianJoaUea. Aller 
pieds nus. OrtAtUêik MUea, Mar- 
cher pieds-nus. 

Qrfkoi, V. ofiAuta. 

Qrtosik, V. ofihuiê. 

Ortz^ g. Aoriz^ 1. bn. dent. — 
1. échelon, degré. Serait-ce la syn- 
cope de orratz? 

Orlzkatu, ortziatzen, g. mordre. 

Horizkitzea, 1. agacer les dents. P. 

Hort7tokii hortziroêio, 1. gencive; 
de Aoriz^toii et de iorlz^krosko. 
Krosio que nous avons omis sur la 
lettre k, signifie : enveloppe, coque, 
d'un oeuf, d'un navire (le corps), 
de la tête (crâne). O. écrit kurskua 
selon P. Du prov. erosta, croûte. 
La variante tz (pas zt) et zk se 
retrouve dans atzm et azhen. 

Ortskatu, ortzkatae, v. ariz. 

Orz, horz, bn. nuage. Ce mot 
a vieilli; il est sjn. de hodei, et 
s'est conservé dans quelques dé- 
rivés. 

Orzadar^ Aorzadar^ bn. Aoltzadar. 
P. arc-en-ciel; de orz-adar. Pour 
la permutation de l et r, v.fttale. 

Orzfforri, bn. rouge (du ciel). 

OrzanZf bn. tonnerre; de orZ" 
atatUz. 



Orzotkiy 1. serein. Zeru arzozH, 
ciel serein. P. 

Orzaiziiara, bn. à la clarté du 
ciel; de orzozkirraf Ezagniu smiu- 
dan orzaizkiara ene àoriAan i^ta-à- 
ien. Je vous ai reconnu, au clair 
des étoiles, quand vous pmasiez 
devant ma porte. 

Orzadar, v. orz. 
Orzaiskiara, v. orz. 
Orzanz,*v. orz 

Orzegun, v. osiegwi. 

Orzgorri, v. orz, 
Orzilare, v. ostirala. 

Orzirale, v. ostirala. 

Orzozki, v. orz. 

Osaba, g. b. 1. bn. ozeôa^ bn. 

oncle. 

Osagarri, v. oso. 
Osasiin, V. 090. 
Osasiintsu, v. oso. 

Osatu 1, soûl, châtrer. Sal. 

Osatu 2, V. oso. 
Osatzei V. oso. 

ObÎII 1, g. ortie. 

Osill 2, bn. eau profonde dont 
le cours est ralenti par une cavité 
de son lit dans certains endroits. 
Sal. 

08k6, 1. ozkey bn. entaille, qu'on 
fait à un bâton. 

Ozkarraiu^ bn. faire des entailles. 

Ofikij 1< bn. soulier. 

Obo, g* L bn. entier. — 1. bn. 
sain, bien portant. 

OsaêUfi, g. b. 1. bn. santé; de 
Oéo^toêun? 

OsasunUu, g. salutaire; de 
oêoéun'-'ôêu. 

Oêoro, 090 ta oro^ g* Oêoki^l.hn. 



815 



entièrement; de oèo^a et H, Oso 
ta aro pourrait se comparer au hoU. 
geheel en al» entier et tout = en* 
tièrement; ainsi qu*à Tall. ganz 
und gar. 

Osatu, asalzen, g. guérir. — ras- 
sembler, rendre entier. — bn. coudre 
ensemble. 

Osoki, V. oêo. 

OfiorOy V* oso. 
Ospa, ospako, v. oôa. 
Ospe, V. oU. 

Ospol, g- (avec Tart. ospela) 
engelure; uêpel, bn. meurtrissure. 
De otz-^lef Bien que s soit rare- 
ment pour Zf puisque la 'pronon- 
ciation est très différente, il s'en 
trouve des exemples. La mutation 
de b en p, après la sibilante est 
régulière; v. Essai, Ch. II. 

Ofitaro, V. osto. 
Ostatu 1, V. oêio. 

OsTATu 2. 1. bn. hôtellerie, au- 
be]^; du prov. ostau, v. L. R* 

Hoêialer, bn. aubergiste; du prov. 
ho^talier, v. L. B. 

Ofitasuri» v. osto. 

Oste 1, g- derrière. Hcàeareu 
oêiea. Le derrière de la maison. 

Osiéan^ g. en outre; ostian, b. 
derrière,en outre ; de oaôe-a-n; oomp. 
aurrean^ piàelean, etc. Leleenguan^ 
leira gaiêtuaz ostian. Moguel. Dans 
la première (édition) en outre de 
la vilaine lettre. Orrezaz, ou enezaz 
ou arzaz, ostean^ g. en outre de 
ceci, de cela. 

Ostekoy g* postérieur; à'^oête-ho, 

Oêieronzâtm^ g. du reste; de 
osU'ronz'n. La terminaison parait 



être ean pour n comme c'est le cas 
après les lettres n et r , lurrean, 
gizonean. 

Oêteronlzeio, g. reste; de oste^ 
ronz'ko, Pagatuko dizkidazu oète^ 
nmizehoak bigar. Vous me payerez 
le reste demain. 

Oêteray g. b. de nouveau; de 
oête^a. 

Oêtiio, 1. bn. coup de pied; de 
osie-io; expression elliptique. 

Oëtiiada, g. coup de pied; la 
terminaison n'est pas claire. Comp 
ostiio. 

OHikaiUf 1. bn. donner des coups 
de pieds; fouler aux pieds, vilipender. 

Oêtikoka, 1. bii. à coups de pieds; 
de osiiko'ka, 

Oste 2. bn. oztê, 1. grande 
quantité. 

Ostean, v. oète 1. 

Ostegun, g. b. orzegun, 1. jeudi. 
De oôêg bruit P Comp. l'ail, don- 
nerstag. 

Osteko, V. oête 1. 

Cetera, y. oête l. 

Osteroiueaii, v. osU l. 

OBterontzeko, v. osie 1. 

OBtian, V. osie 1. 

Ofitikada, v. oste l. 

Ofitikatu, V. oste 1. 

Ostiko, V. oste 1. 

Ostikoka, v. oste 1. 

Ostirala, g. b. orzUare, orzirale, 
1. vendredi. 

OstOt g. !• bn.^^c», bu. feuille. 

OstaiUa, L ostaro, b. I. bn. le 
mois de mai; de osto-iUa et oro. 

Ostazuri, g. aune; de osUhZuri, 
à cause de la couleur du feuiUageP 



316 



Oêialu, 0êiatz9n^ 1. bn. se garnir 
de feuilles. 

OstaiUatu, oêUnUatzen, I. garnir, 
meubler une maison. De ostoiUa? 

Ostoilla» V. oêio. 
Ostoillatu, 08toillatee,v. oêto. 

OsTBEINATUy OSTBKINATZEK, 1. 

8*enclorcir, s'obstiner. P. Serapro* 
bablement une corruption de ob- 
stiner. 

Ostrellaka, g. arc-en-ciel. Ce 
mot dérivera de org; mais nous 
ignorons comment il est composé. 

Ostu, OStutSBen, g. voler, dé- 
rober. 

OtEi g- perche, sur laquelle dor- 
ment les poules. 

Otadi, V. oie 1. 

Otar, g. oiharre, 1. panier. 

Ote 1. g. bourg-épine (?) esp. 
argoma. Dans le Dioc. de.Domin- 
guez on est renvoyé de argoma à 
aliaga, plante à épines et à fleurs 
jaunes. OtAe, 1. bn. ajonc épineux, 
genêt. 

Oladi^ g. othar, bn. terrain ou 
croît cette plante; esp. argomal. 

Otkaska, 1. Tendroitdans la ferme 
oà Ton pile Tajonc. 

Ote» 2. g. oihe^ 1. bn. mot ex- 
plétif^ de doutCj d'interrogation. 
Joan ote da? £st-il parti? Egin 
othe du2u? Avez-vous fait? Ez 
oihe duzu egin? N'avez- vous pas 
fait? Bai othe? Est-il vrai? Ezta 
otieril, U n'y pas de doute. Il 
nous semble que otie, et otioi ont 
une origine commune, ou plutôt 
que otke est la syncope de otioi, 
oikoj^j je vous prie, je vous demande. 



Ainsi : Joan ote da, signifie au fond : 
Je vous demande, je vous prie, 
est-il parti. 

Othar, V. ote 1. 
Oiharre, v. otar. 
Oihe, V. ote 2. 
Oihi, V. oti. 

Othian, bn. donc. Othionpogo" 
tuko nuzu. Donc vous me payerez. 
Sal. Il nous semble de oihe. 

Othoi, 1. je vous prie. P. Ei^ 
Jainhoa, indazu^ othoi atzo arrosa 
geroz egin ditudan hut-een eta èeiha- 
tuen barihamendua. De la Yieux- 
ville, p. 9. Mon Dieu donnez-moi, 
je vous prie, le pardon des fautes 
et des péchés que j'ai faits hier 
au soir. — La forme de othoi est 
obscure. Ce n'est pas la I''' pen. 
de rindicatif; il faudrait pour cela 
un n initial (forme passive) ou un 
d initial (forme active). La forme 
de othoi est plutôt celle de Tad- 
jectif verbal, otho'\' i; mais Tem- . 
ploi de othoi rend cette supposition 
peu probable. U ne reste alors 
que l'impératif qui pourrait expli- 
quer othoi, si ce n'est que la 2^' 
personne porte toujours la caiao- 
téristique, soit du masc. (il), soit 
du fém. (»), soit de la forme polie 
(zu). Nous ne pouvons donc rien 
dire de positif sur othoi, mais le 
subst. othoitza^ prière,- nous finit 
supposer que othoi doit être on 
adj. verb. dont le subst. verb. cor- 
respondant est othoiiza, comme 
aditza de adi, agintza de agin* 
Nous trouverons peut-être plus ttrd 
l'explication de othoi. 



817 



OthaUz, 1. bn. prière. Othaitz 
eguioçue bada uzia Jabeari. Matt. 
IX. 38. Test. Soch. Faites donc 
prière (priez) le Dieu de la moisson. 
Heien othaUzah enlzunak iean ziren, 
Larregai, Test. Çahar. Leurs prières 
forent écoutées. 

Othoîtz egin^ 1. bn. othoitzez 
egan, 1. prier. OthoUzez nagotzu. 
Je vous prie. P. 

Othoitztea, 1. prier. P. Ce subst. 
verb. correspond à un adj. verb. 
olAoiizlu. 

Oihaitztia^ othoUztiafy 1. dévot en 
prières. P. 

Othoitss, V. othoi. 

Othoitzte, V. othai, 

Oihoitztia> oihoitstiar, v. 

othoi. 

Othoronza, v. othurunza, 

Othurunza» 1. othoronza^ bn. 
repas ; ayn. de apairu. SatUAurunza, 
O. selon P. 

OtAurunzaiu, oiAurunzatzen, 1. 
donner on prendre repas. P. OùAu» 
TWizatu naiz, j*ai pris repas. 

Othumnzatu, v. olAtirunza. 

Othurunzatze, v. otAurtmza. 

Oti^ g. otAi, 1. bn. sauterelle. 
Eta ketic ilki cUeeen otAiae lut- 
rerd. Apoc. IX. S. Test. Boch. Et 
de la fumée sortirent des sauterel- 
les sur la terre. -^ Selon la version 
française: Et de la famée dupuit 
il sortit des sauterelles qui se ré- 
pandirent sur la terre. Earen iaquia 
cen oiAiz eta boêa eztiz, Matt. III. 
4. Test. Boch. Et son manger était 
dessauterelles et du miel sauvage. 

Otord6. Otorde dabUa maiaza 



êu eêiâ. Le mois de Mai est eu 
quête de feu, en troque de pain. 
Gela veut dire que quand il fait 
froid en Mai il y aura abondance 
de grain. Prov. 881. d'O. P. fait 
dériver ce mot de ogi-ordia; ce 
qui est possible. Pour la mutation 
de g en û, oomp. plusieurs déri« 
vés de àegi, — Nous ignorons si 
l'explication qui accompagne le 
proverbe est de Oienhari; mais il 
nous semble qu'elle n'est pas bonne; 
c*est le contraire de ce que dit le 
proverbe: Mai est en qnête de feu 
(demande de la chaleur) en troque 
de pain, c. a. d. pour du pain, 
afin de pouvoir donner du pain. 

Ots 1, g. AoU, brait. O. cite Aoûs^ 
bruit, renommée, sans dire à quel 
dialecte Aoês appartient. Ce mot 
n*est pas lab.; mais on leiretrouve 
àsLns AilAotê ; il parait ne pas être 
bn., mais il s'est conservé dans 
oxez, (Sal.) selon la rumeur; de 
ox'Z. U est cependant plus proba* 
ble que M. Salaberry a oublié de 
de citer ox. 

Otsegin^ g. appeler, invoquer. 

Ozen, 1. bn. sonore. Probable- 
ment Tadj. verb. oisegin, avec l'art. 
oûsegina, JEgin se contracte en m 
et en bn. même en in; v. imbide, 
s. V. egin, 

Ozengi, 1. à haute voix ; de ozen» 
H, 6 pour A après n, v. Essai» 
Ch. IL 

Ospe, g. b. bruit, ospe, 1. ospa, 
bn. renommée. ^ bn. vanterie. 
Oipe parait devoir se rattacher à 
oiê; la forme est à peu près et la 






318 



signification est tont-à-fait la même. 
La permutation de p et i^ très- 
rare il est vrai^ explique les deux 
formes; comp. aipàtu = aitaiu: 
aizpa s= aizia. — Ateraien dabee ospe 
edo iuiUia, b. Us s'attirent grand 
bruit. 

Ospako^ g. Aazpoêu, O. renommé* 
célèbre. De ospa^ko et isu. 

Ozpaz, bn. vanterie ; de ozpa^z. 

Hospatzea, publier. O. 

Ost 2. g. iols 1 1. allons^ voyons ! 
OtSy ufi bat egin dezaçun. I^ardiz. 
Voyons, bâtissons une tour. 

Otsailla, b. 1. oxalla, bn. le 
mois de février. 

Otsegin, v. ots. 

Otsesin, b. domestique; syn. de 
mirabe. Variante de otzan? 

Otso, g. L 0X0, bn. loup. 

Otso^zon, 1. lonp-garou. 

0x0 pAutz, bn. vesse de loup; 
espèce de champignon. 

Osst, g. iotz, 1. bn. froid. Hoiz 
naiz^ 1. J'ai froid. Hotz da^ 1. II 
fait froid. 

OztUj oztutzen, g. Aoiziu, hotziefiy 
1. avoir froid, refroidir. 

Ozjsera, g. ioMera, 1. frileux; 
de otZ'iero. 

Hotzhi, 1. bn. froidement; de 
hùtz^M. 

Ot2Sail, g. doux, inoffensif (des 
animaux), domestiqué, esp. dome- 
stioo, tra table; ang. domesticated. 
Comp. otsein. 

Ozaba, 1. espèce de poisson. 

Qzalla,v. otèaUla, 

Qzatz, bn. chiendent. 

Qzo, V. oiso. 



' Qxaputz, V. oUo, 

Ogàl, g. oikaly 1. bn. drap, toile. 
En guip. o^al est généralement en 
usage pour du drap de laine; ce- 
pendant à Hernani, p. ex. on dit 
oyàl pour drap de lit. Pour la per- 
mutation de g et i, v. chingar^ 1. 

Oyan* v. oihan, 

Qyarzun, g. 1. oyAarznn, bn. 
écho/ c. a. d. le lieu où se trouve 
l'écho. De oyu? 

Qyechek, v. onei, s. v. ana, 

Oyei, V. OTiei, s. V. ona. 

Oyek, V. onei, s. V. ona. 

Oyen, 1. v. anek, s. V. ona. 

Oyen 2. v. oiier. 

Oyer, v. oOer. 

Oyes, bn. stupide et bruta) à 
la fois. 

Oyu, I. oiku, 1. bn. cri. 

Oyu egin^ 1. oynz, oHuz egon,\. 
bn. Eta bâta berceari oihuz dagoz- 
can haourehoac beçalaco dirade. Lue» 
Vn. 82. Test. Soch. Et ils sont 
comme les enfants qui crient les 
uns aux autres. 

Oyularif 1. crieur, clabaudeur. P. 
De oyu'Ori 4. Le / doit être eupho- 
nique. 

Oyutu. Lan*, cite ce nom verb. 
dans son supplément pour rogar, 
prier. 

Qyulari, V. qyu. 

Oyutu, V. oyn, 

Ozar, 1. gros chien. Otatiekar, 
vieux chien (injure); de ozar^ 
tcha/r = ehar, 0zar4zarra, la oani* 
cule. 

Ossen, V. ots. 

OflOUgii V. ots. 



319 



Ozi, bû. Aozi^ 1. la première 
pointe qai sort d'un grain qui 
germe. Cette fois-ci c'est le bn. 
qui. n'écrit pas VA. 

OzUu, ozitzen^ bn. AozUu, hozUzen, 
1. germer. 

Hozidwra^ 1. germnre; de hosA- 
dura. Are gehiago Aozidurai janez 
gero ère lurraren humidwrak eta 
hezetastma. Ax. p. 36. a. éd. n. éd. 
De plus quand l'humidité de la 
terre a rongé les germures. 

Osskarratu, v. oske. 

0zk6) V. oëke. 

Ozkerreiï, bn. plante à épines. 
Ozkomoki, bn. croupion. 
Ozpal, V. eêpal. 

Ozpera^ v. ou. 



Ozpin, g. ozpin^ b. 1. bn. vinai- 
gre. Pouvreau cite ozpin et ozprin 
pour foudre. Ozpinen garhasiak, 
éclats de foudre. H nous semble 
quMl doit j avoir une erreur ici; 
foudre sora pour tonnerre et ozpin 
ou ozprina, dérivera de ots^ bruit. 

OSEta, g. à peine^ à peu-près. 
Zenean hizkuntzaren naasiaz ta aditu 
bageaz ozta jakin oi da bear dana. 
Lettre de Larr. à Mend. Dans le- 
quel (pajs basque) on sait d'habi- 
tude à peine ce qu'il faut, par le (à 
cause du) mélange des dialectes et 
paroequ'on ne se comprend pas. 

Ozte» V. oête. 2. 

Osstu, V. otz, 

Oztutze, V. otz. 







>■* ■ 



*-»^ 



.V 



V 



p. 



Paba, pabesa, 1. appui, bou- 

tien. Paiera Aandia MizHt, . Vous 
m'êtes un grand appui. P. 

Pabesa, t. paba. 

Faohela, paohelu. PœAelu, 

bn. selon 0. empêchement. 

PacielalUjpaehélaigenXeaifècher. 

Fachelll, V. pachela. 

Padera, 1. poêle à frire. 

Faoatu, pagatzek, g. 1. payer. 

Pago, V. bago. 

FagU| 1. content. Pagu dapagu- 
rik dago^ il est content. P. 

Paiera, mesure. Mot d'O. se- 
lon P. 

Pairadura, v. pairatu. 
Pairatu, pairatzen, 1. bu. 

soufirir. Du prov. patirP bien que 
la chute du t soit une exception. 

Pairu^ 1. souffirance; àe pairaiu, 
(comp. aiar de okaHu)^ si notre 
supposition est fondée; sans cela 
pairaiu de pairu. 

Pairaduraf 1. souffrance; depaira- 
dura. 

PairuUoa, I. très-patient. P. De 
fairu^têu. La forme Uo vient à 
l'appui de ce que nous avons dit 
de mintzo. 

Pairu, V. pairatu. 



PairutBOa» v. pairaiu. 

Pake^ g. baie, b. 1. bn. paix. 
Du lat. pace ou de l'esp. paz avec 
mutation de z en ij comp. i^u 
de signo^ et karamUeha. 

Pala, 1. pkala bn. pelle; bn. 
entrave qu'on met aux animaux 
pour les empêcher de 8*introdaire 
dans les champs. 

Palanka» b. palenka, 1. barre 
de fer. 

Palota, 1. truelle de maçon; 
batoir de paume. P. En esp. la 
balle avec laquelle on joue le jeu 
de paume et le jeu même, sont 
appelés pelota, comme le fr. pelote 
du lat. pila, v. Littré, D. La se- 
conde acception ferait croire que 
pelota, est une variante de pelota, 
esp. et basque; bien qu'il soi dif- 
ficile de voir comment pelota, balle, 
a jamais pu signifier batoir de 
paume. 

Paltatu, manquer; deresp.£altar. 

Paltsu, b. faux, de Tesp. falso. 

Paluxa, 1. palombe ; du lat. pa- 
lumba. 

Pamiohi, b. (selon Humboldt) 
pain long. Comp. pampuhi. De 
l'esp. pan — ? 



S21 



Fampotz, brave. Mot d*0. 
Ion P. — Bihotz pampotza. Palpi- 
tation de coeur. 

FampxQet^b. (selon Hamboldt) 
pain rond. Comç. pamiehi. De Fesp. 
pan — ? 

Fanchu, g. espèce de poisson. 

FandarOi g. b. tambour de 
basque. De Tesp. pandero, ou Pesp. 
du basque. 

Faneka, g. espèce de poisson. 

Panela, 1. table à porter le pain 
au four. P. Du prov. panel, fr. 
panneau, terme de menuiserie, p. 
ex. les panneaux d'une porte. Le 
lex. roman ne donne pour panel 
que l'acception suivante : espèce de 
selle sans arçons; mais probablement 
panel aura aussi désigné panneau. 

Fangeru, panyem, L chau- 
dière. 

Fanta, 1. bande d'étofife plissée 
qui garnit le haut de la cheminée 
dans toute sa largeur. En holl. val 
ou schoorsteenvaL Schoorsteen est 
cheminée. 

Fantotch, bn. chambranle. 8al. 
Ce mot paraît, comme j9a«/a, signi- 
fier cheminée ou quelque dhose qui 
a rapport à cheminée; or cham- 
branle est an terme de menuiserie 
qui signifie : encadrement de porte, 
fenâtre ou cheminée. 

Fantoka, Sponda, salebra. P. 
pile de pierres, O. Hofti patUoka. 
Endroit dans le chemin entrecoupé 
de pierres, où on ne marehe que 
sur des pierres. P. 

Fanyeni, v. pangeru. 

Faparda, v. papo. 



Faparo, v, papo. 

Fapo, 1. bn. partie supérieure 
de la poitrine. En ital. on dit en 
parlant d'une femme» le poppe» 
(plur.) le sein, la gorge. P. cite 
encore: paparda^ paparo, grosse 
gorge. — Oilloaren paparo, jabot 
de poule. P. 

Papor, 1. miette. 

Paportzea^ L émietter. 

Far, V. marra. 

Fara» paratu, paratsen g. 

para^paraluiem, b. mettre; syn, de 
ipini. — 1. piaraiu^ bn. tendre. 
Parazazu esiua, tendez la main. 
Belauniko para biot (diar dot). Je 
dois me mettre à genoux. Parain 
fuUzayo. Je me suis présenté à lui. P. 

Parabisu, g. L piaraàizu, bn. 
paradis. 

Faraday 1. bn. occasion; — 
bn. commodité. 

ParatobikO, 1. espèce de poti- 
ron. Serait-ce un diminutif de 
periz, à cause de la forme? 

Faratze, v. panUu. 

Pabe, g. L bn. paire, couple. — 
1. bn. égal, semblable. Idipare bat. 
Une paire de boeub. Ezift^ bere 
par&rii. H n'a pas aou pareil. 

Parrezpar, bn. en position égale(P} 
Sal. — Pourquoi deux r; le mot 
est pare en bn. aussi. 

Paboaxio, peboamio, L parahe- 
min; du prov. parguamina, avec 
chute de Vn final. 

Paskatu, V. barhatn. 

Farpara» L caille. Comp.^aZi- 
jB«f • Le passereau est aumi appelle 
an basque: parra doria, P. — Il 

21 



822 



n^est pas clair ce que pâma signi- 
fie; mais est-ce que/Mir (f7âfTa)se 
trouverait dans la première partie 
de parpara? 

Farra, v. marra, 

FarraiSka, graud uombre^ mul- 
titude. Comp barrasta. 

Farrete, b. syu. du guip. arrai^ 
toia; paraît être un jeu^ un passe- 
temps. MiUil nauêijei berehautan 
legez oi jatorkeez kaza, pesia, pa- 
lania, bola, parrete ta onelako jo- 
kuen afizinue edo eraspenai ih09 
peUUakua anziu baga eusial errije- 
tan, Moguel, p. 154. Comme aux 
grands garçons il leur vient habi- 
tude de la chasse, pèche, barre (?) 
boule (paume) parrete (S), et pour 
cela la passion des jeux, sans jamais 
oublier le jeu de paume dans le 
pays basque. 

Parropia, I. bn. paroisse. 

Parropiant, bn. l'individu avec 
lequel on est eu rapport de vente, 
de travail, etc. Sal. 

Partale^ 1. participant. P. Du 
prov. part, fr. part et la termi- 
naison basq. le. Partaletasun, par- 
ticipation. P. 

PaseatUj bn. se promener; de 
l'esp. pasear. 

Fastenagri, I. carotte. Du prov. 
pastenaga et du basque gorrL 

Fatar, 1. bn. colline; sol eu 
pente. 

Patu, g. sort, destinée ; de l'esp. 
hado plutôt que du lat. fatum. 
suivi de l'art, a, devient «. Pour 
la mutation de i» en p v. bago. Le 
m de fatum, il est vrai aurait pu 



ou dû se perdre puisque le m 
n*est pas toléré comme finale. Paiu 
peut donc dériver également bien 
de fatum que de hado ; le t plai- 
derait peut-être pour la dérivation 
latine; mais on aura remarqué que 
généralement le basque prend ses 
mots à l'espagnol plutôt qu'au 
latin. 

Fats. g. 1. marc de fruit; en 
lab. surtout de pommes. 

Patsarno^ 1. petit cidre. 

Pauma, bu. pauoa^ 1. le paon. 

Fazi, g. chaudron. 

Fe, V. be, 

Fean, v. be. 

Fedasa, 1. espèce de pommes. 

Pedatchu, bu. pedaiu^ 1. mor- 
ceau; de Tesp, pedazo. 

Pedoi, bn. espèce de serpe; 
syn. de aihotz. 

Fegar, 1. bn. cruche pour Peau, 
à forte pause et avec un goulot 

Pegartei, bn . évier ; de pega/r-iegi* 

Fegartei, v. pegar. 

Fegeseria, bn. bagatelle. 

Fegorreria, bn. misère; de 
Teâp. peor, pire avec la terminai- 
son basque eria? 

Pek» pekatu, v. behUu. 

Pekado, bn. peiadât 1. bécasse. 

Felata, bn. quadrain, liard, 
selon Pouvreau; mais le liard était 
en cuivre et non pas en argent, 
et il paraît que pelata vient de 
plata, esp. argent. — JEguiaz er- 
raiten drauaty ezaiz ilUren iandic, 
renda diroano azquen pelota. Matt 
y. £6. Test. Boch. En vérité je te 
dis que tu ne sortiras point de là, 



S28 



jusqu'à ce que tu aies rendu le 
dernier quadrain. 

Felatîi, pelatzen, 1. bn. se 

mouiller. Pelaturih eihorriko ia. Il 
viendra bien mouillé. F. 

Fèldo, pheldo, bn. menthe 
sauvage. 

Feleatu, peleatzen, 1. com- 
battre. 

Felkar, 1. raboteux. 

F6I1. Cette terminaison forme 
des substantifs dans tous les dialec- 
tes. Nous ignorons ce qu'elle signi- 
fie. Sroipen, iduripen, nahastepen, 
oroipen, sortzapen^ etc. 

Peka, 1. peine; le-prov. pena. 

Ferdira, 1. (Guëthary) perdi- 
Toin^ P. plomb de chasse. 

Fsrdîroin^ ▼. perdira. 

Peresil, 1. pherrechil^ bn. persil. 

Pebfosta, bn. conséquemment. 
Corruption de: par force=foroément. 

Pebkacqant, bn. actif, adroit. 

Permatzaki, v. beme. 

PSRM ATU, PEBMATZEN, 1. appuy Cr ; 

de herme. 

Perposa, PREPOSA, 1. propos ; du 
fr. avec metathèse de r. 

Pbrrechil, V. pereêiL 

FerreMkll, g. champignon. 
Variante de paratehiko. 

Pertala, 1. bord (de robe), lam- 
beaux, déchirures de robes. P. cite 
peirala, ce qui ferait penser à une 
origine étrangère, ir n'étant pas 
basque. 

Pertol, bu. petit filet de la forme 
d'un pain de sucre Sal. 

Fertz, g. 1. bertZf 1. bn. chau- 
dron ; syn. de pangeru. 



Feskiza» 1. attente, espérance; 
pAesUsfa, bn. abandon. Oailz ian- 
diân peêkizan dago. Il est dans 
l'attente de grands malheurs. Ez 
da uôzi behar iehdan haurren 
pheêhizan surii ez iarmarii. Une 
faut jamais laisser à la disposition 
des enfants ni feu ni armes. 

Fesuin, besuin, * lesaiii, 1. 

pAezoin, bn. dos de fossé, digue; 
fossé qui sert de clôture. 

Feya, 1. pAeya, bn. entrave, 
pour arrêter la roue d'une voiture; 
chaîne qu'on met aux pieds des 
chevaux pour les empêcher de courir. 

Pheyatu, bn. entraver. 

PiAÏANTAK, voyageurs. P. cite 
d'abord piaïa^ qu'il ne traduit pas. 
Piaïa^ voyage? 

Fioher, g. pUcAer, 1. pAUeAer, 
bn. petit pot à eau, sans goulot. 

PAUcioêire, bn. vessie. 

Fiohika, v. pista. 

PiESTE, b. fête. 

Pyo, g. adroit, apte. Comp. 
pinoa. 

PiKA, 1. phika, bn. pie. 

PiKAiLLATZEA, 1. émaiUcr. 

PiKALAPORTE bu. pic-griàche. 

Pikain, le meilleur morceau 
d'un mets quelconque. Mot d'O. 
selon P. 

Plkar, chétif, infructueux. Mot 
d'O. selon P. 

PiKARDA, bn. pikarta^ 1. bigarré. 
Corruption du français. 

Pikarrai, bn. tout nu. 
Fikatu, pikatzen, 1. couper, 

tailler. Harri pikatua. Pierre tail- 
lée. P. 



824 



PUcero» bn. terme de mépris; 
8J11. de €i8t0f ftne. 

PUdtta, bn. très petite quan- 
tité, pincée. Diminutif de pUka. 

Fitehika, moins que pikitta. 

Pikor, bn. petit corps dar. 
Gomp. pikar. Oazna pikor. Petit 
morceau de fromage dur. Barri 
piiêr. Petit morceau de pierre. 

Pikorrik, adv. dans les phrases 
natives pour dire : pas la moin- 
dre chose. 

PnxA. T. bUa. 

Pmika, bn. sjn. de piJcitta. 

PiLLO, V. èila. 

Pilota, g, 1. bn. balle du jeu 
de paume; de Pesp. pelota. 

Pimpirina, 1. espèce de poisson; 
papillon. 

Pknpirinatehêa^ L petite délicate 
(ironiquement) P. 

Pùnpirinaketak^ L petites joli?et- 
tes. P. 

Pinttolakulo, bn. jeu d'eu- 
fiints aux épingles (?) Sal. 

Pmu, 1. pin^ 

Pipi, g. 1. ver qui ronge le bois. 
Zur pipiaiîta ou ptpikthia ou pipiZ' 
tatva. Bois vermoulu. F. Variante 
de biphim 

PiPiTA, 1. bn. pépin; holl. pit. 

Pipoilla» L merrain pour faire 
des tonneaus. De oîc^ planche, 
mais qu'est-ce que pipJ le prov. 
pipa, fr pipe, pour tonneau? 

Pirkoildlt, bn. entrer en con- 
valescence. 

Pfro, !• phu, bn. oison, selon 
M. Salaberrj le petit de la dinde, 
de Toie, du canard. 



PIru, V. piro, 

PiSATu, 1. phizatu, bn. peser; 
du prov. pezar. 

PiskE) g. puska, puckkoy b. 1. 
bn. peu. Piêka ou piehka ou puchia 
bai, un peu. 

PUdUa^ pilUka, pickika, bn. dimi- 
nutifs de piêka, 

Pisti, g. La signification de ce 
mot ne semble pas bien fixée. Dans 
le suppl. du dict. de Larramendi 
on trouve ave, oiseau. Lardisabal 
s'en sert pour reptile. Onaarako, 
êuge pistirik êoHUenaz baUatu zan. 
Pour cela il se servit du serpent, 
le plus rusé des reptiles (des ani- 
maux ?). 

PitchO, pito, 1. membre viril. 

Pitar, L bn. petit cidre. 

PltO, V. pitcho. 

Pitsgarri, v. bizi. 

Pitzte, V. bizi. 
Plt2Sta, V. bizi. 

Pitztura, v. bizi, 

Piuoa, 1. lieu montant. P. Ce 
sera peut-être le même mot que 
le guip. pijo^ adroit, apte. Comme 
adroit vient de droit, p^ pourrait 
avoir signifié, lieu montant, droit, 
et adroit. Cependant Tesp. a propio, 
apte que Larr. cite comme basque. 
Si ce mot a été en usi^ en bas- 
que il se pourrait quMl eût perdu 
la première syllabe pro. 

Pladvu, 1. bn. plainte. 

Platutcha, 1. espèce de poisson. 

Plettu, bn. procès; holl. plei- 
dooi; pleiten, plaider. 

PochelU, V. paehda. 
i, V. pochm. 



825 



Pochillf 1. pochi, bn. morceau. 
Pochinka jatea. Manger morceau à 
morceau. 

FochOy g. terme de tendresse 
pour toute sorte d'animaux. 

PoDOBE, 1. bn. pouvoir; du pro?. 
poder. 

FoDRA, V. potro. 

Pokal, bn. endroit convenable 
pour y attirer le monde. Sal. 

Poker, 1. rot. 

Poliki, polikioho» g. petit à 

petit. 

PoLSU, 1. pouls. 

FoLTSA, b. bourse; de ]*esp. bolso. 

Pontsu, 1. humeur sombre. 
PofUsws dagot niri, U me fait la 
mine. F. On dirait que pontau est 
un adjectif pon^tau. 

PoRDOiN, 1. bourdon. Comme le 
prov. est bordo il faut qae pordoin 
soit* pris du français. 

PoRFmiATZEA, 1. s'enflcr de co- 
lère, disputer, s'obstiner; de Tesp. 
porfiar. 

Porro, bn. panse d'une bou- 
teille, d*un tonneau. 

PorrOSka, 1. phorroska bn. 
miette^ petits débris de bois. 

PoRKU, 1. phorru, bn. porrean. 

Poru, 1. bruit. Zuzen gaiêtoak 
porua handi. Celui qui a le plus 
mauvais droit fait le plus grand 
bruit. F. 

Pospollna» caille. Qael dia- 
lecte? pas guip. 

Pot, 1. bn. baiser, subet. Pot 
egin, baiser. Eure gelaria ez poUkeia. 
Ne baisotte pas ta femme de cham- 
bre. Prov. d'O. 168. 



Potofaia, !• lanoomet; sèche 
syn. de chipirodi. 

PotchO, V. potzo^ 

Potika,L à quatre pieds. PcHka 
joaitea. Marcher à quatre pieds. 

PotingOi 1. chien basset» 

PoTBO^ L bn. poulain. C'est 
l'esp. potro. M. Sal. donne enooro 
podra^ pouliche; terminaison fém. 
en basque l 

Potroska» bn. ordure. 

Potsa» g. abandonné. 

Potzo» potcho, L chien. 

Potzuak, g. parties naturelles 
de l'homme. De poztu? 

POZ, g. b. joie; hoM, 1. joyeux. 

PoztUf poUulzen^ g. b. hoMtu^ boUen, 
1. réjouir, se réjouir. 

Botkario, 1. réjouissance, allé- 
gresse. F. 

Poztun^ g. gai; de poz-dun. 

Pozik^ g. giument; de poz'ik, 

Pozik» V. poz. 

VozoviÂ,^ g, pozoa^pozain^], poison; 
au fig. haine. 
Poztu, V. poz. 

Poztun, V. poz. 

P0ZtUt86> V. poz. 

Prau, b. frère (en religion). De 
Tesp. frai, de fraile pour fhdre, du 
lat. frater. Pour la mutation de f 
en p, comp. faltar qui a donné 
ptUtatu, 

P&EMiA, 1. nécessité, besoin ; de 
Tesp. premio. 

PbbposAj t. perpoza. 

Prbst, g. b. 1. prêt, disposé à. 
Ondo da prezt egoHa erioizia daior^ 
reneko. Olaechea. Il est bon d'être 
prêt pour la mort qui vient. 



826 



Pr^Hatu^ prutaizen, g. préparer, 
apprêter. 

Fbbstatu, V. prest. 

Presto» 1. pherestu^ bn. honnête, 
probe. Ce mot n^est probablement 
pas basque; si ce n'est cependant 
que l'orthographe bn. soit la meil- 
leure. 

Presitttatun^ g. b. 1. honnêteté. 
V. Tex. s. Y. harhabu. 

Pbbsuna, 1. bn. personne. Le 
groupe pr qui n'est pas basque est 
pour per que la langue basqae 
tolère. 

Pbbzatzk, fbszatzen, 1. pheret^ 
chatu^ bn. priser, apprécier. 

Pribatu, bn. les latrines. 

Pbobea, 1. pour pobrea, pauvre. 



Pbobechatu, 1. bn. profiter; de 
l'esp. aprovechar. 

Prutu, b. ftfUu^ g. fruit. 

Puohakt, 1. bn. puissant. 

Pachka, v. piika. 

Pnka» 1. (Guéthary) crapaud. 

Polo, l.i>Att^, bn. amas. Serait- 
ce une variante de pilaf v. bila» 

Puiusta, bn. une certaine quantité. 

Puska, V. ptaha. 

PuTA, bn. putain. 

Putar, bn. ruade. 

PuTSu, g. 1. puit, fosse ; de Fesp. 
pozo. 

Pat2S, g. b. 1. phutz, bn. £n g. 
et b. souffle, haleine. £n I. et bu. 
vesse. 

FuztUf pujUtUzen^ g. enfler. 






Ph. 



Ph. Ce groupe ne se trouve que 
dans le dialecte bn. et représente 
le son de p aspiré et non celui 
de f, selon M. Salaberry. 

Phaoatch, v. bago. Nous avons 
oublié phoffateh^ Mue, s. v. bago. 

Phaoo, v. bago, 

Phala, v. pala. 

Phalacha,falaohatu, tailler une 
haie de façon à former une clôture. 

Phalaohu, haie vive. 

Phaldo, jante. 

Phalza, sang coagulé. 

Phanoheta, v. phanz. 

Phanz, panse. 

Phaneheta, farci fait avec des 
boyaus d'agneaux. Sal. 

PhanzoU^ estomac des animaux. 



Phanzoil, v. phanz, 

Phara, pharatu, v. para, 

Pharabisu, v. parabiau, 

Pharte, part. 

Phasu^ passage. 

Phausu, repos; marche d'an 
escalier. 

PheldO, V. peldo, 

Phbmka, rocher; de l'esp. pefia. 

Phêndaitz, rocher présentant une 
pointe avancée. 

Phena, v. pena. 

Phekdaitz, v. pienna. 

Phenze, prairie. 

Phredebikatu, prêcher. 

Pherdo, refrain. P. 

Phbbekatu, frotter, enduire; da 
prov. fricacio. 



827 



Pberestatu, V. perestcUu, 
PaEBETOHÀ, PHEBETCHATU, ap- 
précier. 

Pherhbchil, V. peresiL 
Pherro, chien. C'est Tesp. perro. 

Fherza, v. p&rtz. 

Fheskiza, v. peshiza. 
Fhex, dépit violent. 

Fheya, v. pe^a, 

Fhezoin, v. pesuin. 

Phicha, urine; pichegin, pisser. 

Fhichka» mauvaise humeur 
momentanée. 

Phika, v. pika. 

Phiko, figue; de Tesp. higo. 

Phiko, marteau des meuniers 
pour piquer la meule; propos 
piquant. 

Phikota, petite vérole. 

Philda, v. filda, 

PhiUar, drille, vieux linge; de 
phil ou philda^zar. 

Phildcmu, hsillon ; de phil-damu ; 
damu dans le sens de endommagé, 
abimé. 

Philzarkari, marchand de drilles; 
de philzar^hari v. art 4. Pour la 
mutation de h en k v. Essai, Ch. 
II et rintrod. du dict. p. 8. 

Phindar» étincelle; variante de 
chindar. Exemple unique, autant 
qae nous sachions, de mutation de 
ch en pk. 



Phinztu, se faire une cloche, 
une ampoule; du £r. pincer? PhinU^ 
ampoule. 

Fhirphir, peu à peu. 

Fhim, morceau. 

Fhitchastre, v. pkher. 
Fhitcher, v. pïcher. 
Fnitztu, V. hizi. 

Phizatu, v. pimtu. 

Phisu, instrument pour peser, 
poids. 

PflOROOATu, prouver; du prov. 
proar. 

Phorogu, épreuve. 

FhorrOSka» v. porroàka. 

Phorbu, v. porru, 

Fhosa» partie supérieure du 
tablier qui couvre la poitrine. 

Fhuchulu, entrave. 

FhulO, V. pulo. 

FhxQumpatu, v. puh. 

PhuinpatU, bondir. 

Phumpe, bond. 

pHUKDUy point de couture. 

Phunzela, pucelle. 

Phurdumpatu, remuer un 
liquide. 

Fhurtzikata, déranger les v ête- 
meuts, toucher une femme d'une 
façon indécente. 

Fhutz, V. putz. 

Phutzu, v. putsu. 



B. 



Ba, g. b. rat, 1. bn. correspond 
1^ à: vers. En français on rend 
généralement ra par à, faute d'avoir 
nn mot correspondant, paisqu'en 
fr. on ne peut pas exprimer „la 
tendance vers" (wohin, ail.) d'une 
autre façon. Echera noa. Je vais à 
la (litt. vers la) maison. Orrera 
noa. Je vais là; litt. vers là; ail. 
dorthin. Hiri dioiêai iaiqui adi^eta 
har eçac eure ohea^ eta habil echerat, 
Marc^ II. 11. Test. Koch. Je te dis, 
lève-toi et prends ton lit et va 
à la maison. Eta narat ni ioaiten 
naicen badaquiçtte eta hidea bada^ 
quiçuê, Jean, XIY. 4. Test. Boch. 
Et vous savez où. je vais et vous 
en saveB le chemia. AktiHk altchatu 
bihar dtuu zure anima ettatu gara 
hartarat^ edo bederen enêoiatu sure 
desiretf harat igaterat. Chourio, p. 
226. Au contraire vous devez élever 
votre âme vers cet état sublime 
ou au moins y aspirer par vos 
désirs; litt. monter vers là par vos 
désirs; harat ou hara est pour Aan* 



ra^ V. a. 



2^ à: pour, de, a; ail. um, um 
zu. En français ra n'est souvent 
pas rendu du tout. Jatera noa. Je 



vais (pour) manger. Badinêdi kiu 
horieg ertckatien taitudaia goûtant 
baliosenen despendioz tcharrenen eta 
mezpreçagarrienen erost^rat. Chourio, 
p. 227. Il semble que par ces 
paroles il te pousse à acquérir des 
choses mauvaises et méprisées, aux 
dépens des choses de valeur. 

Ba se trouve dans uo grand 
nombre de noms verbaux pour in- 
diquer une direction vers une 
chose. Ainsi de begi oeil, hegùra-tu^ 
regarder. En ail. nous retrouvons 
la même chose; ra est en ail. zu; 
et regarder, considérer, zuschauen. 
De gogo^ pensée, gogarortu^ se rap- 
peler» venir à la pensée. 

Comme aucun mot ne commence 
par r, il faut en conclure que ni 
a souffert par la corruption pho- 
nétique et ne nous offire plus qu'une 
forme tronquée. Il nous semble 
que ra est la syncope de oraii, règle, 
dont on fait arauz {arau^z) selon. 
Or ,^elon'' et „vers/' se touchent, 
quant à la signification, et sont ren* 
dus dans d^autres langues par le 
même mot. En ail. nach, après, 
signifie aussi selon, vers, en, et même 
en français, „d*après" pour „selon.*' 



329 



D*après lai on selon lui; ail. nach 
ihm. Et ist nach Frankreich ge- 
gangen. Il est allé en France. Cette 
supposition se trouve encore ap- 
puyée par plusieurs substantifs, 
dont la terminaison est ra, avec 
la signification de arau, règle, 
exactement comme en hollandais. 
Aztura, habitude, façon de vivre, 
de aztu-ra; holl. Icefregel; regel, 
règle. Dans quelques substantifs 
la signification est moins claire; 
quelquefois elle est pléonastique, 
p. ex. oitura, habitude, de oitu^ra 
coutume-règle; d'autrefois elle se 
perd, et ra n*est qu'une terminai- 
son (mot vide, comme disent les 
Chinois, v. Stratif. of lang. M. 
MtQler p. 14), p. ex. estuera. Mais 
cela a lieu dans toutes les langues 
et la terminaison mente, des adv. 
fr. esp. et it. en est un exemple 
remarquable. 

U va sans dire qu'on peut suf- 
fixer à ra, comme à tout autre 
mot, les suffixes ko ou ho. S'il 
s'agissait de toute autre langue, pa- 
reille remarque serait superflue, mais 
on en a tant voulu à ce pauvre 
suffixe rano, (qui n'existe même 
pas selon M. le capitaine Duvoisin!) 
qu'il nous a semblé nécessaire d'af- 
firmer spécialement que rano et 
rako existent. Onera^o, g. jusqu'ici. 
V. egundano. 

Sano, ratio; v. no et egundano, 

Bakoj g. vers, pour; de ra-ko; 

litt. de vers. Norako zoaz? Où, vers 

où, allez vous? DaJlnl Espanarako, 

Il part pour l'Espagne. Lau urte- 



ràko êchê bat cUogeratzen det. J'ai 
loué une maison pour quatre ans. 

Ranokoj g. rainoko, 1. jusque 
vers; synonyme de raio. Ots, uri 
bat egin dezagun, eta uri onetan zeru* 
rcmoko dorre bat. Lardiz. p. II. 
Or, faisons une ville et dans cette 
ville une tour jusqu'au ciel. Bana 
bere leyaltasuna zembateranokoa zan 
ikusi nai izan zuen, Lardiz. p. 2. 
Mais il avait voulu voir jusqu'où 
allait sa loyauté. 

Eta berriz bertzea, non da halaber 
bitartean, urthe hunetan, zure gero 
horretara hel arterainekoan, galtzen 
duzun dembora, Ax. p. 153. a. éd. 
366. n. éd. Et encore où est pareil- 
lement le temps que vous avez 
perdu cette année, en attendant 
que, jusqu'à ce que, vous parveniez 
à votre avenir. 

Etara^ Uarako. Quand ra^ ainsi 
que n, onz, go, et dik, doit exprimer 
le pluriel ou l'indéfini, il est uni 
' à eta. Y. hetan s. v. ta, 
' Ro. Terminaison qui forme des 
adverbes. 

Ronz, rontz, g. ranz,runtz, 

b. vers. Dans notre Essai p. 53 
nous avons donné onz, pour „vers" 
en admettant le r comme lettre 
euph. Nous croyons que c'est une 
erreur. Un mot comme ononz^ vers 
ici, s'explique par la chute de r 
après n, de on-^onz, puisque ces 
deux lettres ne se suivent jamais ; 
V. Essai, Ch II. L'observation que 
nous avons faite sur le r initial 
de ra s'applique donc aussi à ronz. 
Peut-être faudra-t-il voir dans 



330 



ram, une syncope de aratUzat. 
Noas savons que U, syncope de 
Uat^ existe dans kotz pour hotzat; 
nous aurons donc arati/i: y et comme 
le a s'est perdu dans ra^ nous 
pouvons admettre aussi cette chute 
pour arautz; ce qui donne rautz. 



Le r initial dans les deux mots 
(ra et ronz), qui ont la même 
signification^ semble en outre 
indiquer une origine commune. 
L'introduction de Vn est rare; 
comparez cependant garranffa, s. t. 
harraka et ioaiiUa. 



s. 



Sabai, bn. fenil^ grenier à foin* 

Sabato, 1. bn. aapato^ b. samedi^ 
sabbat. 

Sabel, g. b. 1. bn. ventre. Ma 
guertha eedin encan ceçanean Elu 
sabeihee Mariaren êolutationea iauz 
èaUzâdin haourra haren sa&elean, 
Luc. 1. 41. Test. Boch. Et il ar- 
riva qu^aussitôt qu'Elisabeth eut 
entendu la salution de Marie, que 
Tenfant tressaillit dans son ventre. 

Saèel àatez, 1. d'une ventrée. 

Sabelira^ bn. ventrée. 

Saàelzorro, 1. bn. gros ventre; 
de saôel'zorro. 

Sabettatekoakf 1. bn. jumeaux; 
de êolel-bat-ko-ct-k ; litt. les, ceux, 
d'un ventre, d'une ventrée. 

8ahelda9uny 1. dyssenterie; de «a- 
beUtoêun; d pour t, après l; v. 
Essai, Ch. II. 

Saheldura, 1. (i. a.) syn. de ia- 
beldcuun* P. 

Sabeldarrayotasun, 1. (i. a.) Gour- 
mandise. P. 

Sabeldarrayotastin, v. sabel. 
Sabeldasun, v. sabel. 
Sabeldura» v. saàel. 
Sabeltra, v. sadeL 
Sabélzorro, v. sabel. 



Sagar, g. b. 1. bn. pomme. 

Sagardo, g. sagamo^ 1. bu. cidre; 
de sagar-ardo. 

SagarrandOy g. 1. bn. pommier; 
de êagaf'ondo, 

Sagardi, 1. bn. sargardoi^ bn. pom- 
meraie; de sagar^tegi et ioki. Tegi 
devient souvent tei et ti et ici di. 

Saoara, 1. son de cloche pour 
rélévation du sacrement. P. Il faut 
supposer que saga/ra n'est pas bas* 
que, puisque tout ce qui a rapport 
à la religion est emprunté au culte 
catholique. 

Sagardi, v. sagar. 

SagardO, v. sagar, 

Sagardoi, v. sagar. 

SagamO, v. sagar. 

Sagarroi, 1. bn. saharroya, 1. 
1. hérisson. Pour la permutation de 
g et h, V. chingar 1. 

Sagarrondo, v. sagar. 

Sagatz, V. sarats. 

SagU, g. 1. bn. souris. 

SagiUei, 1. bn. souricière; de 
sagu'tegi. 

Saguzara, g. chauve-souria Se- 
lon Larr. sagusyarra. 

Saguka, 1. bn. saguko, 1. (i. a.) 
sureau; de l'esp. sauco. 






S82 



Sagutei, v. êoffu. 
Saguzara, v. êogu. 

Saharde, v. sarde, bu. fourche 
à deux dents. 

Saharrayo, v. sagarroi, 
Sahats, bn. saule. Comp. sarats, 
SahetS, v. sayets. 

Sahex, sahexian, v. sayeu. 

Sahi, V. sai et zai. 

Sai, I* bn. sahiy bn. vautour. 

Sailian, saUiandu, bn. abuser 

de la faiblesse de quelqu'un. 

Saiheba. bn. groupe, syn. de 
mulzo, avec cette différence que 
saihera se dit des êtres qui se 
suivent et mulzo, de ceux qui soat 
réunis. Sal. Probablement une cor- 
ruption du mot fr. série^ qui cor- 
respond mieux que groupe, à l'ex- 
plication donnée par M. Sal. £çun 
iiusi dut lexon saihera bat. J*ai 
vu aujourd'hui une série, une file, 
de grues. 

Saihets, v. sayets, 

Sail, 1, V. zaU. 

Sail, 2, g. 1. bn. terme de la- 
boureur, étendue de terre, donnée 
ou prise à tâche pour qu'on y 
exécute les travaux qu'on doit y 
faire, p. ex. la tâche d'un faucheur 
d'un bout du champ à l'autre. 
Zembat sail egin diiuzue? Combien 
de (sail) avez vous fait? P. ne 
donne que la signification géné- 
rale, tâche. Hau da ene sailla. Ceci 
est ma tâche. Etzinioke am argi ta 
garbi saill oni ekingo. Let. de Larr. 
à Mend. Vous n'auriez pas entre- 
pris cette tâche si brillante et si 
pure. 



Sainga» v. sanga. 

Saka 1, 1. terme de jeu de 
paume, le but; de saiatu. 

Saiatu, sakatzen^ 1. bn. servir 
la balle, c. a. d. la lancer d'une 
extrémité de la place à l'autre; 
de l'esp. sacar. 

Sakarri, g. esp. botadera, la 
pierre d'où la paume est lancée; 
de saia-^rri. 

Saka 2, 1. bn. grand sac. 

SakeUiy 1. bn. saiola, 1. (Gué- 
thary) poche. 

Sakabanato, g. disperser. Bta 
ogta erahazteko hidea guziat saka- 
banatuta artu zuten, g. Et ils pri- 
rent le moyen de gagner le pain 
en se dispersant tous. 

Sakar, sakartsu, v. eaiar, 

Sakela, v. saka. 2. 

Sakera, 1. charlatan, bate- 
leur. 

Sakho, bn. Sal. sakM, 1. bn. 
blessure grave. 

Sakhi, v. sakAo. 

Sakil, 1. membre viril du tau- 
reau et de râne. Idi saiiUa, le 
nerf de boeuf. 

Sal, V. saldu. 

Salda, g. 1. bn. bouillon; de 
l'esp. caldo. Pour la permutation 
de ^ et ou s, v. karamitcka. 

Saldo, V. zaldo. 

Saldu, saltaen ou saldut- 

zen, g. b. soi, saldu, saUzen, 1. 
bn. vendre. 

Saldura, salera, g. vente; d6 
sal-dura et era? 

Salze, salzapen, bn. vente. Stize 
est pour saUze, subst. verb. 



383 



Salerosi, l. bn. commerce; de 
êol-eroêi. 

SaUzaille, L bn. vendear; de 
êal'tzaille. 

Saldura, ▼. saldu. 
Saldutze, v. saldu. 

Sale, V. zale. 

Salechea, v. zaldo. 
Salera» v. êaldu. 
Salerosi, v. saldu, 
Saletu, V. zale. 
Saletsse, v. zale. 
Salhati, ▼. ialAo. 
Salhatari, v. salAo. 
Salhatu, v. salAo. 
Salhatze, v. salAo. 
Salhazale, v. salAo. 
Salhe, sailli, v. zale i. 

SalllO, 1. message, proposition, 
(i. a.) P. Gomp. salhatu, 

Salhatu^ salhaizen, g. 1. bn. dé- 
noncer, déceler. Mandaiu baten 
salhatzea, Paire un message. P. 

Salhatari^ 1. bn. dénonciateur; 
de salhanm 4. Le ^ sera celai de 
la terminaison tu, v. laket. 

Salhazale, 1. bn. syn. de salha- 
tari. De salha-zale 2. 

SalAatiy 1. (i. a.) syn. de sal* 
hmzale. 

Salhu, salhutze, t. zalhu. 

Salo, g. empressé, violent, im- 
pétueux; esp. atropellado. 
Salsa, 1. bn. sauce. 
Saltza, I. aulne. P. Comp. haltz. 

Sabsaille, v. saldu. 

Saltze, V. saldu^ 

Saltzapen, ▼. saldu. 
Salze, T. saldu. 

Samalda, 1. bn. beaucoup. A 



Guéthary zamalda, 

Samar, 1. zamar, bn. taie, tache 
sur les cornes; nuage léger. A Gué< 
thary lamar, crabe; P. écrit eha» 
mar, écrevisse. 

Samabba, v. zamarra. 

Samarrak, 1. chair où il y a 
de la graisse et des nerfs, (i. a.) P. 

Samats, 1. bn. Selon M. Sal. 
samaa, syn. de barrio, horrale^ basse 
cour. On nous a dit que samati 
ne signifie pas basse-cour, mais le 
fumier qui s'y fait. 

Samin, g. zamin, 1. amer. — 
1. bn. âpre, aigu (de la douleur). 
La terminaison est peut-être mm; 
mais qu'est-ce que sa? Comp. 
samur, tendre. 

Samindura, samintasun g. 1. amer- 
tume, aigrear, colère; de samin^ 
dura et taswn, 

Saminkifo^ g. saminU, I. amè- 
rement; de samin-'H. 

Samindura, v. samia. 
Saminki, saminkiro, v. sa^ 

min. 

Samintastm, v. samin. 

Sampantzar, g. carnaval. Nous 
ignorons comment ce mot est com- 
posé. Larr. cite le plur. sampan- 
tzartak, correspondant an plur. esp. 
camestolendas. Sampamtzar est un 
des très-rares mots, le seul avec 
tussuria^ qui ait rapport à un 
culte quelconque. 

Samur, 1, 1. bn. £adié. 

Samursa murtu, samurtzen^ 1. bn. 
se fâcher. 

Samur 3, g. b. 1. tendre. 
BMka, ahuiUz-^meat gazte deSw, 



884 



on da jaieio, samur da, uzter da, 
iosoal da, Âx p. 97. Le chevreau, 
le petit de la chèvre, aussi long- 
temps qu'il est jeune, est bon à 
manger, il est tendre. Uzter et sasoal 
sont des synonymes de samur. Sa- 
murtu, êamurtzen, 1. devenir tendre. 

Samurta, v. ëamur. 

Sandia, g. 1. un tel; lat. qui- 
dam; esp. zutano. Sandia ta urlia, 
tel et tel; esp fulano y zutano. 
Anhitzetan ère ekartzen derauskigute 
elha-berriak, erran-merranak enzuten 
dugu zer dioten urliak eta sandiak, 
himelakok eta halal'ok, eta gerok 
ère desiros gara jakitera, Ax. p. 812. 
a. éd. 135. u. éd. Souvent aussi 
ils nous apportent les nouvelles, 
les (tfrra^-merrafui^, propos?), nous 
entendons ce que disent tel et tel, 
de cette façon-ci et de cette façon 
là, et après nous sommes aussi 
désireux de savoir. 

Sanga» g. saunke, b. eainga, 1. 
bn. aboiement. Erakusten deutsee 
umiai cAakur saunkiari iges egin, 
Moguel, p. 15. Apprends aux 
enfants de fuir Taboiement des 
chiens. 

Saingatu, saingatzen, 1. bn. aboyer. 

Santhurunza, mot d'O. selon 

P. et syn. de otAurunza. 
Santa, v. chanda. 
Sapar, v. zapar. 
Sapato, v. sabato. 

Sar, sarto, sartzen, g. b. 1. 

bn. entrer. Elemoeyna esca lequien- 
tzat templean sartzen eiradeney. Act. 
m. 2. Test. Boch. Pour demander 
l'aumftne à ceux qui entraient dans 



le temple. Ma urik sarlu eizeJkto», 
Jainkoak kuchako atea icAi zior^ 
Lardiz. Et pour que Teau ne pût 
entrer Dieu ferma la porte de l'arche. 

SarerazOf g. sararazi, êararazien^ 
1. bn. faire entrer; de sar^erazo. 

Sarera ou sarrera, g. introdao- 
tion, entrée; de êor-era. En 1. et bn. 
aimable, qui entre facilement en 
relation. 

Sarkvra, bn. syn. de earrera. 
Le terminaison u*est pas claire. 

Sara, g. b. scorie. 

Saragar, saragarsu, ▼. za- 

ragar. 

Sarati, b. bruit. 

Sarats, I. saule. P. SagaU, Fabre, 
Guide etc. Sahate. Manuel de la 
conv. Pour la mutation de r en g^ 
Y. i/ritai. 

Sardai, bn. grosse baguette. 

Sarde, v. sakarde. 

Sardina, 1. sardine. 

Sar 6, g. b. 1. bn. filet. IkucUzcm 
Jacques Zeàedeoren eemea eta Joanne» 
haren anayea heo-ere undan bere 
êareac adoèatzen cituztela. Marc, 
1 : 19. Test. Boch. Il vit Jacques 
fils de Zébédée et Jean son frère, 
qui eux aussi raccommodaient leoia 
filets dans la nacelle, v. zarem 

Amarau sareak, toiles d'araignées. 

Sarera, v. sar. 
Sarerazo, v. sar. 

Sargori, g. chaleur suffocinte 
quand le ciel est couvert; esp. 
bochorno. 

Sari, g. b. 1. bn. récompense. 

Saristatu, saristatzen, g. b. 1. bxu 
récompenser. 



8S5 



Saristatu, saristatze, v. sari. 
Sorkiira, v. êar. 

Sarrai, espèce de poisson. P. 
A. Quéthary on nomme la raie^ 
serra ou gerra. Serait-ce le même 
poisson que êarrai^ cité par PP 

Sarrauxa^ 1. bn« serrure. 

Sarraski, v. sarratz, 

Sarratz, charogne. Beleah êar- 
ratzera. Les corbeaux (vont) à la 
charogne. Prov. 87 d'O. Il nous 
parait que c'est le même mot que 
zaralz, cAarraix, zarotx, qui signifie 
selon P. la paille qui reste debout 
quand le blé est coupé; le holl. 
stoppel; Tesp. hera (Le mot hera 
ne se trouve ni dans le Dict. de 
Tâc. esp. ni dans le Dict. de Domin- 
guez) La signification primitive de 
êarratz aura éié rebut^ ou quelqu' 
autre mot analogue; de là aussi: 

Sarraski, g. dépouille, cadavre; de 
sarratz-pâi, chose de rebut. En I. et 
bn.^âprro^ib'aprisle sens de carnage. 

Sarri, g. b. 1. bn. tantôt. — 
g. b. fréquemment. Sarri arte, L 
A tantôt. AAalii sarriena, le plutôt 
possible 

SarrUan, g. b. aarricAo, g. sou- 
vent; de sarri'tan. 

SarrichO, v. zarri 

Sarritan^ v. sarri. 

Sartain. Selon P. cuillière de 
pot; syn. de durunzale. Ce mot 
n*est plus connu aujourd'hui, mais 
bien zartein en bn. poêle à frire, 
de Tesp. sarten. Est-ce que P. aurait 
fait une erreur? 

Sartu, V. êar. 

Sartze, v. zar. 



Sasi, g. 1. bn. buisson, brous- 
saille; syn. de zapar, 

SasHumâj g. b. bâtard; de êosi- 
hume, K pour h, v. Essai, Gh. II et 
rintrod. du dict. p. VIII. Forma- 
tion analogue à celle de bâtard. 

Saska, bn. action, travail à 
Timpromptu, de peu de durée, Sal. 

Saski, g. L. bu. corbeille sans 
anses. Selon M. Sal. avec deux anses. 
Biagoiti cUzaùen çathi soàeratuetarih 
çazpizasqui beiheric. Mat t. XY. 37. 
Test. Boch. Et on remporta des Tes- 
tes des pièces du pain sept corbeil- 
les pleines. 

Sasmadoi, bn. broussaille; syn 
de êoêi. 

Sasoal, 1. tendre; syn. de zamur^ 
uzter. En bn. sain, fort. V. Tex. 
s. V. zamtMr, 

Sasta, 1. bn. zaztada^ g. élan- 
cement (de douleur); élan. 

Sastada, v. sazta. 

Sastraka, g. écueil. Ordu Aura 
ezkero lurrak ayentzat zasirakak 
daizii etzuen. Lardiz. p. 6. Après 
ce moment la terre n'eut pour eux 
que des écueils. 

Sathor, v. zator. 

Sator, g. 1. saiior, bn. taupe. 
Sathor oêii,hn. taupinée, taupinière. 

Satsa 1, 1- poupée d'enfant; 
poupée qu'on met aux mais qu'on 
plante le premier du mois de mai. 
Larr. écrit zitza. 

Satsa 2, bn. mite, teigne. Selon 
Larr. zUza. 

Satsu, 1. zaxu, bn. sale, vilain; 
syn. do liHtz. Eu esp. sucio; ital. 
sozzo. Selon M. Sal. zaxu est un 



886 



substantif: objet dégoûtant par sa 
malpropreté; mauvaise herbe. 

Satêutu, êaUutzen, 1. bn. salir. 

Satêukeria^ 1. vilenie, ordure. P. 
De saUu-heria, 

Satsukeria, V. aatsu, 

Sauia, 1. sauge. P. Duprov.salvia. 

Saunke, v. sanga. 

Saxu, V. êaUu, 

SayetS,g.«aiAtf^«,l. sahex^n, côté. 

8aye Uoxji saiheU ou sahex^zur^ 
côté. 

Sahexian^ bn. à côté; de êahex-ian 
pour €an, CovK^Murrean^gibelean^ etc. 

âeaska, g. berceau; de ze-asha? 
petite cuve ou auge. 

Sebatu, sebatzen, 1. dompter. 

SsGA, g. 1. bn. faux. — bn. scie. 
De segatu. 

Segalu, segatzen^ faucher; du 
proT. segar. 

Segada, v. cAeiada, 

Segatu, êegaiï€, v. âega, 

Segitu, 1. bn. suivre. 

Sehabethe, v. zeie. 
Sehame, v. zeie. 
Sehe, V. zehâ. 

Sehi, 1* bn. domestique (homme 
et femme). 

SeAilasun, L servitude; de seAi- 
taiun. P. donne seAiatMun; ce sera 
une erreur. 

Sebitasun, v. seAL 

Sei, g. b. L bn. aey^ 1. six. 
Seigarren, sixième; de sei-garreu. 
Sâyeian, 1. six fois; de aei^etan. 

Seigarren, v. sei. 

Sein, sen, b. 1. enfant, (qui 
vient de naître). 

Semdwij b. enceinte; de êetn-dun. 



Senaiteko^ b. syn. de êrituhm. 

Seindera, b. enfance; de seimr^raf 

Senide, b. g. consanguin; de se»- 
ide; syn. de iauride. 

Senilasun, b. parenté. 

Semiu^ bn. douleur annonçant 
Taccouchement; de êein^ndn. 

Seindera, v. 9ein. 
Seindun, v. êetM. 

Seksra, 1. sekere^ g. aride, altéré. 
Sekeria, 1. place oà Ton met le 
poisson à sécher. Du prov. secar? 

Semaiziin, v. êeme, 
Sematcbi, v. semé. 
Semberabena, 1. bn. espèce 

de fromage qui se fait avec du 
petit-lait. P. Il paraît qu*il serait 
mieux d'écrire zemberabena. 

Semé,, g- b. 1. bn. fils. 

SemebilcAi, 1. filleul, v. semaaiciL 
SemeaicAi, êemalcAi, 1. sjn. de 
semeàitcAù Nous ignorons comment 
ces trois mots sont formés. Est-ce 
que ateAi se rattacherait à aieAiii; 
tenir : celui que l'on tient pour fils, 
que Ton considère comme fils? 

JSemaizun, bn. fiUâtre, a a. d« 
le fils d'un mariage précédent. 

Semeatchi, v. semé. 
Semebitchi, v. mim. 
Semin, v. êâin. 

Senab, g. èenkar, I. bn. mari; 
de Tesp. senor. 

SsNDABAiL, bn. essentiel. 

SE2n>AGAi, V. sendo. 

Sekdagail, (i. a.) plaisir, choie 
réjouissante, bel exploit. P. 

SendagaiUaz bezaia^ comme par 
gausserie. 

Sekdagab, y. 9ûmdo. 



337 



SEin>ATu^ V. sendo. 

Sendo, g. L bn. sain, fort. Il 
ne nous pandt pas que sendo soit 
basque, et cependant, Tesp. sano 
ou le prov. san ne peuvent avoir 
donné le basque sendo* U est diffi- 
cile de rendre compte du d, si ce 
n'est que n se renforce en nd, 
comme le croit M. Vinson (fievue 
ling. III. p. 454), qui cite ondra 
de Fesp. honra, honneur. 

Sendotasun, g. b. 1. santé; de 
se7ido4asun, 

Sendoro, sendohi, 1. fortement, P, 

Sendotu, sendotzen^ g. sendatUj 
sendatuten^ b. guérir. Selon P. sen- 
daéu, guérir; sendoôu, devenir fort. 

Sendagai, g. remède; de sendo-gai. 

Senlaôzea, se dorloter. Motd*0. 
selon P. 

Sendoki, v. sendo. 
Sendoro, v. sendo. 
Sendotajsun, v. sendo. 
Sendotu, sendotze, v. sendo. 



I, v. sem. 
Senhab, v. senar. 

Senitasun, v. sein. 

Sekjoraxea, 1. le pèleriu, P. 

Senjorelasun, 1. pèleriuage. Sen- 
joreiasuna da gure Uzia. Notre vie 
est un pèlerinage. P. Du prov. 
cenher, ceindre? 

Semtatzea, v. sendo. 

Sentheria, bn. surabondance 
de force ou de bonheur dont on 
se targue, Sal. Jactance, suffisance. 
O. traduit ce mot dans le 516"*^ 
prov. par: aise, prospérité. Il nous 
semble de sendo^eri. Ainsi plutôt 
un défaut (v. eri). Esta {ezta) 



sentheria bano min gaizagoric. Il 
n'y a pas de pire mal, que celui 
de ne pouvoir pas durer dans 
Taise ou dans la prospérité. 

Sentieriaz, bn. par jactance. Sal. 

SentOlî, 1. bn. vieillard. Âx. 
écrit senton., sans tilde. 

Sentonlasun, 1. Page décrépit; 
de senlon-ôasun. LeAeni hiltzen da 
haurtasuna.... zahartasunarenondoan 
hiltzen da sentontasuna,... Ax. 63. a. 
éd. 238 n. éd. Premièrement Ten- 
fance se meurt,.... après la vieillesse 
Page décrépit se meurt. 

Sentobtasun, v. se?iton. 
Sebaiteko, v. sein. 
Sepa, V. set. 
Sepatu, V. set. 
Sepatuki, v. set* 

Sebra, 1. scie; le latin serra. 

Seska, 1. (Quéthary) jonc; le 
prov. sescha. Le prov. du basque? 

Set, seta, g. b. bn. sepa, 1. 
M. Sal. écrit set. En g. et 1. opi- 
niâtreté, obstination. En b. ténacité. 
En bn. renonciation. Pour la per« 
mutation de p et t comp. aUatu^= 
aipatu; aizta =^ aizpa. 

Setartu, setartzen, g. sepatu, se- 
patzen, 1. s'obstiner. 

Setatsu, g. tenace; de seta^tsu. 

SepatuH, 1. opiniâtrement. 

Setabe, zetAaàe, bn. tamis, v. 
Prov. 435, d'O. Syn. de ôaAe. 
ZetAatcAu, bn. tamis commun. 

Setartu, setartze, v. set. 
Setatsu, V. set. 

SetiO, 1. bn. cercle en jonc 
ou en paille sur lequel on pose 
les chaudrons. 

22 



338 



Setio, 2. 1. bn. siège (d'une ville); 
du prov. seti. 
Sey, V. sei. 

Seyar, v. zear. 

Seyetan, seygarren, v. êei. 

SiSYv, suy^ sia, signa 1. sihua, bn. 
suif. Du prov. seu. 

Ziho^ bn. chandelle, graisse de 
viande. ZiAoôu, bn. graisser. 

SiA, V. seyu, 

SiERPE^ ziEHPE, 1. engeance, ser- 
pent; de Tesp. sierpe, serpent. 

SiLLUTEGi, b. imprimeri presser; 
de l'esp. sello, sceau et de epin, 

Sin. En lab. et bn. on écrit 
ein ou zin, serment, jurement. En 
g. et b. ce mot n^est pas usité; 
cependant il y a un grand nombre 
de composés et de dérivés, qui 
s^écrivent avec s, non seulement 
en g. et b. mais aussi en lab. et bn. 
Il serait mieux d'écrire uniformé- 
ment 8 ou z. 

Siniêtu, nnuieny g, aitiiselan^ b. 
zinetzi, zinetslen, 1. sinAex, sinAexi, 
èineaien, bn. croire. Le g. et b. de 
sin-Z'tu. Le lab. et bn. de dnetsi. 
Sinisetan dot JSapirilu Santubagan. 
Olaecaea. Je crois au St. Esprit. 

Zinem (zin-eginj bn. jurer, af- 
firmer par serment. 

Siniskor, g. zinetskor, zinetsbera^ 
1. iinAexkor, bn. crédule; de si- 
netê-kor. 

Sinisezior, g. sinelsgogor, 1. ain- 
hexgogor^ bn. incrédule; de siniz- 
ez'ior, et de sinels-gogor. 

Sinisgarri, g. gage, témoignage; 
de einiz-garri. Eia hère itzaren 
HnUgarntzat oatrellaka eman sien. 



Et comme gage de sa parole il 
leur donna Tarc-en-cieL 

Sinez, zinez, g. en eflfet. Zinez^ 
bu. sincèrement, véritablement; de 
sifi'Z, avec e de liaison. 

Zin zinez, 1. bn. vraiment, sérieu- 
sement. Bainan Jesu Chris to zinzi- 
nez maiie duena. Mais celui qui 
aime vraiment J. C. 'Devozioneko 
grazia hehar duzu galdegin zinzinez. 
Vous devez chercher sérieusement 
la grfice de la dévotion. 

Zinezko, 1. sérieux; de zinez-ko. 

Zinak, g. sérieusement. La ter- 
minaison est obscure. 

Zinelan, 1. sérieusement; de sifi- 
élan. Comme Tall. im Ernst. 

Sineste, v. sin. 
Sinetsgogor, v. sin. 
Sinez, v. sin. 

Single, g. usé. Ce mot ne peut 
être basque, du moins sous cette 
forme. 

Sinhex, sinhexi, v. sin, 
Sinhexgogor, v. sin. 
Sinhexkor, v. sin, 
Sinisetan, v. sin. 
Sinisezkor, v. sin, 
Sinisgarri, v. sin. 
Siniskor, v. sin. 
Siniste, v. sin. 
Sinistu, v. sin. 

Sista, bn. coup d'une arme 
pointue. Comp. chista. 

SisTAKA, bn .à coups d'arme poin- 
tue; de sista-ka. 

SiSTATu, siSTAT^EN, bu. piquer, 
percer. 

Sistaka, v. sista. 
Sistatu, sistatze, v. sista. 



339 



Sitsa, y. èaisa. 

So, bn. regard. 

So efjfin, 1. bn. regarder. En bn. 
généralement so^in, 

So effon, bn. regarder. So dagolca^ 
il le regarde. 

Soka^ bn. par des regards; de «(?-£a. 

Soallu, V. soilleru. 

SoBERA, I. bn. trop; du prov. 
sobre, snr. 

SoberatUy soberatzen, 1, bn. excé- 
der, rester. 

Soberazho, 1. bn. excès; assoler a- 
Z'ho, 

Soberahin, 1, bn. restant; de 
sobera^egin ? 

SoBEHAKiN, V. sobera, 

SOBERATU, SOBERATZE, V. SObCfa, 

SoBERAZKO, V. sobcra. 
SoBERRA, SOPERRA, V. sobcrra. 1. 
débordement d'eau. P. 

Sogin, V. 80. 

Sohoma, ruelle ou gouttière^ 
entre deux maisons; fossé, (i. a.). 
Mot d'O. selon P. Hiriko sohornak. 
Les fossés de la ville. 

Soil, g. 1. bn. dépouillé^ désert, 
nu, stérile, chauve. Selon M. de 
Charencey du lat. solus. Est-ce 
que la ressemblance n'aurait pas 
de nouveau induit M. de Cli. en 
erreur? Nous aimerions citer ici, 
en passant, deux mots qui n'ont 
rien de commun comme origine, 
elkuTy basque et elkaâr holL signi- 
fiant tous les deux «l'un l'autre" 
et se prononçant exactement de la 
même manière. Elkaâr, syncope 
de elkander, de elk ander. — P. 
cite suhil, désert. Etche sxiMlla, la 



maison déserte. EtcJiea sukil dute. 
Ils ont laissé la maison déserte. 
P. donne encore sua hillik^ et ce- 
ci nous explique le mot suAU, c. a. 
d. feu éteint, mort. Ainsi c'est une 
métaphore, la maison, le foyer est 
abandonné, on a laissé le feu s'étein- 
dre; de là désert, nu, dépouillé 
et finalement chauve. pour u se 
retrouve dans 8oiil = 8ukil. — Le 
feu a toujours joué un grand rôle 
et il est resté encore de nos jours 
des traces de son importance pri- 
mitive. Le vendredi saint les pay- 
sans donnent aux enfants de l'ama- 
dou qu'ils apportent le vendredi 
soir au curé pour le bénir; le len- 
demain, samedi, cet amadou sert 
à allumer ce qu'on nomme „le 
nouveau feu". 

Le lab. et bn. c/ioil, seul, semble 
une variante de soiL CAoil signifie 
encore en bn. habitant de la cam- 
pagne vivant à la journée. 

ChoUki, 1. bn. seulement; de 
cJioil'kL 

Soilleru, 1. soallu, bn. étage 
supérieur, grenier; du prov. solar, 
étage? 

Soin, V. son. 

Soinka, v. son. 

SoiNu, L bn. son; du prov. son. 
Soinulari, 1. bn. ménétrier. De 
soinu-ari 4. Le / euphonique? 

Soka 1, V. 80» 

SoKA 2, g. 1. corde; de Tesp. soga. 

Sokatu, sokalzen, 1. bn. lier. So' 
kalzen ziizaj/on gendea. Le monde 
se liait, se joignait, à lui. P. 

Sokarrari, railleur. Sokarraria^ 



âio 



xoôila ùada, da gosogarri^ tholdea 
bada, erdeinagarrù Uu railleur sub- 
til doune du plaisir, mais s*il est gros- 
sier il est dégoûtant. Prov. 408 d'O. 

SOKATU, SOKATZEN, Y. êoJca. 

Sokharan, bu. Técorce verte 
de la noix. 

Sokil, V. 8u. 

Sokor 1, g. motte de terre. 

Sokor 2, 1. veau m&le d*un an 
et au delà. 

SoLA, ZOLA, 1. bn. semelle, partie 
inférieure d*un corps. Oin aola, 
la plante du pied. 

SoLASy V. jolas. • 

SOLASTATU, Vi joloS, 

SoLEATu, bn. soulager. 

SOLHAS, V. joloê. 
SOLHASTATZE, V. joloS, 

SoLHASTi, discoureur. P. (i. a.) 
V. joloi. 

SOLHASTIAB, V. jolùS, 

SoLHASTURi, discoureur. P. (i. a.). 
V. jolaB. 

Solo, V. 8oro. 

Son, g. 8uh^ b. êoin^ 1. bn. dos, 
charge, vêtement complet. On nous 
a dit qu*eu lab. ce mot n^est plus 
usité pour dos. — Son ôerri bat 
egin dezu? Avez-vous un nouveau 
vêtement? Bai êonean dautel, oui 
je Tai sur le dos. Soin bat egur. 
Une charge de bois. P. JSide luzean 
loêtoa ère êorta {sartha) soinean^ 
En un long voyage la paille même 
est à charge. Prov. 99 d'O. Soin 
burutik soin burura. 1. D'une épaule 
à l'autre. 

SohiJka, bn. à dos, avec le dos; 
de goin^ka. 



Sopa 1, 1. cabine du proprié- 
taire des bateaux de pêcheurs où. 
se trouvent les vivres. Boite. 

SoPA 2, V. topa. 

SOPATU, SOPATZE, V. ZOpa. 

Soperra, v. $obema. 

SopiKu, V. zopa. 

Sor 1, V. 8ortu. 

Sor 2, g. insensible. — I. 
stupide. — bn. sourd. SaL v. Zor 2. 

Sortatu, sortaizen, g. engourdir. 

Sotrera, g. engourdissement. 

Sorbalda, g. 1. bn. épaules. 
Eue sorbalden gai^^ean egin zuten egur 
hekatorreah, Ax. 1S6. a. éd. S91. 
n. éd. (Ps. XXIX : 8 et non XXVUI) 
Sur mes épaules les pécheurs ont 
travaillé. Des laboureurs ont la- 
bouré sur mon dos. Version fir. 
Supra dorsum meum fabricaverunt 
peccatores. 

Sorberia, bn. rumeur vague. 

Sordetch, bn. pire. 

Soregun, v. sortu. 

Sorgia, v. eortu. 

SoBGiN, 1. sorcier. 

SorhayO, 1. lépreux. — Gomp. 
zauri, 

SorhO, V. aoro. 

Sori, 1. bn. permis. Egiten duU 
egin zori eztena. Ils font ce qu'il 
n'est pas permis de faire. Sori 
eguna da, 1. bn. C'est jour gras. 

Sorkatu, sorkatzen, 1. bn. 

être pressé, entassé. 

Soma. Mot demandé par P. à 
O. qui ne le connaissait pas. Comp. 
eokoma. 

Some, V. zoTfieé 

Soro, g. solo, b. èorlio, 1. bn. 



841 



En g. champ cultivé. En 1. b. 
prairie. En bn. regain. Selon M. 
de Gharenoey du lat. solum. 

Sorrera, v. sar 2. 

Sorta, g* poignée, paquet. Sorta 
lotzaUe, celui qui lie les gerbes. 

Sortalde, v. sortu. 
Sortatu, Bortatze, v. sonka 

et 8or 2. 

SortGgnn, v. aortu. 

Sortha, zortha, 1. pesant (i. a.)< 
P. Comp. êor^ 2. 

Sorthaiu, sorthaizen, 1. rendre 
pesant, s'appesantir. 

Sorihatu, sorthatze, v. sortha. 
Sortu, sortutzen, g. sor^ sortu, 

«or/^en,l.bn.naître,gern)er,engendrer. 

Adanek sortu zuen Set. Lardiz. 
Adam engendra Seth. Zeren bsrtzela 
Sûr Uteke Uhi hura huztan Itteke hélhar 
bihur liteke. Ax. 87 a. éd. Car au- 
trement ce grain germerait^ devien- 
drait (tournerait en) herbe. 

Sortze, g. 1. bn. naissance. Subst. 
verb. sortzea, le naître, la naissance. 

Sortzapen, bn. naissance; de sortza 
pour sortzea-'pen» 

Sorsffun, sortegun, 1. bn. jour de 
naissance. Pour le t qui est resté 
attaché au thème, v. ktket, 

Sortalde, g. oriente; de sort (pour 
sor) — aide. Pour le t, v. laJket. 

Sortu berri, 1. nouveau-né. 

Sortzain, 1. qui préside à la 
naissance; de sor^zain. 

Sorgia, bn. source, lieu de nais- 
sance; de sor-tegi, 

Sortzain, v. sortu. 
Sortzapen, v. sortu, 

Sortze, V. sortu. 



SosA, 1. bn. sou. 

Sotal, V. zothal. 

SoTiL, g. subtil, rusé, v. Tex. 
s. V. halio. 

SotO, !• bn. cave: du prov. 
sotol, fondement? 

Su, g. b. 1. bn. feu; colère. 
Emozu ur, mintza zakitza etnekt eta 
eztiki, sua iraungtko da^ gaitzerizkoa 
jahaiduko da. Ax. p. 298 a. éd. 
118 n. éd. Donnez-lui de Teau, 
parlez-lui doucement, la colère se 
calmera, la haine s^apaisera. 

Eta bathederaren obra nolaeo da* 
ten, suac phorogaturen du, 1 Clor. 
III: 13. Test. Eoch. Et le feu 
éprouvera quelle sera ToBUvre de 
chacun. 

Sukartu, sukartzen^ g. suakartu^ 
suakartzen, 1. allumer, prendre feu; 
de su'hartu. Pour la mutation de 
h en h, V. Essai Ch. II et introd. 
du dict. p. VIII. Le thème (su) et 
nou le nom défini (sua) sert à 
former les composés; la forme guip. 
est donc la plus correcte. Nous 
avons fait la même observation 
pour lokartu, qu^Axular écrit hka^ 
cartu, et que nous trouvons écrit 
dans un vocabulaire loak hartu^ ce 
qui est pire encore. — Etchea suor 
kartu da. La maison a pris feu. 

Suaus. Lardiz. s*en sert pour 
autS'erre. 

Sukar, 1. bn. fièvre. De sukartu 
comme ahar de ahartu. M. Sala- 
berry écrit sukhar et sukhalde^ mais 
le h est évidemment de trop, il est 
converti en k. 

Suhar, 1. bn. très-vif. Ce aéra 



sa 



probablement une varîaute de aukar ; 
le h est conserve. 

Sutn, suMzen, g. brûler. 

Suia, sutatu, 8vtatzen;8uzta,suztatzeti, 
bii. s'animer. 

Sukalde, g. 1. sukhalde, bn. cuîsîue; 
de m' aide pour halde. Pour la ma- 
tatiou de h en k v. Essai Ch. II 
et introd. du dict. p. VIII. Le h 
dans sukhalde est de trop; v. sukar» 

SukhaU bn. impôt prélevé sur les 
cheminées avant 1789. Pour le h 
V. Tarticle précédent, 

SukopU, 1. galette cuite sous les 
cendres ; do m^opil pour hopiL Pour 
la mutation de ^ en ^ v. Essai 
Ch. II et introd. du dict. p. VIII. 

Sukil^ sokilj 1. (i. a.) grosse bûche 
qui entretient le feu; do su-hiî, feu 
mort, puisque la bûche se consume 
si lentement? 

Subazter, 1. bn. foyer, fttre; de 
su'bazter. 

Sutegi^ g. forge; stUei^ bn. âtre; 
de su-tegi. 

Suburdina, 1. bn. le chenet; de 
sti'burdin, * 

Sugibelekoa^ bn. la plaque en 
fonte placée au fond de l'âtre; de 
au-gibel-ko^. 

Suharri, 1. pierre à feu. Il fau- 
drait, selon la règle, sukarri. 

Suharotz, 1. forgeron; générale- 
ment harotz. Même observation que 
ci-dessus. 

Sumin, g. 1. bn. furieux. — bn. 
engourdi; de su-min, Comp. m. 
y^'iSumindu,, sumintztn, g. 1. bn. cour- 
roucer.— 1. bn. s'inquiéter vivement; 
4lVwgiwlrdi)iv-eaiJ .. 



Sumindura^ 1. bu. mal qae Pon 
ressent en s'éiant piqué aux orties 
ou causé par la violence du froid. 

Susara, 1. bn. en chaleur; en 
parlant de la vache. De ênz-aro, 
répoque de feu (chaleur)? 

Supitzgarri, 1. allumette. 

SupAala, 1. pelle; Aasu^phala, 

Su, 2. V. têu. 

Suakartu, v. su. 
Suakartze, v. êu. 
Suaus, v. su. 
Subazter, v. su. 
Suburdin, v. su. 
Suderia, v. sudm. 

Sudu, certaine mesure de terre. 
Selon P. elle contient deux tiers 
de — P Nous n'avons pu lire le 
mot. P. ajoute que par méthaphore 
on emploie sudu pour intérêt. Hain 
zinez eta hain sudu handxz derdinzii 
dohahunaz gero. Puisqu^il nous y 
va tout de bon et d*un si grand 
intérêt. 

SudUT, g. 1. bn. sur^ b. nez. 

Suderia, bn. maladie des bétes 
se purgeant par les narines. Sal. 
De sudur-erL 

Sudur ojfal, 1. mouchoir. 

SuERTE, 1. bn. sorte, espèce; sort, 
hasard. Sueriez, par hasard. Bà- 
laio sueriez non. De telle sorte 
que. Zemôaô behatu suerle dira. 
Combien d'espèces de péchés y 
a-t-il? 

Sugarrast, v. svge. 

Suge, g. 1. bn. serpent. 
iSu;^arra«^,g.serpent;de suge-arratL 

Sugibeleko, v. su. 
Suhar, v. su. 



843 



Suharotz, v. su. 

Suharri, v. au. 

Suhi, V. êui. 

Siihil, V. soil. 

Sui, g. suAi, 1. bu. gendre. 

Suil, V. usul. 

Sukalde, v. su. 
Sukar, v. su. 
Sukartu, v. su. 
Sukartze, v. su. 
Sukhal^ V. su. 
Siikhalde, v. su. 
Sukhar, v. su. 
Sukil, V. su. 
Sukopil, V. su. 

Smnbil, g. tête d'arbre; syn. 
de moskor 2. Comp. sumpur. 

Sumin, sixinindu, v. su. 
Sumindura, v. su. 
Sumintze, v. su. 

Siunpur, 1. s. grosse souche 
d'arbre. Sua eguberris sump'urrehi, 
fiascos aldis adarreM. Il faut faire 
le feu de Noël avec de grosses 
souches et à Pùques avec des 
branches. Prov. 411. d'O. Eguerri 
gauéko sumpurra. Souche de Noël. 
P. L'apostrophe chez O. indique 
l'aspiration ; ainsi sumphurreki. 
Eguerri pour egun berri. 

Sun, Blina, profond, p. (i. a.). 
Comme P. cite encore sutUzea et 
sundatzea, éprouver, qui dériveront 
très-probablement de sonder, il se- 
rait possible que sun en dérivât aussi. 

SUKDATZEA, V. èWtt. 

Stmliar, ormeau. Sunharrai 



eder du adarra. L'ormeau a le 
branchage fort beau. Prov. 441 d*0. 

Sunsi, Bunsitu, sunsitzen, 

l.sunxi, sunxitu, bn. ravager, abîmer, 
ruiner. Atzoko harriak sunxitu ditu 
gure hazter guziak. La grêle de 
hiei: a ravagé toutes nos campagnes. 

Sunsuna, bn. simple, niais. 
Au fond suusuna indique le son 
du tambourin. 

SuNTZEA, V. Sun. 

Siinxi, Bimxitii^ v. sunsi. 
Sun, V. son. 

SUPEBTU, SUPEBTZEN, 1. rcstcr. P. 

Variante et synonyme de soberatu; 
du lat. saper. 

Supertuzy par excès; de svjperlu-z. 

Suphala, v. su. 

Supio, 1. force. P. (i. a.). 

Supitzgarri, v. su. 

SuBiTUKi, 1. subitement. 

Supu, 1. fossé. P. (i. a.). 

Sur, V. sudur. 

Surda, v. zurda. 

Sunuur, g. Larramendi, dans 
sa lettre à Mendiburu, se sert de ce 
mot, qui parait être une variante de 
churimuri. V. Tex. s. v. jakimàide. 

Susara, v. su. 

Sustrai, g. racine. 

Suta, sutatu, v. su. 
Sutatze, V. su. 
Sutegi, V. su. 
Sutei, V. su. 
Sutu, sututze, V. su. 

Suta, v. seyu. 

Suzta> suztatzen, v. su. 



T. 



\ 



1 

\ 



Ta. 1^- On trouve la uni à 
l'adj. verbal, qui est rendu alors 
par „après avoir" ou „ayant". 
Ikusila, après avoir vu ou ayant 
vu; edanda^ ayant bu. Dans ce 
dernier exemple on voit qge le t 
devient d quand les lois phoné- 
tiques l'exigent. Les Basques disent 
que ta est ici la contraction de la 
conjonction eta^ et; cette explica- 
tion nous semble confirmée par 
Liçarrague et Pouvreau qui écrivent 
encore eta, F. dans son diction- 
naire écrit quelque part ikuêi eta, — 
Hartan êartu eia eridenm dtiçue 
aslO'Ume arbaL Luc. XIX. 30. 
Test. Boch. Et après y être entré 
(ou y étant entré) vous trouverez 
un ânon. Quelque chose d'analogue 
se trouve dans les dial. basq. es- 
pagnols; là les deux mots ez gero 
sont si bien unis, que de nos jours 
encore on écrit ezkero (esquero), se 
figurant que ce n'est qu'un seul 
mot. 

2^. Ta sert encore à donner aux 
suffixes n, ra^ ko, etc. une signifi- 
cation indéfinie ou plurielle: tan, 
tara, tako; v. Essai, p. 51. Lan 4~ ^ 
fait lanetan (de lan-e-ta-^) dans 



les travaux ; ecie -f* ^ ^&ît eeieia», 
dans les maisons. On trouvera plus 
bas, s. V. ietan, pourquoi cette 
forme est plurielle; mais ia reste 
jusqu^à présent sans explication. 
Du moment qu*un suffixe est uni 
aux pron. démonstratifs, il faut que 
ce suffixe soit composé avec ta; 
ainsi orretara (non pas orrera) vers 
ce ; orietara (non pas orira) vers ces. 
3^. Ta contraction de eta, 
Hetan, 1. bn. y, en, dans lui, 
dans eux, dans ces. Nous donne- 
rons d'abord quelques exemples 
et ensuite l'explication. — FanUaie 
da aàerastaêun galkhorrmt ondoan 
ibiltzea eta hetan esperanizaren ema- 
tea. Ghourio, p. 27. C'est de la 
vanité que d'amasser des richesses 
périssables et d'y (en elles) placer 
son espoir. Htzazula hetan àilÂa 
komplazenzia vano ôat. Ghourio, 
p. 144. Ce n'est pas une vaine 
satisfaction qu'on y (en mes paro- 
les) doit rechercher. Eta egun heian 
iaiquiric Pierriêec. discipuluen ar* 
tean. Âct. 1. 15. Test. Bocb. Et 
en ces jours*là Pierre s'étant levé 
au milieu des disciples. — Heian 
est un mot très-remarquable. Le 



845 



pluriel de hura celui-là, est ayek 
en guip., hayek ou Aei en lab. 
Ayek 4- ^M fftî^ ayelan avec élision 
du i» puisque t et £ ne peuvent 
se suivre, v. Essai, Gh. II; et ainsi 
Aei'\'tan est devenu hetan, Heian 
se retrouve dans tous les dialec- 
tes, sous une forme syncopée etan, 
et perd même souvent le e initial. 
En bise, etan se retrouve dans les 
substantifs verbaux. Nous savons 
que le nom verb. n'est autre chose 
qu'uD nom au locatif; que ikuaten 
est pour ikuè4en dans le voir; or 
en bise. eta7i s'est conservé, et ainsi 
adi a donné adietan^ subst. verb.; 
de adi-etan pour hetan. Ercmteian, 
pour erant-hetanj lever. Que la 
forme primitive était hetan^ nous 
semble encore confirmé par plu- 
sieurs noms verbaux, dans lesquels 
le h est devenu k, conformément 
à la règle; v. Essai, Ch. II et 
rintrod. du dictionnaire p. VIII. 
Par exemple: Ardatzketan tmiz, g. 
je file; de ardatz-hetan, Josiahetan 
idilli, g. se réjouir; de joata-hetan. 
Anreielan ibilli, g. aller (s'amuser) 
avec les femmes; de anre (pour 
anderé) — hetan. Cette forme se 
retrouve peut-être Adkn^arheta (chute 
de % comp. arrai 2); de orhe-hetan; 
et dans hitzheta, conversation; de 
hUz'hetan. La différence en guip. 
est grande entre ayetan, dans ce, 
dans celui-là, et etan, syncope de 
ayetan^ et aujourd'hui terminaison; 
mais la différence entre hetan et 
etan est très-petite. Malgré cela 
les dial. lab. et bn. ont tenu séparé 



ces deux formes du même mot en 
écrivant hetan exclusivement pour 
le pronom démonstratif, et etan 
pour la terminaison qui indiquera 
le pluriel ou Tindéfini du locatif. — 
Effun hetan, arduan penetan (pêne- 
etan) daudenei, desiratuio dute bere 
egunen fina, Ax. p. 595 a. éd. 427 
n. éd. Dans ces jours là, ceux qui 
sont en peine alors, désireront la 
fin de leurs jours. Inoizio dembo- 
ratan esaten badezu, g. Si jamais 
(indéfini, si en aucun temps,) vous 
le disiez. 

Hetangoa, bu. celui qui est dedans; 
de hetan^giMi, Hetan signifie dans 
ce, dans cela; Pall. darin (dar-in); 
le suffixe go en fait un adjectif, 
de dedans; a est l'article le; le, 
celui, de dedans. De la même 
manière nous avons vu Tadv. emen^ 
ici, donner Tadj. emengo d'ici, TalL 
hiesig, avec Part, emengoa^ le, celui 
d'ici. — Eta hirietan (hiri-etan) 
iragaiteu ciradela iracazten cituzten 
hetangoae Jemealemen ciraden apoS" 
tuluez eta andanoez eguin içan 
ciraden ordenacen beguiratzen. Âct. 
XVI : 4. Test. Roch. Et eux qui 
passaient dans les villes, instrui* 
saient ceux qui étaient dedans, de 
garder les ordonnances qui avaient 
été faites par les Apôtres et les 
Anciens de Jérusalem. 

ffetazj bn. d'en, de cela; de 
hei-ta-z^ avec élision de i devant t. 
Eta hetaz zuhurM eta gorahi min^ 
zatzea. Ghourio, p. 29. Et d*en 
parler savamment et hautement. 

Hètara, bn. vers eux; de hek-ta-ra. 



346 



avec âision de i devant l. Eia 
gauaren laurgarren veilla irian eihar 
cedm Aeiara, Marc, TI: 48. Test. 
Boch. Et environ la quatrième veille 
de la nuit il alla vers eux. 

Heiarik^ 1. bu. en, de cela, de 
lui; de hek-ta-ik, avec élision de 
h devant t, et avec r euphonique. 
Eta heiaric ilkiric arrançalec êareac 
ikutzen cUuzien. Luc, Y: 2. Test 
Boch. Et les pêcheurs en (nacelle) 
étant sortis, lavèrent leurs filets. 

Tous ces mots composés auraient 
dû se trouver à Tarticle hura; 
mais nous avons découvert trop 
tard comment hetan^ etc. étaient 
composés pour pouvoir les y placer. 

Tafalla, bn. nappe; du prov. 
toalha. 

Taka taka, bn. promptement. 

Tako, V. takoh. 

Takoâ, takoin, 1. talon. P. 

cite la forme syncopée takoa. La 
terminaison est probablement oin; 
mais qu'est-ce que tak ou ta? Le 
k pourrait être pour h, si oin est 
pour hùin. 

Talde> g. troupeau, assemblage. 

Talika, bn. souffrance vive, 
momentanée qu'un malade éprouve 
à l'improviflte. 

Talo, g. 1. bn. galette de maïs. 
Thalo, gâteau de millet. P. 

Tamarina, g. iamborina, bu. 
tamarin, tamaris. Ce sont deux 
arbres différents, mais nous igno- 
rons auquel des deux le nom 
basque s^applique. 

Tambolill) v. tambarina 2. 

TambobinAi 1, V. tamarina. 



Tamborina 2, 1. instrument 
de musique, d'un mètre \ peu-près 
de long, à six cordes, sur lesquel- 
les on frappe avec une baguette. 
Olaechea, (biscaïen) écrit tambolin. 
Taèertia, joko^ tamdolin. . . • igeê 
egin. Fuir la taverne, le jeu, le 
tambourin(P) 

Tan, V. hetan, s. v. ta. 

Tanka, bn. bruit d*un corps dur 
frappant un autre corps dur. Sal. 
De tankaiu^ comme ahar de aiartu. 

Tankatu, lankatzen, 1. bn. frapper 
un corps dur. Sal. Frapper sur 
quelque chose pour le faire entrer 
par force. P. Du prov. tancar, qui 
vient du lat. v. Diez, E. W. L 
896. s. V. stancare. 

Takkatu, v. tanka, 

Tankatze, v. tanka, 

Tanta, g. b. goutte; de l*esp. 
tanto. 

Tantai, bn. piquet de vigne Sal. 

Tapa, 1. tapoin, bn. bouchon; de 
l'esp. tapon. 

Tapatu, tapatzen, 1. bn. bou- 
cher. — g. couvrir. 

Tapia, 1. (Guéthary) chausson 
en laine qui ne monte pas plus 
haut que le sabot. 

Tapoin, v. tajm. 

Târ. Suffixe de Tethnique. Le 
t devient d quand les lois phoné- 
tiques l'exigent. Burgoatarra, VhMr 
bitant de Burgos. Olorondarra, 
l'habitant d'Oloron. Si le nom 
finit par une voyelle, il parait que 
c*est l'oreille qui décide si le t est 
maintenu ou non. Selon Lardizabal 
on dit ^^alement bien: 3rromarra 



347 



et Hrromatarra. Il serait possible 
que le t fût euphonique et que 
tar fût pour ar, mâle. v. ar 1. — 
Tar a formé, par exception, l'adj. 
anaitar^ g. fraternel. 

Tara») v. ta et ra. 

Tarrapata, bn. marche rapide 
et bruyante. 

Tarritatzea, 1. fâcher, mettre 
en colère. P. 

TaiTO, bu. un peu grand. 

Tarrotu^ devenir grand. 

Tarte, Selon P. entre deux, 
espace. Tarte hartan. En cette 
entrefaite. Il nous semble que c^est 
une erreur ou en tout cas une 
corruption de arte, Arte, espace, 
(entre), avec dt, deux, a donné 
bitarte, traduction littérale du fr. 
entre deux. Le t pariut être eu- 
phonique. Pouvreau nous semble 
avoir coupé le mot en bi-tarie. — 
Le ^ de betazal et betondoy aux- 
quels mots nous avons renvoyé 
s. V. bitarte, nous paraît plutôt être 
une mutation du p; cependant 
nous ne voudrions pas l'affirmer, 
puisque jusqu'à présent cette per- 
mutation ne se trouve que dans 
les composés de be^i, 

Tarzun, v. tasnn. 

Tasun, g. b. 1. tarzun. bn. 
Terminaison qui forme des sub« 
stantifs ; nous n'avons pu en décou- 
vrir le sens. v. eri. 

Taulen, bn. carreau de jar- 
din. 

Taz, V. zaz. 

Tchar, tchartu, v. cAar et zar. 

Tchit, V. ckit. 



TchitcharrOf L espèce de 
poisson. 

Tegi> g. 1. bn. lieu, demeure. 
V. ziri. En guip, te^i ne s'emploie 
que comme terminaison. Toki est 
une variante et s'emploie seul où 
comme terminaison. En bn. te^i est 
généralement contracté en tei. 

Argindegi, g. atelier du lapidaire; 
de arri^egin-iegi. D pour t après 
n, V. Essai, Ch. II. 

Sutei, bn. foyer, âtre, deêu-tegi. 

Teixa, bn. tAeilhi 1. tuile. 

Tenore, bn. époque précise; 
moment opportun ; de Tesp. tenore, 
ordre, forme; ou du lat. ténor P 

TentU, 1. jugement rassis. P. 
Bere tentu onean dago. Il a l'esprit 
en bonne assiette. Kechatzen nau 
tenturii. Il me fait perdre patience. 

Teportu, bn. crise, moment 
critique. 

Thai, bn. suspension d'une 
action; n'est guère en usage que 
dans le sens négatif. TAaùii gobe, 
sans cesse. Thai-ik gobe minzo da. 
Il parle sans cesse. 

Thaillu, 1. façon, sorte. P. Efie 
thaillutakoa da» Il est de même 
façon (taille) que moi. Zer nahi 
den thaUlm, De quelque façon que 
ce soit. 

Thaka, bn. défaut. 

Thalo, V. talo. 

Thamborin, bn. tambourin; 
V. tamborina 2. 

Thaku, bn. tan. 

Tharroka, bn. motte de terre. 

Thaziarika, bn. en ébuUition 
suivie, non interrompue. De Haz- 



348 



tarùha. Alors tiazlari, bouillir^ 
entrer en ^allition, doit aussi se 
trouver. 

Thatcha, bu. tache, défaut. 

Theilla^ V. tella, 

Theka, bu. opiniâtreté. Comp. 
sepa et thema, 

Thexna, bu. 1. opiniâtreté, en- 
têtement. 

ThematUt thenuUzen^ 1. bn. s'ob- 
stiner, s'entêter. 

Thematsu^ 1. opiniâtre ; de thema* 

lêU, 

Thematsu, v. tAema. 
Thematu, thematz6,v. tAema. 

Therestaka, bn. en traînant 
à terre; de ihereata-ka. Thereêta 
ne se trouve pas. Est-ce que ce 
mot dériverait de terre? 

Therestan, bn. syn. de thereè- 
iaia* 

Thbsto, bn. sens. Sal. Gizon 

theêto huna. Homme de bon sens. 

. Probablement du prov. testa, tête. 

Thesni, !• sale, vilain. 

Thegukeria, 1. vilenie; de theyw' 
ieria. 

Thini, bn. sommité. Il est cu- 
rieux qu'en holl. tin, généralement 
employé au pluriel^ tinnen, ainsi 
que Tall. zinne, signifient cré- 
neaux, pinacle. 

Thoilla, 1. v. toUa, 

Tholdo, V. tolde. 

Tholdatu, v. tolde. 

Thona, bn. tache d'une cou- 
leur différente imprimée (? !) sur 
rétoffe.Sal. Du français ton, couleur ? 

TAonatu^ tacher. 

Thornu, bn. tour; charge, ^«f 



liomu bal. Une charge de bois. 

Thu, 1. bn. crachat. 

TAu egin, cracher. 

Ti, V. dik. 

Tik, V. dit. 

Tileta, bn. le point sur Ti. 

Tilika, bn. un peu; ne se dit 
que des liquides. 

Tillape, 1. carène de navire. 
Peut-être de tiUa^e^ sous»tiUac? 
Tillac est en esp. tilla; tillac est 
une corruption et n*estr pas ancien 
en français; v. Littré, D. 

Tille, 1. titre, inscription. Selon 
0. diaprés P. qualité. 

TiMPLA, 1. ornement de coiffure 
de femme; bandelette. Ce mot ne 
peut-être basque sous cette forme. 

Tina, 1. espèce de vaisseau. 

Tinka, 1. HnH, bu. serré forte- 
ment. 

Tinkatu^ tinkatzen, 1. bn. presser 
fortement, bander. 

Tifûeetz, 1. fortement. P. (i. a.). 
Tinketz edatea, boire d'autant (?). 

Tinkatu, tinkatze, v. émka. 
Tinketz, v. tinka. 
Tinki, v. tiftka. 

TiNTO, bn. fortement coloré; du 
fr. teint. 

Tiotia, 1* un tout petit peu. 

TiPULA) g. 1. bn. oignon. Aussi 
kipula. Plutôt de l'esp. ceboUa, 
que du bas-lat* caepula. Pour la mu- 
tation de la sibilante en /, v. zirzil; 
de la gutt. en sibil. v. karamUeAa. 

Tipuri, bn. pustule. Variante 
de lipnlaf 

Tipustapast, (Guétharj) su- 
bitement. 



â4d 



TiBSNTAy bn. tiroir. 

TrrcBA,!. bonheur; de Tesp. dicha. 

TiresO) bn. fort^ bien assis, 
solide. 

TiresoH, bn. solidement. 

TiKO, bn. coup de fusil. 

Tirria, bn. désir, envie. 

Tirriatu, bn. désirer. 

Tirtil, bn. Gomp. cAirchil, chir- 
ffilj zirzil. 

Titi, V. dUAi. 

To, g. 1. bu. Ce mot corres- 
pond à: tiens^ quand on s'adresse 
à un homme. Quand on parle à 
une femme on dit no. Il va sans 
dire que lo n'est pas la seconde 
pers. de Timpératif de iar, prendre^ 
comme le dit M. Salaberry; mais 
nous ignorons d'où ces mots {lo 
et no) viennent. TolzH, har Uzak 
eure diruak eta utstak niri* Tiens, 
prends ton argent et me laisse en 
paix. r. Hemen no da lo. Ici la 
femelle commande le mâle. P. 
Dans le premier exemple lo parait 
être considéré coomie tout autre 
nom verbal, lo Uzak, (lolzii) tiens- 
les, Aar-Uzai, prends-les. Nous ne 
nous expliquons pas pourquoi Ton 
écrit Uzik et non Uzak. 

TochO, 1. stupide. 

Toki, g. 1. lieu, endroit; v. 
lepL Ida beren lokira biurlu ziran, 
g. Et ils retournèrent dans leur 
pays. 

Tolde, 1. grossier; Iholdo, bn. 
maladroit, engourdi. Toldez egin 
du. Il Ta fait par grossièreté. P. 

Tholdolu^ bn. s'engourdir. 

Tôles, g. pli. 



ToleslUf toleêlulzenj plier. 

Tolesgabe, sincérité, candeur; de 
loles-gabe. Analogie avec le holl. 
eenvoud, l'ail, einfalt, lîtt. un pli. 

Toleskor^ loleskoi, flexible; de 
loles'kor, 

Tolesgabe, v. loles. 
Toleskoi, toleskor, v. loles, 
Tolestu, tolestutze, v. loles. 

ToUa, g. lioUla^ 1. grand pois- 
son de mer de la forme du bro- 
chet, mais plus grand. 

Tontor, g. b. sommet (d'une 
montagne). — b. bosse. Par erreur 
ici; V. konior, et mercAika, 

Topatu, topatzen, g. lopau, 

b. (chute du l) chercher. 

Topaili V. lopalu. 

ToRPE, V. dofjpe. 

Torticha, v. lorlika. 

Tortika, g. lorlicAa, 1. lie. 

ToRTOiLLA. Uso lofloUla, tour- 
terelle. P. 

TotiUa. 1. gentil. JEma loliUa, 
Femme belle et gentille. P. Serait- 
ce pour lorloiUa, tourterelle? 

Tbu, su. Terminaison qui sert 
à former des adjectifs ; Allsu^ adarlsu, 
egarsu^ Usu = iciu^ odolsu» 

Tta, bn. interj. exprimant ordre 
d^empêcher ou de faire cesser une 
action. (7%, comme tie dans tiède.) 

TtattikO, bn. bernique. 

Ttipika, pitika, 1. (Ouéthary) 
chevreau. 

Ttiritta, 1. cigale. 

Ttutta, bn. terme de tisserand; 
petite cheville de roseau, placée 
au milieu de la navette, de laquelle 
l'ouvrier tire le fil de la trame 



350 



par le mouvement quMl lui donne. 
Sal. Dimin. de lula, tuyau. 

Tumpa, bn. coup peu violent, 
mais faisant un certain bruit. Sal. 

Tuntur, bn. variante de iun- 
hur; V. ionior, 

Tupa, V. dupia. 

Tupin, V. dupin. 

Tupust, bn. à Fimproviste. 

TiTRuoi, g. tonnerre. Ce mot 
est-il basque P Comp. Pangl. tur- 
moil, vacarme. 

TurrU8ta> bn. chute d*eau ou 
de tout autre liquide, cataracte. 

Turruatan, bn. en versant avec 
abondance; de turrusta — n. 

T'ustO. O. écrit l'apostrophe 
pour Vh; ainsi thusto. Thusto du 
iraôoêlen, joloa eia pulah dituenak 
ahoêten. Celui-là gagne beaucoup 
qui oublie le jeu et les pu- 
tains. Prov. 448. 

Tusuria, soûl, le diable. P. 
dit que c'est un vieux mot basque 
dont on se sert encore (de son 
temps) en Soûle. En tout cas nous 
le donnons puisque c'est un des 
très-rares mots basques (dumoins 
il pandt être basque) qui ait rap- 
port à la religion. 

Tuta^ bn. cornemuse à un seul 
tuyau. Le prov. et Tesp. ont tudel^ 
fr. tuyau^ anciennement tuyel, du 
lat. tubellus; v. Brachet, D. E. Selon 
Diez, E. W. tuyau^ etc. ne vient 



pas du lat. tubellus (ce que Mé- 
nage avait déjà proposé), mais de 
Pane, haut-ail. tûda, hoU. tuit. 
Comp. dutchulu. 

Tuéa^ lutatu, bn. corner aux 
oreilles; dissiper (son bien). En 
hoU. tuiten, signifie tinter aux 
oreilles. Comp. dutchulu. 

Tutulu, bn. gobelet en bois à 
anse, dont le peuple fait usage 
pour prendre de Teau dans les 
seaux. 

Tutatu, V. iuta. 

TutulU, V. tuia. 

Tutuluya, sot, lourdeau. Mot 
d'O. Selon P. — Comp. tutulu. 

Tzaille, v. zale. 

Tzaka, v. zaka. 

Tzalle, V. zale. 

Tzat, Ce suffixe correspond à 
pour. Zerentzai. Pourquoi. EêaU" 
tzat dauhat. Je le tiens pour 
dit. Gizonarentzat, Pour l'homme. 
Oironentzat, Pour les hommes. 
Comme nous l'avons déjà fait re- 
marquer dans notre Essai, tzai 
régit le génitif. — Tzat se trouve 
uni à ko et forme alors kotzai^ 
quelquefois contracté en hotz. 
Laurgarrenelotzat, pour la qua- 
trième fois. Ain aberaiê izaiekotz 
eshua laàur. Pour être si riche il 
est peu généreux. 

Tzaz, V. zaz. 



351 



Tr. 



Tb. Ce groupe n'est pas toléré 
dans la langue basque; cependant 
elle a adopté plusieurs mots com- 
mençant pas tr, 

Traba^ V. trahu. 

Trabu, 1. iraba, bn. entrave. Le 
port, a trave, du lat. trabes, poutre. V. 
Littré, D. et Diez, E. W. s. v. travar. 

Traoaza^ 1. dard, trait d'arbalète. 
P. — Du prov. trag, trait, L. E. — 
La terminaison est obscure. 

Traka, bn. mesure, taille. Ene 
trakako gizan bat iikusi dut» J^ai 
vu un homme de ma taille. 

Trapu, 1. drapeau; haillon. P. 
Du fr. drapeau. 

Trastatu, 1. bn. traiter, trafiquer. 

Trasteria, bn. haillon. 

Tratd, b. 1. bn. trafic. 

Trebatu, V. trebe. 

Trëbë, bn. habile, adroit; 1. 
familier, privé. P. 

TrebcUu^ trebatzen, g. Se rendre 
habile. 

Trebës, bn. en position opposée 
à la ligne perpendiculaire. Sal. (P) 
Est-ce que l'auteur veut dire hori- 
zontal ou penché? On dirait du 
prov. travers? 

Tr£go, 1. trêve. 

Tremfb, 1. bn. disposition bonne 
ou mauvaise, d'une personne. Du 
prov. tempre. 

Trenkatu, bn. rompre un fil, 
une corde, etc. en tirant des deux 
côtés; de tronquer? 



Tresna, 1. bn. outil, instrument. 
Sal. Selon P. qui donne tresnak 
(plur.) habits, robes. Tremai ira- 
koêten du bidean joaiten eta diruak 
Aitzgiten. L'habit apprend à mar- 
cher et l'argent à parler. 

TrIKA, TRIKATU, TRIKATZBN, 1. bll. 

demeurer, arrêter; suspendre un 
peu la marche. Probablement de 
trego^ litt. faire trêve. 

Triku, g. hérisson. 

Trimpoilla, 1. panscy gros ven- 
tre. Comp. tripa. 

Trinko, g. épais. 

Tripa, bn. ventre. 

Tripazoiro, bn. syn. de trim- 
poilla. 

Trocha, trochatu, V. trosa. 

Trokiu, b. Selon W. v. Hum- 
boldt. Danse mimique. 

Trokbilka, 1. en roulant. 

TRONAD0RA, 1. bn. plancher. 

Trosa, g. trocha^ 1. maillot; du 
prov. trossa. 

Trosatu» g. trochatu, 1. bn. Em- 
mailloter. 

Trosatu, v. trosa. 

Trosta, bn. troste, 1. trot. Tros- 
tean dago. Il va au trot. 

Trua, 1. Haur trua. Enfant 
trouvé. Corruption du fr. trouvé. 

Truka, 1. espèce de jen de car- 
tes. P. 

Trukatu, trukatzen, g. 1. bn. 
troquer; de l'esp. trocar. 



u. 



TTa, V. oa. 

TTbal, ual, g. courroie, ceinture. 
Le d est probablement intercalé; 
il Test toujours en bise, après u 
quand l'art, a suit. 

Abal^ g. iaèaU, 1. iabela, bn. 
fronde. Est-ce que nbal et adal ne 
seraient pas des variantes du même 
mot dont la signification primitive 
était courroie ? — Davidei artu zi- 
tuen artzai-sonekoa eta abaUa bost 
arrirekin. Lardias. David prit les 
habits de berger et la fronde avec 
cinq pierres. — Larr. donne aussi 
uballarri fronde; de ubal-arri, 

TTbalarri, v. abal. 

Ubel, avec l'art, itheta^ g. 1. bn. 
pâle terne. Selon P. «Couleur 
obscure tirant sur le noir; noirceurs 
que causent les meurtrissures.'' 
Dans ce dernier sens il y a la 
variante U9pel^ bn. meurtrissure, 
contusion qui ne saigne pas^ mais 
laisse une tache livide; en lab. 
noirceur causée par la contusion. 
Le guip. a o^el pour uapel^ 
engelure. Vapel nous semble dé- 
river de uts'bele et non de otz- 
bel, comme nous Tavous dit s. v. 



UbèUaêuUy g. pâleur; de uM- 

Ubeldura, 1. meurtrissure. — bn. 
obscurcissement, de ubeMura. 

Ubel, ubelduj ubeltzen^ 1. bn. 
meurtrir, ternir, obscurcir. 

TTbeldu, ubeldura, v. u&el. 
Ubeltasun, v. nbel. 
TTbeltze, v. ubel. 
Ubil, ubildu, ubildutze, v. 

ur 3. 

Ubiflâak, v. ur 3. 
Uohaâa, v. tUê. 

TJàSL, g. b. L bn. été. 
Vda berri, g. uda barri, b. prin- 
temps. 

Uda haste^ 1. printemps. 
Udatzen^ g. uda aiken, 1. an- 

j 

tomne. 

Udalantzea, labourer avec des 
boeufs. Mot d'O. selon P. De 
uda-landu. — P. ajoute encore 
l'exemple suivant qui n'est pas 
clair. Udalen ari du. U laboure 
la terre. 

Udabarri, v. uda. 

Udagara, 1. bn. loutre. P. cite 
encore uhadera et uAain. U sera 
probablement pour ur. 

Udalantzea, v. uda. 






353 



Udare, g. 1. bu. poire. 
Udarondo, g. 1. poirier. 
Udaramo, g. 1. poiré. 
Udarondo, v. udare. 

Udatzen, v. uda. 

Uder,bn.petit boatonsurla peau. 

Udi V. Audi. 

Ufa labrua, 1. peau de chamois; 
du baffle. P. Nona citons ce mot 
puisque i^a paraît être pour buffle 
et avoir perdu le b initial. 

UfiafiSj I. dédain. Ufiqfiag iâ" 
ehatzea Jainioaren contra. Se dépiter 
contre Dieu. P. De ob ! fi? 

Ufu liatsa, 1. fi I du vilain ! P. 

Ugari, g. b. abondant, abon- 
dance. Probablement de ur, eau 
et ari 4. Pour la mutation de r 
en ^, comf. emari = emaçi ; àuru- 
zari = burvzagi; iriiai = igitai^ 
ainsi que plusieurs mots composés 
avec ur^ p. ex. iigolde, ugcule, ugarriy 
etc. Eu hoU. et ail. abondance est 
rendu par débordement, overvloed, 
ûbcrfluss; de over, par dessus et 
vloed, flux. 

Ugarilu, ugarUun^ g. b. abon- 
der, augmenter, féconder. 

Ugariioêun, g. b. abondance; de 
lêgari^lasufi, 

Ugaritasun, v. ugari. 
Ugaritu, ugaritze, v. ugari. 
Ugarrij v. ur 3. 
Ugarte, v. ur 3. 
UgastOi V. ur 3. 

Ugatz, V. ur 3. 

Ugazaba, ugesaôa, b. maître de 
la maison ; syn. de echeko^aun. 
Comp. s. V. ugazaiia tous les com- 
posés avec ugaz. 



Ugazaita, g. b. 1. beau-père; 
c. a. d. le second mari de la mère. 
Ugazama^ g. b. 1. la seconde mère. 
Ugazseme, g. b. 1. fils d'un mariage 
précédent. Ugazalaàa^ g. b. 1. fille 
d^un mariage précédent. Humboldt 
(Berichtigungen, etc. p. 19) ratta- 
che tou8 ces mots à ugalz. Est-ce 
bien prouvé? 

Ugazalaba» v. ugazaUa. 

Ugazama. v. ugazaiia. 

Ugazesne, v. ur 3. 

Ugazseme, v. vgazaila, 
Ugesaba, v. ygazaôa. 

Ugolde, V. ur 3. 

UgOtohO, V. ur 3. 
UgOtSO, V. ur 3. 
Uhadera^ v. udagara. 
TThaill, v. udagara. 

Uhaitz, V. ur 3. 
Dharka, v. ur 3. 
TTharre, v. ur 3. 

nhartu, bn. s'aviser. 

Uhe, 1. bâton; syn. de makil. 

Uhendil, v.wr 3. 

TTher, 1. gris. Gain eder barren 
uAer. Beau dessus sombre dedans. 
Bonne mine à mauvais jeu. Comp. 
urdin. 

TTherlo, bn. terne. Comp. ur» 
din et uAer. 

Uherritzeaj v. ur 3. 
nDliillata, uhillatze, v. ur 8. 
Uhin, V. ur 3. 
TThobi, V. ur 3. 
Uholde, V. ur 8. 
Ujayotz, V. ur 3. 

Ukabil, g. 1. ukhumU, 1. poing. 
Le curé biscaïen de l'église des 
Carmélites à Londres nous a dit 

23 



354 



que dans son pays ou dit iiuèil, 
(par erreur iiutil dans Tordre al- 
phabétique). Comp. encore uiarai, 
poignet; uialdi, coup, et uialondo 
ou uiondo, coude. — Tous ces mots 
paraissent avoir une origine com- 
mune. La forme bise, se rapproche 
du lat. ictus coup; ico, je frappe. 
La terminaison èU (v. bUa) peut 
signifier ici rond. B est devenu m 
dans uhhumUla. 

Ukaldi, 1. ukhaldi, bn. coup. 
Harrukaldiz. A coups de pierre. 
Savidek Goliath Ail zien habela 
ukhaldi bâtez. David taa Goliath 
d'un conp de fronde. Com^,ukabil, 

Ukalondo, g. ukondo, I. coude. 

nkaHi Ukaite, 1. bn. uihan, 
ukhaite^ bn. P. dit: avoir et être. 
M. Salaberry dit: avoir, ce qui 
nous semble être la véritable signi- 
fication. V. Essai, p. 56. la note. 
M. Inchauspe a relevé cette note 
et y a répondu par une tirade, dont 
le fond et la forme se valent v. 
l'introd. p. XVI et suiv. Guzia 
deapendatu vkan zunean, Luc, XV. 
14. Test. Boch. Quand il eut tout 
dépensé. 

UkapTai. 1. ukharai^ bn. poignet. 
Comp. uiabil. 

ITkatu, ukatzei v. uio. 
Ukha, V. ukos 
TJkhsdte, v. ukan. 
Ukhaldi, v. uialdi. 
Ukhan^ v. uiaite. 
Ukharai. v. uharai. 

Ukhatu, V. uio. 
Ukho, V. uio. 



Ukhiimil, V. uiabil. 

Ukhur, Ukhurtu, bn. se pen- 
cher en avant. De gurtu? Mais 
d*oii vient le u initial? 

Ukitu, ukitzen, g. 1. uhàtu, 

b. hunki^ huniitu, bn. toucher. La 
forme bn. est la moins correcte; 
le » est élidé devant i; ▼. Essai, 
Ch. II. Ba^a erdian dagoan arbo* 
latiijatea eta uMtzea, debekaiu diçu, 
Lardiz. Mais le manger et le 
toucher à l'arbre qui se trouve au 
milieu, il nous l'a défendu. 

UkO, g. 1. uiho, bn. déni, re* 
noncement; couardise. 

Uiatu, uiatzen, g. 1. nier, uiha^ 
uihatu, bn. se rendre par épuise- 
ment, par manque de forces suffi- 
santes. Sal. — Hari asma, nii uia, 
11 a beau deviner, je nie. P. 

Uio egifij g. L renier, renoucer. 
Uioan dago (de egon), 11 en est 
au déni. P. Uiho egizute zure /a- 
sioneei, Chourio, p. 82. BenoDcez 
à vos passions. 

UkondOi V. uialondo. 

Ukutllf V. uUtu. 

Ukaz, ukuzkato, v. hUiu. 

Ulertu, b. comprendre. 
Uli, V. euli. 

TTlitoha, v. eulù 

UUe, V. ille 1. 
nUetsu, V. ille 1. 
Ultze, V. iltze 2. 

Umatzea, v. umo. 

Unie, V. hume. 

Umekeria, v. hutne. 
Umerri, v. hume. 
Umetasun, v. hume. 
Umezurtz, v. hume. 



895 



Umo, 1. mûr, mou. 
Umaùzea^ umoifea^ 1. mûrir. 

Umotssaa» ▼. umç. 

Unolu, g. lapin. 

Uxida, undatu, v. andatu^ 8. V. 

Undar 1, bs. reste. Ce mot 
aurait dû se trouver avec ondar, 
Aondar, s. v. ondo 2. 

Undar 2, bn. dernier; syn. 
de azien. Sal. Probablement le 
même mot que undar 1. restei 
dans le sens de fond, ce qui reste 
en dernier. 

Underze, bn. le rectum. JErze 
est pour Aerze, v. esteak^ s. v. es. 
Und de undar? 

Une, g. b. ffune^ bn. endroit, 
lien, moment. Le g bn. proviendra 
de A, ce qui donne kune; le k 
s'est perdu, comme presque tou- 
jours, dans les dial. g. et b. Hune 
sera formé de Tadv. hun, là. Eu 
lab. selon P. ffune, signifie geste, 
maintien. Gorpuizea/ren guneak. Le 
maintien du corps. Oune itausiai. 
Gestes sales. En ail. „stelle*' signi- 
fie endroit, lieu; et Mstellung*' 
position. — Hz naiz oroitzen une 
anetaHf g. Je ne me rappelle pas 
dans ce moment. 

Ounez^ bn. à la portée; de 
ffune'Z. 

Ouneia, bn. par quartiers; de 
gune^ia» 

Une se retrouve encore dans 
quelques composés: Aterrune^ uê- 
pelgunâf utsune ou Auisgune, etc. 
Lardizabal écrit aterrune avec deux 
r (v. l'ex. s. V. aleri),ce qui nous 



paraît être une erreur, le mot ét^ut 
formé de ateri^tme. 

Unba, imlie, l. las, fatigua* 

Unie don U est fatigué. 

UniatUf unMz^n, 1. aunaiuj çlu* 
natzen, g. lasser. 

UnAaduraj 1. lassitude; de un- 
hadu-ra. 

Le subst. verb. unhatz^^ a donné, 
croyons nous ; 

OinAase, 1. onazef g. omAazi^ bn. 
douleur. Le i du bn. sera pour 
es e suivi de a devient quelque- 
fois (toujours en biscaïen) t. 

nnhadura» v. unàa. 
Unliai, imhaln, L vacher. 

Comp. urdain* 

Unhama, 1- oorde à prendre 
la baleine. 

Trnhata, iinhatze, v. unha. 

Unlie, V. unka, 

Unhide, 1. bn. nourrice. 

Unil, 1. entonnoir; syn. de 
imito. 

Ullki» souche qui reste après 
que Tarbre est coupé. Mot d'Q. 

UntZy g. AuntZy 1. bu. Aoniz^ 
]. lierre. Comp. ilize 2. 

Untze, V. iUze 2. 

Upa, V. ujpel. 

Upeli g. upa, b. cuve. Comp. 
dupela, Upa du lat. cupaP avec 
chute de la gutturale, ce dont 
nous n'avons pas encore trouvé 
d'exemple bien établi. V. p. XI 
de rintrod. où nous citons aài de 
cavia en passant par Aabi. — La 
terminaison el est obscure. 

Ur 1, g. Aur, 1. bn. noisette. 
Avec l'art, urra, la noisette. 



356 



Urritz^ g. 1. bn. noisetier. Pour- 
quoi en 1. et bn. sans h? La ter- 
minaison n^est pas claire ; serait-ce 
pour ur-aritz? ariiz dans le sens 
d'arbre. P. donne ^o\x.t haritz^ chêne, 
arbre. Pour la forme du mot il 
n*y aurait pas d'obstacle; en ail. 
en angl. en hoU. on dit de la 
même façon : nussbaum, nooteboom, 
appletree, etc. baum, boom, tree, 
signifient arbre. Hurrak^ 1. noi- 
sillier. P. (Noisille diminutif de 
noix). 

Ur 2, g. b. urbil^ 1. hurbil^ bn. 
près, proche, (V. p. XIV de Tin- 
trod. N. 181.) La terminaison bil 
est obscure. Ahalik hurbiUena^ le 
plus près possible; hurbillena, su- 
perlatif c. a. d. génitif de hurbil. 

Urrean, g. hurren^ 1. près de, dans 
la proximité; de urra-n; comp. 
aurrean, ffibelean, etc. Les mots en 
/ et r, comme nous l'avons dit 
dans l'Essai, p. 49, note 1. inter- 
calent un e; p. ex. lurrean, gizo- 
nean, ganean. P. cite hurren et le 
traduit par presque. Ibil hurren da. 
Il est presque mort. Presque et près 
de se tiennent; presque est formé 
de près que; en ail. beinahe, de 
bei, chez et nahe, proximité. — La 
forme basque française est généra- 
lement hurbil avec ses dérivés; ce- 
pendaut P. cite encore hurrena , 
le plus proche; c'est le superlatif, 
c. a. d. le génitif de hur, Ape- 
zak dira Jainkoaren hurren gizo^ 
futi. Les prêtres sont les hom- 
mes le plus près de Dieu. P. 
(modeste I) 



Uriot g. 1. urreioj urrengo, b. 
hurrenekOf hurrengo, 1. proche, 
voisin. ZeiaJco esaten dozu PcUer^ 
noëterraen urrengo Ave Maria? b. 
Pourquoi dites-vous un Ave Maria, 
près (avec, après) du PaternosterP 
Aide urioak, g. les proches parents. 
Hunen hurreneko hitza. La parole 
qui suit celle-ci. P. HurbiUago tut 
(dut, t pour d après la voyelle), 
hortzak urkoah baino. Mes dents 
me sont plus près que mes pa- 
rents. P. 

Urkotasun, 1. proximité. P. De 
urko-tasun, 

Ilurrentsu. 1. à peu près. P. 
De hurren-têu. Nous n'avons pas 
d'exemple à citer, mais hurren-têu 
doit être un adjectif. 

' Hurrentu, hurrenizeu, 1. urkeui, 
urhentu, bn. achever, terminer. 
Le t final de urhent appartient à 
la terminaison; comp. laiet. Le h 
initial se trouve par hyperthèse 
après ur. 

Urreratu, urrezatuten, b. appro- 
cher. 

HurbildUf hurbiltzen^ 1. bn. ap- 
procher. Ma ia Oliuatzetaco mendi 
ondora hurbiltzen cela, Luc, XIX. 
87. Test. Roch. Et lorsqu'il se fat 
approché de la descente de la 
montagne des Oliviers. 

Ur 3, g. b. 1. bu. eau. Un des 
très-rares mots en r doux, c'est^- 
diro dont le r ne se double pas; 
ura l*eau. Dans les noms composés 
le r se perd presque toujours. 

Urtu, urtzen^ g. 1. hurtu, bn. 
fondre. 



857 



Hurta, Aurtatu, bn. arroser, mê- 
ler d*ean. Arno hurtatu frango saltze^i 
da ostatuetan. Il se vend dans les 
cabarets du vin mêlé abondamment 
d'eau. 

Urkalu, urhatzen, 1. étendre. 

Ubiziakf g. se dit des fortes 
marées à certaines époques de 
Tannée. Eu esp. agnas vivas. De 
uT-hizi, 

Vga9te^ g. source; de ur-haste 
(de aai)^ origine-eau. ' Pour la 
permutation de h et ^, comp. 
iges = iAes; ego =r eho ; chingurri 
= chinhaurri; olgaiu = olhatu; 
Pour la chute de r v. plusieurs 
mots composés avec ur que Ton 
trouvera ci-dessous. Nous devons 
nous arrêter quelques moments à 
cette mutation de h en g^ qui a 
fait le sujet d'un discussion entre 
M. de Charencey et M. Tinson 
(Revue ling. vol. v. p. 220;. M. de 
Ch. ne peut croire à cette muta- 
tion que sur des preuves indiscu- 
tables. M. y. (même Revue, vol. 
6. p. 12) pense que le g est un 
substitut naturel de l'A, qui s*est 
produit après la chute de r. D'ail- 
leurs, ajoute M. de Ch., pourrait- 
on supposer que la forme dialec- 
tique nigan^ in me, soit pour nihan? 
A cette observation M. Vinson 
répond que le ^ ne peut venir de 
h, puisque le suffixe du locatif 
n'est pas an^ mais », et par suite 
le g n'est pas euphonique; c'est 
rinitiale d'un suffixe spécial. — 
Nous ne pouvons admettre qu'en 
partie l'opinion de MM. V. et de 



Ch. Il ne peut y avoir de doute 
que le r de ur ne se perde; v. 
ubiziah, usul^ uhoài, etc. qui sont 
incontestablement pour ur^iziak, 
fir-sul, etc. La mutation de ^ en^ 
est prouvée, croyons nous, par les 
mots composés avec ur. Même ni- 
gan est pour nihan; ni-gan, en 
moi; et gan pour Aan, v. gan. 
D'ailleurs l'objection de M. V. que 
le suffixe du locatif est n et non 
an, n'est pas concluante. Le suf- 
fixe du locatif n'est jamais, autant 
que nous sachions, uni à un pro- 
nom purement et simplement; c'est 
toujours par l'intermédiaire d'un 
autre sufSxe, soit baiih (baithan)^ 
soit ta {oyetanj zuetan), — Il se 
trouvera sans doute des mots comme 
ugO'tchOy de ur-otcho (olso\ oii nous 
ne retrouvons plus le A, hoicho; 
mais l'orthographe basque n'est rien 
moins que correcte sous ce rapport, 
p. ex. nrhentu de Aurrendu, v. ur 
2; hvrkariy hvrolda^ etc. v. ur S. 
V. encore eri, 

Vgarii g* b. abondant; proba- 
blement de têr-ari 4. Y. ce mot et 
ses dérivés s. v. ugarù 

Vgarri, g. écueil; de ur-harri; 
V. arri 1. 

Ugarle, g. île; de ur-arie? entre, 
au milieu dr, l'eau. 

Ugolde^ g. vAolde^ l.Aurolde, bn. 
déluge, torrent; de ur-holde pour 
olde. Le h en bn. se trouve oii il 
ne devrait pas être, et n'est pas 
oïl il le faudrait. 

Hurkarij bn. porteur d'eau; de 
ur-hari^ v. ari 4. Pour la muta- 



858 



tion de A en i v. Essai, Gh. II 
et Pintrod. da dict. p. VIII. 

Utorki, g. soarce ; de nr4oii, 
aTec transposition de r? 

Ujayotz, g. source ; de ur-jayoU. 

Usul, g. aTec l^ari. HêuUa, 
seau; de ur-sul ou smii {% pour 
/ mouillé). 

Urzulo, g. mare; de ur*zulo. 

V6il, g. flux, fluide; v. ubildu. 

Uàildu, ttUldutzen, g. couler; de 
ûr-Uldu, 11 nous semble que tibil 
vient de u6ildu^ comme ahar de 

UAarr^ I. bu. torrent,ondée; syn. 
de ukolie P. 

Uiarkai 1. fleuve. P. 

UhaUz^ 1. bn. fleuve, rivière; 
de ur — P 

Uhin, 1. ondes. 

Ukobi, 1. embouchure, golfe, gouf- 
fre. P. De uf'hobi, 

UrzUho^ 1. pait; de w^zilho. 

Urpetu^ urpetzen, g. se noyer; 
de W'pe'tu. 

UAiUcUu, uAUlatzen^ 1. mouillet, 
tremper. 

Ureztaiu, ur^ziatzen^ 1. syn. de 
uhiUatu. De n/r-z-ta-tu, 

Ukerriizea, Troubler Teau P» 

UhendU, 1. insecte d'eau qui res- 
semble à Paraignée. 

IJgatz, b. (P) mamelle, lait ; syn- 
cope de fiçazeznea. Humboldt cite 
ce mot. (fiericht. etc. p. 19 s. v. 
bularra) Selon M. Mahn (Denkm. 
p. XXXIX) de uT^atz. Comme 
nous Tavons dit plus haut g est 
^ar A, et atz est hatz encore 
de nos jours en lab. et bn. 



VgotêOf g. uçotcAo, 1. brochet; 
de uT'OUo ou otcào^ pour kotûho, 
Ur 4, V. urhaiê, 

Urbil, V. UT 2. 
Urohinch, bn. belette. 
Urdai, v. urde, 
Urdain, v. urde. 

Urdal, g. estomac. 
Urdatu, v. urde. 
Urdalde, v. urde. 

Urde, g. 1. bn. cochon. 

Urdai f g. 1. bn. lard. 

Urdain, 1. porcher. P. De urde^ 
zain? La chute de z nous est in- 
connue. Comp. unhai. 

Urdalde, 1. troupeau de porcs; 
de urdenilde. 

Urdatu, bn. mot exprimant Tunité 
à laquelle sont réduits et compta 
pour la dépense, les petits poios 
s^introduisant dans les bois pour 
la consommation de la glan- 
dée. Sal. 

UrdifL, g. bleu, urdin, 1. gris, 
moisi, — bn. grîs. Begi urdmak. 
Yeux gris. De ur-edin pour eginf 
D pour g v. atêegm =s aUedeti. 
Comp. uher et uherlà. 

Urdindu, urdmizen, 1. grisonner, 
moisir. Ogi urdin du. Le pain 
s'est moisi. 

UrdinchAk, L potirons. P. 
Urdindu, urdintze, v. urdm. 
Ureetatu, ureztatze, v. 

«r, 8. 

UrgaitS, urgaitzi, bu. Mé- 
nager quelqu'un par pitié. Selon 
P. aider. Comp. urrikari. Ur peut 
tenir de urri; la terminaison gaiU 
n'est pas claire. 



369 



Urgoi, bn. discret; — 1. re- 
proche. 

Urliats, 1. urkaof, bu. pas. P. 
écrit urrals, mais il vaut mieux 
conserver le A, comme dans son 
synonyme ainhals, UrhaU vient de 
ur-hats, exactement le holl. voet- 
spoor^ pied — vestige^ trace. Nous 
n^avous trouvé nulle part le mot 
ur^ mais déjà à l'article orthuts 
nous soupçonnions sou existence. 
Vrhats vient donc confirmer que 
ur ou or signifie pied. 

Urhaiaka^ 1. urhaxka^ bn. pas à 
pas; de urAaia-ka, 

Urhatska, v. urhats. 
Urhatu, urhatze, v. ur S. 
Urhaz, urhaxka, v. urhaU. 

Ubhe, v. urre. 

Urhent, urhentu, v. ur 2. 

Uri, v. euri et iri 2. 
Urin, bn. graisse. 
Urinda, wrindatu, graisser. 
UringatzgcU^e, sain-doux; de «^m- 
gaiz-gabe, 

Urinda, urindatu, v. urin. 
Uringatzgabe, v. urin, 
Uritea» v. euri. 

UritSU, V. euri. 

Ubka, 1. fourche; du lat. furca 
ou de prov. força ; la mutation de 
en f» est fréquente. 

Urkatu, urkalzen^ g. 1. uriAalu, 
bu. pendre. 

Urkabe, 1. uriaèiela, bn. potence. 
Le lab. de urjka^e. 

Uriagia, bn. lieu oïl Ton pend ; 
de urka-tegL 

Urkabe, v. urka, 

Urkabieta, v. urka. 



UrkagiAj v. urka. 
Ubkatu, urkatze, v. urka. 
Urkhatu, v. urka. 
Urki, g. bouleau. 

Urko, urkotasun, v. ur 2. 

Urlia, V. sandia. 

Urpeto, urpetze, v. ur S. 

Urra» v. urraiu. 

Urragia, v. urratu. 

Urraida, g. cuivre; de «f- 
rea'ide, 

Urrapen, v. urratu. 
Urratu, urratzen, g. b. 1. 

urra, urraiu^ bn. déchirer, rompre. 
Irriz urratu gara. Nous avons crevé 
de rire. P. Argi urraizea. La pointe 
du jour P. 

Vrrapen^ g. rupture; de urra- 
pen. Urra ne se trouve pas pour 
le moment. 

Urragia, bn. déchirure; de «rra- 
egi9ia. 

Urre, g. 1. urAe, bn. or. 

Urrean, v. ur 2. 
Urrekp, v. ur 2. 
Urrengo, v. ur 2. 
Urreratu, urreratute, v. 

ur 2. 

Urretatu, v. ur 2. 

Urri, g. rare. — 1. pressé, serré. 
— bn. lent. Il n'est pas clair 
comment ces trois acceptions dif- 
férentes sont indiquées par le même 
mot; surtout pressé et lent. — 
Beêteiik zuen artean chU urria da- 
leka. Lardiz. D*un autre côté puis- 
qu'il (livre) est très rare parmi 
vous. — La signification de rare, 
parcimonieux , se retrouve dans 
zur, cAur, cAuAur, qui, peut-être. 



860 



n'est après tout qu'un diminutif de 
urri. Le i serait la caractéristique 
de Tadj. verb. 

Vrriii,hn> aveclenteur ; de«m-iî. 

Urria, v. urilla, 

Urricha, bn. femelle des qua- 
drupèdes. — 1. génisse. P. 
Urrikal, v. urriiari. 

Urrikalmendu, v. urriiari. 

UrrikalSU, v. nrrikari. 

UrrikaltU, v. urriiari. 

Urrikaltze, v. urriiari. 

UrrikalkiZUn, v. urriiari, 

Urrikalsu, v. urriiari. 

TTrrikari, 1. bn. qui excite la 
compassion, qui fait pitié; de urri- 
iari (v. ari 4.) Pour la mutation 
de A en ^ v. l'essai Ch. II, et 
rintrod. du dict. p. VIII. Urriiari 
zaitut. J'ai pitié de vous. P. — 
Vrri ne se trouve que dans les 
composés ; jusqu'à présent nous ne 
Pavons pas trouvé seul. 

Vrriialtu, urriialtzen, 1. bu. avoir 
compassion; de urriiari-du, comme 
qfaldu de qfari^ auhaidu de auhari^ 
etc. UrriiaUzen zaizUt. J'ai com- 
passion de vous P. 

Vrriialy g. 1. bu. Ce mot ne se pré- 
sente qu*accompagné de l'auxiliaire. 
Urriial zayo^ g. Il a pitié de lui. 
Urriial naiizu,l Ayez pitié de moi. 
Urriial dérive de la forme verbale 
urriiaUu comme ahar de ahariu. 

Urriialmendu^ 1. pitié, compas- 
sion; de urriial-mendu. 

UrriialUzuna, 1. digne de com- 
passion; de urriial^Hzuna, bien que 
azun corresponde généralement à: 
après avoir. Orduan zinez ziruUeie 



onieiar, ondiiozio eia urrihUUsuM, 
Ax. p. ô92. a. éd. 424. n. éd. 
Alors vous vous croirez misérable, 
affligé et digne de compassion. 

Urriialisu^ 1. pitoyable; de «r- 
riial'têu. 

UrriU, 1. bn. repentir, r^ref. 

— g. compassion; de urri-Udej 
con-passion ? en admettant pour le 
moment que urri signifie passion 
(souffrance). Urrikidut. J'ai regret. 

Urriiimendu, 1. repentir, contri- 
tion; de urriUr-mendu. 

UrriHtUf urrikiiuizen, g. avoir 
compassion. 

UrriH, urriiitu, urrikUzen^ 1. bn, 
se repentir. UrrOUzen zaii. Je me 
repens. 

Urçailz, urçailei, v. ce mot. 

Urriki, v. urri et urriiari. 

Urrikimendu, v. urriiari. 

Urrikltu, v. urriiari 

Urrikitutze, v. urriiari. 

Urrikitzo, v. urriiari. 

Urrila, g. urria, g. ba. le mois 
d'octobre. La terminaison est illa; 
Qu'est-ce que urri ou urf 

Urrillj 1. bn. odeur. Lurrik, 
g. haleine, vapeur. Ussain oneico 
urrinelan. Eph. Y. 2. Test. Boch. 
£n odeur de bonne senteur. 

Urrin, urrindu, bn. prendre une 
mauvaise odeur. 

Urrinda, urrindalzen, bn. flairer. 

— 1. parfumer. 

Urrinda, v. urrin. 
TTrrindatze, v. urrin. 

Urrindu, v. urrin. 

TTrririki v. ururii. 

TTrriÛ, v. urruti. 



S61 



Urritz, v. ur 1. 
Urruiti, v. urruH. 
Umm, V. urruti. 

TTmindari, v. urruU. 
Urrupa, 1. gorgée. 

Vrrupatu, wrupalzen, 1. avaler 
à gorgées. 

Urrupatu, urrupatze, v. 

nrrupa. 

Urrupitoha, 1. espèce d'herbe. 

Urruti, g. «mJ, b. urrun, b. 
1. bn. Aurrufif 1. loiu. Eu lab. ou 
tronve aussi wrruUi. UrruilUii 
ikuêten du. Âx. 391. Il voit de 
loin. Joan da etchean urruiti. Il a 
passé par la maison. P. Eta iura 
oraino urrun cela ikus zezan ôere 
aitae. Luc, XY. 20. Test. Boch. 
Et comme il était encore loin, son 
père le vit. 

Urrundari, bn. voix ou son qui 
se fait entendre de loin. 

Ursain, v. urzinz, 

Unaiztea, v. m'zinz. 
Unapal, v. uso. 

Urt. Nous u*avons trouvé ce 
mot que dans le composé urtaize^ 
g. b. veut d'est; de wrl-aize. D'où 
vient urL^ 

Urtaize, v. urt. 

Urtarilla, g. b. vrtkarilla, 1. 
urlharila, bn. le mois de janvier; 
de urtar-illa. Qu'est-ce que wrtar? 

Urte, g. b. wrthe^ 1. bn. année. 
Vrihe oroz^ urthe guziez. Tous les 
ans. Vrte guzia» gerta ezedina^ be- 
ihirekian (degi^irekian, t pour g^ le 
h introduit). Ce qui n'arrivera du- 
rant toute l'année, arrive parfois 
en un clin d'oeil. Prov. 471 d'O. 



t 



Aurten, g. b. auHhen, 1. bu. cette 
année; de urte-nf mais d'où vient 
le a initial? 

Urthcus, bn. premier jour de l'an ; 
de urlAe-Aaste. Cette déplorable 
orthographe de x pour iê obscurcit 
ici entièrement la métathèse de ts 
pour si. 

UrlAaburu, 1. bout de Tan P. 

VrlAaur, 1. enfant de l'année. 

Urlhume, 1. rejeton d*arbre. 

Urten, urteteiii v. irien. 
Urtha, urfhatu, bn. rouir, 

eu parlant du lin. 

TTrihabiiru, v. urie. 

Urtliarillai v. urtarilla. 

Urthaur, v. urte. 
Urtliax, V. urie. 
Urthe, V. urie. 
Urthume, v, urie. 
Urtu, V. uf 8. 

Urtza, 1. ais, table (planche). P. 

Urtze, V. ur 3. 

Urun, V. irin. 

Ururik, 1 urririk, bn. gratui- 
tement; de uru et uri-ii avec r 
euphonique; mais qu'est-ce que 
uru, urri? 

Urzainz, v. urzinz. 

Urzekitea, conduirci accom- 
pagner. Mot d'O. selon P. 

Urzilho, V. ur 3. 

Urzilldu, V. urzinz. 

Urzinz, g. ursain, 1. urzainz ^ 
bn. éternùment. Le nom verbal est 
ureain egin; selon Larr. urzindu. 
Est-ce que urbain ne serait pas 
déjà urs-ein, pour egin bien que 
ure ne se trouve pas. P. cite 
encore «f^aû/tfa, éternùment; c'est 



8e£ 



un snbst. verb. défini: râernuer. 
Urzo, V. wo, 

TTrzoapal, v. wo. 
Urzobelhar, y. ueo. 
UrsBokari, v. uso. 

>, y. ur S. 
y. tùaan. 
Usain, v. usan. 
Usaindatu, y. um». 
Usaindatze. y. nsan. 
Usaindu, y. uean. 
Usaiiitse, y. man. 

Usaili usai, g. usain, 1. bu. 
odeur. — b. puanteur. 

AAal uâain, 1. bâillenrient. Cette 
expression est obscure; akal vien- 
dra de ao, bien qu*il soit difficile 
d'expliquer la présence de L 

Usaindu, usaitUzen, 1. devenir 
puant. P. 

Usaindalu, usainda^zen, 1. par-* 
fumer. P. — bn. flairer^ sjn. de 



UsandUj usantzeut g. sentir. Eu 
^ip. sentir, yerb. actif se conjugue 
avec izau, 

Uma, L odorat. 

Usandu, v. uscm. 
Usantzô, y. uacm. 

UsANZA, 1. ba. u^ujfa^ g. bn. 
usage, habitude. 

Usapal, y. uso. 

UsAYA, Ss uêanza. 

Ufiena, b. sangsue ; syn. de izai^ 
1. De uU-eina pour egina. £u 
biflc tgin perd généralement le g. 
Ainsi la videuse ; le Orec dit bien 
la suceuse; le Busse la buveuse. 
Y. Pictet, Or. ludo-Europ. 

Uske, 1. millet. P. 



Uski, 1. uzkiy bn. cul. Il nous 
semble de uU^ vide. Ce qui est 
vide est creux ; creux eu holl. ,^ol" 
signifie creux et cul. La terminai- 
son H n'est pas claire; peut-être 
de gai 

Uzier, bn. pet; de iiH'i/ 

Uziarnoki, bn. cul; de nsii? 

Uzkal, uzkali, uzkaUzen, bu. ren- 
verser. Il nous semble de uzki^U 
pour ari. V. afaldu. 

Uskurtu, uskurtzen, L se 

courber. Ne serait-ce pas de uzld- 
kurtu (v. gur), en prenant tuU 
dans un sens plus général de reins? 

Usna» V. usan, 

Uso, g. 1. urzo, bn. palombe, 
pigeon. Il est probable que U90 a 
perdu le r. 

Usokume, 1. pigeonneau; det»^ 
hume. Pour la mutation de h en i, 
V. l'introd. du Die. p. VIII. 

Usolegi, 1. pigeonnier ; de uso-ieçi. 

Vsapalg 1. urzo apal^ 1. tourte- 
relle. G. écrit ursapal selou P. 

Urzobdhafy bn. herbe qui res- 
semble au trèfle. 

Urzoiari, bn. chasseur de pa- 
lombes; de urzo'hari (v. art 4). 
Pour la mutation de h eu i, v. 
l'introd. du dict. p. VIII. 

Usokuin0| y. uso. 
Usotegi» V. U90. 

Uspeli bu. meurtrissure, oou- 
iusion. — 1. la noirceur causée 
pas une contusion. Nous nous som- 
mes demandé s. v. ospel^ si ce 
mot dériverait de ott-bele. Noos 
croyons plutôt que o»pel est une 
variante de uspel et que Mipd 



868 



est pour tUs'ôelej vide ou trou 
noir, 

Uspeldu, u^peUse», 1. bn. meur- 
trir; de uapd'du. 

Uspelguney bn. enfoncement dans 
les landes, abri contre le soleil et 
le vent^ de uspel^une. 

Uspelgtine» v. uspeL 

Uspeldu, V. uyseL 

Uspeltze, V. Hspel. 

Ustai^ V. uztai. 

Uste^ g. b. opinion, attente, 
espérance. — 1. opinion. — bn. 
croyance. £n g. b. 1. mie est in- 
variable, et ani à Tanxiliaire det, 
etc., correspond à : je pense, il me 
paraît. Uste delj diU oa dol. Je 
pense; litt. j'ai opinion. — Bere 
on uere uêiez. Selon son ou selon 
mon opinion. M. Salaberry prend 
mie pour un nom verbal dont êinhex 
est le présent de l'indicatif! 

Ustegabey g. b. bn. inadvertance 
de uete^abe. 

Ueieiaàez, mleiaèean, g. uste^ 
heriiy 1. uête gabex, bn. sans y pen- 
ser, par inadvertance ; de uategabe-z 
f^ ik, K pour g v. Sssai, Ch. II. 

Ueieieria, bu. croyance tenaat 
du doute (?) Sal. La forme de ce 
mot (uêle'ieria) indiquerait plutôt 
crédulité. 

Ueùeieia, g opinion ; de uête^ 
hsttm avec chute de n final, comp. 
arrai £. Bmiagoka gezurtatzen dUth 
zula Erdaldwnen ta Euskaldunen 
ugieketa eharrak. Lettre de Larr. à 
Mendiburu. Il importe que vous 
dém^Eitiez les mauvaises opinions 
des étnaigers et des Basques. 



Ustegabe, ustegabez, v. mte. 

Ustoi, V. uztai. 

Ustekabean, ustèkabez, v. 

Ustekeria, v. mte. 
Ustél, V. uts. 
Usteldu, V. uie. 
Ustelkor, v. uts. 
Usteltasun, v. ui9. 
Dsteltze, v. uts. 

Uster, 1. bn. fragile, facile à 
rompre, tendre, l'opposé de coriace. 
Âxular écrit uxter. Peut-être une 
variante de ustel, pourri. Four la 
permutation de l et r» v. juale, 
Hari haur usterra da. Ce fil est 
peu solide. Sal. 

Ustu, ustatze, v. uts. 
Usul, V. ur S. 

Utkitaea» L le goût. Zein baUim 
ikmtea, daetaizea, enzutea, usnatzea 
eta ulkUzea.Ax. p. 391. a. éd. 204. 
n. éd. Qui sont la vue, le toucher, 
Touïe, Todorat et le goftt. 

ntorki, V. ur 8. 

Uts, g. b. Ants, 1. Aux, bn. vide; 
seul, pur. Pour rendre compte des 
dernières acceptions (dont les exem- 
ples ci^dessoas), il faut examiner 
le nom verbal utzi, laisser, cesser, 
que nous trouvons partout avec z, 
excepté chez Pouvreau, qui écrit 
•dans son dictionnaire uteia, délaissé, 
mais par contre utziéea, laisser. Il 
est superflu de faire remarquer qu'il 
n'avait pas la plus légère idée que 
Auts et utsi passent avoir une 
origine commune. Quoique nous 
trouvions ntm avec z dans le Test, 
de k fiochelle, chee Larramendi, 



864 



diez M. Sftiaberrj et chez PooTreau, 
si Ton vent^ il noas semble que 
uUi est Tadj. verbal de uU(ulS'i)t 
et ainsi devrait s'écrire ulêi, laisser. 
Noas pouvons tracer clairement^ 
croyons noas, les différentes accep- 
tions de ulê, qui signifie primitive- 
ment vide; pais délaissé (maison 
vide on délaissée), seul (da pain 
seal, rien que da pain» o^ ulêà); 
par {oçi hutê, 1. du pain pur; c. a. 
d. seul, sans mélange, V^) ^^^ 
a précédé pur. Seal a dû être 
appliqué d*abord a la quantité (seul), 
puis à la qualité (pur). 

A Tarticle ich^ nous n'avons pas 
voulu décider la question d^identité 
des deux noms verbaux ichi et utzi 
(v. ich) et nous croyons avoir bien 
fait. D nous semble aujourd'hui 
que Tadj. verb. bise, ichi, Uzi, 
laissé^ cessé, vient de ici, et n'a 
aucun rapport, malgré la ressem- 
blance, avec ulzi. Le bise, a donc 
perdu la signification primitive de 
icA, fermé, et n'a gardé que la 
signification secondaire de„laisser, 
cesser. Gomme nous Tavous déjà 
dit rital. firmarse, s'arrêter, vient 
du latin firmar dont le sens propre 
était" arrêter''. Arrêter, cesser, lais- 
ser se tiennent. 

Nous ne changerons rien à Tor- 
thographe, mais nous placerons utzi, 
ici, puisqu'il ne nous semble plus 
douteux que vlzi dérive de tUs. 

Uts ou Auts ou Aux signifie donc 
vide; seul, par. Ciomme substantif: 
faute, erreur; v. l'ex. s. v. indai, 
— P. écrit AuiZf dans son Guir. 



Dotrina qui date de 1656. Httti 
berean errortzen da, mari ère. U 
tombe dans la même &ute, qui- 
conque... Dans son dict. qui a 
paru plus tard, P. écrii AuCs. Ceci 
montre une fois de plus combien 
peu l'orthographe était fixée. Amo 
Auls, 1. vin pur. O^ AhU, L pain 
pur. Offi misa, g. Seulement du 
pain. Gezvr AuUez^ 1. Par pure 
vanterie. — En ail. on se sert indif- 
féremment de „vide" et de ,,pur". 
Das ist lediglich (vide) unsinu. Das 
ist reiner (pur) uusino. C'est du 
verbiage tout pur. 

Uêtn^ uêiutzen, g. Auêlu ou AuUi», 
AuêSen, 1. Auxl, Auxiu, bn. vider. 
La transposition de « et / ou r 
est très fréquente; oomp. ^aUz^ 
gaiêtakeria; erauUi, eransien, etc. 

VUarte, 1. espace, loisir. P. De 
uls^arie, 

Utsune^ g. Autsgtêne, L manque, 
défaut; de uU-une. Dtznten uUn- 
nea ez du, nai èezala, betetzen. 
Lardiz. Ne comble pas, comme il 
le fallait, le manque que vous (en) 
aviez. Le lab. a conservé la signi- 
fication propre. Selon P. c'est ,Je 
lieu où il y a danger de manquer 
ou faillir"(P) Eztu Aazierrià, eztu 
Auts-gunerik, guztia da belAea. Ax. 
p. 592, a. éd. 424 n. éd. Il n'y 
a pas de recoin, pas d'endroit-vide, 
tout est plein, (c. a. d. tout ce 
corps est plein de douleur). 

Hulsegin, 1. bn. Auaegin, bn. 
manquer, faire une faute, offenser. 

Bidea Autsegin du. U a manqua 
le chemin. P. Ai^ AtUz egnin diai 



ses 



eeruaren centra. Luc, XY. 21. Test. 
Boch. Mon père, j'ai péché contre 
le ciel. 

Utiegitôy g. b. faute. Cest le 
snbst. verb. de utsegin. Oh! zein 
tUsegite andija gurasuena galduten 
ôada sèha eureen erruzt Ohl quelle 
grande faute des parents si Teu- 
fant est perdu par leur faute. 
Moguel. 

Ulêoldi, g. manque, défaut; de 
uU-aldi. 

UsteldUf uslellzen, g. b. tésôel, 
usteldu, usteUzen, 1. bn. ponrrir; 
de lUs-el, avec métathèse de i 
comme dans le nom verbal imIu, 
vider. Le bn. Aux a donné U8tel 
tout comme les autres dialectes • 
le A s'est donc perdu et le â; a été 
converti en sL Comp. uriAax, 
Nous n'avons pas la prétention de 
changer Forthographe ; mais on 
avouera qu'il est temps que ce 
désordre finisse. — P. cite aussi 
àtu6eldu; nous ignorons d'oii vient 
le 6 qui paraît être préfixé; comp. 
ôuzlarina et èiéziino. 

UsteUasun^ g. b. corruption; de 
Mêlel-tasun. 

6>^tf^^,b.périssable; de usûeliar. 

UcAada (mieux utaada) 1. dyssen- 
terie. Da est probablement la S*"® 
pers ,^il est". Nous avons entendu 
dire „va-vite" pour diarrhée. Eu- 
phémisme enfantin^ il est vrai; 
mais qui prouve comment les mots 
se forment. 



Utû. 

Vtzi, uzten, utzUen^ g. uUi, ntsten 
ou ttizten ou utziien^ 1. utz^ iitzi, 
wtziten^ bn. laisser, cesser^ aban- 
donner; de uU4^ (laissé) adj. ver- 
bal; V. ce que nous avons dit ci- 
dessus, s. V. %ts, — Le bise. icAif 
icAiten ou Uzi, islen, laisser, cesser, 
doit être placé s. v. icA; ainsi que 
Texemple qui suivra. — Mran ceçan 
bada Jeausec^ uôzi eçac ene septU^ 
tura egv/neco Aori beguiratu die. 
Jean XII: 7. Test. Boch. Mais 
Jésus lui dit: laisse-la faire, elle 
Ta gardé pour le jour de ma sé- 
pulture. Baina urte ositan egon biar 
baleu jokuari icAi bagarik, b. Mais 
s'il fallait jouer une année entière 
sans cesser. Bere lanari etzion utzi, 
g. Il ne laissa^ cessa, pas son tra- 
vail. Utzazu guziak eta hiuntaho 
tutzu guziak. Chourio. p. E25. 
Laissez tout et vous trouverez tout. 
Âx. écrit utzten. P. utziten et utête^f 
dans son dict. — Ordea bat ère eta 
neAaiz ère, bekaturik egin gobe egaite^ 
ko gogo deliberatua perseveratzeko 
firmetasuna, geroko utzten dute. Ax. 
p. ^66. a. éd. 548. n.éd. Mais 
personne, ayant pris envie de vivre 
sans péché, (et ayant pris) la 
résolution de persévérer, ne Taban-* 
donnera jamais plus tard. 

Nore ère utziten battu bereemaztea. 
Luc. XVI: 18. Test. Roch. Qui- 
conque abandonne sa femme. 

Utziera, g. abandon; de uSzi-era. 

Utsa, V. uts. 

Utsaldi, V. uts. 



866 



Utsarte, v tOs. 
Utsegin, v. uts. 
Utsegite, y. «^. 
Utsi, y. lUê. 
Utsik, V. uiê. 

Utsio, mangeoire de boeuf. 
Mot d'O. selon P. 

Utste, V. uizi 8. y. nU. 

Utsime, V. uiê. 

Utz, V. fUzi 8. y. fUê. 
Utsi, y. «ézif s. y. uU. 
Utsdte, y. uézi, 8. y. tUs. 
Utziera, y. iUn% a. y. uiê, 

"Dtzte, y. uûzi^ s. y. lUs, 

Uztar, y. uêUr. 

Uzu, aveugle, yariante de ixu. 

Uzkal, usdkali, y. ttsH. 
Uzkaltze, y. k«^. 
Uzker, y« uêH. 
Uzki, V. vêki. 
Uzkomoki, v. utH. 

Uzklir, g. 1. irrésolu, — bn. 
récalcitrant. Comp. uskurtu; le bn. 
s'expliquerait ainsi ; se courber pour 
résister. 

Uzkurtasun. g. 1. irrésolution; 
de nzkuT't<i9un. 

Uzkurtasmi, y. uzkwr. 

Uzta, g. bn. récolte. 



VttaiUa^ g. b. 1. UMialla^ bu» le 
mois do Juill^ de wUa^iilM 

Uztai, g. uatai^ 1. ustei^ bn. 
arc, cercle (d*un tonneau). 

Uztcayi, g. aro-en*oiel; de uziaû- 
arçi. 

Uatailla, y. uzta. 
Uztalla, y. uzia. 

Ustar 1, 1. ruade, coup de pied. 
Zamariaren uziar. Coup de pied de 
cheval. P. 

Uztar 2. iiztartu, bn. y. 

uztarri. 

Uztargi, v. uztai. 
ITztarhede, y. uztarri. 

Uztarina, 1. v. buztarina. 

Uztarri, g. bn. joug. En bn. 
aussi àuzlarri. Nous ignorons corn* 
ment ce mot est formé. Est-ce 
que àuz pourrait être pour àurut, 
de tête ? et le nom verb. àurHêtattu, 
pris par la tête, au lieu de uziariu ^ 

U2lar,u2iartu,hn . attacher au joug. 

fJztarÂede, bn. courroie du joag. 
de uztar-hede. 

Uztartu, y. uztarri. 

ITzte, v. utzi, s. y. utê. 

(Tztertna, v. buztarina. 



Y. 



Nous avons adopté j initial à 
Pexclusion de y (v. J), Continuer 
à écrire comme la Vieuxville et 
de nos jours comme M. Archu et 
d*autres jaun et yaun^ nous semble 
du désordre. Nous a/ous conservé 
le y dans la syllabe finale suivie 
d'une voyelle; là il provient de 
i, précédé d'une voyelle, amorrai 
fait amorraya; lai fait laya; gei 
fait geyago; là aussi Vy a sa raison 
d'être, du moins en guip; il ne se 
prononce plus comme y dans ayant, 
mais avec ce son, que nous appel- 
lerons mouillé j le sondj hongrois 
ou die dans Dieu. 

Cette orthographe a l'avantage de 
ne pas être une innovation que 
nous aimerions introduire, ni d'ap- 
partenir spécialement au dialecte 
guipus&coan. Pouvreau qui se sert 



invariablement de J initial (ou t) 
emploie le y comme nous le pro- 
posons. Il écrit baya de bai^ tache; 
natzayo^ etc. En guip. ce son mouillé 
est rarement (jamais?) initial; 
mais on le trouve en lab. et biscj 
ce qui a produit une double ortho- 
graphe, tantôt j ou y, tantôt 
d; p. ex. dostalu, joitatu, que Ton 
prononce en Labourd avec le son 
mouillé. Deilzi, 1. bn. traire, vient 
de jacki et doit cette orthographe 
au son mouillé du j initial en lab. 
Il serait donc mieux d'écrire ces 
mots avec y. Pour le moment le 
nombre nous a semblé trop insigni- 
fiant pour établir cette différence; 
mais cela devra se faire quand la 
liste des mots bise, et lab. sera 
plus complète. 



z. 



^ 



z, g. b. l. bn. Ce suffixe est de 
tous les dialectes et correspond à: 
de, par, à, avec. Zaldiz, à cheval; 
de zaldi-z, Buruz, par coeur; de 
buru-z. Quand le mot auquel il est 
joint finit par une consonne, il 
faut, comme toujours dans ces cas-là, 
intercaler le e de liaison. Zillarrez^ 
d'argent; de zillar-z. Le r est 
doublé puis qu'il est dur. Danez, 
comme étant; de dan-z plus le e 
de liaison. Dau est pour da-n, qui 
ou que est; litt. pour que est. 

Jaiih ez ezen^ irakurri ère badet 
carrez (de oar-Zf et r redoublé puis 
qu*il est dur), ta arretaz {arreta-z) 
zure e^huihribatua ; eta Husiaz (iku^ 
sia-z) ta eraôilliaz {erabillia-z) are 
geyago ezagetu det lan onen andita' 
sv/na. Lettre de Larr. à Meud. Non 
seulement je sais, mais j'ai lu avec 
attention et avec soin votre ma- 
nuscrit et par la vue et par la — ? 
je connais mieux la grandeur de 
votre travail. Eta nor bereareiin 
irten nayez, Lardiz. Et chacun vou- 
lant sortir (litt. par le vouloir, nai'z) 
avec ce qui était à lui. Ce suffixe 
se trouve souvent uni au suffixe ^e»; 
zillarezJto, d'argent. 



Z se trouve quelquefois uni aux 
terminaisons verbales; p. ex. Ba- 
dakizu gertatuko dam? Dam est 
ici pour dan edo ez. Savez-vous 
s'il est arrivé ou non ? C'est ainsi 
que Lardizabal Texplique dans sa 
grammaire p. 70. — Quand nous 
voyons le bise, biar dot, je dois, 
il me faut, devenir biot, il nous 
semble qu'on peut admettre aussi 
la syncope z pour edoz. 

ZaakO, v. zagi. 

Zaar, v. zar. 

Zabal, g. b. 1. bn. large, 
plat. Olgeeta guztien artiau khh 
rii zabalena. fiartolome. La plus 
large place parmi tous les amu- 
sements. 

Zabaldu, za&altzen, g. b. 1. bn. 
élargir, étendre. — g. bn, ouvrir, 

Zabaltaeun, 1. bn. largeur; de 
zabal-tasun, 

Zabaldura, g. 1. ouverture, élar- 
gissement; de zabel-dura, 

Zapaldut zapaUzen^ g. écraser. 
Rendre plat, peut avoir pris la. 
signification d'écraser; mais zapaldu 
pourrait être une variante, de zapatu^ 
et être formé de zapa^ari^u^ comme 
bazkaldu. 



369 



Chabal, bn. diminatif de zaàal; 
V. ci. 

Chahaly cAaèaldUf bn. aplatir. 

Zabaldu, v. zaôal. 
Zabaldura, v. zaôal. 

Zabalera, g. espèce de poisson 
de mer, d'aumoins un mètre de 
long. 

Zabaltasun, v. zaèal. 
Zabaltze, v. zaèal. 

Zabar, g. 1. indifférent, lent. 

Zabarkeria^ g. indifférence; de 
•zabar-keria, 

Zaàartu (?) zabartzen^ 1. devenir 
lent, ralentir. Begirautzue {begira- 
auzu) orduan zabartzetik nagitietik, 
eta ez antsiatzetik. Ax. p. 188. a. 
éd. 50. n. éd. Gardez-vous de la 
lenteur, de la paresse^ et de Tin- 
souciance. — Ces noms sont eu 
basque des noms verbaux ; zabartze- 
tik, du ralentir; etc. 

Zabarkeria, v. zabar. 

Zabartze, v. zabar, 

Zafarda, zafardarako, 1. 

coup. Orduan ustez ezen egiaz minzo 
zen, behatu zuen gibelat eta bitarte 
Aartan eman zioen bere èethea, eman 
zioen zafardarako eder bat. Âx. p. 
469. a. éd. 546. n. éd. Alors croy- 
ant qu^il disait vrai^ il regarda en 
arrière, et dans ce temps, il (c. a. 
d. Tautre) lui donna son plein 
(en holl. nous disons la pleine ra- 
clée) il lui donna un coup. — Ce 
mot n'est probablement pas basque; 
comp. zctfla. 

Zafla, 1. soufflet; comp. ciafla. 
Peut-être du fr. gifle. 

Zafla, zaflatu, bn. se battre. P. 



cite zqflakatu, se battre à coups de 
poing. De zafla^ka. 

Si^FLATu, V. zafla. 

Zagi, g. zahagi, 1. bn. outre. P. 
cite encore zaAato, zaAako, zaako. 

ZagOB, zagOZe, v. zaude. 

Zahagi, v. zagi. 

Zahako, v. zagi. 

Zahalburu, bn. vérou à tête 
plate. Sal. Vairon est un petit 
poisson de rivière. Littré, D. Ne 
serait-ce pas pour zabaMuruf 

Zahalo,bn.i:aÂ^iro,l. verge, gaule. 

ZiAffAMTOLA, 1. haut-bois. P. Cor- 
ruption de chalumeau? Comp. 
ckaramella. 

Zahar, v. zar. 

Zaharo, v. zahalo. 

Zahartasun, v. zar. 

Zahartu, v. zar. 

Zabartze, v. za/r. 

Zahato, v. zagi. 

Zahi, V. zaif 1. 

Zai 1. g. zahi, 1. bn. son, 
poussière des céréales. P. écrit saki. 

Zai 2. g. zain, b. I. bn. garde, 
gardien. £n guip. zai n'est en 
usage que dans les mots composés, 
comme arzai, etc. 

^aj^i^a/fe, g. gardien; de zai-tzaUe. 

Zaitzari, g. gardien; de zaitze 
(nom verb.) et ari 4. 

Zaitu^ zaituzten, g. soigner. 

Zaindu, zaintzen, g. 1. bn. garder, 
veiller à. 

JBtsai, g. 1. ou etzai comme 
récrit Larr. dans le supplément de 
son dictionnaire; exai, bn. ennemi; 
de ez-zaif puisque z devant z de- 
vient t; etzau pour ezzan^ v. Essai, 

24 



870 



Gh. IL Ainsi litt. non-gardien. 
Nons avons en holL des formes 
analogues, p. ex: ondier, monstre; 
de on négation et dier, animal ; 
onmenschf homme dénataré, mon* 
stre, de on et mensch, homme. En 
basque il y a ezdeuê qui est formé 
exactement comme eUai. 

EtêaUasun, g. 1. ezaintoêun^ b. 
inimitié; de eUai-toiun, Amodia 
nasaif'en ezainioiuna, Moguel. Le 
tort des amours relâchées. 

BUaigo^ 1. exaigo, bn. inimitié; 
de eUai-goj adj. employé substan- 
tivement. 

Zail, g. b. bn. êaUf 1. coriace, 
ferme, résolu ; se dit de quelqu'un 
de fort qui supporte bien la fati- 
gue. — g. difficile. 

Zain, V. zai 2. et zan. 

Zaindu, v. zai 2. 
Zaintze, v. zai 2. 

ZaitU, V. zai 2. 

Zaituzte, v. zai 2. 
ZaitsaUe, v. zai 2. 
Zaitzari, v. zai 2. 

Zaka» Eake, b. syn. de gaàe. 
Lardizabal s'est servi de izaka^ 
mais ce mot ne paraît pas être du 
Guipuzcoa. 

Zakar, g. I. zakar, 1. zakhar, 
bn. Selon P. balle de blé, syn. de 
ahotz; croûte de teigne. Selon Sal. 
croûte qui se fait sur la peau. En 
Ouip. en général une petite saleté, 
croûte ou poussière, qui se trou- 
verait p. ex. dans la soupe ou 
dans le vin, etc. Comme adj. zakar 
signifie dnr, mauvais en guip. Qtzon 
zakar bat. Un homme dur. 



SakartzUf [.teigneux ; de zakar 'tsu. 

Zakkar, zakkartu^ bn. devenir 
croûte. 

Ckakkaft diminutif de 2raiU^ir,v.eA. 

Zake, V. zaka. 

Zakel, g. grenouille; syn. de igd. 

Zakhar, v. zakar. 

ZàkhartO, v. zakar. 

Zakhur, v. zakur. 

Zakil, 1. idi zakiUa^ nerf de 
boeuf. P. 

Zakon, v. zoko. 

Zakur, g. ckakur, l. zakkur, 
bn. chien. La forme lab. est au 
fond un diminutif. 

Ckakur, g. ckakkur, bn. dimin. 
de zakur; v. ek. 

Zalants, g. vacillation; doute, 
suspens. 

Zalaparta, g. grand bruit. 

Zaldain, bn. pont étroit en boÎB 
d*une seule pièce pour passer les 
ruisseaux. 

Zaldar, b. selon O. furoncle, 
clou. 

Zaldi, g. b. 1. bn. cheval. M. 
Sal. dit „monture de bête chevaline 
ou asine, mâle ou femelle'\ 

Zamari, est traduit par cheval. 
Nous ignorons quelle est l'aooeptiou 
généralement admise aujounrhni; 
mais dans le testament de la Bo- 
chelle zaUi est cheval. — Ekun 
zaldik ekun zaUoki ôekar, A cent 
chevaux il faut cent selles. Prov. 
127 d'O. 

Zaldiz, 1. à cheval; de zaldi'Z. 

Zaldun^ 1. cavalier, gentilhomme. 
P. A Ouéthaiy on dit zaldiéhm; 
de zaldi'duH. 



I 



871 



ZalioU, l selle; de zaldi — ? 

ZaldOfl.sald0, bn.troape,groape. 
Gomp. TalJâ. La permutation de m 
OVL ê eut noos est inconnue. Zalih 
dérÎTe peut-être de zcddi, à peu 
près comme cavalcade de caballus 
et aura pris plus tard Tacoeption 
générale de troupe. — Oizon zaldo, 
troupe d*hommes. 

Zaldun 1. v. taldi. 

Zaldun 2. P. cite : zaldun Haute, 
dimanche gras. Qu'est-ce que zaldun? 

Zale 1. g. b. zaUif bn. zalAe, 
1. cuillière en bois ou en fer. — 
bn. roue de moulin en bois qui 
met l'usine en action. Sal. 

Zale 2. g. b. 1. bn. porté à, 
qui aime une chose. P. écrit sale, 
mais on prononce en lab. toujours 
zale. JErdi gauzak ezia saie. Il n'aime 
pas la moitié des choses. OcUe est 
probablement une autre forme (pri- 
mitive?) pour zale. Pour la permu- 
tation de g et e, y. zapar=çapar; 
Uozin=:itogin^ et aussi iarraia, 

Zaleiu, zaletzen^ g. b. {wecizan) 
avoir envie. 

Zale se trouve comme terminai- 
son d'un grand nombre de noms, 
pour indiquer celui qui &it ou qui 
aime à &ire l'action : p. ex, neiazale, 
ouvrier; de neke'Zale;eginzale4^iseui, 
créateur; de egin^zale. Employé 
comme terminaison zale est souvent 
écrit tzalle, (chez P. Içaille); p. ex. 
anlzaUe^ bienfaiteur; salizaille, ven- 
deur, traître. Plusieurs de ces mots 
cependant pourraient être formés 
du subst. verbal avec la terminaison 
ille ou ile, syncope de egille pour 



egm-le (puisque « s^élide devant l). 
Ainsi apahUzaiUè, saUzaUle, sont 
peut-être formés de i^iniza (pour 
apainêzea, oomp. adiiza) et ille, et 
sallza-Ule. Quoiqu'il en soit zale 
existe comme terminaison, ▼• les 
exemples ci-dessus. La différence 
entre les terminaisons est peut-être 
indiquée par les l mouillés; mais 
d'un autre côté cette distinction 
n'est pas toujours certaine; comp. 
«&, bn. =iUe, g. AUa, bn. mort, illa, g. 
Zaletu, V. zale 2. 

Zaletze, v. zale 2. 

Zalge, bn. vesce; plante. 

ZaUli, V. zale 1. 

Zallxu, bn. souple. P. écrit: 
salAua, çalua et çaulia; puisqu'il 
écrit généralement « pour à (çauala 
pour zaàala), çaulia sera pour foilia 
et çaàlia, zadlia^ saUia, pourrait 
dériver de souple. Le i qui se 
trouve dans zalAu n'est pas un 
obstacle, comp. m. — Bsiuzaluai. 
Mains douillettes. P. MaKUa zau- 
lia. Bâton souple. 

Sathutzea, zaulUzea, L rendre 
souple. P. 

Zaltoki, V. zaldi. 

Zaln, V. zalAu. 

ZamOy 1. bn. charge, fbrdeauj 
faisceau, botte, fagot. Bellar zama. 
Botte de foin. JS^ zama. Fagot 
de bois. 

Zamari, g. 1. bn. cheval. U nous 
semble que zamari dérive de zama- 
ari 4, comme agimtari^ asmari. Si 
notre supposition est juste, il faut 
que zamofi signifie „bête de somme," 
ce qui est exprimé aujourd'hui 



\ 



372 



plutôt par zaldi. On nous a dit 
qae zamari en bn. était employé 
pour cheval hongre. 

ZamaUun, bn. cavalier; de za- 
mari-dun. Pour la permutation de 
l et f, V. arilla et afaldu, 

Zamahaiz^ 1. étalon (i. a.) P. 

ZamariZf 1. bn. à cheval; de 
zamari'Z. 

Zamarikina, 1. hennissement. P* 

Zamaldun, v. zama, 
Zamalzatz, v. zama. 

Zamar 1, 1. crabe, p. donne 
ekamar, écrevisse. 

Zamar 2, 1. herbe qui reste sur 
les champs et que l'on brûle. 

Zamarra, 1. blouse. Il y a le 
français simarre, de Tital. zimarre 
selon M. Brachet. D. £. 

Zamari, v. zama. 
Zamarikin, v. zama, 
Zamastra, 1» lit, couche. P. 

Ce mot n^a pas Tair basque. 

Zamill* V. samin. 

Zampela, 1. (Guéthary) crin de 
cheval; syn. de zvrda. Syncope de 
eamari-biloa ? 

Zampha, zamphatu, zam- 

phatzen, 1. bn. frapper; abîmer 
de coups. 

Zangar, 1. tibia, Tos de la 
jambe. Probablement de zango; 
mais qu'est-ce que ar? In syncope 
de mgar? v. zango, 

Zango, zanko, g. mollet. — 1. bn. 
jambe; en lab. aussi: pied. Ce mot 
se retrouve dans toutes les langues 
romanes; v. Dies, £. W. s. v. 
sanca. L'origine n'en paraît pas 
certaine; cependant ce n'est pas 



un mot basque d'origine, la guttu- 
rale forte après n ne s*y trouverait 
pas. Zango lerraiurik ou leundurik. 
Le pied ayant glissé. 

Zangoiari, 1. bn. piéton; de zango- 
kariy v. art 4». h pour k, v. Pintrod. 
du dict. p. VIII. 

Zango 9agar^ bn. mollet. En lab. 
zangar, qui est peut-être la con- 
traction de zango sagar. 

Zangokari, v. zango. 

ZankO, v. zango, 

Zaïltzu, g. trace, syn. de az- 
iama, selon M. Arrue, maître d*école 
à Zarauz. JSta Pharaoneh gailz agen 
iluriareu, zawtzua nomôail izan znen. 
Et PharaoD eut quelques traces 
de la source de ces maux. 

ZaJI, g. zain^ 1. bn. veine, 1. 
bn. nerf, racine. 

Zapaldu, zapaltze, v. zabal. 

Zapar, 1. bn. buisson. O. écrit 
gapar selon P. et safiar dans 
l'édition des prov. d'O. par M. P. 
Michel. Pour la mutation de z 
en g, v. iiogin, Sapar edozeinei dn 
bere izala. Chaque buisson a son 
ombre. Prov. 408 d'O. 

Zaparrada,g.ondée,bourrasque« 

Zapata, g. 1. bn. soulier; esp. 
zapato. Selon M. Mahn. (Etym. 
Unters. p. 16) Tespagnol vient du 
basque ; et la racine de zapaiu est 
„zap" ail. sappen, soppen, marcher 
difficilement. Nous ajouterons Tital. 
zopicare, boiter. — Comp. cependant 
l'aryaque kapa, sabot ; v. ïHck^ In- 
dog. Wb. 2e éd. p. 32. Pour la 
mutation de i en z, v« iarraia. 

Zapaiu, zapaizen, ç. 1. zaphain. 



878 



bn. foaler, presser, pas seulement 
avec les pieds, mais en général. 

Zapatam, 1. bn. cordonnier; de 
zapata-effifi, 

Zapatain, v. zapata. 

ZapatU, V. zapata. 

Zapatze, v. zapata. 

ZaphatU, V. zapata. 

Zaphoba, bu. bonne disposi- 
tion. 

Zapi, g. linge. 

Zapo, g. crapaud j de Tesp. sapo. 
Comp. apo. 

Zapore, 1. saveur; zaphore — bu. 
bonne disposition. Aussi en lab. 
dans ce sens. 

Zar, g* bn. zaar^ b. zahar, 1. 
bn. vieux. Selon M. Salaberry^ar 
signifie: vieux, usé, de peu de valeur 
et est toujours un terme de mé- 
pris ; et zakar signifie vieux. Cette 
difTérence paraît être assez arbi- 
traire, puisque zar et zahar ne sont 
que des variantes du même mot. 
Les autres dialectes ont pris char 
le diminutif de zar, pour indiquer 
mauvais, usé. M. Sal. donne chahar 
comme dimin. de zahar, et char 
dimin. de zar. 

Char, g. chaar^ h. char, chahar, 
bu. tchar^ 1. mauvais. Diminutif 
de zar, v. ch. Pour Tacception 
V. ci-dessus zar. 

Chahartu, bn. vieillir. Zartu bn. 
devenir vieux, usé. Sal. Tchartu, 
1. devenir mauvais. P. 

Zartu, zartzen, g. zahartu, za* 
hartzen, 1. bn. vieillir. 

Zartza, g. vieillesse ; subst. verb. 
Comp. aditza. 



Zarrera, g. syn. de zartza. De 
zar-era? 

Zahartasun, 1. vieillesse; de 
zahar-tasuH. 

Zarkume, enfant malingre; de 
zar^hutne. Pour la mutation de h 
en h, V. Tintrod. du dict. p. VIII. 

Zaragar, 1. gale. P. écnisaragar. 
Ce mot est évidemment composé; 
mais nous ignorons comment. Peut 
être de êora, scorie, à cause de la 
ressemblance de la gale avec les 
scories des métaux? L'esp. sarua 
vient du basque selon M. Diez. 

Zaragoil, bn. culotte. 

Zarale, g. fourrage. 

Zaraniatika,bn.embarras causé 
par une mauvaise chicane. Ne se« 
rait-ce pas une variante de zaramika, 
égratiguureP V. ce mot s. v. karraka, 

Zaramika, v. karamUcha, s. V. 
harraka. 

Zaramikatze, v. karamUcha, 
s. V. karraka. 

Zarapatu, zarapatzen, v. 

zarrapo. 

Zaratz, charratx, 1. chaume, 

éteule, paille qui reste sur pied 
quand le blé est coupé. P. Comp. 
9arratz. — De zar^ vieux? 

Zarhatu, zarhatzen, bêcher la terre 
pour en arracher les herbes. O. 

Zarbaskitzea, v. tawri. 

Zarde,!- instrument de menui- 
serie. P. 

Zarduka, bn. verges d^osier, 
de genêt, etc. Comp. zarika, eizare. 

Zare, sare, 1. bn. panier à 
anse qu'on porte au bras. M. Sa- 
laberry distingue zare, panier de 



\ 



S74 



aarê, filet. P. écrit êare pour filet 
et panier. Cette diversité d'ortho- 
graphe n*a pas une grande impor- 
tance étymologique. — Larramendi 
écrit sarria, en esp. sarria. Il est 
superflu de dire que selon Larr. 
l'esp. sarria vient du basqne «oreo; 
et cette fois-ci il pourrait avoir 
raison. En esp. sarria signifie pro- 
prement une espèce de filet pour 
transporter la paille. Il n'y a donc, 
selon toute apparence^ qu*an seul 
mot, qui est tare ou zare et qui 
signifie panier et filet; Tanalogie 
entre filet et panier est claire. 

L'origine de sarria dans les lan- 
gues romanes est incertaine; M. 
Diez compare (E. W. II. p. 178.) 
sarria à Tanc. ail. sahar (jonc, 
sparte) et au bas*latin sarez pour 
carex, sans en venir cependant à 
une conclusion. Sarria ne vient pas 
non plus de l'arabe, v. la note 
dans le Glossaire de MM. Dozj 
et Engelmann, p. 857. L*origine 
pourrait en être berbère, mais M. 
Doay dit ne pas être en état de 
le prouver. — Peut-être que sarria 
vient du basqoe sare; iare avec 
Tarticle fait aarea, du moins au- 
jourd'hui, mais puisque e suivi de 
a devient t, sarea a pu s'écrire 
aaria. Sarê panier, trouverait son 
explication en basque puisque les 
paniers sont faits en osier et que 
le saule (l'osier est une espèce de 
saule) s'appelle en basque tarais 
et aussi zarika. L'arbre aurait pris, 
dans œtte hypothèse, le nom de 
l'objet qu*on fabriquait ds ses bran* 



ches. Mais encore faut-il expliquer 
la terminaison <tf« ou te, ce qui 
est très-difficile. M. de Cbarenccy 
dit dans ses Becherches sur les 
noms d'animaux, p. 25, que ^Jtzw 
est souvent ajouté au nom du 
fruit pour désigner l'arbre qui le 
porte." — Ce serait alors une ter- 
minaison, comme en français «Â^'* 
dans noyer, figuier, mais aussi dans 
peuplier, qui ne porte pas de fruits. 
Comp. amett^ hariu^ hàUx. Ou bien 
est-ce que ttt ou tz serait la syn- 
cope de tzatl Comp. bekz. — Zor 
rika par suite de la permutation 
si fréquente de r et / pourrait être 
comparé au lat. salix; mais salix 
dériverait de l'aryaque salakà, saule 
(v. Fick. Indog. Wb. p. 402), de 
sala, eau. Ceci ne pourrait s'ac- 
corder avec la dérivation de «ire, 
panier. En tout cas nous ne voulons 
pas nous risquer sur un terrain 
qui n'est pas le notre; l'astérisque 
dont le mot sala est accompagné, 
indique peut-être que cette étymo- 
logie n'est pas certaine. Quoiqu'il eu 
soit zatika doit être un mot com- 
posé et s*il est primitivement bas- 
que, ce qui est fort possible, la 
terminaison sera pour gcd (v. ce 
mot). Zarika signifierait alors: chose 
à (branche de) saule = verges. 
Zarduka sera une variante de zarika. 
Aussi M. Sal. traduit-il zariia^ 
non par saule, mais par genêt; 
le gênet n'est pas un arbre et 
représente plutôt une touffe, un 
paquet de branches. 
ZarhatU, v. zarats. 



876 



Zaliartze» ▼. tarots, 

Zaïika, g. 1. saule. — bn. genêt. 
V. zare, 

Zarkume, v. zar, 

Zarpa, 1. pochette. 

Zarrakatu, zarrakatzen, g. 

se fendre; v. karraka. 

SSa^rapo, L égratignure ; écame; 
syn. de karamitcha^ y. ce met s. y. 
karraka 

ZarapcUu, zarapatzen, 1. égratigner. 
Mieux avec deux r. 

Zarraski, g. ravage. Gomp. 
sarrcuki; et puis karraka dont 
zarraski dérivera. 

Zarrasta, v. karraka. 

Zarrera, v. zar. 

Zartagin, v. karraka. 

ZartatU^ v. karraka, 

ZSartatze, v. karraka. 

Zabtein^ b. poêle à frire; de 
l'esp. sarteu ou du prov. sartan; 
(v. L. E.) du lat. sartago. 

Zarthatu, zarthatze, v. kar- 

raka. 

Zartsu, g. force. 

ZartU^ V. zar. 

Zartza, v. zar. 
Zartze, v. zar. 

Zarzaro, g. vieillesse; de 
zar'Z-aro. Jacobek zarzaro mingarria 
zeraman. Lardiz p. 51. Jacob eut 
(mena) une vieillesse douloureuse. 

2iarzO> v. karraka. 

Zatar, g. chiffon, torchon; laid. 

Zatchezte, 1. E""* pers. de 
l'impér. de itcheki. Zatcheste hari. 
Saisissez-vous de lui. P. 

Zathi> V. zati. 

Zathikatu, v. zati. 



Zafhikatze, v. zati. 

Zafhitu, V. zati. 
Zafhitze, v. zati. 

Zati, g. zathi, 1. bu. morceau, 
pièce. — 1. jante (de la roue). 

2kuitu, zatitten, g. zathitu^ zaiMtzsn^ 
zathikatu zathikatzen, 1. rompre, 
mettre en morceaux, diviser, par- 
tager. 

ZatitU, V. zati. 

Zatitze, v. zati. 

Zato, 1. bn. E'»^ pers. de Timpér. 
de etarri. Zato, othai, ene laguiUzerat. 
Chourio, p. 203. Venez, je vous 
prie, à mon aide. Larr. donne: 
ator, ataz^ zato ven tu, viens. P. 
traduit zato par viens» venez. Il 
nous semble que le z initial indi- 
que que zato correspond à zuy et 
signifie venez. Ator et atoz doivent 
correspondre à M. Mais P. a raison, 
en tant qUe zu a remplacé hi; 
ainsi: (ni) nator; (zu) zator, vous 
venez, (siug.) correspondant dans 
les grammaires à: tu viens, mais 
„tu viens'^ proprement dit est: 
ki ator. 

Zaude, g. 1. bn. zagoz, h. 
restez (sing.) 2°>® pers. de l'impâr. 
de egon. 

Zaudete, g. zagoze, h. zauéUzte^ 
bn. restez (plur). 

Zaudete, zaudezte, v. zaude. 

Zauli, V. zalhu. 

Zaulitzea, v. zaïhu. 

Zaïiri L g. b. 1. bn. plaie, 
blessure. Ce mot est-il basque P 
Gomp. Tangl. sore, plaie, de l'ang. 
sax. sftr, le goth. saira. — D'un 
autre côté eauir ou «or se retrouve 



376 



dans beatLConp de mots basques. 
P. écrit tourne (çaume), et Larr. 
aame, jfts. Comme nous ne pouvons 
rendre compte de la terminaison ne 
nous plaçons zaume^ pns, à part. 
Zari signifie mûr. Sohoma avec 
chute de eh, soma^ est gouttière. 

Zaur paraît être le thème, dont 
zauri, Tadj. verb. blessé. Le bn. a 
formé son nom verbal de zaur; 
laurtu et non tauritu comme en g. 
V. Zari 2. 

Zauritu, zauritzen ou zaurtzen, g. 
b. 1. zaurt, zaurtu, bn. blesser. Pour 
le t de sfourt^ v. laket, 

Zarbaskitzea, charger de plaies, 
(i. a.)« Mot d'O. selon P. 

Zatiri 2. bn. Venez. 2"^* pers. 
sing. de l'impér. du verbe — P 
M. Sal. ajoute: syn. de zcUo, im- 
pératif du verbe yin. Nous ne 
savons si ^^impératif ' se rapporte 
ici à zato ou à zauri; mais en tout 
cas M. Sal. se trompe. Zato vient 
de etorrit et si nous ne savons pas 
d'oii vient zauri, nous croyons 
savoir que cet impératif ne vient 
pas de yin. Peut-être de eroan, 

Zauritu, v. zauri. 

Zauritze, v. zauri. 

ZaumatU, v. zome. 

Zaumatze, v. zome. 

ZaumO, V. zome. 

Zaurte, bn. venez. 2"^® pers. 
plur. de l'impér. du verbe eroan? 
V. zaïvri 2. 

Zaya, bn. jupon. 

Zaz, g. bn. tzaz, g. taz, 1. Suf- 
fixe qui correspond à: de. Nizax, 
de moi. Nere aitaren Uburuenzaz 



galdetu det^ g J*ai demandé les 
livres de mon père. Zutaz mimo du. 
Il parle de vous. P. Baina boudin 
gatza gueqat badadi, cerçaz gacituren 
daf Luc, XIV: 84. Test. Boch. 
Mais si le sel perd sa saveur avec 
quoi le salera-t-onP Baina maie- 
dictione hari, norçaz ethorten hadirade, 
Luc, XVII: 1. Test. Eoch. Mais 
malédiction à celui par qui ils 
arrivent. Andijagoa da zuk nitzta 
dezun kuidado. Echeverria. Le soin 
que vous avez de moi est plus 
grand. 

Zazpi,g. b. 1. bn . sept ; zazpigarren, 
septième. Zazpitan^ 1. sept fois. 

Zazpigarren, v. zazpi. 
Zazpitan, v. zazpi. 

Ze^ V. che 2 et zer. 

Zeakor, v. che 2. 

Zoar, g. zeyar, 1. zeihar^ 1. bu. 
de travers, en travers, oblique, p. 
ex. les fils sur la trame, les uns 
debout {zutak)^ les autres en travers 
{zearrak). — Begiratu zearka, g« 
r^arder de travers; de zear^ka, 

Zearkatu, g. dévier. 

Zeiharmen, bn. machine en bois 
sur laquelle on roule la trame de 
la pièce de toile qu'on doit tisser. 

Zearka* zearkato, v. tear. 
Zearo, v. che 2. 
Zeatu, V. che 2. 

ZedarrO, v. zedarri. 

ZedarreBtatO, v. zedarri. 

Zedarri, l. zedarre, bn. borne, 
limite ; syn. de mugarri. De zehe^arri? 

Zedarreeiatu, bn. planter des 
bornes. Sal. 

Zeden, 1. ver; carcoma^ Larr. 



877 



Comp. zerren, Poar la mutation 
de r en <f , v. egundcmo. JSzta zedenik 
urdaya hala bohatzen eta jaten duenik 
nola. Az. 42S a. éd. 820, n. éd. 
H n*y a pas de ver (à) lard qui le 
mange autant. . . . que. 

Zegaiti, v. zer. 
Zeha, zehatu, zehatzen, 1. bn. 

frapper, battre très-fort; aplatir 
quelqu'un de coups, v. ehe 2. 

Zehatu, zehatze, v. zeha, 

Zeharka, 1. berceau. 

Zohe, 1. bn. empan. En lab. du 
pouce à rindex. En bn. du pouce an 
petit doigt. Zehabethe^ 1. du pouce au 
petit doigt. P. 

Zehe chume^ bn. dupouceàFindex. 
P. cite encore sehe, sehame^ seume, 

Zeihar, zeiharmen, v. zear, 
Zein, zen, g- b. zein, 1. bn. 

quel, lequel. Zein da hor? Qui est 
là? Dans les dialectes g. b. bn. 
zdn est des deux nombres. En bise, 
on forme le pluriel de zein en y 
ajoutant tzu; comp. hatznek, Lardi- 
zabalj quoique du Ouipuzcoa, em- 
ploie cette forme. Zeintzuetatik ba- 
kaitzari bere itzkuntza berezi besték 
etzikiena Jctinkoak eman zien. A 
chacun desquels Dieu donna sa 
langue particulière que les autres 
ne connaissaient pas. 

Z0in-0r«,g.b.quelque. Zeineri izanik 
ère. Quelque malade qu*il soit. Zein 
ère régit n. Zein ère dan, quelque soit. 

Zethy g. 1. bn. employé comme 
adv. comme. Zein erraz dan ! Comme 
c'est facile. 

Zena ou zeina, g. b I. bn. pro- 
nom relatif, lequel, qui; de zen^a. 



Liçarrague emploie zein au nomi- 
natif. Eta handic PhUipposera, cein 
boita Macedoniaquoarterekolehtn hiria, 
Act. XVI. 12. Test. Roch. Et de 
là à Philippes, qui est la première 
ville du quartier de Macédoine. En 
guip. on dit zeha. Oizona^ zena atzo 
etorri zan. L'homme qui est venu 
hier. On sait qu'il est de règle de 
ne faire usage de zein que pour 
les cas obliques, v. Essai, Ch. VI. 

Zeha dan, g. c'est à savoir. 

Zembat, g. b. 1. bn. combien ; de 
zén-bat, un quel un quoi. Zembat 
balio duf Combien cela vaut-il? 
Le n devant b est devenu m. Zembat 
geyago, g. combien plus. 

Zeintzuk, b. lesquels ; v. ci-dessus 
zein, 

Zembat — ambat, g. zembatenaz — 
hambatenaz, 1. plus — plus. Zemba- 
tenaz bai dire zeruko zigorradez zaur» 
tkuak, hambatenaz ïehiatzen dire bere 
ezkeiTàk Jainkoari bihurtzerat. Boyau- 
mont. Test, zahar. Plus il y en a 
de blessés par les châtiments du 
ciel, plus ils s'efforcent de rendre 
grâce à Dieu. 

Zembatenaz areago^ 1. combien 
davantage? Âreago paraît être la 
syncope de are^geyago, V. cependant 
au Supplément are 2. 

Zembateian, 1. combien de fois; 
de zembat-etan, 

Zembana^ 1. à combien chacun. P. 
De zemhat'bana, 

Zembait, g. 1. zembat ère boit bn. 
quelques (toujours pluriel). Berna 
erakusleak zembait argibide gai onetan 
emaUn dizkigtUe. Lardiz.p. 7. Mais 



878 



les docteurs noas ont donné quel- 
ques édaircissemeuts à ce sujet. Eta 
egon gûentecen hiri hartan cembcUre 
(zmbat-ere) beii egun, Act. XYI. 12. 
Test. Eoch. Et nous séjournâmes 
quelques jours dans la ville. 

Nous ignorons si Liçarrague écrit 
généralement beit pour boit. Nous 
n'en avons pas encore trouvé un 
autre exemple. Beit est ici pour boit, 
croyons nous. Gomp. bcUtaere. L'ex- 
pression deLiçarrague nous explique 
la forme guip. zemSait, qui sera la 
syncope de eembat-bait. Le t serait 
sans cela inexplicable. Nous avons 
déjà fait remarquer s. v. no, que 
Liçarrague écrit dr, tr, etc. 
ZembcUre^ v. ci-dessus zembait* 
ZembcUe, zembatetko, g. nombre. 
Abreiham gerraikion galdeak egken eta 
juetuen zembcUezko gichitzen, Lardiz. 
Abraham continua à faire des ques- 
tions et à amoindrir (abaisser) le 
nombre des justes. 

Zeina, v. zein, 
Zeintzuk, v. zein. 
Zeinu, bu. cloche. De signe, 
signal ? 

Zeken, cheken, bu. chiche^ 

taquin. P. Eta haur errtxUen dut: 
cekenqui ereiten duenae cekenqui bildu- 
ren ère du, 2 Cor. IX. 6. Test. 
Boch. Et je vous dis ceci, celui 
qui sème chichement, recueillera 
aussi chichement. 

Zekentasun^ bn. parcimonie; de 
zekefi'taeun, 

Zelai, g. b. zelhai, 1. bn. plaine. 

Zelhakzea^ 1. aplanir. P. 

Zelako, v. zer. 



Zelan, aelango, v. mt. 

Zelata, g. 1. guet, embûche. 

Zelatatu, zéUUaizen, g. 1. es^n- 
ner. On pourrait croire que ce 
nom verbal dérive du lat. celare 
ou du prov. oelar, céler^ ce qui 
serait possible ; cependant on auiait 
alors zekuu plutôt que zelataiu. 
Aussi longtemps que la syllabe ta 
ne sera pas expliquée^ il faudra 
admettre que zéUUatu vient de 
zelata, 

ZekOari^ g. 1. espion; de zeiatOF- 
ari 4. 

Zolatari, v. zêiata. 

Zelatatu, v. zelata. 

Zelatatoe, v. zelata. 

Zeldor, 1. poids; (i. a.) Syn. 
de zortka. Mot d'O. selon P. 

Zelhai, v. zeku, 
ZeUiaitze> v. zeuu. 

Zelodxtn, g. zélé; de zelo^ esp. 
et dun. 

Zelu, v. zeru. 
Zematu, b. menacer. 

Zembait, v. zein, 

Zembat, v. zein. 

Zembera, bn. breuil. 

Zemendi, b. Novembre. 

Zemphor, bn. pain grossier. 

Zen, bn. feu, défunt. E2tor zena^ 
le feu curé. Tl nous semble que 
c'est la d^^pers. de Timpar&it: 
était. En italien on dit de même: 
fu, la fu regina, feu la reine. L'ital. 
du lat. fuit; le fr. dulat. fatntns; 
V. Littré, D. et Brachet, D. E. 

Zentoi, g. géant. 

Zemtzu, g. zemu,hn. aens^ juge- 
ment; du lat. sensus? 



379 



Zenzadar, g. boiteux, estropié. 
ZeÛ, y. zein. 

Zeiia, zena dan, v. zem, 
Zer, zerk, g. b. 1. bn. ze, b. 

quoi, que, qael. Zer c^ti^uf qu'avez* 
vous? Zejutcio egingo dan Jangoikoak 
ardtUfanf Olaechea. Quel jagement 
Dieu fera-t-il alors ? Eia zer eran- 
tzungo jako onetara Juez artez edo 
smzenarif Et que lui serait-il ré- 
pondu au juge équitable? 

Zergatik, g. 1. zergcUtik, zegaitiy b. 
pourquoi; de zergatik, 

Zertako, g. 1. zetako, b. syn. de 
zergatik. De zer-tako, 

Zertan, g. zeton, b. en quoi; de 
zer-4an^ 

Zerhaity g. b. 1. bn. quelque 
chose; de zer^haU. Comp. norhaU^ 
noizbaU. 

ZerbaU — go, g. un peu plus. 

Zeiauj b. comment, de zer-alan; 
avec chute de IV, v. ci-dessus zetan, 
zegaitij etc. 

Zelako, b. comment, de quelle 
façon; de zeUm^ko avec chute de 
n devant k, v. £ sai, Gh. II. Lar- 
ramendi cite zelango (dialecte?) où 
le n s'est conservé étant suivi 
par g. 

Zeren — n, g. b. 1. bu. parce 
que; génitif de zer. On trouve 
eu bise, aussi zerren, 

Zerez, g. parce que; de zer-z et 
e de liaison. Eztezu hau zerez Jain- 
koaren doaya dezu. Lettre de Larr. 
à Mend. Vous n'avez pas cela, parce 
que vous avez le dou de Dieu. 

ZerTiahiy 1. bn. quoi que ce soit; 
de zer-naki. 



Zerba, bn. herbe potagère. 

Zerbait, v. ^er. 

Zerbitzabi, g. 1. bn. serviteur. 
Ce mot aura été formé sur le mo- 
dèle des mots qui se terminent 
en ari. V. ari 4. 

Zerdak, ztjrdak, g. churdak, 1. 
zurdak. bn. Tesp. cerda. Soies de 
cochon, crin de cheval; — g. ligne 
à pêcher. — 1. corde d'instrument. 

Zere, v. zu, 

Zeregin, b. occupation; de zer- 
egin. Gero gogo obiagaz ostera ekiteko 
hère zeregina. Pour entreprendre 
de nouveau plus tard avec plus de 
zèle son travail. 

Zeren, v. zer. 
Zerez, v. zer, 
Zergaitik, zergatik, v. zer. 

Zerhelere,l. bn. par prévoyance. 
Litt. quoi qu'il arrive, de zer^hel-ere. 
Zerk, V. zer. 

Zemahi, v. zer. 

Zerok, v. zu. 

Zerori, zcrorrek, v. zer. 

Zeronek, v. zu. 

Zerra 1, cherra, 1. morceau. 

Ogi zerra bat. Un morceau de pain. 
Comp. zerrenda. 

Zerra, 2. 1. colline. Mot d'O. 
selon P. En prov. il y a ser, sera, 
cime, sommet de mont; v. L. B>.; 
du lat. serra, scie, à cause de la 
forme dentelée, v. Diez, E. W, 

Zerra 8, 1. (St. Jean de Luz) raie. 

Zerren 1, 1. bn. teigne, mite. 
Comp. zeden. 

Zerren 2, v. zeren^ s. v. zer. 

Zerrenda, g. lambeau, mor« 
ceau. Latinezko zerrenda baizuek. 



380 



\ 



Introd. dict. Larr, p. CCIY. Quel- 
ques fragmenta latins. 
ZerroldOy g. cercueil. 

Zertako, v. zer. 
Zertan, v. zer. 

Zerthana, 1. quartier de pays, 
r^on. 

Zebtzu. Ce mot dont Axular 
se sert (certçu) et que Pouvreau 
traduit par: à peu près, dérivera 
du lat. circa avec la terminaison 
de l'adjectif basque tsu. Il est assez 
curieux que dans la conversation 
nous nous servions en hoU. du 
lat. circa. Circa eeu uur, environ 
une heure. — Ihuten da zertzu 
diren, Ax. p. 414 a. éd, 225 n. 
éd. On voit ce qu'ils sont à peu 
près. 

Zeru, g. b. 1. bn. ciel. P. donne 
aussi la forme celuya, que nous 
n*avons pas encore trouvée ailleurs. 
Probablement du lat. coelum. Pour 
la mutation de l en r, v. kapera. 
Le m final n'est jamais toléré; il 
est supprimé ou changé en n; v. 
Essai, Ch. II. 

Zeruko, g. 1. bn. céleste; de 
Beru'ko. 

Zebuko, v. zeru, 

Zetako, v. zer. 

Zetan, v. zer. 

Zetha, bn. espèce de lin qui 
tient le milieu entre l'étoupe et 
le lin propre. 

Zethabe, bn. tamis fin. 

Zetliaohu, bn. tamis ordinaire. 
Apparemment de Tesp. seda, soie. 
Comp. setaèe. 

ZeUy V. zu. 



Zeure, v. zu. 
Zeyar, v. zear. 

Zezeartzea, Ce nom verbal 
que P. écrit avec raison ceceartzea, 
puisqu'il signifie ,,prononcer mal le 
e en prononçant «/* pourra s'écrire 
avec Zf puisque cette lettre a rem- 
placé le ç. 

Zezeilla, b. le mois de février. 
De zezen-illa, selon Astarloa. 

Zezen, g. b. 1. bn. taureau. 

Zezka, bn. petite chandelle en 
cire. Sal. 

Zi, 1. bn. gland de chêne. Ziz 
àizi da. Il vit de glands. 

Zidor, V. cAidor. 

ZiEBPE, V. sierpe. 

Zigar, 1. ciron. P. 

Zigor, g. b. ziAor^ L gaule, 
verge; châtiment, fléau. V. l'ex. 
s. V. zembalenaz, 

Zigorrada^ g. coups de gaule. 

Zigorrada, v. zigor, 

ZiM, V. ziri. 
ZiHO, ziAolu, V. êeyu, 
Zilior, V. zigor. 
/ilKJllD, V. ziJbtn. 

Zikhinda, v. zMn. 
Zikhinkeria, v. ziiin. 
Zikinkeria, v. zikin. 

Zikin, g. b. 1. zikiin, bn. £n 
g. avec l'article zikiha. Crasse, 
ordure; sale. 

Ziiin, zikintzen, 1. ziiOn, ziHinda, 
bn. zikkinduf Salir. 

Zikinkeria^ 1. zikiinieria, bn. 
saleté; action sale, de ziMn-keria. 

CAikkin, ehikhindu et cMnihin' 
keria^ bn. sont des diminutifs, de 
zikMfif etc.; v. ci. 



881 



Zildntze, v. ziUn. 

Zikotz, 1. chiche, taquin. 

Zikultzea^ v. ziskurtu. 

Zilal,(Tolosa) nombril. A Zarauz 
et Azpeitia on dit chilbor. Comp. 
zulo. 

2iila 2, g. membre génital du 
taureau. Nerf de boeuf. C'est une 
erreur populaire que cette partie 
est prise, pour le membre génital 
du boeuf. V. Littré, D. 

Zilatu, zilatze, v. ztUo. 
Zilbor, V. chUàor. 

Zilder, bourgeon, bouton qui 
vient à la figure. Mot d*0. selon P. 

Zilegi, g. zilhegi^ 1. permis. 
Selon Pouvreau zUhegia signifie: 
qui a permission de fuir, qui est 
libre. La dernière acception de 
y^rendu libre'' sera la signification 
propre, bien qu*elle ne soit plus 
connue aujourd'hui. Zilegi nous 
parait donc un adj. verbal: rendu 
libre, libéré, de zilegi pour egin. 
Le n de egin se perd quelquefois, 
p. ex. urragia de urra-egina, et en 
général comme finale le n dispa- 
rût souvent; V. arraiî,. Comme la 
signification d'aucun mot n*a été 
abstraite primitivement, on pourra 
admettre, croyons nous, que zilegin 
a d'abord signifié faire un trou, 
c'est à dire, ouvrir ce qui était 
fermé, puis dégager (dégager le 
ventre), débarrasser, délivrer, rendre 
libre, permettre. 

ZUiegi da. Il est permis. ZUiegi 
naiz erraUera. U m'est permis de dire. 

ZUegUm, zilegitzen^ g. zilhegUu 
zUhegitzen^ 1. permettre. 



ZilegitU, V. eUegi, 

Zilegitze, v. Hlegi, 
Zilhar, v. ziUar. 
Zilhargin, v. ?iUar. 
Zilhatu, V. zulo. 
ZiUiatze^ V. zulo. 

ZiHiegi) ▼• zUegi. 
ZUhegitU, V. zilegi. 

Zilhegitze, v. zUegi. 

Zilhetze, détacher. Mot d'O. 
selon P. Apparemment syncope ou 
variante de zUhegitze. 

Zilho, V. zulo, 

Zilipurdi, v. Uzulipurdi, 
Zilindroin, bn. sans tenue, 
insouciant, sans énergie. Nous ne 
réussirons qu'en partie à décom- 
poser ce mot. Zilin, nous semble 
venir de zil-egin que Ton retrouve 
en lab. sous la forme zilAegif libre. 
La chute de l'n final est fréquente, 
V. arrai 2. Comp. zinzillo. 

Zillar, g. b. zilAar, 1. bn. argent. 
L'origine du mot pour argent, dans 
les langues germaniques etlithuano* 
slaves, était encore incertaine et 
disputée quand M. Pictet publiait 
ses Orig. Indo-Eur. en 1859. Le 
goth. a silubra, angl. sax. seolfor; 
scand. silfr; auc. ail. silapar; anc. 
pruss. sirabras. — Pick, Ind(^. Wb. 

p. 894, dit entre parenthèse yX^^^nP" 
le lat. sulpur, sulphur?)" 

ZilAargina, 1. l'orfèvre; de zHAar^ 
egin. 

Zillo, zilo, V. zulo. 
ZilotUi zilotze, v. zulo. 
Zimatir, g. fumier. 

Ziwuiurlu, zimavrlzeu^ g. fumer 
la terre. 



882 



) 



Zimaurtu, v. zimaur. 

Zimaurtse. v. zimaur. 
Zimel, chimely g. b. sec. 

eJUmel, 1. bn. ridé. Gomp. zimur. 

Zimelduy g. b. s^her. 

Zimikatll, v. zimiho. 

Zimiko, 1. bn. eiimiio, pince, 
l'action de pincer. 

ZimiiiUu, chimikatu, cAimihUzen, 
pincer. 

Zinûtoli, zimitx, v. eiimiei. 

ZimitZi 1. édisse oii Ton met 

le fromage. 

Zimur, g. 1. cAmur, b. bn. 
ride. Gomp. zimeL 

Zimurtu, zimurizen^ g. 1. ehi^ 
murtu, eAimurizen, b. bn. rider, 
froncer, chiffonner. 

Zixniirtu, v. zimur. 

Zimurtse, v. zimur. 

ZiHf V. m. 

Zinak, v. m. 

Zinem, v. m. 

Zinetan, v. m. 

Zinetsbera, v. Hn. 

Zinetskor, v. Hn. 

Zinetste, * V. Hn. 

Zinetzi, v. m. 

Zines, V. m. 

Zinesko, v. sin. 

Zingira, g. lac. 

Wnlfft.^ V. zinkha. 

Zinkha, zinka, bn. cri de 

joie sauvage en usage chez les 
paysans basques ; syn. de irhinzitù 
Sal. — Dans le Labourd^ du moins 
à Baïgorri, irkinziri signifie hen- 
nissement. 

Zinkhor, bn. cAin^or, 1. avare. 

Zinkhuri, bn. murmure plain- 



I tif. Même origine que timUaf 

ZintB, 1. bn. Selon P. morve, 
gourme. Selon M. Sal. l'effort pour 
faire sortir la morve. 

Zamal ziniz, 1. bn. gourme de 
cheval. Pour zanuU v. zamari» 

ZifUz egUea^ 1. souffler (i. a.), 
se moucher. P. Egizak sitUz. 
Mouche-toi. 

ZiilltBO, g. apte» capable. Gomp. 
zenizu. 

gSiTiKi1ilrfi.j g. 1. suspendu, bal- 
lant. Zinzillika geldUu zan. Il resta 
suspendu. — Zinzillika est proba- 
blement une expression adverbiale, 
et formé de zinzUi-ka. Mais^RunS 
jusqu'à présent ne se trouve pas. 
ZinzUikatu^ signifie en bn. briser. 

Zinzilikatu, v. zinziUkA. 

Ziiudllo, bn. sans souci, sans 
tenue. Sal. Peut-être Tesp. sencillo, 
simple, niais. Gomp. zUiiuiraimm 

ZinzineB, v. sin. 

Zinzur, !• bn. goi^, gosier. 

CAincAuTy bn. diminutif de zinzMf. 

ZinzMTzilo, bn. syn. de ztmzMr 
selon M. Sal. Proprement Tentrée, 
Touverture du gosier, de zinzur^zilû. 
Nous disons la même chose en 
holl. keelgat; gat est trou. 

Zinzur konkor, 1. pomme d'Adam. 

Zinzur konkor, v. zinsm. 
Zinzurzilo, v. ziiuwr. 

Ziri, g. 1. jetAt, 1. jnn, MH, bn. 
coin, cheville. En cherchant d'où 
vient ziri^ nous trouverons peut- 
être l'origine de plusieurs autres 
mots assez obscurs jusqu'à prient 
Il faudra faire un détour pour y 
arriver. — irt, Atrî, signifie ville; 



S8S 



oe qui ne pent être la signification 
primitive. Iri^ comme stadt, ville en 
ail. aura indiqué lieu, endroit^ et 
puis ville. Comp. Tall. statt dessen, 
angl. in stead of, au lieu de. Iri 
avec egin a donné iriki, ôter, c'est- 
à-dire: faire place. Le^ est devenu 
k après la voyelle (v. Essai, Ch. 
II); et le n final s*est perdu, v. 
arrai 2. Iriki a produit les variantes 
idehi^ par suite du changement de 
r en d (v. egundano\ puis idoki. 
De idoki dérive toki^ lieu, endroit, 
apràs la chute de i initial; comp. 
iartùUu qui fait arreit. 

Iri avec egin a produit une autre 
forme où le n s*est maintenu et oà 
le g s'est perdu (comp. ein^ b. et in^ 
bn. dans imUde). C'est irin avec 
Tart. ifSia^ de nos jours irrina. Ce 
mot s'edt conservé dans irnOarte^ 
fente, ouverture, de irrina-arte, en- 
tre-espace, exactement Tall. zwi- 
schenraum, de zwischen, entre, et 
raum, place. Un troisième dérivé 
de iri est le nom verbal iriten^ 
sortir, se lever, de iri-egiten; (en 
b. egiten se contracte en eiten); 
ainsi une autre acception de „faire 
place". — Un quatrième dérivé de 
m, est iriéu, hiritu, (irrilu^ AirrUu); 
le A de Airi s'est conservé en lab. 
In^tu signifie s'entr'ouvrir, se fen- 
dre, à peu près la même signifi- 
cation que ideki» Un cinquième 
dérivé est irrièiatu (Larram. s. v. 
deslizar) glisser, qui s'écrirait plus 
correctement irizUUu de iri-z-tatu. 
Qr une variante de iftiëtatu est 
cUriêialu, avec un r. Le cA initial 



paraît indiquer, comme s'est souvent 
le cas, le diminutif. C'est cette 
forme qui reliera ziri et iri en 
passant par cAiri, La signification 
de coin se trouve dans les noms 
verbaux entr'ouvrir, glisser. Ziri 
ou cAiri est donc formé du nom 
verbal (comme aAar de aAartu)^ et 
non le nom verbal du substantif. — 
La mutation de r en  {ziri et 
ziAi) est très-rare, nous ne pouvons 
citer que saraU, mais elle s'explique 
sans peine. Le r doux a un son 
si incertain, qu'il se perd souvent 
(comp. les mots composés avecftf) 
ou qu'il devient g ; da g k A il 
n'j a qu'un pas; aussi sarals donne 
les trois variantes aaraU, saAats et 
sagaôs. 

Zirista, zvristaiu, 1. bn. cheviller. 

CAvriêtatUj cAiristatzen^ g. glisser. 
Selon Larr. irristatu, 

Zirriêtatu^ zirriztalzen, 1. bn. terme 
de jeu de paume, faire rouler la 
paume d'un bout à l'autre du gant. 

Zirrilu, g. fente. Selon la forme 
c'est un adj. verb^ employé sub- 
stantivement. 

CAiriûu, bn. ouverture ou petite 
croisée sans fenêtre dans les mai- 
sons ou les étables. Même obser- 
vation que pour zirritu, 

Zirriy g. action de toucher une 
femme d'une façon indécente. 

ZiRiKO, soie; du lat. serions. 

Zirista, siristatu, v. ziri. 
Ziristatze, v. ziri. 

Zirraida, g. étain; de zil- 
larra-ide. 

Zirriy v. ziri. 



\ 



884 



Zirrito, v. ziri. 

ZirrifitatUjZirristatze, v. ziri. 

Zirtoin, v. Urten. 

Zirsdl, 1* bu. ttrtil^chvrchUychirgil, 
bn. mal soigné, qui a ses habits 
déchirés, dégoûtant. — 1. lent. — g. 
charlatan. La mutation de j? ou ^ 
est rare; cependant il faudra l'ad- 
mettre; comp. zunkwr = tonior ; 
lipula de Tesp. ceboUa. Tipula est 
plus près du lat. caepula, ce qui 
supposerait une permutation entre 
k et t, permutation dont nous ne 
croyons pas qu*on puisse citer un 
seul exemple indiscutable. Le lat. 
caepula, qui se prononçait kaepula 
(v. DieZi Or. L p. 231, sur la 
prononciation du c), a donné iipula, 
et aurait pu donner tipula qui 
n'existe pas. La mutation de i en 
z est parfaitement établie, et est 
beaucoup plus fréquente que nous 
ne Tavions cru d'abord (v. karraka). 
ZunkuT dérive donc de kunkur et 
non de ttmtur ; par contre tuntur 
dérivera de zunkur plutôt que de 
kunkur; cette mutation se retrouve 
dans Hrtil =■ zirzil, et il nous sem- 
ble que tipula dérive de cebolla; 
peut-être y a-t-il eu une forme 
intermédiaire, qui s'est perdue ou 
qui nous est inconnue. De z h cA 
il n'y a qu'un pas, zirhil =^ chir- 
chil; ch a été rendu par t^ dans 
quelques dialectes, pour le son 
mouillé : gizoneho^ ou gizontlo, petit 
homme. Les exemples qu'on a cité 
pour prouver la mutation de ii en ^, 
a^expliquent autrement, à ce qu*il 
nous parait. Le k de ciicAkabar 



qui serait devenu t dans chiehlapwr^ 
provient de A, selon notre règle 
de Vh initial, v. Essai, Ch. IL d^ 
l'introd. du dict. p. VIU. OUk- 
kabar est pour ckich-kabar {abof) 
menu-bois. Dans ekicktapur le t 
panut être euphonique, ckiei-apur, 
11 nous semble que ce sont deux 
mots différents qui ont la même 
signification. Bozkario, dérive de 
boz-hari^ v. ari 4, et le h converti 
en k\ èozlarioj du subst. verb. 
àozte et ari 4. 

ChirchUf 1. bn. diminutif de zirzil, 

ChirffU^ bn. v. ce mot. Pour la 
mutation de z en y, v. iùogin. 
V. zizka. 
l, zizkaltze, 1. aurait 
dû se trouver s. v. kiskaldu^ dont 
c'est une variante. Pour ia muta- 
tion de k en 2, v. karamUcia. 

Walri^ V. zizka. 

gjfl^lfitfl-j V. zizka. 

Ziskurtu, v. zizkurtu. 

Zista, L homme vigilant. P. 

Zital, g< b. ziihal^ 1. bn. sale, 
vilain, méprisable. 

Chiihal, bn. diminutif de ziikal. 
V. chUkal. 

ZiuR, b. sûr, certain; de Tesp. 
seguro. Ziurra da dHotiun. G^est 
sûr ce que vous dites. 

ZizALLu, g. zizeillu, i. (i. a.) 
banc; du lat. subsellium. 

Zizeillu, v. zizallu. 

Zizari» bn. ver; variante de 
chichari. Parait dériver du diminu- 
tif cke, ciiek et ar. 

Zizialea, espèce de poisson 
endurci (séché P) par l'air ou par 



885 



le vent. Mot d'O. selon. P. 

Zizka, bn. vermoalare. Sal. 
Ziêia, sciuie de bois. Mot d*0. 
selon P. U nous semble de m, 
variante de cAieAj qui indique quel- 
que chose de petit (comp. ckickari, 
chiehhahar^ etc.) et de gai^ chose; 
chose menue. P. donne encore une 
forme légèrement différente: ziskia, 
menu fatras^ chose de peu; de 
tiZ'H pour ^a», v. gai. Nous écri- 
rons partout z. Zizka, zizkatu^ bn. 
se ronger de vers (parlant du bois). 

ZizJcUa, 1. bn. éteule; ce qui 
reste du blé quand il est coupé. 
De ziz-'hi (pour gaiyta. La termi- 
naison ta n'est pas claire; peut-être 
est-ce le diminutif t qui est géné- 
ralement écrit U, 

Zizkata, v. zizka, 

Zizkita, v. zizka, 

Zizkurtu, zizkurtzen, 1. hé- 
risser, se resserrer, rétrécir. P. écrit 
ziêkurtzeay mais le z représente dans 
tous ces mots ch. Il donne encore 
la variante zikuUze qui n'est plus 
connue. Zizkurlu, est une autre 
forme pour le bn. chichgariu. V. 
ciigariu. 

Zi2ktirtze, v. zizknrtu, 

2iizillizta, v. chimista. 

Zizo, Zizoto, bn. biaiser en 
parlant. 

ZizpnrU) b. larme. Zuzenduten 
dituz gau la egun zerura orazinoe 
ta èere biotzeko zizpwrubak. Moguel, 
p. 12. Elle adressait au ciel, nuit 
et jour des prières brûlantes et les 
larmes de son coeur. 

Ziztapiirrak, 1. fétus, bran- 



chettes P. Ce mot aurait dû se 
trouver s. v. chiehtapur. De chieh 
et apuT avec t euphonique? Zizta* 
pur paraît ne pas indiquer uni- 
quement du bois; fétu est un brin 
de paille. Sans cela il serait mieux 
de considérer ziztapur, ciichtapur 
comme une variante de chichkabar 
bien que n'ayons aucun exemple 
certain de la mutation de k en t, 
Y. zvrzU. Ziztapur indiquerait donc 
plutôt quelque chose de petit, comme 
brin, brimborion. 

Zoaz, g. b. zuaza, bn. 2^^ pers. 
de rimpér. de Joan; allez, sing. 
Zoaztâf zuazte, pluriel. 

Zog0ri, bn. manifeste. Bada 
çogneriac dirade karaguiaren obrac. 
Gai. Y: 19. Test. Boch. Car les 
œuvres de la chair sont manifestes. 

Zohaxdi, soûl. Serein selon M. 
Gfèze; étoile selon M. Sal. 

Zohi, V. zai. 

Zoi, g* zoki^ 1. zarAij bn. motte 
de terre. En guip. c*est au fond 
la motte de terre retournée par la 
laya. 

ZoiNU, bu. soin. 

ZokhOi V. zoko. 
. Zoko, g. 1. zokAo, bn. coin. P. 
cite encore zakolu (i. a.). 

CAoko, g. 1. cAokAo, bn. diminu- 
tif de zoko. 

CAokon,zakonyg creux; de cAok(hnf 

Zokolu, V. zoko. 

Zola, v. sola. Liçarragne se sert 
de cola pour fond. Fjçar baitzitzan 
presoindegui çolan. Act XYI: 24. 
Et ils les mit au fond de la prison. 

ZoLDRA, bn. rouille ou saleté 

85 



886 



qai s'attache à la peaa, aux vases, 
etc. Sal. — Ce mot n*est probable- 
ment pas basqae, du moins sous 
cette forme. 

Zoli, g. vif, perspicace. 

ZoPA, 1. bn. P. écrit sopa, M. 
Sal. zopa, et sopUau^ soupe faite 
de maïs ou de seigle. 

Amoan sapaûzeay 1. s'enivrer. P. 
Hardi sopatua, 1. tout-à-fait ivre, P. 

Zopin, V. zolin. 

Zorl, g. b. 1. bn. dette. Avec 
les terminaisons del, dezu, etc. zar 
correspond à devoir. Zor det, je 
dois, zor desu, tu dois, etc. Zor 
est alors invariable. Parkatu egir 
guzuz genre zorrak. Pardonne-nous 
nos offenses (en ho^K aussi dettes 
dans ce sens). 

Zordtmf g. 1. bn. débiteur; de 
zoT'dun. 

Zor 2, sourd. Larr. et M. Sal. 
écrivent aor. Sor a une variante 
gor. Pour la permutation de g et 
z ou «, V. itogin. La ressemblance 
entre sor et sourd nous semble 
fortuite. Si le basque eût pris ce 
mot des langues romanes, 9or serait 
aorta ou aorda, 

Zortaaun, 1. surdité; de zor^iaaun. 

Zoragarri, v. zoro. 
Zorakeria, v. zoro. 
Zoratasun, v. zoro. 

ZoratU, V. zoro. 
Zordun, v. zor. 
Zorhi, V. zori 1. et zoi, 

Zorhita, v. zori 1. 
Zorhitze, v. zori l. 

Zori 1» g. zorhi^ 1. bn. mûr, 
proprement jaune. Gomp. zori Z. 



ZorUu, zorUzef^, g. zorii^ zarAitu, 
zoriUzen^ 1. bn. mûrir. Ogia zorkUz&n 
da. Le blé mûrit. 

ZorUaau», g. maturité; de zori- 
taaun. 

Zori 2, g. 1. bn. sort, fortune, 
succès. La ressemblance entre zori 
et sort nous paraît être fortuite. 
Le i empêche de faire dériver zori 
de sort. Comme les mots basques 
zori, sort, zori^ mûr, zauri, plaie, 
zome^ pus, sont tous obscurs, ainsi 
que le mot français saure, prov. 
sor, jaune, roux; nous aimerions 
réunir ici quelques hypothèses sur 
la forme de tous ces mots dont 
Torigine est peut-être la même. 
D'abord le fr. saur ou le prov. sor, 
est d'origine incertaine. M. Dies 
compare (£. W. p. 365) sor au hoU. 
soor, sec; mais il demande com- 
ment sor, sec, pourra signifier jaune, 
roux. M. Brachet se décide pour 
la dérivation d'une forme germa- 
nique, dont le holl. soor est le 
représentant. M. Mahn (£. U. p. 
16) donne pour origine le basque 
zîiHy eàuri, blanc ; blanc peut avoir 
indiqué jaune, et jaune, roux. Ainsi 
hareng saur n'est pas hareng sec, 
mais hareng jaune, en angl. a red 
(rouge) herring. 

L'étymologie donnée par M. Mahn 
paraît acceptable, d'autant plus que 
comme g permute avec z on. a^ zori 
peut être une variante de gorij in- 
candescent, c. a. d. rouge-blanc. La 
difficulté pour „sec" d'en venir à 
signifier ,jaune, roux" est résolue, 
à ce qu'il nous parwt, par M, Diez 



887 



lai-même, en dtant feaille jaune 
et feuille sèche comme synonymes. 
La signification de ^eo*' aura précédé 
celle de ^Jaune". L*idée abstraite de 
couleur ne peut être qu'une significa- 
tion secondaire. Nous croyons aussi 
pour cette raison avec M. Diez et con- 
tre M. Mahn que hareng saur, indi- 
que hareng séché et non jaune, bien 
qu'en anglais on dise red herring, 
hareng rouge.— En tout cas le bas^ 
que zori, mûr, sera le prov. sor. Ce 
qui était jaune était mûr; le blé jau- 
nit ou mûrit. Quant à zauri, plaie, 
nous ne pouvons, pour le moment, 
que le comparer an goth. saira, 
Tangl. sore, l'ang. sax * sâr . Peut-être 
le i de tori, est-il la caractéristique 
de Tadj. verbal; ainsi rm, signifirait 
plutôt jaani)rougi,mûri. Il est encore 
possible que le i soit primitivement 
e^ zore; e -^ a devenant ia. 

La première hypothèse est la plus 
probable, car Tadjectif verbal est 
£oritu, mûri, qui aurait été xaretu 
ou zortu si le primitif avait été 
zare. Zuri ou civri explique peut- 
être le prov. sor, le fr« saur, etc. 
11 reste maintenant à découvrir 
la véritable signification de zuri. 
L'idée très-abstraite de couleur est 
toujours difficile à rendre; p. ex. 
rouge et beau sont exprimés en 
russe par le même mot (krasnoe); 
en anglais fair veut dire blond et 
joli. Zuri et zori sont peut-être 
des variantes; comme o est souvent 
pour au nous pourrions écrire zauri. 
Il est difficile de décider lequel 
des deux mots est le plus primitif. 



On pourrait les comparer à Taryaque 
savari, se. suri, soleil; v. Fick, 
Jndog. Wb. p. 197. Nous aurions 
alors, à ce qu'il nous semble, l'ex- 
plication des différentes acceptions. 
La signification primitive de zuri, 
zauri dériverait alors de soleil et 
exprimerait la qualité de mSCc'' ; 
de là jaune, qui a servi à exprimer, 
dans une direction, pâle puis blanc; 
dans l'autre, roux, rouge (ffori pour 
zori); de là plaie et finalement 
malheur (comp. le fr. plaie, et 
plaies d'Egypte). 

Zarij sort, étant toujours accom- 
pagné d'un qualieatif zorùm, bon- 
heur, zorigaitz, malheur, peut avoir 
perdu sa signification propre, pour 
prendre celle plus générale de „sort". 

ZoriiaitZt g. zorigaiUt 1. bn. 
zoripaei, b. malheur ; de zori-gaitt. 

Zoriou, g. 1. bn. bonheur; de 

zori^an. 

ZorionéazuHf g. b. bonheur; de 
zarion-toêun. 

Zorianeio^ g. 1. zorijoneho, b. 
heureux; de zorian'^ko pour go, 
avec e de liaison puisque n et ^ 
ne se suivent pas, v. Essai, Ch. IL 

Zorionffoie, g. 1. malheureux; de 
zarion^gaèe. 

Zorigaiztoho, g. zorigaisioio, b. 
malheureux; de zorirgaizUhko. 

Zorigachi v. zori, 2. 

v. zori^ 2. 
I, V. zori, 2. 

2k>rikaitz, v. zori, 2. 
Zorion, zorioneko, v. zori, 2. 
Zoriongabe, v. zori, 2. 



. _ •. 




• • 



388 



Zoriontasim, v. zori, 2. 

Zoritasun, v. zori, 1. 

Zoritu, V. zori^ h 

Zorltze, V. zori, 1. 

Zorkhatu, v. ^rorrî 

Zome, g. !• pus. P. écrit zaume 
{çawme). On aimerait pouvoir rat- 
tacher zorne ou zaume à jeravrî 
plaie, mais comment? la terminai- 
son est obscure. 

Zoro, g. b. fou, stupide, simple, 
niais. Charo^ bn. état d'all^esse 
de quelqu*un poussé jusqu'à la 
stupidité. Sal. En guip. ckoro et 
zaro sont synonymes et signifient 
simple, niais. Comme eh indique 
le diminutif il est probable que 
zoro signifie au fond fou et dioro 
niais. Comp. ero. 

Cioratastsn, 1. simplicité, naïveté. 
Axular écrit p. 342. Ma Aartan da 
ageri moaren inocentcia. Et en cela 
se manifeste la simplicité de la co- 
lombe. M. Tabbé Inchauspe, dans 
sou édition d*Axular, a changé 1^ 
mot de inocetUcia en choratasun, 

Zoraieria, cioraieria, g. b. folie, 
extravagance; de zara-ieria. 

Zoraloêuti, g. folie, maladie men- 
tale; de zara-ioèun. 

Zoratu, b. devenir fou, admirer. 

Œoratu, bn. enchaateri éblouir, 
charmer. 

Zoraçarri, g. 1. bn. admirable; 
de zorO'çarri, 

Zorri, g. b. 1. bn. pou. — bn. 
vermine. 

Zorriteu, 1. zoirizu^ bn. poml- 
leax; de zorri^Uu. 

Zorl'ia, zarkhaiu, bu. prendre 



des poux, probablement de zorri- 
hartu; k pour A, v. Essai, Ch. II 
et Tintrod. du dict. p. VIII. 

Zorritsu, sorriso, v. zorrù 

Zorro 1, g. fourreau (d*épée). — 
1. bn. sac; gros ventre. V. churru. 

Chorro, gouttière; diminutif de 
zarro^ V. ch. 

Zorro 2. Ce mot se trouve dans 
lozorro, cauchemar, en esp. pesa- 
dilla; lozorro parait être composé 
de lo^zorrOy probablement de som- 
meil lourd; cependant zorro ne se 
trouve pas avec cette signification. 

Zorrota,L cours d'eau. P. Comp. 
ehwrru et zorro 1. 

ZorrotB, g. b. L bn. aigu, tran- 
chant. 

ChorrotZf g. syn. de zorrolz, di- 
minutif de zorrotz du moins selon 
la forme. 

Zorroztu^ zorrozien, g. 1. zorrolz, 
zorrotzi, bn. aiguiser. 

Zorrolz, g. adv. formellement 
Bana erdiko onenik jaiea zorroU 
debekaiu zion. Lardiz. Mais il lui 
défendit formellement le manger de 
ceux (fruits) de celui (arbre) da 
milieu. 

Zorrolzkit 1. de point en point. 

Zorroizle, zorrotzaiUe, 1. remou- 
leur; de zwrotZ'le et tzaiUe. 

Zorrotzaille, v. zorrotz. 

Zorrotsd, v. zorrotz. 
Zorrotzki, v. zorrotz, 

Zorrotzle, v. zorrotz. 
Zorrozte, v. zorrotz. 

ZorroztU, v. zorrotz. 
ZSorta» bn. goutte. 
Chorta, diminutif de zorta. 



S89 



Zortasun, v. zùt, 2. 

ZoBTE, g. gorihe, 1. bn. sort. 

Zortha, v. sorôAa. 

Zortzi, g. b. I. bn. hmtZortgian 
behin. Une fois en huit jours. 
Zortgigarren^ huitième; de zorttu 
garren, 

Zofhal, 1. bn. amas d*horbes 
sèches que les laboureurs font 
brûler et qui proviennent du her- 
sage de terres labourables. Sal. 

Zotin, g. 1. zopin^ b. cholin, b. 
bn. chopîfiy 1. hoquet. Nigar cAopin, 
1. sanglot. P. 

2iOtz, 1. bn. petit morceau de 
bois en forme de petit bâton ou 
cheville ; le menu bois avec lequel 
on allume le feu. Barrikaren zotza. 
Le douzil (ou comme Técrit P. 
doisil) de la barrique. Zoizezio 
gaizerdiak. Bas faits à Taiguille. 
ZotZ'zho, 

Zozkor, 1. bn. tige d'arbrisseau. 

Zozo, b. 1. bn. chochOf bn. 
merle; au fig. sot; de l'esp. zorzal^ 
grive? Zorzal vient de Tarabe zor- 
zftl, dont il 7 a une variante zor- 
zour; V. Dozy, Glos. 

ZozoLLO^ bn. niais; de Tesp. 
zorzal, y. zozo, 

Zu, ZUk, g. b. 1. hn.zeUfZeui, 
b. vous. Zu est proprement le pron. 
pers. de la 2me pers. du pluriel, 
mais il est employé pour la 2me 
pers. du singulier, v. Essai, p. 21. 
Le singulier. qui y correspond est 
Aif tu. Cette substitution de pro- 
noms n*a rien de surprenant; (elle 
a fortement étonné M. Duvoisin); 
au contraire^ il serait surprenant 



que le basque y eût échappé. La 
politesse a voulu partout une sub- 
stitution de pronoms. En ail. on 
ne s'est même pas arrêté là. L'ar- 
rogance ou la fierté a exigé la 
même chose, et comme il ne suf- 
fisait pas d'adresser la parole à un 
inférieur à la 2mé pers. du sing. 
(du) on s'est servi de la Sme pers. 
du sing. (er). Ainsi l*ou dit en 
s'adressant à qu'elqu'un. Woîstex 
gewesenP oii as-tu été; au fond: 
où a-til été. Familièrement on 
dira: Wo bist du gewesenP oi!! 
as-tu été? et plus poliment: Wo 
sind Sie gewesen? oii avez-vous 
été? n y à donc en ail. trois 
pronoms pour indiquer la 2me pers. 
du singulier: du, tu; er, il; sie, 
ils. — En italien la Sme pers. du 
sing. correspond à vous fr. Mal- 
heureusement Ai n'a pas seulement 
dû faire place à zu; mais Ai a 
presque entièrement disparu de la 
langue basque. Pour les dial. basq. 
espagnols zu n'était pas encore assez 
cérémonieux, et Ton a introduit 
la forme berori, berok, correspon- 
dant sous quelques rapports à l'al- 
lemand, vu que la forme est celle 
de la Sme personne; mais sous 
d'autres rapports à l'espagnol. Be- 
Tori, vous, sing. correspond à usted, 
vous, sing, et berok à ustedes, vous, 
pluriel. 

Comme le pronom zu^ quoique 
du pluriel, était employé pour le 
singulier, il fallait une autre forme 
pour indiquer le pluriel, et on a 
écrit zuek. Le pronom a été traité 



890 



comme tout autre nom en y suf- 
fixant 1a caractéristique du pluriel 
k, avec cette différence qu*on a in- 
tercalé un tf, puisque zuk servait 
déjà comme nominatif agent. Le 
e intercalé ici a une valeur toute 
négative; comme nous Tavons dit 
dans TËssai, nous aimerions appeler 
cette lettre: la caractéristique do 
l'indéfini. 

Le génitif de mu comme sing. 
est Mwre, qui ainsi que tous les 
autres génitifs des pron. pers.^ 
sert comme pron. possessif. Le 
datif est zuri. Le génitif de zu 
comme pluriel^ est »uen^ et le datif 
sueù Zuen sert, cela va sans dire, 
comme pron. possessif. 

Zuret g. b. 1. bn. zeute, b. »efe^ 
g. ton, votre; génitif de tu, sing. 
Bana genre bioUeko semiaen odol 
prezioêuagaiti. Olaechea, p. 172. 
Mais par le sang précieux de votre 
fils chéri. Emozute^ otioi, sure bene- 
digione saindua, 1. Donne-moi ^e 
t'en prie, ta sainte bénédiction. 
Zere erri eta echetik bereala irten 
zaite, Lardiz. p. 12. Sortez de suite 
de votre pays et de votre maison. 
Cette forme (zere) dont Lardiz. se 
sert est, croyons nous, inusitée; elle 
ne reparaît que dans zerori. 

Zuen^ g. 1. bn. zeuàen, bn. vos ; 
génitif de zu^ plur. Zuen guroBoak 
obeio begiratu bazizuten, g. Si vos 
parents avaient mieux surveillé. 

Zerari^ zerorrek, g. I. zeroni, 
zeranek, 1. vous-même. V. nerau. 
Si nerau est pour ni-kau, alors 
perok est pour çu^oyekg zerori pour 



zU'-orif berau pour be^au. Ceet là 
Texplication de M. Duvoiain, v. 
rintrod du dict. p. XXVIII et 
XXIX. Le r est alors par consé- 
quent une lettre euphonique. Les 
formes comme zerori décident bien 
la question en faveur de notre 
supposition; à savoir que zerori, 
est composé du géuitif zere (ponr 
zeure ou zure) et ori; et ainsi 
nere^au; çure^oyok, etc. 

^0£,g. vous-mêmes; de zere^^k, 

Zuaitz, V. zur. 

Zuaza, V. ZOOM. 

Zubia, g. L bn. pont. De zur- 
bideaF Le r de zur se perd sou- 
vent, V. zur, 

Zuei, V. zu. 
Zuek, V. zu. 
Zuen, V. zu. 

Zugan, bn. cuve à vin. 

Zuliaiy V. zuhain. 

Zuhain 1, ZUliai, 1. bu. four- 
rage. Pour la chute de n v. orrai 2. 

Zuhaindegi^ le grenier à fourrage; 
de zuhain-tegi. D pour ^, après m 
V. Essai, Gh. II. 

Zuhain, 2, v. #«r, i. 
Zuhaindegi, v. tuiain^ 1. 
Zuhaitz, V. zwr, I. 
Zuhamu, v. zur, 1. 
Zuhantze, v. zur^ 1. 

Zuliaù, V. zur, I. 

Zuliar, V. zur, 1. 

Zuhari, v. zwr, 1. 

Zuliiir» V. zur 2. 

Zllhlirina, 1. poudre qui vient 
du bois rongé de vers. De zut, 
bois; mais la terminaison n'est pas 
claire. 



891 



Znhurintzea, 1. se dit du bois 

rongé par les vers. 

Zuhurki, v. sur 2. 
Ziihurtu; v. zur 2. 
Zuhurtze, v. zut 2. 
Zuliurzi, V. »ur 2. 
Zukutu, ziikutzen, g. mettre 

en morceaux, écraser. 

Zukutze, V. zuhUu. 
Zulato, V. zulo. 
Zulatze, V. zulo. 
Zulho, V. zulo. 

Zulo, g. b. zillo, zilAoj 1. zilo, 
zulhOf 1. (i. a.); chulo, bu. trou. 
De l'esp. culo? Pour la mutation 
de^en z^ v. iaramilcAa. Engaéli* 
que cûl, kymri, kîl, v. Littré. 

Zulatu^ zulatzen^ g. zilAatu, tiU 
hatzen, 1. zUa ou zilo^ ziUUu ou 
zilotu^ zilaizen, zilolzen, bu. trouer, 
percer. Ckila, cAilatu^ bu. trouer, 
percer. 

Zutogille^ g. fossoyeur; de eulo^ 
egiUe. 

Zulogille, V mUo. 

Zxuna lakarra, L Selon P. 

espèce de bois puant. 

Zxunadegi, v. ^mr l. 
Zumar, v. zut l, 
Ziunarika, v. zur 1. 
Zomatze, v. zur l. 
Zume, V. zwr 1. 
Zxunendil, v. zwr 1. 
Zumin> v. zwr i. 
Zuinitze, v. zur 1. 

Zuxnu 1, saule. Mot d'O. selon 
P. Nous trouvons dans un voca- 
bulaire du dial. soûl. (Eléments de 
gr. basq. Louis Qèze) zume^ saule. 
Saule et osier paraissent s^ètre con- 



fondus. Zume est généralement 
osier. 

Zuxnu 2,g. jus; de Tesp. zumo. 
Matzari zumua kendu edan^ ordiiu 
eia loac artu zuen, Lardiz. Au raisin 
il ôtA le jus, il but, s'enivra et 
s'endormit. 

Zumkur, v. ionkor. 

Zuutoi, g. tronc d*arbre. 

ZuntZ) 1. aiguillée. Eari zuntz. 
Aiguillée, de fil. P. 

Zur 1, g. b. 1. bn. bois de con- 
struction. Le f de ztér est doux, 
par conséquent il n^est pas doublé; 
zura^ le bois. Généralement dans les 
mots composés le r s'est perdu. 

Zuaitz, g. zukaiiz, 1. arbre, chêne. 
Larramendi cite ce mot pour arbol, 
arbre et P. donne d'abord arbre, 
puis chêne. ZuhaUz servirait donc 
comme terme générique. Le chêne, 
Tarbre par excellence, soit par ses 
qualités, soit parce qu'il était le 
plus généralement (le seul?) connu, 
aura servi à indiquer toute l'espèce. 
Haritz, que l'on prononce toujours 
haitz, signifie chêne. Le r s'est 
tout-à-fait perdu, à ce qu'il parait 
dans haitz, rocher, qui, il faut le 
croire, aura été primitivement haritz, 
La dureté du chêne et du rocher, 
aura fait appliquer le nom de Tun 
à l'autre. Lequel a été le premier 
nommé? nous l'ignorons. En tout 
cas on paraît avoir trouvé nécessaire, 
afin d'éviter la confusion, d'appeler 
l'arbre, le zu-haitz, bois-rocher. — 
M. Sal. cite ruAatn, arbres épars. 
Ce terme dit-il „n'est employé 
qu'en Labourd et en Espagne. 



» 



892 



Dans le vocabulaire de la gram. 
de M. Oèze se trouve zuharij tu- 
hantze, arbre, ce qui explique les 
^^arbres épars" de M. Sal. Nous 
Bravons pas encore rencontré ce 
mot de zuhain, ni en guip. ni en 
lab. Oihenart écrit suraai (Prov. 
535) et est corrigé dans l'édition 
de Bordeaux^ où aureai est devenu 
eurhain. C'est le soûl, xuhan, Nous 
ignorons ce que la terminaison 
signifie. 

Zurne, g. b. 1. bn. osier; de zur-me, 

Zumadegi, zumatze, 1. oseraie: de 
zurne-tegù 

Zumitze^ g. bandes de bois très- 
minces dont on fait des paniers; ce 
n'est pas de Tosier, à ce qu'on nous 
a dit. Qu'est-ce que mUzf 

Zurchuri^l, bn. peuplier; àezur^ 
churi. On prononce souvent chur^ 
churi, P. dit : sorte de bois que les 
marins apportent de Terre-Neuve. 

Zumar^ g. zuhar, 1. orme. Zu 
sera pour zur ; mais nous ignorons 
ce que la teimiuaison signifie. La 
permutation de m et A n'est pas 
prouvée; nous ne connaissons que 
hun pour mun, 

Zuhar, v. ci-dessus zumar, 

Zumanka, bn. genêt. Sal. Gomp. 
zumar. 

Zuhamu, 1. jeune arbre. Pied de 
vigne qui s'attache à un arbre. De 
zu'hamu f 

Zumendilla, espèce d'arbre^ avec les 
branches duquel Jésus Christ aurait 
été fouetté^ selon la tradition basq. P. 

ZurgiliCf 1. zurgin. 1. bu. char- 
pentier; de zur-egille et zur~egin. 



ZurkaUz^ 1. zurkhaitz, bn. rameao 
pour ramer les pois; tnteur de 
plantes. De zur^aitz, avec mutation 
de h en k, v. Essai, 6h. IletTin- 
trod. du dict. p. VIIL C'est une 
variante de zuhcdtz, lUarrak zvrhàr 
tatzea, ramer les pois. 

Zurkai^ arbre. Mot d'O. selon P* 
Il se pourrait que zurkai fût formé 
de zur-gai, (v. gai) chose à bois = 
arbre; mais il est aussi possible 
que zurkai soit une corruption de 
zurkaUz. Il nous a semblé^ plus d'une 
fois^ qu'Oihenart emploie des mots 
corrompus ou qui ne se trouvent 
que chesr lui^ du moins si P. les 
cite correctement. 

Zuhari, 1. cordeau, ligue du char- 
pentier; de zur^hari, 

Zt(rmtn,bn.moisi8Sure ; de zur-mù^ 

ZurmindUf zurmintzen,\, bn. moisir. 

Zur 2| g. b. zuhur^ 1. chuhur, bn. 
sage, sobre, économe. Selon Lan. 
zurra viendrait de zurra, anc. esp., 
zorro, esp. mod., renard, avec la 
signification d'astucieux. M. Diez, 
E. W. II p. 191 se range à Topinion 
de Larramendi. U y a cependant 
deux observations à faire; d'abord le 
mot basque n'est pas zurra, mais^tir; 
et puis est-ce que Larr. pour sauver 
son étymologie, n'aurait pas donné 
à zurra l'acception d'astucieux ? v. 
urri. Zeinek ichitzen haàute ir^finituki 
munduko zuhurren jakirUanun guiia, 
Chourio, p. 144. Qui (paroles) sur- 
passent infiniment toute la science 
des sages du monde. Belevons ici 
en passant l'emploi assez surprenant 
de ichitzen pour surpasser. ;^. ; j 



893 



ZuhurtUyZuhurtzen^ 1. devenir sage, 
bn. sobre^ parcimonieax jusqu'à 
ravarice. 

Zuhurzi^ 1. sagesse. 

Zuhurki^ 1. bu. sagement Gogo- 
auçue bada nota çuhurqui ebil çaùez- 
queten, ez erho anço, baina çuhur anço, 
Eph. V; 15. Test. Roch. Prenez 
donc garde comment vous vous 
conduirez sagement, non point 
comme des fous, mais comme des 
sages. 

Zurbij V. zmruài, 

Ztirchuri, v. zur i. 

Zlirda, V. eerda. 

Ziire, V. tu. 
Ztirgille, V. zur 1. 
Zurgin, v. zur 1. 

Zuri, g. b. ckuri, g. 1. bn. 
blanc, y. zari 2. 

CAuri, cAuritu, cAurUsien, I. bu* 
blanchir. — 1. tromper, enjôler. 

CAuritzaille^ ]. trompeur; de 
cAtm^tzalle. 

Zurigana, g. flagornerie; de zuri- 
gana, selon Larr. 

Zuritasun, g. churitasun, 1. blan- 
cheur; de churùtasun, 

Churingo^ g. 1. blanc d*œui. At^ 
rauUzaren churingoa. Le blanc d'œuf . 
Arraultzaren gorringoa. Le jaune 
d'œuf. Nous ignorons d'oii vient 
le n dans ces deux mots. Zuri et 
gorri étant des adjectifs, la termi- 
naison go ne peut être le suffixe 
go du génitif^ si ce n*est que le n 
n'ait transformé zuri et gorri eu sub- 
stantifs. 

Churpail, 1. churphaiif bn. chur^ 
hail, bn. blanchâtre; blême, hâve. 



Zurigana, v. zuh. 
Zuritasun, v. zuri. 
Ziirkai, v. zur 1. 
Ziirkaitz, v. nur 1. 
Ztirhaitz, v. zur l. 
Zurmiiii v. zur 1. 
Zurmindu, zurmintze, v. 

zur 1. 

ZuRRA, zuRRATu, bu. châtior ; de 
l'esp. zurrar, châtier, battre. 

Zurroa, zurrona, sac. Mot 

d'O. selon P. Variante de zorro, 
dont zurrona sera une corruption. 

Zurrona^ v. zurroa. 

Zumuii 1. raide. Edirdten da 
presuna zaharraren eta gaztearen ar^ 
tean ère, gaztea zcUhui eta manayvkor 
bezain, da zaharra gogor eta zurrun. 
Ax. p. 181. a. éd. 4S. n. éd. On 
la trouve (différence) aussi parmi 
les personnes vieilles et jeunes; il 
est des jeunes lestes et remuants, 
des vieux durs et raides. A Farti- 
cle •manayukor^ nous avons cité la 
traduction que P. donne de ce 
mot : facile à manier. Il nous sem- 
ble qu^Axular veut dire ici: actif, 
remuant, vigilant, ce qui est aussi 
la signification propre du mot 
manayu-hory porté, enclin, à se re- 
muer. Oizon zurruna. Personne lente 
et peu agissante; O. selon P. 

Zurrunga, g. 1. bn. ronflement. 
Ce mot aurait dû se trouver, ainsi 
que gurrunga, s. v. karraka, 

Zurrungatu, zurrun gatzen, g. ron- 
fler. 

Zurrungatu, zummgatze, 

V. zurrunga. 

Zurrupatu, zurrupatzen, 



\ 



394 



g. prendre par ruse ; de Tesp. zorro, 
renard? La terminaison pa n'est 
pas claire. 

Zurmta» 1> adv. en coulant; 
de zorta, goutte; v. churruHan. 

Zurubi, SUrbi, 1. échelle; va- 
riante de zubia. 

Zurumuray v. churimurî. 

Zurtz, bn. isolé, abandonné. 

Zurtz, g. churtchf bn. umezurtz, 
bn. orphelin. 

Zuti g. 1. chut, 1. bn. zutin^ h, 
droit, ndde. Le bise, parait être 
composé de ztU-^n pour egin. 

Zutik, g. chuHk, g. 1. bn. zutinik, 
b. debout. Oizon zahar bat badago 
ohutik, bainan ez chut. Un vieillard 
se tient debout, mais non pas droit. 

ChtUi^ chutitu, bn. se lever. 

Zutik, V. zut. 
Zutin, zutinik, v. zut. 
Zuzembalitz, v. zuzen. 
Zuzembidej v. zuzen. 

Zuzen, g. b. 1. bn. chuoh&n^ bn. 
droit, équitable. 

Zuzentasun, g. 1. équité; de zuzen- 
tatun. 

ISuzembide, g. 1. zuzenpide^ l.mesure, 
carrière, profession; de zuzen-bide. 
En lab. moyen équitable, droits, 
droit d'aînesse. Eta zuzembideak artu 
zuen. Et il prit des mesures. 

Idbru onetako utsegineemuzembidea. 
Correction (redressement) des fautes 



de ce livre. Afiibarro s'en sert pour 
notre Erratum. 

Zuzendu, zuzentzen, g. b. 1. ehu^ 
chendu^ bn. rendre droit, régler, 
corriger, adresser. Ana zuzendutem 
dituz gau ta egun zerura orazmoe. 
Moguel. La mère adressait nuit et 
jour des ])rières au ciel. 

Zuzenki^ adv. 

Zuzmbalitz, 1. de travers, torta- 
eusement ; de euzen-balitz^ si c'était 
droit. 

ZuZOndU, V. zuzen. 

Zuzonki, v. zuzen. 

Zuzenpide, v. zuzen. 
Zuzentasun, v. zuzen. 

Zuzontze, v. zuzen. • 

Zuzi, ZUZitU, bn. détauire. 
Undar igandeko harriak gure hmri 
guztko ogiak zuzitu ditu. La grêle 
de dimanche dernier a détruit tous 
les froments de notre village. 

Zuzpertu, zuzpertzen, g. 

recouvrer ses forces, se remettre. 
Eta gero zer jana emango ziela, onekm 
zuzpertuta, bideari ékiteko. Lardiz. 
p. 11. Et qu'ensuite il leurappor- 
terait de quoi manger, pour entre- 
prendre ^ le voyage, après s*être 
réconfortés avec cela. — Il serait 
possible que zuzpertu fut une va- 
riante de supertu, dans le sens de 
surmonter, surmonter les fatigues, 
se reposer, se réconforter. 



SUPPLÉMENT. 



A. 



Ara (s. V. a). Ajoutez : karaté, 1. 

Abanwka. Selou M. Mahn 
(Ëtym. Unterâ, p. b6, 57), d*una 
des langues romanes. Ce mot n'est 
pas indigène (einheimisch), dit l'au* 
teur; le vrai mot basque est eztù 
orraeea, de egti, miel et orracia 
(v. omUzé) peigne, — Nous ne 
voyons pas pourquoi oèaratla est 
moins basque que eziiarraeea, La 
forme de ce dernier mot est plus 
claire, voilà tout; c'est une imita- 
tion des autres langues; p. ex. 
Tangl. honeyoomb, le hoU. honig- 
graat (arrête); peigne ou arrête, 
c'est la même idée. — Nous ne 
voulons pas contester, que aiaroêka 
ne paisse se rattacher au prov. 
brnsc, ruche; cependant il noua 
semble que les preuves ne «ont 
pas satisfaisantes. Il est vrai qu'une 
voyelle est souvent intercalée pour 
éviter les groupes U, br^ etc.; mais 
les voyelles prosthétiques sont 
extrêmement rares; 6ara$ka pour 



àruêc est possible» mais adarasia 
est moins certain. •— Sans vouloir 
prétendre à une origine basque 
pour abaraakaj nous voulons cepen- 
dant faire remarquer que abar 
veut dire branche et que les ruches, 
comme le dit M. Mahn lui-même, 
étaient faites primitivement de 
branches. Nous ignorons ce que 
la terminaison ctiha signifie ici; 
nous avons seulement voulu dire 
que adaraska pourrait être un 
mot basque et qui s'expliquerait 
même tràs-bien s'il désignait ruche 
adar^oêiaf au lieu de rayon de 
miel. Aêia est pétrin, auge. 
^ Abi. Cet article est rectifié s. 
V. kaài. 

Adirasiy g. variante de adieraeo. 

Ado, b. coutume, habitude, pen- 
chant. Par erreur: diable. Jdu gais" 
tolo infemutarra. Mauvais penchant 
de l'enfer. Nire adu gaiêtoz janu- 
ten banoB bekatu mortalean, Anibarro, 
p. 155. Par mes mauvais peu- 



396 



chants je sais tombé dans le péché 
mortel. 

Aen, V. iura. 

Ahalegar, 1. pépie. 

Anitz. Ajoutez: Aanilz, bn. 
Alaere. Ajoutez: Aalere, bn. 
Alof, du français ^^aller au lof.'' 
Ar 3. Ajoutez: Aaraôarlu, 
Arditzin. Ajoutez : haraiizin, 
bn. Guiçon anayeae çueo badaquiçue 
eeen Aaraitcina danic Jaincoac gure 
ariean elegUu ukan nauela. A et. 
XV : 7. Test. Boch. Hommes frères, 
vous savez que depuis longtemps 
(litt. avant cela, c'est-à-dire jadis) 
Dieu m*a choisi entre nous. 

Are 2. Dans une locution 
comme are geyago, encore plus, are 
est, croyons nous, le génitif du 
pron. dém. dont la n final s*est 
perdu; exactement le hoU. des te 
meer ou Tall. desto mehr; ,^des*^ 
est le génitif du pronom. 

Arek, areek, v. a et Aura. 

Ari 3. Ajoutez: Aaliieta, bn. 



s'occupant à dévider, de halirketan. 
Comp. hitzheta et orketa, s. v. Aeian. 

Aritz. Ajoutez: arbre. P. 

Arrega, du lat. fraga? Le f 
initial supprimé et a posthétiqne, 
puisque r n'est jamais initial. 

Ate 2. De anade. Pour la mu- 
tation de n en A v. liAo, 

Atseden. Ajoutez: atêedeleti. 

AurkaO, bn. Eta Lybia bazter- 
retan, baita Cynereco aurkan eia 
Roman daudeneo. Act. TI: 10. 
Test. Roch. Et dans les quartiers 
de la I.ybie qui est près de Cyrène. 

Aurkieiltza, 1. rencontre. 

Ausko, V. ce mot. En esp. il 
y a ascua, braise, que Covarr. dit 
venir de l'arabe. Ce mot ne se 
trouve pas dans le Oloss. de M. 
Dozy; il est donc probable que 
cette étymologie n'est pas juste. 

Aussa, V. euki, 

AyertU, syn. de jageralu. 

Azaro 3, v. as. 



B 



Baratche baratche, 1. petit 

à petit. 

Babatu, baratzen, bu. arrêter j 
du prov. barrar, fermer. 

Bedeinkatu^ béni ; du lat. bene- 
dictum. 

BestenaZy g. Variante de be- 
êtannez, 

Berregin, 1. attifé, enjolivé. 



P. Semea ose eia zirzil^ alaha go9e 
eia berregin. Le fils soûl et déchiré, 
la fille affamée et vêtue. 

Besuin, v. pesuin. 

Borroe, b. faute, erreur. Aiera 
zUuban guzur ta borroe asko im- 
preniaiik, Moguel, préface de VEs- 
colia. Beaucoup d'inexactitudes et de 
fautes ont été ôtées eu imprimant. 



S97 



Ch. 



Chistmista chismista, v. 

cAimiêta, 

CuuKHu et CHDKATU, ainsi que 



le bn. ichakatn, dériveut du prov. 
echucar^ qui vient du lat. sucus, 
suc. V. Diez, E. W. 1 p. 402. 



D 



Delà, V. da 1. 



E. 



Edeki. Ajoutez: v. idiU, 

Edoski. Ajoutez: g. 

Eguerri, 1. jour de Noël; de 
egun-berri, 

Ekinekin, b. remontrance. Ta 
agintariaren iraunin ta ehinekin,.,, 
Moguel. Et avec les encouragements 
et les remontrances du comman- 
dant. . . . 

Elgaitz; v. gelberia, 

Eilhaberrif variante de elhe- 
berri. 

EUdlor. Nous avons comparé 
ce mot à elkor^ sec. Nous croyons 
que c'est une erreur. El doit sig- 
nifier quelque chose comme mala- 
die. Comp. elgorri, elgaitz, 

Emero, syn. de emeH. 

Enssule, g. auditeur; de enzun^ 



le, avec élision de n devant /, v. 
Essai, Ch. IL 

Epai. Probablement de ébahi. 

Eraimstikl, 1. flabe de pluie, 
tempête. P. 

Ebrdeinabera, 1. syn. de nat- 

dabera, 

ESrtchatu, au lieu de erchatu. 

Eirreka. Même origine que 
herreha. 

Estura, variante de hertstura. 

Esnatu, comp. ematu. 

Echeki, v. ich. 

Eyhar, v. igar 2. 
Esifheustasiin, syn. de ezieue- 
keria. 

Ezarri. Ajoutez: ezarten. 
Ezijakin, v. jahin. 



S98 



G 



Oaille, y. joan. 
Oaitzerisko, 1. haine. 
Oalerazo, b. galerazi, g. 

empêcher. 

Galerne, V, halema. 

Oalkhor, galkor, 1. périssa- 
ble, s. V. gcddu; de gal'hor. 

Gktn 8, V. jocm. 

OarraSBkotz, bn. grincement. 
y. karraka. 



Oarreitu, v. jarrailu. 

GkttOi V. jaan. 

Oeyegi* Ce mot nous paraît 
plutôt formé comme les autres 
adverbes, c. a. d. avec la termi- 
naison hi, qui par exception est 
ici ffi. 

Oomuta, b. souvenir. 

Ourrinka. Ajoutez : v. karrala. 

Ourruzigft.Ajoutez: v,zurrunça. 



K 



Halera, bn. variante àealaere, 

Heroia, pus. P. 

Heuragi, bn. Variante de ieu- 
régi. Ma batzu erari içan direuie 
leiu harri çuetara non ezpaitzuten 
iâuragi lunic. Matt. XII: B. Test. 
Boch. £t une autre (partie) tomba 
dans des lieux pierreux où elle 
n'avait pas beaucoup de terre. — 
P. se sera peut-être trompé en 



citant ieuregi, hewregoi; mais il 
nous semble que Oihenart a sou- 
vent une orthographe assez bizarre. 

Hitzketa, L v. Uzketa. 

Hitztun» g. orateur, s. v. hiiz; 
de AUz'dun, 

Hogen, V. ogen. 

Hutstu, V. uU. 

Hutsffune, v. uu. 



I 



g. poussier. Par erreur 
à Particle irudi, iduri. 

Ihartu, ihartse, v. igar 2. 

IkUBbide, g. preuve^ démon- 
stratioiv' Eta egia onen ihmbidea 
zure lidru iau izango da. — Lettre 
de Larr. àMend» Et de cette vérité, 
votre livre sera la preuve. 



Imiki, 1. coiffure de femme» P. 
dara, v. enada. 
Iraitz, bn. v. iraUn. 
Itzera, g. langage, manière de 
parler; de Uz-era, 

Itld, V. utzif s. V. utz. 
IZUrbatU, v. ichurba. 



899 



J 



Jakit2se, v. jaki 

Jareiki, v. jarraUu. 



Jasaite, jasate, v. Joêan. 



K 



Kabardena, L barbu, en par- 
lant du froment. P. 

Kadera^ bn. Donné par erreur 
pour un mot basque; vient du 
prov. cadera. 



Eipula, V. tiptUa. 
Eoloka, V. iolka, 
Krako, v. lato. 
Euzkatu, kuzkatze, v. kusiu. 



L 



Lautu. Ajoutez : égaliser, apla- 
tir, écraser. 

Lizar. Ajoutez: lepizar^l, (Ma* 



nuel de la conv. basq.). Leizar, I. 
(Quide de la oonv. 1873.) 



M. 



Mokor. Nous regrettons Terreur 
que nous avoDS faîte en disant 
que grigne et grignoter ne se 



trouvaient pas dans le dict. de M. 
Littré. Les deux mots s'y trouvent. 



N. 



Nehoiz, variante do nihaiz. 



NoTHA| du lat. nota. 



400 



o 



Obeago, v. obe. 
Obitchina, v. obi. 
Oindagora, v. on. 
Oinetakoak, v. oh. 
Oinliatste, v. on. 
Qndagora, v. on. 
Oraindrano, v. orain. 

OraiL, V. orain. 

Orduban, t. ordu. 

Orthuts. Urhatê explique or- 



thuts. Orgatil devra aussi trouver 
sa place ici, bien que la terminai- 
son ne soit pas claire. 

Oseba, v. osaba. 

Oski. Ajoutez: de or-z-ki; U 
pour ffaif chose pour le pied. La 
chute de r est très-fréquente. V. 
orthuU et urhaia. 

Ozpaz, V. oU 1. 



p. 



Pitcher, v. picker. 



Fitiaky v. Uipiia. 



s. 



Sararaziy v. sar. 
Sarera, v. sar. 



Sen, V. sein. 



u. 



nntzi, V. onlzi. 
TJllZi, V. onlzi. 



Usteketa, v. usfe. 



VERBES RÉGULIERS. 





Egin. Jj'aire. 






Impératif. 




j^T»^, effin^ egizu. 


Subjonctif. 




(Selon Larramendi) 


Présent. 


(Selon Lardizabal) 


Dagidaia. 




Bagidan. 


Dagizula. 




Bagizun, 


Dagiala, 




Dagien. 


Dagigula^ 




Dagigun. 


Dagizuela. 




Dagizulen, 


LagUela. 


Imparfait. 


Dagiien. 


Negian. 




Negian. 


Zenegian, 




Zegian. 


Zegian. . 




Egian. 


GcHcgidn, 




Gengian. 


Zenegiêen. 




Zengien, 


Zegiten. 




Hgien. 


Dagidaia est formé de 


dagidan-la, avec 


éiision de n devant l; v. 


Essaie Ch. 11. Lagidan est formé de dagit. 


présent de rindicatîf, qui 


n'est pas en usage. 







Egoki. Importer^ concerner. 

Ce nom verbal a produit un très-grand nombre de formes fléchies. 
Nous n'en donnerons que quelques unes. 

26 






402 





Indicatif. 


Présent. 




Imparfait. 


Bagohity il m'importe. 


Zegokidan^ il m'importait. 


DagohizUj il vous 


importe. 


ZegoHzun, il vous . . . 


Dagokio, il lui im 


porte. 


ZegoUon, il lui . . . 


Dagohigu^ il nous 


importe. 


ZegoUgun, il nous . . . 


DagoUzute, il vous importe. 


ZegoHzutefi, il vous . . . 


DagokioUi il leur 


importe. 


Zegokiolen, il leur . . . 




Egon. 


Être. 




Impératif. 


AgOf zagoz, zaude. 






Bego. 






ZagozU^ gaute. 






Be/oz, beude. 








Indicatif. 


Présent. 




Imparfait. 


Nago. 




Nengoau. 


Ago, zagoZf zaude. 




Bngoan^ zengozan, zeunden. 


Dago. 




' Zegoan. 


Gagoz^ gaude. 




Gengozan, geunden, zengozaien. 


Zaute, zaudeie. 




ZeufUen, zetmdeûen. 


DagoZf daude. 




Zegozan, zeuden. 




EkarrL 


Porter. 




Impé] 


ratif. 


Mari, eian (Larr.), ekarzu. 




Beiar. 


• 


• 


Marzue. 






Beiarie. 








Indicatif. 


Présent. 




Imparfait. 


Baiart. 




Nehairrm, 


Bakarzu, 




Zeneiarren. 


Dakar. 




Zeiarren. 


Baiargu. 




Genekarren. 


Dakarzue. 




Eeneiarlett, 


Baiofte. 




Zâiarlen. 



408 



Entirem» enzon. £ntendre. 





Impératif. 


Enlzuzu. 




Bauntso (Tiarr.) 


Bentzu (Lardiz.) 




Indicatif. 


Présent. 


' Imparfait. 


DafUzu. 


Newtzuan (Tiardiz.) 


DaiUzuzu. 


ZerUzuan, 


Dantzu. 


MUzuan, 


Dantzugu. 


GefUzuan, 


Lantzuzue. 


Zentzuen. 


DatUzue. 


Enizuen. 




ErabillL Mouvoir. 




Impératif. 


Uraàili, erabilUm^ 


^ eraàUzu. 


Berabil» 




ErabUzute. 




BeraôiUe. 






Indicatif. 


Présent. 


Imparfait. 


DaralnU. 


Neraàillen, 


Da/raAUzu, 


Erabillen, zenerabillen. 


Daraàil. 


ZeraMUen. 


DarabUgu. 


Generadillen. 


JDaraôilzuie. 


ZeneraèiUen, 


BaraàiUe, 


ZeraôUten. 


EramEll» porter, emporter. 




Impératif. 


Mramai, eraman, 


eramazu. 


Berama, 




Eramazute, 




Beramale, 





404 



Indicatif. 



Présent. 
Daramat. 
Daramazu, 
Darama. 
Daramazu, 
Daramazuie. 
JDaramate. 



Imparfait. 
Neraman. 
Zeneraman, 
Zeraman, 
Omeraman, 
Zeneramalen. 
ZeraffuUen. 



Eraunsi. Conler. 



Indicatif. 



Présent. 
BadaraufUs(U. 
Badarauniêal -san'Sazu. 
Badarauntsa. 
BadaraunUagu. 
Badarauwtêazute. 
BadarauntsaU, 



Imparfait. 
Banerauntsan. 
Bazenerauntsan, 
BazeraurUsan, 
BapeneraufUsan, 
Bazenerauntsan. 
Bazeranntzaien. 



EiraUBL Parler, bavarder. 
Impératif. 



Erausk. 

Présent. 
Darauskit. 
Daratêsiizu. 
Darauahi ou kio. 
DarauëUgu, 
Daratéskizule. 
Darauskie ou Mole, 



Indicatif. 



Imparfait. 

NerausMan, 

Zeneraushian, 

Zerauskian, 

Oenerauskian. 

Zeneraushiaten, 

Zerauêkiaten* 



EsaiL Dire. 



Impératif. 

Esah^ esan, esazu. 

C'est tout ce qui paraît exister de ce nom verbal. Il va sans dire 
que les formes citées par Larrameudi et Lardizabal comme dérivées de 
esan n'ont rien de commun avec ce nom verbal. Nous voulons dire 
les formes suivantes. 



405 



Présent. 


Imparfait. 


Diot. 


Nhn. 


Diozu, 


Zinion. 


Dio. 


ZUm. 


Biogu, 


Oinian, 


Diozute. 


Zmioten. 


Dioie. 


Zioten. 




Eritzi, iritzi. Paraître. 




Indicatif. 


Présent. 


Imparfait. 


Deriôzaû. 


Neritzan, 


Derilzazu, 


Zéniritzan» 


Deritza, 


Zeritzan, 


Deritzagu, 


Géhiritzan, 


DerUzazute. 


Zéhiritzaten. 


Deritzate. 


Zeritzaten, 




Eroan, eruan. Emmener. 




Indicatif 


Présent. 


Imparfait. 


BaroaL 


Neroian. 


Daroazu. 


Zeraian, 


Daroa. 


Eroian. 


Baroagu, 


Oeraian. 


Daroazuêe. 


^iCTOicn» 


Daroe. 


Broien. 


Eroan est formé de erazo^-joan, faire aller, et est encore employé 


pour les verbes 


fréquentatifs. Lardizabal donne les formes ci-dessus 


comme dérivant de oi, „soler", avoir coutume, ne se doutant pas que ce 


sont les formes 


fléchies de eroan. Mais en tout cas il aurait dû voir 


que oi est tout-à-fait étranger à ces formes. En biscaïen on dit donc 


jaten daroat, j'ai Thabitude de manger, suelo comer. En italien le 


verbe andare sert aussi comme auxiliaire, p. ex. se va dicendo, on va 


disant = on dit. 






Etorri. Venir. 




Impératif. 


Mor, aioz, ; 


zato. 


Belor, 




Atozte, 


. 


Betoz, 





406 





ludics 


ktif. 


Présent. 
Natar. 




Imparfait. 
NetUarren, 


Aior, zatoz. 




Morren, zmtozem 


Lator. 


. 


Zetorren. 


Qatoz. 




GetUozen. 


Zatozte. 




Zentozten, 


Daioz. 




ZetozUn. 




Etzin, etzan. Se coucher. 
Impératif. 


Mza, zauûza. 






Betza. 






ZautzaU. 






Belzate. 








Indicatif. 


Présent. 
Nalza. 




Impar£Bkit 
Neutzan. 


Zaiza. 




Zeuntzan. 


Latza. 




Zetzan, 


OatUza. 




GeutUzan. 


Zauzaie. 




. Zeuntzaten, 


Battiza. 




Zetzattn. 




ESutsL 


Tenir. 




Indicatif. 


Présent. 
Bautsat. 




Imparfait. 
Neeut^an. 


Bautsazu. 




ZeeutUêan, 


Bauisa. 




Zeutêon. 


Bautsapu. 
BauUazue. 




OeeuwUan. 
ZeeunUen. 


BauUee. 




ZeuUen. 




Ezaerutu. Connaître. 
Indicatif. 


Présent. 
Bazaui, 




Imparfait. 
Nezauan, 


Bazauzu. 




Zezauan, 


Bazau. 




Ezauan, 


Bazaugu. 
Bazauzue. 




Oezavan. 
Zezauen, 


Bazaue. 




JSzaueti. 



407 



En gëuéral construit a^ec àa, badazawt. Le g est aidé partout; 
dazaui pour dazagttt. Le e initial devient toujours a; comp. dakari 
de ekarri; naôil de ediUi, etc. 



i43i2^ zaôillza, 
BebiL 
Zadillzale. 
Beôillza. 

Présent. 
Nota. 
Zabiltza. 
Baàil. 
OabiUza, 
Zadiltzate. 
Dabiltza. 



IbiUi. Marcher. 
Impératif. 



Eukazu, 
Beuha* 
Eukazute, 
Beukate. 

Présent. 
DaduiaL 

Dadukak, kan, kazu. 
Daduka. 
Dadukagu. 
DadukaztUe. 
DadukaU. 



Indicatif. 

Imparfait. 
Nem&iUen. 

Emôillen, zembiUzan. 
ZediUen. 
Oemdillzan, 
ZemôiltziUen. 
Zebilûzan. 

i ou enki. 

Impératif. 



Indicatif. 

Imparfait. 
Nedukan. 
Zenedukan. 
Zedukan. 
Genedukan. 
Zenedukaten. 



Zedukaten. 

Le d h disparu dans ,ffiuki" comme dans les formes fléchies daukal, etc. 

IkusL Voir. 

Impératif. (Selon Lardizabal). 
JEkwsu. 
Bekus. 
. Bkuszvte. 
B^kuêie, 



408 





Indicatif. 




Présent. 
Dakust. 




Imparfait. 
Nekman. 


Bakmu. 




Zenhusan. 


Bakuê. 




Zehman. 


Dakusgu. 
Bahuute. 




Oeniusan. 
Zenhuêoten. 


Dahtête. 




Zetusaten. 




Ifiotsi. 


Couler. 






Indicatif. 




Présent. 
Badinotaat ou 


bîhoUaL 




Imparfait. 
Bitiolêodan, 


Badinolsazu „ 


bîhotêazu. 




Binotaazun, 


Badikoisa ,j 


binoUa. 




Binotaan, 


BadinoUagu „ 
Badikotsazue „ 


binotaagu, 
bmoUazute, 




Binotsagun, 
Bïhotsazuien. 


BadinoUate „ 


bvhotêoùe. 


• 


Binotsaten, 




Irakin. 


Bouillir. 


« 




Indicatif. 




Présent. 
Dirakit. 






Imparfait. 
Nirakien, 


Dirakizu. 






Zenirakien, 


Diraii. 






Zirakien. 


Dirakigu, ^ 
DirakiziUe. 






Genirakien. 
Zenirakileîi. 


Lirahite, 






ZirakUen, 




Irann. 


Durer. 






Indicatif. 




Présent. 
DirauL 






Imparfait. 
Nirauen. 


Diranzu. 






Zenirauen. 


Dirau. 






Zirauen. 


Diraugu. 
Sirauzute, 






Genirauen, 
Zenifauten, 


Birauie. 






Zirauten. 



409 



Iresegi. Brûlor, allumer. 

Lardizabal cite ce nom verbal biscaïen et doune le présent- et 
rimpar&it suivants: 

Présent. Imparfait. 

Daxakat. Daxaiadan, etc. en 

Baxahazu. ajoutant n. 

Daxako, 
Daxakagu, 
JDaxakazue* 
Daxaiee. 

On voit que irese^i n'a rien de commun avec daxaiaô, etc.; c'est 
plutôt de izeki que ces forment dérivent; v. ci-dessous. 

Irudi. Sembler. 
Indicatif. 



Présent. 






Imparfait. 


Dirudit. 






Ntrudien. 


Dirudizu. 






Zenirudien. 


Dirudi. 






Zi/rndien. 


Dirudigu, 






Oenirudien. 


Dirudizute. 






Zeniruditen. 


IHmdiie. 






Ziruditen. 




Izeki. 


Brûler. 






Indicatif. 




Présent. 






Imparfait. 


Dizeiat. 






Nizehin. 


DizeJtazu. 






Zenizeian. 


Dizeia, 






Zizekan, 


Dizekagu, 






Zizeiaçun. 


Dizekazute. 






2iéhizekaten, 


Dizekaie. 






Zizeiaten. 




Jakin. 


Savoir. 






Indicatif. 




Pr^nt. 






Imparfait. 


DahU. 






Nehen. 


Dakizu. 






^Cfickicn» 


DaH. 






Zckiân. 


Dahigu. 






Genekien, 


Dakizute. 






ZûMkiicn» 


Dakiie. 






Zekiten. 



410 



Jardun, inardtui. Être occupé. 

Indicatif. 



Présent. 






Imparfait. 


Diardut. 






Niardun. 


Diarduzu. 






Zehiardun. 


Diardu. 






Ziardun. 


Diardugu, 






Oeniardun. 


JDiarduzute. 






ZeniardfUen. 


Liardute. 






Ziardute». 


Jario, Jarion, Erion. 


Couler. 




Indica 


-tif. 




Présent. 






Imparfait. 


LarioL 






Nerian. 


Dariozu. 






Zenirion. 


Da/rio. 






Zerion. 


JDarioffu. 






Genirion. 


Dariozuie. 






Zenirioteu* 


Bafiotâj darie. 






Zerialm, zerien. 




JarraitiL- 


Suivre. 


■ 




Impéra 


tif. 




JDarraidazu. 








JrreU. 








BerraiiU. 








JDarraidazuie. 






m 


BerraizhU, 










Indica 


tif. 




Présent. 






Imparfait. 


ZarraikU (ta me 


suis.) 




ZenerraiMdan. 


JDarraHU. 








ZarraizhiL 


• 




Zenerraùkidan. 


JDarraizkU. 






ZerrauUdan, 




JoAir. Aller. 






Impératif. 




Zoaz, 








Oa. 








Bifoa, 








Zoazte. 








Bijaaz. 









411 





Ind 


icati 


if. 




Présent. 








Imparfait. 


Noa. 








Ninjoan, 


Zoaz. 








Ztnjoazen, 


JDoay di/aa. 








Zyoan. 


Ooaz. 








Oinjoazen. 


Zoaste, 








Zinfoazten. 


DooMj djfoaz. 








Zyoazûen. 



ERRATA. 



] 



page. 


colonne. 


1 


igné. 




au lieu de. 


lisez: 


xni 




11. 


d. 


h. 


à se 


à ce 


XVI 




20. 


d. 


h. 


vielle 


vieille 


•XXI 




8. 


d. 


h. 


trouvées 


trouvé 


» XL 




17. 


d. 


h. 


z eu d 


r fn d après z 


4 


1 


1. 


d. 


h. 


adat», 1. 


adats, bu. 


6 


1 


6. 


d. 


b. 


ahantti^ zait 


ahantti zait 


12 


1 


7. 


d. 


h. 


alaiiz 


Aalaôiz 


16 


2 


15. 


d. 


h. 


pikatuan 


pekatvan 


82- 


1 


14. 


d. 


h. 


artzanora 


artzanor 


32 


2 


11. 


d. 


b. 


Et des voir 


Et de voir 


87 


1 


17. 


d. 


b. 


AU, I. 


Jia 1. 


88 


2 


9. 


d. 


h. 


Hatzeri 


Bazieri 


46 


1 


11. 


d. 


b. 


en de azpian 


de azpian 


46 


1 


14. 


d. 


b. 


barbarrvma 


babarruma 


51 


2 


4. 


d. 


h. 


boa 


hera 


64 


2 


14. 


d. 


h. 


qui n'est admis 


qui n'est pas admis 


72 


1 


18. 


d. 


h. 


mammelle 


mamelle 


74 


1 


11. 


d. 


h. 


burkoku 


burkoka 


75 


1 


4. 


d. 


h. 


bwrrunzale 


burvnzcde 


98 


1 


3. 


d. 


h. 


ettoriko 


etoriko 


100 


1 


12. 


d. 


b. 


tous dialectes 


tous les dialectes 


103 


2 


18. 


d. 


b. 


le participe 


Le participe 


105 


2 


2. 


d. 


h. 


par 


pas 


106 


1 


8. 


d. 


h. 


l'un et l'autre 


l'un l'autre 


112 


2 


14. 


d. 


h. 


eraso-anti 


eroio-atui 


119 


2 


28. 


d. 


h. 


V. e» 


v. etti 


120 


1 


20. 


d. 


h. 


belharra 


belhar 


127 


1 


19. 


d. 


b. 


esekiize» 


eteriiten 


188 


1 


1. 


d. 


b. 


lesens 


le sens 


188 


1 


4. 


d. 


b. 


V. ^ar 


V. «^ar 


138 


1 


S. 


d. 


b. 


Eeyartse 


Hyartte 


141 


1 


10. 


d. 


b. 


mécounaisable 


méconnaissable 



418 



page. 


colonne. 


ligne. 




an lien de. 


IÎ8e74 : 


148 


2 


8. 


d. 


b. 


gtUde 


galde 


152 


1 


12. 


d. 


h. 


charbon 


chardon 


154 


2 


19. 


d. 


h. 


harania 




karromka 


155 


1 


9. 


d! 


b. 


garatztasun 


garratztasun 


156 


1 


15. 


d. 


h. 


gazunak 


garUnak 


157 


2 


13. 


d. 


b. 


gaztechu 


gazteeko 


169 


2 


8. 


d. 


b. 


des auteurs et 


des auteurs g. et b. 


160 


2 


12. 


d. 


h. 


dessus hanches 


dessus des hanches 


168 


1 


6. 


d. 


b. 


gaierre 


g(nerf% 


179 


1 


6. 


d. 


h. 


horremdi 


Aorrendi 


1/9 


1 


14. 


d. 


h. 


harreindiho 


horrendiko 


186 


2 


19. 


d. 


h. 


hozio 


hosto 


187 


2 


19. 


d. 


h. 


haei 


haei 


192 


2 


8. 


d. 


b. 


> ickurta 


icAuriu 


196 


1 


9. 


d. 


h. 


verbal un adjectif un adjectif verbal 


200 


1 


1. 


d. 


h. 


Ik»iU 


IkubU 


200 


2 


14. 


d. 


b. 


iruntz 


doit être effacé 


205 


2 


7. 


d. 


b. 


ihaurtiria 


ihaulki 


811 


1 


1. 


d. 


b. 


instingor 


Utingor 


219 


2 


7. 


d. 


h. 


citent 


cite 


820 


2 


16. 


d. 


h. 


du y 


deTy 


223 


1 


5. 


d. 


h. 


V. jaiin 


V. jaM 


227 


1 


8. 


d. 


b. 


V. jaigura 


V. jai 


227 


2 


14. 


d. 


b. 


jayotze 


jayotza 


228 


1 


20. 


d. 


h. 


Y.jausiiS.y.jach 


i V. jacki 


229 


1 


16. 


d. 


b. 


Jorutitzen 


jorUutzen 


229 


2 


13. 


d. 


h. 


harri 


hari 


283 


1 


12. 


d. 


h. 


ronflement 


ronflement 


283 


1 


18. 


d. 


h. 


d'un charette 


d'une charrette 


238 


2 


2. 


d. 


b. 


ou 


on 


234 


1 


16. 


d. 


h. 


Kakastu 


Kaakatu 


285 


1 


1. 


d. 


b. 


ke 


V. ke 


235 


2 


1. 


d. 


h. 


solicitude 


sollicitude 


236 


1 


10. 


d. 


b. 


V. khonda 


V. khondu 


286 


1 


6. 


d. 


b 


' kkurulla 


khurrvUa 


240 


1 


16. 


d. 


b 


tato 


talo 


254 


1 


13. 


d. 


h 


V. legez 


V. lege 


255 


2 


10. 


d. 


b 


aurait 


auraient 


257 


1 


3. 


d. 


h 


lora 


lore 



414 



page. 


colonne. 


1 
1 


ligue. 




aa lieu de 


liaee: 


259 


1 


15. 


d. 


h. 


le 


de 


259 


S 


20. 


d. 


h. 


tute 


luxe 


265 


1 


8. 


a. 


h. 


d'un 


d'une 


267 


1 


l'8. 


d. 


b. 


maUlàco 


matelaio 


267 


2 


9. 


d. 


b. 


an erreur 


uue erreur 


268 


1 


15. 


d. 


h. 


moi 


mois 


269 


2 


4. 


d. 


h. 


ou 


du 


270 


1 


7. 


d. 


b. 


un autre 


une autre 


272 


1 
2 


11. 
11. 


d. 
d. 


b. 
b. 


conussion 
p. 8 


ooounissiou 


272 


p. Tin 


274 


2 


13. 


d. 


b. 


s'étaient 


s'était 


275 


1 


20. 


d. 


h. 


p. 8 


p. vm 


277 


2 


7. 


d. 


h. 


V. muK 


V. muta 


278 


1 


6. 


d. 


b. 


V. moroU 


V. morrail 


281 


1 


12. 


d. 


h. 


ffimmean 


gieonean 


285 


1 


18. 


d. 


h. 


nariaiu 


narriatu 


286 


1 


18. 


d. 


h. 


noiatU^ien 


nahoêtapen 


289 


1 


22. 


d. 


h. 


nemrhUtak 


neurtkiUak 


289 


. 2 


11. 


d. 


h. 


L'objection M. 


L'objection de M. 


294 


1 


10. 


d. 


b. 


nt^u>rreno 


naikarreno 


295 


1 


8. 


d. 


b. 


ohartze 


oAarlzen 


299 


1 


7. 


d. 


b. 


sans 


soos 


808 


2 


12. 


d. 


b. 


une 


un 


809 


1 


2. 


d. 


L 


doublé 


redoublé 


809 


2 


8. 


d. 


b. 


cicatrice 


dcatrice 


818 


2 


18. 


d. 


b. 


orhuttik 


artiuisik 


818 


l 


12. 


d. 


h. 


OH 2 


OU 2 


818 


1 


24. 


d. 


h. 


Ogi 


(Hz 


818 


1 


29. 


d. 


h. 


Aoitbera 


koizbera 


818 


2 


1. 


d. 


h. 


Oxapviz 


oxopkuiz 


818 


2 


2. 


d. 


h. 


Ogal 


Oyal 


819 


2 


1. 


d. 


h. 


Oipin g.ozpin 


Otpm g. b. 1. bn. 


820 


2 


11. 


d. 


b. 


soi 


soit 


821 


2 


15. 


d. 


b. 


V. paratu 


y. para 
piuoa 


828 


2 


15. 


d. 


b. 


pinoa 


827 


1 


8. 


d. 


b. 


eMndar 


chmgar 


381 


2 


12. 


d. 


b. 


saharroj/a 


èakartayo 


888 


2 


4. 


d. 


b. 


samurta mvrtù 


samur, tamurtu 


838 


1 


14. 


d. 


b. 


thetti 


nthetti 



415 



page. 


colonne. 




ligue. 




aa liea de. 


lisez : 


SS9 


1 


20. 


d. 


h. 


V. aoberra 


V. sobera 


840 


2 


6. 


d. 


h. 


V. toèema 


V. aoberra 


S42 


2 


19. 


d. 


h. 


méthaphore 


métaphore 


848 


1 


6. 


d. 


b. 


T&oldatu 


T&oldotu 


856 


2 


15. 


d. 


b. 


urrezaluien 


nrreratwten 


857 


1 


21. 


d. 


h. 


d'un 


d'une 


860 


1 


5. 


d. 


h. 


V. urilla 


V. urrtUa 


860 


2 


16. 


d. 


b. 


Vrrila 


UrriUa 


384 


1 


7. 


d. 


h. 


ou 


eu 


884 


1 


8. 


d. 


b. 


zirhil 


eirzil 



Ci. 




Jh^. AV